La sérénité au bout des doigts

Tricot, dessin, peinture, jardinage, couture, musique, photographie, bricolage… Autant d’activités qui nous accaparent pour le meilleur, jamais pour le pire.

 

Qui doute des bienfaits des activités manuelles pour nos enfants ? Personne. Ce type d’activité permet à un enfant de développer, à la manière d’un artisan, son intelligence et sa capacité à donner forme à quelque chose dans sa tête. Attention et concentration sont au rendez-vous, deux précieuses aptitudes… Et chez les adultes ?

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Travailler la matière pour apaiser son esprit

On ne compte plus les témoignages de celles et ceux qui bricolent, jardinent, tricotent, font de la couture et qui y associent une forme de sérénité. Pourquoi ? Parce que travailler la matière, la voir se transformer sous l’action de nos mains, apprendre les bons gestes et la précision qui permettent de faire un pull, fabriquer un meuble, créer des pâtisseries, coudre, dessiner, etc., sont des activités qui nous permettent de développer toutes sortes de compétences intellectuelles : réflexion, sens de l’espace, calcul et géométrie, inventivité et créativité. Mais également attention et concentration car user de ses mains exige calme et précision, les clefs pour un esprit serein. Pascal, en son temps, affirmait « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre ». Avant d’en arriver là, on vous invitée à mettre la main à la pâte ou les mains dans le cambouis.

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Des activités pour le plaisir

Le choix est vaste et pour certains d’entre nous, c’est plus un handicap qu’autre chose. Pensez à ce qui pourrait vous faire plaisir. Si vous manquez de savoir-faire, rien ne vous empêche de vous lancer dans une activité tout en étant accompagné. Il y a pléthore de tutos sur YouTube, des cours en ligne, des cours avec des pros, des livres, etc.

 

Une peau douce en hiver grâce à la phytothérapie

Pour l’épiderme aussi, c’est la mauvaise saison… Mais les produits à base de plantes apaisantes et nourrissantes permettent de lutter contre le dessèchement et de retrouver rapidement une peau douce.

 

Tous les ans, si l’on n’y prend garde, le froid, le vent, la pluie, la neige ou le gel agressent la peau et la dessèchent. Les appartements ou les bureaux surchauffés et confinés n’arrangent rien. Et si l’épiderme a déjà une tendance naturelle à ne pas produire assez de sébum, c’est rapide. La peau tire, picote, devient un peu rugueuse, parfois rouge, manque d’éclat et les lèvres gercent. Quand le froid est très mordant, les enfants ont en plus, très souvent, des dartres – petites plaques de peau qui desquament – en général sur le visage et les bras. Les adultes aussi parfois.

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Dites au revoir aux irritations et démangeaisons

L’idéal est de prévenir cette sécheresse cutanée, aussi désagréable qu’inesthétique, en adoptant les bons gestes (lire l’encadré). Et, avant de sortir, on se tartine le visage de cold cream à base de beurre de karité ou de cire d’abeille par exemple. Sans oublier le corps.

Mais une fois la peau desséchée, recourez à des préparations locales (crème, baume, lotion, produit pour le bain…) à base de plantes réputées pour leurs vertus hydratantes ou émollientes. Elles permettent, en quelques jours, de soulager irritations et démangeaisons et de récupérer une peau souple et douce.

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À savoir : des eaux et des lipides

À savoir : des eaux et des lipides

Buvez tout au long de la journée. Une peau naturellement déshydratée souffre davantage du manque d’eau.

  • Attention aux régimes trop restrictifs, notamment en matières grasses.
  • Ne passez pas une heure sous la douche ou dans la baignoire. Et pas d’eau très chaude.
  • Utilisez un produit sans savon (syndet) car les savons classiques éliminent la fine couche de sébum qui maintient l’humidité au cœur de la peau.
  • Ne vous démaquillez pas à l’eau, souvent trop calcaire. Préférez un lait relipidant puis un brumisateur d’eau thermale et tamponnez doucement le visage au lieu de l’essuyer. Ne laissez pas sécher à l’air.
  • Oubliez lotions alcoolisées, gommages et exfoliants qui dessèchent et affinent la peau.

