Rien que pour vos yeux…

Un œil, c’est précieux et fragile. Pas question de « soulager » une rougeur, une conjonctivite ou un orgelet n’importe comment. De la douceur et quelques précautions !

 

Lorsque, le soir par exemple, vos yeux sont fatigués, irrités, rouges, surtout évitez de les frotter ! Lavez-les abondamment puis appliquez sur les paupières des compresses imprégnées d’eaux florales de bleuet, à la fois apaisante et hydratante, ou de camomille, décongestionnante. Gardez-les un quart d’heure et profitez-en pour vous reposer au calme. Autre solution : des cotons imprégnés d’infusion de bleuet, euphraise, mélilot, myosotis, rose, sureau noir ou fenouil (anti-inflammatoire).

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Allergie ou infection des yeux : Non aux huiles essentielles, oui aux hydrolats

Pour calmer une inflammation de la conjonctive, cette membrane transparente qui recouvre la face interne des paupières, c’est différent. Rien de tel qu’un bain d’œil à base de plantes connues pour leurs effets apaisants. Que la conjonctivite soit d’origine allergique (l’œil larmoie et picote toute la journée), virale ou bactérienne (les yeux sont collés le matin par une substance un peu épaisse). Mais attention, ne mettez surtout pas d’huiles essentielles (HE) dans les yeux. Seulement des hydrolats (HA), ne confondez pas. Un hydrolat est la partie soluble dans l’eau obtenue lors de la distillation de plantes, c’est donc doux et bien moins concentré en principes actifs qu’une huile essentielle. Exemple de bain d’œil conseillé par Danièle Festy (ex-pharmacienne)* : mélangez à parts égales des hydrolats de bleuet, camomille, rose et myrte. Versez ce mélange directement dans l’œil ou à l’aide de compresses imbibées si vous avez du mal à instiller le liquide dans l’œil ouvert. Ensuite, utilisez au besoin votre collyre antibiotique classique.

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Un bain d’œil pour apaiser un orgelet

Un petit bouton rouge et douloureux s’est formé en bordure de paupière ? C’est probablement un orgelet causé par une bactérie, en général un staphylocoque doré. L’infection finit par disparaître toute seule et l’œil ne risque rien mais le larmoiement et la gêne méritent des soins pour les soulager et accélérer la guérison. Surtout n’essayez pas de le percer au risque de répandre l’infection. Faites plutôt des bains d’yeux à base d’hydrolats de camomille, laurier noble et lavande, plusieurs fois par jour. Puis appliquez une pommade ophtalmique classique.

* Dans Ma bible des huiles essentielles, éd. Leduc.s, 2016.

Des myrtilles pour la vue

Des myrtilles pour la vue

Pour avoir de bons yeux, une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et poissons gras, est primordiale. De façon à assurer des apports suffisants en vitamine A (bêtacarotène), impliquée dans la synthèse des pigments de l’œil, en vitamine C, utile dans la croissance du collagène qui maintient les tissus conjonctifs, et en acides gras essentiels (oméga 3 et 6). Mais aussi en lutéine et zéaxanthine, deux pigments végétaux antioxydants reconnus pour contrer le vieillissement oculaire et protéger l’intérieur de l’œil (macula et rétine), en fer – indispensable pour une bonne oxygénation de l’œil –, en zinc et en sélénium pour prévenir certaines maladies oculaires. À défaut, des compléments alimentaires (en gélules) qui en contiennent sont utiles en cures régulières. Ou bien concentrés en myrtilles ou cassis, très riches en pigments antioxydants, des anthocyanes, traditionnellement utilisés pour aiguiser la vision. On raconte que, durant la 2e Guerre mondiale, les pilotes de la Royal Air Force mangeaient beaucoup de myrtilles pour lutter contre les éblouissements et surtout mieux voir la nuit car leurs missions étaient nocturnes pour la plupart.

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3 très bonnes raisons pour passer en mode rangement

Qui a un jour fait un « ménage de printemps » a connu un bonheur intersidéral, une joie folle (celle d’avoir un an tranquille devant soi ?). Hé ben, mesdames, messieurs, c’est rien à côté du « rangement de printemps ».

