Exit les parasites !

Ils ont beau être petits ou passer (quasi) inaperçus, les indésirables qui colonisent le poil ou le tube digestif des chats et des chiens peuvent causer de gros soucis de santé. À ne pas prendre à la légère.

 

Malgré leur taille, ils sont sûrement les ennemis numéro 1 des chats et des chiens : d’un côté, les parasites externes, puces, tiques, moustiques, etc., qui sont actuellement en pleine augmentation, sans doute à cause des dérèglements climatiques ; de l’autre, les parasites internes, plus communément appelés vers intestinaux (ronds et plats). Ces derniers sont moins visibles, mais la tendance est la même : des successions d’hivers doux facilitent la survie des œufs et des larves dans l’environnement. Les animaux peuvent présenter par ailleurs une double infestation, puisque les puces sont souvent porteuses de larves de dipylidium, un ténia. D’où l’importance de mener une « campagne » d’élimination et de prévention, à renfort de médicaments antiparasitaires.

Traitements : pas assez fréquents

La quasi-totalité des propriétaires ont conscience des risques liés aux tiques et aux puces. Pourtant, seulement trois quarts d’entre eux estiment qu’il leur est nécessaire de traiter leur animal contre ces parasites et à peine 12 % considèrent qu’il est tout aussi important de le vermifuger. La vermifugation est par ailleurs trop souvent limitée aux chiots et aux chiens adultes présentant des signes d’infestation parasitaire. Une étude néerlandaise a suivi l’état parasitaire de 1 000 chiens adultes pendant quatre ans : chez un tiers d’entre eux, la présence de vers dans leurs selles a été détectée à un moment ou un autre de l’étude. Du côté des félins, les enquêtes montrent que plus de 10 % des chats adultes hébergent des vers dans leur tube digestif. Chez les chatons de moins de 6 mois, la proportion est même de quatre sur dix ! Si on prend en compte les chats errants, le parasitisme est encore plus fort.

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Cohabitation = risque accru

Cohabitation = risque accru

Quand le chat ou le chien n’est pas l’animal unique du foyer et vit par conséquent entouré de ses congénères, le risque qu’il soit infesté par des vers, en particulier les vers ronds (ascarides), est significativement supérieur.

 

Vermifugation impérative

Pour lutter efficacement contre l’excrétion d’œufs de parasites dans les selles et ainsi réduire le risque de contaminations parasitaires, il est impératif de procéder à au moins quatre traitements annuels, même chez les animaux en bonne santé apparente. L’administration du vermifuge, pour les chiots et les chatons, jusqu’à l’âge de 6 mois, doit être systématique et effectuée tous les mois. Dans les faits, la fréquence annuelle moyenne de traitement n’est respectivement que de 2,5 fois et 2,3 fois tous âges confondus. Vermifuger avec régularité revêt donc une très grande importance sur le plan de la santé publique car les animaux parasités de façon chronique peuvent être à l’origine de contaminations humaines graves. Chez les parasites, la barrière d’espèce est malheureusement souvent franchie.

 

Stratégie pour une prévention réussie

 Protéger notre santé et celle de nos animaux, en particulier contre la contamination par des vers digestifs, passe par des mesures d’hygiène de bon sens… que nous avons parfois tendance à oublier.

 

L’actualité nous le rappelle inlassablement, à juste titre : se laver les mains fait partie des mesures d’hygiène les plus efficaces pour se protéger des contaminations. Respecter ce geste tout simple est d’autant plus important quand on partage son environnement avec des animaux car leur pelage peut transporter des œufs de vers, particulièrement collants.

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Ramasser les selles

En promenade, ramasser les selles de son chien dans les espaces publics (à l’exception des caniveaux s’ils ne se trouvent pas dans une rue piétonne) est un acte citoyen, responsable et hygiénique, qui est par ailleurs passible d’une amende quand il n’est pas observé. Une habitude à adopter aussi chez soi, au jardin. Non seulement il est très désagréable de marcher malencontreusement dans une crotte de chien ou de chat, mais laisser traîner des déjections animales sur la terre facilite aussi l’entretien des cycles parasitaires. Si vous disposez d’un tas de compost pour recycler vos déchets, n’y jetez pas les excréments de votre animal pour éviter toute contamination.

À savoir

À savoir

Très peu de cas de résistance à des molécules incluses dans les vermifuges pour chiens ou chats ont été démontrés avec certitude. Néanmoins, pour prévenir l’apparition de ce phénomène, notamment dans les chenils et les chatteries, il est préférable d’alterner les types de vermifuges  et de pratiquer un contrôle régulier des selles.

 

N’exclure aucun parasite

Il est aujourd’hui possible de lutter à la fois contre les puces, les tiques et les vers intestinaux grâce à des médicaments vétérinaires à large spectre. Une seule administration pour protéger les chiens et les chats des parasites à la fois externes et internes facilite la vie des propriétaires et améliore la protection des animaux… À condition bien entendu de ne pas oublier de noter la date des traitements dans un calendrier en version papier ou numérique.

Anticiper les risques

Les déplacements géographiques favorisent les maladies à transmission vectorielle ; les tiques mais aussi les insectes volants (comme les phlébotomes, vecteurs de la leishmaniose) sont dangereux pour les chiens et les chats. Si votre animal vous accompagne en vacances ou si vous déménagez, renseignez-vous sur les risques parasitaires qui pourraient justifier de modifier vos habitudes en matière de vermifugation.

• Dans les régions où sévit l’échinococcose alvéolaire (dans l’est de la France principalement), une maladie parasitaire très grave pour l’homme, les chiens ou les chats qui ont la possibilité de chasser devraient en principe être vermifugés tous les mois.

• Les territoires d’Outre-Mer, la Corse et la Camargue sont propices à la contamination par la dirofilariose cardio-pulmonaire, une maladie parasitaire transmise par les moustiques. À la différence des traitements classiques contre les vers intestinaux, qui ne sont que curatifs, il est possible, en prévention, d’administrer un médicament aux animaux séjournant dans des zones à risque. Avant de débuter le traitement, un test de dépistage est indispensable pour déterminer la présence ou non d’une infestation.

 

Le « ténia » du chien et du chat

Le dipylidium est le ténia le plus couramment rencontré chez le chien et il est aussi fréquent chez le chat. Ce ver plat est transmis par un autre parasite, externe celui-là, la puce.

 

Malgré son nom, Dipylidium caninum investit aussi bien l’intestin grêle du chien que celui du chat. Quand il se toilette ou se mordille, l’animal se contamine en ingérant accidentellement une puce infestée, qui sert d’hôte intermédiaire. Le parasite se développe ensuite dans le tube digestif jusqu’à atteindre 80 cm de longueur ! Au stade adulte, le dipylidium rejette des anneaux contenant des œufs, semblables à des grains de riz et très mobiles, que l’on retrouve dans les selles de l’animal, contaminant ainsi son environnement. À cause du léchage, on peut parfois les observer sur le pelage du chien ou du chat. Il faut donc veiller à se laver les mains après avoir caressé un animal infesté, car, en portant les doigts à la bouche, le risque de transmission est réel. Les enfants les plus exposés à ce type de contamination.

Symptômes et signes de contamination

Le dipylidium est une source de démangeaisons anales importantes pour le chien ou le chat. Un animal infesté tente alors de se soulager en frottant son postérieur contre le sol, un comportement caractéristique baptisé « signe du traîneau». La recherche d’œufs de dipylidium dans les selles (lors d’une coproscopie réalise par le vétérinaire) ne permet pas d’identifier l’infestation à coup sûr car l’excrétion des œufs est intermittente. Dans le doute, si vous repérez des puces dans le pelage de votre compagnon, traitez-le contre ces parasites mais vermifugez-le aussi avec un produit actif contre les ténias (tous les vermifuges ne le sont pas).

