Quelles perspectives d’évolution pour la consommation de CBD légal dans l’Hexagone ?


COMMUNIQUÉ

 

Estimé à environ 40 milliards de dollars pour l’année 2018, le marché du cannabis légal est en pleine extension dans le monde. En France, l’usage du cannabidiol à des fins thérapeutiques connaît une progression récente. Il reste toutefois strictement encadré par la loi.

 

Le CBD légal : de quoi s’agit-il ?

Le CBD, ou cannabidiol, appartient au groupe des cannabinoïdes. Ce terme désigne les molécules naturellement présentes dans le chanvre ou cannabis. Bien que sa structure chimique ait été dévoilée en 1963, l’intérêt suscité par le CBD est cependant très récent et fait l’objet d’âpres controverses. Pourtant, le cannabidiol n’a pas les effets psychoactifs pervers du TFC, l’autre cannabinoïde que l’on retrouve dans le chanvre. Diverses études scientifiques ont été menées pour attester des effets positifs du CBD sur l’organisme. Ce dernier contribuerait notamment à réduire le stress, à améliorer le sommeil et à atténuer certaines douleurs. Le CBD s’utilise principalement sous la forme d’huile ou d’e-liquide. S’il est légal, son usage est toutefois très réglementé par la législation française.

 

CBD légal : que dit la loi ?

Avant d’aborder le marché du CBD en France, il est nécessaire de faire un petit point sur la législation. Dans l’Hexagone, seules les variétés de chanvres ou de cannabis “dépourvues de propriétés stupéfiantes” bénéficient d’une dérogation autorisant leur commercialisation. Trois conditions réglementent également l’emploi du CBD légal :

  • Les variétés de chanvres proposées à la vente doivent figurer sur une liste établie par le gouvernement.
  • L’utilisation seule des graines ainsi que des fibres est autorisée. L’usage des fleurs de cannabis reste prohibé par la loi.
  • La teneur en THC de la plante ne doit pas excéder les 0,2 %.

 

Focus sur le marché du CBD légal en France

En dépit d’une réglementation assez restrictive, le marché du CBD légal connaît un réel essor en France. Ainsi, pour l’année 2019, le nombre de consommateurs de produits à base de cannabidiol représente environ 6 % de la population française. La France reste toutefois en deçà de ses voisins européens où le pourcentage moyen d’adeptes du CBD légal est estimé à 16 %. Le regain d’intérêt suscité par les produits à base de cannabidiol en France remonte aux derniers mois de l’année 2017. L’un des principaux facteurs explicatifs réside dans les clarification apportées par la loi à propos de l’usage du CBD. Dès lors on a assisté à l’ouverture de plusieurs centaines de CBD shops dans tout l’Hexagone. Celles-ci proposent une grande diversité de produits, dont des huiles et des capsules.

Autorisée et clarifiée par le loi, la consommation de CBD en France connaît un développement certain depuis la fin des années 2010.

 

 

Réagir face à une déprimer passagère

« À l’approche de l’hiver, je me sens triste et je déprime… », Marc, 42 ans.

 

La dépression saisonnière est un mal très fréquent qui touche plus souvent les femmes. Les symptômes s’installent à l’automne ou au début de l’hiver et durent jusqu’au printemps : tristesse permanente, humeur dépressive, perte d’intérêt pour les activités quotidiennes, fatigue intense dès le réveil. La cause exacte n’est pas connue, mais le froid, le manque de lumière, la chute des températures sont susceptibles de provoquer une baisse de tonus, de l’irritabilité et de l’anxiété. Ces signes sont souvent négligés au risque d’évoluer vers une dépression caractérisée. Des mesures hygiéno-diététiques simples sont parfois suffisantes pour affronter avec le sourire les longs mois d’hiver.

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Faire le plein de lumière

La diminution de la luminosité étant la cause principale de la dépression saisonnière, une des solutions pour retrouver le moral est de prendre l’air (même hivernal) au moins une heure par jour, ou de pratiquer des activités physiques à la lumière du jour. Si cela se révèle incompatible avec vos obligations professionnelles, vous pouvez faire des séances de photothérapie ou luminothérapie. Le principe est simple : exposer son organisme à une lampe spécialement étudiée pour offrir un maximum de lumière à visée thérapeutique. L’intensité lumineuse recommandée va de 2 500 à 10 000 lux. Il existe des modèles portatifs et les séances peuvent se faire au domicile. Elles ont lieu généralement le matin, le visage est exposé à une source de forte luminosité correspondant au spectre visible (sans UV ni infrarouges) sans la fixer des yeux. Le protocole classique est de 30 à 60 minutes par jour pendant deux à quatre semaines. Seules les lampes à lumière visible blanche sont recommandées. Il faut vérifier leur conformité aux normes européennes et leur certification par un organisme français agréé.

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Sélectionner les nutriments anti-morosité

Pour ne pas se laisser envahir par la lassitude dès l’automne, l’alimentation doit apporter tous les nutriments essentiels à un bon équilibre nerveux et physique. Les oméga 3 sont censés redonner le moral en agissant sur l’équilibre émotionnel. Ils sont présents dans les poissons gras et les huiles de colza, de noix. Même à l’état de traces, les oligo-éléments sont indispensables à notre organisme. Pour une meilleure efficacité il est conseillé de les associer aux oméga 3. Par exemple, on peut miser sur le sélénium qui joue un rôle dans la régulation de l’humeur. En complément, les associations de vitamines (B9, C, D) et de magnésium peuvent aider à booster l’énergie.

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Les 10 maladies rares les plus fréquentes

On dresse la liste des maladies rares, dont certaines sont orphelines, et de leurs principaux symptômes.

 

« Maladie rare », le terme inquiète et recouvre une réalité méconnue du grand public lorsqu’il n’est pas touché directement par le sujet. En Europe, on parle de maladie rare lorsqu’elle touche moins d’une personne sur 2 000 : 25 millions d’Européens sont affectés par une maladie rare, dont 3 à 4 millions de Français. Il n’existe pas de traitement pour la plupart de ces pathologies rares : on parle alors de maladie orpheline. On estime à un peu plus de 7 000 le nombre de maladies rares dans le monde, sachant que certaines existent dans une région du monde et pas ailleurs, et que de nouvelles pathologies sont découvertes régulièrement.

