Sinus congestionnés, gare !

Tant que les écoulements ne sont pas purulents, la sinusite ou « rhume de cerveau » comme on l’appelle communément peut se soigner naturellement.

 

Quand les sinus sont enflammés, les symptômes sont marqués : douleurs en barre au-dessus des orbites, en dessous de l’œil ou à l’arrière des yeux, œdème, tête lourde, surtout penchée en avant, fièvre, fatigue et mouchage plus ou moins purulent.

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Laver et drainer

Premiers gestes : laver le nez avec un spray d’eau de mer ou d’eau thermale soufrée pour stimuler l’écoulement des sécrétions accumulées dans les sinus. Et boire régulièrement des infusions de thym qui possède une action fluidifiante. D’autres plantes, en phytothérapie et en aromathérapie, permettent de soulager et de nettoyer les sinus en profondeur : primevère, euphraise, plantain, niaouli. Il est important de drainer rapidement les mucosités accumulées car si les sinus restent trop longtemps obstrués, des bactéries peuvent s’y développer. C’est une surinfection bactérienne.

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Inhaler et masser

Justement, prudence si l’écoulement est déjà jaunâtre. Tisanes et lavage du nez ne suffisent pas. Passez aux inhalations de thym (des feuilles séchées dans un bol d’eau bouillante) plusieurs fois par jour. Respirez quelques gouttes d’HE de ravintsara sur un mouchoir plusieurs fois par jour. Pour les enfants, préférez les huiles essentielles de lavande ou d’eucalyptus, plus agréables. Et massez doucement les sinus avec une HE d’eucalyptus, mais si c’est trop douloureux, appliquez au niveau des sinus un cataplasme d’argile verte et d’huiles essentielles (aloe vera, lavande, pin silvestre, romarin, girofle).

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Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Quand l’écoulement est vraiment verdâtre, l’infection bactérienne est certaine. Dans ce cas, voyez votre médecin car un traitement antibiotique est sans doute nécessaire. En attendant, faites des inhalations avec des complexes d’huiles essentielles prévues à cet effet.

 

8 incontournables pour des fesses en béton

Vous rêvez d’avoir de jolies fesses ? Découvrez les meilleurs exercices pour muscler vos fessiers et obtenir un galbe parfait.

 

Commençons par un petit cours d’anatomie. Une fesse est composée de trois muscles, qui, insuffisamment sollicités, pendouillent sans panache, provoquant un effet « fesse plate », ou « fesse en goutte d’huile » dont on se passerait volontiers, surtout lorsqu’il s’accompagne de cellulite.

Le grand fessier, le plus volumineux des trois, est celui qui donnera à votre popotin ce joli effet rebondi dont on rêve toutes. Le moyen fessier, situé sur le côté du bassin, est épais et en forme d’éventail : il galbe le haut de la fesse. Le petit fessier, situé plus en profondeur, joue le même rôle que le moyen fessier et prévient les débordements disgracieux sur le côté. Il n’y a pas de secret, la meilleure façon d’obtenir des fesses de rêve, c’est d’entraîner ces trois muscles et de chouchouter cette zone stratégique ! C’est parti pour le show ?

 

1 – Se la jouer pédale dure

Et ressortir sa bicyclette plutôt que de s’asseoir dans le bus ou sa voiture. Le vélo, en plus de muscler les cuisses et galber les mollets, tonifie en profondeur les fessiers : on pratique donc sans modération, sur route ou carrément en salle avec des programmes ciblés. Variante sportive : le roller, le ski ou le surf sollicitent aussi beaucoup les fessiers.

 

2 – Prendre l’escalier

Plutôt que l’ascenseur. Monter des marches sollicite tous les muscles de la jambe : accentuez cet effet vertueux sur les fesses en grimpant les marches deux par deux, en poussant bien sur vos jambes. Évitez de vous mettre sur la pointe des pieds, l’effet sur les fessiers sera décuplé avec le pied bien à plat.

 

3 – Ne pas avoir peur de squatter

Lancez-vous dans un programme de squats quotidien, avec une montée en difficulté progressive au fil des jours. Commencez à 10 squats, puis 20 le lendemain, puis 30, etc… Jusqu’à atteindre 100, et poursuivez pendant au moins un mois avec un jour de repos par semaine. Vous serez impressionnée par le résultat de cet exercice finalement assez basique mais redoutablement efficace pour muscler les fessiers. Petit rappel méthodologique : on écarte les jambes à la largeur du bassin, on baisse les fesses en pliant les jambes jusqu’à avoir les cuisses à l’horizontale, et on remonte. N’oubliez pas de contracter les abdos et de placer votre poids sur vos talons.

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4 – Prendre des douches froides

No pain no gain comme disent nos amis anglo-saxons (à prononcer no païne no gaïne pour faire genre). L’eau froide stimule la circulation sanguine, raffermit les tissus et vous fait brûler des calories. Ça mérite bien de frissonner 2 minutes à la fin de sa douche, non ? Abaissez progressivement la température à la fin de vos ablutions, et insistez avec le jet d’eau froide sur le haut des cuisses et les fesses.

 

5 – Hydrater malin

Réchauffez-vous ensuite en vous massant les fesses à l’aide d’une crème minceur à l’action drainante, comme la Crème Minceur Express de Pure Essentiels, à appliquer avant votre crème hydratante classique, ou le Gel Sculpteur Push Up des Trois Chênes, pour un effet rebondi amélioré en quelques semaines.

 

6 – Ne pas couper aux ciseaux

Cet exercice est à faire quotidiennement (en plus de vos squats, tout à fait, no païne no gaïne on a dit !) pour remuscler vos fesses en profondeur. Allongez-vous sur le côté en vous appuyant sur votre coude. Tendez vos jambes pour former un angle de 45° avec votre bassin, et levez votre jambe supérieure 15 fois. Faites trois séries de chaque côté, en effectuant ces mouvements le plus lentement possible pour maximiser leur efficacité.