 

Vous n’avez pas forcément envie d’entendre parler de tri, de rangement, d’ordre. Car on est en mai, on ne fait pas tout ce qu’il nous plaît et on commence à tourner en rond à force de chercher du soleil et des degrés. Ce que tout le monde veut lire, c’est « demain, c’est grand beau, crème solaire et apéro » parce que ça signifierait « bonheur et joie ». Mais on ne l’écrira pas. Car on est honnête (et réaliste, en tout cas pour une large partie de la France). Et comme on ne peut vous promettre le joli rond jaune épinglé dans le ciel pour le week-end, on vous indique un moyen d’accéder au bonheur quelle que soit la météo. On est comme ça chez Bien-être & santé. Retroussez vos manches et vous accéderez à la plénitude. Le rangement : voilà votre allié du week-end. On trie, on jette, on range et enfin on respire. Le bonheur et ses 3 causes.

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1 / Ranger, c’est dépolluer et (re)donner leur place à nos objets préférés.

Trier nous oblige à réfléchir, mais plus encore à ressentir. Car les objets ont un poids émotionnel. Parfois proche de zéro, parfois porteur d’un joli souvenir ou d’une personne qui nous est/était chère ou au contraire teintés de dégoût. Une fois que vous aurez identifié l’effet que vous fait un objet, vous saurez quoi en faire. Car quel intérêt de conserver un objet (un habit, un livre, une babiole) s’il nous est indifférent ? Que faire de ce chemisier que vous n’aimez pas (ou plus), de ce livre que vous avez lâché à la page 2, de cette bassine qui occupe un quart de la salle de bain et qui ne vous a jamais servie ? POUBELLE. (Enfin, vous pouvez donner aux bonnes œuvres aussi.) Il est urgent de se débarrasser de ces objets car ils polluent. Non seulement ils occupent de la place inutilement, mais en plus ils empêchent de mettre en lumière ceux que vous aimez. Ça vaut pour le dressing, la bibli et le reste de la maison.

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2 / Ranger sa maison, c’est dire non au chaos

Imaginez un instant que vous cessiez tout à fait de ranger. On voit vite ce qui arrive : le chaos total. Si vous rangez peu, ou mal, c’est « dérangé », « confus » (un petit chaos, en somme, puisque le chaos, nous dit Larousse, est une « confusion générale des éléments de la matière, avant la formation du monde »). Et qui veut vivre dans le chaos ? Pas vous (ni moi). On préfère de loin s’approcher de deux antonymes du chaos : la clarté et l’harmonie. Ça sonne un peu new age, mais on apprécie plus la lumineuse clarté que le sombre chaos. Et c’est ce qu’apporte le rangement.
On n’est pas obligé de virer maniaque pour autant. « Maniaque » a pas mal de correspondances avec « paranoïaque »… Un léger désordre peut même accompagner la créativité. Le fouillis laisse plus de place au hasard, à l’innovation, à la créativité. C’est ce qu’a démontré une psychologue américaine, Kathleen Vohs (voir sa publication dans Psychological Science). Mais il s’agit là d’un désordre de bureau, pas un désordre total…

 

3 / Ranger, c’est retrouver une virginité

Façon de parler, hein. Ranger nécessite un tri majeur, on l’a vu, mais invite également au nettoyage. Quand on s’épuiser à trier (si vous êtes un bon trieur ou une bonne trieuse, il y aura moult sacs poubelles…), le nettoyage vient comme une finition, la touche finale qu’on prend – presque – plaisir à faire. Donc, qu’on le veuille ou non, on n’est pas très loin d’un rituel de purification : seul l’essentiel demeure. Un nouveau départ semble s’offrir à nous. C’est le reborn. Une nouvelle vie.

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Quand les chaussettes doivent se « reposer<strong> »</strong>

Quand les chaussettes doivent se « reposer »

Mais comment procéder pour un bon rangement bien définitif ? On laisse Marie Kondo et sa magie du rangement vous livrer ses secrets.  Attention toutefois, certains passages du livre peuvent heurter la sensibilité des plus conservateurs (et pas que). La preuve par 2 (extraits du livre de Marie Kondo).
  • Le premier concerne la façon dont il convient d’entreposer les chaussettes.
    « J’ai pointé du doigt les chaussettes en boules. ‟Regardez-les attentivement. Quand elles sont dans le tiroir, c’est le moment où elles doivent se reposer. Pensez-vous vraiment qu’elles peuvent le faire dans cette position ?” ». Qu’ajouter ?
  • Le second concerne les livres. Amateurs de livres s’abstenir.
    Le contexte : Marie Kondo veut « traiter » les livres lui procurant une joie modérée – « qui contiennent des mots et des expressions qui vous touchent et que vous pourriez avoir envie de relire ». Première idée de notre serial rangeuse : la « méthode de réduction de volume » : copier les phrases qui l’inspirent dans un carnet. Mais c’était trop de travail. Plan B : utiliser un photocopieur puis découper les passages retenus pour les coller dans un carnet. Trop, trop, trop de travail. Donc, Simplification du processus et solution made in Marie Kondo : « J’ai finalement décidé d’arracher la page du livre. Coller des pages dans un carnet étant également pénible, j’ai simplifié le processus en les glissant dans un dossier. Cela ne me prenait que 5 minutes par livre et j’ai réussi à me débarrasser de 40 livres… ». Voilà, voilà.
À lire

