La beauté par les plantes

Des actifs issus de fleurs, fruits, feuilles, racines, graines enrichissent la formulation de nombreux cosmétiques. Car, pour soigner la peau ou la rendre plus belle, les plantes font autant de bien à l’extérieur qu’à l’intérieur.

 

Pour avoir une belle peau tonique et douce, il faut consommer des aliments antioxydants, en particulier les fruits, les légumes et les huiles végétales riches en acides gras essentiels. Puis l’hydrater, la protéger, la nettoyer avec des cosmétiques de qualité. Les plantes à vitamines C et E, à caroténoïdes, à polyphénols, à curcumine, à bêtacarotènes, à huiles essentielles ou végétales… sont autant de substances antioxydantes idéales pour élaborer des soins visage et corps. Quelle que soit leur galénique (crème, lait, huile, lotion, shampoing, tisane, gélule), les plantes sont des alliées précieuses pour limiter les effets du temps sur la peau et lui conserver éclat et souplesse. Zoom sur quatre plantes iconiques.

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La rose musquée, raffermissante

La rose est réputée autant pour son parfum que pour ses vertus médicinales et cosmétiques. Des graines de rose musquée, on extrait une huile végétale fluide, bien lotie en acides gras mono- ou polyinsaturés et en vitamines E et A. Souvent associée (à 10%) à une autre huile végétale pour son effet tenseur de l’épiderme, elle accroît l’élasticité de la peau et réduit les vergetures. Cette régénératrice cellulaire agit en profondeur et lutte contre le vieillissement cutané, les taches de vieillesse et les coups de soleil. Recommandée pour assouplir et raffermir, hydrater les peaux sèches, apaiser les plus sensibles.

 

La vigne, une promesse anti-âge

Les pépins de raisin produisent une huile fine, riche en acides gras polyinsaturés et en vitamine E. Leurs polyphénols sont, dit-on, les plus puissants antioxydants du monde végétal. Ils protègent contre les radicaux libres, responsables des rides. Le resvératrol de vigne, autre polyphénol naturel extrait des sarments, est une molécule unique. Il stimule la fabrication des fibres de collagène et augmente l’épaisseur de l’épiderme. ll nourrit la peau en oméga 3, 6 et 9 qui la protègent des agressions, la régénèrent en profondeur. À son propos on parle de révolution anti-âge car il lifte naturellement la peau. Cette molécule est sans cesse l’objet de publications scientifiques tant elle suscite d’espoirs pour lutter contre la dégénérescence cellulaire. « La vigne est un trésor de bienfaits et de richesses inépuisables », affirme Mathilde Thomas, la fondatrice de Caudalie, qui investit dans la recherche depuis plus de 15 ans.

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La grenade, régénérante

Ses grains rubis regorgent de flavonoïdes, tanins et vitamine E. On en extrait une huile végétale, un cocktail d’acide punicique et d’acides gras polyinsaturés qui stimulent le processus de renouvellement cellulaire. Ce qui en fait un ingrédient de choix pour les soins de la peau après 40 ans. Régénérante, raffermissante et réductrice de rides, l’huile de pépins de grenade est un actif phare de la gamme Grenade bio de Weleda. Elle est, avec la rose, l’autre plante emblématique de la marque, pionnière dans la cosmétique naturelle et bio depuis 1921.

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La camomille, le geste blondeur

C’est l’actif de référence de l’éclaircissement naturel. En dernier rinçage sur des cheveux lavés, il suffit d’une poignée de fleurs de camomille infusées pendant 15 min dans 1 litre d’eau bouillante tiédie et filtrée. On peut aussi préférer un shampooing tout prêt à la camomille, comme le produit fondateur de la marque Klorane lancée il y a 50 ans. Cette plante culte a été choisie pour sa teneur élevée en apigénine, un pigment jaune contenu dans ses pétales qui se fixe sur les écailles sans pénétrer le cheveu.

Des références en officine

Des références en officine

Face à la déferlante de cosmétiques dits naturels (la qualité n’étant pas toujours au rendez-vous), pour faire le bon choix mieux vaut se fier aux marques disponibles en pharmacie. Leur composition est issue de process de fabrication et de contrôle validés. Caudalie, Darphin, Décléor, Galénic, Klorane, Melvita, Sanoflore, Weleda… sont une garantie de savoir-faire et d’efficacité.

Grains de beauté, grains d’éclat

Pour révéler la douceur et l’éclat de l’épiderme, rien de tel qu’un gommage. Reste à savoir le choisir et l’utiliser en fonction de la zone à sublimer.