 

7 – Lever la patte

Nos amis les chiens ont tout compris : chaque fois qu’ils font pipi, ils se musclent le popotin. Placez-vous à quatre pattes, le dos bien droit, et levez l’une de vos jambes, genou plié, jusqu’à amener votre cuisse à l’horizontale. Effectuez 3 séries de 20 de chaque côté, en veillant à ne pas creuser le dos et à garder le bassin bien droit.

 

8 – Manger de la protéine

En plus de limiter le sel, le sucre et le gras dans votre alimentation, faites le plein de protéines qui favorisent le développement des muscles, en les accompagnant de fruits et légumes aux propriétés diurétiques. Pensez bien sûr à boire votre 1.5 litre quotidien.

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Bon entraînement, et surtout, beaux fessiers à l’arrivée !

Récupération : indispensable, et en 4 actes

Trop souvent négligée, la phase de récupération est incontournable pour aider le corps à se régénérer. Après votre séance de sport, adoptez les bons réflexes !

 

Tout exercice physique entame les stocks énergétiques, sollicite le système cardiovasculaire, endommage les fibres musculaires et tendineuses. Que l’on ait les cuisses qui brûlent ou que l’on ne sente presque rien. À la fin de la séance, placez un retour au calme de 5 à 10 minutes. En réduisant l’intensité de votre effort, votre fréquence cardiaque et votre tension artérielle diminuent. Vous retrouvez une aisance respiratoire. Un peu comme pour une voiture, on décélère en douceur et on laisse refroidir le moteur. Ensuite, vient le moment de passer à la pompe, de vérifier le niveau d’huile et d’eau.

 

Étirez

En phase de récupération, le but des étirements n’est pas d’assouplir ni de chercher un certain déploiement articulaire. L’objectif est de relâcher les muscles afin qu’ils retrouvent leur position initiale. Ainsi, en conservant leur longueur de repos, vous éviterez d’engendrer un déséquilibre musculo-squelettique. Pour cela, étirez-les en douceur et sans à-coup. Préférez les étirements passifs et légers. Faites de simples « passages » en ne restant pas plus d’une dizaine de secondes sur les quadriceps, ischio-jambiers, psoas, mollets, fessiers… Procédez de manière réfléchie. Mobilisez les muscles sollicités lors de la séance. Attendez le lendemain, voire le surlendemain, si vous avez fourni un effort intense ou si vous ressentez des douleurs. Vous risquez sinon de continuer à casser les fibres. Même si les avis divergent sur le sujet, les étirements restent un des piliers d’une récupération efficace avec l’hydratation, l’alimentation et le repos.

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Hydratez

On vous serine qu’il faut boire au moins 1,5 litre d’eau par jour. Si cette consommation doit être adaptée selon l’âge ou les conditions météo, elle doit l’être aussi en fonction des activités sportives. Tout travail musculaire produit de la chaleur. Pour éviter la surchauffe, notre corps utilise la sudation. Or, en transpirant, nous perdons de l’eau mais aussi beaucoup de minéraux dont le potassium et de sodium. Ce dernier est impliqué dans les mécanismes de contraction musculaire et joue un rôle majeur dans l’assimilation de l’eau par l’organisme. D’où l’importance de privilégier les eaux riches en minéraux. Elles permettent de se réhydrater de manière plus efficace et de mieux récupérer ses fonctions musculaires. Pour diminuer l’acidité liée à l’effort (acidose), préférez les eaux gazeuses, contenant une bonne quantité de bicarbonates. Elles sont alcalinisantes.

 

Sustentez

Si vous avez un coup de pompe, accordez-vous une boisson sucrée. Mélangez 1/3 de jus de pomme ou de raisin avec 2/3 d’eau riche en minéraux. Le fructose assure la reconstruction des réserves de glucides au niveau du foie. Le glucose restaure celles de sucre au niveau des muscles. En y ajoutant une dose de protéines, vous aiderez à la régénération des fibres musculaires. Le meilleur moment pour les ingérer ? pendant l’heure qui suit votre séance – une sorte de « fenêtre métabolique » qui permet à l’organisme de recharger rapidement ses batteries.

Au repas suivant, évitez les viandes rouges (le corps est déjà chargé en toxines). Préférez les viandes blanches ou le poisson. Misez aussi sur les antioxydants (légumes et fruits) contre les radicaux libres. Optez pour un yaourt aux fruits, une compote ou un fruit cuit. Jusqu’à trois à quatre entraînements modérés, il n’y a pas de besoin supplémentaire particulier. Une alimentation riche, équilibrée et variée suffit.

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Dormez

Les heures passées sous la couette sont essentielles. Pendant que votre esprit se repose, l’organisme veille encore. Hormones et cellules compensent, réparent, restructurent les fibres musculaires ou autres systèmes sollicités pendant l’effort. Dans ce processus, l’hormone GH, dite hormone de croissance et sécrétés par pics lors du sommeil lent profond, joue un rôle très important. Elle active la lipolyse et augmente la quantité d’acides gras libres à des fins énergétiques. Elle stimule la synthèse de protéines. Elle active la reconstruction des muscles, renforce les tissus, les tendons et la densité des os. Prendre soin de soi, c’est prendre soin de son sommeil !

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Réponses d'expert : pour progressez, on se repose !

Réponses d'expert : pour progressez, on se repose !

STEVE COMPAGNON
Coach sportif et fondateur de Pøle, institut de cryothérapie, Paris

Offrez-vous deux jours de récupération dans la semaine. Consacrez le premier à la récupération active – pédalez tranquillement sans aucune résistance : cela améliore l’irrigation des muscles et élimine les toxines.

Mettez au menu du second, sieste, massage, rouleau de massage, bain chaud, sauna, hammam, cryothérapie, acupression, sophrologie ou cohérence cardiaque… Toutes les méthodes de relaxation sont bonnes pour évacuer les tensions !

