Des plantes pour bien respirer

Qui dit rentrée dit rhumes, nez bouché, mal de gorge et bronches infectées… Pour résister aux assauts des virus, boostez vos défenses en douceur et réagissez dès les premiers symptômes.

 

Certes, ce n’est pas encore l’hiver mais les virus ne vont pas tarder à circuler… Pour affronter frimas et microbes en bonne condition, une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité et une activité physique régulière sont essentiels, mais on a souvent besoin d’un coup de pouce. Septembre-octobre, c’est pile le moment de stimuler son système immunitaire pour l’aider à repousser les attaques virales à venir responsables de rhumes, rhinopharyngites, bronchites et grippes. Les méthodes naturelles, phytothérapie et aromathérapie (huiles essentielles), assurent parfaitement ce rôle moyennant très peu d’effets secondaires.

 

On stimule les globules blancs

Parmi les plantes réputées pour leur action immunostimulante dans la prévention mais aussi le traitement des infections respiratoires, les échinacées (les racines surtout) sont sans doute les plus utilisées aujourd’hui. Grâce à leurs composants actifs – échinacosides, alkylamides et polysaccharides –, ces plantes originaires d’Amérique du Nord stimulent la production de certains globules blancs chargés naturellement de détruire et de digérer les micro-organismes infectieux. Leur efficacité est d’ailleurs confirmée par l’Agence européenne du médicament qui s’appuie sur des études réalisées chez des personnes traitées pour des infections aiguës du système respiratoire. Les échinacées agissent rapidement et ont donc un intérêt au début des symptômes. Mais elles sont également utiles en cures préventives de 10-15 jours par mois au début et pendant toute la mauvaise saison, en particulier pour les personnes sujettes aux rhumes et autres joyeusetés hivernales à répétition.

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Quand le mal est déjà là…

Les fleurs et l’écorce de sureau sont employées depuis des siècles non seulement en cuisine (vins, jus, confitures) mais aussi en phytothérapie. Très riches en anthocyanes, des polyphénols aux propriétés antivirales et pectorales, elles sont conseillées dès les premiers signes de pharyngite, d’état grippal ou d’infection mineure des bronches pour expectorer plus facilement et soulager les symptômes respiratoires.

L’eucalyptus est considéré comme « la » plante des voies respiratoires. Il aide à dégager les bronches et apaiser la toux. Le thym est lui aussi utilisé en cas de bronchite débutante car il stimule et désinfecte les muqueuses bronchiques. Il calme les quintes de toux et réduit aussi les sécrétions nasales. Autres plantes à privilégier en cas de signes d’infection respiratoire : bouillon-blanc, mauve, plantain, grindélia, niaouli, ravintsara, cyprès, pin… Au choix : gammes Arkopharma, Naturactive, Naturgia, Oliospetil, Phytaroma, Pranarôm, Puressentiel…

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Apithérapie : les abeilles font merveille

Apithérapie : les abeilles font merveille

Le miel, et plus encore la gelée royale (à forte dose, 5 g par jour) ou la propolis permettent aussi de renforcer les défenses immunitaires de l’organisme. La gelée royale, ce produit blanchâtre aux reflets nacrés directement sécrété par les abeilles, est un véritable concentré de vitamines, sels minéraux et oligoéléments et a une action antivirale. Et la propolis, résine fabriquée par les abeilles pour protéger leur ruche, est considérée comme « l’antibiotique naturel » par excellence car elle possède des propriétés antimicrobiennes à large spectre. Très efficace en prévention, elle permet aussi de raccourcir la durée des épisodes infectieux.

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Poisson : oméga 3 à cœur et à raison

Déjà friands de produits de la pêche, il nous reste à apprendre à varier les espèces consommées et les recettes. Pour nous en régaler souvent et très longtemps !

 

Tous les poissons partagent de nombreuses qualités nutritionnelles. Ils sont riches en protéines de grande valeur nutritionnelle. Ils contiennent du fer mais aussi du zinc et du sélénium (deux oligoéléments aux vertus antioxydantes) ainsi que quasi toutes les vitamines du groupe B (seule la B9 fait défaut). Les poissons gras possèdent deux avantages supplémentaires : leurs teneurs en vitamine D et en oméga 3. Pour toutes ces raisons, le poisson a toute sa place dans une alimentation saine, variée et équilibrée.

 

Des protéines de qualité

Un beau filet de 100 g de poisson apporte 20 g de protéines (autant que la viande), soit environ 25 à 30% du besoin en protéines de la journée. La qualité de ces protéines n’est pas altérée par la cuisson ou la congélation – et elle vaut celle de la viande. Ainsi, parmi les végétariens, ceux qui mangent du poisson, en plus des œufs et des produits laitiers, ne manquent pas de protéines d’origine animale. Pour la personne âgée qui se détourne parfois de la viande et chez qui le manque de protéines est particulièrement fréquent, le poisson constitue aussi un choix très pertinent. Frais, en conserve ou surgelé, le choix est vaste !

Du fer, des oligoéléments et des vitamines

Le manque de fer est courant chez les femmes non ménopausées ; il en concerne pratiquement une sur deux et se traduit par une grande fatigue chronique, de l’essoufflement au moindre effort et une pâleur inhabituelle du visage. Le bilan biologique confirmera ce manque de fer et le médecin sera alors amené à prescrire des compléments de sels ferreux. Par ailleurs, l’alimentation devra être revue pour apporter davantage de fer. Et si l’on a peu de goût pour la viande rouge, les foies et le boudin noir, il faudra donc aller chercher le fer ailleurs : dans les œufs, la viande blanche, les légumineuses et… le poisson et les fruits de mer (moules, huîtres). Quant aux oligoéléments de type zinc, sélénium et même iode, ainsi que les vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B5, B6, B8 et B12), on les trouve en bonnes quantités dans le poisson. Concernant la vitamine D, seuls les poissons gras en sont riches : 100 g de l’un de ces poissons couvrent de 100 à 200% du besoin quotidien. Voilà pourquoi les plus gros consommateurs de saumon et de harengs sont ceux qui manquent souvent de soleil (nord de la France pour les mangeurs de harengs, Europe du Nord pour les amateurs de saumon). La vitamine D des poissons gras compensera ainsi celle qui leur manque faute de soleil.