À lire

magie du rangementLA MAGIE DU RANGEMENT
Consultante japonaise en rangement, Marie Kondo est l’auteur de la méthode KonMari, une approche révolutionnaire du rangement qui transforme littéralement la vie de ses lecteurs.
Marie Kondo, éditions First ; 272 pages, 17,95 € (février 2015).

 

Syndrome du canal carpien

« Je souffre du syndrome du canal carpien. Que faire pour être soulagé ? », Joëlle, 51 ans

 

Le syndrome du canal carpien résulte de la compression du nerf médian au niveau du poignet. Le choix du traitement dépend de sa sévérité, des circonstances de survenue ou de l’existence d’une cause identifiée. En l’absence d’une blessure ou d’une autre maladie associée, la mise au repos du poignet est indispensable afin d’interrompre les mouvements responsables du syndrome. Le port d’une attelle durant la nuit est parfois envisagé afin d’empêcher de plier le poignet et d’aggraver la compression du nerf médian. L’application de glace sur la zone douloureuse, quelques minutes plusieurs fois par jour, et la prise d’antalgiques peuvent soulager ponctuellement les douleurs.

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Une infiltration pour les cas sévères

Une infiltration de corticoïde effectuée chez le médecin peut être envisagée en cas de douleurs violentes ou persistantes malgré la prise d’antalgiques oraux. L’injection se fait dans le canal carpien. Elle permet un soulagement d’une durée moyenne de trois mois. Le nombre d’infiltrations est limité à trois par an en raison de leurs effets secondaires néfastes pour les tendons.

Une intervention chirurgicale est parfois conseillée, mais elle est rarement urgente.

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Réussite anti-cellulite

Nos tenues légères s’impatientent déjà… Avant de les arborer, on gomme tout soupçon de peau d’orange.

 

Cellulite. Voilà bien un mot que les femmes n’aiment vraiment pas. Normal : il résume à lui seul l’ennemi majeur de la beauté des courbes et incarne le souci esthétique le plus tenace et difficile à résoudre. La cellulite gondole l’aspect de la peau, se loge le plus souvent sur les hanches, les fesses et les cuisses. Elle se manifeste à tout âge et s’incruste même quand on affiche un poids plume. Indésirable et rebelle certes, mais pas indélogeable.

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Quand les cellules s’emballent

Dans l’organisme, le rôle des cellules adipocytes consiste à conserver le gras provenant de l’alimentation et à le libérer quand le corps a besoin de produire de l’énergie. Mais sous l’influence de la génétique, des hormones ou d’une mauvaise hygiène de vie, il arrive que le processus de stockage/déstockage s’enraye. En surplus de graisse, le volume des adipocytes déforme la surface de l’épiderme et freine la circulation de l’eau et du sang. Pour y remédier, il faut d’une part aider les cellules adipeuses à se vider et, d’autre part, rétablir la vascularisation cutanée.

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Offensive anti cellulite adipeuse

Molle, indolore aux pincements, installée sur le ventre, l’intérieur des genoux, les cuisses, les fesses… La cellulite dite adipeuse s’en donne à cœur joie quand le quotidien combine excès de consommation de graisses et manque d’activité physique. La riposte idéale ? Elle comporte trois volets. Limiter les lipides dans son assiette. Prendre l’habitude de marcher au moins quarante minutes par jour. Et masser matin et soir les zones atteintes avec des crèmes contenant de la caféine, le champion des actifs pour aider les adipocytes à éliminer le trop-plein de gras qu’ils contiennent.