Prévenir l’infestation

L’administration régulière d’un produit efficace contre les puces est un moyen efficace de prévenir l’infestation par le dipylidium et de protéger aussi bien la santé du chien ou du chat que celle de la famille. Si vous êtes propriétaire de plusieurs animaux, assurez-vous que tous sont traités simultanément pour réduire le risque de recontamination rapide et empêcher que les animaux infestés n’entretiennent la présence des puces dans l’environnement. N’oubliez pas en effet que les larves ne vivent pas sur les animaux ! Chiens et chats doivent être traités avec un insecticide spécifique à leur espèce ; certains produits antipuces pour chiens sont en effet sont toxiques pour les félins, notamment les pyréthrinoïdes.

L’herbe n’est pas un vermifuge !

L’herbe n’est pas un vermifuge !

En consommant de l’herbe, votre chien ou votre chat ingère des fibres végétales qui l’aident à stimuler son transit digestif ou éventuellement à régurgiter des aliments avalés qui « ne passent pas ». Mais ce comportement n’a aucun effet sur les parasites digestifs. L’ail est également à exclure car, s’il a des propriétés médicinales reconnues en santé humaine, il présente un risque important de toxicité chez le chien et le chat (et particulièrement ce dernier).

 

Dermato : les bienfaits des plantes

En médecine vétérinaire, l’heure est à la restriction des prescriptions d’antibiotiques. La phytothérapie revient donc en force, en particulier dans le domaine de la dermatologie.

 

Chez les animaux, les infections cutanées sont très fréquentes et des recherches actives sont menées pour trouver des alternatives aux antibiotiques. Si de très nombreuses plantes ont un intérêt potentiel, quatre ont récemment retenu l’intérêt des chercheurs : le souci officinal, le millepertuis, la camomille et la sauge officinale.

Avis médical requis

Avis médical requis

Avant d’utiliser l’une ou l’autre de ces plantes, demandez toujours conseil auprès d’un professionnel de santé animale. Même les traitements à base de plantes peuvent entraîner des effets indésirables !

 

Le souci officinal

Nom latin : Calendula officinalis

Les fleurs de souci, très fréquentes dans les jardins, sont incluses dans la composition de nombreux produits dermatologiques : huiles, pommades, crèmes… Les propriétés antiseptique, anti-inflammatoire et anti-œdémateuse de Calendula officinalis sont efficaces pour traiter les plaies, apaiser les dermatites inflammatoires (« hot spot » du chien) ou encore calmer une irritation suite à l’extraction d’une tique.

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Le millepertuis

Nom latin : Hypericum perforatum

Cette plante à fleurs jaunes est connue depuis des millénaires pour ses nombreuses vertus pharmacologiques. En dermatologie, elle est utilisée sous forme d’huile rouge, obtenue par macération des fleurs dans une huile végétale. Ce macérât huileux aux propriétés antiseptique, anti-inflammatoire, antalgique et cicatrisante s’applique en spray ou en badigeonnant la zone à traiter. Puis on veillera à ne pas laisser l’animal prendre le soleil pendant quelques heures car le millepertuis contient de l’hypéricine, une substance photosensibilisante. Le millepertuis accélère aussi le métabolisme de nombreux médicaments et ne doit pas être employé sans avis vétérinaire, surtout si l’animal reçoit déjà un traitement allopathique.

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La camomille

Nom latin : Matricaria chamomilla

Les fleurs blanches et jaunes de la camomille sont très odorantes et apparaissent de mai à octobre. Des extraits de camomille apparaissent dans un grand nombre de produits cosmétiques en raison de leurs actions calmante, purifiante et régénératrice. Un hydrolat de camomille peut accélérer la guérison d’éruptions cutanées, d’ulcères, etc. Ses vertus apaisantes sont traditionnellement utilisées chez les chevaux, notamment lors d’allergie cutanée. Il existe aussi des préparations spéciales à utiliser pour calmer les irritations oculaires.

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La sauge officinale

Nom latin : Salvia officinalis

Le nom de cette plante vient du verbe salvare, qui signifie « sauver », « guérir » : c’est dire si les propriétés pharmacologiques de la sauge sont nombreuses ! En dermatologie, les feuilles fraîches peuvent servir de soin de premier secours en cas de morsure ou de piqûre. Il existe également des teintures et de l’huile essentielle de sauge, aux vertus astringente et antiseptique, pour aider à désinfecter les plaies et faciliter la cicatrisation.

Lutter contre l’antibiorésistance ?

Lutter contre l’antibiorésistance ?

Les pyodermites canines sont des infections cutanées fréquentes, essentiellement provoquées par des staphylocoques. Face à l’émergence des résistances aux antibiotiques, d’autres solutions sont envisagées pour traiter ces maladies. L’utilisation de certaines plantes constitue une alternative intéressante aux thérapeutiques allopathiques classiques.

Mon chien a des pellicules !

Signe d’allergie cutanée, conséquence d’une infestation parasitaire ou maladie génétique : plusieurs raisons peuvent expliquer la présence de squames chez un chien.

 

En dermatologie, les pellicules s’appellent des squames. Ces productions blanchâtres donnent un aspect « sale » au pelage du chien et accompagnent souvent une peau à la texture « papier de verre ».

 

Allergie ou maladie parasitaire ?

Quand un chien se gratte, sa peau peut réagir de manière prononcée. Si votre animal est allergique à un élément de son environnement, il est possible que les « pellicules » soient liées à une réaction de son épiderme irrité. Les squames sont également observées dans plusieurs affections parasitaires, dont la gale, la démodécie et la leishmaniose. En prenant en compte le contexte et les symptômes éventuellement associés, et en effectuant des prélèvements cutanés, le vétérinaire établira son diagnostic pour déterminer la cause.

Ichtyoses humaines

Ichtyoses humaines

Les humains souffrent aussi de ces maladies cutanées, heureusement rares, qui sont socialement très handicapantes. Les travaux réalisés sur le génome du chien, en particulier celui du golden retriever, ont permis de repérer les gènes impliqués dans le développement des ichtyoses humaines ; une dizaine a ainsi déjà été identifiée comme potentiellement responsable.

 

Maladie génétique ?

Certaines races sont connues pour développer des maladies héréditaires responsables d’une production abondante de squames. On les appelle des ichtyoses car les squames ressemblent à des écailles de poisson (ikhthús, en grec). C’est par exemple le cas du bouledogue américain, du berger allemand, du jack russell terrier et surtout du golden retriever, chez qui la maladie a été particulièrement bien étudiée car elle touche un nombre important de chiens.

Chez le golden retriever, les squames sont de petite taille, adhérentes à la peau et donnent un aspect « marbré » au pelage. D’abord blanchâtres, les squames ont tendance à se pigmenter et la peau « brunit », tout en devenant rugueuse et sèche. Les éleveurs  de golden retrievers ont aujourd’hui le moyen de dépister si leurs chiens sont porteurs de la mutation génétique à l’origine d’une ichtyose grâce à un test spécifique, réalisé à partir d’un frottis buccal ou d’un prélèvement de sang.

 

Nourrir sa peau

Les ichtyoses ont des conséquences essentiellement esthétiques car le chien ne se gratte pas (ou peu). En revanche, les propriétaires sont contraints de prodiguer des soins très fréquents à leur animal pour qu’il reste présentable ! Le chien doit être brossé quotidiennement (à l’extérieur) et un shampooing traitant doit être appliqué fréquemment.