 

Quelles sont les causes des maladies rares ?

La très grande majorité (80%) de ces maladies rares est d’origine génétique, mais certaines peuvent résulter d’une infection ou d’un type rare de cancer. Leurs formes sont extrêmement variées. Ces pathologies peuvent être auto-immunes, métaboliques, neuromusculaires, et sont en général chroniques et handicapantes. Dans plus de la moitié des cas, elles se déclarent dès l’enfance, et entraînent souvent le décès des patients. La recherche s’intéresse peu à ces maladies (faute de moyens humains et financiers), qui représentent un faible nombre de malades, mais le travail des associations fait évoluer les choses, et certains « médicaments orphelins » commencent à voir le jour, offrant un espoir aux patients et à leurs familles.

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La liste des maladies rares les plus fréquentes

La difficulté à trouver un traitement réside aussi dans la grande variété de symptômes que peuvent présenter des patients atteints d’une même maladie. Cette liste répertorie les maladies les plus « fréquentes » parmi les maladies rares, sachant que leur prévalence varie selon les régions du monde et groupes ethniques. Certaines sont plus fréquentes sous nos latitudes.

  • Le Syndrome de Turner touche exclusivement les femmes, et résulte d’une absence du deuxième chromosome X, qui entraîne une petite taille, une insuffisance ovarienne qui peut provoquer une infertilité, des malformations osseuses, et des troubles auditifs et cardiovasculaires. On estime qu’il touche une fille sur 2 500.
  • La Maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) touche les nerfs périphériques qui relient le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) aux différents organes et muscles du corps. Elle provoque une faiblesse musculaire, et une diminution anormale de la sensibilité des pieds et des mains. Environ 30 000 personnes en France en sont atteintes.
  • La sclérodermie systémique (ScS) provoque un durcissement de la peau (du grec sclérosis= durcissement, et derma = peau) et d’autres organes (poumons, cœur, reins, articulations, appareil digestif), d’où le terme de systémique. On évalue qu’il existe environ 8 000 patients atteints de ScS en France.
  • La myasthénie est une maladie neuromusculaire et auto-immune qui provoque une faiblesse musculaire résultant d’une atteinte de la jonction entre nerf et muscle. On parle aussi de myasthénie acquise, car elle n’est pas présente dès la naissance, ou de myasthénie grave, dans sa forme la plus handicapantes. Elle se manifeste par des difficultés à marcher, porter des objets, une vision double… Cette maladie chronique évolue par crises, et touche environ 3 000 personnes en France.
  • Le syndrome de Marfan (MFS) touche environ 1 personne sur 5 000. Cette maladie systémique touche le tissu conjonctif, ce qui entraîne des troubles musculo-squelettiques (extrémités anormalement longues, grande taille, scoliose), cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, arythmie…), et ophtalmiques.
  • La polygloblulie de Vazquez (aussi appelée polyglobulie primitive) se manifeste par un excès de globules rouges produits par la moelle épinière, qui provoquent un épaississement du sang, ce qui entraîne des risques de phlébite (formation d’un caillot sanguin). Elle survient plutôt après 50 ans, et touche environ 10 personnes sur 100 000. Elle provoque une coloration rouge de la peau, visible au niveau du visage, des paumes et des muqueuses, ainsi que des vertiges, mouches devant les yeux, maux de têtes, fourmillements aux extrémités et bourdonnements.
  • Le syndrome de Noonan résulte d’une mutation génétique. Les personnes atteintes ont en commun un visage aux traits particuliers, une petite taille et des malformations cardiaques, associés dans certains cas à un retard d’acquisition des connaissances voire un déficit intellectuel. Sa prévalence oscille entre 1 personne sur 2 000 à 2 500.
  • La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) se traduit par la formation de tissu cicatriciel dans les poumons, qui provoque des difficultés respiratoires. Elle est dite « idiopathique » car on ignore la cause de cette maladie rare, qui touche plus de 100 000 personnes en Europe. Elle débute tardivement, après 60 ans, et se manifeste par un essoufflement progressif, une toux sèche, et des signes de mauvaise oxygénation du sang (cyanose, fatigue, perte de poids).
  • Le lupus érythémateux cutané (LEC) est associé dans 90% des cas à un lupus systémique, et se manifeste par de l’érythème en forme de loup sur le visage. Il existe deux autres formes de LEC : le lupus subaigu, associé dans seulement 50% des cas à un lupus systémique mais avec une évolution dissociée, et un lupus chronique, associée dans seulement 10 à 20% des cas au lupus systémique. On estime la prévalence du lupus systémique entre 1 personne sur 1600 et 1 personne sur 3 600.
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  • Le syndrome du QT long congénital (SQTL) est une maladie cardiaque héréditaire qui concerne environ 1 naissance sur 2 500. Elle entraîne un risque élevé d’arythmies pouvant être mortelles, et se manifeste par des syncopes et des anomalies électrocardiographiques. On estime à environ 1 naissance sur 2 500.

Un accompagnement essentiel pour les malades et leurs proches

Cette liste est très loin d’être exhaustive et ne recouvre qu’une infime partie de la vaste réalité des maladies rares. Les patients et leurs familles sont confrontés parfois une longue errance avant qu’un diagnostic soit posé, et sont en butte au manque de connaissances du monde médical sur leur maladie.

L’entraide et la communication sont essentielles pour les aider à mieux vivre avec leur pathologie et améliorer leur quotidien dans la mesure du possible. Plusieurs associations se consacrent à cette mission. Citons Maladies Rares Info Services, qui offre un accompagnement et des informations de qualité aux patients, quand le site Orphanet constitue une véritable mine d’informations sur les maladies rares et l’état actuel de la recherche et des traitements pour chacune.

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5 réflexes contre bleus et bosses

Nos cascadeurs en culottes courtes ne sont pas à l’abri d’une chute ou d’un coup. Que faire pour que leur peau n’en voie pas de toutes les couleurs ?