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À l’assaut de la cellulite aqueuse

Une cellulite dite aqueuse traduit une rétention d’eau dans les tissus due à une mauvaise circulation veineuse et lymphatique. Que l’on soit mince ou pas, peu lui importe. Elle se manifeste sur les bras, les cuisses, les mollets et les chevilles qui ont tendance à gonfler à la première occasion : règles, avion, chaleurs d’été… Y faire face, c’est privilégier tout ce qui peut réguler la circulation sanguine à grand renfort de drainages. Outre l’option phare du drainage lymphatique pratiqué chez un kiné, il existe en pharmacie des infusions de plantes décongestionnantes qui peuvent favoriser la circulation. En tisane ou en crème, des actifs tels que le lierre grimpant, l’hibiscus et le thé vert sont les bienvenus.

 

À l’attaque de la cellulite fibreuse

Dite aussi incrustée, la cellulite fibreuse est la plus facile à reconnaître car elle est visible, dure et douloureuse au pincer. C’est aussi la plus difficile à éliminer car elle s’est formée depuis longtemps. Localisée sur les cuisses, les fesses et les hanches, elle est due au durcissement des fibres de collagène autour des adipocytes. Formant comme une sorte coque autour de ces cellules, le collagène emprisonne les adipocytes qui finissent par s’accumuler au même endroit et déformer la surface de la peau. Pour attaquer cette cellulite rebelle, il faut miser sur les massages palper-rouler manuels ou mécaniques, accompagnés d’un cocktail d’actifs – caféine, algues et huiles essentielles – capables d’assouplir les tissus sclérosés en favorisant la production d’un collagène neuf.

Prévenir les cystites en douceur

Les inflammations de la vessie, dues le plus souvent à une infection bactérienne, sont douloureuses et récidivent souvent. Les antibiotiques à répétition ne sont pas la bonne solution…

 

Normalement, à sa sortie, l’urine est stérile grâce à un système de défense de l’appareil urinaire, à la fois mécanique et chimique. Mais l’anatomie féminine facilite les contaminations par des bactéries, notamment par Escherichia coli (80 % des cas). L’orifice externe de l’urètre est en effet proche de l’anus et ces défenses naturelles ne suffisent pas toujours.

 

Trop de résistances aux antibiotiques

Autres causes fréquentes : une hydratation insuffisante, un épisode de stress et de fatigue, des rapports sexuels – surtout s’ils sont intenses et fréquents après une période d’abstinence. Douleurs pelviennes (du bas-ventre), sensations de brûlures, envies pressantes d’uriner sans y parvenir, petite fièvre parfois… Gênantes et pénibles, ces crises représentent l’une des infections les plus courantes chez les femmes de tous âges et provoquent beaucoup de consultations et d’arrêts de travail.

La solution passe souvent par une antibiothérapie, mais un usage immodéré ou injustifié – pour toutes sortes de maladies – a entraîné une résistance aux antibiotiques. Résultat, ceux-ci sont moins efficaces contre les infections urinaires récidivantes et, de plus, accroissent leur virulence. D’où l’intérêt des solutions douces destinées à prévenir le risque de récidives ou à faciliter l’élimination des bactéries en début de crise.

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La canneberge, une plante bénéfique

Plusieurs plantes sont connues pour leurs effets bénéfiques.

• La canneberge (cranberry) surtout, une airelle d’Amérique du Nord. Elle ne tue pas les bactéries Escherichia coli mais, grâce à son principe actif, la proanthocyanidine, réduit leur fixation sur les parois de la vessie. Ces bactéries ont en effet besoin de s’accrocher pour se développer. Sous différentes formes : baies séchées pour infusion et, plus pratiques, gélules et extraits secs qui garantissent en outre un apport suffisant car le dosage est important. Les études montrent que 36 mg par jour sont nécessaires.

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• L’échinacée, à qui l’OMS reconnaît un intérêt pour stimuler le système immunitaire, donc mieux résister. En cures de tisanes, gélules ou comprimés.

• Et aussi, dès les premiers signes : l’orthosiphon, plante utilisée depuis longtemps en Indonésie comme diurétique, qui contribue ainsi à éliminer les bactéries. En tisanes, teinture-mère, ampoules ou gélules. Le pissenlit, également diurétique (d’où son nom imagé !) et la bruyère, en décoctions ; le sureau noir en sirop ; l’anis vert, antibactérien. Et le tea tree, anti-inflammatoire : 3-5 gouttes d’huile essentielle diluée dans une huile d’amande douce à appliquer en massage sur le bas-ventre.

