Viande et charcuterie : quelle place dans notre assiette ?

Récemment accusées de tous les maux pour la santé, les viandes et les charcuteries participent à l’équilibre alimentaire. À condition de suivre les recommandations du PNNS*.

 

Blanches (veau, porc) ou rouges (bœuf, mouton, cheval), les viandes de boucherie sont des aliments riches en protéines de haute valeur biologique (lire encadré). Elles apportent en moyenne 17 à 23 g de protéines pour 100 g. La teneur en lipides varie selon l’espèce animale et les parties considérées. La grande majorité apporte entre 3% et 8% de matières grasses. Lorsque le gras est visible, il suffit de le retirer pour diminuer les apports en graisses. Sources majeures de vitamine B12, de zinc et de sélénium, les viandes rouges sont également riches en fer héminique, bien assimilé par l’organisme.

 

Viandes : du goût et des déchets

La viande apporte donc des éléments intéressants à notre corps, outre le plaisir gustatif. Cependant, une consommation excessive crée des déchets toxiques (urée, acide urique, purines…) que l’organisme ne parvient pas à éliminer. La viande est considérée comme décalcifiante, acidifiante et hypercholestérolémiante. C’est pour ces raisons, entre autres, qu’on conseille la modération, en particulier à la femme enceinte, la personne âgée, le sujet aux reins fragiles ou à risque cardiovasculaire, ou souffrant de goutte.

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Une consommation de viande en baisse

Les recommandations de santé publique préconisent de limiter la viande rouge à moins de 500 g par semaine en prévention du cancer colorectal. Or, les quantités moyennes de viande de boucherie consommées en France sont en baisse régulière depuis une dizaine d’années. La consommation hebdomadaire moyenne est actuellement de 370 g (soit 3 à 4 portions). La limite recommandée est donc respectée. Par précaution, privilégiez les morceaux les plus maigres de chaque espèce, en choisissant un mode de cuisson adapté.

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Plateau de charcuteries : ce n’est pas interdit

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Les professionnels de la charcuterie, industrielle comme artisanale, se sont engagés auprès du ministère de l’Agriculture à réduire de 5% la teneur en gras et en sel des produits.
Appétissante, toute prête donc pratique, la charcuterie est un mets apprécié. Mais, comme la viande, elle a une mauvaise réputation nutritionnelle. Elle est accusée d’être trop calorique (de 5 à 45 % de lipides), trop grasse (40% d’acides gras saturés, entre 50 et 150 mg /100 g de cholestérol), trop salée (le sel est un agent de conservation). Tous ces facteurs aggravent le risque cardiovasculaire, c’est indéniable. Pour autant, la valeur biologique des protéines et leur bonne digestibilité assurent aux charcuteries une (petite) place dans l’équilibre nutritionnel des Français.

 

Attention à la surconsommation de viandes

L’Organisation mondiale de la santé vient de classer la viande rouge et la charcuterie dans les agents « probablement cancérogènes ». Mais rien ne prouve qu’un aliment peut être, à lui seul, la cause d’un cancer. Face à ce risque, la prévention nutritionnelle est légitime mais elle ne doit pas se limiter à l’éviction de l’aliment incriminé. Pour être efficace, elle doit considérer les habitudes alimentaires des consommateurs, surtout lorsque l’alimentation est déséquilibrée, et proposer des facteurs nutritionnels protecteurs.

* Programme national Nutrition Santé

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Des protéines et des blocs

Des protéines et des blocs

Des protéines de haute valeur biologique, quèsaco ? Une protéine est faite de « blocs » : les acides aminés, classés en deux catégories. Les « non essentiels » peuvent être produits dans le corps à partir d’autres protéines ou d’hydrates de carbone. Ce n’est pas le cas de ceux dits « essentiels », qui doivent être fournis par notre alimentation. Pour les adultes, il s’agit de : isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, tryptophane thréonine, valine. Pour les enfants, on y ajoute l’histidine.

Les protéines sont considérées de haute valeur biologique lorsqu’elles contiennent les acides aminés essentiels en proportion similaire à celle requise par l’organisme. C’est le cas de celles fournies par la viande, la volaille, le poisson, les œufs mais aussi le lait, le fromage ou le yaourt.

