Cystite : pas d’antibiotique systématique

La cystite peut être tellement douloureuse que des femmes se précipitent en général sur un antibiotique. Pourtant il existe des solutions naturelles pour soulager et prévenir les récidives.

 

Plus de deux tiers des femmes contractent une infection urinaire au moins une fois dans leur vie et la moitié d’entre elles plusieurs fois. Certaines sont même « abonnées » aux cystites. Si les femmes sont, de loin, les plus touchées par les infections urinaires, c’est parce que leur urètre – le canal qui conduit l’urine à l’extérieur – est bien plus court que celui des hommes. L’entrée des micro-organismes infectieux dans la vessie s’en trouve facilitée.

Sensation de lourdeur dans la vessie, brûlures et picotements, envies fréquentes d’uriner… c’est sans aucun doute le signe que la vessie est contaminée. Neuf fois sur 10 par des colibacilles (Escherichia coli), naturellement présents dans l’intestin. Les femmes ne pensent alors plus qu’à une chose : ne plus souffrir et s’en débarrasser au plus vite. En réclamant un antibiotique à leur médecin traitant généralement. Or, il y a d’autres solutions, surtout en cas de cystites à répétition. En phytothérapie notamment.

 À lire aussi : Les différents types d’infections urinaires

 

Plantes diurétiques et antibactériennes

D’un côté, il y a les plantes à propriétés diurétiques qui augmentent le volume des urines et drainent les voies urinaires ; par voie de conséquence, elles empêchent, du moins en partie, les bactéries responsables d’adhérer aux parois de la vessie, permettent plus facilement leur élimination et soulagent en cas de crise. De l’autre, les plantes qui, grâce à leur effet antibactérien, visent surtout à prévenir les récidives. Parmi celles du premier groupe, les plus utilisées traditionnellement sont : l’orthosiphon (tisane, ampoules, gélules) qui a aussi des vertus anti-inflammatoires, le pissenlit, les baies de genévrier, la prêle des champs, la bruyère, les feuilles d’ortie, les queues de cerise, le cassis. Et surtout la busserole – un arbrisseau des montagnes d’Europe, toujours vert, à baies écarlates – que l’on trouve sous forme de gélules.

 À lire aussi : La canneberge, une plantes aux multiples vertus

 

Eau et infusions à foison

La plus connue des plantes agissant préventivement est la canneberge (ou cranberry). Les proanthocyanidines, substances contenues dans ces baies, inhibent en effet la fixation des bactéries E. coli sur les parois des voies urinaires. À condition que l’apport quotidien soit au minimum de 36 mg. Viennent ensuite les échinacées aux propriétés immunostimulantes et l’anis vert. Mais, dans tous les cas, il faut boire, boire et boire encore pour bien laver la vessie – c’est d’ailleurs la mesure la plus importante. Et, malgré les brûlures, ne pas se retenir d’uriner, de façon à éliminer le plus de colibacilles possible et ainsi favoriser ou accélérer la guérison.

 À lire aussi : Les eaux minérales naturelles
Une nouvelle arme, un sucre…

Une nouvelle arme, un sucre…

Si la phytothérapie ne donne pas les résultats escomptés, les femmes disposent encore d’un médicament sans ordonnance à base de D-mannose, une molécule naturellement présente dans l’organisme à la surface de la vessie. À hautes doses, celle-ci permet, en cas d’infection ou pour prévenir les récidives, d’empêcher les bactéries E. coli d’adhérer à la paroi de la vessie et de décrocher celles qui sont déjà fixées. Et ainsi de limiter le développement de résistances aux antibiotiques, dues à leur utilisation trop fréquente.

Les produits allégés : produits utiles ou leurres ?

Contenant moins de sucre, de gras ou de sel, annonçant l’allégement calorique, ils symbolisent la promesse de la minceur. Sont-ils vraiment à la hauteur ?

 

 

N’est pas allégé qui veut. Il ne suffit pas de mettre un peu moins de gras ou un peu moins de sucre dans son produit pour le dire allégé. La réglementation est stricte : un produit revendiquant l’allégation « allégé » doit, comparativement au même produit non allégé, contenir 25% de moins en l’ingrédient concerné. Cela paraît beaucoup, mais il faut garder à l’esprit la notion de portion – à l’échelle d’une part de 20 g cela ne représente plus que 5 g de moins pour un allégement de 25% – et la quantité consommée. Les allégés sont donc au cœur d’une controverse : utiles ou pas ? Est-ce un argument commercial surfant sur la vague de l’obsession minceur ou y a-t-il un réel intérêt à en consommer ?

 Des débuts prometteurs…

C’est vers 1980, quand les prémices des futures épidémies d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires ont commencé à poindre leur nez, que les premiers allégés sont apparus sur le marché. Et avec eux des promesses alléchantes de minceur car ne comptait alors, pour le consommateur, que le chiffre réduit des calories (alors que l’on sait bien actuellement que ce ne sont pas les seuls éléments à considérer). Évidemment les résultats n’étaient pas toujours là… surtout si le converti aux allégés en mangeait plus que de raison. Par la suite, un certain nombre de scandales alimentaires ont poussé progressivement le consommateur à s’intéresser à la composition de ce qu’il mange. « Au fait, qu’y a-t-il dans mon allégé ? Par quoi remplace-t-on le gras et le sucre ? » Le plus souvent, les ingrédients sont des épaississants, des émulsifiants et davantage d’eau. Pas de quoi s’inquiéter sur le plan de la santé, même si cela ne fait pas très naturel d’avoir ces additifs ! Alors que faire : manger moins d’un produit calorique ou manger un produit allégé ? La réponse n’est pas universelle car elle dépend de chaque consommateur et de ses comportements de consommation.

 À lire aussi : Mincir sans faire d’erreur

 

Pour qui ? pourquoi ?