Le sommeil léger

« Depuis 3 mois, j’ai le sommeil léger et je me réveille fatigué. Puis-je retrouver un bon sommeil sans médicaments ? », Jérémy, 42 ans.

 

La plainte de « mal dormir » recouvre des troubles très divers : difficultés à s’endormir, éveils nocturnes, réveil précoce sans possibilité de se rendormir…

Les causes des insomnies transitoires et occasionnelles sont faciles à identifier : modifications du mode de vie ou de l’environnement, conflit professionnel ou familial, soucis divers, stress… Ces insomnies apparaissent le plus souvent chez des sujets jusque-là sans problème de sommeil et disparaissent avec la cause déclenchante. Les causes organiques sont en relation directe avec des problèmes de santé et nécessitent un avis médical.

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Bien gérer les phases de sommeil

Les meilleurs moyens pour ne pas chercher le sommeil à contretemps sont de connaître et respecter ses propres horaires de sommeil. Les consignes sont simples : se coucher seulement quand le sommeil vient et se relever si le sommeil ne vient pas au bout de vingt minutes. Garder des horaires de lever stables quelle que soit l’heure d’endormissement. Privilégier les activités relaxantes (lecture, musique douce) ou apprendre une technique de relaxation et prendre une douche tiède avant le coucher. Choisir une bonne literie, une chambre sombre et pas trop chauffée (16 °C-18°C), éliminer au maximum les bruits parasites et respecter une bonne hygiène de vie.

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Apprivoiser le sommeil naturellement

Les plantes sédatives sont des aides précieuses pour ne pas tomber dans le piège de l’insomnie et des somnifères. Elles sont sans risque d’effets secondaires ou de dépendance. La valériane restructure le sommeil et améliore sa qualité. L’escholtzia, ou pavot jaune de Californie, induit le sommeil et raccourcit la durée d’endormissement. La passiflore s’intéresse plus à la quantité de sommeil, elle le prolonge. D’autres plantes sédatives ont une action plus douce : aubépine, coquelicot, tilleul, verveine odorante… La mélatonine, hormone naturelle du corps humain, aide l’organisme à s’adapter aux modifications de l’horloge biologique en remettant les pendules à l’heure. Elle favorise l’endormissement, contribuant ainsi à améliorer la qualité du sommeil.

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Quand la peau tire

Déshydratée, sèche… L’hiver, la peau est mise à rude épreuve. La solution : des applications quotidiennes de crèmes à base de plantes émollientes.

 

La peau a beau être une enveloppe souple et solide, elle n’aime pas le froid, le vent, la neige, le gel et l’air sec. Epaisse ou fine, sensible ou non, quelles que soient ses caractéristiques, elle se déshydrate souvent l’hiver, tire, démange, elle est rugueuse, se couvre de dartres, au visage surtout, et parfois se crevasse. Plus encore quand on a un certain âge, que l’on travaille en plein air ou quand on souffre d’un terrain allergique (atopie). Après la ménopause, la baisse du taux d’estrogènes dans le sang peut aussi entraîner une sécheresse de la peau.

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Froid + bureaux surchauffés

Facteur aggravant : l’air sec dans les intérieurs confinés et les bureaux surchauffés. Or plus l’air ambiant est sec, plus il absorbe l’humidité dégagée par l’épiderme et plus les couches superficielles de la peau se dessèchent. D’autres facteurs peuvent encore amplifier les dégâts comme le soleil sur les pentes neigeuses ou l’usage de savons qui éliminent la fine couche de sébum maintenant l’humidité au cœur de la peau.

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Nourrir et adoucir

Des huiles, crèmes, émulsions, gels et produits de bain à base de plantes aux vertus émollientes nourrissent, relâchent et apaisent la peau sèche. Essentiellement au calendula (ou souci des jardins) dont les composés actifs (esters de faradiol*, caroténoïdes*) sont, entre autres, cicatrisants et adoucissants. L’aloès et l’avoine permettent de soulager irritations et démangeaisons.

 

Bons conseils

Bons conseils

Evitez les bains et douches à l’eau trop chaude, privilégiez les savons contenant des substances hydratantes telles que beurre de karité et glycérine. Limitez les boissons contenant de la caféine et de l’alcool qui ont un effet diurétique et favorisent la déshydratation.

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Qu’est-ce que l’eczéma ?

« Quelles pathologies désigne exactement le terme eczéma et comment les différencier ? », Adèle, 28 ans

 

L’eczéma est la plus fréquente des maladies de la peau. Elle motive jusqu’à 30% des consultations en dermatologique. D’origine inflammatoire, elle est non contagieuse et recouvre diverses manifestations. En fait, il existe non pas un eczéma mais des eczémas.

L’eczéma peut se présenter sous forme aiguë ou chronique. Typiquement, les lésions eczémateuses d’apparition récente se présentent sous la forme de plaques prurigineuses (en clair, elles démangent) associées à de petites vésicules emplies d’un liquide clair et à des squames. Les présentations chroniques se traduisent par un épaississement de la peau qui apparaît cartonnée, marquée d’écorchures, de fissures ou de crevasses. Ces lésions peuvent apparaître très tôt dans la vie ; chez le nourrisson, on parle de dermatite atopique. Elles sont souvent associées à un terrain allergique à composante héréditaire comme l’asthme, l’urticaire, le rhume des foins. Des facteurs génétiques, environnementaux et psychologiques peuvent aussi être en cause.

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Après contact avec des agents extérieurs

Votre peau peut réagir brutalement et immédiatement après une seule exposition à des irritants puissants. On parle d’eczéma de contact irritatif, c’est la dermatose professionnelle la plus fréquemment observée (70 à 80 % des cas). Cette réaction peut être plus tardive et résulter d’une sollicitation cutanée excessive et cumulative par des substances diverses telles que l’eau, les savons, les désinfectants. Les lésions sont limitées aux zones de contact avec l’agent causal, elles sont localisées le plus souvent aux mains et parfois aux pieds. La sévérité dépend de la substance déclenchante mais des facteurs mécaniques (frottements, abrasion, coupures), thermiques (chaud ou froid) ou un rayonnement UV peuvent l’aggraver. Il suffit d’éliminer l’agent responsable pour faire disparaître les symptômes mais le plus difficile est de l’identifier.