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Conseils de base

Conseils de base

Pour limiter le risque de récidives, il faut aussi :

• boire beaucoup (eau, tisanes) pour « laver » la vessie et l’urètre ;
• réduire alcool et café qui irritent le système urinaire ;
• ne pas se retenir longtemps quand le besoin d’uriner se fait sentir ;
• bien vider sa vessie et sans attendre après des rapports sexuels ;
• s’essuyer de l’avant vers l’arrière après un passage aux toilettes ;
• pendant les règles, ne pas garder trop longtemps les serviettes et tampons hygiéniques ;
• avoir une bonne hygiène de la zone vulvaire, mais pas de savons ou de gels cosmétiques, trop décapants donc contre-productifs ;<
• éviter slips serrés et vêtements moulants qui facilitent frottements et macération.

 

Le jetlag ne passera pas par moi

Mal géré, le décalage horaire peut gâcher une semaine de vacances. Découvrez nos conseils pour sauter les fuseaux horaires en minimisant ses effets.

 

Phénomène bien connu des voyageurs habitués aux longs courriers, le jetlag, contraction anglaise de jet (avion) et lag (décalage) désigne les troubles liés à la désynchronisation de notre horloge biologique à la suite d’un déplacement en avion à travers trois fuseaux horaires et plus. Le brusque décalage du temps externe impacte notre rythme interne, créant un véritable traumatisme dans l’organisme, qui n’apprécie pas du tout d’être ainsi bousculé.

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Quels sont les effets du jetlag sur l’organisme ?

Notre horloge biologique est réglée sur des rythmes circadiens d’environ 24 heures, qui jouent sur nos phases de veille/sommeil, notre production d’hormones, notre appétit, nos variations de vigilance, la pousse des cheveux, la production d’urine, notre niveau de cortisol… Bref, un paquet de choses importantes. Après la traversée de plusieurs fuseaux horaires, l’organisme a besoin de plusieurs jours pour se réajuster au nouveau rythme de son environnement externe lorsque ces fameux rythmes circadiens ont été perturbés. Différents troubles en résultent : insomnies, réveils au milieu de la nuit ou trop tôt le matin, somnolence diurne, déshydratation, sensation de fatigue, baisse de performances, maux de tête, tracas digestifs…

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Peut-on résister au jetlag ?

Nous ne sommes pas tous égaux face aux effets du décalage horaire : certains le supporteront beaucoup mieux que d’autres qui éprouveront des troubles très prononcés. Il existe plusieurs méthodes pour anticiper ce fameux « traumatisme » de l’organisme. Sachez tout d’abord que le raccourcissement de la journée, c’est-à-dire un trajet vers l’est, est plus difficile à encaisser. D’après la NASA, le corps a besoin d’un jour par fuseau horaire traversé pour retrouver son fonctionnement normal : si vous partez six jours dans un pays avec six heures de décalage horaire, vous serez donc au top… au moment de monter dans l’avion retour. Plusieurs études ont montré que la prise de mélatonine, aussi appelée « hormone du sommeil », semble assez inefficace pour combattre le jetlag. Une étude tout à fait sérieuse menée par la Nation University of Quilmes de Buenos Aries a utilisé des hamsters pour leur injecter du sildenafil, plus connu du grand public sous le nom de Viagra, tout en modifiant leur rythme circadien pour simuler un vol entre New York et Paris. Les hamsters ayant reçu du sildenafil se sont adaptés 50% plus vite que les autres à leur nouveau rythme ! Avant de vous faire prescrire du Viagra, sachez que ces résultats n’ont été observés que pour les décalages horaires ressentis lors de déplacement vers l’est, et qu’aucune étude similaire n’a été menée sur les humains.

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Comment réduire les effets du décalage horaire ?