 

L’acné à l’âge adulte

« J’ai souffert d’acné à l’adolescence et j’ai l’impression que des boutons réapparaissent… Est-ce possible ? », Fanny, 37 ans

 

On s’en croit libéré après l’adolescence mais, oui, l’acné peut persister ou se déclarer notamment chez les femmes entre 25 et 40 ans. Près de 40% d’entre elles seraient touchées contre seulement 10% des hommes adultes. On parle d’acné tardive – il s’agit soit d’une acné débutante, soit d’une prolongation ou d’une rechute d’acné de l’adolescence. Durant toute leur vie, les femmes subissent une instabilité hormonale liée aux règles et aux éventuelles grossesses. Certaines voient leur acné « juvénile » perdurer jusqu’à 40 ans, alors que d’autres subissent une première attaque à 25, 30 ou 35 ans. Les zones principalement touchées sont les parties basses du visage (joues et menton), parfois le décolleté. (Chez l’homme, les manifestations se situent souvent au niveau du dos, d’où une moindre gêne.)

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Du stress à la génétique…

L’acné tardive se manifeste soit sous forme d’une hyperséborrhée associée à des lésions rétentionnelles, soit sous forme inflammatoire avec présence de nodules et de kystes. Indépendamment de sa sévérité, son retentissement sur la qualité de vie est encore plus élevé que lors de l’adolescence. Les femmes les plus à risque sont celles qui ont une peau grasse (qui sécrète beaucoup de sébum) et qui connaissent d’importantes fluctuations hormonales. On observe parfois des poussées prémenstruelles avec une éruption de boutons avant et pendant les règles, s’estompant ensuite jusqu’au cycle suivant. L’apparition tardive est aussi liée à d’autres facteurs comme le stress, la fatigue, la pollution… Mais aussi à des erreurs dans le choix de cosmétiques inadaptés (produits décapants, maquillage trop couvrant…), voire l’utilisation trop fréquente de peelings et de masques. Des produits trop gras et trop huileux risquent de boucher les pores de la peau ; l’abus de produits nettoyants peut produire le même résultat. Le fait de trop « soigner » sa peau peut détruire l’équilibre du microbiote cutané et favoriser le développement de bactéries plus agressives. Le soleil est un faux ami (il semble assécher les lésions mais il épaissit la peau) ; de plus il peut colorer et aggraver les cicatrices d’acné. Le tabac est aussi un facteur aggravant car il réduit la microcirculation sanguine et donc l’oxygénation de l’épiderme (comme celle du reste de l’organisme). Enfin, la génétique semble jouer un rôle : si les deux parents sont atteints, l’adolescent ou le futur adulte risque de souffrir d’acné.

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Pas d’excès de lavages

Les conséquences sur l’apparence sont, comme à l’adolescence, très mal supportées et plus de 90% des femmes atteintes d’acné tardive se maquillent beaucoup en espérant masquer leurs boutons… mais très peu consultent. Or, en cas de lésions importantes ou de formes graves, il convient de demander l’avis d’un médecin ou d’un dermatologue, un déséquilibre hormonal par exemple pouvant être en cause.

Pour les formes sévères, le premier réflexe est de bien choisir les soins quotidiens pour ne pas agresser l’épiderme. Il faut abandonner le savon pour des solutions nettoyantes douces et ne pas faire d’excès de lavage car le contact avec l’eau calcaire fragilise encore plus la peau. Il est préférable d’appliquer une lotion tonique sans alcool, suivie d’un produit hydratant non comédogène. L’utilisation systématique d’une crème avec un filtre solaire intégré est conseillée en cas d’ensoleillement.

Par ailleurs, plusieurs traitements locaux en vente libre en pharmacie sont très actifs pour soigner des acnés modérées.

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Risques liés la sédentarité : il est temps de se bouger

Diabète, hypertension artérielle, cholestérol… : 5.3 millions de décès dans le monde sont dus aux effets de la sédentarité. C’est plus que le tabac. La Fédération Française de Cardiologie sonne l’alarme et propose un programme d’activités physiques quotidiennes pour changer ses habitudes.

