AVC : quels sont les symptômes et comment réagir ?

« Comment se forme un AVC ? Quand et comment réagir ? »Jacques, 41 ans.

 

L’accident vasculaire cérébral (AVC) fait intervenir les artères responsables de l’irrigation du cerveau. Certains AVC ont pour origine le blocage soudain d’une artère avec un retour rapide à l’état normal sans séquelles : c’est l’accident ischémique transitoire (AIT). Il peut résulter d’une occlusion de l’artère par une plaque d’athérome (thrombose) ou par un caillot sanguin (embolie). Parfois l’artère cérébrale se rompt, un hématome se forme avec risques de saignement, on parle d’AVC hémorragique. Les manifestations cliniques dépendent de l’importance de l’hémorragie et de sa localisation.

Les 3 signes caractéristiques

Les principaux symptômes sont la survenue d’un déficit moteur ou sensitif, des troubles de la conscience et de l’équilibre. Les patients hypertendus, coronariens, gros fumeurs, diabétiques sont particulièrement à risque. Les trois signes caractéristiques d’un AVC sont une perte de force, un engourdissement du visage ou d’un membre supérieur, des troubles de la parole. Il faut noter leur heure d’apparition et ne jamais les négliger même s’ils régressent. Ils représentent une urgence absolue.

 À lire aussi : AVC première cause de handicap

 

Appeler le 15 sans délai

Le délai de prise en charge du patient doit être le plus court possible pour éviter la constitution d’un accident irréversible. Au lieu de vous rendre à l’hôpital le plus proche, appelez le Centre 15 qui vous orientera vers un établissement disposant d’une unité neurovasculaire (UNV) spécialisée. Le risque de décès ou de handicap est nettement minimisé lorsque la victime d’un AVC est prise en charge au sein d’une telle unité.

 À lire aussi : AVC : l’éviter, gérer les séquelles

 

Les 10 secrets d’une sieste réussie

Que ce soit une micro sieste ou une maxi, bien faire la sieste nécessite de l’entraînement pour profiter de tous ses bienfaits. Suivez notre mode d’emploi d’une sieste réussie.

 

Plus personne, hormis votre manager peut-être, ne nie les bienfaits la sieste. Plusieurs études1 ont montré que faire la sieste rimait avec une augmentation des performances cognitives et psychomotrices, améliorait la mémoire, le dynamisme et la créativité. Une sieste de 10 à 20 minutes permet de récupérer l’équivalent de 1 à 2 heures de sommeil lorsqu’on la pratique tous les jours, et améliore nos défenses immunitaires en contribuant à la réduction du cortisol, l’hormone du stress. Alors comment apprendre à siester correctement et surtout à la demande ?

 

1 – Choisir son lieu de sieste

Contrairement aux idées reçues, la sieste se fait de préférence ailleurs que dans son lit, réservé pour la nuit. Au bureau, à la maison ou dans un hamac, l’essentiel est d’être le plus détendu possible. Un fauteuil confortable, un canapé seront idéaux, mais un siège de métro convient aussi, le tout est de trouver la bonne position. Isolez-vous du bruit, ou si ce n’est pas possible, munissez-vous de bouchons d’oreille.

 

2 – Se sentir en confiance

Faire la sieste nécessite de s’abandonner au sommeil en se relâchant rapidement, sans crainte d’être dérangé, réveillé ou surpris. Eteignez votre téléphone, fermez la porte à clé, bref, demandez à ne pas être dérangé pendant une vingtaine de minutes. Votre endormissement en sera facilité.

 À lire aussi : Retrouvez le sommeil grâce aux huiles essentielles

 

3 – Soigner sa position

Pour réussir à vous endormir, votre corps doit être le plus relâché possible, mais pas en position allongée, pour favoriser un réveil sans douleur. Vous pouvez siester dans le bus ou le métro en plaçant vos coudes sur vos genoux et votre tête entre vos mains, à votre bureau en posant vos avant-bras sur une table et en posant votre tête dessus. Important : ne croisez pas les jambes ! Pensez à dénouer votre cravate ou/ou déboutonner votre pantalon, jupe ou chemise afin d’être le plus à votre aise possible.

 

4 – Gérer la luminosité

Pour vous réveiller frais et dispo, il est important de ne pas envoyer de signaux contradictoires à l’organisme en le plongeant dans le noir. Laissez les volets ouverts, et contentez-vous d’utiliser un masque si vous avez des difficultés à vous endormir dans la lumière.

 

5 – Choisir son moment

Le moment idéal pour faire la sieste n’existe pas vraiment, chacun doit être à l’écoute de son horloge biologique. On se sent souvent somnolent entre 14h et 15h : si le lieu s’y prête, il faut en profiter pour se laisser glisser dans le sommeil. En revanche, pas de sieste après 17h sous peine d’avoir des difficultés à vous endormir le soir.

 

6 – Programmer son réveil

Si une sieste de 10 à 20 minutes a un effet reboostant, dormir plus longtemps vous laisserait embrumé le reste de la journée et perturberait votre endormissement nocturne. Fatigué ou pas, n’oubliez pas de mettre votre réveil (pas trop fort) pour ne pas rater le coche et vous endormir sans stress.

 

7 – Se mettre en condition

Les novices de la sieste éprouvent souvent des difficultés à se laisser glisser dans le sommeil. Les experts ès sieste le savent, tout se joue sur la respiration. Installez-vous confortablement, fermez les yeux, et prêtez attention à votre respiration. Inspirez profondément, jusqu’à gonfler votre ventre, et expirez le plus lentement possible. Espacez de plus en plus les respirations, en veillant à ce qu’elles restent naturelles, sans à coup. Une fois votre respiration posée, relâchez les tensions dans les différents groupes musculaires en remontant en pensée depuis les pieds jusqu’à la racine des cheveux. Bref, relaxez-vous

 À lire aussi : Différentes méthodes de relaxation et bien-être

 

8 – Astuces pour faciliter l’endormissement

Vous ne vous êtes pas endormi avant d’atteindre le haut du front ? Rien n’est perdu. Visualisez un petit personnage de votre choix muni d’un panier ou un quelconque récipient, et confiez-lui mentalement les pensées qui vous agitent, afin qu’il en prenne soin le temps de votre sieste. Votre esprit en sera allégé. Faites ensuite tourner vos yeux derrière vos paupières fermées plusieurs fois dans le sens des aiguilles d’une montre, puis dans le sens inverse avant de les laisser partir vers le haut. Si malgré tout cela, vous ne réussissez pas à vous endormir, restez dans cet état de semi-veille jusqu’à la sonnerie du réveil, vous sortirez revigoré de cette petite pause, et continuez à vous entraîner, la prochaine tentative sera la bonne.