 

Nettoyer sa peau chaque jour, c’est bien. Mais ôter régulièrement le voile – fait de particules de pollutions, de cellules mortes et de résidus de fards – qui la ternit, c’est encore mieux. Les divers soins exfoliants sont en effet là pour dégommer en douceur cette pellicule d’impuretés qui se forme à la surface de l’épiderme et l’empêche de respirer. Le principe ? Des micrograins végétaux ou minéraux qui, frottés en délicats mouvements circulaires sur le visage et le corps, décollent les salissures et révèlent l’éclat.

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Douceur sucrée ou salée

Sel, sucre, céréales, poudre de riz, éclats de noyaux d’abricot, billes de jojoba, argiles… Les ingrédients dédiés aux gommages sont légion. En tube ou en pot, en gel ou en crème, mélangés à de l’huile ou à l’état naturel, ce n’est pas toujours facile de savoir où donner du grain pour satiner notre peau. Retenez que l’ingrédient qui constitue la base du soin varie en fonction de la sensibilité de l’épiderme. Ainsi, une peau réactive ne supportera pas de traitement trop abrasif et préférera des particules exfoliantes souples. Pour le visage, misez sur les extraits d’abricot, de jojoba, de céréales ou l’argile blanche. Sur le corps, où la peau est plus épaisse donc plus résistante, vous pouvez utiliser des exfoliants plus durs comme la poudre de riz, le sel ou le sucre.

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Fréquence à la carte

La fréquence du gommage doit elle aussi être adaptée au type de peau. Les épidermes secs et sensibles ne supportent pas plus d’un soin tous les quinze jours. Moins réactives, les peaux normales apprécient un gommage hebdomadaire. Quant aux peaux grasses qui produisent trop de sébum, on peut leur offrir deux séances par semaine. Quel que soit le rythme, il est impératif de conclure chaque gommage par l’application d’un soin hydratant pour restaurer le film hydrolipidique. Le produit s’applique sur peau sèche ou humide, en petits mouvements circulaires. Attention de ne jamais gommer le contour des yeux où l’épiderme est très fin et fragile. En revanche, vous pouvez aisément insister sur les talons et les coudes, où la peau a tendance à s’épaissir.

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À savoir

À savoir

On associe à tort les peelings aux gommages. Si leur but est identique, leurs procédés diffèrent complètement. Le peeling est un soin que l’on applique, et qu’on laisse agir avant de retirer. Simple ? Oui… mais la réaction aux acides peut entraîner des gonflements et des irritations, surtout si le soin est laissé trop longtemps sur la peau. Voilà pourquoi les produits à utiliser à la maison sont très faiblement concentrés et, de facto, moins efficaces que ceux dont disposent les professionnels. Tous les peelings constitués d’acides sont chimiques, y compris ceux dits aux acides de fruits. L’acide glycolique (issu du raisin, de la canne à sucre ou bien produit en laboratoire) constitue la base de la plupart d’entre eux. On recourt également aux acides citrique, malique et lactique. C’est en pénétrant dans les couches supérieures de la peau que les acides stimulent la division cellulaire et décollent les cellules mortes superficielles.

Régime sans gluten

« Quand et comment suivre efficacement un régime sans gluten ? », Alexandra, 38 ans

 

Le régime sans gluten se justifie en cas de maladie cœliaque, c’est-à-dire d’intolérance au gluten, d’allergie au blé et d’hypersensibilité non cœliaque dûment diagnostiquées. Il doit être prescrit dans le cadre d’une pathologie documentée et d’un suivi diététique. Le gluten provient principalement du blé, de l’orge, du seigle et tous les aliments dérivant de ces céréales (farines, semoules, flocons…). Pour élaborer des produits adaptés aux personnes devant éviter le gluten, ces matières premières sont remplacées par le maïs, le riz, le sorgho, le millet, ou encore le soja, la pomme de terre, le quinoa et le sarrasin.

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La réglementation évolue

Mais le gluten est également présent sous forme indirecte dans les amidons, le malt que l’on retrouve dans les yaourts aux fruits, les crèmes glacées, certaines sauces, des soupes… Une seule solution : bien lire les étiquettes. Toutes précautions prises, la mention « sans gluten » définie par le règlement européen ne signifie pas absence totale de gluten, les contaminations croisées et les seuils de détection ne permettant pas une garantie à 0%. Le règlement fixe la teneur maximale des aliments préemballés à 20 mg de gluten par kilo de produit fini. L’Association française des intolérants au gluten (www.afdiag.fr) édite chaque année un répertoire listant les produits portant son logo (un épi de blé barré dans un cercle), très reconnaissable.