 

On pensait que le tabac était le grand méchant loup des facteurs externes de mortalité. Eh bien non : la sédentarité, autrement dit le fait de rester vissé toute la journée sur sa chaise de bureau ou dans son canapé, serait à l’origine de 5.3 millions de décès dans le monde en 2008, contre 5.1 millions pour le tabac. Gloups.

 

Les effets de la sédentarité

Au quotidien, le maintien prolongé de la position assise et le manque d’activité physique favorisent l’obésité, l’hypertension artérielle (+12 % !), le diabète (+12 à +35 % !!), et l’élévation du cholestérol. Pourquoi ? La sédentarité « encrasse » l’organisme en augmentant les niveaux de stress oxydant et d’inflammation, d’où les chiffres de mortalité impressionnants. « Bouger au quotidien est vital » rappelle le Pr François Carré, cardiologue au CHRU de Rennes : la Fédération Française de Cardiologie (FFC) recommande pour cela de pratiquer au minimum 30 minutes d’activité physique modérée par jour.

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Les bénéfices de l’activité physique quotidienne

Notre mode de vie tend à réduire l’activité physique au strict minimum : voiture, TV, ordinateurs… « L’humain est fait pour bouger, pas être assis », rappelle le Pr Claire Mounier-Véhier, présidente de la FFC. Et pourtant, plus on passe de temps journalier en position assise, et plus l’espérance de vie en bonne santé est courte, toutes tranches d’âge confondues. Oui, les ados et les enfants sont aussi concernés que les adultes. 30 à 45 minutes d’activité physique quotidienne améliore la façon dont les muscles utilisent le sucre, ce qui diminue le risque de diabète et augmente le « bon » cholestérol. Cela réduit également de 30% environ le risque d’accident cardio-vasculaire selon plusieurs études internationales récentes.

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Conseils pour se bouger au quotidien

On vous voit venir : 30 minutes d’activité physique modérée par jour, c’est un objectif facile à atteindre. Comment ? En prenant l’escalier, en descendant une station plus tôt que son arrêt, en restant debout lorsqu’on téléphone, en se levant pour aller voir nos collègues plutôt que de les appeler ou de leur écrire, en prenant le temps d’aller marcher 10 minutes après votre déjeuner, en restant debout dans les transports en commun… Bref, en sautant sur chaque opportunité de se bouger un peu pour qu’à la fin, cela fasse beaucoup.

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Méta-analyses publiées dans l’International Chair on Cardiometabolic Risk (ICCR) en 2012

Envie d’en savoir plus ?

Envie d’en savoir plus ?

La FFC joint l’action à l’avertissement en proposant sur son site des vidéos ludiques à découvrir et partager pour mettre en pratique ces bons réflexes au quotidien.

 

La trousse à pharmacie du sportif

Parmi la multitude de produits pour être en forme, préserver l’organisme et favoriser la récupération musculaire, que privilégier ?

 

Pansements contre les ampoules, petits sachets de glucose en cas d’hypoglycémie ou paracétamol comme antalgique : ils sont indispensables dans la trousse du pratiquant sportif. Mais il ne faut pas négliger quelques bons réflexes pour agir avant, pendant et après l’effort. D’une alimentation apportant tous les nutriments indispensables à l’organisme aux ressources homéopathiques ou de la thermothérapie, on établit la check-list.

 

Du chaud ou du froid ?

En cas de douleurs traumatiques, d’inflammations, d’ecchymoses, de contusions, de foulures, d’entorses, mettez du froid. Il s’ensuit une vasoconstriction qui diminue le flux sanguin. Ce qui réduit le gonflement ou l’œdème, mais aussi la production des enzymes responsables de l’inflammation ainsi que la conduction nerveuse. En spray ou en patch, l’effet est immédiat.

Pour les lombalgies, les courbatures, les contractions ou encore lors de douleurs chroniques musculaires et articulaires, appliquez du chaud. La vasodilatation des vaisseaux sanguins active la circulation sanguine, favorise les échanges ioniques, et les cellules sont mieux régénérées.