 

9 – Soigner son réveil

Les bénéfices de la sieste tiennent presque autant à la manière de se réveiller qu’au sommeil lui-même. Lorsque sonne le réveil, n’ouvrez pas immédiatement vos yeux, remettez d’abord votre esprit en alerte. Passez en revue les tâches qui vous attendent dans la prochaine heure, tout en faisant de petits étirements des poignets et des chevilles et en respirant profondément. Une fois votre corps bien réveillé, ouvrez les yeux.

 À lire aussi : Comment bien se réveiller

 

10 – Chercher la régularité

Il n’y a pas de secret : plus vous ferez de siestes, et plus vous vous endormirez et réveillerez facilement. Le corps s’accoutume à cette pause dans sa journée, et se relâche avec beaucoup plus de facilité au fil des semaines. Vous pourrez même à terme être capable de vous réveiller sans mettre de réveil, en fixant mentalement la durée maximum de votre sieste, et réussir progressivement à faire de micro siestes de 3 ou 4 minutes lorsque le besoin s’en fait sentir à d’autres moments de la journée.

Gâteaux de mère en fille

Cuisiner à 4 mains (ou plus…) ne se réduit pas à la passation d’un savoir d’une génération à la suivante. C’est la construction d’une histoire – familiale mais ouverte sur le monde.

 

De la joie de transmettre

Nous avons tous en tête cette vision de la mère et de la fille, complices, réunies dans la cuisine autour des ingrédients d’un plat. Dans les générations précédentes, cette situation était courante. Les femmes se devaient de tenir les fourneaux en main, et donc la transmission du savoir était quasi obligatoire – à moins d’avoir les moyens d’appointer une cuisinière en titre. Elles avaient le temps de faire le marché et de cuisiner, elles pouvaient ainsi s’investir dans la passation du savoir-faire et des fruits de l’expérience. Mais les choses ont bien changé. Les femmes ont beaucoup moins de temps à consacrer à la préparation des repas – il a été divisé par deux en 50 ans. Le savoir-faire personnel a laissé place au savoir-faire industriel. En ville, les adolescent(e)s n’ont qu’un clic à produire pour être servi(e)s à domicile en pizzas, burgers et autres fast-foods. Et les smartphones sont très chronophages…

 À lire aussi : Tisanes : 3 modes de préparation

 

 

Affaires de gènes et de plaisir

Heureusement, il y a de l’espoir. Notons tout d’abord que l’intérêt pour la cuisine est presque une affaire de gènes. En effet, certains enfants manifestent très tôt l’envie et le plaisir de partager de bons moments avec maman ou papa en préparant de savoureux gâteaux (mais pas que…). Gageons qu’ils deviendront des cordons-bleus ! Par ailleurs, cuisiner n’est plus un secret de casseroles jalousement gardé par la reine mère : recette et astuces se partagent désormais sur les sites internet et les réseaux sociaux – c’est une autre forme de transmission.

 À lire aussi : Produits de la ruche, on en fait son miel

 

 

Tous chefs !

Enfin, la cuisine n’est plus une pièce réservée au sexe féminin… Les hommes l’investissent au quotidien sans se réclamer de Brillat-Savarin ou d’Escoffier… Il est d’ailleurs amusant de constater que certains chefs actuels témoignent de leur attachement à leur grand-mère qui leur aurait transmis le goût de la cuisine avec ses bonnes odeurs qui restent à jamais en mémoire…

Redécouvrons donc le plaisir des belles recettes traditionnelles et prenons le droit de les revisiter. Moins de gras, moins de sel, moins de sauces, moins de mijotés… Plus de légumes et de légumineuses (nouvelles ou non), plus d’épices et d’inspirations exotiques. En quelque sorte, sublimer l’ancien par la fraîcheur de la nouveauté.

 À lire aussi : Mets de l’huile (d’olive) !

 

 

Découvrez nos recettes :

 

Extrait de...

Extrait de...

 

LA CUISINE MÈRE FILLE

Par Sandrine Giacobetti, Jeanne B., éd. Larousse, coll. « Beaux livres Larousse Pratique », 192 p., 19,95 €.

 

 

Addictions : quand le cerveau devient accro

Les uns n’arrivent pas à s’arrêter de fumer, les autres de prendre des drogues ou de jouer en ligne… Une aide thérapeutique est souvent nécessaire pour se sortir de son addiction.

 

Toxicomanie, dépendance, addiction… quel mot employer ? Le terme de toxicomanie est aujourd’hui moins utilisé parce qu’il est stigmatisant et centré sur les produits illégaux (morphine, cocaïne, etc.). Le mot dépendance, qui décrit la perte de la liberté de s’abstenir de consommer (tabac, alcool, substances illicites), a été longtemps compris comme une dépendance sur le plan physique, mais il y a aussi une dépendance psychique, souvent appelée craving. Les psychiatres préfèrent maintenant parler d’addiction car le mot anglo-saxon, plus large, recouvre d’autres domaines que l’alcoolisme ou l’usage de drogues. On parle ainsi d’« addictions sans produit » : Internet, achats compulsifs… Pour faire simple, la dépendance est due à un déséquilibre du fonctionnement neurobiologique à la suite d’une consommation régulière d’une substance psychoactive qui conduit à en consommer à nouveau pour ne pas subir les effets désagréables consécutifs à l’arrêt de la prise. L’addiction, quant à elle, définit l’incapacité pour la personne de s’empêcher de consommer les substances en cause bien qu’ayant connaissance des conséquences négatives qui s’ensuivront. Liée à une vulnérabilité de l’individu face aux signaux de plaisir envoyés par la dopamine dans son cerveau, l’addiction se traduit par des comportements compulsifs incontrôlés et irraisonnés qui peuvent aussi s’appliquer à des activités, comme le jeu ou le fait de surfer sur Internet.

 

Drogues légales et illégales : une dépendance physique

De ponctuelle et souvent festive, la consommation d’un produit, qu’il soit légal ou pas, ne dérive pas systématiquement vers l’addiction, mais celle-ci concerne de plus en plus de substances dures comme l’ecstasy et peut devenir rapidement excessive, puis pathologique, avec perte de contrôle et problèmes de santé.

Tabac, le plus addictif

Le tabac cause chaque année, en toute légalité, 66 000 décès notamment par maladies cardiovasculaires et cancers du poumon. « C’est le produit le plus addictif qui soit », a assuré le Pr Jean-Paul Tassin, directeur de recherche au Collège de France lors de la journée d’information Mieux comprendre les addictions*.
• Dépendance renforcée
« La nicotine n’est pas seule responsable de l’addiction, les industriels du tabac l’ont bien compris en introduisant des centaines d’autres composants qui créent peu à peu la dépendance physique. C’est d’ailleurs pour cette raison que les substituts nicotiniques ne sont pas complètement efficaces et que les rechutes sont nombreuses. »

 À lire aussi : Réussir votre arrêt du tabac

 

Alcool, de plus en plus tôt

Contrairement aux fumeurs, tous les consommateurs de boissons alcoolisées ne deviennent pas addicts. L’alcoolisme est cependant responsable de 45 000 décès par an, notamment par cirrhoses, AVC, cancers et accidents. Avec les années, l’alcool retentit aussi sur le fonctionnement cérébral et entraîne des maladies du système nerveux et des troubles psychiques (insomnie, troubles de la mémoire, dépression).
• Jeunes, danger !
Deux phénomènes inquiétants chez les jeunes : le binge drinking, appelé aussi biture express, et le succès des premix, boissons mélangeant des sodas ou des jus de fruits avec des alcools forts.

