La phytothérapie pour remédier à une digestion difficile

On ne soigne pas les brûlures d’estomac comme les flatulences ou des ballonnements. À chaque trouble digestif correspondent plusieurs plantes à utiliser comme remède naturel sous forme de comprimés ou de gélules.

 

Après un repas trop copieux ou trop riche en graisses, quand l’estomac est à la peine et regimbe, l’artichaut est « la » plante indiquée. En stimulant la sécrétion de la vésicule biliaire, elle facilite l’absorption des matières grasses en excès et leur élimination dans l’intestin. À prendre, pendant les repas, en jus de feuilles pressées, ou bien associée à d’autres plantes à l’action cholagogue comme le boldo, le romarin, l’orthosiphon ou la fumeterre, en gélules ou sous forme liquide. Ou bien combinée à d’autres plantes dont l’action est complémentaire, contenant des substances amères connues pour stimuler l’activité de la paroi stomacale de manière réflexe et provoquer la sécrétion de sucs gastriques : gentiane jaune, harpagophyton, absinthe, petite centaurée. Mais l’artichaut – comme le pissenlit et le curcuma – est aussi utile en cas de constipation pour améliorer le transit sans irriter les intestins. Également anti-constipation, la rhubarbe et le pruneau entrent dans la composition de plusieurs compléments alimentaires efficaces sans être agressifs. Autre plante réputée pour ses vertus dépuratives : le radis noir, plante détox par excellence. Il draine en effet le foie et la vésicule pour débarrasser l’organisme de ses toxines.

Troubles digestifs : quand faut-il consulter ?

Troubles digestifs : quand faut-il consulter ?

Si les troubles digestifs sont le plus souvent bénins et cèdent rapidement à un traitement à base de plantes, s’ils persistent au-delà de 2 ou 3 jours voyez un médecin. Par ailleurs, certains signes doivent vous alerter et vous inciter à consulter en urgence : du sang dans les vomissures ou les selles, des douleurs en coup de poignard, une fièvre concomitante, des maux de ventre survenant après un accident ou une chute…

 

 À lire aussi : Résoudre ses problèmes de digestion avec les plantes

 

Mélisse et menthe poivrée : des remèdes naturels contre les brûlures d’estomac

En cas de brûlures d’estomac, la réglisse (en bâtonnet ou poudre) soulage en agissant sur l’inflammation. Mais pour calmer les spasmes douloureux au niveau de l’estomac ou du côlon, c’est la mélisse qui « marche » le mieux. Cette plante aromatique à l’odeur citronnée (à ne pas confondre avec la citronnelle) a des propriétés apaisantes reconnues depuis des siècles. On la trouve en pharmacie sous forme d’élixir, associée à une douzaine d’autres plantes comme la marjolaine, le fenouil, la sauge et à des épices comme la coriandre et l’anis vert. Posologie habituelle : quelques gouttes pures sur un sucre ou dans un verre d’eau sucrée.

Pour les ballonnements, l’aérophagie et aussi les gaz et flatulences causés par la fermentation d’aliments en décomposition dans l’organisme, l’anis étoilé (en décoction après les repas) est souverain. La sauge officinale, le thym et avant tout la menthe poivrée, dont les effets ont été validés par des études cliniques, sont également conseillés.

 À lire aussi : Les bons réflexes pour un transit qui file droit

 

Soigner efficacement les nausées, vomissements et ballonnements avec les huiles essentielles

En aromathérapie, l’huile essentielle de menthe poivrée est surtout utilisée contre les nausées et les vomissements. On peut simplement la renifler au bouchon, mettre une goutte sur le bout de son nez ou bien sur un sucre à faire fondre sous la langue. Ou encore pour les maux de ventre courants l’appliquer en massage sur l’abdomen. Contre les ballonnements, l’huile essentielle de basilic aide à expulser l’excès de gaz, en massage sur le ventre ou par voie interne.

 À lire aussi : Comment apaiser les problèmes de digestion ?

 

Changer de vie : à petits pas ou le grand saut ?

Changer de vie, se reconvertir, faire le grand saut : avant de vous lancer, vous êtes-vous posé toutes les bonnes questions ? Est-il préférable d’avancer à petit pas, de faire le grand saut ? Comment savoir ce qui vous plait véritablement ?