 

Indispensable homéo

Sans effet secondaire ni risque d’interaction médicamenteuse ou de dopage, l’efficience de l’homéopathie ne se limite pas à l’Arnica 9CH comme antibleu ou antidouleur lors de courbatures. En cas d’échauffement cutané, pensez à Apis mellifica 5CH ; lorsque la peau est rouge, à Belladonna 5CH ; une fois l’ampoule formée, à Cantharis 15CH doublé d’une application locale de teinture-mère de Calendula diluée. Contre les crampes musculaires : Cuprum metallicum 5CH ; les contractures : Magnesia phosphorica 7CH ; les raideurs articulaires : Rhus toxicodendron ou Ruta graveolens. Après une entorse de la cheville : Arnica 9CH, Apis mellifica 5CH en cas d’œdème, et Hamamelis pour drainer. Enfin, en cas de tendinopathie : Rhus toxicodendron 9CH lorsqu’il y a une atteinte ligamentaire, Ruta graveolens 5CH en cas de périoste touché, Kalium bichromicum 5CH quand il y a une douleur aiguë en un point précis, Bryonia 7CH lorsqu’elle est soulagée par le repos et aggravée par le mouvement.

 

Le top 5 des huiles

Pour échauffer les muscles, assouplir les articulations, améliorer l’oxygénation des tissus et éviter les courbatures, l’aromathérapie est particulièrement efficace. La gaulthérie (couchée ou odorante) est réputée pour son effet anti-inflammatoire et décontracturant. Mais, sa molécule principale étant proche de l’aspirine, elle est contre-indiquée si vous êtes hémophile ou sous anticoagulant. L’eucalyptus citronné est un très bon antidouleur, principalement grâce à ses propriétés antiinflammatoires. L’hélychrise italienne est très efficace en cas de coup, d’œdème, de bleu, de bosse, de fracture, ou encore de tendinite. La menthe poivrée est célèbre pour son effet froid, le romarin camphré pour son effet chaud !

 

Côté compléments

Une pratique sportive sereine est indissociable d’une alimentation saine, variée et adaptée. Néanmoins, selon l’effort, sa durée et sa fréquence, il peut être difficile de répondre aux besoins de l’organisme par les seuls biais de l’alimentation et de l’hydratation. Les compléments alimentaires peuvent alors compenser les dépenses énergétiques et éviter d’éventuels déficits en nutriments. Sous forme de gélules, de poudre à diluer dans l’eau, de gels et autres solutions buvables, ils se prennent pour préparer la saison à venir ou un événement sportif, ainsi que pendant et après l’effort. Les polyvitamines et minéraux donnent un coup de fouet lors des changements de saison ou en cas de fatigue prononcée.

resurge reviews Les acides aminés BCAA (leucine, valine et isoleucine) permettent d’éviter le catabolisme et la fonte musculaire liés à un entraînement poussé. Le malate contribue à la production plus rapide d’ATP (adénosine triphosphate) servant à emmagasiner et à transporter de l’énergie nécessaire à l’organisme. La silice permet une régénération du cartilage. Le collagène garantit souplesse et élasticité des articulations et de la peau. La citrulline contribue à une élimination plus rapide des déchets produits par l’organisme.

Quels que soient vos besoins, demandez conseil à votre pharmacien. Il saura vous guider pour augmenter votre forme et vos performances.

 

Réponses d'expert : les compléments alimentaires ne sont pas automatiques !

Réponses d'expert : les compléments alimentaires ne sont pas automatiques !