Du hasch aux drogues dures

• Cannabis et cancer
Illégal en France, il présente un potentiel addictif inférieur au tabac, mais il augmente plus vite le risque de cancer.

Info

Info

EN PERDRE SON LATIN. Le mot addiction aujourd’hui largement utilisé nous vient des pays anglo-saxons, mais son origine est purement latine. Ad dictus signifiait « dit à », c’est-à-dire « l’esclave, celui qui appartient à quelqu’un ».
Le THC (tétrahydrocannabitol) qu’il contient a aussi des effets psychoactifs responsables d’accidents de la route. Son usage augmente et se banalise dès le collège, or il entraîne problèmes scolaires, bouffées délirantes et, plus grave, favorise le déclenchement de la schizophrénie chez les jeunes prédisposés. Et l’on ne sait pas à l’avance si l’on a cette prédisposition !
• Drogues dures
À cause du risque de transmission du sida et d’hépatites B et C, l’héroïne, qui rend très vite dépendant, perd du terrain. Même la consommation de cocaïne, sniffée, injectée ou fumée sous forme de crack (plus toxique encore pour les neurones) qui entraîne une dépendance psychique importante, a baissé. En revanche, l’ecstasy est en hausse et les nouvelles drogues de synthèse à base d’amphétamines prolifèrent. Fabriquées de façon artisanale, elles sont d’autant plus dangereuses que leurs effets sont puissants et leur composition mal contrôlée.

* Organisée par la Fondation pour la recherche (FRC) et la mutuelle Réunica.

Réponses d'expert

Réponses d'expert

PhotoDr Jean-Antoine Girault,
Directeur de recherche à l’Inserm.

« Toutes les drogues n’agissent pas de la même manière, mais elles ont une propriété commune, tabac compris : elles augmentent la libération d’un neurotransmetteur, la dopamine. »

Quel est le mécanisme d’action de la dopamine dans les comportements addictifs ?
Son rôle était déjà connu dans les mouvements et les comportements : elle disparaît dans la maladie de Parkinson et les agonistes dopaminergiques visent à compenser ce manque. Le rôle qu’elle joue dans les addictions a été démontré par des images cérébrales. En provoquant une augmentation excessive de la concentration de dopamine dans une partie du cerveau, le striatum, lequel contrôle notamment le choix des conduites et la motivation, les drogues piratent le puissant système d’apprentissage par récompense. Dupé, le cerveau « grave » la conséquence positive de l’action qui lui a apporté du plaisir et apprend à répéter cette action.

La génétique joue-t-elle un rôle ?
Comme tous les comportements, l’addiction a une composante génétique. Il y a des familles où les conduites addictives sont fréquentes. Des études menées à grande échelle chez l’homme recherchent les gènes responsables, mais il s’agit plutôt de combinaisons de gènes.

 À lire aussi : Expérimentation, mésusage ou addiction?

 

Se libérer de sa dépendance physique et psychique

Quelle que soit l’addiction, il est difficile de s’arrêter, mais c’est toujours possible avec une aide thérapeutique adaptée.

Dire adieu au tabac

Pour l’entourage aussi, la période de sevrage est souvent critique : privé de ses cigarettes, le fumeur éprouve une sensation de manque, il est nerveux, irritable, angoissé, déprimé, il tremble et transpire…
• Votre pharmacien est là !
N’hésitez pas à demander de l’aide à votre pharmacien. Les substituts nicotiniques, patchs et gommes à mâcher, pastilles à sucer… permettent de se déshabituer du geste et de prévenir les symptômes du manque. ll existe plusieurs dosages, à choisir en fonction de votre dépendance physique. Le traitement, d’au moins trois mois, coûte environ l’équivalent d’un paquet de cigarettes par jour, mais l’Assurance maladie accorde une aide forfaitaire de 50 € par an, sur prescription médicale.
• Aides au naturel
Les produits de phytothérapie sont utiles pour diminuer le stress, se dégoûter du tabac et diminuer l’envie de grignoter. La relaxation, l’hypnose et l’acupuncture peuvent aussi aider. Un autre soutien expérimenté avec succès : un programme d’arrêt par SMS. Le site www.tabac-info-service.fr propose déjà un coaching aux candidats au sevrage.

Alcool, aide médicale

• Une aide indispensable
Comme le fumeur, le buveur excessif qui ne consomme plus par plaisir, mais par besoin, pour fonctionner, devient peu à peu incapable, sans aide, de réduire sa consommation ou d’arrêter. Les cures de désintoxication et surtout les groupes d’entraide comme les Alcooliques anonymes donnent des résultats
• Solution médicamenteuse
L’espoir vient aussi du baclo­-fène, un médicament à l’origine
prescrit dans les contractures musculaires involontaires ou des affections neurologiques comme la sclérose en plaques, déjà utilisé avec beaucoup de succès par certains médecins. Mais attendons le verdict de deux études en cours dans une quarantaine de centres d’addictologie.

Rompre avec la drogue

La prise en charge dans un centre hospitalier ou une clinique spécialisée est le moyen le plus efficace, mais le nombre de centres d’addictologie est limité. En cas de toxicomanie à l’héroïne, un traitement en ambulatoire, en collaboration avec le pharmacien, donne des résultats.

Surtout, il ne faut pas commencer !

Comme l’ont démontré les recherches en neurosciences, la consommation de substances psychoactives modifie durablement le fonctionnement du cerveau. Même des années après l’arrêt de la consommation du produit qui a rendu dépendant, le cerveau se souvient des sensations positives, de la récompense qu’il a reçue. C’est ce qui rend la personne accro si fragile et explique le risque élevé de rechutes. D’où l’intérêt d’associer thérapie comportementale, chez un psychiatre formé, et traitement pharmacologique. Tout le monde ne devient pas dépendant après avoir essayé une drogue, mais c’est plus rapide qu’on ne croit. Pour éviter de tomber dans le piège de l’addiction, mieux vaut ne pas essayer…

 À lire aussi : Sommes-nous tous addicts?

 

«Sans produit»

«Sans produit»

Les addictions comportementales mettent tout autant en difficulté, sociale ou financière notamment.

-Addiction au sexe, également appelée hypersexualité. Elle a fait la une des médias l’an dernier… Mais, explique le Dr Laurent Kabila, psychiatre au Centre d’enseignement, de recherche et de traitement des addictions de l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif, « c’est une vraie maladie, pas une vue de l’esprit ».