Quand la gourmandise est maîtrisée dans le respect des justes quantités de gras et de sucre, nul besoin d’avoir recours à des allégés. En revanche, face à une prise de poids et aux prémices d’une santé défaillante, il y a urgence à revoir son mode de vie et d’alimentation. En commençant par quelques questions : « Est-ce que je bouge assez ? » – probablement pas ! « Est-ce que je mange mal, trop gras ou trop sucré ? » – probablement oui ! « Que dois-je changer ? Que puis-je supporter en fonction de mes goûts et de mes contraintes d’organisation au quotidien ? Vais-je faire appel à de l’allégé ou pas ? »

 À lire aussi : Maigrir intelligemment et durablement

 

Info

Info

Il est courant de constater que les femmes sont souvent plus attirées par le goût sucré que les hommes, ceux-ci donnant leur préférence au gras et au salé (fromage et charcuterie). Calmer des émotions ? Remplir un ventre vide ? Sans doute des aspirations différentes…

 

 À lire aussi : Calculer son poids idéal, mode d’emploi

 

Moins de sucre, autant de douceur…

Bizarre de constater qu’on se bat actuellement contre ce qui procure le plus grand plaisir : le goût sucré ! Depuis que l’Homme est sur terre, il aime manger sucré. D’ailleurs, le sucre a toujours existé dans la nature (le miel en est un exemple) bien avant que l’être humain n’apprenne à le produire à sa guise. Le grand drame de notre société est que nous bougeons moins et que nous mangeons trop gras et deux fois trop sucré. Et après tout, n’est-il pas plus simple de manger toujours aussi sucré mais moins calorique – tout en continuant de bouger aussi peu ? D’où l’offre des allégés…

• Les gâteaux au maltitol. Le concept commence à faire fureur dans certaines pâtisseries. Le maltitol est un sucre alcool (une molécule de saccharose à laquelle s’ajoute une structure moléculaire proche de l’alcool mais qui n’en est pas) : ce type de sucre est deux fois moins calorique que le traditionnel. Donc, pourquoi pas si le goût du gâteau est bon… Et à condition toutefois d’en manger peu pour ne pas annuler l’effet réduction de calories mais aussi pour éviter les troubles digestifs… Car le microbiote intestinal raffole du maltitol et, en signe de remerciement, produit des gaz.

• Les bonbons « sans sucre ajouté ». Étudiez l’étiquette. Il arrive que les ingrédients soient entièrement naturels et sans sucre ajouté. Mais il se peut aussi que le sucre soit remplacé par des polyols – xylitol, sorbitol… Lesquels apportent quand même des calories (2 par gramme de polyols versus 4 par gramme de sucre) et peuvent provoquer des troubles digestifs (comme le maltitol). Attention à ne pas vider la boîte en une journée !

• Les confitures allégées. Pourquoi pas ! La recette traditionnelle prévoit moitié fruits, moitié sucre mais on peut mettre moins de sucre. Avec des fruits au goût très sucré et un peu plus d’agar-agar (aux fonctions gélatinisantes), le résultat est excellent. Une cuillère à soupe de confiture traditionnelle contient en moyenne l’équivalent de deux morceaux de sucre ; on peut l’abaisser à un.

• Les biscuits allégés. Pas très utiles ! Ils ont la cote et pourtant l’allégement calorique est minime rapporté au biscuit : 10 à 20 calories. De plus, la tentation est grande d’en manger plus – ce qui annule l’effet réduction de calories.

• Les sodas light… Les 20 morceaux de sucre par litre de soda (400 calories !) sont remplacés dans la version light par quelques grammes d’édulcorants au pouvoir sucrant en moyenne 200 fois supérieur à celui du sucre. Ces boissons light se retrouvent donc sans sucre et sans calories – c’est bien vrai ! Mais le goût sucré persiste bien et là réside le problème. Car, à en boire tous les jours, on se détourne de l’eau… – une mauvaise nouvelle pour le poids ! Il faut donc garder à l’esprit cette priorité, même si cela n’empêche pas de boire un soda light 2 ou 3 fois par semaine, par exemple.

 

Le sucre et la raison

Le sucre et la raison

Préférer l’eau à toutes les boissons sucrées en y ajoutant éventuellement un peu de jus de citron.
Choisir des laitages nature et y ajouter si besoin une pointe de miel ou de confiture.
Privilégier les compotes sans sucres ajoutés, le chocolat noir à celui au lait.
Ne pas dépasser 2 à 3 petits biscuits par jour.
Et habituer ses enfants à manger peu sucré et à boire de l’eau. Tout commence comme cela !

 

Moins de sel ou de gras : moins de goût ?

Dans l’Hexagone, on est très poivre et sel ! Pour les épices (autres que le poivre), on est mauvais… Nous avons pourtant tout intérêt à nous inspirer des cuisines asiatiques ou indiennes qui utilisent abondamment curry, paprika, curcuma, gingembre, ginseng, cumin, cannelle… Pour trois raisons. La première est que, ainsi, nous bénéficions de leur formidable richesse en antioxydants. La seconde est qu’ils permettent de mettre moins de sel – or, les Français mangent souvent trop salé, ce qui accentue le risque d’augmenter la pression artérielle. La troisième est que les épices bien utilisées aident à manger plus équilibré car elles rendent les plats plus savoureux, y compris ceux à base de légumes ! Donc, pensez aux épices mais aussi à l’ail, aux oignons et à diverses herbes aromatiques. Et quand vous ne mettez pas la main à la pâte, vous pouvez aussi privilégier les plats et produits dits « allégés en sel ».

Le gras, on le remplace par quoi ?

La petite plaquette de beurre de 10 g étalée sur le pain frais du matin régale le palais… Seul inconvénient : le beurre titre 86 % de matières grasses (MG)… Aussi se trouve-t-il en compétition avec les margarines souvent allégées à 65% de MG ayant un fort positionnement santé axé sur la prévention des maladies cardiovasculaires (oméga 3, phytostérols). D’autres matières grasses de type pâte à tartiner affichent des valeurs encore plus basses (15 ou 20% de MG) surfant sur l’envie de manger plus léger en calories.