 

1. Du froid aussitôt

Votre enfant se cogne et pleure à chaudes larmes. Le consoler commence par calmer la douleur et c’est avec de la glace que vous y parviendrez. Le froid est connu en effet pour ses vertus anesthésiantes. Autre avantage, il contracte les petits vaisseaux sanguins lésés, ce qui freine le saignement sous-cutané responsable de la formation du bleu ou de la bosse. L’utilisation de sprays réfrigérants étant déconseillée avant l’âge de 15 ans, on recourt au système D – quelques glaçons placés dans un gant de toilette ou un sachet de légumes surgelés enveloppé d’un torchon. Ce contact (indirect !) avec le froid est à maintenir pendant 10 minutes.

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2. Arnica tout-terrain

En complément de la glace et sous réserve que la peau ne soit pas ouverte, l’arnica se révèle un allié utile, capable de minimiser l’étendue du bleu ou de la bosse grâce à ses vertus anti-inflammatoires et antalgiques. En roll-on, pommade ou gel, cette panacée anti-bobos doit être appliquée à l’endroit du choc et massée légèrement jusqu’à pénétration. À renouveler une heure plus tard puis trois à quatre fois par jour en cas de besoin. Pour les adeptes de l’homéopathie, l’arnica existe aussi en granules. La première dose est à donner le plus tôt possible après le choc puis, à raison de 5 granules, trois ou quatre fois par jour jusqu’à ce que le bleu s’estompe.

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3. Pause obligatoire

Une fois les larmes séchées et la douleur envolée, il n’est pas question de laisser repartir tout de suite votre petit kamikaze à l’assaut d’autres exploits. Il doit en effet se reposer une petite heure, en surélevant dans la mesure du possible le membre touché s’il s’agit d’un bras ou d’une jambe. Cette position, calée avec des coussins, permet de réduire l’afflux sanguin dans les vaisseaux touchés et donc de minimiser l’étendue de l’hématome.

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4. Argile verte pour résorber

Connue pour ses vertus décongestionnantes et anti-inflammatoires, l’argile verte permet d’accélérer la disparition de l’ecchymose. Dans une tasse, versez de l’argile en poudre (en pharmacie) jusqu’à mi-hauteur ; complétez d’eau froide et mêlez jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. Appliquez en couche épaisse et laissez agir jusqu’à ce que la pâte sèche. Plus l’opération est renouvelée dans la journée, plus le bleu se résorbera rapidement.

 

5. On consulte si…

Dans les heures qui suivent le choc, le petit vomit, ses pupilles sont plus dilatées que d’habitude, il perd un peu l’équilibre ? Il n’en faut pas plus pour consulter rapidement. Sachez que certains hématomes peuvent cacher une lésion plus grave surtout lorsqu’ils sont situés sur le front ou le cuir chevelu, même sans plaie ouverte. Si aucun de ces symptômes ne s’est manifesté pendant au moins 24 heures, il ne reste plus qu’à attendre patiemment quelques jours pour que la bosse diminue et que le bleu disparaisse.

Diabète : une part de gènes, une part d’hygiène de vie

La prise en charge du diabète bénéficie de nombreux progrès. Sur le plan des médicaments, certes. Mais le rôle joué par nos choix alimentaires et de vie est aussi crucial.

 

Maladie chronique (et épidémique), le diabète concerne en France près de 3 millions de personnes dont des adultes de plus en plus jeunes… Il se définit par un taux de sucre (la glycémie) dans le sang trop élevé. En l’occurrence, un taux de glycémie supérieur à 1,26 g/l (7 mmoles/l) après un jeûne de huit heures, ce taux ayant été vérifié à deux reprises. Ou de plus de 2 g/l (11 mmoles/l) deux heures après le début d’un repas ou la prise d’une charge orale de 75 g de glucose. De plus, il n’existe pas un mais plusieurs types de diabète ; le type 1, dit insulinodépendant, est traité par insuline ; le type 2, dit non insulinodépendant, est traité par des médicaments qui augmentent l’efficacité de l’insuline. Causes, origines, traitements, quasi tout distingue ces deux types. Mais ils ont un point commun : un diabète mal traité produit des hyperglycémies chroniques qui abîment les petits et grands vaisseaux artériels et conduisent au bout de vingt ans à la perte de la vue, l’insuffisance rénale et un risque cardiovasculaire élevé. L’enjeu est donc important mais, actuellement, au vu du fantastique essor des approches thérapeutiques, un diabétique a tous les moyens d’équilibrer son diabète et de vivre aussi longtemps qu’un non-diabétique. Il doit donc bien maîtriser ses traitements médicamenteux, son alimentation et son hygiène de vie (sport, sommeil, détente, relaxation).

Le type 1, surtout chez l’enfant

C’est une maladie auto-immune due à la fabrication anormale d’anticorps contre les cellules du pancréas qui fabriquent de l’insuline. On ne connaît pas les causes de ce dérapage immunitaire ; on sait seulement qu’il est lié à la présence de certains gènes qui prédisposent au diabète et dont l’évolution sera accélérée en présence d’un environnement défavorable : maladie virale, stress, consommation exagérée de sucre, sédentarité, surpoids. Les symptômes sont intenses et évoluent rapidement ; cela commence par de la fatigue, une envie d’uriner très fréquente (même la nuit – typiquement l’enfant qui fait pipi au lit de façon inhabituelle), une soif intense et un amaigrissement malgré un bon appétit. En l’absence de traitement par insuline, le taux de sucre augmente dangereusement et peut conduire l’enfant au coma. Au moindre doute, il faut donc consulter son médecin. Le traitement par insuline sera à vie.

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Le type 2, plus fréquent chez l’adulte

Le diabète de type 2 est également dû à une prédisposition génétique et son apparition sera d’autant plus inévitable que le sujet présente un surpoids, est sédentaire, mange très mal (trop gras, trop sucré). Car dans ces conditions, le pancréas souffre et son insuline est moins efficace. Elle est mal secrétée ou elle agit moins bien au niveau des cellules : le glucose y pénètre peu et s’accumule dans le sang. Les traitements visent à aider le pancréas à sécréter plus d’insuline ou à améliorer l’efficacité de celle-ci au niveau cellulaire. Ce diabète peut se voir chez une personne mince quand il y a une prédisposition familiale, ou chez le sujet en surpoids ou obèse. Les glycémies augmentent progressivement, au fil des années. C’est en quelque sorte un diabète qui prévient – on peut donc l’enrayer si l’on maigrit et qu’on améliore son hygiène de vie.