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Des oméga 3

La majorité des poissons sont maigres, c’est-à-dire qu’ils renferment moins de 5% de lipides. Seuls les poissons « gras » de type sardine, hareng, maquereau ou saumon en contiennent 10 à 12%, essentiellement sous forme d’oméga 3 dont nous manquons. De plus, le gras de leur chair héberge la vitamine D dont ils sont riches ! Deux raisons d’en manger régulièrement.

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Deux fois par semaine… au moins !

Deux fois par semaine… au moins !

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) recommande de manger du poisson deux fois par semaine, dont une fois sous forme de poisson gras. Ce pourrait même être davantage si affinités, en variant les espèces !

 

Une consommation sûre

Les Français aiment les produits de la mer. Ils en consomment environ 35 kg par an et par habitant, soit une moyenne de 100 g par jour – sous toutes leurs formes : poissons, fruits de mer, frais, conditionnés, intégrés dans des recettes, surgelés… La consommation augmente d’année en année. Évidemment chaque région a ses poissons favoris : le hareng dans le nord de la France, l’omble chevalier en Savoie, la morue dans le Sud-Ouest, la sardine dans le Sud. Les plus faibles consommateurs de poisson sont les Alsaciens.

La mode des sushis a également considérablement augmenté la consommation de poissons crus ; on en mange environ 100 g par repas au restaurant japonais.

Respect des saisons

Les poissons ont aussi leurs saisons selon leurs périodes de reproduction et de migration. Par exemple, en été, le thon germon se rapproche des côtes françaises et l’automne est la saison des harengs frais et des rougets barbets. En quantités plus importantes à ces périodes, leurs prix sont souvent plus bas. Il faut donc profiter des promotions et en demander la raison au poissonnier. Par ailleurs, certaines espèces sont en voie de disparition (le cabillaud entre autres). Le meilleur moyen d’éviter la surconsommation est donc de varier sa consommation de poissons ; il y a plus de 200 espèces différentes… C’est le moment de les découvrir – au lieu d’acheter systématiquement au poissonnier le même dos de cabillaud !

« Il est pas frais mon poisson ? »

Seule la cuisson assure une totale sécurité sanitaire, car le poisson cru peut renfermer de nombreuses bactéries pathogènes pour l’homme (comme les listéria) ainsi que des parasites, en l’occurrence des larves de Taenia ou d’Anisakis. Une fois consommées avec le poisson cru, ces larves se transforment en vers qui vont proliférer dans l’estomac pour l’Anisakis et engendrer douleurs et brûlures. Ou dans l’intestin grêle et le côlon pour le Taenia, provoquant douleurs abdominales et troubles du transit. À défaut de pouvoir s’en protéger au restaurant (vous êtes tributaire de l’hygiène du restaurateur), chez soi on peut prendre quelques précautions dont la plus sûre et radicale est la congélation (lire encadré).

Les cuissons idéales

La cuisson vapeur est l’idéale. Rapide, elle préserve au mieux les vitamines du poisson. Reste aussi la solution de la cuisson au four, surtout en papillote dont l’univers clos préserve admirablement toutes les saveurs. La pire est la cuisson au court-bouillon surtout si elle dépasse 10 minutes : minéraux, oligoéléments et vitamines diffusent dans le bouillon et y sont détruits en partie par la chaleur. Le poisson est un aliment fragile qui nécessite des cuissons rapides.

 

À savoir : poisson cru : quelles précautions ?

À savoir : poisson cru : quelles précautions ?

  • Ni le jus de citron ni le vinaigre ne détruiront les éventuels parasites des poissons ! Si on prévoit de les consommer crus, il faut les placer au congélateur pendant au moins 48 heures à – 20 °C.
  • Le poisson cru ne doit pas être consommé par les enfants avant l’âge de 6 ou 7 ans, ni par les personnes âgées, ni en cas de grossesse ou de fragilité du système immunitaire.

 

« Aujourd’hui, c’est poisson ! »

Avec la diversification alimentaire, le nourrisson va découvrir le goût de la viande, des œufs et du poisson. Une cuillerée à café de chair de poisson bien cuit sera parfaite au déjeuner en accompagnement de la purée de légumes. Vers 1 an, la portion peut atteindre 20 g (1/5 d’une portion d’adulte). Tous les poissons sont autorisés à condition d’être bien cuits et désarêtés. Les enfants adorent la sole, mais il ne tient qu’aux parents de leur faire découvrir les autres variétés – en évitant le poisson pané, qui n’a plus le goût de poisson et qui est bien plus gras ! À l’âge de 10 ans, l’enfant peut consommer les mêmes portions que l’adulte, soit 100 à 150 g.

En cas d’allergie

L’allergie au poisson et aux fruits de mer peut se voir à tout âge et en général elle est définitive. Elle suppose l’éradication complète du poisson sous toutes ses formes, y compris dans les préparations industrielles – lire attentivement les étiquettes. On peut vivre sans poisson mais il faut alors surveiller de près sa consommation d’oméga 3 et renforcer l’utilisation d’huiles qui en sont bien pourvues comme celles de colza, de noix, de cameline ou de lin. Attention, ces deux dernières en sont très riches (50 % contre 12% dans l’huile de noix) et il ne faut pas dépasser la dose quotidienne d’une cuillère à café par jour (à ne pas donner aux enfants de moins de 3 ans).