Pour avoir un produit qui se tienne bien et qui ait l’aspect d’une matière grasse, les industriels remplacent une partie des lipides du produit originel par de l’eau, de l’amidon, des épaississants (souvent de la gomme de cellulose) et divers émulsifiants pour leur effet texturant. Rien de bien méchant pour la santé. On passe ainsi de 86% de MG à 60-65% (utilisation encore possible pour la cuisson), à 40% voire 15% de MG (uniquement pour usage tartine). Donc l’allègement calorique y est, mais le goût n’y est pas car ces produits n’en ont pas. Un avantage pour certains, un gros inconvénient pour d’autres…

À savoir

À savoir

Dans le choix des matières grasses, tout dépend ce que l’on en attend…
Si on mange sain, varié et équilibré et qu’on adore le beurre, il suffit de limiter celui-ci à 20-30 g et d’y ajouter 2 cuillères à soupe d’huile par jour – privilégier celles d’olive, de colza et de noix. On est dans les règles de l’équilibre alimentaire.
S’il s’agit de perdre un peu de poids, deux options. Soit on met moins de beurre sur ses tartines et on mange moins de fromage, de charcuterie, de plats en sauce et de produits de grignotage. Soit on remplace le beurre par une pâte à tartiner à 15% de MG, la crème fraîche à 30% de MG par une crème à 15% de MG, on optimise son alimentation et on bouge davantage. À chacun ses goûts !
Si le but est de corriger un taux de mauvais cholestérol trop élevé et de prendre soin de son cœur, on peut faire le choix de manger la juste dose de beurre (20 g) et de fromage (une part) par jour en évitant l’excès de charcuterie et de viennoiseries. Mais on peut aussi remplacer le beurre par des margarines enrichies en oméga 3 (issues de l’huile de colza) et/ou en phytostérols. Question de goût ! Ne pas oublier les amandes, formidablement riches en oméga 9 (comme l’huile d’olive) et en vitamine E, antioxydante.

 

La liste des petites bêtes qui viennent gâcher notre été

Certaines petites bêtes aiment l’été et pourraient s’inviter durant vos vacances. On vous dresse un petit inventaire pour vous préparer efficacement et adopter les bons réflexes pour soigner vite et bien les piqûres, brûlures et morsures de l’été.

 

Ah les promenades en forêt, en bord de mer, les baignades, les après-midi passées à se prélasser, les soirées entre amis dehors… et toutes ces petites bêtes qui nous regardent… et qui sont susceptibles de nous faire passer quelques sales moments. On commence par la plage.

 À lire aussi : Soleil : bienfaits et méfaits

 

L’année des méduses

Qui un jour s’est fait piquer par une méduse s’en souviendra chaque fois qu’il mettra un pied dans la mer. Et ce n’est pas plus mal si ça permet d’éviter cette vilaine brûlure – qui reste toutefois bégnine. Que faire en cas de piqûre ? Commencez par rincer à l’eau de mer (pas à l’eau douce car elle stimule la libération du venin) et frotter doucement pour retirer les filaments restants : ce sont eux qui sont urticants. Le sable, passé doucement à même la peau, peut vous aider à déloger ces filaments. Si vous avez pensé à prendre de l’huile essentielle de lavande aspic (qui soulage nombre de piqûres), c’est le moment de la sortir pour en appliquer 1 ou 2 gouttes sur la zone rincée (toujours à l’eau de mer).

Bien sûr, et ça vaut pour tous les cas qui seront évoqués ici, certaines personnes peuvent déclencher des réactions allergiques plus ou moins violentes. Il est dans ce cas impératif de consulter un médecin qui pourra selon la réaction prescrire des anesthésiques locaux, des cicatrisants ou corticoïdes locaux, des antihistaminiques, voire faire un rappel du vaccin contre le tétanos.

Les méduses ne sont pas les seules susceptibles de se montrer hostiles en bord de mer : les oursins ne sont pas si loin. Le meilleur moyen d’éviter cette bête-là est encore de ne pas marcher dessus… ce qu’on vous conseille vivement car leur piqûre provoque une douleur intense. Il faut désinfecter la plaie au plus vite et extraire les piquants. Le plus difficile est de retirer l’intégralité des épines car elles sont friables. Si vous ne parvenez pas à enlever tous les fragments, consultez un médecin pour éviter une infection. Les oursins peuvent en effet être porteurs d’une bactérie, dite « bacille du rouget », à l’origine d’une dermite appelée « rouget du porc » ou « érysipéloïde ». Elle se manifeste sous forme d’un placard inflammatoire – une plaque de couleur rouge à tendance violacée – qui part de la main ou d’un doigt pour remonter le long du bras.

 

Salive et dard : les armes des insectes volants

Quittons les joies de la plage pour nous tourner maintenant vers le monde merveilleux des insectes volants : guêpes, abeilles, frelons, taons, moustiques…

Abeilles, guêpes et frelons : tous trois possèdent un dard. Seul celui de l’abeille reste accroché à la peau. Celui de la guêpe et du frelon est lisse, et se libère de la peau après la piqûre. Comment réagir en cas de piqûre ? Si c’est une abeille, commencez par retirer le dard à l’aide d’une pince à épiler (tâchez d’éviter d’attraper la poche à venin accrochée au dard car cette dernière pourrait se vider tout à fait sous la peau et la réaction serait bien sûr plus forte), puis désinfectez et utilisez éventuellement un antalgique. Ces deux dernières étapes suffisent en cas de piqûre par une guêpe ou un frelon. Et côté douleur, sachez que la piqûre d’un frelon est plus douloureuse que celle d’une guêpe, elle-même plus douloureuse que celle d’une abeille.

Le taon, pour sa part, se comporte un peu plus comme un moustique – même si c’est une mouche : c’est sa salive qui est urticante, et seules les femelles piquent. Dans la majorité des cas, à part une désinfection locale, aucun traitement ne peut faire quoi que ce soit…

Pour les moustiques, le plus malin reste encore de les tenir à distance ! Utilisez donc des répulsifs puisqu’ils fonctionnent ! Soyez d’autant plus vigilants que le moustique tigre est présent sur le territoire français (le gouvernement a établi une carte pour connaître les zones les plus infestées). Et pour ceux qui voyagent, vous pourrez le croiser à peu près partout… Le virus Zika, celui du chikungunya, la dengue, provoquent des troubles qui n’ont rien d’anodin.

 À lire aussi : Comment bien choisir son répulsif anti-moustique

 

Pourquoi ça gratte… et pourquoi il ne faut pas gratter

Pourquoi ça gratte… et pourquoi il ne faut pas gratter

La salive du moustique n’anesthésie pas, comme on le dit souvent, elle est en fait là pour maintenir la fluidité du sang et donc pour permettre au moustique de faire le plein… La salive n’est pas irritante. C’est face à cette substance qu’il ne connaît pas – surtout au moment des premières piqûres –, que notre système immunitaire envoie des cellules qui viennent anéantir ces inconnus en explosant à leur contact. Le principe est donc de protéger l’organisme même si, en explosant, les cellules libèrent une molécule, à l’origine des rougeurs et des démangeaisons.
Et ça démange, et on gratte, et quand on gratte, d’autres molécules du même type viennent provoquer rougeurs et démangeaisons… Donc gratter quand ça gratte donne envie de se gratter. CQFD.