SOLVEIG DARRIGO-DARTINET
Diététicienne-nutritionniste, spécialisée en micronutrition*

Comme son nom l’indique, un complément alimentaire complète l’alimentation – sans s’y substituer ! Il pallie des déficits en micronutriments. La première question à se poser : « Ai-je une alimentation variée et équilibrée ? » Puis : « Quelle est ma problématique ? »

• Mauvaise digestion, brûlures, reflux gastriques, alternance constipations-diarrhées ? La muqueuse intestinale est fragilisée. Une cure de probiotiques reconstitue une belle flore, qui filtrera mieux les mauvaises bactéries et permettra aux micronutriments de passer la barrière intestinale.
• État inflammatoire, tendinites, douleurs articulaires ? Pensez aux oméga 3, des acides gras essentiels exerçant une forte action anti-inflammatoire.
• Fatigue chronique ? Surveillez votre taux de ferritine. Inférieur à 16 chez une femme, il faut se supplémenter.
• Stressé ? Oxydatif ou non, le stress entraîne des fuites en magnésium. Combinez cet élément avec de la vitamine B6 qui améliorera sa biodisponibilité.
• Crampes, contractures, courbatures ? Faites le plein d’antioxydants, qui draineront déchets et radicaux libres.

*Et co-auteure de À chacun ses recettes pour un microbiote en forme, aux éditions Solar

 

Paradoxale homéopathie

À son propos, un éternel débat : effet placebo ou action en profondeur ? Il tient sans doute à l’originalité et à la complexité de ses principes fondateurs.

 

Inventée au XVIIIe siècle par le Dr Hahnemann, l’homéopathie (du grec ancien homéo : semblable, pathie : souffrance) repose sur les principes de similitude et d’infinitésimalité. La loi de similitude signifie qu’une substance capable de provoquer des symptômes chez un individu sain peut guérir un malade présentant les mêmes symptômes. Autrement dit, ce qui rend malade à forte dose peut guérir à faible dose. « Par exemple, au point de piqûre d’une abeille se forme un œdème, avec une sensation de brûlure, ce que la dilution homéopathique de Apis mellifica calme », explique Monique Quillard, médecin homéopathe, auteur de L’homéopathie, ma petite pharmacie familiale (éd. Solar-Santé).

 

3 000 souches

Chaque médicament homéopathique est préparé à partir d’une souche d’origine végétale, minérale ou animale. Il y en a plus de 3000, la moitié étant des plantes. Pour ne pas être toxiques, ces substances sont diluées dans de l’eau ou de l’alcool et dynamisées selon le principe d’infinitésimalité – lequel fait polémique depuis 200 ans. « La hauteur de dilution pour éviter la toxicité est contestée car on ne comprend pas comment des substances continuent à agir quand elles ne laissent plus de trace dans la préparation, ajoute la spécialiste. C’est toute l’originalité de l’homéopathie, rien à voir avec des potions magiques : la fabrication des médicaments homéopathiques est soumise aux règles du codex pharmaceutique depuis 1965. » Les dilutions s’expriment en CH (C = centième, H = Hahnemann). Ainsi, 9 CH est une préparation diluée 9 fois au centième. Plus les symptômes sont étendus, plus la dilution est élevée, jusqu’à 30 CH.

 

Granules et spécialités

Le plus souvent, les médicaments homéopathiques sont présentés en tubes contenant une seule substance correspondant à un symptôme. À l’intérieur : soit 80 granules, soit des globules formant une unidose. Selon la prescription, la posologie usuelle est de 5 granules par prise à renouveler plusieurs fois par jour, ou d’un tube dose de globules en une fois. Dans les deux cas, à laisser fondre sous la langue. Comprimés, sirops, suppositoires, spray nasal, pommade sont des spécialités associant plusieurs substances avec une indication (toux, hémorroïdes, stress).

L’homéopathie ne soigne pas une maladie mais un individu malade – c’est toute la différence avec l’allopathie. « La prescription est faite en fonction du terrain et du profil du patient, raison pour laquelle deux personnes ayant les mêmes maux ne recevront pas un traitement identique, précise le Dr Quillard. Bien entendu, il y a des limites. Pour que la méthode marche l’organisme doit pouvoir réagir. Ainsi l’homéopathie ne pourra jamais stimuler une thyroïde enlevée ou un pancréas déficient. »

 

Soin de support à l’hôpital

L’homéopathie n’a cessé de se développer ces 30 dernières années en préventif ou en curatif. Elle apporte une réponse complémentaire aux traitements allopathiques, parfois même une vraie alternative, en particulier dans les affections bénignes aiguës ou chroniques récidivantes ORL, dermatologiques, digestives ou psychosomatiques. Du bébé aux plus âgés l’homéopathie n’a pas de contre-indication, toute la famille peut en bénéficier, mais pas seulement. Cette discipline est aujourd’hui entrée à l’hôpital comme soin de support notamment pour soulager la douleur et atténuer les effets secondaires de traitements lourds en cancérologie.