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Mettre la main à la pâte

Cuisiner soi-même des produits sans gluten demande un peu d’apprentissage et quelques précautions. Les textures et les propriétés des farines exemptes de gluten donnent des pâtes qui n’ont pas la même densité et élasticité que celles obtenues avec la farine de blé. Il faut veiller à ne pas utiliser d’ustensiles ayant déjà servi à la préparation de plats ayant contenu du gluten – mais un simple lavage suffit à éliminer le gluten résiduel. Heureusement, des guides pratiques de recettes et des ateliers de cuisine sont de plus en plus proposés pour apprendre à manier avec gourmandise les nouveaux ingrédients.

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Mets de l’huile (d’olive)

Anti douleur, anti âge, hydratant, anti cancer… : découvrez les 1001 bienfaits de cet ingrédient salué depuis l’Antiquité pour ses multiples vertus.

 

L’huile d’olive, c’est un peu un super héros en costume de verre. Sous réserve de la choisir extra vierge et 100% naturelle pour bénéficier de ses propriétés exceptionnelles, elle prodigue ses bienfaits à la peau, au cerveau, à l’intestin… Ne vous ruez pas tout de suite sur l’huile d’olive pour la boire au goulot : elle contient tout de même 90% de matières grasses et doit donc être consommée avec modération. Pour profiter de ses qualités, mieux vaut éviter de la faire chauffer : les hautes températures altèrent sa composition.

 

Un bouclier contre les maladies cardiovasculaires

Différentes recherches ont démontré que l’huile d’olive est un aliment antithrombotique et antiagrégeant. En d’autres termes, elle réduit la capacité des aliments gras à obstruer nos artères, en évitant une coagulation excessive du sang : pour les scientifiques, ces propriétés expliquent le lien entre le régime méditerranéen et la faible incidence de maladies cardiovasculaires dans les pays où l’huile d’olive est reine.

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Un anti douleur avéré

Boire de l’huile d’olive pour remplacer les cachets anti douleur, ce n’est pas si farfelu que cela d’après une étude américaine (1) qui a mis en évidence ses vertus anti-inflammatoires identiques à celles de l’ibuprofène. Un bémol toutefois sur les quantités à absorber pour obtenir la même efficacité : il faudrait avaler 50 grammes d’huile d’olive pour apaiser 1/10e de la douleur. C’est l’oléocanthal, responsable du goût légèrement poivré à l’huile d’olive vierge extra, qui lui confère ces propriétés anti-inflammatoires.

 

Un élixir de jouvence

Ou presque. L’huile d’olive est très riche en polyphénols, des antioxydants qui aident l’organisme, et tout particulièrement les cellules de la peau, à lutter contre l’action des radicaux libres responsable du vieillissement. Elle contient aussi des oméga 9 qui stimulent l’activité des cellules du corps, aidant ainsi notre organisme à lutter contre le vieillissement.

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Une arme anti-cancer

Toujours grâce aux polyphénols qui préviennent la formation des radicaux libres, l’huile d’olive réduirait les risques d’apparition de cancer de la prostate et de cancer du sein. A propos de ce dernier, une étude américaine (2) menée en 2005 a montré que l’acide oléique de l’huile d’olive s’attaquait à un gène lié au développement du cancer du sein.

 

Un coupe faim efficace

Grâce à ce même acide oléique, une petite cuillère d’huile d’olive aiderait à lutter contre l’envie de grignoter et les petits creux. Ce composé apporte en effet une sensation de satiété très rapide.

 

Une nettoyeuse de mauvais cholestérol

L’acide oléique, encore lui, qui appartient à la famille des omega 9, est aussi un précieux allié pour faire baisser le taux de LDL cholestérol (le mauvais !) dans le sang. Comment ? Comme tous les omega 9, il stimule la production de bon cholestérol (le HDL) et la destruction du mauvais.

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Un puissant agent hydratant

L’huile d’olive est utilisée depuis toujours dans la fabrication de soins cosmétiques, crème, savon, laits… Le squalane (non, ce n’est pas un petit squale) qu’elle contient, très proche de la composition de la peau et des cheveux, restaure leur barrière lipidique et les protège de la déshydratation.