 

 

Nous, moches et méchants (et rampants)

On termine avec les autres petites bêtes : aoutats, araignées, chenilles, fourmis rouges, tiques…

Les aoutats ont le même fonctionnement que les tiques : ils se plantent sur un végétal en attendant de voir passer quelqu’un (mammifère ou oiseau) pour s’y fixer et s’offrir un bon repas ! Les aoutats sont presque invisibles (ce sont des larves). Si quelques aoutats s’en prennent à vous, il y a fort à parier que des petits boutons rouges de 2 mm environ, entourés par une auréole claire, vont faire leur apparition. Quand les larves se décrocheront – elles le font seules – ça va gratter gratter. Là encore il existe des répulsifs, donc profitez en avant de vous rouler dans l’herbe.

Pour les tiques, s’ils ne sont pas retirés, les conséquences peuvent être nettement plus graves. C’est surtout après une promenade en forêt qu’il faut vous inspecter, ainsi que ceux qui vous ont accompagnés. Si tous les tiques ne sont pas porteuses de maladie, certaines peuvent transmettre les bactéries à l’origine de la maladie de Lyme (une maladie infectieuse à évolution lente dont il faut se méfier). Que faire en cas de morsure de tique ? Retirer la tique le plus vite possible car plus elle reste, plus les bactéries risquent de s’infiltrer. Attention, il ne faut pas l’endormir avec de l’éther (endormie, elle continue de régurgiter, or les bactéries sont présentes dans ses sucs salivaires). Il faut la retirer avec un tire tique (vendu en pharmacie) et désinfecter. Pour plus de détails, on vous conseille la page dédiée réalisée par la sécurité sociale sur ameli-santé.

 À lire aussi : 10 essentiels à connaître sur la maladie de Lyme

 

Les chenilles : elles ne piquent pas. Un peu à la manière des méduses, elles sont urticantes. Ce qui ne change pas grand-chose au résultat… C’est douloureux et désagréable. Elles provoquent une réaction légère – un urticaire localisé – qui devrait disparaître rapidement. Les araignées quant à elles, comme les tiques, ne piquent pas, elles mordent. Rappelons surtout que ces petites bêtes à 8 pattes font plus peur qu’elles ne font mal : peu d’entre elles sont venimeuses. Méfiez-vous plutôt des fourmis : il y a celles qui piquent (les rouges) et il y a celles qui jettent de l’acide formique !

Maintenant, ouvrez l’œil et surtout passez de très bonnes vacances !

 

Traiter la constipation occasionnelle

Je suis constipé de temps en temps. Dois-je prendre des laxatifs ? Dominique, 56 ans

 

La constipation occasionnelle est un symptôme banal lié le plus souvent à des erreurs alimentaires. Un changement de nourriture, un manque d’activité physique, certains médicaments, une contrariété peuvent aussi rendre les intestins paresseux. Vous ne devez pas vous inquiéter malgré l’inconfort et la gêne ressentis.

 À lire aussi : Pour une digestion sereine et muette

 

Bien s’alimenter, boire et bouger

Les premières mesures pour corriger une paresse intestinale passagère sont avant tout hygiéno-diététiques. Votre alimentation doit être équilibrée et comporter des fibres végétales (pain complet, fruits frais ou secs, légumes verts) qui augmentent le volume des selles et les rendent plus molles. Vous pouvez la compléter par du son et des mucilages. Il est important de faire trois repas quotidiens, si possible dans le calme, et de boire de 1,5 à 2 litres d’eau par jour, en privilégiant les eaux minérales riches en magnésium (Contrex, Hépar, Quezac, Rozana). Un verre d’eau fraîche, le matin dès le réveil, déclenche les sécrétions biliaires et peut provoquer la selle. La marche, la gymnastique, le vélo ou la natation renforcent la ceinture abdominale et améliorent le transit intestinal. En revanche, la sédentarité et l’anxiété aggravent les problèmes.

 À lire aussi : Les bons réflexes pour un transit qui file droit

 

Ne pas se rendre malade

Les laxatifs ne sont à utiliser que si les mesures hygiéno-diététiques sont restées inefficaces. La préférence doit être donnée aux laxatifs doux. Les laxatifs osmotiques (lactulose, sorbitol, macrogol) attirent l’eau dans la lumière intestinale et hydratent les selles. Leur action est douce mais leur effet n’est pas immédiat : il faut patienter 24 heures avant d’être soulagé. Les laxatifs de lest (psyllium, ispaghul) ont un effet mécanique : ils augmentent le volume du bol fécal. Quel que soit le laxatif conseillé par votre médecin ou pharmacien, son utilisation doit se limiter à quelques jours. Au-delà, elle serait contre-productive.

 À lire aussi : Les fibres alimentaires

 

Traiter une mycose vaginale

« J’ai parfois des épisodes de mycoses vaginales. Comment les prévenir et les traiter ? », Alice, 54 ans

 

Les mycoses se traduisent par des pertes blanches inodores et des démangeaisons vulvaires. Gênante mais le plus souvent bénigne, l’infection est en général due à une levure, Candida albicans. Elle est favorisée par des modifications hormonales (grossesse, ménopause, pilule), la prise d’antibiotiques ou de corticoïdes au long cours, le diabète, une hygiène intime insuffisante ou excessive, une macération locale.

 À lire aussi : Les mycoses génitales : comment les garder éloignées ?

Un traitement local ponctuel

En dehors des cas particuliers qui imposent un avis médical, le pharmacien peut vous proposer des ovules antimycosiques, en administration unique ou trois soirs de suite. On peut y associer une crème à appliquer pendant une dizaine de jours pour soulager les démangeaisons externes. La levure se développant mieux en milieu acide (pH < 4,5), un produit d’hygiène intime de pH alcalin (proche de 8) est conseillé durant l’épisode de mycose.

 À lire aussi : La mycose de l’ongle

 

Des probiotiques en complément

Les probiotiques aident à rétablir une flore vaginale correcte. Utilisés en cure prolongée, ils peuvent prévenir des récidives. Ils sont composés de souches de lactobacilles spécifiques pour le vagin. Vous pouvez recourir à des formes vaginales (Bactigyn, Hydralin Flora, Gynophilus, Mycoress, Medigyne, Physioflor) ou orales (Bioprotus flore intime, Femibion Intime, Lactibiane Candisis, Orogyn…). Florgynal Tampon probiotique, imprégné de lactobacilles, s’utilise pendant les règles pour éviter les infections.