Les préparations à base de…

Les rillettes de saumon ou de thon sont souvent assez grasses car riches en huile ajoutée ; le poisson peut ne représenter que 30 ou 40% de la recette. C’est aussi le cas du surimi. C’est une recette qui nous vient du Japon (mais son goût s’est occidentalisé) à base de filets de poisson assemblés à de la fécule de pomme de terre, de l’huile de colza, du blanc d’œuf et des traces de sucre. Le tout est mélangé, roulé dans le paprika et pasteurisé. Le surimi est surtout riche en protéines et peu calorique. À consommer, si on aime, en apéritif ou dans des salades composées. Les femmes enceintes peuvent en manger car il n’est pas cru. 

Sauvage ou d’élevage ?

Sur le plan nutritionnel, les poissons sauvages ou d’élevage ont sensiblement les mêmes qualités. Quant à la possible contamination par les polluants des rivières (PCB, polychlorobiphényles) ou des mers (mercure), les quantités sont d’autant plus faibles que le poisson consommé se situe en début de chaîne alimentaire. C’est le cas des petits poissons comme les sardines ou les maquereaux. En revanche, le thon ou l’espadon en accumulent davantage – mais pas de craintes à avoir quand on varie les espèces ! Inutile de noyer le poisson sous la sauce – grillé, accompagné d’épices, d’un filet d’huile d’olive et de citron, il sera délicieux !

Frais, en conserve ou surgelé ?

Frais, en conserve ou surgelé ?

Peu importe car les qualités nutritionnelles sont quasi identiques dans tous les cas. La petite sardine en conserve sera toujours aussi riche en oméga 3 et en vitamine D que la sardine fraîche grillée. Donc, à chacun ses choix.

 

Tous mythomanes ?

« Toute vérité n’est pas bonne à dire », déclare ce vieux proverbe. Existe-t-il des mensonges utiles ? Pourquoi mentir ? Faut-il tout dire aux autres ? La tromperie n’est-elle pas une nécessité (parfois) ? Il est temps de faire le tour des bienfaits et méfaits de ces petits ou gros arrangements avec la vérité.

 

Défini par le Larousse comme « l’action de mentir, de déguiser, d’altérer la vérité », et comme une « assertion contraire à la vérité », le mensonge suscite le débat. C’est que ses formes et ses motifs sont aussi variés qu’un arc-en-ciel de printemps. Mensonge social, mensonge de survie, mensonge de confort, mensonge égoïste, mensonge d’intérêt, et j’en oublie : y a-t-il une échelle dans la légitimité du mensonge, et a fortiori, son éventuelle utilité ? Existe-t-il des cas où c’est (vraiment) grave (ou pas) de mentir ?

 

Mytho or not mytho ?

Malgré la simplicité de la définition ci-dessus, le mensonge conserve des contours flous. Il peut être décrit comme une parole différente de la pensée de celui qui l’énonce, une déclaration fausse faite à un ou plusieurs hommes, voire être élargi à un comportement « mensonger » : caresser avec tendresse la joue d’une femme que l’on n’aime pas pour obtenir ses faveurs, se la jouer ami-ami avec notre big boss pour obtenir une promotion alors qu’on le trouve aussi intéressant qu’un bulot périmé, etc… Notre comportement ne reflète pas alors le fond de notre pensée.

Toutefois, le mensonge n’est avéré que si l’on sait que l’on ment. Un enfant qui déclare avoir vu un monstre au bout de son lit ne ment pas, il est convaincu de ce qu’il avance. En revanche, l’étudiant qui couvre son camarade absent en prétendant qu’il est malade, alors qu’il le croit parti en week-end fiesta, ment. Et ceci même si en réalité, ledit absent est bien au fond de son lit avec une vilaine grippe : si son ami l’ignore, il dit la vérité à son insu et donc ment quand même. Ca suit toujours au fond ?

 

Mentir, tromper, gruger, duper… qu’en pensent les grands esprits ?

Ils sont tout aussi partagés que le commun des mortels. Kant s’indigne de l’existence du mensonge, qui corrompt la capacité morale de l’homme et empêche autrui d’agir rationnellement et librement. Bim. Benjamin Constant et Vladimir Jankélévitch sont plus détendus : on peut mentir par humanité ou pour sauver sa peau. A un officier nazi qui vous demande quelle est votre religion par exemple, ou à un patient atteint d’un cancer en phase terminale à qui l’on prédit une espérance de vie plus longue que la réalité pour ne pas le décourager. Là, c’est ok, quoiqu’en pense Kant. Machiavel, lui, défend le droit du Prince (= de nos jours le Président, le Premier Ministre, le dictateur, bref, celui ou celle qui a le pouvoir sur les autres), souvent obligé de mentir car il place l’intérêt de la République au-dessus du salut de son âme. Moui. La réalité donnant plutôt des exemples de politiques qui ont menti par intérêt personnel, l’argument est difficile à recevoir, et le mensonge proféré par un individu détenteur de l’autorité ou d’une légitimité morale d’autant plus mal accepté que son rang est élevé.

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La tromperie, cette compagne du quotidien

Notre vie sociale serait bien différente si le mensonge n’existait pas, si nous savions exactement tout ce que les autres pensent. Si notre belle-mère savait qu’on la trouve aussi sympa qu’une râpe à fromage, que notre meilleure amie savait qu’on trouve son fils bête et moche, que notre patron savait qu’on trouve qu’il a une haleine de cachalot mal réveillé… ce serait un sacré bazar, nous sommes d’accord. Le mensonge peut être utile lorsqu’il achète la paix ou évite la guerre. Un exemple ? Votre fils de 4 ans déclare en pleine réunion de famille : « Tonton, Maman elle pense que tu es un gros radin ». Gros froid, et pourtant il a dit la vérité, comme on lui a appris. Impossible de le gronder, et comment lui expliquer qu’il y a des cas où il vaut mieux se taire, c’est-à-dire mentir par omission ? On ne lui explique pas, il apprend tout seul en grandissant et en observant les adultes qu’il y a des choses qui se disent… et d’autres qui ne se disent pas même si on les pense très fort.