 

 

Maison ou tout prêt : misez sur les plantes médicinales qui apaisent

Vous pouvez bien sûr, comme autrefois, mélanger à l’eau du bain une décoction filtrée de gruau, feuilles ou tiges d’avoine. Ou encore réaliser une « recette » élaborée* par Aude Maillard qui fait merveille sur les peaux desséchées : beurre de karité + huile végétale d’abricot + huiles essentielles de néroli et de clémentine. Mais les crèmes pour peaux sèches disponibles en pharmacie sont plus pratiques et aussi efficaces. À base de souci des jardins (calendula), connu de longue date pour apaiser les irritations de la peau : coups de soleil, brûlures légères, petites plaies mais aussi gerçures et crevasses. Ou d’hamamélis et de camomille, également calmantes et adoucissantes. Ou encore d’aloes dont les propriétés hydratantes permettent de soulager les démangeaisons.

 

Reconstituer sa peau de l’intérieur

Autre possibilité, un baume à base de consoude, une plante dont l’action régénératrice puissante sur les tissus cutanés est renforcée par l’arnica, le calendula, l’huile d’olive et le millepertuis qui agissent en synergie. Également efficace, un mélange d’huiles essentielles de géranium, de rose musquée et d’amande douce, à appliquer 3 fois par jour. Enfin, des compléments alimentaires en capsules à base d’huiles de bourrache, d’onagre et d’oméga 3 permettent de reconstituer la peau de l’intérieur.

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  • Dans le Grand Guide de l’aromathérapie et des soins beauté naturels (éd. J’ai lu)

Fermeté à volonté

Entre le temps qui passe et le maintien cutané, le combat est quotidien. Et si on renforçait l’efficacité de nos soins fermeté par un massage ?

 

Acide hyaluronique, collagène et élastine. Sans ces trois molécules naturellement présentes dans notre enveloppe cutanée, la peau n’afficherait pas plus de maintien qu’une pâte de guimauve. En effet, les tissus doivent la fermeté de leur consistance aux fibroblastes, des cellules qui produisent l’élastine et le collagène. De son côté, l’acide hyaluronique maintient l’eau dans les cellules et confère à l’épiderme toute sa souplesse.

 

Un effet irréversible ?

La perte de fermeté cutanée ne serait pas la préoccupation majeure des femmes si le renouvellement cellulaire fonctionnait à la même cadence tout au long de la vie. Mais la nature en a décidé autrement. Autour de sa vingt-cinquième année, l’organise entame un processus irréversible de vieillissement. En perte de vitesse de reproduction, les cellules fabriquent de moins en moins d’élastine, de collagène et d’acide hyaluronique. Résultat ? On ne le connaît que trop : les traits s’affaissent, les rides s’installent et l’épiderme s’assèche.

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SOS fibroblastes

Au secours des épidermes qui se plient aux lois de l’âge et de la gravité, les cosmétiques leur consacrent des soins spécifiques. Leur mission n’est pas de stopper l’évolution du vieillissement mais de le freiner au maximum en aidant les cellules à se régénérer. Pour ce faire, les crèmes sont riches d’actifs qui stimulent les fibroblastes et les aident à fabriquer de l’élastine et du collagène.

 

Rituel remodelant

Vous pouvez vous contenter d’appliquer votre crème fermeté jusqu’à absorption. Mais si vous souhaitez optimiser ses effets, procédez chaque jour à ces petits gestes de massages.

  • En effectuant des mouvements doux, étalez la crème du bas des joues vers les tempes. Au niveau du front, du menton et du cou, les mouvements ne seront plus ascendants mais latéraux : toujours de l’intérieur vers l’extérieur du visage.
  • Pour booster la microcirculation, saisissez votre peau entre pouce et index et procédez à des petits pincements pivotants – comme si vous tourniez une clé sur votre visage. Progressez en lignes verticales, de l’intérieur vers l’extérieur. Commencez toujours au niveau des maxillaires et remontez jusqu’à la racine des cheveux.
  • Concluez ce petit rituel remodelant en lissant pendant 30 secondes l’ovale du visage avec la pulpe des index et des majeurs réunis. Partez du menton et remontez jusqu’aux tempes en suivant le contour de vos traits.
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Lipides de jouvence

Lipides de jouvence

Connue pour ralentir le métabolisme de la peau, la ménopause a des conséquences sur la qualité de l’épiderme. Lors de ce bouleversement hormonal, la peau perd par exemple 57% de ses lipides. Or, quand les lipides se raréfient, les pertes insensibles en eau (à ne pas confondre avec la sudation) augmentent… Il est donc encore plus crucial, à cette période de la vie, de s’hydrater tout au long de la journée et d’absorber suffisamment de matières grasses. Mais pas n’importe lesquelles ! Privilégiez les poissons gras riches en oméga 3 et offrez-vous une petite poignée de noisettes, d’amandes ou de noix de cajou chaque jour.