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À savoir

À savoir

Héréditaire, le diabète ? Oui… mais pas de façon irrémédiable. La qualité de l’environnement joue un rôle majeur. Si on mange équilibré et que l’on vit sainement, on peut retarder voire éviter l’apparition de la maladie, même si la famille compte des diabétiques.

 

À quels aliments se fier ?

Indépendamment du traitement médicamenteux, le but du jeu est d’éviter le plus possible d’avoir des glycémies trop élevées. Pour cela, il faudra privilégier les aliments dont l’index glycémique est bas (moins de 50) car leur consommation élève peu la glycémie. Voici donc un détail de ces aliments à privilégier.

Du pain mais du bon !

Au pain blanc, il faut préférer ceux de « tradition », au levain, aux céréales ou de seigle. Et en manger lors des repas et en petites quantités. Une demi-baguette (tradition, donc !) par jour, ce qui équivaut à 100 g, suffit pour une femme ; un homme peut en manger un peu plus. Sachez que le pain blanc à jeun augmente autant la glycémie que du sucre !

Des céréales au petit déjeuner ?

Oui, en évitant celles qui sont destinées aux enfants car trop riches en sucre. Les flocons d’avoine, les céréales complètes et les mueslis, généreux en fibres, élèvent moins la glycémie surtout quand ils sont consommés avec du lait ou du fromage blanc.

Des féculents rassasiants

Oubliez les féculents raffinés et privilégiez les versions « brutes », plus riches en fibres : redécouvrez le riz et les pâtes complets et surtout les légumes secs. Les lentilles, les flageolets, les haricots blancs et rouges, les fèves, les pois chiches rassasient bien et sont faiblement hyperglycémiants. Excellents donc pour les diabétiques – comme pour ceux qui ne le sont pas !

Sucre et produits sucrés avec parcimonie

On ne les bannit plus mais on en contrôle la consommation, bien évidemment. Le diabétique sait qu’il doit les éviter… Mais s’il en mange un peu au dessert d’un repas, ce sera moins dommageable pour sa glycémie que s’il en prend « à jeun », l’après-midi en guise de goûter par exemple. La confiture, le miel, le sucre, les sirops sont à oublier. En revanche, quelques carrés de chocolat noir sont permis en fin de repas. Il faudrait idéalement ne pas manger plus d’un produit sucré dans la journée. Au demeurant, les enfants qui sont sous insuline doivent avoir une alimentation normale et équilibrée dans laquelle le sucre – en petites quantités – a sa place ; les doses d’insuline seront adaptées en conséquence.

L’eau, la boisson de référence

Bien évidemment, exit les sodas et autres boissons sucrées. Le jus de fruit peut être maintenu à raison d’un verre par jour (le jus d’orange du matin, par exemple). Le thé et le café  – sans y ajouter de sucre ou d’autres produits sucrés – sont excellents pour un diabétique car riches en antioxydants. L’eau, plate ou gazeuse, est à boire à volonté et reste la boisson de référence.

À savoir

À savoir

Et les édulcorants ? C’est une possibilité pour le diabétique mais il ne faut pas en abuser ! Car certaines études ont montré que la consommation régulière d’édulcorants semblait perturber le microbiote intestinal et favoriser le développement d’une inflammation, peu propice à l’équilibre d’un diabète. Il faut surtout se déshabituer du goût sucré à outrance.

 

Un diabétique averti vit plus et mieux

Côté traitements, tous les espoirs sont permis. Les médicaments se multiplient et s’affinent dans leurs objectifs. La pompe à insuline devient toujours plus performante. Le pancréas artificiel sera peut-être la réalité de demain… En attendant, il est tout à fait possible d’équilibrer son diabète en soignant son alimentation et son hygiène de vie. En effet, on peut contrôler la quantité de glucose qui arrive dans le sang en mangeant varié et équilibré. On peut augmenter la pénétration du glucose dans les cellules en pratiquant régulièrement une activité physique. Et optimiser son système cardiovasculaire en évitant le stress et en dormant bien. Bref, tout est important !

Au menu de la journée idéale

Une personne diabétique doit plus que jamais manger sain et équilibré – et ne pas sauter de repas. Pour les boissons, on privilégie l’eau, du thé et un peu de café.

• Au menu du petit déjeuner : un laitage nature, un fruit frais ou une compote sans sucre ajouté, du pain « tradition » ou des céréales complètes, thé ou café. Éviter confiture, miel, sucre.
• Le déjeuner comprend un plat – viande, poisson ou œufs et mi-légumes, mi-féculents –, un laitage ou une part de fromage, un peu de pain « tradition », un fruit.
• Pour la collation de l’après-midi, prévoir un fruit, un laitage nature et éventuellement quelques amandes.
• Le dîner repose sur une assiette composée de légumes et d’un peu de féculents et, pour ceux qui le souhaitent, d’un peu de poisson, de viande ou d’un œuf, suivie d’un laitage nature et d’un fruit. Le chocolat noir du soir est autorisé !

Contrôler l’impact du diabète

Le diabétique doit surveiller ses glycémies régulièrement (avant et après chaque repas quand il est sous insuline) et lors de bilans trimestriels (glycémie à jeun et taux d’hémoglobine glyquée, qui doit être inférieur à 7% chez un adulte). De plus, chaque année, il faut faire un bilan plus complet comprenant la surveillance des cibles du diabète – les yeux, les reins, le cœur et les vaisseaux, les nerfs, les pieds, les dents. Ce check-up permet au diabétique de mesurer l’impact de sa maladie sur sa santé et de s’en féliciter ou au contraire de viser à faire mieux. De plus, maigrir est nécessaire en cas de surpoids – le simple fait de perdre du poids suffit à diminuer les glycémies et conduit à baisser les doses de médicaments. Par ailleurs, la chirurgie bariatrique, réservée aux personnes obèses, a montré toute son efficacité quant à la disparition d’un diabète débutant dans le mois ou le trimestre suivant l’opération.