 

Une alliée de la mémoire

L’huile d’olive contient environ 80% d’acides gras insaturés, aussi appelés « bons gras ». Les cellules du cerveau, elles, contiennent en grandes quantités certains acides gras poly-insaturés à chaîne longue : les recherches, encore balbutiantes sur le sujet, laissent entrevoir un lien positif entre un apport complémentaire en acides gras et l’amélioration des fonctions cognitives du cerveau.

Un super laxatif

Vous êtes sujet à des épisodes de constipation occasionnels ou réguliers ? L’huile d’olive va devenir votre meilleure amie. Une cuillère à soupe avalée à jeun le matin stimule la sécrétion de sels biliaires, qui sont eux de supers laxatifs naturels.

1 – “Nature 437 (7055) p45”, G.K. Beauchamp et Al., 2005
2 – “Annals of Oncology”, Dr Javier Menendez, 2005

Foie : une cure détox avant l’été

Les excès de fin d’année sont loin et l’hiver est terminé mais les toxines se sont accumulées dans le foie et ont mis à mal son rôle de filtre. C’est le printemps, faites une cure détox pour les éliminer.

 

La « crise de foie » n’existe pas… sauf en France où elle désigne de manière impropre une indigestion. Car il s’agit en fait d’un désordre purement digestif, dû à des excès alimentaires, qui cède en un ou deux jours de diète ou de repas légers. Avec l’aide de quelques tisanes ou de médicaments à base de plantes ou d’arbustes comme le boldo qui facilite la digestion des aliments en surnombre ou trop riches et accélère le transit. Ou le fenouil, surtout en cas de ballonnements et de flatulences. Il n’empêche que le foie joue un grand rôle. Il filtre le sang, trie les globules rouges et sécrète de la bile que la vésicule biliaire va ensuite concentrer pour aider à digérer les graisses. Il élimine aussi les déchets et les résidus issus des aliments, du tabac et des médicaments.

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Cholérétiques et cholagogues

Le foie un organe qui se régénère mais jusqu’à un certain point. Il a besoin de temps en temps, pour se relancer, de se nettoyer, d’éliminer les toxines accumulées. Notamment aux changements de saison, en particulier au printemps, pour gommer les excès des fêtes de fin d’année ou liés à notre préférence pour les aliments gras et sucrés quand il fait froid. Le foie a été en effet mis à rude épreuve pour assurer sa fonction de filtre et s’est épuisé. Plusieurs plantes sont capables de l’aider à se détoxifier. Sous forme d’infusions mais aussi d’ampoules, de gélules ou de comprimés. Certaines comme l’artichaut sont utilisées ponctuellement en cas de simple indigestion ou en cure d’une dizaine de jours pour stimuler la production de la bile par le foie (les médecins parlent d’action cholérétique) et faciliter son évacuation de la vésicule biliaire vers l’intestin (action cholagogue). Il est particulièrement utile en cas de « foie paresseux », autrement dit d’insuffisance hépatique. Le radis noir aussi est doté de ces deux propriétés et réputé comme « plante des foies paresseux » grâce à ses composés organiques soufrés. Il est conseillé aux changements de saison ou après des excès alimentaires.

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Ou drainantes

Trois substances formant un complexe hépato-protecteur font du chardon-marie une plante essentielle pour le bon fonctionnement du foie, au point qu’il peut constituer un traitement complémentaire des troubles hépatiques chroniques. Son effet est renforcé par la fumeterre, une herbacée poussant dans les terrains vagues et sur le bord des chemins, très dépurative, qui régule le fonctionnement hépato-biliaire.

Autres plantes utilisées en phytothérapie pour drainer le foie : le bouleau et le pissenlit, connus comme diurétiques naturels, qui favorisent l’élimination des toxines. Mais aussi la bardane qui « réveille » le foie, la chicorée, appelée « l’amie du foie » par Galien dans l’Antiquité, le sureau noir, le genévrier, la ronce, l’ortie et la bruyère cendrée.

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À visée détox et bio

À visée détox et bio

Quelques exemples de produits à base de plantes visant à éliminer les toxines du foie et à le stimuler : Détox bio (Santé verte), Methodraine Dépur’Foie (Ortis), Arkofluides Détox bio (Arkopharma), Forté Bio Détox (Forté Pharma), Hépatonic bio (Santarome), Détox côlon (Ineldea). Et le charbon de Belloc.

La beauté, de la tête aux pieds

L’hiver a essayé d’avoir notre peau mais il a échoué. Quelques dégâts sont cependant à déplorer. On se fait une beauté, de la tête aux pieds pour célébrer le printemps.