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L’halitose

« Est-il possible de se débarrasser d’une mauvaise haleine ? », Mathias, 40 ans.

 

Les problèmes de mauvaises odeurs buccales, ou halitose, touchent de 25 à 50% des individus.

Quand certains aliments sont en cause

Pour l’expliquer, plusieurs facteurs sont mis en cause, à commencer par les bactéries de la plaque dentaire ou sur la langue. En se dégradant, elles dégagent à la fois un mauvais goût pour la personne et une odeur désagréable pour son entourage. Les bactéries ne sont cependant pas les seules responsables. En effet, il arrive que des aliments qui sont en cours de digestion provoquent des rots ou autres remontées gastriques. Exemples : les sauces grasses, l’ail, l’oignon, l’alcool ou le café mélangé au tabac… La mauvaise haleine qui en résulte passe généralement lorsque la digestion est terminée.

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Problèmes dentaires, état de stress… les autres cause de l’halitose

D’autres facteurs fréquents induisent une mauvaise haleine : les problèmes dentaires types caries ou gingivites, les affections récurrentes des sinus et les fragments d’aliments coincés entre les dents et non éliminés au brossage. Enfin, le stress est ce que l’on soupçonne moins mais il peut pourtant provoquer aussi une mauvaise odeur dans la bouche.

Halitose permanente ou temporaire, il faut en identifier l’origine pour y remédier.

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Une solution simple pour traiter la mauvaise haleine

Hormis les affections bucco-dentaires qui se traitent chez un spécialiste, il suffit généralement de commencer par adopter une bonne hygiène bucco-dentaire. Mais se contenter de se brosser les dents après chaque repas peut ne pas suffire. Il est alors recommandé d’utiliser du fil dentaire ou une brossette interdentaire pour éliminer les résidus de nourriture logés entre les dents, et d’utiliser en complément des bains de bouche ciblés qui combattent les bactéries responsables de la mauvaise haleine.

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On respire à plein nez !

Les médicaments sans ordonnance contre rhume ou toux sont nombreux mais ont parfois des effets indésirables. Ceux à base de plantes en comportent moins, et s’avèrent efficaces.

 

Pendant la mauvaise saison, les virus sont hautement contagieux et circulent dans les habitats et les bureaux confinés ou les transports en commun. À un moment ou un autre, tout le monde ou presque attrape un rhume, une laryngite voire une sinusite… Se moucher et tousser sans arrêt, ne plus pouvoir parler, c’est sans gravité mais pénible. Pour réagir dès les premiers signes et stopper écoulements ou enrouement, il est prudent d’avoir dans sa boîte à pharmacie quelques plantes ou médicaments à base de plantes qui conviendront à toute la famille.

 

Pour la toux et les écoulements

Le thym, par ailleurs employé en cuisine, est sans aucun doute la plante la plus utilisée contre les petits maux de l’hiver car il a des propriétés antiseptiques connues depuis des siècles. En infusions ou en gélules, il est efficace contre les maux de gorge et la toux, même quand les bronches commencent à être touchées, et aussi contre la rhinorrhée (les écoulements). Mais mieux vaut l’éviter en cas de grossesse et d’allaitement. Les feuilles odorantes d’eucalyptus, originaire d’Australie, ont également un effet à la fois antitussif et mucolytique reconnu. En clair, non seulement elles agissent directement sur la gorge mais aussi elles fluidifient les sécrétions bronchiques et favorisent l’expectoration.

Plus connu pour sa belle couleur rouge qui égaie les friches au mois de mai que pour ses vertus adoucissantes, le coquelicot est pourtant actif sur les irritations de la gorge et la toux sèche. Le plantain, une « mauvaise » herbe répandue dans toute la France, et le marrube blanc sont également anti-inflammatoires et antitussifs.