Quelle que soit l’origine des squames, la restauration de la barrière cutanée sera facilitée par une alimentation enrichie en acides gras essentiels : les oméga 6 aideront à réguler la formation de la couche cornée de l’épiderme et à limiter sa déshydratation, tandis que les oméga 3 permettront de lutter contre l’inflammation cutanée.

Chat diabétique : comment bien le nourrir ?

Le diabète sucré félin, de plus en plus fréquent, est une maladie à prendre au sérieux. Premières recommandations : apporter au chat une alimentation adaptée et surveiller son poids.

 

La forme de diabète sucré la plus fréquente chez le chat est le diabète de type 2, aussi appelé non insulino-dépendant. Que votre animal reçoive ou non des injections quotidiennes d’insuline, la nutrition a un rôle majeur à jouer dans son traitement. Toutes les études confirment l’intérêt des aliments pauvres en amidon et riches en protéines pour aider à réguler sa glycémie.

 

Restreindre les glucides

Chez un chat diabétique, la quantité de sucre dans le sang (le glucose) est trop souvent supérieure à la normale, conduisant à un état d’hyperglycémie chronique, qui entraîne des conséquences néfastes sur l’organisme. L’hyperglycémie favorise la résistance à l’insuline, un facteur qui aggrave encore le diabète. Un aliment riche en fibres et contenant peu de glucides, dont la digestion a lieu lentement, permet d’« étaler » l’arrivée dans le sang des nutriments, parmi lesquels le glucose, qui est difficilement absorbé par les cellules en cas de diabète. L’alimentation d’un chat diabétique doit donc contenir le moins possible de glucides (sucres) rapidement assimilables. Dans de nombreux aliments prêts à consommer pour chats, les sources principales de glucides sont les céréales, qui contiennent beaucoup d’amidon. Les aliments vétérinaires vendus spécifiquement pour les chats diabétiques sont formulés avec des ingrédients adaptés : la quantité globale de céréales est restreinte ; le maïs ou le sorgho sont par exemple préférés au riz ou au blé, dont la digestion est trop rapide. Évitez aussi de faire lécher le fond d’un pot de yaourt sucré ou d’une crème dessert à votre chat !

Les signes du diabète

Les signes du diabète

Un chat diabétique boit et urine normalement plus que d’habitude mais les premiers signes sont moins évidents à repérer : si votre chat mange moins, devient léthargique et/ou vomit régulièrement, présentez-le à un vétérinaire.

 

Privilégier les protéines

Plus l’alimentation du chat est riche en protéines, plus le risque d’hyperglycémie sera limité. Les chats sont très efficaces pour produire de l’énergie à partir des protéines, et les acides aminés qui les constituent ne font pas varier leur glycémie. Par ailleurs, un aliment riche en protéines permet de stimuler la production d’insuline, hormone qui facilite le passage du glucose dans les cellules. Les aliments dont une part importante de l’énergie provient des protéines accélèrent l’installation de la satiété ; le chat régule donc mieux sa consommation alimentaire. Comme un régime riche en protéines contribue aussi à entretenir la masse musculaire, davantage consommatrice d’énergie que la masse grasse, il devient plus facile de contrôler le poids du chat, voire de le faire maigrir. Plus votre chat diabétique a du poids à perdre, plus il est important de lui donner des repas riches en protéines.

 

Augmenter les fibres ?

Théoriquement, un niveau de fibres élevé est très indiqué chez un chat diabétique. Elles apportent peu de calories, permettent de baisser la concentration énergétique de l’aliment et favorisent la satiété. En ralentissant la vidange de l’estomac et l’absorption du glucose dans l’intestin, elles limitent également le risque d’hyperglycémie. En pratique, le taux de fibres (ou de « cellulose brute » ainsi que l’étiquetage le mentionne) est à adapter à chaque cas car certains chats refusent de manger les aliments qui en sont très bien pourvus et/ou les tolèrent mal sur le plan digestif. Ces aliments ne conviennent pas non plus aux chats maigres, ce qui est souvent le cas lorsque le diabète a atteint un stade avancé. Le vétérinaire saura vous conseiller pour établir un régime adapté à la santé de votre animal. En fonction de l’évolution de son poids, de ses analyses de sang et d’urine, son alimentation pourra être revue.

 

Objectif : poids idéal

Pour un chat diabétique en excès de poids – le risque d’apparition du diabète sucré félin est multiplié par six en cas d’obésité –, le meilleur traitement consiste à… lui faire retrouver la ligne ! Même si des signes de diabète ont été confirmés, il est parfois possible de renverser la situation, uniquement en mettant le chat au régime. La vitesse optimale d’amaigrissement est de faire perdre au chat environ 1 % de son poids chaque semaine. C’est donc une discipline à long terme qu’il faut adopter ! Ne lui donner que 80 % des calories dont il a normalement besoin suffit généralement pour initier la perte de poids.

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Des contrôles à la maison

Des contrôles à la maison

Pour ajuster le traitement du chat diabétique à ses besoins, il est important de procéder à des contrôles réguliers. Grâce à un dispositif adapté, que vous conseillera le vétérinaire, il est relativement facile de suivre la courbe de la glycémie à la maison, exactement comme le font les personnes diabétiques. Surveiller la présence ou l’absence de glucose dans l’urine – à l’aide de bandelettes spéciales – est également très utile.

 

Fractionner la ration

Les repas quotidiens de votre chat doivent être répartis tout au long de la journée. Un chat qui se nourrit exclusivement de croquettes fait spontanément de multiples petits repas, mais si vous lui donnez aussi (ou seulement) des aliments humides (boîtes, pochons ou alimentation ménagère), il est important de les distribuer en plusieurs fois :
• Si votre chat reçoit de l’insuline une fois par jour, donnez-lui son repas le plus important 30 minutes environ après l’injection (au moment où l’insuline est fonctionnelle dans l’organisme). Si vous administrez l’insuline le matin, les deux autres repasseront distribués à midi et le soir.
• Si votre chat a besoin d’insuline deux fois par jour, ce qui est souvent le cas en début de traitement, donnez-lui à manger 30 minutes environ après chaque injection.

Une santé trop peu surveillée

Les foyers français comptent 14 millions de chats, contre 7,6 millions de chiens. Pourtant, en cas de souci, les félins sont moins souvent emmenés chez le vétérinaire. Leur santé serait-elle négligée ?

 

Pour les chats, la fréquence moyenne des consultations vétérinaires est de 1,2 visite par an, alors qu’elle est de 1,9 du côté des chiens. Près d’un quart des propriétaires ont même arrêté de faire vacciner leur animal. Globalement, environ 60 % des félins sont suivis par un vétérinaire, contre presque 85 % des chiens.

Un faisceau d’explications

Moins d’un maître sur deux (40 %) contacte le vétérinaire suffisamment tôt lorsque son chat présente un problème de santé. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène.

• De nombreux chats ont été adoptés sans que leur propriétaire ait fait une démarche volontaire pour l’acquérir : l’animal s’est imposé à la maison. La plupart du temps, il n’a pas été acheté : il a été trouvé ou cédé.

• Quand un chat vit exclusivement à l’intérieur, son propriétaire pense souvent (à tort !) qu’il ne peut pas tomber malade. Comme les chats sont peu enclins à montrer qu’ils ont mal quelque part (comme ceux souffrant d’arthrose, par exemple), leur douleur reste souvent ignorée.

• La quasi-totalité des possesseurs (98 %) affirment que leur chat « déteste les visites chez le vétérinaire». Eux-mêmes considèrent la clinique comme un lieu froid et hostile! La peur de l’attente et du stress ressenti par l’animal limite la fréquentation régulière des salles d’attente des cabinets vétérinaires. Ce qui explique sans doute que de plus en plus de maîtres se déclarent intéressés par les téléconsultations, de plus en plus souvent proposées par les vétérinaires (44 % en 2020 contre 34 % en 2019).