-Nouvelles addictions ou addictions sans produit. Ce sont Internet, jeux vidéo, réseaux sociaux, jeux de hasard et d’argent (casino, PMU ou en ligne), achats compulsifs, sport… Des centres spécialisés pour les drogués d’Internet et des jeux vidéo existent déjà à l’étranger et même en France, au CHU de Nantes. Il n’y a pas de traitement spécifique contre la dépendance virtuelle, mais en général on couple thérapie comportementale et médicaments.

Info Web

Info Web

www.alcooletparents.com : site de l’Association entreprise et prévention, réunissant des producteurs de boissons pour la prévention du risque alcool, cette association a enrichi son site Infos Alcool Parents par des avis d’experts.

www.drogues-info-service.fr : site dépendant du Ministère de la santé et placé sous l’autorité de l’Inpes.

 

Des sauces légères !

Pour des salades goûteuses mais légères sur la balance, passez à la vinaigrette allégée, garantie d’un assaisonnement aussi savoureux que diététique.

 

La salade sans vinaigrette, on est d’accord, c’est tristoune, tristoune… Mais huile et mayonnaise représentent un poids calorique non négligeable lorsqu’on essaie de perdre du poids : c’est elles que l’on va réduire au maximum dans la vinaigrette allégée. Comment faire ? On choisit des vinaigres moins acides (cidre, balsamique, xérès, riz, etc.) ou des jus d’agrumes, riches en vitamine et en goût, et pauvres en calories. On supprime la mayonnaise au profit de fromage blanc 0% ou de yaourts 0% aussi. Et si on a besoin de rallonger sa sauce, on verse une cuillère d’eau plutôt que d’huile. Voici le mode d’emploi détaillée pour les sauces les plus courantes !

 

La classique sauce vinaigrette, version allégée

Idéale en accompagnement de toutes vos salades, elle se prépare en un tournemain et vous apporte moitié moins de calories que sa version « non allégée ».

 

sauce vinaigrette

Les ingrédients :

Vinaigre de cidre : 1 cuillère à soupe
Moutarde de Dijon : 1 cuillère à soupe
Huile d’olive vierge extra : 2 cuillères à soupe
Eau : 1 cuillère à soupe
Sel et poivre du moulin : 1 tour de chaque

La préparation :

1/ Dans un bol, versez le vinaigre, et ajoutez un tour de sel.
2/ Ajoutez la moutarde en mélangeant énergiquement à l’aide d’une fourchette.
3/ Incorporez ensuite l’eau, puis l’huile, et fouettez de nouveau jusqu’à obtention d’une sauce lisse.
4/ Apportez la touche finale avec un tour de poivre noir.

 

Sauce piémontaise allégée

Parfait pour vos salades de pommes de terre ou de céleri, cet assaisonnement vous surprendra par sa texture agréable et son goût relevé juste ce qu’il faut.

 

Sauce piémontaise

Les ingrédients :

Vinaigre balsamique : 1 cuillère à soupe
Moutarde de Dijon : 1 cuillère à soupe
Fromage blanc 0% : 2 cuillères à soupe
Huile d’olive vierge extra : 1 cuillère à soupe
Sel et poivre du moulin : 1 tour de chaque

La préparation :

1/ Dans un bol, mélangez le vinaigre et la moutarde en fouettant énergiquement à la fourchette.
2/ Incorporez le fromage blanc, puis l’huile, en mélangeant à l’aide d’un fouet pour bien lisser le mélange.
3/ Assaisonnez à votre goût, et servez aussitôt !

 

Vinaigrette aux agrumes et à la ciboulette

Délicieuse avec une salade d’été, cette sauce apporte une touche vitaminée à toutes vos préparations. On l’aime particuliètement avec une salade à base de thon !

 

Vinaigrette aux agrumes et à la ciboulette

Les ingrédients :

Jus de pamplemousse ou de citron : 6 cuillères à soupe
Ciboulette : 10 brins
Crème fraîche liquide 5% : 25 centilitres
Echalote : 1
Sel et poivre du moulin à votre goût

La préparation :

1/ Dans un bol, versez la crème fraîche liquide et le jus d’agrumes. Mélangez bien.
2/ Lavez et ciselez finement la ciboulette, puis ajoutez-la à votre sauce.
3/ Emincez l’échalote, puis mélangez-la au reste avant de rajouter un tour de sel et de poivre.

 

Vinaigrette allégée version Ch’tit

Cette sauce s’associe à merveille avec les fruits et légumes du Nord, comme les endives (ou plutôt, chicons), patates et pommes !

 

Vinaigrette allégée version Ch’tit

 Les ingrédients :

Huile d’olive vierge extra : 2 cuillères à soupe
Échalote : 1 échalote
Moutarde de Dijon : 1 cuillère à soupe
Fromage blanc 0% : 1 cuillère à soupe
Eau : 1 cuillère à café (ou plus si besoin de rallonger)
Sel et poivre du moulin : à votre goût

La préparation :

1/ Dans un grand bol, mélangez l’eau, la moutarde et le vinaigre de cidre.
2/ Émincez finement l’échalote et ajoutez-la au mélange.
3/ Incorporez l’huile et le fromage blanc en mélangeant bien, sans oublier d’assaisonner pour apporter la touche finale.

Relevez votre salade de quelques noix concassées et de roquefort émietté, vous allez vous régaler.

Les troubles du sommeil chez l’adolescent

La révolution permanente que subit un adolescent, dans sa tête et dans son corps, justifie de dormir 9 heures par nuit pour mieux franchir ce cap. Le problème, c’est qu’il est souvent fâché avec Morphée…

 

Entre 6 et 12 ans, un enfant dort d’un sommeil de plomb. Son organisme le réclame et rien ne parvient à perturber ce besoin de repos nocturne. En revanche, entre 13 et 16 ans, c’est une autre histoire. L’ado en pleine mutation physique, psychique et émotionnelle, a tendance à faire valser tous les codes de bonne conduite. L’heure est à l’extravagance, au rejet des limites, à la soif d’autonomie. Résultat, cette période de métamorphose radicale a une incidence directe sur une des bases essentielles de sa santé : son sommeil. Difficultés d’endormissement, sommeil léger et fragile, phases de fatigue en total décalage avec l’horloge, boulimie de sorties comme de jeux vidéo… Voilà sans doute pourquoi notre ado se couche à des heures indues et fait d’énormes grasses matinées dès que l’occasion se présente.