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Après une sensibilisation allergique

L’eczéma de contact allergique commence par une phase de sensibilisation à un produit allergisant ; la réaction aiguë ne survient que lors de la remise en contact avec l’allergène (généralement 24 à 96 heures après). Les lésions apparaissent d’abord au niveau de la zone de contact puis diffusent souvent pour s’étendre parfois sur tout le corps. Les substances susceptibles de déclencher cette dermatose sont nombreuses dans l’environnement domestique et professionnel. Il est urgent de les identifier rapidement car en devenant chronique cet eczéma va se compliquer et vous ferez d’autres épisodes aigus lors de nouvelles expositions à l’allergène.

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Démangeaisons et complications

L’eczéma évolue en alternant des phases d’exacerbation (poussées d’eczéma) durant lesquelles les symptômes s’aggravent et des phases de rémission. Un eczéma aigu peut évoluer vers la guérison sans cicatrice spontanément ou avec un traitement. Il peut toutefois se compliquer lorsque l’hygiène locale est insuffisante. Sous forme chronique, il devient sec et présente de nombreuses lésions de grattage dues au prurit. L’eczéma lichénifié fait suite à des grattages incessants avec un risque de surinfection ; il peut constituer un réel handicap. La surinfection bactérienne est due le plus souvent au staphylocoque doré (impétigo), elle peut se généraliser avec fièvre et frissons. Les traitements locaux reposent essentiellement sur l’application régulière de produits émollients pour adoucir la peau et réduire la sécheresse cutanée, et les dermocorticoïdes (sur prescription médicale) pour calmer l’inflammation et les démangeaisons.

 

Apprenez à bien respirer

Stress, angoisses, nervosité : la respiration est notre alliée pour s’en débarrasser, à condition de la maîtriser. Libérez-vous grâce à ces exercices de relaxation et de respiration à pratiquer au quotidien.

 

Vous êtes souvent stressé, tendu ? Il vous arrive de ressentir des points de compression au niveau du thorax ? Vos épaules se soulèvent-elles lorsque vous respirez ? Si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes, vous avez une respiration thoracique, c’est-à-dire que vous n’utilisez que le haut de votre corps, ce qui favorise les tensions et augmente l’anxiété. Bonne nouvelle, il existe différentes techniques pour vous réapproprier votre respiration et retrouver votre sérénité.

 

Expérimentez la respiration consciente

La première étape d’une respiration harmonieuse est de reprendre conscience de la manière dont on respire. Les bébés respirent en gonflant le ventre, cela se fait de manière naturelle : avec le temps, les soucis, les non-dits et autres plaisirs de l’âge adulte, on se déconnecte de notre corps et on oublie le chemin naturel de la respiration.

Votre exercice : installez-vous dans une position stable, assis ou debout. Fermez les yeux, et prenez conscience de votre respiration, sans chercher à la modifier. Sentez l’air entrer dans votre nez, descendre dans votre corps. Jusqu’où va-t-elle ? Restez concentré sur votre respiration, sans prêter attention aux idées qui passent. Une minute suffit pour vous reconnecter à votre corps et à ses sensations. Vous vous sentez déjà plus apaisé, sans avoir (encore) rien changé.

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Contractez-vous pour mieux respirer

Non, vous allez voir, ce n’est pas aussi paradoxal que ça en a l’air. Lorsque l’on ressent de la colère, ou toute autre émotion négative, le corps a tendance à se contracter sans que l’on s’en rende forcément compte. Vous réapproprier votre respiration va vous aider à évacuer cette tension et vous sentir mieux.

Votre exercice : les yeux fermés, inspirez par le nez en contractant votre bras droit, du poing jusqu’à l’épaule. Veillez à garder le reste du corps bien relâché. A la fin de votre inspiration, bloquez l’air, comptez jusqu’à 3 et visualisez ce qui vous contrarie dans cette zone contractée. Soufflez ensuite par la bouche en vous imaginant que vous expulsez cette tension en même temps. Répétez la manœuvre avec votre bras gauche, puis les deux bras ensemble. Magique, vous voici de nouveau détendu.

 

Respirez avec le ventre

La respiration abdominale est notre respiration naturelle, celle pratiquée par les bébés et jeunes enfants, celle que nous adoptons lorsque nous recherchons de la détente. Bonne nouvelle, vous pouvez travailler votre respiration vous réhabituer à respirer avec le ventre au fil des entraînements. Vous y gagnerez en détente, et améliorerez votre transit intestinal grâce à un effet massage des viscères, ce qui est toujours appréciable.

Votre exercice : allongez-vous avec les genoux repliés, en collant bien le bassin au sol, et posez un dictionnaire ou tout autre livre lourd au niveau de votre nombril. Inspirez profondément en gonflant le ventre, puis expirez longuement par la bouche en cherchant à expulser tout l’air, jusqu’à la dernière miette. Renouvelez la manœuvre une vingtaine de fois, puis ôtez le dictionnaire : magique, votre respiration s’est amplifiée, votre ventre s’est détendu, et vous aussi.

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Testez la respiration complète

 Vous vous êtes réapproprié la sensation de respirer, vous êtes reconnectés à vos sensations et vos émotions, avez libéré votre respiration abdominale. Bravo. Il ne vous reste plus qu’à coordonner tout ça pour atteindre la respiration complète, qui combine la respiration abdominale, la respiration thoracique et la respiration claviculaire. Cette manière de respirer vous permet d’apporter de l’air dans l’intégralité de vos poumons, d’oxygéner au max nos cellules et de libérer ainsi un max de toxines.