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Existe-t-il une échelle dans la gravité du mensonge ?

N’en déplaise à certains philosophes, l’expérience de la vie nous apprend que oui. Il existe plusieurs types de mensonges, du mensonge anodin, de politesse, qui préserve la paix sociale, à des mensonges destinés à tromper les autres pour de sombres motifs. Ne pas dire à sa grand-tante qu’elle pue du bec est un mensonge par omission qui ne fait de mal à personne (quoique peut-être serait-ce lui rendre service que de lui offrir des bonbons mentholés). Mentir sur les effets secondaires d’une nouvelle molécule révolutionnaire, sur ses sentiments pour manipuler ou tromper, sur des actes ayant entraîné des conséquences pour autrui est en revanche hautement condamnables. Mais où fixer la limite entre le mensonge « moral », « utile », « le pieux mensonge », et le mensonge inacceptable ?

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Pas de mensonge sans conséquences

La réponse est peut-être à chercher du côté des conséquences de nos mensonges. Si notre femme nous demande si on ne trouve pas Scarlett Johansson « un peu vulgaire, tout de même », sans doute est-il préférable pour la paix du ménage de répondre de manière évasive, voire négative. Mais en ne disant pas la vérité, n’empêche-t-on quelqu’un de s’améliorer, de résoudre un problème, de débloquer une situation ? Souvent, en y réfléchissant bien, les conséquences d’une tromperie, même anodine, sont infinies et peuvent entraîner des problèmes à retardement. Par exemple lorsqu’on ment à son conjoint sur les sentiments hostiles que nous inspire sa famille, on se prive d’une possibilité de régler ce problème à deux, on entre dans une escalade dont il sera difficile de sortir, on crée une fracture, même dissimulée, dans la confiance que l’on se porte. A méditer…

 

Le chiffre qui détend

Le chiffre qui détend

D’après Claudine Biland, auteur de Psychologie du menteur (Editions Odile Jacob, 2004, 256 pages), « 82% de nos mensonges ne sont pas détectés, d’abord parce que nous sommes confiants dans la nature humaine, ensuite parce qu’un petit mensonge est presque impossible à confondre, enfin parce que, même s’il l’est, notre interlocuteur préfère souvent se taire plutôt que nous prendre en défaut et, de fait, nous gêner. » Voilà qui laisse un peu de marge de manœuvre à notre conscience !

Prendre soin des pieds abimés

« Mes pieds sont abîmés. Je ne sais pas comment les soigner ! », Florian, 31 ans, Vierzon

 

On oublie trop souvent que c’est sur ces extrémités que repose tout le poids du corps… Prendre soin de ses pieds ne doit pas être seulement une préoccupation estivale. C’est toute l’année qu’il faut leur porter attention si l’on souhaite éviter un tas de désagréments comme les cors, les crevasses, les mycoses, les douleurs… La première vigilance doit porter sur le choix des chaussures. Au cours de notre vie, nous marchons tous en moyenne l’équivalent de deux fois et demie le tour de la Terre. C’est dire s’il vaut mieux s’équiper convenablement. Car des pieds mal chaussés souffrent et mieux vaut privilégier leur confort aux impératifs de la mode. Concernant par exemple la hauteur des talons, l’Union française pour la santé du pied recommande de ne pas dépasser 3 à 4 cm pour une femme et 1 à 2 cm pour un homme. Ces hauteurs permettent une bonne répartition du poids global du corps entre l’avant et l’arrière des pieds et facilitent leur déroulé au niveau de la charnière métatarsienne. Il y a une autre consigne à respecter : les chaussures en cuir ou en fibres naturelles absorbent mieux l’humidité et gardent le pied au sec et sans odeur.

 À lire aussi : Soins de pieds : cors, durillons, ampoules

 

Non aux callosités

L’eau calcaire, la circulation sanguine malmenée à cause des variations de température ou des stations debout prolongées, le contact des semelles… Au quotidien, la peau des pieds a de nombreuses occasions d’être agressée. Pour se protéger, son système de défense naturel consiste à s’épaissir. Comme de mini-boucliers, des callo­sités apparaissent sur la plante des pieds. Autre conséquence des agres­sions du quotidien : la déshydratation. Une peau craquelée étant loin d’être agréable à la vue comme au toucher, mieux vaut prévenir que guérir. Pour ce faire, appliquez une crème hydra­tante tous les soirs avant d’aller au lit. Une fois par semaine, procédez à un soin nourrissant profond : enduire généreusement de crème les pieds, enfiler des chaussettes en coton et laisser agir toute la nuit.

 À lire aussi : Conseil de pharmacien – Hygiène et fraicheur des pieds

 

Jusqu’au bout des ongles

De beaux ongles en pleine santé sont des ongles qui respirent. Pour ce faire, il faut absolument les débarrasser de ce qui les empêche d’évoluer normale­ment. À savoir, les cuticules. Ces petites peaux asphyxiantes situées à la base de l’ongle doivent donc être repoussées une fois par semaine. Il existe des soins spécifiques à appliquer à la base de l’ongle pour ramollir les cuticules. Il suffit ensuite de les décoller avec un bâtonnent en bois puis, à l’aide d’une pince à peau, reste à couper uniquement les résidus sur les côtés en évitant de toucher la partie basse de l’ongle. Cette étape achevée, il est conseillé de masser les ongles avec une goutte d’huile fortifiante vendue en pharmacie.

  À lire aussi : Conseil de pharmacien – Mycoses de l’ongle

 

Traitement du zona

« Atteinte d’un zona, j’aimerais connaître les mesures à prendre pour éviter toute aggravation », Jennifer, 57 ans

 

Le traitement du zona repose sur une prise en charge symptomatique. Le patient doit être informé de certaines précautions à prendre.