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Renforcer les défenses

Pour restaurer le système immunitaire mis à mal par les infections, le pélargonium (racines) « marche » bien. Il stimule en effet les défenses naturelles de l’organisme et l’aide à se mobiliser contre virus et bactéries. Il empêche également les agresseurs de se fixer sur les cellules de la muqueuse pulmonaire et donc de s’installer plus bas que les voies aériennes supérieures. Il est donc recommandé pour toutes les infections hivernales. Autres plantes dotées de propriétés immunostimulantes, à prendre en cas d’affaiblissement ou de fatigue : l’échinacée et les baies de Goji, très riches en oligo-éléments et en acides aminés essentiels. À ne pas négliger non plus : la propolis dont l’action est à la fois anti-infectieuse et stimulante, grâce à la présence de nombreux flavonoïdes, vitamines et oligo-éléments.

Quelques suggestions : Activox Pelargonium, Belivair Rhume Pelargonium, Arkogélules Plantain ou Propolis, Oropolis Mediflor, Olioseptil, Phytosun arôms…

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Homéopathique et tout prêt

Homéopathique et tout prêt

Outre le fameux Oscillococcinum à prendre dès les premiers frissons pour mieux se défendre contre les virus, les laboratoires homéopathiques proposent différentes formules ciblées, prêtes à l’emploi. Par exemple : Coryzalia en comprimés orodispersibles pour rhumes et rhinites ; Homéogène 9 en comprimés pour maux de gorge et enrouements. Petitux (sirop) et Stodal (sirop et granules) pour la toux ; le sirop Drosetux et la pâte à sucer Baudry pour la toux sèche ; Homeovox et Voxpax en comprimés pour enrouements et extinction de voix. Et Sinuspax en comprimés à croquer contre les sinusites.

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La canneberge

Les baies de cette plante, grâce à leurs vertus antioxydantes et leur goût acidulé, occupent une place grandissante en médecine comme en nutrition.

 

Le fruit, le jus ou l’extrait

Les fruits de la canneberge sont de petites baies de couleur rouge foncé qui se consomment fraîches de septembre à décembre, ou séchées. Les autres produits à base de canneberge se présentent en jus, cocktails ou sous forme d’extrait sec ou de poudre de baie, en sachets ou en capsules.

 

Une protection antioxydante

La canneberge regorge de vitamine C et contient plusieurs flavonoïdes antioxydants dont les anthocyanines, les flavonols et les proanthocyanines (PAC). Son activité antioxydante est supérieure à celles de nombreux fruits. Elle protège contre diverses maladies liées au stress oxydatif.

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Un effet bénéfique sur le tractus urinaire

La plante aide à lutter contre les bactéries et les germes responsables des infections urinaires, notamment Escherichia coli. Grâce à la canneberge, les bactéries ne peuvent pas adhérer aux parois des voies urinaires et seraient donc rapidement éliminées avec la miction. Son efficacité reste encore à prouver scientifiquement dans le cas de cystites déclarées. Toutefois, elle pourrait soulager les femmes souffrant d’infections à répétition. Les médecins la proposent souvent en association avec un traitement antibiotique.

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Des qualités nutritives et gustatives

Les baies fraîches ont un goût amer-acidulé. Elles sont plutôt utilisées pour les desserts, les sauces, les pâtisseries, certains plats cuisinés. Les baies séchées se dégustent mélangées dans les yaourts ou les céréales. On peut aussi les croquer pour stimuler l’énergie ou le système immunitaire. Le jus reste l’une des préparations les plus consommées sous forme de concentrés plus ou moins dilués avec de l’eau et du sucre.

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Risques et mise en garde

La prise simultanée de canneberge et d’anticoagulants peut entraîner un risque d’hémorragie, la plante pouvant potentialiser l’effet du médicament. L’ingestion d’une trop grande quantité de jus peut provoquer des effets indésirables tels que maux de ventre, diarrhées, ballonnements et crampes. En raison de sa richesse en acide oxalique, elle est déconseillée aux personnes prédisposées aux calculs urinaires.

 

Un dosage précis

Parmi les vertus qu’on prête à la canneberge, seule l’action des PAC sur l’adhésion d’Escherichia coli aux parois urinaires est démontrée. Pour être efficaces, les produits doivent apporter au moins 36 mg par jour de PAC selon le seuil fixé par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).