Votre exercice : dans la position de votre choix, mais avec le dos droit, inspirez par le nez et commencez par gonfler le ventre, puis dirigez l’air vers le milieu des poumons en ouvrant les côtes et enfin terminez en dirigeant l’air vers les épaules qui se soulèvent légèrement. Bloquez votre respiration quelques secondes, puis expirez par le nez en suivant trois étapes inverse : laissez tomber les épaules, puis laissez vos cotes se replacer, et enfin terminez d’évacuer l’air en rentrant bien le ventre. N’hésitez pas à forcer lors de l’expiration pour expulser tout l’air possible. Idéalement, l’expiration doit durer deux fois plus longtemps que l’inspiration : comptez dans votre tête afin de vous repérer. Répétez cet exercice aussi souvent que possible dans la journée.

Produits laitiers : bons et utiles à la fois !

Des fromages aux yaourts, la famille des produits laitiers compte beaucoup d’atouts nutritionnels… Découvrons-les.

  

Pays de tradition laitière, la France représente l’excellence fromagère – et le monde nous envie. Nos crèmes sont goûteuses, nos beurres subtils, nos yaourts très variés et nos laits très aimés des enfants (et pas que…). Et leurs qualités nutritionnelles sont réelles.

 

Le lait : avant tout beaucoup de calcium

Un bol de lait (200 ml) apporte en effet 200 à 250 mg de calcium. Le corps d’un adulte nécessitant de 800 à 900 mg de calcium chaque jour, ce bol couvre de 25 à 30% de ses besoins. Mais le lait apporte aussi des protéines (près de 10 g dans un bol, soit autant que dans 2 œufs), des vitamines du groupe B et, quand il est entier, des vitamines liposolubles (A et D). Et de l’énergie, via son lactose (10 à 15 g dans un bol) et ses lipides – variables selon que le lait est entier, demi-écrémé, le plus consommé, à 1,5% de MG (matières grasses), ou écrémé.

Le yaourt a un plus : ses ferments

Un pot de yaourt contient 10 milliards de ferments vivants ! Et leur lactase assimile à notre place le lactose des yaourts – c’est pourquoi vous les digérez bien, même si vous êtes intolérant au lactose. Par ailleurs, ce même pot offre près de 200 mg de calcium (autant que dans un bol de lait), 5 g de protéines et des vitamines du groupe B. Et du gras en quantités variables : de 0 (yaourt à 0% de MG) à 5 g (yaourts au lait entier ou à la grecque). Le yaourt « nature », fait à partir de lait demi-écrémé, est plutôt maigre. Quant au sucre ajouté, il y en a 2 morceaux par pot dans un yaourt aux fruits ou aromatisé ; l’addition grimpe donc vite ! Certaines marques le remplacent par un édulcorant.

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Le fromage blanc : surtout des protéines

Un pot de 100 g en contient 8 g ! C’est pour cela que, traditionnellement, ils sont très consommés dans les régimes car ils sont très rassasiants. Ils renferment un peu moins de calcium que les yaourts (100 mg par pot de 100 g) et peuvent être maigres (0% de MG), demi-écrémés (20% de MG soit 3% de lipides sur produit fini) ou très gras (40% de MG soit 6% de lipides). Il y en a pour tout le monde !

Quant aux fromages, du gras, oui, mais …

Ils sont tous assez gras – c’est pour cela qu’on les aime tant. Ils contiennent en moyenne 30% de lipides ; c’est-à-dire qu’une part de 30 g de fromage apporte près de 10 g de lipides, soit l’équivalent d’une plaquette de beurre de 10 g. Mais ce ne sont pas des calories « vides » car ce gras est associé à des éléments très importants : du calcium et des protéines ! Idéalement, mangez une part de fromage par jour.

 

Teneurs en calcium : les fromages ne sont pas égaux

Teneurs en calcium : les fromages ne sont pas égaux

Attention, tous les fromages ne sont pas riches en calcium. Les plus démunis sont les chèvres frais et la plupart des fromages fondus (à l’exception de la Vache qui rit® et du Kiri®). Les mieux dotés sont les fromages à pâte pressée cuite comme le comté, le gruyère, l’emmental, le beaufort et le parmesan : 300 mg de calcium dans une simple part de 30 g – et près de 10 g de protéines aussi… Délicieux dans les gratins ou râpés sur les pâtes !

 

Pourquoi il est important de consommer des aliments riches en calcium laitier

Du calcium, il en faut, et à tous les âges. Car l’os est un organe vivant qui en capte et en perd tous les jours.

 

Selon les traditions et les cultures, le lait et ses dérivés occupent une place plus ou moins importante dans l’alimentation. En France, nous avons l’habitude d’en consommer régulièrement. Si certaines personnes le digèrent mal, il est en revanche excessif de considérer qu’il soit de facto indigeste pour tous. La suppression des produits laitiers augmente considérablement le risque d’apport calcique insuffisant, en l’absence d’autres alternatives bien maîtrisées par le consommateur ; c’est là le principal inconvénient. Donc, parlons de ce calcium et rétablissons certaines vérités. 

Nous avons besoin de calcium toute notre vie

Certains pensent que le calcium est seulement utile aux enfants – pour leur croissance – et que, ensuite, l’os reste figé dans sa calcification, vivant sur son acquis. C’est faux. L’os est un organe vivant qui, certes, stocke beaucoup de calcium pendant l’enfance (300 mg par jour), mais qui, chez l’adulte, perd et fixe quotidiennement environ 300 mg de calcium pour entretenir un état stable. Ensuite, à partir de l’âge de 50 ans (sous l’effet de la ménopause entre autres), il perd plus de calcium qu’il n’en fixe et se déminéralise peu à peu (à raison de 2 à 3% par an). On voit donc que nous avons des raisons différentes tout au long de notre vie de consommer des produits laitiers chaque jour. Durant l’enfance et l’adolescence pour constituer le capital calcique (1 kg de calcium dans les os, depuis la naissance jusqu’à 18 ans). À l’âge adulte pour entretenir ce capital. À partir de 50 ans pour en limiter la déminéralisation physiologique – entre 50 et 75 ans, la perte de la masse minérale osseuse est de 50% ! Voilà pourquoi le besoin en calcium évolue au fil des années*.