La toilette des lésions se fait à l’eau avec un nettoyant surgras, sans savon. Elle est suivie d’un séchage soigneux sans frotter. L’hygiène des mains et des ongles doit être rigoureuse. Il ne faut ni gratter ni percer les vésicules. Leur cicatrisation doit être surveillée pour empêcher une surinfection bactérienne. Il faut s’abstenir de toute prise d’anti-inflammatoires, y compris l’aspirine, en raison d’un risque de complications infectieuses cutanées.

 À lire aussi : FICHE SANTE – Zona : symptômes et prévention

 

Apaiser le corps

Le repos est conseillé pour aider l’organisme à lutter contre l’infection. Tout ce qui permet au corps de se relaxer (lecture, musique, méditation…) peut avoir un effet apaisant sur les lésions cutanées. Le port de vêtements amples est recommandé pour éviter tout frottement. L’application de compresses fraîches et humides peut calmer les douleurs. En cas de zona ophtalmique, des larmes artificielles contribuent à atténuer l’inconfort. L’exposition solaire est déconseillée.

 À lire aussi : Différentes méthodes de relaxation

 

Le vaccin inscrit au calendrier

L’édition 2016 du calendrier vaccinal a intégré le vaccin contre le zona (Zostavax). Il concerne les personnes âgées de 65 à 75 ans, y compris celles qui ont déjà eu le zona avec, pendant une année, un rattrapage jusqu’à 80 ans. Une seule injection est recommandée, la nécessité d’une dose de rappel n’est actuellement pas connue.

Pour en savoir plus : https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Zona

Qu’est-ce que l’effet placebo ?

Avaler un traitement sans principe actif peut parfois être aussi efficace que le vrai traitement. Le Pr François Chast, Président honoraire de l’Académie nationale de Pharmacie, décrypte ce phénomène.

 

En administrant des pilules de mie de pain à certains de ses patients, Jean Nicolas Corvisart, le médecin de Napoléon Ier, ne faisait que renouer avec une technique ancestrale puisque les médecins de la Grèce antique n’hésitaient pas à prescrire des toiles d’araignée ou de la poussière de roche avec succès, sachant que ces drôles de produits n’auraient aucun effet, mais ils misaient sur un accompagnement empathique, sinon chaleureux de la prescription afin de renforcer la confiance des malades.

 

Les placebos sont-ils de faux médicaments ?

Aujourd’hui les placebos peuvent effectivement être considérés comme de « faux médicaments », au sens où ils ne contiennent pas de principe actif, mais force est de constater que dans 35 % des cas, ils agissent. Performance à expliquer.

On sait, par des travaux récents, que cet effet placebo (« je plairai », en latin) se produit dans le contexte thérapeutique où tous les acteurs ont un rôle : le patient et son entourage, le prescripteur et peut-être encore davantage la nature de la relation entre les deux. L’apprentissage, la mémoire, la motivation, la récompense, la réduction de l’angoisse, sont autant de paramètres psychologiques qui expliquent le fonctionnement du placebo, avec deux moteurs essentiels, l’espoir de guérir et le conditionnement mental, associant la prise du médicament (placebo ou non) à des messages positifs d’amélioration de la santé[i]. 

Tout le monde est-il concerné par l’effet placebo ?

L’effet placebo se révèle à tous les âges de la vie, même chez le nourrisson ; et on ne note pas de différence sensible entre les sexes. Il apparaît toutefois plus ou moins intense selon la nature du patient, le rapport qu’il entretient avec son médecin et, bien sûr, selon la maladie visée. On remarque ainsi que la douleur et les troubles psychologiques, les troubles digestifs, les maladies de peau et les allergies sont naturellement concernés.

L’intensité de l’effet placebo varie en fonction de la présentation ou du mode d’administration du médicament, de la réputation et de l’implication du praticien, s’il inspire confiance, se montre attentionné, à l’écoute du patient. Il est toutefois important de considérer que la volonté de guérir ou la nature de l’attente sont au cœur de la réussite d’un traitement placebo.

Comment fonctionne un placebo ?

L’effet placebo démontre clairement que le rituel du traitement fait partie de l’acte thérapeutique. L’idée de recevoir des soins est un élément essentiel pour le patient, dont la médecine moderne, pressée et trop fréquemment technique, ne tient pas assez compte. Pour autant, son action n’est pas seulement subjective comme cela a été prouvé dans le domaine de la douleur. Grâce aux progrès de l’imagerie médicale, on a pu montrer, par exemple, que le placebo induit les mêmes modifications du métabolisme du cerveau que la morphine.

Plusieurs essais ont montré que la manière de donner le placebo valait autant que le placebo lui-même, ce qui est vérifié avec des thérapeutiques non médicamenteuses comme l’acupuncture pour laquelle l’utilisation de points volontairement erronés a, au bout de six semaines, les mêmes effets que l’utilisation des « bons ».

Les placebos doivent-ils être dévalorisés ?

Dès lors, est-il dévalorisant pour un médicament d’être considéré comme un placebo ? L’injure est limitée puisqu’on sait que l’effet placebo prend sa part à l’effet thérapeutique, donc à la guérison. L’effet placebo recouvre-t-il un pieux mensonge ? On peut aisément « couvrir » ce mensonge quand le risque d’effet indésirable d’un « vrai » médicament semble être démesuré vis-à-vis de la santé du patient. Dans ce cas, une prescription inoffensive doit prendre le pas sur un médicament plus incisif mais dangereux.

Il faut simplement se méfier des placebos qui pourraient être dangereux : certaines maladies ne peuvent pas attendre un vrai traitement (les affections graves comme les infections profondes ou les cancers). Et d’une manière plus générale, la relation éthique que le médecin lie avec son patient peut-elle se conjuguer avec la prescription d’un placebo ?

 

Extrait de...