 

Il y a des jours où l’on enverrait bien aux orties ce boulot qui nous ennuie, ces amis qui nous envahissent, cet appart trop petit ou ce jardin trop grand, des jours où le ras-le-bol nous submerge. Des jours où l’on trouve notre vie trop étriquée, pas assez folle, où l’on se souvient qu’enfant nous voulions être pompier, explorateur ou astronaute. Nous sommes en prise avec une époque où la vie n’est plus du tout un long fleuve tranquille : divorces, carrières délinéarisées, mobilité professionnelle font entrevoir de nouveaux horizons que l’on ne s’autorisait pas avant. Souvent l’envie de bougeotte ne dure qu’un temps, parfois l’envie d’ailleurs s’installe durablement. Comment faire face à cette remise en question ? Par où commencer afin de réussir son virage, qu’il soit à 45° ou à 180° ?

 À lire aussi : Lâcher prise, mode d’emploi

 

L’âge du bilan

L’approche de la quarantaine suscite de nombreuses interrogations. A mi-parcours, on se demande ce qu’on a accompli, ce qu’on pense avoir raté, on fait la liste des rêves qu’on a abandonnés en chemin. Avant de se délester de son travail / son conjoint / sa maison, il est indispensable de se poser les bonnes questions. Qu’est-ce qui motive votre envie de tout plaquer ? Est-ce vous qui avez changé ? Qu’est-ce qui ne vous satisfait plus dans cet équilibre que vous avez construit ? L’honnêteté et la lucidité avec laquelle vous répondrez à ces questions sont des alliées dans votre réflexion.

Peut-être que vous n’avez pas besoin d’une reconversion, mais juste d’un changement de patron ? Peut-être qu’avant de quitter une grande ville pour la Papouasie, une étape intermédiaire en province ou banlieue pourrait répondre à votre besoin d’oxygène ?

Vous l’avez compris : l’idée est de réfléchir avant de se précipiter, analyser ses motivations et ne pas se raconter d’histoire. Une saine lecture à cette étape : Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions, où Virgile Martin (éditions Jouvence, 2012, broché, 4.95€) démontre que changer de point de vue, c’est déjà le début d’un changement de vie.

 

Les pièges à éviter pour tout plaquer sans se planter

Tout plaquer, pourquoi pas, se planter, ce serait dommage. Ne confondez pas perte de motivation dans votre job et perte d’intérêt pour votre secteur d’activité : un simple changement d’employeur répondrait peut-être à vos frustrations. Vous êtes tenté par des horizons lointains, ou une reconversion radicale qui vous fera repartir à zéro. Imaginez-vous avec plus de temps et moins d’argent : êtes-vous vraiment prêt à renoncer à votre confort de vie ? A faire face à la précarité qui va souvent de pair avec la liberté ?

Il est essentiel, avant de faire le saut vers l’inconnu, de bien connaître ses limites et priorités afin de ne pas avoir de regrets ensuite, quoiqu’en dise notre flamboyant ami Oscar Wilde « Better remorse than regrets1 » (« Mieux vaut vivre avec des remords que des regrets »).

 À lire aussi : Où est passée votre motivation professionnelle ?

 

Comment choisir sa nouvelle vie ?

Vous vous tâtez avant de sauter le pas, et vous demandez vers quels horizons vous dirigez ? Si une passion peut être un bon moteur pour entamer le grand virage, nous ne sommes pas tous dévorés par un feu sacré qui nous montre la voie. Commencez par faire une liste de tous les métiers que vous auriez aimé faire, sans tenir compte de vos compétences ni études. Lâchez-vous, personne ne saura que vous avez rêvé un jour d’être championne de pole-dance ou maraîcher.

Continuez en listant vos talents. On ne parle pas de vos compétences, mais bien de vos talents, c’est-à-dire ces qualités qui vous sont innées. Sens de l’organisation, appétence pour le calcul mental, adresse de vos mains… nous en avons tous, à vous d’identifier les vôtres. Si vous séchez, demandez à vos proches de vous en envoyer deux ou trois par mails, vous serez agréablement surpris de ce qui ressortira de cet échange.

Une fois ces préliminaires engagés, vous commencerez à y voir plus clair sur ce que vous « pourriez » faire. Penchez-vous ensuite sur les aspects pratiques et matériels. Disposez-vous d’un droit individuel à la formation ? De la possibilité de vous faire aider par des proches ? D’une cagnotte personnelle assez conséquente pour faire face les premiers temps ?