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Sport : un vrai médicament

Bouger est un médicament pour le diabétique car les muscles en mouvement captent le glucose et contribuent ainsi à faire baisser les glycémies. Il faut donc marcher tous les jours au moins 45 minutes, privilégier les escaliers aux ascenseurs et faire du sport deux à trois fois par semaine. Toujours se munir d’un peu de sucre ou de biscuits sucrés pour réagir en cas d’hypoglycémie pendant l’effort. Avoir sur soi sa carte de diabétique.

Relaxation verte

Le stress et le manque de sommeil augmentent la sécrétion d’hormones du stress (adrénaline, cortisol) qui font monter la glycémie. Il faut donc éviter ces situations et veiller à un sommeil de qualité et suffisant (au moins 7 heures par nuit) ; pratiquer des activités de relaxation de type yoga, Pilates… et marcher en pleine nature !

La réflexologie nous veut du bien

Bien plus qu’un massage plantaire, la réflexologie soigne de nombreux maux du corps et de l’esprit. Découvrez son fonctionnement et ses vertus.

 

La réflexologie est une pratique qui existe depuis la nuit des temps. On retrouve des preuves de son existence chez les Égyptiens, sur les bas-reliefs de la nécropole de Saqqarah (environ 2 300 av J.C.), où l’on voit des massages des mains et des pieds. Chez les Incas, le massage des pieds était considéré comme un art sacré, et en Chine, le « Nei Ching », célèbre livre de médecine chinoise que l’on situe entre 4 000 et 1 000 av. J.-C., mentionne aussi la réflexologie. Cette pratique douce et naturelle soulage de nombreux maux et apporte des bienfaits durables. Mais comment masser les pieds peut soulager des problèmes d’estomac ? Brice Caumont, réflexologue, maître enseignant Reiki et masseur bien-être, nous éclaire.

 

BIEN-ÊTRE & santé : Quelle est votre définition de la réflexologie ?

Brice Caumont : Difficile à résumer… mais je vais essayer ! Cette pratique vise à mobiliser les processus d’auto guérison du corps, afin qu’il atteigne l’homéostasie, un état d’équilibre qui lui permet de se maintenir en bonne santé. Dans réflexologie, il y a « réflexe », mais il faut aussi entendre « reflets ». L’ensemble de votre corps peut se refléter aussi bien dans les pieds, la main, l’oreille que la langue, sur lesquelles on vient exercer des pressions soutenues, avec le bout des doigts. Chaque zone correspond à un organe, voire à une fonction. Travailler sur le reflet va avoir un impact direct sur l’organe ou la fonction. Par exemple, si vous avez fait un dîner arrosé hier soir, vous avez mal au foie et êtes un peu nauséeux, le réflexologue va aller travailler la zone du foie sur les pieds en allant « cheniller » dessus.

 

BES : Cheniller ?

BC : C’est le terme technique qui désigne la technique de base du réflexologue. En utilisant le pouce, on va appuyer / relâcher / appuyer/ relâcher, ce qui nous fait avancer à la manière d’une chenille.

 

BES : Comment fonctionne la réflexologie ?

BC : Il existe différents types de réflexologie. D’abord dans les zones travaillées : si les pieds sont la zone où les réflexologues travaillent en priorité, il existe aussi des techniques de réflexologie sur les mains, les oreilles, la langue ou le visage. Mais il y a aussi plusieurs explications de l’efficacité de la réflexologie.

La première repose sur l’idée qu’il existe un arc réflexe du système nerveux, avec tous les récepteurs présents sur la peau connectés au système nerveux. Lorsqu’on travaille sur la zone correspondant à l’organe ou la fonction qu’on souhaite traiter, l’information est emmenée au système nerveux central, qui la traite et l’envoie à l’organe concerné.

On peut aussi envisager l’efficacité de la réflexologie sous l’angle de la mécanique des fluides. Nos cellules sont constituées à 70% d’eau, et leurs cloisons ne sont ni étanches ni rigides. Grâce à cela, l’onde de toucher va se répandre de proche et proche, et selon le chemin suivi dans notre organisme, avoir un effet particulier à un endroit souhaité.

D’autres s’appuient les principes de la Médecine Ayurvédique, certains sont plutôt dans la lignée des américains, qui ont une approche plus mécanique : toutes les approches fonctionnent.

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Pour ma part j’ai été formé sur les principes énergétiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise, qui donnent une grille de lecture du corps et de ses réactions selon les cinq éléments : le bois, le feu, le métal, l’eau et la terre, support nourricier de tous les autres. En travaillant sur l’équilibre énergétique de ces cinq éléments, on aide le corps à trouver son équilibre physiologique : la réflexologie permet d’agir sur les organes afin de créer une nouvelle circulation de l’énergie, plus équilibrée.

 

BES : Pouvez-vous nous expliquer comment se passe une séance de réflexologie plantaire ?

BC : En séance, nous commençons par interroger le consultant sur le trouble qui l’amène. Ensuite, nous examinons la zone réflexe de l’organe ou la fonction qui correspond à ce trouble. Le point de départ, ce sont les pieds. Il existe des planches des zones réflexes des pieds, qui ne sont pas toutes identiques et ont une riche histoire.

Selon le trouble manifesté par la personne, on va aller travailler d’abord la zone du trouble, puis les zones annexes, ensuite les zones énergétiques et enfin, si besoin, la zone causale. Par exemple, avec une femme qui vient pour des règles douloureuses, on va d’abord examiner son utérus et ses ovaires, puis travailler les zones annexes des muscles du bassin, des abdominaux, les muscles du bas du dos. Ensuite on travaille en énergétique : cette zone est raccordée au mouvement énergétique de l’eau, et les organes qui gèrent cette énergie sont le rein et la vessie, donc je vais aussi voir leur zone réflexe, voire s’ils sont en hypofonction ou hyperfonction. On peut aussi intervenir sur la zone causale, car parfois, l’origine de la douleur ne se situe pas dans la zone où elle apparaît : le réflexologue cherche alors la zone de départ du trouble.