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L’importance de la médecine préventive

Si un chaton est en général présenté à un vétérinaire pour recevoir ses premiers vaccins et surtout pour être stérilisé (ce qui est le cas de 90 % d’entre eux), son propriétaire a tendance à espacer les visites une fois qu’il est adulte. Il est pourtant très important de prendre soin de la santé de son chat même s’il n’est pas souffrant, ce qui est généralement le cas pendant la majeure partie de sa vie ! Aujourd’hui, la médecine vétérinaire met particulièrement l’accent sur la prévention et, dans le cas du chat, il ne s’agit pas seulement de penser à le faire vacciner.

Préserver sa santé à long terme passe aussi par le contrôle de son poids, de l’état de son pelage et de ses dents, de la souplesse de ses articulations, de son fonctionnement rénal quand il vieillit, etc. Une visite de santé annuelle (voire plus pour les chats qui prennent de l’âge) permet de surveiller tous ces points et d’adapter si besoin son alimentation.

Le comportement ne doit pas non plus être oublié. Les chats ont certes la réputation d’être « indépendants », il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent souffrir d’anxiété chronique si leur milieu de vie n’est pas conforme à leurs besoins, s’ils ne supportent pas de cohabiter avec d’autres animaux ou simplement s’ils s’ennuient. Les conseils d’un professionnel permettront d’enrichir son environnement. Le bien-être et l’espérance de vie en bonne santé de l’animal seront par ailleurs considérablement améliorés s’il est régulièrement suivi.

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Des cliniques « cat friendly »

Pour limiter au maximum le stress des chats et faciliter la vie des propriétaires, les vétérinaires fournissent beaucoup d’efforts : ils donnent des conseils pour leur transport, aménagent la salle d’attente et les horaires pour les séparer des chiens, veillent à les rassurer et à éviter les stress pendant les consultations… À l’extrême, certaines cliniques font même le choix de ne recevoir que des félins, pour leur prodiguer le meilleur accueil !

Les laboratoires vétérinaires, conscients du fait qu’il est l’animal de compagnie du xxie siècle, travaillent également à proposer des solutions innovantes pour soigner le chat. Ainsi, dès qu’ils le peuvent, ils remplacent les médicaments à injecter par des solutions buvables ; les tests sur la salive se substituent aux tests sanguins (évitant ainsi le stress de la prise de sang) ; les traitements antiparasitaires agissent longtemps pour éviter de renouveler trop souvent les administrations ; des friandises spéciales facilitent la prise de comprimés, etc.

Les cliniques vétérinaires particulièrement accueillantes pour les chats revendiquent aujourd’hui un label « cat friendly », attestant qu’elles respectent les recommandations du programme proposé par la Société internationale de la médecine féline (ISFM). Aux États-Unis, où ce label a été créé en 2012, les vétérinaires témoignent du fait que plus de 80 % des possesseurs de chats apprécient cette démarche et que leur clientèle féline s’est ainsi grandement développée.

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Sensibles au stress

Sensibles au stress

En consultation, les chats éprouvent un stress important, qui perdure, selon leur propriétaire, après le retour au domicile. Cet état d’anxiété augmente au fur et à mesure des visites et semble avoir des effets négatifs lorsque le chat doit être manipulé par d’autres personnes ou transporté, quel que soit le but du voyage. Des enquêtes ont révélé qu’un comportement du vétérinaire jugé inadéquat par le propriétaire est l’une des raisons majeures pour lesquelles ce dernier choisit de changer de praticien, quelles que soient ses compétences médicales.

 

“FERTILITY BOOST®” : Une nouvelle méthode qui booste les chances de grossesse


COMMUNIQUÉ

Une réponse nouvelle à une diminution de la fertilité.

Isabelle Durieux est pionnière d’une approche holistique en fertilité rythmée sur les phases du cycle féminin et des étapes clés du parcours PMA. Elle propose un concept innovant qui augmente les chances de grossesse avec du coaching en ligne et un accompagnement humain. Quand on sait qu’en France, environ un couple sur 6, rencontre des troubles de la fertilité, la méthode 100 % naturelle de Fertility Boost a de quoi séduire. Elle attire de plus en plus les futures Mamans mais aussi les centres PMA en France et en Espagne.

Pourquoi une préparation à la conception, rythmée sur le cycle féminin, est-elle si importante ?

Avez-vous commencé un programme précis qui booste votre fertilité en amont ? Si oui, tenez-vous compte de vos changements hormonaux ? « Il est très important d’être à l’écoute de son cycle féminin pour être en harmonie avec son corps et son esprit », explique Isabelle Durieux. Pendant les règles, la partie interne de l’endomètre se désagrège avant d’être éliminée, l’énergie de la future maman est alors beaucoup plus basse et sollicitée. Conserver au maximum son énergie est essentiel pour les phases à venir. Puis débute la phase dynamique, au lendemain de la fin des règles. L’hormone œstrogène va augmenter de jour en jour permettant de retrouver plus de vitalité. Les batteries sont rechargées. « Durant cette période où les follicules continuent à se développer, la méthode Fertility Boost s’adapte pour être en phase avec la croissance des ovocytes et l’énergie nouvelle de la femme », précise Isabelle Durieux. Puis, les phases ovulatoire et lutéale arrivent avec l’apparition et l’augmentation de la progestérone qui bouleverse, à son tour, nos émotions et nos envies. Il est important de ne pas pousser son corps pour aider l’embryon à mieux s’implanter et pour lui apporter toute l’énergie dont il a besoin.

Les émotions agissent-elles vraiment sur notre fertilité ?

« Absolument, lorsque l’attente de bébé devient longue, nos émotions peuvent prendre le dessus et agir sur notre fertilité », confirme Isabelle Durieux. Par exemple, dans un état de stress ou de peur, le cerveau va produire l’hormone du stress le cortisol afin de nous aider à faire face à la situation. « L’apport d’énergie se déplace alors en dehors des organes reproducteurs car le cerveau interprète le stress comme étant un élément perturbateur à la conception », évoque Isabelle Durieux.
Il est essentiel d’apporter un maximum de positivité, de sérénité et de confiance dans un projet bébé. « Le Corps et l’esprit, en période de conception, ne vont pas l’un sans l’autre, je propose une nouvelle méthode pour les connecter ensemble de manière harmonieuse afin d’augmenter les chances de grossesse », ajoute Isabelle Durieux.

Peut-on vraiment améliorer la qualité ovocytaire et favoriser un nid douillet pour l’implantation de notre embryon ?

Absolument. Selon un article publié en 2013 par « Reproductive Biology and Endocrinology », il a été prouvé que le stress, les facteurs environnementaux, et l’alimentation impactent négativement la fertilité des femmes. « L’âge n’est plus l’unique paramètre qui rentre en jeu », affirme Isabelle Durieux. Il existe des techniques 100 % naturelles qui permettent de booster la fertilité. Il est d’ailleurs recommandé de commencer cette préparation 90 jours avant la conception de manière à mettre toutes les chances de son côté. Selon Rebecca Fett, auteur scientifique et spécialiste en Génétique, les ovocytes mettent environ 3 mois avant d’arriver à leur pleine maturité. Pendant ce laps de temps, ils suivent un protocole très délicat qui peut être affecté par des facteurs extérieurs. Les perturbateurs endocriniens liés à notre mode de vie, à notre environnement, une alimentation peu ciblée sur la fertilité, un manque d’activité physique, le stress quotidien, peuvent freiner le bon développement des ovocytes et ainsi impacter, de manière négative, leur qualité et même leur quantité. À l’inverse, et c’est une excellente nouvelle, « il est possible d’AGIR POSITIVEMENT SUR LA QUALITÉ OVOCYTAIRE au cours de leur processus de développement », souligne Isabelle. Ce n’est donc pas un hasard si la méthode Fertility Boost s’appuie sur une préparation de 3 mois.
Rappelons que même si la qualité des ovocytes est bonne, il sera toujours bénéfique de leur donner encore plus d’énergie pour maximiser les chances de grossesse.