 

Ennemi n°1 du sommeil : les écrans

Aider votre enfant à franchir ce cap complexe de vie, c’est l’encourager à se défaire de ses mauvaises habitudes aux allures de dépendance. À commencer par sa surconsommation d’écrans en tous genres. Qu’il s’agisse de la télé branchée sur ses consoles de jeux, de son ordinateur ou de son smartphone, l’ado a souvent la connexion maladive. C’est dans la zone refuge que lui offre internet qu’il se perd et égare son sommeil : surfer avant de se coucher met ses neurones en ébullition. La lumière émise par les écrans entraîne une excitation psychologique et dérègle son horloge biologique. Imposez-lui d’éteindre ses écrans deux heures minimum avant qu’il aille au lit. C’est le temps nécessaire au cerveau pour faire baisser le taux d’adrénaline.

 

Pour retrouver un sommeil réparateur

Pour qu’il dorme bien, votre enfant a besoin d’une chambre et d’un lit consacrés au repos. Pas question d’accepter qu’il dîne devant un plateau-repas, en tête-à-tête avec son ordinateur. Encouragez-le également à faire ses devoirs quand il rentre de l’école, et non au moment d’aller se coucher. S’il vous dit avoir mal dormi ou fait une nuit blanche, invitez-le à faire une sieste en début d’après-midi – et pas en fin, pour ne pas perturber l’endormissement du soir.

 

Conseils de Pharmacien : Troubles du sommeil : et si c’était une dépression ?

Conseils de Pharmacien : Troubles du sommeil : et si c’était une dépression ?

Les parents pensent souvent à tort que les troubles du sommeil sont un passage obligé chez l’adolescent. Certes, les bouleversements hormonaux y sont pour beaucoup, mais ils ne sont pas les seuls en cause. Derrière ces affres nocturnes, peut se cacher un état dépressif. La dépression touche de 4 à 8 % des adolescents et se manifeste souvent par de l’insomnie ou, au contraire, de l’hypersomnie ; les deux troubles peuvent s’accompagner de maux de ventre ou de tête. Les tisanes ou compléments alimentaires à base de plantes relaxantes peuvent apaiser certaines tensions de l’ado mais ne peuvent rien contre son mal de vivre. Dans ce cas, une consultation avec un spécialiste est conseillée.

 

Mincir sans faire d’erreurs

Comme tous les ans à la même époque, les conseils pour perdre du poids abondent dans les magazines et sur Internet… Gare aux régimes miracles, farfelus, déséquilibrés voire dangereux pour la santé.

 

Vous avez conscience d’être trop « enveloppé(e) » et vous voudriez maigrir pour être plus séduisant(e), mieux dans votre peau ? C’est bien mais ce n’est pas qu’une question d’esthétique. Les kilos en trop sont néfastes pour la santé. Les compagnies d’assurances savent depuis longtemps que le surpoids (plus encore l’obésité) est un facteur de risque de mortalité prématurée et qu’il est responsable de nombreuses maladies lourdes et handicapantes à long terme. Hypertension, excès de cholestérol, de triglycérides et de sucre (diabète), elles-mêmes responsables de maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC…). Les kilos en trop favorisent aussi la survenue de cancers du côlon, de l’œsophage, du pancréas et du rein, d’apnées du sommeil, d’arthrose du genou et d’arthrite. C’est si vrai que le poids et la taille figurent dans le questionnaire médical accompagnant une demande de prêt immobilier ou d’assurance obsèques pour calculer le montant de l’assurance…

 

Des jeunes de plus en plus gros

Vous n’êtes pas le (la) seul(e) à avoir pris du poids… Dans tous les pays qui adoptent le mode de vie occidental, Inde, Chine, pays du Augmentin, Japon même et certains pays d’Afrique, l’obésité explose de manière alarmante. En France, selon l’enquête ObEpi, elle a doublé entre 1997 et 2012 ; en 2014, 15 % de la population française était obèse et 31 % en surpoids, soit 1 homme sur 3 et 1 femme sur 4. Plus inquiétant encore, l’obésité touche de plus en plus d’enfants, d’adolescents et d’adultes de 25 à 44 ans.

Depuis l’an dernier, pour aider les consommateurs à bien choisir les produits les plus favorables sur le plan nutritionnel, un Nutri-Score étiquette par lettres et par couleurs les boissons et les aliments transformés industriels en fonction de leur teneur en calories, protéines, fibres, fruits et légumes, acides gras saturés, sel, sucre. Certains industriels et distributeurs se sont déjà engagés à l’utiliser mais ce n’est pas une obligation. Et cela suffira-t-il à inverser la tendance ?

Malbouffe à profusion

Les causes du surpoids sont bien connues. En premier la malbouffe, autrement dit une alimentation trop calorique, trop grasse, trop sucrée, trop salée. Et en même temps moins coûteuse donc abordable aux personnes à faibles revenus. Les produits alimentaires les moins chers sont les moins équilibrés du point de vue nutritionnel et font donc le plus grossir : fast-food, chips, pizzas, viennoiseries, charcuteries, sodas… De plus, l’abondance de produits accessibles à toute heure favorise les grignotages. La sédentarité joue également un grand rôle. L’activité physique ayant beaucoup diminué au profit de la voiture, de la télé, d’Internet et des jeux vidéo, nous brûlons moins de calories qu’autrefois alors que nous en ingérons davantage, et pas des bonnes…

 À lire aussi : Connaissez-vous vraiment les règles d’un bon équilibre alimentaire ?

 

Non aux régimes restrictifs !

Vouloir mincir pour retrouver une jolie silhouette et se maintenir en bonne santé, c’est bien. Mais pas n’importe comment sous peine de reprendre très vite des kilos et de courir des risques…

 

Lorsque les vacances approchent, les kilos accumulés commencent à inquiéter et incitent – les femmes en majorité – à vite les perdre avant la fameuse « épreuve du maillot de bain ». D’où le succès des articles, livres et publicités garantissant un amincissement rapide et important… Mais, comme le note le Pr Luc Cynober dans son dernier livre, « s’il y a autant de livres sur les régimes c’est sans doute qu’aucun ne marche bien, du moins dans la durée. Le principal problème est l’effet rebond, c’est-à-dire la reprise de poids à l’arrêt du régime, parfois au point de dépasser le poids initial. De plus, derrière les livres écrits par certains spécialistes très médiatisés se cache un business extrêmement juteux avec la commercialisation de gammes de produits et une communication sophistiquée via des sites Internet ».

 À lire aussi : Calculer son poids idéal, mode d’emploi

 

À savoir : manger végétalien pour perdre du poids ?

À savoir : manger végétalien pour perdre du poids ?