L’incontinence urinaire chez les hommes

«J’ai des problèmes d’incontinence urinaire. Existe-t-il des solutions pour y remédier ?» Hervé, 52 ans

 

Certes moins fréquente que chez la femme pour des raisons anatomiques, l’incontinence urinaire survient aussi chez l’homme et revêt plusieurs formes. L’incontinence par regorgement, la plus fréquente, est le plus souvent due à un adénome de la prostate. Le grossissement de cette glande comprimant l’urètre, la miction est incomplète et la vessie reste quasi pleine en permanence.

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Incontinence d’effort ou d’impériosité

L’incontinence d’effort (fuites survenant lors d’un exercice physique ou d’une toux) fait souvent suite à une ablation de la prostate (en raison d’un cancer). Dans l’incontinence par impériosité (ou instabilité vésicale), il n’y a pas toujours de fuites mais les envies d’uriner sont pressantes et irrépressibles même quand la vessie n’est pas pleine. En tête de liste des responsables de cette forme, on trouve les infections urinaires ou les prostatites, et tout rentre dans l’ordre avec le traitement de celles-ci (en général par antibiothérapie).

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Des solutions en fonction du trouble

On voit donc que les fuites urinaires ne sont pas une « conséquence » logique du vieillissement de l’organisme. Il faut en parler à son médecin qui déterminera quel traitement est le plus adapté : médicaments, chirurgie, rééducation de la région pelvienne ou périnéale.

En attendant les résultats concrets du ou des traitements, vous trouverez en pharmacie des protections absorbantes mais discrètes, conçues spécifiquement pour les hommes, qui permettent une vie sociale aussi normale que possible. De la simple coquille à placer dans le slip au sous-vêtement complet, en passant par l’étui pénien, la solution se détermine en fonction du degré d’absorption souhaité selon l’importance des fuites, de très légères à fortes.

Les secrets des couples heureux

Alors que près d’un couple sur deux divorce, comment fait l’autre moitié, celle qui ne se sépare pas et semble résister aux épreuves de la vie.

 

Des couples renforcés

Plutôt que de chercher à définir ce qui fait le bonheur d’un couple, arrêtons-nous d’abord sur ce qui fait son malheur. Yvon Dallaire, psychologue québécois, rappelle que beaucoup attendent de leur partenaire qu’ils comblent leurs attentes et leurs frustrations. « Les membres des couples heureux obtiennent ce qu’ils désirent dans la vie conjugable parce qu’ils offrent ce que l’autre désire. Le Nous est au service des deux conjoints pour leur épanouissement réciproque », rappelle le psychologue. En résumé, si l’on attend de l’autre qu’il réponde à toutes nos attentes, nous serons malheureux, alors que si nous comptons plus sur nous-même pour répondre à nos attentes et que nous nous efforçons de combler les aspirations de l’autre, notre couple en sera renforcé. Toute vie commune est jalonnée par des désaccords insolubles. Education des enfants, argent, appétits sexuels, importance de la carrière, belle-famille intrusive… les couples heureux sont ceux qui acceptent qu’ils ne seront jamais d’accord sur certains sujets et réussissent à s’en accommoder sans chercher à changer l’autre.

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Les contes de fées n’existent pas

Non, la vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille, et même les couples heureux connaissent des périodes critiques. Si au début d’une relation, il est facile de rester amoureux de son partenaire (vive la chimie), tous les couples expérimentent une phase plus ou moins compliquée lorsqu’il s’agit de passer de l’amour « passion » à l’amour « attachement », c’est-à-dire un amour fondé sur autre chose que la simple attirance physique. Certains expérimentent de cruelles désillusions lorsque l’image idéalisée de l’être aimé se confronte à la réalité dans la durée. Ceux qui ont dès le départ choisi d’avancer les yeux ouverts souffrent moins de cette normalisation progressive des relations lorsque le naturel reprend peu à peu le dessus. L’un des secrets du bonheur à deux passe aussi par la bonne connaissance de l’autre : mieux on le comprend, moins on projette ses propres schémas sur lui, et plus il y a de place pour l’admiration et la confiance indispensable à l’épanouissement dans le couple.