 

Il est grand temps de retrouver un teint de pêche, une peau plus belle, plus souple, et des cheveux brillants. Mode d’emploi.

 

Refléter la lumière

Les perles ! Voilà le secret. L’enlumineur hydratant est une petite merveille grâce à ses pigments perlés qui reflètent la lumière. Il fait disparaître les défauts et met en valeur les courbes. Attention toutefois à la maxi dose de nacre si vous voulez éviter de passer pour une boule à facette.

Le mode opératoire : 4 courtes étapes pour épater la galerie.

1 / On lisse et on hydrate ! On ne le dira jamais assez : la base d’une mine parfaite, c’est une peau lisse et saine. Pour lisser, on exfolie en douceur : la lumière n’en sera que mieux réfléchie. Et parce que la peau a avant tout besoin d’être hydratée, on applique une crème hydratante et on attend quelques minutes avant de passer à l’opération maquillage.

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2 / On uniformise le teint. Pas question de laisser la moindre place à une quelconque imperfection. Un fond de teint très léger devrait pouvoir les faire disparaître. Vous pouvez aussi mélanger crème hydratante et fond de teint. Côté fond de teint, choisissez en un qui contient des micro-nacres.

3 / Une poudre libre pour mater la brillance. A vos pinceaux, large et plat de préférence pour appliquer sur la zone T une poudre libre transparente. De légères pressions suffiront.

4 / Des couleurs fraiches et tes touches de lumières. Des pommettes joliment rosées grâce à un fard à joue translucide – on part du bombé de la joue pour étirer jusqu’à la pommette. On ajoute quelques délicates touches de lumière (avec un pinceau ou un stick enlumineur) : ailes du nez, creux du menton, haut des pommettes… et vous voilà prête.

 

Des cheveux plein d’éclat

Avoir des cheveux brillants ne demande que peu d’efforts et un peu de bon sens. Il faut s’en occuper comme on le fait de sa peau : avec régularité. Autre point commun, les cheveux ont grand besoin d’être hydratés ! Qui dit cheveux ternes, dit cheveux asséchés.

Première arme pour une crinière de rêve : les masques. Ils réparent et soignent. Si vous avez trop attendu, n’hésitez pas à les utiliser souvent jusqu’à obtention d’un résultat qui vous satisfait. Espacer les applications par la suite.

Deuxième arme : le bon sens. On se coiffe tous les jours et plutôt le soir ! L’idée ? Eliminer les particules accumulées dans la journée, qu’elles soient dues à la poussière ou à la pollution. Bien sûr, on utilise une brosse délicate et on y va tout en douceur. Bon sens encore : on utilise un shampooing qui nous correspond (si vous avez les cheveux colorés, par exemple).

Troisième arme : grand-mère. Et ses remèdes. On entend depuis toujours qu’il faut rincer à l’eau froide, utiliser du vinaigre ou du citron… Eh bien, c’est vrai ! Le citron est anti-calcaire, c’est cette propriété qui fait briller les cheveux (jetez un œil à la composition des shampooings pour cheveux ternes, vous verrez qu’ils contiennent un produit anticalcaire). Recette : ½ jus de citron et un litre d’eau (fraiche ou tiède mais pas gelée…). Vous l’utilisez en dernière eau de rinçage. Dans un registre similaire : le vinaigre de cidre aussi est très bon. Une cuillère à soupe dans 1 litre d’eau. Vous l’utilisez également en dernier rinçage. (Et pas d’inquiétude pour l’odeur, elle s’évapore très rapidement.)

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Un corps 100 % soyeux

Lui aussi mérite éclat, douceur et souplesse. Petit rappel : la santé de votre peau dépend principalement du bon équilibre entre sa teneur en eau et en lipides. Le film hydrolipidique qui protège notre épiderme perd de ses lipides chaque jour et rend la peau plus perméable, d’où l’intérêt de nourrir ce film à sa convenance. Certains sont voraces, d’autres moins, tous réclament un soin spécifique. En résumé, la peau de votre corps a besoin de soins hydratants.

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Avant cela et surtout si vous avez n’avez pas vraiment eu la main lourde en matière de soins récemment, commencez par un gommage – la peau absorbera mieux les actifs hydratants. Et gardez ce réflexe gommage, mais en douceur et pas plus d’une fois par semaine.

Enfin, votre peau a besoin que vous vous bougiez : la circulation du sang dans le corps est un atout pour votre peau comme l’eau que vous buvez : sans modération !