Le régime végétalien dit aussi improprement végane* – sans viandes, poissons, mollusques, œufs, fromages et laitages – ne signifie pas forcément manger équilibré et sain. On peut être végétalien et privilégier frites, pâtes raffinées et bonbons ! Ce n’est donc pas a priori une garantie de perte de poids. Pourtant, c’est en général ce qui se produit, du moins pour les personnes en surpoids qui décident de manger autrement. En partie parce qu’elles reprennent alors leur alimentation en main mais aussi parce que l’index glycémique des céréales complètes, des fruits et des légumes riches en fibres solubles, et de manière générale des aliments non transformés, est bas. La digestion de ces aliments étant plus longue, ils retardent sensation de faim et envies de grignoter. Une étude récente montre qu’au bout de six mois le régime végétalien fait davantage maigrir que le régime végétarien (sans viandes ni poissons, avec laitages et œufs) et surtout deux fois plus que le régime omnivore. Mais attention, il n’est pas facile de manger végétalien et ce mode alimentaire peut induire de nombreuses carences.

* Le véganisme est un mode de vie qui exclut tout aliment d’origine animale et tout produit issu des animaux ou de leur exploitation (chaussures en cuir, vêtements en laine ou soie, cosmétiques…).

 

Ne supprimer aucun aliment

De fait, tous ces régimes restrictifs et rapides (du régime « soupe aux choux » au régime hyperprotéiné) sont difficiles à respecter longtemps et, dès qu’on les arrête, on « refait » de la graisse surtout alors qu’on a perdu aussi des muscles. On recommence alors un nouveau régime qui se termine de la même façon, et ainsi de suite. C’est l’effet yoyo qui entraîne de la frustration et pousse à reprendre ses mauvaises habitudes. Autre effet fâcheux : un déséquilibre nutritionnel mauvais pour la santé. Déficit en fibres, carences en vitamines et minéraux, excès de protéines ou de sel, c’est selon.

Une erreur fréquente consiste à supprimer un groupe d’aliments, les graisses (beurre, huile, fromages) par exemple. Ces matières grasses sont certes très caloriques mais indispensables au bon fonctionnement de l’organisme ; de plus elles ralentissent la digestion et permettent ainsi de se sentir plus longtemps rassasié. Supprimer les féculents et ne manger que des crudités n’est pas plus sensé, explique la diététicienne Sophie Estran. « On a forcément faim et, deux heures après le repas, on se jette sur n’importe quel aliment calorique. Il faut manger de tout – un peu –, pain, pâtes et riz compris. Il ne faut pas non plus supprimer les fruits sous prétexte qu’ils sont sucrés car ils sont nécessaires. Un fruit n’est pas aussi calorique qu’une crème au chocolat ! »

Non au jeûne

Autre erreur répandue : sauter le petit-déjeuner. Or, il est primordial car, après le jeûne de la nuit, l’organisme a besoin d’énergie pour bien fonctionner dans la matinée. Si on ne lui apporte pas son « carburant », il stockera deux fois plus au repas suivant, d’où une prise de poids – l’inverse de ce que l’on cherche. Gare aussi à la fringale de 11 heures. Jeûner comme c’est la mode n’est pas non plus une bonne idée. Si c’est une journée, le corps s’adapte et fait face mais plus de deux ou trois jours, il souffre, en particulier les reins.

Conseils de pharmacien : Des compléments alimentaires

Conseils de pharmacien : Des compléments alimentaires

  • Les compléments alimentaires d’origine végétale sont utiles dans le sens où ils motivent et donnent un coup de pouce. En gélules, sticks, tisanes, boissons, le choix est large :
    – modérateurs d’appétit (à base de konjac, guarana, maté…),
    – substances de lest (algues comme fucus, wakamé et pectines de citron ou de pomme),
    – plantes qui bloquent l’absorption des graisses (psyllium, fenugrec) ou drainent (orthosiphon, bouleau, pissenlit, radis noir…).
  • Les crèmes, gels, sérums et huiles essentielles s’appliquent en massages : caféine, algues brunes, argile, menthol, cèdre, thym…
  • Les probiotiques aident à prévenir les kilos en trop en rééquilibrant la flore intestinale.
  • Surtout pas de produits vendus sur le Net, ils sont au mieux inefficaces et souvent risqués.

 

Menus équilibrés et activité physique

Mettez toutes les chances de votre côté : n’allez pas trop vite, réduisez les apports caloriques sans supprimer totalement un aliment ou une catégorie d’aliments et pratiquez une activité physique.

 

Hors de question de perdre 10 kilos avant l’été. L’approche des vacances peut être un « déclencheur », comme dit Sophie Estran, mais il ne faut surtout pas chercher à perdre autant en un ou deux mois en adoptant un régime trop strict. « Un objectif de 1 ou 2 kilos est plus raisonnable et c’est un bon début. Il faut prendre son temps pour que la perte de poids soit solide et pérenne ».

Se rééduquer

Dans sa pratique hospitalière, la diététicienne commence par demander d’arrêter les grignotages : barres chocolatées, viennoiseries avalées avec le café, au bureau par exemple, très riches en calories et en graisses. Puis de réduire les portions, souvent trop grosses, et aussi de ne pas se resservir à table. « Je ne parle pas de régime, nous avançons ensemble pas à pas en corrigeant les erreurs les unes après les autres. C’est en fait de la rééducation alimentaire… », explique-t-elle. « Je préconise une alimentation équilibrée mais adaptée aux habitudes de vie, à l’âge, etc., et qui ne demande pas trop d’efforts. Sinon ça ne marche pas sur le long terme. » En parallèle, elle prescrit une activité sportive ou physique régulière mais, comme pour l’alimentation, c’est du cas par cas.

En cas de surpoids important ou d’obésité, les conseils d’une diététicienne s’imposent. Malheureusement, déplore Sophie Estran, les consultations ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie. Alors qu’elles permettraient de prévenir des pathologies et des complications coûteuses…

 À lire aussi : 7 bonnes idées pour un apéro léger

 

Réponses d'expert : Qui consulter ?

Réponses d'expert : Qui consulter ?

sophie estranSOPHIE ESTRAN
Diététicienne-nutritionniste au CHU de Nice*

Les personnes en surpoids voulant se faire aider pour maigrir savent rarement à quel professionnel s’adresser. Un(e) nutritionniste ? Un(e) diététicien(ne) ? Un coach en nutrition ? Attention aux confusions ! En France, le terme « nutritionniste » n’étant pas réglementé, n’importe qui peut se déclarer nutritionniste sportif, coach nutritionniste ou micro-nutritionniste par exemple, et par conséquent être incompétent ou se comporter comme un gourou. En fait, seuls les diététicien(ne)s sont des experts en nutrition, en ville comme à l’hôpital ou en institut. Ce sont des paramédicaux qui ont suivi une formation spécifique, ont obtenu un diplôme (BTS Diététique ou DUT Génie biologique option Diététique) et sont enregistrés dans le répertoire Adeli qui recense tous les professionnels de santé de France (pharmaciens, ophtalmologistes, kinésithérapeutes…). Mais, comme le terme « nutritionniste » est employé couramment et à l’étranger, nous avons choisi, en 2008, d’apposer les deux appellations : diététicien-nutritionniste. Pour être sûr d’avoir affaire à un(e) vrai(e) diététicien(ne) diplômé(e), tenu(e) par conséquent de suivre régulièrement des sessions de formation continue, on peut demander à la personne son numéro de diplôme – il figure normalement sur sa plaque ou dans sa salle d’attente. Ou bien chercher sur le site de l’Association française des diététiciens-nutritionnistes** ceux qui exercent dans son département. C’est une garantie.