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BES : Sur quelles affections ou pathologies le réflexologue peut-il intervenir ?

BC : Cette pratique fonctionne pour tous les problèmes physiques, de manière générale : les problèmes de cycle, trop courts ou trop longs, les douleurs articulaires (on peut avoir de très bons résultats parfois en une seule séance !), les traumatismes, certains problèmes de dos, les douleurs chroniques… Cela fonctionne aussi pour certaines affections chroniques, comme l’herpès, et aide à faire passer la crise plus rapidement. Des protocoles dédiés d’accompagnement existent pour le cancer et la sclérose en plaques, en complément des traitements existants. Il est toutefois important de rappeler que, si la réflexologie permet de réduire la médication ou vient compléter une approche traditionnelle, elle ne se substitue pas à un traitement médical approprié, et ne remplace pas une consultation chez le médecin.

 

BES : A-t-elle aussi un effet sur le psychisme ?

BC : Oui, la réflexologie a un effet indirect sur le psychisme. On peut y avoir recours pour des problèmes émotionnels ou se libérer d’une addiction, comme le tabac, le jeu ou l’alcool, ou une addiction affective. Lorsqu’on ressent une tension, cela provoque des compensations qui génèrent à la longue des douleurs, dysharmonies et troubles. Quand on commence à relâcher ces tensions, on récupère cette énergie qui était retenue dans ce point de tension et on relâche l’émotion, qui parfois ressort sur la table.

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Merci à Brice Caumont pour ces explications. Si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir les bienfaits de cette thérapie douce, vous pouvez prendre rendez-vous via la plateforme Bliss You et le site du réflexologue.

Le cholestérol, parfois de mauvaise compagnie

Il en faut… mais point trop pour notre bonne santé cardiovasculaire. Or, il n’est pas si facile de le maintenir dans les limites souhaitées. Quelques balises.

 

Vital ! Le cholestérol est vital parce qu’indispensable à la synthèse de nombreuses hormones. Il est aussi un constituant irremplaçable des membranes cellulaires, des neurones en particulier. On ne saurait donc s’en passer. Il provient à 25 % de l’alimentation ; pour le reste, il est fabriqué par le foie, à partir de graisses « saturées ». Si l’on mange trop mal, trop gras saturé donc (viennoiseries, sauces, viandes, etc.) et que l’on bouge trop peu, le foie libère dans la circulation générale du cholestérol en excès… Celui-ci, transporté par des protéines du type LDL, se dépose sur les artères, à l’origine des incidents et accidents cardiovasculaires. À l’inverse, le cholestérol (véhiculé par les protéines HDL) qui rejoint le foie pour y être éliminé par la bile est qualifié de bon puisque, en débarrassant les cellules de leur gras, il est protecteur pour les tissus.

 

Un facteur parmi d’autres

Cela dit, la capacité de notre foie à réguler sa production de cholestérol, l’âge venant – avec son lot de surpoids, de diabète… –, est aussi déterminée génétiquement et certains, pourtant minces, peuvent avoir un cholestérol beaucoup trop élevé.

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Le cholestérol doit être dans une fourchette raisonnable, certes, mais il est inutile, voire contre-productif, de se focaliser sur ce seul facteur de risque cardiovasculaire. À cet égard, le tabac remporte la palme, bien épaulé par l’hypertension artérielle, le surpoids, un diabète, etc. Or, le traitement de première intention d’un cholestérol, alimentation équilibrée et activité physique, est aussi celui d’un diabète de type 2 ou d’un surpoids.

Réponses d'expert : et les triglycérides, comptent-ils pour du beurre ?

Réponses d'expert : et les triglycérides, comptent-ils pour du beurre ?

Pr JEAN FERRIÈRES
Cardiologue au CHU de Toulouse, Fédération française de cardiologie, www.fedecardio.org

Ce sont des graisses qui circulent dans le sang et élèvent le risque vasculaire quand ils sont véhiculés par les mauvais transporteurs, à l’image de ce qui se produit pour le cholestérol. Pour mieux apprécier le risque, on se base sur le « contexte clinique » d’une part, c’est-à-dire l’histoire familiale vasculaire (un infarctus du myocarde survenu précocement chez un ascendant par exemple), un surpoids combiné à une sédentarité, etc. Sur le dosage des apolipoprotéines B d’autre part, non remboursé certes, mais reflet plus sûr des « mauvaises » graisses.
Au-delà des mesures diététiques, moins de graisses, mais aussi de sucres et d’alcool (pour les triglycérides), et des efforts d’activité physique, dont les résultats sont souvent « injustes », poids de la génétique oblige, on peut donner une combinaison de médicaments (fibrates et statines) si le risque le justifie.

Prévenir ou traiter

Les solutions « hypolipémiantes » ne manquent pas, l’objectif étant d’abaisser ce cholestérol dans certaines limites, déterminées en fonction de son histoire familiale et personnelle d’accident vasculaire. En fonction également de ses autres facteurs de risque – on, et votre médecin avec vous !, est forcément plus exigeant en cas de cumul…

Tabler sur les aliments « vertueux »

D’autant qu’ils sont bien utiles aussi pour les autres facteurs de risque vasculaire qui multiplient (et non pas seulement additionnent) le risque… Il s’agit de privilégier les acides gras insaturés, et notamment les « polyinsaturés », ceux que l’on retrouve dans les graines et les huiles végétales, les poissons gras. On préfère aussi les phytostérols (des graines et des huiles végétales), des composés naturels qui limitent l’absorption du cholestérol. Les fibres solubles des fruits, légumes et produits céréaliers (avoine ou graines de chia) embarquent avec elles les graisses. À assaisonner d’une poignée d’amandes, de noix ou de noisettes, qui ont fait la preuve de leurs effets bénéfiques cardiovasculaires. Enfin, mieux vaut contrôler ses apports en sucre, gras, alcool et sel que de faire l’impasse sur les aliments riches en cholestérol uniquement.