  À lire aussi : Les cystites : repérer et traiter

 

Fitness aquatique

L’été, tout est prétexte pour se jeter à l’eau. Profitez-en pour réaliser des exercices de renforcement musculaire, de gainage et nager autrement.

 

Piscine, mer ou lac, peu importe ! Grâce à la fameuse poussée d’Archimède, le corps devient plus léger plongé dans l’eau. Selon le degré d’immersion, la gravité terrestre ne s’exerce plus – ou presque. Elle est de 80% si l’eau arrive jusqu’à mi-cuisses, de 20% si elle monte jusqu’aux aisselles, et de 10% si seule la tête émerge. Dans ce milieu microgravitaire, les impacts au sol sont amoindris, les articulations et la colonne vertébrale soulagées du poids du corps, les muscles et les tendons moins sous tension. Les mouvements deviennent beaucoup plus faciles à réaliser. Les risques traumatiques sont quasi nuls. L’effort se fait en douceur. Sans compter qu’avec la pression de l’eau 800 fois supérieure à celle de l’air, la circulation lymphatique ou sanguine s’en trouve stimulée, l’oxygénation des tissus améliorée… Résultat, la cellulite s’estompe, la silhouette se redessine et les tensions musculaires disparaissent. Que vous soyez en surpoids, enceinte ou bien senior, le fitness dans l’eau est accessible à tous.

 

Même sans savoir nager !

Tout le monde sait que marcher est bon pour la santé. Et dans l’eau, c’est encore meilleur. Avec de l’eau jusqu’à la taille ou au niveau de la poitrine, le longe-côte ajoute aux bienfaits de la marche ceux des activités aquatiques. Ouverte à ceux qui ne savent pas nager, cette forme de randonnée pédestre ne fatigue pas les articulations. Plus on est immergé, plus les mouvements sont lents et de grande amplitude. Sport d’endurance à part entière, le longe-côte améliore les systèmes cardiovasculaire, pulmonaire et musculaire. Marie Naegele, maître-nageur sauveteur, coach d’aquabiking et consultante forme, sport et bien-être pour Arena, le rappelle : la natation s’avère une discipline très complète. « Pour se déplacer dans l’eau, on utilise les bras, les jambes et l’ensemble du corps. C’est pourquoi une séance aquatique sera beaucoup plus efficace qu’une session de course à pied qui sollicite surtout le bas du corps. » Avec la résistance que l’eau oppose naturellement au mouvement, la taille s’affine. La poitrine se tonifie. Les cuisses comme les fesses se raffermissent. En variant les allures et la profondeur d’immersion, vous pouvez faire de l’interval training (entraînement fractionné), c’est-à-dire alterner des phases rapides et lentes. L’effet drainant et anticellulite est accentué. Il en est fini des œdèmes aux chevilles et des jambes lourdes.

 À lire aussi : Comment apprendre à nager quand on est adulte ?

 

Détournement d’accessoires

Sur terre comme dans l’eau, les exercices et les accessoires s’adaptent à votre niveau. Comment bien travailler avec des flex paddles ? Immergez-vous jusqu’aux épaules. Dos droit, pieds écartés de la largeur des hanches, bassin en rétroversion, genoux légèrement fléchis, épaules baissées, pliez les coudes, bras à angle droit. Coudes collés contre le buste, creux de main orientés vers le bas, poussez vers le fond jusqu’à avoir les bras tendus le long des cuisses. Vous travaillez ainsi les triceps. Puis tournez les paumes vers le ciel. Remontez-les jusqu’à ce que les bras forment un angle droit afin de solliciter les biceps. Amusez-vous aussi à écarter les bras puis à resserrer les mains devant vous pour tonifier respectivement les dorsaux et les pectoraux.

Et avec une planche ? Placez-vous dans la même position que précédemment mais l’eau arrivant au niveau de votre taille. Posez la planche à l’horizontale. Poussez-la vers le fond : vous renforcez les triceps. Lorsque vous la remontez, ce sont les biceps qui travaillent. Si vous la positionnez à la verticale et que vous la repoussez devant vous, triceps et pectoraux sont sollicités. Sur le retour, vers vous, les dorsaux se renforcent.

 À lire aussi : 5 sports d’été pour tonifier sa silhouette

 

Améliorez votre gainage

Posez les bras coudes fléchis sur le mur de la piscine, à condition qu’il ne soit pas trop haut. Allongez-vous dans l’eau jambes tendues. Puis ramenez les genoux vers la poitrine. Enroulez-vous en cherchant à bien rentrer le nombril. Inspirez lorsque vous vous allongez. Expirez lorsque vous vous mettez en boule.

 À lire aussi : 5 bonnes raisons de vous mettre au gainage

Placez aussi des frites sous les aisselles. Jambes fléchies, effectuez des rotations de buste vers la droite puis vers la gauche. Si vous écartez et resserrez les jambes, vous activez, en plus des abdominaux, les muscles à l’intérieur et à l’extérieur des cuisses.

Faites des tours de piscine avec un pull-buoy (ou un Swim Keel®) entre les jambes.

Ou ondulez tel un dauphin ! Pour ce faire, « le mouvement doit partir des hanches jusqu’au bout des orteils » précise Marie Naegele. « Fléchissez légèrement les jambes sans plier les genoux. Pieds joints, poussez fort dans la descente et dans la montée. Les fesses remontent naturellement. Laissez aller le mouvement, le bassin bien relâché. Sur le dos, faites de petites amplitudes pour ne pas creuser le dos. Sur le côté, aidez-vous d’une planche : placez-y votre bras et posez la tête sur l’épaule. »

Nages classiques, nage avec palmes ou paddles, longe-côte ou simples exercices aquatiques, une constante : plus vous mettez de l’accélération dans le mouvement, plus vous créez de la résistance.

 

Réponses d'expert : allez-y progressivement !

Réponses d'expert : allez-y progressivement !