Une autre méthode consiste à trouver son « ikigaï ». Kézaco ? Une méthode philosophique japonaise qui vous pousse vers le bonheur ou au moins vers ce que l’on peut appeler votre « mission de vie ». Celle-ci se trouverait à la croisée de plusieurs chemins : ce que vous aimez faire, ce dont le monde a besoin, ce pour quoi vous pouvez être payé et ce pour quoi vous êtes doué. Des réponses qui mènent vers une joie de vivre mêlée à une raison d’être. Plus prosaïquement, cette méthode peut s’avérer fort utile pour prendre des décisions en harmonie avec ses envies profondes.

S’inspirer des bons exemples de reconversion

Nourrissez votre réflexion tout au long de ces étapes en dialoguant avec des gens qui ont fait le grand saut, et enrichissez-vous de leurs expériences, erreurs, réussites. Si vous hésitez entre plusieurs idées de changement de vie, plongez-vous dans ces lectures éclairantes.

Dans Mange, Prie, Aime (2009, Livre de Poche) Elizabeth Gilbert a séduit des millions de lecteurs avec le récit de ses pérégrinations à travers le monde, bien loin de son quotidien de femme à qui tout semblait sourire.

Un petit pas peut changer votre vie : La voie du kaizen de Robert Maurer (2007, Livre de Poche). Le kaizen est une méthode simple qui consiste à se fixer des objectifs modestes et progressifs, à se concentrer sur de petits efforts plutôt que de s’engager dans de grands travaux, qui nous aident à dépasser nos résistances, à avancer à petits pas pour des bonds de géants.

Trouver son ikigaï de Christie Vanbremeersch (First éditions, 2018) vous guide dans la recherche de votre ikagaï, le bonheur à la japonaise, un art que cultivent les Japonais, ou encore un état qui permet de trouver du sens à la vie et éprouver un grand bonheur de pouvoir faire quelque chose qui a du sens à ses yeux.

1- « Mieux vaut vivre avec des remords que des regrets », Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde.

 

Cerveau: bien le nourrir, c’est bien le protéger

Avoir un cerveau en pleine forme et efficace : c’est possible grâce, en partie, à l’alimentation.

 

Penser, bouger, sentir, mémoriser, réagir, anticiper… Que de fonctions pour un seul organe ! On comprend que ses exigences nutritionnelles soient élevées, et ce dès le début de la vie de l’être humain. Les premières cellules cérébrales apparaissent en effet dès la 3e semaine de développement de l’œuf fécondé, dans le ventre de la mère. Elles se multiplient à la vitesse folle de 250.000 cellules à la minute ! Et, pour cela, elles ont besoin de tout et particulièrement d’une vitamine essentielle, la B9.

 

Dès la fécondation…

Également appelée acide folique ou folates, la vitamine B9 aide en effet la duplication de l’ADN des cellules. Ainsi, si la mère n’en manque pas, en mangeant ses 5 fruits et légumes par jour, tout va très bien. En revanche, la moindre carence peut être très dommageable car il y va de l’avenir d’un cerveau ! Voilà pourquoi il est essentiel que toute femme enceinte ou en désir de grossesse soit supplémentée en vitamine B9 et mange équilibré. Car toute carence nutritionnelle profonde ou la consommation d’alcool, de drogues, de médicaments peut altérer la qualité de développement du cerveau de l’enfant et provoquer malformations, retard mental ou troubles du comportement.

Des oméga 3 pour 2

Durant le dernier trimestre de la grossesse puis l’allaitement, les oméga 3 de type EPA et DHA sont essentiels au développement neurosensoriel du nouveau-né, et en particulier au développement de sa rétine. Ainsi, il faut privilégier les sources d’oméga 3 comme les huiles de colza ou de noix et les poissons gras de type sardine, maquereau, hareng et saumon – au moins une fois par semaine. La bonne acuité visuelle de l’enfant durant ses 6 premiers mois en dépend.

 À lire aussi : Les oméga 3, 6 et 9

 

Un organe exigeant

Faisant 300g à la naissance, le cerveau double son poids en six mois – alors que la taille de l’enfant double en quatre ans, d’où l’effet grosse tête-petites jambes. Il connaît une croissance rapide jusqu’à l’âge de 2 ans, puis plus lente jusqu’à l’âge de 20 ans. Stationnaire jusqu’à 65 ans, il perdra ensuite un peu d’eau et fonctionnera alors forcément un peu moins bien. Les principales cellules du cerveau (les neurones) ne se divisent pas mais elles ont de gros besoins nutritionnels car elles vont vivre aussi longtemps que nous. Il leur faut du glucose (pour l’énergie), des lipides (ils composent leur membrane extérieure), des protéines (pour fabriquer les molécules comme la sérotonine, la dopamine, les endorphines… qui régulent les humeurs et la motricité). Sans négliger des minéraux (calcium, magnésium, potassium – pour la conduction de l’influx nerveux) et des vitamines (toutes les vitamines lui sont utiles). Voilà pourquoi, pour avoir un cerveau qui fonctionne bien, il faut bien manger – et bien dormir !