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Les pièges à éviter

Les couples heureux sont aussi ceux qui réussissent à se protéger des « ennemis naturels du couple » : enfants, belle-famille, travail, amis… tout ce qui vient empiéter sur l’intimité ou grignoter sur le temps dont les amoureux ont besoin de s’accorder pour se retrouver et se réaccorder régulièrement.

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Line Renaud : «Le secret du bien-vieillir ? Écouter les jeunes !»

L’actrice et l’infatigable militante contre le sida sont des facettes de Line Renaud bien connues des Français. Son dernier livre lève le voile sur sa vie de chanteuse et meneuse de revue à Las Vegas.

 

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire Mes années Las Vegas ?

Me replonger dans mes souvenirs est plutôt une surprise parce que je pensais que le sujet était clos. Il y a quelque six ou sept ans, je suis retournée à Las Vegas. J’ai vendu la maison que j’y possédais et j’en ai rapporté mes archives. Et, comme je suis toujours en tournée, ces archives, je n’y ai plus pensé. Mais, à l’occasion de mes 90 ans, il m’a fallu fouiller dans mon passé pour nourrir les émissions que je devais faire. Et, dans un coin de la cave, parmi ce qui avait été rapporté de Las Vegas, j’ai retrouvé une boîte portant l’indication « Loulou Ektachromes ». J’ai mesuré alors à quel point mon mari avait aimé me photographier, aussi bien sur scène que dans la vie de tous les jours. J’étais toujours dans l’objectif de son Hasselblad.

Toutes ces photos ont une histoire ?

Si quelques-unes me montrent dans ma cuisine, sur d’autres figurent des personnalités que nous avons côtoyées : Ella Fitzgerald, Dean Martin, Frank Sinatra, Judy Garland, Louis Prima, Nat King Cole, Bob Hope, Cary Grant, Marlon Brando, Liz Taylor, Gregory Peck, Elvis Presley, Hitchcock, Jane Russell… Et c’est avec son œil de journaliste et d’auteur que mon ami David Lelait-Helo me dit : « Line, il faut absolument que vous commentiez ces photos. Qui pourrait le faire quand vous ne serez plus là ? » Et il a eu raison : ce livre est une magnifique visite guidée de mes années Las Vegas avec ce côté rétro qui le rend encore plus précieux.

France 3 a diffusé récemment Meurtres à Brides-les-Bains.

J’ai pris réellement du plaisir à tirer les ficelles de cette nouvelle enquête policière menée par Patrick Catalifo. J’ai un lien très étroit avec Brides-les-Bains car je m’y rendais déjà avec ma mère – les Thermes n’étaient pas encore rénovés. J’aime me baigner aux Grands Bains de Salins, dont l’eau est presque rouge. Autrefois, la douche à jets ne me semblait jamais assez forte mais maintenant ma peau réclame plus de douceur ! J’adore les enveloppements d’algues et les massages – le californien ou aux pierres chaudes, et surtout celui sous affusion et à quatre mains avec cette pluie fine d’eau thermale qui vous fait tellement de bien !

Êtes-vous prévoyante au niveau de votre santé ?

Je fais tous les contrôles nécessaires et complets une fois par an. Là, je viens d’en sortir ! Je fume une cigarette par jour quand, la journée terminée, j’arrive à la maison. C’est un peu mon « ouf » libérateur – il ne me viendrait jamais à l’idée de fumer une cigarette dans la journée ! Ma mère n’a jamais prêté attention à sa santé, elle a pourtant vécu jusqu’à 92 ans ! J’adore la viande ou le poisson à la plancha. Je ne mange pas de plats en sauce ou préparés industriellement. J’évite les graisses et les sauces toutes faites. Je ne mange pas du tout de sucre, je ne prends pas de dessert. C’est plus par goût que par nécessité. Dans le Nord, on n’est pas « gourmet ». Je n’aime pas les trucs « sophistiqués ». Je préfère le pot-au-feu ou l’aïoli… 

Quelles sont vos astuces pour rester en forme ?

Mon bonheur, mon paradis, ma santé, c’est ma maison parce qu’elle est au milieu des bois. Je vis dans la chlorophylle, je laisse mes fenêtres ouvertes la nuit. Je dispose d’un bassin où je fais mes exercices quand je ne peux pas utiliser la piscine. J’y ai mis une barre et je fais tous les mouvements que je connais par cœur. Je commence par les muscle du cou et des épaules, je continue par le dos – j’insiste tout le long de la colonne vertébrale –, puis je passe au fessier ! Je vois un coach deux fois par semaine pour m’étirer. Tous les étirements sont bénéfiques. Mon secret est donc double : j’ai toujours su profiter du plein air et je n’ai jamais abandonné les exercices !