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Ne pas se dispenser d’activité physique

Bouger régulièrement, au moins 30 minutes 5 fois par semaine, et ne pas rester assis plus de deux heures d’affilée, sont des conseils de bon sens… À la clé, et toutes les études le montrent, un LDL cholestérol et des triglycérides abaissés, un HDL augmenté, et en prime un meilleur contrôle de la pression artérielle.

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Les statines sur prescription

Si les changements diététiques et de mode de vie n’ont pas donné de résultats suffisants, leur pertinence est appréciée au cas par cas… Les statines sont particulièrement indiquées en prévention secondaire d’un premier incident vasculaire, quand abaisser le LDL cholestérol en deçà d’une certaine valeur est déterminant pour la suite des événements vasculaires.

Les nouveaux médicaments

On peut y associer aujourd’hui, si le LDL-c ne descend pas en dessous de 0,7 g/l ou si, dans le cadre notamment d’une hospitalisation en urgence pour une angine de poitrine, le LDL-c ne baisse pas d’au moins 50 %, un inhibiteur du récepteur digestif du cholestérol qui en réduit l’absorption.

 

Interpréter les analyses

Interpréter les analyses

Le cholestérol doit être mesuré une fois tous les 5 ans à partir de 40 ans si l’on n’a pas de facteur de risque particulier… Le cholestérol total est normal jusqu’à 2 g/l, le taux de LDL cholestérol ne devant pas dépasser 1,6 g/l et celui de HDL devant être au-dessus de 0,45 g/l. Et le taux de triglycérides inférieur à 1,5 g/l. Cholestérol total et triglycérides figurent tous deux dans le bilan lipidique (ou « exploration des anomalies lipidiques ») demandé par le médecin. C’est l’ensemble, cholestérol et triglycérides, qu’il faut considérer pour évaluer le risque vasculaire… Or, un bilan lipidique tel que pratiqué habituellement ne reflète pas la réalité de ce risque puisqu’il mêle bon et mauvais cholestérol, mais aussi bons et mauvais triglycérides, véhiculés par des transporteurs qui en font, ou non, des petites bombes à retardement. Le dosage des apolipoprotéines B, qui assurent les déplacements des mauvais cholestérol et triglycérides à la fois, est plus informatif sur le risque…

 

Autre solution : les anti-PCSK9. Elle est destinée, à l’heure actuelle, exclusivement aux patients souffrant d’hypercholestérolémie familiale qui recourent (ou sont des candidats) à une LDL-aphérèse (une épuration sanguine du LDL cholestérol « subie » pendant 2 à 4 heures en moyenne, toutes les deux semaines).

 

À lire

À lire

Ma bible de l’alimentation anticholestérol, de Anne Dufour et Carole Garnier, aux éditions Leduc.s, pour comprendre le cholestérol et ses déterminants, connaître les (57 !) aliments anticholestérol et tester 150 recettes gourmandes.

Quel sport choisir quand on a mal au dos ?

Pour prévenir les lombalgies et autres douleurs lombaires, halte à la sédentarité et place au sport. Nos conseils pour choisir la bonne activité, et pour bouger tout en préservant votre dos.

 

Si l’on en croit les derniers chiffres d’une étude OpinionWay pour Vexim, neuf Français sur dix ont déjà eu mal au dos. C’est véritablement le mal du siècle ! Est-ce pour autant un bon prétexte pour ne pas faire de sport ? Au contraire : l’activité physique peut être bénéfique pour les douleurs de dos, à condition de bien la choisir et de prendre les précautions nécessaires.

 

La sédentarité : ennemi n°1 de la colonne vertébrale

La colonne vertébrale est faite pour bouger. La preuve : la principale cause des maux de dos, c’est la sédentarité ! Il faut donc d’urgence bouger pour prévenir et résoudre les douleurs dorsales.

Par ailleurs, un grand nombre de personnes pensent encore que quand on a mal au dos, il vaut mieux ne pas bouger et se mettre au repos. On sait aujourd’hui que c’est faux ! Le repos va entraîner une perte au niveau des muscles et de la souplesse, ce qui ne fera qu’aggraver le problème. Au contraire, en pratquant une activité adaptée, on va renforcer les muscles de son dos, et donc alléger le poids sur la colonne, ce qui permettra de soulager le dos.

 À lire aussi : Comprendre et traiter le mal de dos

 

Les sports anti-mal de dos

Les activités les plus douces doivent être privilégiées. C’est le cas par exemple de la marche, et de toutes ses variantes : marche rapide, marche nordique… Les impacts sont moindres qu’avec la course à pied, et l’activité fait travailler tout le corps. Pensez toujours à vous grandir pendant l’effort pour alléger le poids sur votre colonne.

Autre sport à privilégier : le vélo d’appartement. À condition toutefois de bien régler sa selle afin de garder le dos bien droit, et de ne pas être penché en avant (c’est l’avantage du vélo statique par rapport au vélo classique).

Vous pouvez aussi pratiquer certaines activités comme le yoga. Des études ont montré que cette pratique offrait des bénéfices santé sur le mal de dos mais aussi les douleurs articulaires ou la santé générale. Attention toutefois à certaines postures en torsion, en hyperflexion ou en hyperextension de la colonne, qui peuvent être déconseillées chez certaines personnes. Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professeur formé.

En cas de douleurs lombaires, pensez également à la natation, et plus précisément au crawl et au dos crawlé, les deux seules nages bonnes pour le dos (car dans les autres nages, le dos se creuse).

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Douleurs lombaires : les sports à éviter

De manière générale, pour préserver sa colonne, il est important d’éviter les sports qui « tassent », où il y a des secousses verticales, comme l’équitation, le jogging… Prudence également avec les activités qui jouent sur les impacts rapides, les rebonds, les arrêts brutaux comme le tennis. Enfin, attention aux sports asymétriques, qui sollicitent toujours le même côté du dos. C’est le cas par exemple des sports de raquette.

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Les conseils pratiques en plus pour préserver votre dos

Si vous n’avez pas fait de sport depuis longtemps et/ou si vous avez une pathologie du dos spécifique, il peut être utile de faire un bilan complet chez votre médecin avant de vous lancer. Il pourra aussi vous orienter vers les meilleurs sports à faire en fonction de votre profil. N’hésitez pas également à faire appel aux services d’un coach médico-sportif, qui pourra élaborer avec vous un programme spécifiques et personnalisé.