Les besoins en calcium selon les âges

Enfants de 1 à 3 ans 500 mg/j
De 4 à 6 ans 700 mg/j
De 7 à 9 ans 900 mg/j
De 10 à 18 ans 1200 mg/j
Adultes 900 mg/j
Femme enceinte ou allaitante 1000 à 1200 mg/j
Seniors et personnes âgées 1200 mg/j
 

Source : Apports nutritionnels conseillés pour la population française, 2001

 

 

Que se passe-t-il si l’apport est insuffisant ?

Pas grand-chose en apparence car on ne sent rien. L’os livre en silence son calcium aux cellules du corps humain qui ont besoin de leur dose quotidienne. La calcémie (le taux de calcium dans le sang) reste normale car sa stabilité est assurée par la livraison de calcium osseux. Mais cette déminéralisation, silencieuse et quasi invisible via des examens sanguins courants, finira par se manifester un jour ou l’autre par une fracture « trop facile ». Et il sera ensuite bien difficile de faire marche arrière. Autant éviter d’en arriver là.

Pourquoi 3 produits laitiers par jour ?

Cette recommandation relève tout simplement d’une bonne connaissance de la physiologie humaine. Tous les jours, l’os capte et perd 300 mg de calcium. Ces 300 mg de calcium lui sont apportés par nos aliments. Or, en moyenne, l’absorption intestinale du calcium est de 30%. Il nous faut donc recevoir 900 mg par nos aliments pour en garder 300 mg (le reste est éliminé dans les selles). Chaque portion de produit laitier apportant en moyenne 100 à 250 mg de calcium, il en faut donc 3 par jour pour fournir de 300 à 500 mg de calcium. Le reste de nos besoins en calcium est couvert par les végétaux et éventuellement par les eaux calciques.

*Données GRIO.

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Quiz sur le lait et les produits laitiers 

Les idées reçues sont nombreuses sur le lait et les produits laitiers. Ce serait si dommage de se priver sans raison. Faisons le point.

 

Le lait écrémé ou demi-écrémé est-il plus pauvre nutritionnellement que le lait entier ?

Non, car l’écrémage du lait ne retire ni les minéraux (calcium, magnésium, phosphore) ni les vitamines hydrosolubles du groupe B (B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12). Les seules vitamines partant avec les matières grasses sont les liposolubles (A, D et E) – mais certains industriels en rajoutent en fin d’écrémage afin de proposer un lait écrémé en comportant autant qu’un lait entier.

Une crème dessert est-elle aussi intéressante sur le plan nutritionnel qu’un yaourt ?

Non ! D’une part les crèmes desserts (à la vanille, au chocolat, mais aussi riz ou semoule au lait) contiennent 2 à 3 fois moins de calcium (de 35 à 85 mg aux 100 g contre 170 mg pour 100 g de yaourt). En outre, elles sont dépourvues de ferments lactiques. Certes, il est très bon d’en consommer de temps en temps pour se faire plaisir, mais il est préférable de laisser la priorité aux laitages de type yaourts et fromages blancs car ils sont plus riches en calcium. 

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Quand on prend des antibiotiques, que faire pour éviter des troubles digestifs ?

Les antibiotiques détruisent en grande partie la flore intestinale, raison pour laquelle, au bout de 2 à 3 jours, les troubles digestifs apparaissent. À titre préventif, et pour préserver au mieux la flore intestinale, il est utile et efficace de prendre de l’Ultra-Levure dès le début de la cure d’antibiotiques et de consommer au moins 2 yaourts par jour pour enrichir la flore intestinale de leurs ferments.

Si on a une intolérance au lactose, peut-on manger du fromage ?

Oui, car les fromages ne renferment pratiquement plus de lactose (sauf les fromages très frais dans lesquels il en subsiste un peu). Le fromage est utile en raison de sa richesse en protéines et en calcium. Bien pourvu en lipides (10 g dans une part de 30 g), il est bon de se contenter d’une portion par jour. Privilégier les fromages généreux en calcium (gruyère, comté, beaufort, parmesan) mais un petit chèvre frais, cela ne se refuse pas, non plus.

Quand un enfant a une allergie aux protéines de lait de vache, peut-on lui donner du lait de chèvre ou de brebis ?

Non, car tous ces laits ont des protéines qui se ressemblent. Aucun produit laitier, qu’il soit à base de lait de vache, de chèvre ou d’un autre mammifère, n’est autorisé dans ce cas. Heureusement que l’allergie aux protéines de lait de vache ne dure souvent que jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans. Jusqu’à 1 an, l’enfant peut profiter du lait de sa mère les premiers mois de sa vie puis prendre un lait infantile 2e âge à base de riz ou des préparations spéciales (hydrolysats de protéines) disponibles en pharmacies. Après l’âge de 1 an, il peut consommer des jus végétaux : soja – attention aux risques d’allergie croisée –, amandes, riz…, à condition qu’ils soient enrichis en calcium.

Le besoin en calcium peut-il être couvert quand on est végétalien ?

Oui, à condition d’être bien informé(e) et de prendre des précautions. Il faut boire chaque jour une eau minérale calcique de type Contrex®, Courmayeur® ou Hépar® car un litre de ces eaux apporte environ 500 mg de calcium (la moitié du besoin quotidien). De plus, il faut choisir des jus végétaux enrichis en calcium : ils en contiennent 120 mg aux 100 ml, soit 250 mg par verre de 200 ml. Attention, cet enrichissement est loin d’être systématique : il faut bien lire les étiquettes. 

Le lait se digère-t-il toujours mal ?