MARIE NAEGELE
Maître-nageur sauveteur, coach d’aquabiking et consultante forme, sport et bien-être pour Arena

• Commencez par deux séances hebdomadaires de courte durée. Puis augmentez petit à petit. N’oubliez jamais de vous échauffer (10 minutes).
• En natation, soyez relâché. Pensez à votre respiration. Soufflez lentement par le nez ou par la bouche. Videz bien vos poumons avant de reprendre de l’air. C’est le plus important pour nager longtemps.
• Faites-vous conseiller pour l’achat des palmes. (Prenez-les souples si vous avez une cheville raide et que vous n’êtes pas très bon en battement de jambes. Les plus rigides et lourdes permettront de travailler les jambes en puissance.) Essayez-les. Vous devez vous sentir comme dans des chaussons.
• Commencez avec de petites paddles si vous n’avez pas l’habitude. Une fois à l’aise, augmentez progressivement leur surface. Restez à l’écoute de votre corps notamment si vous avez des douleurs articulaires.
• Prenez un ou deux cours avec un maître nageur pour améliorer votre position, votre technique de nage ou de battement.

Vaincre la cellulite par le massage amincissant

Découvrez comment venir à bout de votre cellulite et remodeler votre silhouette grâce aux bienfaits du palper/rouler, et apprenez les gestes de l’automassage.

 

Passionnée par le massage et son enseignement, Isabelle Trombert-Gimeno est une praticienne certifiée. Elle a développé une pédagogie accessible aux particuliers et aux professionnels, qu’elle détaille dans son livre Le Massage Amincissant, paru aux éditions Ellébore. Sa promesse ? Permettre à chacune de retrouver une silhouette raffermie grâce aux bienfaits des massages amincissants. Mais pas dans n’importe quelles conditions. « Certaines femmes vivent à un rythme effréné, font face au surmenage professionnel et connaissent de grands moments de stress. Elles ont alors des phases de compulsion alimentaire car le sucre leur apporte du soulagement. Avant de songer à améliorer leur silhouette, c’est important qu’elles commencent par prendre conscience de leur rythme, respirer, souffler et retrouver un minimum de détente dans leur vie, sinon rien ne sera efficace », explique Isabelle. A bon entendeur… Une fois qu’on a trouvé le bon rythme de croisière, par quoi on commence ?

 

Dresser le bilan et établir son type de cellulite

 Car oui, il existe plusieurs types de cellulite. La thérapeute tient à rassurer ses troupes : « La cellulite touche tout le monde, y compris des sportives de haut niveau. On peut être hyper musclée et avoir quand même de la cellulite logée entre les muscles et la surface de la peau. » Voilà qui réconforte toutes celles qui ne sont pas championnes du monde de quelque chose.

La cellulite plus courante est la cellulite adipeuse, causée par une alimentation trop riche et/ou un mode de vie sédentaire. Elle est souvent liée à un excès de poids. Comment la reconnaître ? Elle est plutôt molle et ne fait pas mal lorsque vous la pincez. Pour la déloger, vous devrez accompagner vos massages d’un régime alimentaire visant à perdre l’excès de gras. La cellulite fibreuse est, elle, plus difficile à déloger, car installée en profondeur, et souvent depuis longtemps. C’est à elle que l’on doit l’aspect peau d’orange qui apparaît sans pincement. Le palper/rouler va être très efficace pour lutter contre elle ! Il existe un troisième type, la cellulite aqueuse, qui est un cas à part, et nécessite une phase importante de drainage lymphatique avant de songer au palper/rouler. Vos efforts vont donc se concentrer sur les deux premières. Après avoir évalué votre type de de cellulite, le livre vous permet également de calculer votre poids idéal vs votre poids actuel, et de déterminer votre type de silhouette. Le ciblage des gestes ne sera en effet pas le même selon votre morphologie.

 À lire aussi : Perdre sa cellulite

 

Sur quoi agit le massage palper/rouler

Pour comprendre l’efficacité de la méthode, il faut se pencher sur l’aspect d’une peau présentant de la cellulite. Cette cochonnerie qui nous enquiquine lorsque sonne l’heure de se mettre en maillot est causée par des cellules adipeuses plus grosses et plus nombreuses que les fibres et tissus environnants. Elles les étouffent en les englobant et tirent sur leurs attaches d’insertion, ce qui crée le fameux effet « peau d’orange ». Le palper/rouler va décoller les adhérences des tissus et leur permettre de retrouver leur liberté d’action, tout en stimulant la production de collagène, agent d’élasticité de la peau. Masser régulièrement, la peau regagne en fermeté et élasticité. Donc maintenant, il n’y plus qu’à.

 À lire aussi : Un rouleau de massage, trois utilisations

 

Bien préparer le palper/rouler

Lorsque vous décidez de vous attaquer à votre cellulite, c’est important de savoir que vous partez pour au moins 6 semaines, avec des massages de 30 minutes au moins deux fois par semaine, et plus si possible. Vous pouvez pratiquer des séances d’automassage, très efficaces, et les compléter par des séances chez des professionnels pour les zones plus difficiles à atteindre, comme l’arrière des cuisses ou le dos. Chaque séance intègre plusieurs types de gestes, indispensables à l’efficacité du massage amincissant. Préparez votre corps à recevoir les bienfaits du massage avec des effleurages, d’abord à plat puis en bracelet et en V, toujours de la cheville vers les cuisses pour respecter le sens de la circulation sanguine. Augmentez progressivement la profondeur du mouvement. Il est ensuite indispensable (oui, indispensable) de frictionner la peau pour dénouer les adhérences des tissus. Il faut le faire jusque la peau rougisse : c’est le signe que les fluides se sont bien remis en circulation. Vous pouvez ensuite choisir entre des mouvements de pétrissage et de compression (ou faire les deux si vous avez le temps) et enfin, attaquer le palper/rouler à proprement parler.

 

Les règles du palper/rouler

Le palper/rouler est un peu l’apogée du massage amincissant. A la fois énergisant, stimulant, tonifiant et apaisant, il doit se pratiquer avec précision pour être efficace. Il ne peut être démarré qu’à partir du moment où la peau n’est plus douloureuse au pétrissage, et rougit bien à la friction : cela veut dire que les blocages circulatoires et adhérences tissulaires sont dépassés. La technique du palper/rouler demande de rouler la peau de façon continue en suivant des lignes de quadrillage imaginaire sur la zone à traiter, d’abord horizontales puis verticales. Il ne doit pas être douloureux ! Isabelle Trombert-Gimeno propose des photos pédagogiques très utiles dans son livre qui vous conforteront dans votre manière de procéder.