Quelle que soit l’activité physique choisie, il est important de choisir des chaussures adaptées pour préserver la santé de votre dos. Pour ne pas vous tromper, demandez conseil à un vendeur spécialisé. N’oubliez pas également de vous échauffer avant l’effort. C’est essentiel pour mettre votre organisme en conditions tout en douceur. Et après l’effort, pensez aux étirements !

Enfin, écoutez toujours votre corps ! Ne forcez pas. Au moindre doute, demandez conseil à un spécialiste (médecin du sport, ostéopathe…).

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Favoriser sa fertilité

« Existe-t-il des compléments alimentaires favorisant la fertilité ? », Myriam, 36 ans.

 

De récents travaux ont permis de déterminer que l’équilibre alimentaire et l’hygiène environnementale se répercutaient sur la fertilité féminine. Un terrain sain augmente en toute logique les chances de tomber enceinte. À l’inverse, des problèmes de santé ou des carences nutritionnelles les diminuent. Cependant, dans ce dernier cas, donner un petit coup de pouce à la nature est possible. Il existe en effet en pharmacie des compléments alimentaires destinés à combler les éventuels manques en nutriments indispensables à la fécondité. En tête de leur composition : l’acide folique, ou vitamine B9. Si cette vitamine est connue pour favoriser le développement du système nerveux de l’embryon, elle est également recommandée pour booster le système ovarien. D’autres vitamines viennent compléter son action : la D, dont le manque réduit les chances de concevoir ; la C et la E, de puissants antioxydants qui œuvrent contre les radicaux libres néfastes à la maturation ovocytaire. Côté minéraux, le zinc et le sélénium sont aussi plébiscités. Ils interviennent dans la spermatogenèse et la production hormonale.

 À lire aussi : 10 ennemis de la fertilité du couple

 

Généralement conseillée trois mois avant la conception, la prise de ces compléments alimentaires réclame bien sûr que l’on stoppe la contraception. Et certaines précautions : l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) souligne l’importance de ne pas cumuler les sources de vitamines et minéraux sans suivi biologique régulier.

 À lire aussi : Fertilité en baisse : le point sur les causes

« Vivre avec une Mici, ce n’est pas facile… »

Aurélie, 24 ans, souffre d’une maladie de Crohn, maladie inflammatoire chronique de l’intestin (Mici), découverte lorsqu’elle venait juste de fêter ses 18 ans.

 

Je venais de passer et de réussir mon bac à 18 ans. Alors que j’aurai dû être super-contente et penser à ma nouvelle vie d’étudiante, j’ai commencé à avoir des douleurs quotidiennes au ventre qui s’accompagnaient de diarrhées, de ballonnements et de vomissements à répétition. Je me vidais plusieurs fois par jour : ce n’était vraiment pas facile à vivre. Je n’en ai pas tout de suite parlé, pensant que j’avais une gastro.  Mais cela a perduré et j’étais de plus en plus fatiguée. Je dormais beaucoup, je ne voulais (et ne pouvais) plus sortir le soir avec mes amis. Je ne mangeais presque plus rien et avais beaucoup maigri. Ma famille ne comprenait pas ce qui se passait, ni mon généraliste d’ailleurs.

 À lire aussi : Les maladies intestinales

 

J’ai passé des tas d’examens à l’hôpital, une coloscopie, une fibroscopie…et finalement on m’a annoncé que j’avais une maladie de Crohn en m’expliquant que je l’aurai toute ma vie…Un choc ! Triste et déprimée, je ne voulais plus sortir pour être sûre de ne pas avoir le problème d’une envie urgente et de ne pas trouver de toilettes. Je n’avais plus confiance en moi. La plupart du temps, je restais enfermée à la maison avec le lourd secret de cette maladie. Il est en effet, très délicat d’en parler à ses amis, d’expliquer qu’on a des diarrhées… C’est dommage que la maladie soit mal connue et encore taboue. Souvent je me suis sentie humiliée, je me disais que les gens m’entendaient lorsque j’étais aux toilettes. Aujourd’hui, j’ai accepté ma maladie, j’en parle plus facilement. Et je pense que si on le vit bien, cela se passe mieux avec les autres.

Les anti-inflammatoires ne me calmant pas, je suis passée à la biothérapie. Depuis, je me sens mieux car j’ai beaucoup moins de poussées. Actuellement en rémission, j’en profite pour croquer la vie à pleines dents.

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À savoir

À savoir

L’association François-Aupetit (www.afa.asso.fr) se consacre à l’information et à l’accompagnement des personnes atteintes de Mici et de leurs proches.

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Réponses d'expert : une évolution imprévisible

Réponses d'expert : une évolution imprévisible

Pr LAURENT PEYRIN-BIROULET
Gastro-entérologue, CHRU Nancy

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, c’est-à-dire la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH), sont deux affections fréquentes puisqu’elles touchent 250 000 personnes en France et 3 millions en Europe. Et à chaque décennie, on constate qu’elles sont en augmentation constante. Ces maladies restent très invalidantes et incurables car nous n’avons que des traitements suspensifs. Les traitements médicamenteux ont fait des progrès avec l’arrivée des biothérapies, désormais utilisées en première ligne dans la maladie de Crohn. Depuis l’arrivée des anti-TNF il y a vingt ans, le panel de molécules s’est élargi. Mais un problème subsiste toujours, on ne peut pas prédire l’évolution de la maladie.

Dans la maladie de Crohn, 1 patient sur 2 requiert une chirurgie et dans la RCH 1 patient sur 10 environ. Mais cette chirurgie n’est jamais curative : 8 patients sur 10 récidivent dans les deux maladies, et il y a de nombreuses complications.

Aujourd’hui, on sait qu’il n’existe pas de corrélation entre les symptômes et l’inflammation intestinale. Nous sommes donc amenés à faire un contrôle serré dans la maladie de Crohn pour s’assurer de l’efficacité des traitements. Cette surveillance se fait par endoscopie, IRM, capsule, taux de CRP et dosage de la calprotectine fécale. Notre objectif est que le patient retrouve une vie normale.