 

Les incontournables en automédication

Les incontournables en automédication

Arnica, bien connu des mamans et des sportifs, LE médicament des douleurs post-traumatiques et des chocs : 5 CH pour éviter hématome ou bosse, à prendre tout de suite après le choc ; 9 CH contre des courbatures ; de 15 à 30 CH contre des douleurs étendues avec traumatisme psychologique.
Nux vomica, un classique des troubles digestifs et des nausées, vomissements après des excès alimentaires.
• Gelsemium ou Ignatia, quand le stress inhibe et s’accompagne d’une boule au ventre, Argentum nitricum quand il excite.
• L52 ou Oscillococcinum, spécialités préventives et curatives des états grippaux.

Les laboratoires homéopathiques référents : Boiron, Lehning, Weleda et une nouvelle marque LG Homéo lancée par les Laboratoires Gilbert.

Apprenez à tirer parti de votre intuition

Mystérieuse et déroutante, notre intuition est un précieux guide face aux difficultés de la vie et aux nombreux choix qui s’offrent à nous. Faut-il lui faire confiance ? Peut-on la travailler ? On vous dit tout sur cette autre forme d’intelligence.

 

Appelée intuition ou petit doigt, nous possédons tous une voix intérieure que nous choisissons d’écouter (ou pas) lorsqu’elle se manifeste dans notre vie. Que traduit-elle ? Qui nous parle ? Notre instinct, dirigé par le cerveau reptilien, qui se manifeste lorsque notre survie est en jeu et provoque des réactions sur lesquelles nous avons peu de contrôle. Mais aussi et surtout, de manière continue, notre intuition, qui s’avère être un précieux guide à condition de l’entendre.

 

Comment définir l’intuition ?

Si l’instinct est inné, caractéristique de notre espèce (nous partageons tous les mêmes réflexes face à un danger), l’intuition est propre à chaque individu. Elle est le fruit de notre expérience et de notre vécu, traduit par notre inconscient en une certitude diffuse et inexplicable. Sophie Burnham, auteur de The Art of Intuition, la définit joliment ainsi : « le fait de savoir quelque chose sans avoir aucune idée de pourquoi on le sait. C’est différent de la pensée, c’est différent de la logique ou de l’analyse… C’est savoir sans savoir. » Cette absence (apparente) de rationalité est parfois déroutante : l’intuition résulte de processus inconscients (rappelons qu’environ 90% des processus de notre cerveau sont inconscients, autant dire qu’on sait à peine ce qui s’y passe), et seule la conclusion est rendue disponible à notre conscience. En découle un sentiment d’évidence sur une situation, une affirmation : nous savons sans pouvoir l’expliquer quel choix est juste, si notre interlocuteur est sincère ou pas…

 

D’où vient l’intuition ?

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’intuition n’est pas de la magie ou de la divination. Herbert Simon, chercheur en sciences cognitives, sociologue et économiste américain ayant reçu le prix Nobel de l’économie en 1978, résumait ainsi le fonctionnement de l’intuition : « La situation fournit un indice, cet indice donne à l’expert un accès à une information stockée dans sa mémoire, et cette information, à son tour, lui donne la réponse. L’intuition n’est rien moins que de la reconnaissance ». Reconnaissance de situations auxquelles nous avons déjà été confrontés, de près ou de loin, et qui ont permis à notre cerveau d’emmagasiner des signaux, des informations, des émotions qui lui permettent d’élaborer une réponse intuitive lorsqu’il reconnaît un élément familier de ce puzzle. Certains neuroscientifiques nomment l’intuition « inconscient d’adaptation », comme l’explique la neurologue Régine Zékri-Hurstel (co-auteur du Temps du Goût, éditions Privat, 2010), composé d’informations sensorielles captées par notre cerveau mais qui ne parviennent pas à notre conscience.