Propose-t-on suffisamment des approches complémentaires dans un projet bébé ? Une approche holistique ?

Ses 7 années de parcours pour avoir son bébé ont amené Isabelle Durieux à s’orienter vers une approche holistique inspirée par la culture Australienne. « Après 12 ans d’expatriation en Chine, en Australie et à Singapour, j’ai pu constater que les approches complémentaires (Réflexologie, massage, acuponcture, activité sportive régulière, alimentation équilibrée etc.) dans ces pays étaient plus répandues qu’en France », évoque Isabelle Durieux. « Je me suis énormément inspirée de mon expérience internationale pour apporter cette culture d’une approche globale du corps et de l’esprit dans mon programme de fertilité », ajoute-t-elle. Sa double nationalité Franco-Australienne lui a vraiment permis de mettre en lumière des axes d’amélioration pour la fertilité en comparant les différentes approches de ces 2 pays. « C’est une des grandes forces de mon programme », ajoute-t-elle. Plusieurs approches complémentaires sont regroupées sous un seul concept afin d’activer la fertilité à tous les niveaux : corps et esprit.

Pourquoi le concept Fertility Boost est-il unique et innovant en France ?

Parce que la démarche holistique, en osmose parfaite avec le rythme des phases du cycle féminin et des étapes clés du parcours PMA, s’appuie sur un accompagnement humain personnalisé de la fondatrice de Fertility Boost et de nombreux spécialistes en fertilité.
Mais ce n’est pas tout ! La méthode est enrichie par l’expérience émotionnelle et physique vécue au quotidien pendant 7 années par Isabelle qui de fait est au plus proche des femmes et de leurs ressentis : 8 FIV avec anesthésie générale, diagnostiquée SOPK, présence d’endométriose qui lui a valu une intervention chirurgicale très douloureuse, dérèglement hypophysaire et thyroïdien, et une complication pulmonaire à l’hôpital après la ponction excessive de 32 ovocytes, la liste continue.
Au-delà de la souffrance de son corps, Isabelle a été marquée par une profonde douleur émotionnelle. Elle aurait tellement aimé avoir un réel accompagnement humain auprès d’un spécialiste pour être davantage écoutée et conseillée, mais l’occasion ne s’est jamais présentée. « C’est à la suite de ce triste constat que j’ai eu un véritable déclic pour aider les femmes en souffrance », se souvient-elle. Son métier de Responsable Commerciale en Australie n’avait plus aucun sens à ses yeux. En 2014, elle a commencé par créer une entreprise australienne pour guider les femmes dans la donation d’ovocytes avec l’Espagne. C’est après la naissance de sa fille en 2018, qu’Isabelle Durieux s’est consacrée pleinement à son rêve de développer la méthode Fertility Boost. Certifiée par des professeurs de renommée en Australie et au Canada, Isabelle s’est aussi spécialisée en tant que Coach en Psychologie positive pour devenir Coach en Fertilité.

La méthode Fertility Boost remplace-t-elle un protocole FIV ?

L’approche holistique de la méthode Fertility Boost n’a pas pour but de remplacer une FIV mais d’apporter une réelle complémentarité. « C’est un véritable travail d’équipe avec l’ensemble du personnel médical en PMA et Fertility Boost », affirme Isabelle Durieux. C’est pourquoi la fondatrice propose régulièrement ses services au sein des cliniques et centres PMA en France. Cette complémentarité aide les femmes en parcours FIV à augmenter leur chance de grossesse », confirme Isabelle Durieux.
Fertility Boost se distingue par un accompagnement adapté aux besoins des femmes en proposant 3 packs principaux, Conception Naturelle, PMA, Donation d’ovocytes, ainsi que des packs ciblés sur la sérénité et l’alimentation.

Les Bienfaits de la Méthode Fertility Boost

La Méthode créée par Isabelle DURIEUX permet d’activer la fertilité dans son ensemble afin d’optimiser les chances de grossesse. Son approche holistique, douce et 100 % naturelle stimule l’énergie au niveau des organes reproducteurs, harmonise la production d’hormones et apaise l’esprit. Le corps est en phase avec son cycle féminin et les étapes clés d’une FIV. Cette méthode apporte plus de sérénité, de confiance et de positivité lorsque l’attente de bébé se fait longue.
En apaisant le système nerveux par des techniques très précises, le stress se libère pour apporter plus de douceur à la fertilité. Les tensions stockées dans des zones spécifiques du corps et de l’esprit se débloquent pour favoriser un terrain plus propice à la conception.

Un Comité d’Experts Fertility Boost pour un accompagnement optimal.

Il regroupe des spécialistes passionnés et engagés humainement pour soutenir les femmes et les couples dans leurs parcours : Cliniques PMA, Professeur de Yoga de la Fertilité, Coach en Psychologie Positive, Sophrologues, Diététicienne-Nutritionniste en fertilité, une Sexologue et un spécialiste en endométriose. Ce panel d’experts permet d’apporter une solution aux besoins de chaque femme.

Concrètement, comment se passe l’accompagnement des futures mamans et des couples ?

Il est fondé sur une approche 100 % humaine et personnalisée pour guider au mieux les futurs parents. Dès l’inscription sur www.fertility-boost.com, ils sont suivis par leur Coach en Fertilité. Ils sont également pris en charge par l’un des membres du Comité d’Experts Fertility Boost en fonction du pack qu’ils ont sélectionné. Avec un accès privé, ils se connectent en toute discrétion au site internet dédié à la plateforme de Coaching qui est associée à un véritable accompagnement humain et individuel. Il suffit ensuite aux futures mamans de se laisser guider pas à pas en respectant les contenus en lien avec leur cycle féminin : Cours de Yoga de la fertilité en vidéo, exercices de visualisation de l’embryon et de son implantation dans l’endomètre, Sophrologie en visioconférence avec à la clé un enregistrement audio personnalisé, un E-guide sur la « Fertility Diet », des séances individuelles de Coaching en visioconférence etc… « La future maman est chouchoutée au maximum pour lui apporter de la douceur dans son parcours », souligne Isabelle Durieux avec beaucoup d’enthousiasme.

 

 

 

 

5 gestes importants pour votre hygiène intime

Mycose génitale, cystite et autres désagréments peuvent être évités en appliquant de bons réflexes au quotidien.

 

L’équilibre de la flore vaginale est fragile, et nécessite certaines précautions au quotidien afin d’éviter la prolifération de bactéries ou de germes à l’origine des mycoses, cystites, vaginites et autres désagréments subis par les femmes. Voici cinq mauvaises habitudes à perdre sans attendre pour prendre soin de votre intimité.

 

1 – Gare aux protections intimes

Pendant vos règles, veillez à changer régulièrement votre protection, même si le flux est peu abondant. Les bactéries raffolent de l’humidité et s’y multiplient à vitesse grand V : ne leur laissez pas le champ libre en changeant régulièrement de tampon (ne les gardez pas plus de 4 heures) ; c’est préférable également pour les serviettes. Ne dormez jamais avec un tampon (l’humidité offerte alors pendant 8 heures peut mener vers le syndrome du choc toxique), et préférez une serviette adaptée au flux nocturne. Évitez aussi le port quotidien d’un protège-slip : moins respirant qu’une culotte, il favorise la prolifération bactérienne et les cystites.