La lutte contre le sida vous anime toujours autant.

L’Association des artistes contre le sida, créée au départ, en 1985, dans le seul but de collecter des dons, a poursuivi son action jusqu’en 1994. Date à laquelle, avec Pierre Bergé, nous avons fondé l’association Ensemble contre le sida, devenue en 2004 Sidaction, dont je suis la vice-présidente. La lutte contre le sida est un combat sans fin qui nous mobilise depuis 1985. Je pense aux médecins, aux chercheurs, aux bénévoles, à toutes ces générosités, à toutes ces initiatives qui ont permis, au fil des années, d’aider la recherche et d’améliorer les conditions de vie des personnes atteintes du sida. Nous ne sommes pas des anciens combattants s’accrochant à une guerre passée. Nous nous battons pour l’avenir. Au niveau de la recherche, il y a eu de tels progrès que l’on pourrait penser que nous avons réalisé suffisamment de choses au niveau des thérapies. Aujourd’hui, on peut vivre avec le sida. Mais ce n’est pas fini : il faut que l’on arrive à trouver un vaccin anti-VIH. Nous avons toujours besoin d’argent pour la recherche, pour la prévention, pour en parler et changer les mentalités. C’est pour cela qu’il est important de faire un don pour le Sidaction !

Que vous inspire le temps qui passe ?

Combien de fois m’a-t-on demandé le secret du bien-vieillir ? Il réside, je crois, dans une constante reconquête de soi et dans la découverte de l’autre. Le secret – le mien en tout cas –, c’est d’être à l’écoute des jeunes. Ils savent tant de choses que nous ne connaissons pas. Il faut leur tendre l’oreille et suivre les chemins qu’ils nous indiquent, ceux que nous n’aurions pas osé prendre seuls. Il faut entendre l’inattendu, ne pas se répéter « à quoi bon ? » mais plutôt murmurer « après tout pourquoi pas ? ». Sinon, en ce qui me concerne, je dirais qu’un an de plus, ce n’est pas un an de moins, c’est du bonheur en plus.

D’où vient votre optimisme contagieux ?

Avant l’optimisme, il y a d’abord la passion de mon métier. J’ai des motivations de jeune fille. La longévité suppose d’avoir toujours des envies, de vouloir atteindre un autre but. Je dois une bonne part de cette motivation aux trois femmes qui m’ont élevée : ma mère, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère, qui étaient des battantes. Dans la famille nous avons de bons gènes ! Mon tempérament m’a toujours portée davantage vers les projets que vers les souvenirs.

Justement, quels sont vos projets ?

Je viens de tourner dans Huguette, un téléfilm pour Arte, avec Romane Bohringer – j’y joue le rôle d’une ancienne directrice d’école qui se retrouve à la rue en raison de loyers impayés. Puis je serai à l’affiche de Let’s dance, le premier film coécrit et réalisé par Ladislas Chollat. C’est lui qui réalisa la mise en scène de Très chère Mathilde, pièce pour laquelle j’ai obtenu le Molière d’honneur en 2009, et depuis il n’arrête pas. Aussi m’a-t-il dit : « Tu m’as alors porté bonheur ; fais-le encore en jouant dans mon premier film. » Dans Let’s dance j’interprète un professeur de danse et j’ai une petite fille qui pratique la danse classique à qui j’essaie de faire comprendre qu’il n’y a pas que la danse dans la vie !

 

À lire

À lire

Mes années Las Vegas, par Line Renaud, avec la collaboration de David Lelait-Helo, éd. de La Martinière. Ce livre, illustré de photos inédites et de documents rares, est bien plus qu’un récit de voyage ou un album souvenir. Il représente une leçon de vie et une part de rêve – que Line est heureuse de partager avec nous.

 

À voir

À voir

Let’s dance, un film coécrit et réalisé par Ladislas Chollat avec Line Renaud, Rayane Bensetti, Alexia Giordano, Guillaume de Tonquédec, Brahim Zaibat. Sortie en salles le 27 mars.