En réalité, 90% de la population française digère très bien le lait*. Seuls 10% des adultes ont une lactase déficiente (moins de 20 à 30% de son efficacité). Au demeurant, quand une personne est réellement intolérante au lactose, elle digère quand même souvent une petite quantité de lait (un petit verre) ; le lait cuisiné dans les préparations ne lui pose pas de problème et elle peut toujours boire du lait sans lactose.

Chez le nourrisson, peut-on remplacer le lait infantile 2e âge par du « lait » végétal ?

Surtout pas ! Le nourrisson a des besoins nutritionnels très élevés et ces jus végétaux sont extrêmement pauvres sur le plan nutritionnel. En consommation quasi exclusive, ils exposeraient le nourrisson à un retard de croissance et de développement. Seuls le lait de la mère, puis le lait infantile 2e âge répondent à ses besoins durant sa première année de vie.

*P. Marteau, CND, 2005.

 

Pourquoi dans certains pays où l’on consomme beaucoup de lait y a-t-il autant de fractures ?

Pourquoi dans certains pays où l’on consomme beaucoup de lait y a-t-il autant de fractures ?

Certains seraient tentés de dire que le lait n’est pas utile et qu’il pourrait même favoriser les fractures. Pourtant, il faut examiner la situation sous un autre angle. Si nous considérons les pays d’Europe du Nord, le nombre de fractures est plus important parce que le nombre de personnes âgées est beaucoup plus élevé grâce à une meilleure espérance de vie.

De plus, dans ces pays du nord de l’Europe et de l’Amérique, il y a beaucoup de sujets blonds à la peau claire ; or, ils ont génétiquement une masse osseuse faible et sont plus grands. Donc, ils tombent de plus haut et ont un col du fémur plus long (bras de levier plus important en cas de chute sur le grand trochanter). Ils synthétisent aussi moins de vitamine D à cause du faible niveau d’ensoleillement.

Tout cela explique un nombre élevé de fractures, en dépit d’une consommation de lait importante, bien ancrée dans leur tradition. Sans le lait, la situation serait sans doute bien pire !

 

Marc Levy : «Il faut avoir l’humilité de savoir recommencer à zéro !»

Célèbre dès son premier roman, Marc Levy œuvre aussi pour faire connaître le travail des chercheurs et sensibiliser les Français à l’importance de soutenir l’action menée par la Fondation pour la recherche médicale.

 

Qu’est-ce qui vous a incité à rejoindre les parrains de la FRM ?

Marc Levy : Il est bon quand on se lève le matin de se demander à quoi l’on peut servir. Participer humblement, à la hauteur de mes capacités, à des projets de société aussi importants que ceux que promeut la FRM (Fondation pour la recherche médicale) embellit mon quotidien. Ma mission est de contribuer à faire connaître la Fondation. Le rôle qu’elle joue dans la société est encore très peu connu. Thierry Lhermitte, Nagui, Marina Carrère d’Encausse et moi, ses parrains, formons une équipe pour parler le plus possible de la FRM afin d’intéresser les gens à ses projets et qu’ils se mobilisent.

En matière de recherche, quelle est la découverte récente  qui vous a le plus étonné ?

Dans le domaine de la santé, la première découverte importante est celle d’une maladie. Seulement ensuite peut commencer la recherche d’un traitement. L’arrivée du sida fut un choc pour ma génération. J’habi­tais à San Francisco quand l’épidémie a commencé. On voyait des gens mourir de façon fulgurante, d’abord par dizaines puis par centaines, sans pouvoir mettre un nom sur ce fléau. La peur a gagné la société face à cette pandémie. Les malades étaient exclus, isolés, les familles démunies, les personnels soignants débordés. La première découverte importante fut donc l’identification du virus. Puis, grâce au travail d’un grand nombre de chercheurs, celle de la trithérapie a permis qu’une quantité extrêmement importante de malades du sida puissent non seulement survivre, mais vivre. Reste à trouver un traitement curatif et un vaccin efficace.

Le fait d’être entré à 18 ans à la Croix-Rouge a-t-il motivé votre intérêt pour la santé ?

C’était le rêve impossible de devenir médecin qui m’a fait entrer à la Croix-Rouge. Pendant mon enfance et même mon adolescence, j’étais fasciné par la magie, le pouvoir et l’étrangeté de la vie. Les super­héros de ma jeunesse étaient Louis Pasteur et Marie Curie ! Ils me faisaient rêver, je les admirais.

Êtes-vous prévoyant en matière de santé ?

Je prends soin de moi, je n’attends jamais pour me soigner. Je ne suis pas hypocondriaque au point d’aller faire des examens tout le temps parce que je trouve que c’est anxiogène. Mais si je tousse,
je n’attends pas trois semaines avant d’aller chez le médecin. Dès que je sens que je vais tomber malade, je consulte tout de suite car je déteste être malade et donc je me dis que plus tôt je me soigne, plus tôt j’irai mieux !

Prêtez-vous une attention particulière à votre alimentation ?

Oui, mais pas par névrose. J’ai toujours été gourmet donc la malbouffe représente une torture. Avec les années, j’ai surtout appris à limiter les quantités. Manger de tout, mais sans excès. Côté forme, je vis à New York, une ville où, sans faire attention, vous marchez au moins 5 km par jour. Mais courir dans la pollution, non ! Je suis un sportif épicurien, j’aime nager si je suis au bord de la mer, j’adore courir en forêt ou monter à cheval. Côté stress, je rêve d’apprendre la méditation. Le meilleur moyen de déstresser, c’est de trouver des activités qui chassent les pensées du quotidien. Cuisiner par exemple. Et bien sûr la lecture qui procure des sensations inouïes.

Parlez-nous de votre dernier roman, Ghost in love.