Anticipez votre nouveau rythme quelques jours avant votre départ en modifiant votre heure de coucher. Vous voyagez vers l’Est ? Couchez-vous deux heures plus tôt la veille de votre départ, et inversement si vous voyagez vers l’Ouest. Pendant votre vol, essayez de dormir autant que possible plutôt que de regarder tous les films disponibles : emportez un masque, des boules quiès efficaces, une tenue confortable. Les somnifères ne sont pas recommandés, car ils provoquent un état comateux alors que le corps ne bouge quasiment plus, ce qui est très mauvais lors des longs voyages en avion. Malgré la fatigue, mettez-vous au rythme de votre destination dès votre arrivée sur place, à la fois pour le sommeil mais aussi pour les repas. Si vous restez moins de 3 jours sur place, conservez en revanche votre montre à l’heure française et tentez de garder votre rythme habituel. La lumière joue un rôle important sur nos cycles : si vous voyagez vers l’ouest, il faut retarder le cycle, et donc porter des lunettes noires le matin, et retarder au maximum l’heure du coucher le soir en profitant des derniers rayons de soleil. Vers l’est, vous devrez avancer le cycle, et donc vous exposer à la lumière dès le réveil. Dans tous les cas, les longues siestes sont à éviter car elles risquent d’aggraver le dérèglement de vos cycles.

Bon vol et bonnes vacances à vous.

Cinq fruits et légumes par jour

Selon le Programme national nutrition santé (PNNS), il faudrait consommer quotidiennement 5 portions de fruits ou légumes. Mais une portion, c’est quoi au juste ?

 

Comment s’y retrouver entre les parts et les portions ? En fait, quel que soit le nombre de fruits ou de légumes qui entrent dans la composition du plat, c’est la portion qui compte. Et une portion correspond à 80-100 grammes de fruits ou de légumes. Inutile pour autant de peser chaque fruit et chaque légume ! Pour simplifier les calculs, on considère qu’une portion de fruits ou de légumes équivaut à la taille d’une balle de tennis, ou d’un poing, ou deux cuillères à soupe pleines. En pratique, c’est une tomate de taille moyenne ou une poignée de tomates cerises, de radis, de haricots verts, une demi-courgette, une pomme, deux abricots, quatre fraises, une banane… L’objectif est de manger au moins 5 portions provenant de différents fruits et légumes. Il s’agit par exemple de 3 portions de fruits et 2 de légumes, 4 de légumes et 1 de fruit. En effet, chaque fruit ou légume apporte des éléments variés indispensables à la santé. La « règle des 5 » doit néanmoins être souple et tenir compte des préférences de chacun : mieux vaut manger cinq tomates ou cinq pommes que rien du tout.

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Ne vous trompez pas de portions

La consommation de fruits et légumes peut se faire sous de nombreuses formes : crus, cuits, en purées, compotes, en jus, mixés ou en salade, sous forme de soupes, de gratins, de tartes salées ou sucrées. Il existe plusieurs façons d’agrémenter les apports mais attention aux fausses portions. Un bol ou une assiette compte pour une seule portion pour les soupes de légumes mélangés, les salades composées, les salades de fruits, quel que soit le nombre de légumes ou de fruits entrant dans la composition du plat. Un yaourt aux fruits ou un biscuit aux fruits n’apporte pas l’équivalent d’une portion de fruit : on y trouve trop peu de fruits et beaucoup trop de sucre. Il en est de même pour les boissons aromatisées aux fruits, les sodas ou nectars de fruits. En revanche, un verre de jus de fruits frais pressés ou pur jus d’environ 150 ml est équivalent à une portion. Tout dépend de la concentration en fruits. Quant aux féculents (pâtes, riz, pommes de terre…), c’est à chaque repas et selon l’appétit (avec modération) ; le PNNS ne recommande aucune limite.

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Pourquoi compter jusqu’à 5 ?

Les quantités de micronutriments requises sont calculées par des experts et les besoins s’expriment en apports journaliers recommandés (AJR). Pour les fruits et légumes, la quantité recommandée pour satisfaire les AJR en vitamines, fibres et minéraux est d’environ 800 grammes par jour. Les recommandations de consommation proposent donc légitimement de manger au moins 5 fruits et légumes par jour. Ne vous privez pas si vous voulez manger des portions d’environ 150 à 200 grammes. L’idéal est de diversifier les apports et de les intégrer le plus souvent possible dans vos recettes.

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L’énurésie des petits

« Mon fils de 5 ans fait encore souvent pipi au lit. Comment y remédier ? », Isabelle, 34 ans

 

Environ 10% des enfants qui ont entre 5 et 7 ans ne maîtrisent pas encore totalement leur envie d’uriner lorsqu’ils dorment. Le contrôle des sphincters s’acquiert progressivement. On parle alors d’énurésie primaire, due à un retard dans le processus naturel de maturation de la vessie. Elle s’explique soit par un sommeil trop profond pour être interrompu par l’envie d’uriner, soit par une vessie plus petite que la « norme » et donc plus vite remplie. L’énurésie disparaît quand le retard est rattrapé. En attendant, il faut mettre en place certaines règles.