 À lire aussi : La flore vaginale, un équilibre précieux à préserver

 

2 – Après l’amour, direction les toilettes

Ce n’est pas optionnel : après chaque rapport sexuel, allez vider votre vessie aux toilettes. Pourquoi ? L’urine lave votre urètre, et évacue ainsi d’éventuelles bactéries qui auraient pu profiter de vos ébats pour remonter jusque-là, risquant de provoquer une infection urinaire si elles y restent et s’y multiplient.

 

3 – Pas d’ovules à tout va

Les ovules contre la mycose étant en vente libre, il est tentant d’y recourir aux premiers signes d’irritation. Sauf qu’elle n’est pas toujours due à un champignon, mais peut résulter d’une vaginose induite par une modification du pH vaginal, auquel cas vous avez besoin d’un traitement pour rééquilibrer l’acidité du vagin et non d’un ovule. En cas de gêne, consultez un professionnel de santé avant de démarrer un traitement !

 

4 – Mollo sous la douche

Certaines sont tentées de nettoyer leur vulve et leur vagin avec des produits décapants, voire une poire de lavement. Surtout pas ! L’équilibre de la flore vaginale en est bouleversé, les lactobacilles (les « bons » germes qui protègent le vagin) sont éliminés, et les mauvais germes disposent d’un boulevard pour coloniser la zone. Règle n° 1 : jamais de douche vaginale. Règle n° 2 : utilisez un produit d’hygiène intime adapté au pH acide de votre vagin. Règle n°3 : proscrivez l’usage du gant de toilette, véritable nid à microbes, pour votre toilette intime, notamment.

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5 – Épilation sous surveillance

La peau de la vulve est très fine et fragile : les poils sont là pour la protéger des frottements et éviter l’apparition de micro-coupures favorisant l’introduction de germes. L’épilation intégrale est plutôt déconseillée afin de préserver cette zone fragile, et le rasoir carrément à proscrire pour éviter l’apparition de poils incarnés susceptibles de s’infecter et de se transformer en douloureux (et disgracieux !) kystes.

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La constipation chez l’enfant

« Comment aider ma fille qui souffre de constipation chronique », Isabelle, 37 ans.

 

Comme chez les adultes, la fréquence des selles varie d’un enfant à l’autre et selon son âge. Par exemple, un nourrisson produit au moins une selle non dure par jour tandis qu’un enfant plus grand fait en moyenne trois selles de consistance « normale » par semaine. On peut ainsi parler de constipation lorsqu’un enfant de plus de 4 ans va à la selle moins de trois fois par semaine, que les selles sont petites, dures, ou que leur évacuation est difficile.

 À lire aussi : La gastro entérite chez l’enfant : gare à la déshydratation

 

Des boissons… non sucrées !

Certaines des mesures recommandées par la Société nationale française de colo-proctologie (SNFCP) suffisent souvent à rétablir un transit normal.

• Augmentation de l’hydratation… à l’aide de boissons non sucrées : bouillons de légumes ; eaux riches en minéraux, en particulier en magnésium dont l’efficacité laxative est prouvée ; un verre par jour de vrai jus de fruits (sans sucre ajouté, donc) : orange, pomme, poire, prune…

• De manière progressive sur deux semaines (afin de réduire les effets indésirables de type ballonnement et inconfort digestif), on accroît l’apport quotidien en fibres : pain d’abord semi-complet puis complet, biscuits au son, légumes verts et fruits non farineux. On peut, sur conseil médical ou pharmaceutique, aussi recourir à une « supplémentation diététique ». Parallèlement, on diminue la consommation des aliments constipants : carottes, riz, sucreries…

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Des mesures non alimentaires

• Comme pour les adultes, les «conditions environnementales » ont leur importance ; si l’enfant ne se sent pas à l’aise (toilettes publiques rebutantes ou manque d’intimité à l’école par exemple), il aura tendance à se retenir, d’où un risque de perturbation de son rythme défécatoire. Incitez-le à écouter les signaux que lui envoie son corps.

• À la maison, on peut équiper les toilettes d’un petit tabouret afin de respecter un angle de 35° entre les jambes et le tronc, ce qui libère le rectum.

Si la constipation persiste, mieux vaut consulter : le médecin pourra conseiller des laxatifs et des émollients.

Nash, attention danger !

Appelée plus communément « maladie du soda » ou « maladie du foie gras », la stéatose hépatique non alcoolique ou Nash touche de plus en plus de Français. À cause de la malbouffe et du surpoids.

 

Environ 200 000 personnes sont atteintes de cirrhose en France dont un tiers à un stade avancé, responsable de 10 000 à 15 000 décès par an. Jusqu’à ces dernières années, les hépatites virales B et C étaient de grosses pourvoyeuses de maladies du foie, donc de cirrhose. Mais les progrès majeurs réalisés dans leur traitement ont permis de réduire fortement leur gravité et leur impact sur la mortalité hépatique. L’existence d’un vaccin très efficace contre l’hépatite B (obligatoire chez les nouveau-nés à partir du 1er janvier 2018 et recommandé en rattrapage chez les enfants et les ados jusqu’à l’âge de 15 ans révolus) et l’arrivée de nouveaux médicaments plus performants font espérer un contrôle prochain de ces maladies et, à moyen terme, leur éradication, ce qui supprimera ce risque de cirrhose.

Aujourd’hui, la première cause de cirrhose reste très majoritairement l’alcool (plus de 70 % des cas). Une consommation excessive et régulière de boissons alcoolisées provoque en effet une inflammation chronique du foie qui conduit à la formation de tissu dur et fibreux.

Une « épidémie mondiale »

Depuis quelques années cependant, un autre facteur de risque de cirrhose est en hausse très sensible : la Nash, acronyme anglais signifiant stéatose hépatique non alcoolique. Provoquée par une alimentation trop riche en graisse et en sucre, elle est souvent associée au surpoids, au syndrome métabolique (défini par l’existence d’au moins 3 de ces 5 critères : obésité abdominale, triglycérides élevés, HDL-cholestérol bas, glycémie élevée, hypertension) et au diabète. Comme les causes de Nash, l’obésité et la malbouffe, sont en augmentation constante et gagnent toute la planète, les hépatologues parlent de « maladie du siècle » et d’ « épidémie mondiale ». Aux États-Unis, les estimations font état de 30 à 40 % de personnes souffrant d’un foie gras dont 12 % d’une véritable Nash qui risque d’évoluer en cirrhose puis en cancer du foie. La Nash est ainsi en passe de devenir la première cause de transplantation hépatique outre-Atlantique.

1,5 million de français touchés

En France, la situation est moins préoccupante mais une étude, présentée lors de la 12e Paris Hepatology Conference en janvier dernier, avance un chiffre de 16,7 % d’adultes, dont 2,6 % sont atteints d’une Nash avec une fibrose grave, soit tout de même entre 1 et 1,5 million de personnes. Et c’est probablement plus car les Français connaissent encore mal cette maladie. Même si elle a commencé à faire parler d’elle en 2016, quand le journaliste sportif de télévision Pierre Ménès a raconté qu’il en serait mort si une double greffe (foie + rein) ne l’avait sauvé in extremis.