* Membre de l’Association française des diététiciens-nutritionnistes (AFDN), association regroupant 2 800 professionnels exerçant en libéral.

** www.afdn.org.

 

Maigrir « durable » ?

Peut-on perdre du poids tout en adoptant une alimentation durable, c’est-à-dire « ayant de faibles conséquences sur l’environnement et contribuant à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations présentes et futures » ? A priori, c’est difficile car manger équilibré pour mincir c’est surtout réduire les aliments gras et sucrés et augmenter fruits, légumes et poisson. Or, ces derniers accroissent les émissions de gaz à effet de serre (l’impact carbone). En clair, détaille Nicole Darmon, directrice de recherche à l’INRA Montpellier*, « pour couvrir les besoins énergétiques quotidiens, il faut ingérer plus de deux fois plus de fruits, légumes et poissons que de produits gras et sucrés, très caloriques. Plus la quantité d’aliments consommés est grande, plus l’impact carbone est élevé ! ». Autre défaut, c’est coûteux car une alimentation saine et durable doit contenir peu de composants nocifs, et le bio est plus cher… Malgré tout, explique la chercheuse, il est possible de diminuer d’au moins 20 % les émissions de gaz à effet de serre et de préserver à la fois la planète et sa santé en mangeant équilibré et moins calorique pour un coût raisonnable et sans changer ses habitudes alimentaires culturelles. En privilégiant fruits, légumes et féculents, en réduisant viande, plats préparés et boissons alcoolisées, et en ne modifiant pas l’apport de produits laitiers.

* Symposium organisé par le Cerin (Centre de recherche et d’information nutritionnelles), département santé de l’interprofession des produits laitiers.

 

Info

Info

Trois livres :

  • Tout sur votre poids, Pr Luc Cynober, éd. Michel Lafon, 2018.
  • Mon carnet brûle-graisses, Solange Fleurus, éd. Contre-dires, 2018.
  • Huiles essentielles spécial minceur, Dr Jean-Pierre Willem, éd. Albin Michel, 2018.

Mycoses de l’ongle

« Mes ongles de pied sont épais et se décollent. Comment savoir si c’est une mycose. Si c’en est une, comment la traiter ? », Florian, 31 ans

 

Les mycoses de l’ongle, encore nommées mycoses unguéales ou onychomycoses, sont fréquentes au niveau des orteils et plus particulièrement du gros orteil. Les agents responsables sont des champignons (les dermatophytes). Leur développement est favorisé par la chaleur, un environnement humide (sauna, piscine), une transpiration excessive, des chaussures fermées mal aérées.

Bien identifier les lésions

Il ne faut jamais traiter une onychomycose avant d’avoir fait un prélèvement d’ongle pour confirmer le diagnostic et identifier le champignon en cause. Ce sont souvent des lésions traumatiques répétées qui donnent l’apparence d’une onychomycose. Il peut cependant arriver qu’une vraie mycose survienne sur un ongle trop longtemps endommagé par des activités de sport (jogging, marathon) ou des chaussures trop serrées. Le champignon contamine d’abord la peau entre les orteils et il peut mettre plusieurs mois ou années avant d’atteindre les ongles. Une fois infecté à partir de son extrémité libre, l’ongle perd sa transparence, il s’épaissit, prenant un aspect crayeux, et se fragilise. Les symptômes sont très variables : ongle décollé, de couleur blanc jaunâtre, parsemé de traits ou de taches blanches. La guérison n’est jamais spontanée.

 À lire aussi : Hygiène et fraicheur des pieds

 

Un traitement long et contraignant

Le traitement fait appel à des antifongiques, il dépend de la localisation et de l’étendue de l’infection et du nombre d’ongles atteints. Il doit être instauré rapidement pour limiter l’extension du parasite aux autres orteils. Les traitements locaux sont réservés aux mycoses débutantes, ou ils complètent un traitement oral. Ils sont longs et n’empêchent pas les récidives.

Un progrès notable a été réalisé avec les solutions filmogènes qui permettent la diffusion du principe actif à dose efficace à travers toutes les couches de la tablette unguéale. Leur application doit être précédée d’une toilette soigneuse de la surface de la tablette pour permettre une meilleure pénétration du produit : l’ongle doit être limé et nettoyé avec du dissolvant. L’application doit se poursuivre jusqu’à la repousse d’un nouvel ongle (environ six à douze mois). Il est donc important de respecter la durée du traitement sur plusieurs mois. L’application systématique d’un antifongique sur tous les autres ongles du membre atteint a pour but de prévenir l’extension de l’infection, notamment si les ongles se chevauchent. Un examen clinique après trois mois de traitement local et/ou oral permet d’apprécier l’efficacité du traitement.

 À lire aussi : Ôter la corne des pieds

 

Conseils de prévention associés

Conseils de prévention associés

Cette pathologie est très contagieuse, il convient de respecter des mesures d’hygiène rigoureuses et de traiter tous les foyers sources de (ré)infestation.

• Ne pas porter en permanence des baskets et prendre le temps de les aérer pour y limiter l’humidité.
• Préférer des chaussures confortables avec une semelle intérieure de cuir.
• Privilégier les chaussettes en coton et les changer tous les jours.
• Sécher soigneusement les pieds après la douche, spécialement entre les orteils, en utilisant une serviette personnelle.
• Éviter de marcher pieds nus sur les tapis, les moquettes ou les sols humides. Laver souvent le tapis de bain (à plus de 60°C).
• Utiliser un antitranspirant efficace en cas de transpiration excessive.
• Appliquer un antifongique en poudre dans les chaussettes et les chaussures, y compris les mules d’appartement.
• Ne pas utiliser sur les ongles sains le matériel de soin (lime, ciseaux, brosse) ayant servi aux ongles contaminés et désinfecter le matériel réutilisable.

 À lire aussi : Prendre soin de ses pieds

 

Anxiété légère : pensez aux plantes !

Quand les troubles anxieux sont légers, les médicaments sont inutiles, d’autant qu’ils nuisent à la mémoire et à la vigilance. Certaines plantes, en revanche, ont leur utilité, millepertuis en tête.

 

Nos grands-mères et arrière-grands-mères ne juraient que par la lavande. Séchée en petits sachets à mettre à côté de l’oreiller ou en bouquets à respirer dès que l’anxiété pointait son nez. Depuis, on sait que d’autres plantes sont efficaces contre les états anxieux légers.