Très vite votre grain de peau va s’affiner, vous afficherez une peau plus jeune et surtout plus belle !

Des végétaux à l’envi

Comment améliorer son équilibre nutritionnel et sa santé ? En mangeant plus de végétaux ! Choisir, varier, marier : on suit le guide.

 

Généreux par nature en fibres, vitamines et minéraux, les aliments d’origine végétale contiennent moins de graisses que ceux d’origine animale et quasiment pas de cholestérol. Ils constituent aussi une source importante de macronutriments : protéines, lipides, glucides complexes. Leur valeur nutritionnelle est maintenant connue et reconnue. Finie la période où le steak de 200 g constituait la base indispensable de tout menu ! Les plats à base de végétaux occupent de plus en plus la place centrale de nos repas. Nombre d’entre nous se laissent même séduire par une alimentation végétarienne ou, plus problématique, par le régime végétalien. Mais sans jeter la viande aux orties, voyons pourquoi et comment faire la part belle aux végétaux.

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De l’eau vitaminée et protéinée

Impossible d’avoir son content de vitamines sans les 5 portions de « fruits-légumes » recommandées par jour ! En outre, et on l’oublie souvent, les végétaux sont riches en eau. Avec leurs fibres, ils contribuent ainsi doublement à la régulation du transit intestinal.

Reste la question des protéines – de grosses molécules constituées d’acides aminés. Toutes les protéines nécessaires à l’organisme humain existent dans le règne végétal mais elles sont considérées de moins bonne qualité que celles d’origine animale. Explication : elles ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels et dans les proportions optimales pour notre corps. Mais il existe une parade : en combiner les sources, en particulier céréales et légumineuses, en accompagnement des légumes « verts ». Certains plats traditionnels reposent sur cette « complémentarité ». Citons le couscous (semoule et pois chiches), le chili (riz et haricots)…

 

Complémentarité à la carte

Ainsi, pour bénéficier d’un apport équilibré en protéines, il est conseillé de consommer des céréales (blé, riz, seigle…) et des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges, soja…). En effet, les céréales apportent l’acide aminé (méthionine) manquant dans les légumineuses, et les légumineuses compensent la faible teneur en lysine des céréales. Il n’est d’ailleurs pas impératif d’assurer la complémentarité à chaque repas. Celle-ci peut se faire avec le prochain repas ou au cours de la journée.

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En toute gourmandise…

L’alimentation végétale ne se limite pas aux fruits et aux légumes. Il est facile de consommer des boissons végétales en journée : « lait » de soja, amandes, noisettes… Vous pouvez commencer par les flocons d’avoine au petit déjeuner. Ou inscrire au menu du déjeuner voire du dîner des substituts de viande comme le haché de soja ou des burgers de soja, des céréales (riz) complètes ou des pâtes à base de farine complète, des pains croustillants au seigle, puis terminer par des desserts au tofu. Comme en-cas, les options sont légion : des fruits frais ou secs comme les amandes, les cacahuètes, les noisettes, les noix ou les noix de cajou, des barres de céréales, des galettes d’avoine ou de riz…

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Les différents dispositifs d’inhalation pour les asthmatiques

Je suis asthmatique. Comment utiliser correctement les différents dispositifs d’inhalation ? Sam, 32 ans

 

Quel que soit le type de dispositif utilisé, la technique d’inhalation doit être parfaitement maîtrisée pour favoriser la pénétration du principe actif dans les bronches. Il convient d’expirer complètement en dehors du dispositif, de placer et de maintenir fermement l’embout entre les lèvres, d’inspirer par la bouche rapidement et profondément, de retirer l’appareil, de retenir sa respiration pendant dix secondes puis d’expirer. En cas de prise d’une seconde dose, on recommence l’opération une minute après.

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L’aérosol doseur ou spray avec gaz propulseur

C’est le dispositif le plus ancien. L’appui sur la cartouche libère une dose précise de médicament. Ce type d’appareil nécessite une bonne coordination mains-poumons entre l’appui sur le spray pour déclencher la dose et l’inspiration au moment où la bouffée est délivrée. L’utilisation d’une chambre d’inhalation supprime ce besoin de synchronisation.

 

Les aérosols autodéclenchés avec gaz propulseur

Ces dispositifs (Autohaler, Easi-Breathe) ne nécessitent pas de coordination mains-poumons. La dose n’est pas libérée manuellement mais par le flux inspiratoire après amorçage du système. La dose délivrée est constante quel que soit le débit inspiratoire du patient.