 

Faut-il toujours suivre son intuition ?

Oui, nous dirait certains Allemands de la fin du XIXe siècle, qui, sur la base des travaux de Johann Heinrich Pestalozzi, un pédagogue suisse, ont développé une forme d’enseignement primaire appelée « Anschauung », ou « intuition sensible ». L’idée ? Lutter contre l’enseignement mécanique et la passivité intellectuelle, et faire à la place appel à l’observation, le jugement, la spontanéité des enfants, guidés en cela par leur professeur. Cette tendance pédagogique se retrouve dans les « Leçons de choses » enseignées en France à la même période. Le philosophe allemand Schopenhauer va dans le même sens en affirmant que l’intuition est la marque de fabrique de toutes les œuvres de génie, rien que cela. Oui, dit encore Régine Zékri-Hurstel, pour qui l’intelligence intuitive contribue à notre bonheur en utilisant les données collectées dans notre environnement et notre présent en vue améliorer notre devenir.

Non, nous dirait le psychologue et économiste Daniel Kahneman, qui rappelle qu’une intuition peut être le résultat d’informations superficielles, sans que l’individu qui la ressent réalise qu’il lui manque des éléments de connaissances. Deux conditions doivent être réunies pour qu’une intuition soit fiable : tout d’abord, la régularité et la « prévisibilité » de l’environnement, et ensuite une longue pratique de cet environnement par l’individu. On vous laisse faire le tri dans tout ça…

 

Peut-on développer son intuition ?

L’intuition est à la portée de tous, et n’est pas réservée à certains élus. Chacun accumule une expérience, un vécu, qui est ensuite traduit par l’inconscient en certitudes fulgurantes ou réactions corporelles plus ou moins marquées. Certains choisissent d’en tenir compte, d’autres non, et c’est là qu’il est possible de travailler. Nous constitutons au fil de notre vie une banque de données sensorielles, qui évolue sans cesse au gré de nos expériences : plus on y est connecté, et plus notre capacité intuitive est développée. Et cette certitude intérieure, construite à partir de nos besoins et ressentis, s’avère parfois une précieuse boussole, orientée vers notre bien-être personnel, lorsque nous sommes confrontés à un choix difficile ou une situation confuse. Si vous avez du mal à entendre votre voix intérieure, des exercices de relaxation et d’introspection pratiqués régulièrement vous aideront à lui laisser de la place. Soyez à l’écoute de vos besoins profonds, sans chercher à apporter des réponses rationnelles, prenez le temps de laisser mûrir ce qui vient de plus loin : vous serez surpris du cheminement intérieur qui se mettra alors en place.

 

À lire

À lire

Envie de creuser le sujet ? Bien-Etre et Santé vous conseille quelques lectures :
LE GÉNIE DE L’INTUITION, de Gerg Gigerenzer (préface Eliette Abécassis), éditions Belfond, 2009, broché, 324 pages, 18 €.
LA FORDE DE L’INTUITION : PRENDRE LA BONNE DÉCISION EN DEUX SECONDES, de Malcom Galdwell et Danielle Charron, éditions Robert Laffont, 2006, broché, 306 pages, 19.50 €.
EXERCICES PRATIQUES POUR DÉVELOPPER VOTRE INTUITION EN TOUTES CIRCONSTANCES, de Béatrice Millêtre, éditions Payot, 2013, 112 pages, broché, 10.15 €.

 

Allergie ou intolérance au lactose chez le nourrisson

« Mon bébé est allergique aux protéines de lait de vache. Quelle est la solution pour y remédier ? », Isabelle, 35 ans

 

Il ne faut confondre l’intolérance au lactose et l’allergie aux protéines de vache. Dite APLV, cette allergie résulte d’une réaction du système immunitaire de l’enfant face à certaines protéines contenues dans le lait de vache. Elle touche les petits de moins de un an et se traduit de plusieurs façon : éruption cutanée, peau sèche et irritée, diarrhées, vomissements, constipation, toux, respiration encombrée… L’intolérance, peu courante chez les nourrissons, n’est pas liée au système immunitaire. Elle manifeste quant à elle, l’incapacité de l’enfant ou de l’adulte à digérer le lactose, à savoir le sucre, présent dans ce lait.