 

À soutenir

À soutenir

Soutenez la recherche et luttez contre le sida en faisant un don à Sidaction dont Line Renaud est la vice-présidente. Plus d’infos en cliquant sur www.sidaction.org.

La surdité ne touche pas que les seniors

Trop de jeunes souffrent de déficience auditive en France. Quoi, comment ? Bilan de l’état de nos tympans et des menaces qui pèsent sur notre audition.

 

Contrairement à ce que l’on s’imagine volontiers, les problèmes d’audition touchent toutes les tranches de la population, des jeunes aux seniors. D’après une étude menée par JNA-Ipsos*, 49%, oui vous avez bien entendu, 49% des jeunes interrogés ont déjà ressenti une douleur aux oreilles qu’on appelle Otalgie et qui est dû à un bruit qualifié de très intense. Encore plus préoccupant : plus de la moitié attend que cela passe plutôt que de consulter… Alors que les seniors subissent des pertes d’audition « naturelles » liées au vieillissement, le développement de ces pathologies précoces semble lié aux habitudes d’écoute de musique au casque ou, plus généralement, d’une écoute de musique amplifiée avec une intensité sono élevée, et / ou à un environnement professionnel bruyant pour certains salariés.

 

Les causes de la déficience auditive

Commençons par établir la différence entre des sons et du bruit. Un son devient un bruit lorsqu’il est gênant ou que son niveau trop élevé devient nocif pour nos oreilles. En effet, un son fort détruit les cellules sensorielles, ce qui conduit à la surdité à terme car ces cellules ne se renouvellent pas. Rappelons que la surdité est irréversible et évolutive. Ces bruits nocifs pour nos tympans n’existent pas à l’état naturel (oui, la Nature est bien faite) mais sont créés par l’activité humaine : musique, bruit de climatiseur, marteaux piqueurs, klaxons, enceintes de concert…

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Les premiers signes d’une déficience auditive

La déficience auditive se traduit de trois manières : la surdité totale ou partielle, les acouphènes et l’hyperacousie. Lorsque l’on devient sourd, la perception des sons est atténuée, comme si on évoluait sous l’eau ou la tête enfouie sous un coussin. Des examens menés par un ORL permettent d’établir le diagnostic de manière certaine et mesurée. Ces tests peuvent être pratiqués à tout âge, des bébés aux personnes âgées. Les acouphènes, ces sensations auditives non liées à un son généré par une vibration extérieure à l’organisme, sont des bourdonnements, des sifflements, voire même des tintements ressentis dans le crâne ou dans l’oreille. En France, 65% des cas d’acouphènes sont liés à un traumatisme sonore : concert, discothèque, pétard…. Ces acouphènes peuvent cohabiter avec un autre symptôme de déficience auditive : l’hyperacousie. Ce dysfonctionnement se traduit par une intolérance à certains sons ou environnements bruyants, en raison d’une baisse du seuil de tolérance à l’intensité acoustique et à certaines fréquences. Lorsque l’on expérimente l’un de ces troubles, associé ou pas à une perte d’équilibre, il est urgent de consulter : ce sont des signes de dégâts de l’oreille.

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Comment protéger nos tympans ?

La surdité liée au vieillissement est un processus naturel. Il est en revanche possible de se prévenir de l’apparition de déficiences précoces en respectant quelques règles simples. La musique est l’une des principales sources de gêne, et de nombreux musiciens souffrent de troubles auditifs. Les spécialistes conseillent d’éviter les lieux où la musique est très forte, de s’éloigner des enceintes acoustiques, de toujours contrôler le niveau sonore de son baladeur ou de sa chaîne hifi. Quelques chiffres pour se repérer et savoir quand couper le son : 20 heures maximum par semaine à 93 dBa (volume d’un baladeur ou d’un auto-radio), 4 heures maximum à 100 dBA (baladeur à volume maximum), et 2 heures maximum à 103 dBA (discothèque). Pour les personnes exposées à des bruits très forts (chantiers, concerts, etc…), le port de bouchons en mousse, en silicone, ou sur mesure pour les professionnels bouchons est indispensable pour atténuer l’impact de ces sons sur l’oreille.

* Enquête JNA IPSOS sur la santé auditive des jeunes – Mars 2015

 

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La 22e  Journée Nationale de l’Audition se tiendra partout en France, le 14 mars 2019.