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Comprendre les origines

Il est recommandé de limiter les boissons données à l’enfant après 18 heures et de l’accompagner systématiquement aux toilettes avant le coucher. Réduire aussi les quantités de sel dans ses dîners afin qu’il n’ait pas soif le soir. Si malgré cela, l’énurésie nocturne persiste, une consultation médicale est recommandée. Il peut s’agir d’infections urinaires qui s’accompagnent de fuites diurnes ou, dans des plus rares cas, d’un diabète de type 1 encore non diagnostiqué. Un traitement adéquat est alors mis en place.

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Une sonnerie d’alerte ?

Par ailleurs, il existe en pharmacie des systèmes appelés stop-pipi (non remboursés par la Sécurité sociale). Ces dispositifs se positionnent sur la culotte de l’enfant et le réveillent par une petite sonnerie dès l’émission des premières gouttes. Enfin, si l’énurésie est d’ordre secondaire, c’est-à-dire si l’enfant a été propre la nuit pendant plus de six mois et se remet à faire pipi au lit, la cause de son énurésie est plutôt d’ordre psychologique. Un choc émotionnel provoqué par la naissance d’un frère ou d’une sœur, un échec scolaire… Si le problème perdure, une psychothérapie peut être envisagée.

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Recettes de saison : les accords parfaits du mois d’avril

Comment régaler les adeptes de toutes les modes alimentaires ? Asperges tendres, pommes de terre fondantes et chèvre frais…

 

Comme la plupart des légumes, l’asperge est peu calorique (20 kcal pour 100 g) car contenant environ 90% d’eau. Elle se révèle être une source importante de potassium et de vitamine B9 (très importante pour le bon déroulement de la grossesse – et pourtant en situation de carence chez une femme sur deux). En raison de la synthèse d’un composé soufré dans l’intestin qui passe rapidement dans le sang et se trouve très vite éliminé dans les urines, l’asperge laisse une signature odoriférante prononcée dans ces dernières. Elle est par ailleurs riche en acide oxalique et peut favoriser la formation de calculs oxalo-calciques en cas de prédisposition personnelle. Mais, savourée avec une petite vinaigrette ou en risotto avec des pois gourmands, elle est si délicieuse !

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La pomme de terre, quant à elle, est un féculent intéressant. Car non seulement elle apporte des glucides énergétiques (autant que les autres féculents) mais, à la différence du riz et des pâtes, elle apporte également du potassium et du magnésium. Elle a un index glycémique très élevé quand elle est cuite, mais si vous la laissez refroidir une nuit au réfrigérateur et que vous la mangez en salade le lendemain elle se comporte alors comme une source de glucides très lents ! L’amidon a changé de structure en se refroidissant !

Enfin, le fromage de chèvre a toute sa place sur le plateau de fromage ; il est de 30 à 50% moins gras que la plupart des fromages et ses lipides sont très digestes. En revanche, il est 3 à 5 fois moins riche en calcium qu’un emmental… Mais on ne peut pas avoir toutes les qualités. À savourer sur une tranche de pain grillé ou en cheesecake. Bon appétit !

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Réponses d'expert : Oméga 3 : encore un effort

Réponses d'expert : Oméga 3 : encore un effort

CHRISTINE WATELET
Docteur en pharmacie, Saint-Cloud

Les enfants, adolescents, adultes et seniors ont besoin de 2 à 3 g d’oméga 3 par jour, répartis entre le chef de file (l’acide α linolénique, ou ALA) et ses dérivés (EPA et DHA).

Ces acides gras polyinsaturés ont au moins 3 doubles liaisons et des chaînes souvent très longues. Ils interviennent dans la vie cellulaire, la bonne transmission de l’influx nerveux, une fonction cardiaque adéquate et le maintien d’une cholestérolémie normale. N’étant pas synthétisés par le corps humain, ils doivent nous être apportés par les aliments. Les noix sont riches en acide α linolénique, les poissons gras (sardines, saumon, maquereau, hareng) en EPA et DHA. Pourtant les Français manquent d’oméga 3 : ils n’en consomment en moyenne que 1 g par jour. En pharmacie, les oméga 3 sont essentiellement proposés sous forme d’epa et DHA – très utiles en prévention des maladies cardiovasculaires, mais aussi pour ceux et celles qui souffrent d’hypercholestérolémie ou ayant eu un accident cardiovasculaire. Cela représente un complément efficace aux apports alimentaires.