 À lire aussi : Les maladies du foie : l’importance d’un dépistage précoce

 

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

C’est vrai, certains médicaments peuvent endommager le foie, le plus souvent en raison de doses trop élevées ou de traitement pris au long cours. Le paracétamol (à partir de 4 g/jour), certains antibiotiques, antidépresseurs, neuroleptiques, etc. Mais l’atteinte hépatique n’est nullement systématique et rarement grave. Pas de panique, n’arrêtez pas votre traitement et ne diminuez pas les doses prescrites. Toutefois, par précaution, ne buvez pas d’alcool ou limitez-vous car il modifie la manière dont les médicaments sont métabolisés. Si, en plus du paracétamol, vous prenez d’autres médicaments, vérifiez qu’ils n’en contiennent pas aussi pour ne pas dépasser 3 g/jour au total. Et en cours de traitement, fièvre, diarrhées, selles grises ou blanches, jaunisse, maux de tête, nausées doivent vous alerter ; signalez-les au médecin qui vérifiera s’il s’agit de signes d’hépatotoxicité.

 

De la stéatose à la cirrhose

Aux États-Unis, on l’appelle la « maladie du soda ». De fait, les Américains boivent beaucoup de coca et autres sodas très riches en fructose modifié, particulièrement en cause dans le développement de la stéatose hépatique non alcoolique. En France, on parle plutôt de « maladie du foie gras », mais c’est la même chose. La Nash est due à une alimentation déséquilibrée, trop sucrée et trop grasse.

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Un foie gorgé de graisses

Le foie est pourtant un organe extraordinaire (lire ci-contre Le foie, un organe essentiel). Même quand il est mis à mal, par un virus ou une consommation excessive d’alcool, par exemple, et détruit jusqu’à 80 %, il continue d’assurer la quasi-totalité de ses tâches. Il est aussi capable de se régénérer totalement et de fonctionner à nouveau parfaitement après une greffe partielle. Au stade qui précède la cirrhose, il peut, si l’hygiène de vie est modifiée (alimentation équilibrée et activité physique), retrouver son état d’avant. Et si la cirrhose est récente, il peut encore récupérer une fonction quasi normale. Le foie a donc des qualités uniques ; cependant celles-ci ont des limites. Il est certes capable de transformer l’alcool et les sucres absorbés, de stocker les graisses ainsi obtenues ainsi que celles contenues dans les aliments pour, en cas de besoin, produire de l’énergie et faire fonctionner le cerveau. C’est un mécanisme physiologique normal. Mais s’ils sont apportés en excès et si ces excès se prolongent, le foie ne peut plus faire face. Les graisses s’accumulent et finissent par étouffer les cellules hépatiques. Le foie devient alors véritablement un « foie gras ». C’est ce que les médecins appellent une stéatose hépatique et une Nash quand elle n’est due qu’à la malbouffe.

Le foie, un organe essentiel

Le foie, un organe essentiel

Les Français connaissent mal leur foie. Ils savent qu’il fait partie du système digestif et en général le placent bien sur le côté droit de l’abdomen, mais il est situé beaucoup plus haut qu’ils ne le croient, sous les côtes. Il est aussi plus volumineux qu’ils ne le pensent. C’est le plus gros organe solide du corps humain. Alors que le cœur mesure seulement 10 cm sur 10 cm, le foie s’étend sur 20 à 30 cm en largeur, environ 15 cm en hauteur, 8 cm en épaisseur et pèse plus de 1 kg – s’y ajoutent 800 g à 1 kg de sang qui y circule en permanence. De couleur rouge brun, ferme et souple à la fois, il a, comme le cœur, deux lobes de taille inégale, le droit étant le plus gros. Un amas de vaisseaux sanguins alimente des milliards de petites cellules, essentiellement des hépatocytes, impliquées dans près de 300 fonctions vitales. Une vraie usine. Qui sécrète la bile nécessaire à la digestion, transforme, synthétise, stocke et répartit les nutriments issus de la digestion vers les différentes cellules de l’organisme, fabrique des protéines qui contribuent à la coagulation du sang, épure des déchets nocifs, etc. Le foie a aussi une particularité : c’est le seul organe capable de se régénérer… jusqu’à un certain point.

 

Une fibrose avant la cirrhose

Si le foie reste gras trop longtemps, cette stéatose peut s’associer à une inflammation. Les vaisseaux sanguins du foie s’obstruent peu à peu, puis se nécrosent, les cellules hépatiques sont détruites et laissent la place à un tissu fibreux inefficace. D’où le nom de fibrose donné à ce stade de la maladie. Sans changement radical du mode de vie, les tissus du foie se décomposent et ne peuvent plus fonctionner normalement : c’est la cirrhose. Mais on n’a pas une cirrhose du jour au lendemain. Il faut 15 ou 20 ans de régime alimentaire déséquilibré, d’obésité ou d’association de plusieurs facteurs de risque pour que de sain le foie devienne cirrhotique. Une surcharge pondérale (même légère), un diabète, du cholestérol, des triglycérides ou de l’hypertension artérielle. La cirrhose n’est donc généralement diagnostiquée qu’autour de l’âge de 50 ans, surtout chez les hommes, mais aussi chez les femmes après la ménopause. Soit parce qu’elle se révèle par l’une de ses complications : hémorragie digestive, hypertension portale (dans la veine porte), ascite (épanchement de liquide dans l’abdomen), encéphalopathie hépatique ou même cancer du foie. Soit de manière fortuite à l’occasion d’un examen lié à ses facteurs de risque.

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Une évolution insidieuse

Comme la maladie évolue de la stéatose à la fibrose puis à la cirrhose sans provoquer de symptômes spécifiques, mieux vaut être vigilant quand on est à risque et faire des analyses de sang régulières pour connaître son taux de transaminases. Si elles sont élevées c’est le signal d’alarme d’un foie en souffrance. Il faut réagir.

Un diagnostic aujourd’hui indolore

Un diagnostic aujourd’hui indolore

Il y a quelques années, seule une biopsie hépatique permettait de poser le diagnostic de Nash. Or, cet examen est invasif, douloureux et nécessite une hospitalisation de courte durée : un petit échantillon de foie est prélevé sous anesthésie locale à l’aide d’une aiguille très fine. Aujourd’hui, la biopsie n’est pratiquée qu’en cas de doute après des examens biologiques et radiologiques approfondis. L’échographie, indolore, simple et rapide, la remplace avantageusement pour évaluer la souplesse du foie. Un modèle récent, plus performant, l’élastométrie, réalisée au moyen d’un Fibro-scan utilisant des ultrasons, permet, en mesurant la quantité de graisse et la dureté du foie, de distinguer une stéatose bénigne d’une stéatose évolutive et, en cas de fibrose, de déterminer son stade.

 

Comment prévenir ou inverser un « foie gras » ?

Pour le moment, on ne connaît pas bien les mécanismes responsables de l’inflammation et de la fibrose, mais des facteurs génétiques semblent jouer un rôle dans l’évolution de la maladie. Certaines personnes auraient tendance à stocker plus facilement de la graisse dans leur foie et développeraient plus facilement une Nash. On estime que 10 à 20 % de celles qui ont un « foie gras » seront atteintes de cirrhose et, parmi celles-ci, environ 30 % souffriront d’un cancer du foie. Avec des facteurs de risque identiques, nous sommes inégaux devant cette maladie. Cela dit, c’est un fait, le mode de vie alimentaire actuel et la sédentarité favorisent son apparition.

Non à l’alimentation à l’américaine

L’alimentation à l’américaine adoptée par les pays occidentaux mais aussi par les pays émergents explique en effet l’épidémie planétaire de Nash. Essentiellement les produits très sucrés : cocas, sodas, jus de fruits, friandises, mais aussi les fast-food et les produits industriels apparemment pas sucrés (sauces, pain de mie, plats tout prêts, poêlées de légumes préparées comprises…) qui renferment en fait énormément de sucres cachés. Sans oublier les produits « light » ou « zéro » contenant des faux sucres et des édulcorants. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ceux-ci n’alertent pas les centres de satiété du cerveau comme le fait le vrai sucre, stimulent ainsi l’appétit et incitent à consommer encore plus d’aliments sucrés.