 

L’herbe de la saint-jean

Traditionnellement utilisé en applications huileuses pour soigner et cicatriser coups de soleil et petites plaies, le millepertuis a fait la preuve, il y a seulement quelques dizaines d’années, de son efficacité par voie orale contre l’anxiété et la déprime passagère. Des essais cliniques contre placebo (c’est-à-dire contre un produit inerte) ont mis en évidence que « l’herbe de la Saint-Jean » (son autre nom) agissait sur les états dépressifs transitoires et soulageait leurs manifestations : lassitude, désintérêt et troubles du sommeil. Mais il ne suffit pas en cas de dépression installée et profonde. Ses composants spécifiques (hyperforine et surtout hypéricine) agissent directement au niveau du cerveau sur plusieurs neurotransmetteurs dont la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine.

On trouve le millepertuis en pharmacie sous forme d’extraits fluides, de teintures-mères ou, plus pratiques, de gélules et de comprimés. Attention toutefois aux interactions avec certains médicaments dont il diminue l’efficacité : contraceptifs oraux, antiépileptiques, antirétroviraux, médicaments utilisés en chimiothérapie. Il est également déconseillé – notamment aux personnes âgées – de prendre en même temps certains antidépresseurs sous peine de « syndrome sérotoninergique » (nausées, vertiges, maux de tête, douleurs abdominales, agitation, confusion). Mieux vaut donc, avant utilisation, demander conseil à son pharmacien ou son médecin.

 À lire aussi : Le millepertuis, un antidépresseur naturel

 

Passiflore, valériane, houblon…

Griffonia, une plante originaire d’Afrique, peut aussi aider à surmonter des épisodes d’anxiété. Ses graines renferment en effet un précurseur naturel de la sérotonine – un neurotransmetteur très impliqué dans la régulation de l’humeur, du sommeil et de la douleur – et ont un effet anxiolytique avéré. À utiliser sous forme de gélules ou de comprimés.

Autres plantes aux effets à la fois sédatifs et anxiolytiques reconnus : passiflore en infusion, comprimé, gélule, poudre ou extrait fluide. Également ballote, valériane, aubépine, houblon (sauf en cas de cancer hormono-dépendant comme le cancer du sein), escholtzia, rhodiole, éleuthérocoque. Ces plantes sont d’ailleurs souvent associées. Exemples : Euphytose (Bayer), Seriane stress (Naturactive), Séroxyl (Arkopharma), Valdispert phyto stress (Vemedia)…

 À lire aussi : La passiflore, un remède naturel contre l’anxiété

 

et aussi... huiles essentielles et homéopathie contre l’anxiété

et aussi... huiles essentielles et homéopathie contre l’anxiété

  • Les huiles essentielles de lavande, marjolaine, mélisse et géranium rosat (Cosbionat-Dr Valnet), à appliquer en massage sur les tempes, les poignets, au niveau du plexus solaire ou sur la voûte plantaire, sont indiquées dans les troubles anxieux légers.
  • En homéopathie, tout dépend du « terrain » et du type d’anxiété mais le plus souvent : Gelsemium, Ignatia, Argentum nitricum, Magnesia et Kalium phosphoricum (Biomag de Lehning).

 

 À lire aussi : Vaincre le stress grâce aux huiles essentielles

 

Les oligo-éléments : discrets mais vitaux !

Souvent oubliés au profit des vitamines et des minéraux, les oligo-éléments sont pourtant essentiels. Et chaque membre de cette nombreuse famille joue un rôle bien précis dans le corps humain.

 

Parmi les plus connus, citons le fer, le zinc, le cuivre, le fluor, l’iode, le sélénium, le chrome… Mais il en existe encore bien d’autres. Ils ont tous en commun d’être nécessaires au corps humain en très petites quantités (moins de 100 mg par jour). Chacun d’eux a son rôle à jouer. Pour être sûr(e) de ne pas en manquer, le plus simple est de ne supprimer aucun aliment de son alimentation, car ils sont tous complémentaires.

 À lire aussi : Les 13 vitamines et leurs rôles

 

Le chrome : un oligo-élément en prévention du diabète ?

Cet oligoélément est très original car, de tous les oligoéléments, il est le seul à pouvoir augmenter la sensibilité des cellules à l’insuline. En somme, il contribue à régulariser le taux sanguin de glucose. Il est surtout présent dans la levure de bière, le foie de veau, les œufs et les végétaux.

 

Le fer, pour les femmes et pour l’oxygène des cellules

Cet élément est indispensable à l’oxygénation des cellules car il entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges. Les femmes en ont des besoins élevés, en raison des menstruations. Et durant la grossesse, ces besoins sont doublés. Le manque de fer s’observe chez une femme sur deux car elles mangent en général trop peu de viande, en particulier de viande rouge. La carence en fer est quasi systématique chez les végétariennes et les végétaliennes. Un traitement de trois mois par sel ferreux est en général nécessaire. Une fois la carence corrigée, il faut bien sûr manger davantage d’aliments riches en fer : deux ou trois fois par semaine de la viande rouge, de la viande blanche, des moules, du poisson, des œufs, des légumes secs. Cette préconisation reste valable pour tous, et au long cours !

 

L’iode en lien avec la tyroïde

La glande thyroïde est la chaudière du corps humain. En cas de manque d’iode – il s’observe chez 20 à 25 % des adultes –, elle fonctionne moins bien (on parle alors d’hypothyroïdie) et provoque fatigue, frilosité, prise de poids et constipation. La prise d’hormone thyroïdienne est souvent nécessaire, accompagnée du respect des conseils nutritionnels – en privilégiant les poissons, fruits de mer, œufs, lait. Une assiette de moules apporte à elle seule deux fois le besoin quotidien en iode.

 À lire aussi : Cap sur les fruits de mer et leurs bienfaits

 

Le sélénium : un puissant antioxydant

Cet oligoélément lutte contre les phénomènes d’oxydation. Il est fréquent d’en manquer lorsque l’on exclut totalement de son alimentation les poissons et les fruits de mer. Un beau filet de poisson couvre quasiment le besoin quotidien en sélénium !

 

Le zinc, stimulant de l’immunité et antioxydant

Très utile, le zinc ! Il stimule les défenses immunitaires, aide à la cicatrisation des plaies et lutte contre l’oxydation des cellules. Il est surtout présent dans les viandes, les poissons, les fruits de mer (en particulier les moules et les huîtres), les œufs et le lait. Comme tous les oligoéléments, il est peu sensible à la cuisson et se retrouve donc préservé dans vos assiettes. Profitez souvent des moules et des huîtres !

 

Conseils de Pharmacien : Non aux impasses !

Conseils de Pharmacien : Non aux impasses !

Les oligo-éléments sont répartis dans tous les aliments. Il est donc très important d’avoir une alimentation variée. Supprimer des familles entières d’aliments, c’est risquer des carences.

oligo

 

 À lire aussi : Glucides, lipides, et protéines : à quoi servent ils ?