 À lire aussi : Comment nourrir son bébé ?

 

Dans les deux cas, il est indispensable d’avoir un avis pour diagnostiquer la pathologie avant de changer les habitudes alimentaires de l’enfant. Il faut lire scrupuleusement les compositions des aliments autres que le lait que l’enfant consomme parce que le traitement de l’allergie aux protéines de lait de vache repose sur l’élimination stricte des protéines lactées bovines. Le pédiatre prescrit des laits de substitutions vendus en pharmacie. Ces préparations ne se contentent pas d’éliminer les symptômes de l’APLV. Elles couvrent également les besoins nutritionnels du petit. Il s’agit de formules dites à « hydrolyse poussée » où les protéines ont été fractionnées en toutes petites unités pour être plus facilement tolérées. Les hydrolysats de protéines qui conviennent à 90% des enfants et sont remboursés par la Sécurité Sociale. Il arrive cependant que ces hydrolysats ne suffisent pas à enrayer l’allergie. Dans ce cas, une formule à base d’acides aminés assure une nutrition efficace et favorise la croissance du bébé.

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Hernie discale : les traitements alternatifs à la chirurgie et aux médicaments


COMMUNIQUÉ

 

Les personnes qui souffrent de hernie discale et pour lesquelles des traitements médicamenteux ou chirurgicaux ne semblent pas appropriés se demandent quelles sont les solutions dont elles peuvent bénéficier. Elles peuvent avoir intérêt à vérifier si un traitement alternatif serait intéressant dans leur cas.

 

L’utilisation du lombostat pour le maintient

Il y a lieu de rappeler que dans 90 % des cas la chirurgie n’est pas nécessaire en cas de hernie discale. On peut proposer au patient de porter un lombostat qui est un appareil médical, ressemblant à une ceinture de maintient, porté au niveau du tronc et qui assure le soutien du bas du dos. Cette partie du corps est donc préservée contre les mouvements trop importants, ce qui réduit les douleurs. Cependant, le patient doit le porter au moins pendant plusieurs semaines.

 

Les plantes qui peuvent être efficaces pour soigner une hernie discale

  • Le curcuma est un antioxydant très efficace contre les hernies discales grâce à ses effets anti-inflammatoires ;
  • Le poivre de Cayenne accélère la guérison d’une hernie discale. Il peut être ,utilisé pour préparer une pâte à appliquer localement ;
  • La prêle qui est efficace pour le traitement des lésions ligamentaires et des hernies ;
  • Le pavot de Californie. Destiné à être utilisé localement, il produit un effet analgésique et anti-inflammatoire.
  • La consoude s’utilise lorsque le patient prend son bain. Elle favorise la guérison.

 

Les autres remèdes naturels

Le patient peut aussi recourir aux acides gras et à l’Oméga 3 qui atténuent sa souffrance et qui remédient aux lésions. Les bains au sel d’Epsom ainsi que l’application de chaud et de froid sur la hernie ont également fait la preuve de leur efficacité.

 

La médecine douce pour soulager la hernie discale

Nous avons tous dans notre répertoire le numéro d’un ostéopathe, d’un kiné voir même d’un acupuncteur. Ces professionnels de médecine alternative peuvent vous aidez à soulager certains moments de crises dû à la hernie discale.

En parallèle, chez vous et sans rendez-vous, vous pouvez pratiquer l’acupression. Par le biais d’un tapis d’acupression, comme le Champ de Fleurs, sur lequel sont fixés de nombreux simulateurs qui activent la circulation du sang et qui débarrasseraient les muscles des toxines tout en améliorant l’hydratation des disques ainsi que la sécrétion d’endorphines, hormone du bien-être. La douleur serait donc atténuée.

Avoir une hernie discale, ne veut pas dire : restez statique !  Marcher et bouger, tout en restant raisonnable, est important. Ecoutez votre corps et ne forcez pas. Pratiquez le yoga est également un bon exercice sportif.