Extrait de...

les-medicaments-en-100-questions-crgLES MÉDICAMENTS EN 100 QUESTIONS, de François Chast, Président honoraire de l’Académie Nationale de Pharmacie.
Éditions Taillandier, 2016,
14.90 €.
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Se soigner par l’homéopathie, est-ce efficace ?
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Pour bien digérer, on se met au charbon !

Ses capacités d’adsorption font merveille en cas de problèmes digestifs. Et ses propriétés détoxifiantes sont connues depuis l’antiquité égyptienne.

 

Nous parlons ici du charbon végétal dit actif (ou activé) car il subit une préparation particulière qui lui donne sa grande porosité. C’est cette dernière qui lui confère sa capacité d’adsorption de différentes substances : elles sont piégées dans les petits orifices à sa surface. Cette activité dépend du substrat végétal utilisé, celui provenant de la combustion des coques de noix de coco étant le plus performant : il peut adsorber jusqu’à cent fois son volume en gaz.

 

Un remède naturel

Le charbon végétal se fixe au niveau du système digestif et adsorbe les gaz produits lors de la digestion (flatulences) mais également les bactéries qui produisent ces gaz. Il régularise les fonctions intestinales et diminue l’aérophagie et les ballonnements souvent à l’origine des ventres gonflés. En cas d’infection ou d’irritation de l’intestin, le charbon calme les épisodes de diarrhées et de gastro-entérites en formant un véritable pansement intestinal. Il agit aussi sur la constipation liée à une fermentation intestinale et lutte contre la mauvaise haleine souvent associée. Il apaise les brûlures d’estomac, les reflux gastriques et les éructations (renvois d’air).

 À lire aussi : Comment vaincre les ballonnements qui nous gonflent le ventre ?

 

Épuration et détoxication

Le charbon purifie et désintoxique l’organisme. Il est parfois utilisé pour lutter contre les empoisonnements aigus légers en réduisant l’absorption d’agents toxiques. Il capte les éléments indésirables (bactéries nocives, métaux lourds, surdose médicamenteuse) avant qu’ils ne diffusent dans le sang. Ils sont ensuite éliminés dans les selles. Il aurait aussi un rôle dans la prévention de maladies cardiovasculaires en raison de ses propriétés hypocholestérolémiantes et de son action favorable sur les triglycérides. On l’utilise également en cosmétique dans les soins purifiants pour la peau.

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Noir, c’est noir…

Les formes en poudre ou en granulés, au léger goût sucré, sont à prendre avec un grand verre d’eau mais elles laissent la langue noire… La parade : avaler la préparation à l’aide d’une paille ou bien se rincer la bouche – il est de toute façon recommandé de boire beaucoup d’eau (sous peine de constipation…). L’utilisation en gélules et en comprimés peut cependant s’avérer plus pratique. Ne pas s’inquiéter si les selles deviennent très foncées ! Le charbon végétal n’étant ni absorbé par les intestins ni métabolisé, il est donc évacué tel quel (mais chargé de déchets) dans les selles en leur donnant une couleur noire.

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quelles précautions ?

quelles précautions ?

• En raison même de son pouvoir adsorbant, le charbon peut réduire l’efficacité des médicaments ou de la pilule s’ils sont absorbés en même temps. Aussi vaut-il mieux les prendre à d’autres moments de la journée, si possible deux heures avant ou après le charbon végétal.
• Consommé en excès, le charbon peut entraîner un ralentissement des mouvements de l’intestin et causer une constipation.
• Le charbon n’est pas recommandé aux femmes enceintes ou qui allaitent et ne convient pas aux nourrissons ni aux enfants de moins de 6 ans, sauf avis du pédiatre traitant.

Recettes d’automne : une rentrée tout en douceur

Pendant l’été, les fruits se gorgent de soleil pour arriver sur nos tables en septembre colorés et sucrés à souhait… De quoi garder le moral !

 

Les plus savoureux ? Le raisin et la mirabelle ! Les variétés françaises de raisin peuvent débarquer dès juillet, et nous charmer jusqu’en octobre. Mais si vous comptez préparer de la confiture de mirabelle, ne ratez pas sa courte saison ! En fonction du climat, qui varie donc d’une année à l’autre, on peut la trouver entre la mi-août et la mi-septembre.

 

Du côté des légumes, l’aubergine est encore très présente sur les étals et sa jolie robe violette inspire nos recettes. Cette couleur originale est d’ailleurs liée à son contenu en pigments spécifiques appelés anthocyanes, qui font partie de la grande famille des polyphénols. Ce qui lui fait un point commun avec la mirabelle et le raisin, également sources de polyphénols variés : anthocyanines, flavonoïdes, ou encore tanins.

Les polyphénols sont des composés végétaux qui n’apportent pas de calories et qui font l’objet de nombreuses explorations scientifiques. Leur pouvoir antioxydant est démontré et pourrait être bénéfique pour notre organisme, notamment en matière de santé cardiovasculaire. Mais comme ils sont très nombreux (plus de 6 000 flavonoïdes ont notamment été décrits pour l’instant), et que les études sont longues à mener, il va falloir encore patienter un peu pour connaître tous leurs secrets…

 

Votre marché de septembre

Votre marché de septembre

LES LÉGUMES : ail, artichaut, aubergine, brocoli, carotte, cèpe, champignon de Paris, chou-fleur, concombre, courgette, cresson, épinard, fenouil, haricot vert, laitue, oignon, oseille, panais, persil, poireau, poivron, pomme de terre, tomate.

LES FRUITS : amande, carambole, banane, cassis, citrons jaune et vert, figue, figue de Barbarie, framboise, groseille, melon, mirabelle, myrtille, noisette, poire, pomme, prune, raisin.

 

Découvrez nos recettes d’automne :

 

Réponses d'expert : L'allergie au lait est rare

Réponses d'expert : L'allergie au lait est rare

BRIGITTE COUDRAYBrigitte Coudray
Diététicienne-nutritionniste au CERIN*

Une allergie se caractérise par une réaction anormale du système immunitaire, le système de défense du corps humain, face à une protéine contenue dans un aliment. Quasi tous les aliments peuvent donc être concernés.