 

Découvrez nos recettes de saison :

 

Chacun cherche son yoga

Le yoga a le vent en poupe et les cours fleurissent à tous les coins de rue. Entre hatha, vismaya, bikrame, Ashtanga et autres, lequel vous correspond ? Respirez profondément et relaxez-vous.

 

Le yoga nous vient tout droit d’Inde, où il se pratique depuis le IIIe millénaire avant J.C. Tout de même. Cette discipline du corps et de l’esprit comprend une grande variété d’exercices et de techniques, et repose sur des postures physiques – les « asanas », des pratiques respiratoires – pranamaya, ainsi que des exercices de relaxation – yoga nidra. Dans sa forme originelle, le yoga vise à éveiller à la sagesse, la joie et la compassion. Il peut se pratiquer à tous les âges. Il s’est largement répandu en Occident, où l’on apprécie l’aide qu’il apporte pour faire face au stress et problèmes du quotidien. Sous nos latitudes, il s’apparente davantage à de la gymnastique douce favorisant la relaxation et le bien-être. Vous aimeriez bien vous y mettre, mais lequel est fait pour vous ?

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Le hatha-yoga : parfait pour s’initier

« Ha-Tha » signifie une union des énergies du corps. Ce yoga repose sur des enchaînements de postures coordonnés avec la respiration. Cela peut vous sembler facile, écrit comme ça, mais coordonner son souffle avec les mouvements et positions demande en général plusieurs mois aux pratiquants. Quels bienfaits en attendre ? La pratique régulière du hatha yoga permet de retrouver de la souplesse et de la tonicité musculaire. Le travail postural fait en effet intervenir deux sortes de contractions musculaires : les contractions dynamiques, qui entraînent ou freinent les mouvements, et les contractions statiques, qui permettent de maintenir une posture via une contraction musculaire sélective. Chaque séance se termine en général par une séance de relaxation profonde.

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 Ashtanga ou vinyasa : fluidité et dynamisme

Le yoga Asthanga est un yoga dynamique, qui travaille sur la synchronisation entre la respiration et une série de postures régies par un ordre immuable. L’enchaînement des postures couplé à la respiration « pranamaya » provoque une transpiration importante, qui aide à éliminer les toxines. L’enchaînement des postures favorise l’assouplissement du corps et la tonicité musculaire, sans oublier la sérénité intérieure. Le yoga vinyasa est issu de l’Ashtanga : dynamique et fluide lui aussi, il est plus créatif car il n’impose aucun ordre préétabli pour l’enchaînement des postures. On retrouve dans ces deux types de yoga des classiques du yoga, comme les salutations au soleil ou les drishti (exercices de direction du regard). Ce type de yoga s’adresse à ceux qui veulent un entraînement complet et dynamique, à vous de voir si vous préférez une version répétitive ou plus créative.

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Yoga Iyengar : avec des accessoires

Comme les précédents types de yoga, cette forme de yoga vise à coordonner son souffle et ses postures. La méthode Ivengar est précise et rigoureuse, et se concentre sur l’attention portée sur l’alignement des différentes parties du corps et l’équilibre, avec des appuis divers pour maximiser les étirements. Il se pratique avec des briques, sangles, couvertures et courroies.

 

Bikram yoga : chaud devant

Ce type de yoga doit son nom à Bikram Choudhury, qui l’a synthétisé à partir du hatha yoga et a breveté sa méthode. Sachez que pour enseigner cette pratique, il faut avoir suivi une formation spécifique, c’est une discipline à part. Ce yoga repose sur une série de 26 postures qui s’enchaînent toujours dans le même ordre, conçues pour chauffer et étirer muscles, ligaments et tendons. On l’appelle aussi yoga chaud car il se pratique dans une pièce chauffée à 40.6°, avec une humidité de 40% afin de faciliter l’élimination des toxines par la sueur. En raison de ces conditions particulières, le Bikram yoga n’est pas accessible à tous. Le cours dure 90 minutes, et certaines postures sont difficiles à atteindre et tenir, elles demandent une bonne condition physique. Si vous avez quand même envie de vous y essayer, sachez qu’il vous faudra au moins trois séances avant de commencer à ressentir les bénéfices du Bikram yoga.

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une bonne initiation, et à vous dire « Namaste » !