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Les systèmes de poudre sèche sans gaz propulseur

Ces systèmes (Clickhaler, Diskus, Novolizer, Turbuhaler…) ne nécessitent pas non plus de coordination mains-poumons. C’est l’inspiration à travers l’embout qui amène le principe actif dans les bronches. Pour que la poudre soit bien inhalée, le dispositif doit être armé correctement avec un levier, par perforation d’une gélule, par rotation, ou un bouton pressoir. À la différence des autres aérosols, ces dispositifs contiennent des compteurs de doses.

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Les recettes printanières légerès et efficaces !

Pour l’arrivée du printemps, le verger et le potager nous offrent des fruits et des légumes peu caloriques, qui offrent une diversité de micronutriments.

 

Facile de garder la ligne et la forme avec les fruits et les légumes ! Surtout au printemps, car les végétaux qui pointent le bout de leur nez le font en toute légèreté. Le chou-fleur par exemple peut être consommé généreusement. En version crue, il n’apporte que 28 kcal aux 100 g, et encore moins en version cuite : 25 kcal aux 100 g. Autant dire trois fois rien… Quant au poireau, qui est également une source d’inspiration en cette saison, il ne fournit que 24 kcal pour 100 g cuit. Du côté des fruits, le pamplemousse est un agrume encore disponible en cette période et qui n’apporte que 36 kcal aux 100 g.

Grâce à ces végétaux complices de notre ligne, une grande variété de micronutriments est disponible. Et comme ils jouent tous des rôles complémentaires, piocher dans la diversité alimentaire du printemps permet à nos organes de fonctionner au mieux. Par exemple, le pamplemousse est très bien doté en vitamine C (100 g couvrent plus de 30 % des apports quotidiens recommandés). Le chou-fleur nous permet aussi de faire le plein de vitamine C et, en plus, il est riche en vitamine B9 et source de sélénium. Enfin, le poireau complète ces apports car il fournit de la vitamine B9, tout en étant source de cuivre et de fibres alimentaires. Voilà de quoi joindre l’utile à l’agréable dans nos assiettes !

Les légumes : artichaut, avocat, betterave, blette, brocoli, carotte, céleris branche et rave, champignon de Paris, chou-fleur, chou pommé, cresson, endive, épinard, mâche, navet, oignon, panais, poireau, pomme de terre, radis.

Les fruits : ananas, banane, carambole, citrons jaune et vert, kiwi, orange, poire, pamplemousse, pomme.

Découvrez nos recettes printanières légerès:

 

Conseils d'expert

Conseils d'expert

recettes printanièresJean-Paul BLANC
Diététicien-nutritionniste à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)

Le chou-fleur, un véritable bouquet nutritionnel

Même si le chou kale a le vent en poupe, il ne faut pas oublier que tous les choux sont riches de bienfaits. Comme l’ensemble des crucifères, ils contribueraient à nous protéger de certains types de cancers. Sur le plan purement nutritionnel, le chou-fleur est très intéressant. Qu’il soit consommé cru ou cuit, il est source de vitamine C et de sélénium (100 g de chou-fleur couvrent respectivement 23 % et 18 % des apports quotidiens recommandés pour ces nutriments), et il est riche en vitamine B9 (100 g fournissent 39 % des apports recommandés).

La vitamine C est antioxydante. De plus, elle contribue au bon fonctionnement des systèmes nerveux et immunitaire, et à la réduction de la fatigue. La vitamine B9 joue un rôle clé dans le processus de division cellulaire (d’où son importance pour la femme enceinte), elle contribue à la formation du sang et au bon fonctionnement psychologique. Le sélénium participe quant à lui à l’entretien des cheveux et des ongles. Le chou-fleur est donc aussi bien un complice santé qu’un allié beauté. Grâce à ses talents nutritionnels et à son faible apport calorique, il peut être consommé en quantité généreuse (200 à 300 g par personne) et aussi souvent que l’on veut. On peut par exemple l’inscrire au menu une fois par semaine.

On muscle son périnée !

Contrairement aux idées reçues, les fuites urinaires peuvent survenir à tout âge. D’où l’importance de renforcer son plancher pelvien au même titre qu’un autre muscle.