C’est un livre sur la filiation, et plus particulièrement sur le rapport que nous entretenons avec nos pères. On a très peu écrit sur la paternité. Mon livre traite de l’enfance et du merveilleux mais difficile « métier » de parents ; de ce rapport si délicat que l’on entretient avec nos enfants, de ce moment étrange de la vie où, après avoir été ­l’enfant de nos parents, nous devenons les parents de nos enfants. Et tant de choses se révèlent à nous. Enfin, c’est un livre qui parle du silence qu’engendre la pudeur, des non-dits, de la difficulté de parler de ce qui nous blesse dans la vie. De toutes ces failles par lesquelles entre la lumière. On peut écrire sur ces sujets avec tendresse et humour.

Vous avez un style très cinématographique…

Tous les romanciers du XVIIIe siècle avaient une écriture cinématographique et pourtant le cinéma n’existait pas. Relisez Les Trois Mousquetaires et dites-moi que vous ne voyez pas un film ! Pourquoi on arrive à penser qu’un écrivain a un style cinématographique ? Parce que ce n’est pas le cinéma qui a inventé la littérature, c’est la littérature qui a inventé des histoires que le cinéma a mises en images ! Mais le propre de l’écriture, c’est de faire naître dans la tête d’un lecteur – avec des mots – des sons, des images, des odeurs, des sensations et des émotions. Dans mes livres, je ne décris jamais mes personnages ; pourtant vous les voyez. En suscitant votre imaginaire, l’écrivain vous permet de vous approprier ses personnages. Vous pouvez imaginer Thomas, Raymond et Manon comme vous le voulez alors qu’au cinéma vous n’avez pas vraiment le choix.

Le temps qui passe vous angoisse-t-il ?

Non, je lui cours après, parce que, par définition, il passe… Je ne peux pas être parrain de la campagne sur la maladie ­d’Alzheimer [« Une journée pour se souvenir »] et soutenir que vieillir ne me fait pas peur ! Pour boucler la boucle, je voudrais que les chercheurs aient les moyens de faire en sorte que vieillir soit un aboutissement de la vie et non pas une pénitence. Je ne suis pas transhumaniste, et je crois que le fait que la vie ait une fin conditionne toute notre existence.

La nouvelle campagne de la FRM a pour nom « Obstiné.e.s ! » et pour thème la persévérance. En faites-vous preuve ?

Je balance entre insouciance et persévérance… Mes constantes et mes réussites, je les vois dans mes enfants, et dans le fait que ma femme ait bien voulu de moi pour compagnon de vie. En entrant à la Croix-Rouge, j’ai été confronté très jeune à la mort des autres. Disons, à un nombre de morts anormal au regard de l’âge que j’avais. Cela m’a permis de déplacer mon centre de gravité vers les autres et cela m’a aussi ancré les pieds dans le présent. Le piège, dans la vie, est de tenter de freiner son cours en regardant nos hiers comme d’oublier de vivre l’instant en ne pensant qu’à nos lendemains. Lorsque j’ai démissionné de mon cabinet d’architecture pour me consacrer à l’écriture, je reconnais que j’étais fou à lier. Mais il y avait une petite voix intérieure qui me disait de foncer ! En fait, il faut, quand la situation l’impose, trouver l’humilité de se remettre en question, la force de tout recommencer à zéro, et l’espoir que le renouveau vous ouvre aux autres et à la vie en général. 

 

À lire

À lire

GHOST IN LOVE… UN ROMAN

Thomas, pianiste virtuose, est entraîné dans une aventure fabuleuse : une promesse, un voyage pour rattraper le temps perdu, et une rencontre inattendue…

Par Marc Levy, éditions Robert Laffont-Versilio, 336 p., 21,50 €.

 

Soutenir la Fondation Recherche Médicale

Soutenir la Fondation Recherche Médicale

En novembre, la FRM lance une nouvelle campagne de sensibilisation et d’appel aux dons. Elle invite tous les Français à se mobiliser pour toutes les maladies et ainsi soutenir la réussite de la recherche médicale. Pour participer et soutenir ces réussites, faites un don : www.frm.org ou FRM, 54, rue de Varenne, 75007 Paris.

Retrouver de l’énergie naturellement

Même après la guérison, les infections hivernales laissent souvent « raplapla »… Quelques conseils pour retrouver naturellement la forme.

 

Aujourd’hui, une fois la maladie guérie il faut vite reprendre ses activités pour ne pas perdre de temps. Erreur, la période qui suit la guérison est essentielle pour remettre l’organisme en bon état de fonctionnement et repartir d’un bon pied. La convalescence, c’est du repos et quelques coups de pouce doux pour recharger ses batteries et rééquilibrer le corps. On ne devrait pas la zapper sous peine de traîner carences et fatigue durant des mois et d’attraper à nouveau des virus.

Drainer l’organisme

Quel que soit le traitement pris pour venir à bout de l’infection, mais plus encore s’il a été agressif (antibiotiques par exemple), drainer l’organisme s’impose pour évacuer les toxines. Notamment avec des décoctions de bâtons d’aubier de tilleul sauvage (en pharmacie). Prendre ensuite, pendant quelques semaines, des produits de phytothérapie, d’aromathérapie et bien sûr d’apithérapie pour lutter contre le manque d’énergie, inévitable. Miel, gelée royale (1 g par jour) et pollen (dans du jus de fruits), très riches en nutriments, reconstituent les stocks et tonifient.

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Et défatiguer

Certaines plantes dites adaptogènes, qui aident l’organisme à répondre aux déséquilibres provoqués par l’infection, sont indiquées à cette période : ginseng, éleuthérocoque, rhodiole (très concentrés en gélules). Les fruits d’acérola et d’églantier, riches en vitamine C, donnent un coup de fouet. Les HE de citronnier, menthe poivrée, sarriette et gingembre sont défatigantes.

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Gemmo et homéo

Gemmo et homéo

Les bourgeons de chêne et de cassis (macérat glycériné), antifatigue et reconstituants, sont excellents pendant la convalescence. Les granules homéopathiques de Pulsatilla, Arsenicum album et Sulfur iodatum permettent également de bien récupérer et d’éviter les rechutes.

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