Il existe ainsi une allergie aux protéines de lait, qui se manifeste dès la petite enfance (avant l’âge de 3 mois, dans 90 % des cas). Elle doit être diagnostiquée et prise en charge par un spécialiste. Heureusement, elle ne concerne que 1 à 3 % des enfants en France, et elle se guérit. Les produits laitiers doivent être totalement supprimés jusqu’à la guérison ; puis ils sont réintroduits progressivement.

La plupart des enfants sont guéris avant d’avoir 8 ans. L’allergie aux protéines de lait est donc très exceptionnelle après cet âge.

Les aliments les plus responsables d’allergie chez l’adulte sont les rosacées (pêche, pomme, prune…) et les fruits de la famille du latex (avocat, banane, figue, fruit de la passion, kiwi…). Viennent ensuite les ombellifères (céleri, fenouil, carotte…) et les fruits à coque (amande, noisette, noix…).

* Département santé de l’interprofession des produits laitiers

 

À lire

À lire

CUISINER SANS PROTÉINES DE LAITCuisiner sans protéines de lait
Coralie Ferreira, Aline Princet, éd. Larousse, coll. Saveurs & bien-être, 8,90 €.

 

 

Karine Ferri : «Les yeux sont vraiment le miroir de l’âme !»

La fidèle complice de Nikos Aliagas sera l’une des animatrices vedettes de la rentrée sur TF1. Quelques mois après son mariage avec Yoann Gourcuff, Karine Ferri lève le voile avec un sourire radieux sur ses prochaines aventures cathodiques.

 

Vous venez de fêter vos quinze ans de télé ; quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?

Karine Ferri : C’est vrai, j’ai fait mes débuts dans l’audiovisuel en 2004 sur M6. Je partais de rien, j’étais novice. Présenter Fan 2 a été très fort pour moi car c’était une émission que je regardais quand j’étais plus jeune. Faire du direct pendant six ans sur M6 fut pour moi la meilleure école. C’est ce qui m’a permis de rejoindre le groupe TF1 en 2012 pour l’émission The Voice que j’ai coprésentée avec Nikos Aliagas avec qui j’animais déjà La Matinale sur NRJ deux ans plus tôt.

Quelle différence faites-vous entre la radio et la télé ?

En 2010, j’étais la première femme à intégrer une matinale sur NRJ. Le direct est un exercice très difficile mais j’adore les challenges. À la radio, il faut savoir meubler les silences. Nikos était exigeant et c’est comme cela que j’ai appris à faire des interviews et surtout à rebondir. À la télé, le silence est habité par l’image – ce n’est pas le cas à la radio. J’ai dû apprendre la rapidité, l’écoute, la justesse…

Êtes-vous fière de votre parcours ?

Ces deux dernières années, j’ai eu la chance d’animer des émissions très différentes sur TF1 et TFX. Je me suis glissée dans la peau de la confidente pour l’émission Regarde-moi : un silence pour tout se dire. À cette occasion, j’ai découvert que les yeux sont vraiment le miroir de l’âme, on ne peut pas tricher avec son regard. Puis, ce fut Baby boom où j’étais en quelque sorte l’accompagnatrice des futures mamans afin de les aider à gérer leurs appréhensions et leurs blocages. J’en garde un excellent souvenir. Ensuite, avec Les plus belles mariées, j’étais la complice mais aussi l’arbitre des futures épouses. Avec Bébés chats et Bébés chiens : les 100 premiers jours de leur vie, j’ai adoré prêter ma voix à la cause animale car je suis une grande amoureuse des animaux. C’est une émission bienveillante et instructive qui véhicule de belles valeurs et où on rappelle aux téléspectateurs qu’un animal n’est pas une peluche – on ne l’abandonne pas quand les grandes vacances arrivent. Nous avons un devoir vis-à-vis de lui !

Vous êtes la marraine de l’association Grégory-Lemarchal ?

J’ai fait la promesse à Grégory de continuer à me battre avec sa famille contre la mucoviscidose. Depuis 2007, je suis la marraine de l’association Grégory-Lemarchal et je fais partie du conseil d’administration. Mon rôle de marraine consiste à parler de la mucoviscidose en mettant ma notoriété au service de cette cause. Nous organisons des manifestations un peu partout en France pour récolter des fonds afin de pouvoir répondre rapidement et efficacement aux besoins des familles, des hôpitaux et des chercheurs. Je suis heureuse de vous annoncer que, très bientôt, la maison Grégory-Lemarchal va pouvoir accueillir des jeunes qui souffrent de la mucoviscidose afin de leur offrir un cadre agréable et d’améliorer leur confort de vie.

Êtes-vous prévoyante au niveau de votre santé ?

J’essaie ! Je n’ai pas beaucoup de temps car je cours partout entre mes enfants et mes activités à TF1. Disons que, depuis que je suis devenue maman, je me questionne davantage. Je suis plus précautionneuse car je ne veux courir aucun risque, ni pour moi ni pour eux. Quand je sens que la fatigue vient, je prends des vitamines. ­J’essaie d’avoir un bon sommeil ainsi qu’une certaine hygiène de vie. Je me lave les mains régulièrement et je fais attention à ce que je mange. Et j’ai arrêté la cigarette lorsque je suis tombée enceinte.

Et côté nutrition ?

Je ne mange pas énormément de viande et je privilégie la viande blanche. Je suis très poisson, j’achète essentiellement bio et, quand je peux, je le fais auprès du producteur. En Bretagne, où je vis, c’est plus facile de trouver des poissons qui viennent tout droit de la mer ou des fruits et légumes que je vais chercher directement chez le maraîcher en respectant les saisons.

Pratiquez-vous un sport particulier ?