 

Sorte de hamac tendu entre le pubis et le coccyx, le périnée soutient la zone du petit bassin contenant les voies digestives inférieures, urinaires et génitales. Tel un trampoline, il amortit les pressions abdominales au quotidien et assure la continence urinaire. Il sert de verrou lors des efforts de la vie courante et durant l’activité sportive. Cependant, lorsque la pression abdominale augmente soudainement « vers le bas », en direction du plancher pelvien, une petite perte d’urine peut survenir. En particulier si l’on saute, court ou soulève des charges. Ou quand on est pris d’un fou rire, d’une crise d’éternuements ou d’une quinte de toux. Ces quelques gouttes d’urine ne gâchent pas seulement la vie des femmes qui ont vécu une grossesse et un accouchement, voire les ménopausées. Elles peuvent également altérer celle des hommes qui ont subi une opération de la prostate. La prise de poids, la vieillesse, de mauvaises postures ou la pratique intensive du sport sont autant de facteurs fragilisant le plancher pelvien.

Un périnée bien muscler, c’est le meilleur moyen d’éviter les fuites urinaires comme la descente d’organe, mais c’est aussi l’assurance d’un bel épanouissement sexuel. En effet le périnée est indispensable dans une sexualité épanouie, car il joue un rôle important dans le plaisir ressenti lors des rapports sexuels et l’intensité des orgasmes

 

On le stimule au quotidien

Si les médecins recommandent des séances de rééducation périnéale avec un kinésithérapeute ou une sage-femme, rien n’empêche de poursuivre le travail chez soi. Comme tout muscle, plus vous sollicitez le périnée, plus vous le tonifiez. Commencez par vous autograndir. Éloignez les épaules du bassin, comme si un fil attaché au sommet de votre crâne vous tirait vers le ciel. Baissez les épaules et rentrez le nombril. Au bureau ou dans les transports, debout dans une file d’attente ou couché dans votre lit…, concentrez-vous et imaginez que vous avez un ascenseur au niveau de l’anus. Sans serrer les fessiers, faites-le monter petit à petit et le plus haut possible. Maintenez la contraction le plus longtemps possible.

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On apprend l’isométrie

Oubliez les relevés de buste ou de bassin : le fait de rapprocher les épaules du bassin augmente la pression dans le ventre, qui la transmet au plancher pelvien. Préférez les exercices en isométrie – on contracte les muscles sans qu’il y ait de mouvement. Rien de tel que le gainage (planches faciales, latérales …) pour travailler le grand droit, situé devant l’abdomen – nous lui devons les « tablettes de chocolat ». Ces exercices ne peuvent être tenus et réalisés correctement sans contracter le transverse, plus profond – il tient nos viscères. Nous le sollicitons à chaque fois que nous « aspirons » le nombril vers la colonne.

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On trie les disciplines

Toutes les activités qui nécessitent des poussées ou des pressions abdominales, ou à forts impacts au sol (saut, course à pied…) sont à éviter. On se tourne donc vers les « gymnastiques bien-être ». Basés sur des exercices posturaux, Pilates ou yoga, par exemple, tonifient les muscles profonds en douceur et offrent la possibilité de contracter un muscle tout en en relâchant un autre. Et l’engagement du périnée vient avant celui des abdominaux.

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On optimise avec l’électrostimulation

Le principe des électrostimulateurs périnéaux est simple : stimuler les fibres nerveuses entourant les muscles au moyen d’électrodes placées sur la peau ou bien à l’aide d’une sonde périnéale. Comme pour les autres muscles, l’électrostimulation sera plus efficace s’il y a déjà une contraction volontaire et que l’on est à l’écoute de son corps. Certains laboratoires proposent des dispositifs qui s’utilisent chez le spécialiste comme à la maison.

 

Réponses d'expert : Sport et hyperpression

Réponses d'expert : Sport et hyperpression

Pr STÉPHANE DROUPY
Chirurgien urologue, CHU de Nîmes

En cas d’incontinence urinaire, demandez à votre généraliste de vous prescrire une rééducation. Si cela perdure, consultez un urologue pour une analyse fine du problème. Chez les hommes, on s’intéressera à la prostate. Chez les femmes, on effectuera un bilan urodynamique pour comprendre si le sphincter urinaire est déficient, ou si ce sont les organes qui bougent parce que le périnée est affaibli.

Les femmes qui font beaucoup de sport, voire de la musculation, ne doivent pas seulement penser aux muscles qui font « joli ». Ainsi, le travail des abdominaux augmente l’hyperpression sur le périnée, d’où l’importance de bien renforcer ce dernier. Attention, seul un kiné spécialisé est en mesure de vous montrer comment bien faire pour le muscler.

 

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PÉRINÉE. TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR… SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER ! , Delphine Carré & Clémentine Siméon, éd. de l’Opportun, 192 p., 12,90€