Pas de traitement

Prévenir le risque de « foie gras » consiste donc à faire exactement l’inverse. Ne pas manger sur le pouce, fuir les fast-food et les produits light, réduire fortement les aliments industriels hypertransformés et adopter une alimentation équilibrée, moins grasse (en particulier moins de graisses saturées) et surtout moins sucrée puisque le sucre se transforme en graisse en arrivant au foie. Et augmenter son activité physique. Même au stade de la Nash, ces mesures permettent de faire fondre la graisse du foie, d’abaisser les transaminases, de perdre du poids et du ventre et ainsi de retrouver un foie en bon état de marche. Il n’y a pas d’autre solution puisque aucun médicament n’existe encore. Mais il ne faut pas tarder…

 

Réponses d'expert

Réponses d'expert

ANGÉLIQUE HOULBERT
Diététicienne-nutritionniste au Mans*

 

DÉBARRASSER LE FOIE DE SES GRAISSES

Il n’y a pas de médicament efficace contre la NAFLD (stade pré-Nash), même si des études ont conclu que la metformine, un vieux médicament contre le diabète, pourrait être intéressante. Cependant, les laboratoires pharmaceutiques s’activent pour développer de nouveaux traitements : environ 100 molécules sont actuellement en phases d’essais cliniques… Le fait qu’il n’y ait pas de médicament ayant fait la preuve de son efficacité pourrait sembler une mauvaise nouvelle ; en réalité, c’est une chance. Car, comme beaucoup de maladies du mode de vie, la NAFLD peut très souvent être inversée sans médicament, en adoptant simplement une autre alimentation et en pratiquant de l’exercice physique pour non seulement stopper l’infiltration grasse du foie, mais aussi débarrasser le foie de ses graisses. Il est même possible d’inverser les atteintes subies par le foie.

* Auteur de Le Régime NASH contre la maladie du foie gras, éd. Thierry Souccar, 2019.

 

Info +

Info +

Un autre livre : Nash, la maladie de la malbouffe, Dr Dominique Lannes. éd. Flammarion, 2018.

Mon chat miaule la nuit : que faire ?

Le chat communique avec son maître par des miaulements pour attirer son attention. Sans raison apparente, il peut donner de la voix en pleine nuit. Un « mystère » qui a ses explications… et ses solutions.

 

Quand il miaule, le chat exprime un besoin. Si ses vocalisations empêchent régulièrement son maître de dormir, cela devient problématique. Les miaulements nocturnes font ainsi partie des troubles fréquemment rapportés par les propriétaires, notamment chez le chat senior. Parmi les raisons les plus souvent citées : le félin se perd dans la maison et/ou cherche à attirer l’attention. Le besoin de manger ou la présence d’une douleur chez le chat sont moins couramment évoqués. Ces manifestations sonores peuvent pourtant être dues à un souci de santé, qu’il est important de déceler pour soulager l’animal.

Des conséquences parfois graves

Des conséquences parfois graves

Un chat qui miaule régulièrement au cours de la nuit peut – à juste titre – exaspérer son maître, qui ne sait comment faire pour atténuer la détresse de l’animal. Ce trouble du comportement est donc malheureusement à l’origine de demandes d’euthanasie alors qu’il existe des traitements efficaces pour améliorer la situation.

 

Repérer la source

Environ la moitié des chats de plus de 15 ans est concernée par le « syndrome de dysfonctionnement cognitif ». Cette affection qui accompagne le vieillissement pathologique du système nerveux peut être à l’origine de miaulements excessifs. Pour autant, ils ne sont pas nécessairement liés à un processus de sénilité, mais à un inconfort ou une douleur récemment apparue.

À savoir

À savoir

Certaines races de chats sont connues pour être plus « extraverties » que d’autres. C’est le cas des races orientales, en particulier des siamois, qui ont tendance à être très bavards, quel que soit leur âge. Il n’y a rien à faire pour les faire taire, c’est dans leur caractère !

 

Le vieillissement

Chez le chat âgé, plusieurs types de lésions cérébrales peuvent être observées, incluant des dépôts d’amyloïde, un phénomène que l’on retrouve également chez les êtres humains atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces lésions ont pour conséquence une perte importante de neurones, ce qui entraîne des modifications comportementales. Comme pour toutes les espèces, le vieillissement cérébral du chat est associé au stress oxydatif : les cellules deviennent incapables de se défendre contre les radicaux libres produits en grand nombre. Une alimentation enrichie en antioxydants (vitamines C et E, polyphénols, bêta-carotène, etc.) est donc vivement recommandée. Un apport supplémentaire en oméga 3 est également bénéfique ; ces acides gras sont en effet des composants de la myéline, une membrane qui permet la bonne conduction nerveuse.

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Une maladie rénale

Entre 30 et 50 % des chats âgés de plus de 15 ans présentent des signes de maladie rénale chronique. L’animal qui en souffre boit et urine plus souvent. Si le chat doit sortir la nuit pour éliminer, il est normal qu’il cherche à réveiller son maître ! La solution : installer un bac à litière à l’intérieur pour améliorer son confort. Certains calculs se forment plus volontiers dans les voies urinaires des chats âgés ; leur présence dans la vessie ou l’urètre peut faire souffrir l’animal à la miction. Il est donc important de faire vérifier sa santé urinaire lors d’une visite chez le vétérinaire.

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Une carence en vitamine B1

On s’assure également que l’alimentation du chat est bien équilibrée. Certains troubles nerveux, incluant parfois des vocalisations nocturnes, sont parfois associés à une carence en vitamine B1, dont le chat est très dépendant. Ce déficit peut entraîner l’accumulation d’acide lactique dans le système nerveux et induire une perte de neurones. Il est susceptible d’apparaître si le chat est nourri avec du poisson cru ou des aliments en conserve de mauvaise qualité. La cuisson excessive détruit par ailleurs la vitamine B1. En cas de doute, étant donné l’absence de toxicité de cette vitamine, une complémentation peut être envisagée, associée à d’autres vitamines du même groupe – elles fonctionnent en synergie. La levure de bière en est particulièrement bien pourvue (voir encadré).

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

Outre l’apport en vitamines B, la levure de bière est bénéfique au pelage du chat, qui deviendra plus souple et plus brillant. Une cure est particulièrement conseillée lors de chutes importantes de poils, pour stimuler la repousse. Les chats en apprécient le goût et certains croquent même les comprimés comme des friandises !

 

Les solutions

Phéromones et compléments alimentaires

S’il est impossible de « guérir » un dysfonctionnement cognitif installé, plusieurs stratégies thérapeutiques peuvent néanmoins être essayées. Si le chat présente uniquement des troubles légers, la simple diffusion de phéromones dans la maison (via un dispositif à brancher sur une prise électrique) peut par exemple aider à calmer son anxiété et à permettra à son maître de retrouver des nuits calmes ! Des compléments alimentaires destinés à apaiser les troubles anxieux, comme ceux à base de protéines de lait, sont également recommandés en première intention.

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Traitement médical au long cours

Si ces solutions ne suffisent pas, il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès d’un vétérinaire. Une fois que dernier aura réalisé un bilan de l’état physique du chat, il pourra lui prescrire un traitement pour limiter les troubles. En général, les médicaments qui facilitent la bonne irrigation sanguine du cerveau sont intéressants, ainsi que ceux aidant à normaliser les niveaux de neurotransmetteurs, comme la dopamine et la sérotonine. Le choix du médicament dépendra cependant des symptômes présentés par l’animal (en plus des miaulements nocturnes). Dans certains cas, un  anxiolytique ou un antidépresseur pourra se révéler efficace.