Je m’adapte à mon environnement. L’été, j’aime beaucoup nager alors qu’en hiver je pratique le ski. Je cours et je fais de la musculation en salle avec un coach pour entretenir mon corps. Pour le réveiller, j’adore les massages toniques aux huiles ; cela me ressource. Par mon métier, je vis à cent à l’heure ; alors pour m’apaiser je fais de la méditation et du yoga.

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

Non… depuis que j’ai mes enfants. Les voir grandir reste pour moi la plus belle expérience. Il faut savoir vivre avec son temps et avec son âge. On ne peut pas être à 40 ans comme on l’était à 18. Je suis consciente que la beauté physique est éphémère. Ce qui reste, c’est le charisme qui réside au fond de nous.

Y a-t-il un genre que vous n’avez pas encore abordé en télé et qui vous tenterait ?

J’adorerais animer une émission autour de la psychologie, de l’échange et du partage. Je suis très attentive à ce que les gens me disent. C’est certainement pour cela que je me sens bien auprès des personnes plus âgées parce qu’elles ont toujours quelque chose à m’apprendre.

Quels sont vos projets en cette rentrée ?

Elle est chargée ! Je vais coprésenter la saison 10 de Danse avec les stars le samedi soir en prime avec Camille Combal. Puis la saison 6 de The Voice Kids, avec Nikos Aliagas ; le jury comprendra Patrick Fiori, Jenifer, Soprano et Amel Bent. 2019 restera une année très importante pour moi car elle correspond à mon mariage avec Yoann Gourcuff, l’homme de ma vie, mais aussi le père de mes deux enfants, Maël et Claudia. Tous trois contribuent à la femme épanouie que je suis aujourd’hui !

 

Soutenir l'association Grégory-Lemarchal

Soutenir l'association Grégory-Lemarchal

Karine Ferri est la marraine de l’association Grégory-­Lemarchal qui lutte contre la mucoviscidose, une maladie génétique grave incurable qui touche principalement les voies respiratoires et le système digestif. Pour faire un don : https://association-gregorylemarchal.org

 

Huiles essentielles, mode d’emploi

Elles sont la quintessence des plantes aromatiques et de précieuses alliées pour prévenir ou traiter les maux du quotidien.

 

La phytothérapie utilise le pouvoir thérapeutique des plantes. L’aromathérapie en est l’une des branches. Elle repose sur les propriétés des huiles essentielles (HE), des essences et des hydrolats issus des plantes aromatiques. Ce sont les seules à contenir des composés aromatiques dans une ou plusieurs de leurs parties (racine, écorce, feuille, fleur, fruit). Ces molécules protègent la plante contre les brûlures du soleil, les parasites, les maladies. Des propriétés exceptionnelles dont nous pouvons bénéficier grâce aux HE qui en sont extraites par distillation lente à la vapeur d’eau ou par expression mécanique pour les agrumes.

 

Des vertus thérapeutiques validées

De par leur composition chimique, les HE ont une activité pharmacologique et clinique intense. Leur action contre les bactéries est comparable à celle des antibiotiques. Toutes les HE sont antiseptiques, antibactériennes, antifongiques, ce qui en fait des anti-infectieux à usage externe ou interne. Grâce à leurs différentes molécules biochimiques (souvent plus de 200), elles ont plusieurs vertus thérapeutiques validées scientifiquement (14 000 études accessibles sur le site Medline). Les HE sont reconnues pour leurs actions digestive, cicatrisante, stimulante immunitaire… Elles sont indiquées pour soigner ou prévenir les maux du quotidien : migraines, nausées, troubles digestifs, circulatoires, douleurs articulaires, insomnies, grippe, brûlures, mycoses, bleus et bosses… À condition de les employer correctement et d’en respecter les contre-indications (allergies, grossesse).

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À la juste dose

Comme une HE est la quintessence des principes actifs d’une plante aromatique, les flacons n’en contiennent qu’une quantité limitée. Leur usage est bien codifié, et les HE sont prescrites à la juste dose, parfois en complément de l’allopathie et de l’homéopathie. Pour bénéficier de leurs vertus thérapeutiques, selon les cas on les avale, respire, inhale, applique, seules ou associées. Elles pénètrent rapidement par les systèmes respiratoire et digestif, les muqueuses et la peau pour passer dans le sang et rejoindre la zone affaiblie. Par voie buccale, 1 ou 2 gouttes sont diluées dans une cuillère de miel, d’huile d’olive ou un comprimé neutre, mais jamais avant l’âge de 6 ans. Par voie cutanée, 3 ou 4 gouttes pures (lavande ou tea tree) appliquées sur la peau, ou mêlées à une huile végétale neutre.

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Des mentions obligatoires

La qualité d’une HE garantit son efficacité. Pour être sûr d’acheter un bon produit, l’étiquette doit mentionner : l’appellation HE ; l’indication «100% pure et naturelle» (seules les HE l’ayant sont actives) ; la dénomination botanique en français et latin ; la partie utilisée ; la composition chimique ; s’il existe, le chémotype (CT) qui différencie deux HE provenant de la même plante (CT linalol ou CT géraniol pour le thym commun) ; l’origine géographique ; le mode d’obtention et de culture : biologique, conventionnelle, récolte sauvage ; la quantité/le numéro de lot /le nom du laboratoire. Parmi les références : Florame, Naturactive, Olioseptil, Phytosun-Arôms, Pranarôm, Puressentiel, Sanoflore.

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Les indispensables

Les indispensables

• HE de Lavande fine, « bonne à tout » et bien tolérée.
• HE d’Hélichryse italienne, un anti-hématome puissant.
• HE de Menthe poivrée, apaise le mal de tête ou les nausées.
• HE de Tea tree, antiseptique, bactéricide, antivirale…
• HE Ravintsara, anti-infectieuse, stimulante de l’immunité.

Avant de faire votre choix, vérifiez voie d’administration, dosages, indications et contre-indications auprès d’un professionnel de santé formé en aromathérapie.