 

Des finitions indispensables pour l’efficacité

Une fois que vous avez palper/rouler vos zones à traiter, il est indispensable de terminer votre séance de massage par des mouvements de type percussions. Pincements, claquements, percussions en pluie ou poings fermés : ces mouvements sont des « manœuvres raffermissantes », d’autant plus nécessaires que votre programme de massage accompagne une perte de poids parfois importante, entraînant un relâchement de la peau. Ce programme de massage est également recommandé pendant la grossesse, car en améliorant l’élasticité de la peau, on diminue le risque de vergetures ; et après la grossesse pour aider la peau à retrouver sa fermeté.

 À lire aussi : Du sport pour maigrir et perdre de la cellulite
À lire

À lire

LE MASSAGE AMINCISSANTlivre massage
Pour découvrir en détail la méthode du massage palper/rouler, ruez-vous sur ce livre. Votre peau vous dira merci.
Isabelle Trombert-Gimeno, aux éditions Ellébore.

 

 

Comment améliorer le maintien à domicile des personnes âgées ?


COMMUNIQUÉ

 

Lorsque c’est possible, le maintien à domicile est la solution privilégiée dans le cadre de la prise en charge des personnes âgées. Car en effet, quitter son espace de vie habituel est une réalité qui se vit souvent avec difficulté. Toutefois, il est primordial qu’une parfaite adéquation soit maintenue entre le logement du sénior et ses besoins. Cela se fait parfois en réaménageant son domicile et en ayant recours à une aide professionnelle, en comptant sur les prises en charge adaptées.

 

Maintien à domicile : le réaménagement du cadre de vie du sénior

Pour permettre à la personne âgée de garder le plus longtemps possible son autonomie, dans le cas d’un maintien à domicile, il est recommandé voire indispensable que son milieu de vie fasse l’objet d’un ajustement. Ceci, afin de l’adapter à sa capacité à se mouvoir.

Ce réaménagement vise principalement à :

•Faciliter le déplacement du sénior grâce à un déambulateur ou un fauteuil
•Prévenir les chutes en éliminant la moquette au profit du parquet, en installant des rampes d’escalier et des barres d’appui
•Réaménager sa salle de bain avec des équipements plus appropriés (siège ergonomique, douche baignoire, lavabo …
•Simplifier son accès à sa cuisine en utilisant des produits (ustensiles et autres équipements) adaptés et en ajustant la hauteur des meubles

Ce sont là autant d’ajustements utiles pour améliorer le confort et la sécurité de son maintien à domicile et qui lui permettent de garder ses repères. Par ailleurs, les poignées et serrures faciles à manier, ni trop basses ni trop hautes, doivent être installées. Les encombrements inutiles comme les pots à parapluie, les plantes vertes … doivent être évités. À l’extérieur comme à l’intérieur du domicile, de jour comme de nuit, la lumière doit être suffisante. Quant à eux, les fenêtres et volets doivent être faciles à ouvrir et à fermer. Si vous envisagez un aménagement de votre domicile pour des seniors, consultez le site Nid Douillet pour des conseils.

 

Maintien à domicile : l’aide à la personne âgée

Toutes considérations faites, le senior reste une personne vulnérable. Pour cela, même lors d’un maintien à domicile, il est primordial qu’il bénéficie d’une aide à la personne âgée, afin d’être accompagné dans les tâches quotidiennes : courses, ménage, toilette…

En France, 60% de ces aides sont effectuées par des personnes proches. Si cette statistique traduit l’engagement de la famille et des ami(e)s dans cet accompagnement, elle soulève tout de même une interrogation.

En effet, aider un senior en perte d’autonomie n’est pas toujours évident. Selon les situations, un appui professionnel peut être très vite devenir nécessaire. Même à temps partiel pour permettre au proche aidant de jouir de son droit de répit. On parle de baluchonnage.

Le personnel qualifié qui intervient dans le cadre d’un maintien à domicile pourra disposer d’un ergothérapeute dont l’objectif est de maintenir la personne en perte d’autonomie en activité, une aide-ménagère ou une auxiliaire de vie  qui pourra gérer les tâches de la vie quotidienne.

Afin de réduire l’impact sur le budget du senior et de ses proches, des aides financières sont disponibles pour tous ces services.

Dans une perspective purement sécuritaire, les solutions de télésurveillance peuvent également être retenues. La personne âgée peut ainsi être surveillée à distance, grâce à un service de localisation ou de vidéosurveillance, afin de limiter ses déplacements dans un rayon bien déterminé et prévenir les situations urgentes.

 

Maintien à domicile : la nécessité d’offrir une vie sociale au senior

L’un des problèmes du maintien à domicile est la solitude qui peut générer un risque d’isolement. Il est pour cela crucial que le personnel professionnel assigné auprès de la personne âgée, au lieu d’effectuer un travail mécanique, sociabilise avec cette dernière.

Dans le cas d’une incapacité temporaire à vivre chez elle, après une chute ou une hospitalisation par exemple, la personne âgée peut bénéficier d’un accueil familial pour quelques semaines avant qu’elle ne retourne chez elle. Les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (Ehpad) devraient être envisagés en dernier ressort.

Phyto et homéo pour petits bobos

Même s’il faut rester vigilant et prudent, il n’est pas nécessaire de courir chez le médecin pour une bosse, une piqûre ou une coupure… Les remèdes naturels suffisent pour les bobos courants.

 

Avec la reprise des activités de plein air, les bobos de toutes sortes sont légion. Jouer, courir, pédaler, grimper aux arbres… Les enfants sont les premiers à tomber, se cogner, se blesser, mais les adultes ne sont pas en reste. Les pique-niques et les barbecues sont aussi des occasions de se faire piquer par un insecte, de se couper ou de se brûler. Mieux vaut avoir une petite trousse à pharmacie sous la main pour parer à toute éventualité… Outre les indispensables pansements, compresses, eau oxygénée et petits ciseaux, les remèdes à base de plantes rendent service sans avoir d’effets indésirables.

 

Compresses apaisantes en phytothérapie

La teinture d’arnica – une des préparations pharmaceutiques majeures – s’utilise en compresses pour ses propriétés à la fois anti-inflammatoires, anti-ecchymotiques, cicatrisantes et antalgiques en cas de contusion, d’hématome ou de foulure. Les fleurs de souci, souvent appelé calendula, sont surtout employées aussi bien pour apaiser les petits traumatismes et les petites plaies que les brûlures légères et les piqûres d‘insectes. En infusion – pour des lavages ou des applications de compresses imbibées –, en teinture-mère pour les œdèmes et les entorses ou en baume pour les écorchures et les brûlures.

 À lire aussi : DOSSIER – Se soigner par les plantes

 

Aromathérapie anti-bleus et brûlures

Mais c’est surtout sous la forme d’huiles essentielles que certaines plantes agissent sur les contusions. Tout d’abord l’hélichryse italienne (une variété d’immortelle), le plus puissant anti-hématome connu : appliquer aussitôt après un choc ou un coup 1 à 2 gouttes pures, masser doucement et renouveler deux ou trois fois le premier jour, ensuite appliquer en dilution dans une huile végétale (argan, amande) jusqu’à disparition du bleu. L’huile essentielle de Pelargonium asperum est efficace sur tous les petits traumatismes – égratignures, ampoules, coupures, petites plaies – car elle a des propriétés hémostatiques : 1 goutte pure en friction pour stopper le saignement. Le ciste (arbuste méditerranéen) est également astringent, mais aussi antiseptique et cicatrisant : déposer directement 2 gouttes d’huile essentielle sur la plaie qui saigne. Sur les brûlures : niaouli, lavande aspic ou fine. Attention, pour les enfants, de nombreuses huiles essentielles sont à proscrire : mieux vaut suivre la notice d’utilisation.

Il existe aussi des produits prêts à l’emploi, pratiques dans la trousse. Exemples : Roll-on Choc et bleu à base d’huile d’arnica et d’huiles essentielles (laboratoires Ladrôme), Cryo Pure (Puressentiel) qui associe l’action du froid et d’huiles essentielles agissant en synergie.

 À lire aussi : Les 8 huiles essentielles à avoir chez soi

 

En homéopahie : arnica et bien plus

Tout le monde connaît la crème à l’arnica de Boiron, mais pour traiter hématomes et ecchymoses, il existe aussi des granules homéopathiques d’Arnica 9 CH. Autres possibilités : pour un petit coup sur la tête Natrum sulfuricum 30 CH (1 dose tout de suite) et pour un œil au beurre noir des granules de Ledum palustre. En cas de chute sur le coccyx, de choc sur le doigt ou toute autre zone richement innervée : Hypericum.

En cas de brûlure simplement rouge : Belladonna ou, si elle cloque, Rhus toxicodendron. Pour désinfecter et cicatriser une petite plaie : des applications de Calendula en teinture mère. Des granules d’Apis pour les piqûres d’insectes, Ledum palustre pour des piqûres de clou ou d’aiguille. Et Staphysagria pour les petites coupures.

 À lire aussi : Soigner les bleus de mon enfant

 

Épilation de saison

Dès que les gambettes se dénudent pour bronzer, la chasse aux poils est ouverte. Pour gagner la bataille de la douceur, évitez les pièges…

 

Au grand dam de nos tenues estivales, les systèmes pileux s’emballent en même temps que le thermomètre. En effet, quand le soleil caresse et réchauffe la peau, la microcirculation sanguine augmente. Irrigués à souhait, les vaisseaux capillaires nourrissent davantage les follicules. Ces derniers fabriquent alors plus de kératine et la pousse des téguments s’accélère… pile au moment où on rêve d’arborer des gambettes douces et glabres comme jamais. Pour contrecarrer la tendance saisonnière, tous les modes d’épilations sont les bienvenus. Cires, crèmes, rasoirs… Bien qu’inégales en termes de durabilité, ces techniques anti-poils n’ont rien à s’envier côté efficacité. Elles remplissent toutes parfaitement leur mission. Même médaille ? Même revers aussi : les trois méthodes agressent notre film hydrolipidique. Voilà pourquoi il est nécessaire de prendre quelques précautions post-épilation si on veut farnienter sous le soleil en toute sérénité.

 

Laissez reposer vos jambes après une épilation, le soleil attendra !

Aussi anodin que l’acte puisse paraître, arracher un poil de son bulbe constitue un traumatisme. L’agression engendre une micro-inflammation du follicule pileux, qui se traduit par un point rouge. Une réaction cutanée normale et éphémère, sous réserve de ne pas agresser davantage la peau en l’exposant dans la foulée aux rayons du soleil. Il faut en effet que l’épiderme fragilisé ait le temps de se régénérer pour activer ses défenses contre les UVA et les UVB. Mieux vaut donc s’épiler au minimum deux jours avant l’exposition si on veut éviter les brûlures ou une pigmentation post-inflammatoire qui se manifeste par des petites taches brunes aux endroits où les poils ont été retirés. Pour favoriser le processus de réparation de la peau, il faut terminer son épilation par l’application d’un soin spécifique ou d’une huile hydratante. Autre recommandation importante : utiliser une protection SPF50 lors de la première séance de bronzage après l’épilation.

 À lire aussi : Préparer sa peau au soleil

 

L’eau salée ou chlorée aussi ne doit pas être appliquée sur des jambes tout juste épilées

L’ennemi numéro 2 des jambes fraîchement épilées n’est autre que l’eau de mer ou de piscine. Si la cire provoque une micro-inflammation dans la racine du poil, le rasoir engendre des microcoupures à la surface de la peau et endommage le film hydrolipidique. Sensibilisé par le passage répété de la lame, ce film supporte d’autant moins le contact avec le chlore ou le sel. En guise de réaction, des points rouges apparaissent et des sensations de picotement se font sentir. Quant aux crèmes dépilatoires, les actifs chimiques qu’elles contiennent ne se contentent pas de dissoudre le poil. Ils sensibilisent aussi la couche cornée qui protège la surface de la peau. Et celle-ci a besoin d’un minimum de 24 heures pour se reconstituer. Il est donc préférable là aussi de ne pas aller nager immédiatement après l’épilation.

 À lire aussi : Lutter contre la rétention d’eau

 

Triple précaution

Triple précaution

  • Au rasoir : rasez-vous toujours sur peau humide et dans le sens opposé à la pousse du poil, c’est-à-dire du bas vers le haut sur les jambes.
  • À la crème : avant la première utilisation, appliquez une noisette de produit sur la peau et attendez le temps indiqué sur la notice pour vérifier que vous ne développez pas une réaction allergique.
  • À la cire : pour éviter les repousses sous-cutanées, exfoliez-vous régulièrement. Et jamais de cire chaude si vous avez des problèmes de circulation !

 

 À lire aussi : Mode d’emploi pour un gommage réussi