Chiffres en tête

Chiffres en tête

Le cerveau d’un adulte pèse environ 1,4 kg et contient quelque 100 milliards de neurones. Chacun d’eux va développer de 1000 à 10000 connexions avec ses pairs, au prorata des stimulations extérieures – et de la qualité de l’alimentation. Ils vont permettre les transmissions de l’influx nerveux à une vitesse néanmoins 3 millions de fois moins rapide que la vitesse de conduction électrique ou électronique. L’ordinateur a de beaux jours devant lui !

 

 

Des repas réguliers pour répondre aux besoins permanents

Lorsqu’on se réveille, au petit matin, le cerveau est un des organes à être resté actif : il a consommé en moyenne un morceau de sucre par heure ! Or, les réserves de sucre du corps humain sont faibles ; elles assurent tout au plus les besoins énergétiques d’une dizaine d’heures. Ensuite, elles attendent le ravitaillement – en l’occurrence le petit déjeuner. Pour éviter le classique coup de pompe de 11 heures, il est donc essentiel de bien manger le matin. Du pain ou des céréales complètes pour l’énergie de la matinée (du cerveau et des autres organes). Du sucre, chocolat, miel ou confiture pour assurer les besoins énergétiques immédiats, sans oublier la caféine du café ou du thé, stimulants bien connus du système nerveux central. Penser aussi à la vitamine C du jus d’orange (autre stimulant des cellules nerveuses) et au calcium des produits laitiers (le calcium joue un rôle majeur dans la conduction de l’influx nerveux).

 À lire aussi : Les produits laitiers : bons et utiles à la fois

 

Au déjeuner, point trop n’en faut…

Le cerveau est comme le capitaine d’un navire ; il contrôle et maîtrise tout ce qui se passe dans le corps. Lors d’un repas déraisonnablement calorique, gras et sucré, le cerveau est averti de cet excès et déclenche le signal de rassasiement pour arrêter… les dégâts. Nous ne sommes pas tous égaux dans l’efficacité de ce message car chez certains il est peu écouté, ce qui conduit au surpoids. Par ailleurs, l’excès de sucre et de gras provoque une montée de sécrétion de sérotonine, neuromédiateur connu pour favoriser le sommeil. Ainsi pour éviter de s’endormir après un repas, il faut manger des protéines (elles stimulent la vigilance), et plutôt léger. En somme, une belle assiette comportant une portion de viande, poisson ou œufs accompagnée de légumes et de féculents, avec un peu de pain, un laitage et un fruit – en évitant sauces, fritures et pâtisseries. Le petit café digestif est le bienvenu pour stimuler un cerveau un peu déclinant.

Le petit creux de 16 h 30 : légitime !

Il s’est en effet écoulé environ quatre heures depuis le dernier repas. L’estomac est vide, les aliments ont été digérés et la glycémie est redescendue. Le cerveau étant très sensible aux variations de la glycémie, la moindre baisse déclenche chez lui une stimulation de l’hypothalamus, région dans laquelle se trouve le centre de la faim. Voilà pourquoi vers 16 heures, il est fréquent d’avoir un creux !

Un dîner qui prépare au sommeil

C’est ainsi qu’il faudrait penser son repas du soir : apaisant et léger. Tout le contraire de ce que font beaucoup de familles qui prévoient souvent l’apéritif, le plat complet riche en féculents, le pain et le fromage, et le dessert… sucré. La digestion est alors difficile, et le sommeil agité. En revanche, une bonne soupe, un peu de viande ou de poisson avec des légumes et un peu de féculents, un laitage et un fruit : voilà de quoi bien dormir.

 À lire aussi : Mettez la chrono nutrition au menu

 

Une journée bien pensée !

Une journée bien pensée !

  • Au petit déjeuner : un laitage, un fruit (frais ou en jus), un produit céréalier (pain, céréales, biscottes…), une boisson stimulante (thé ou café).
  • Au déjeuner et au dîner : un plat de viande, poisson ou œufs avec mi-légumes, mi-féculents, fromage ou laitage et fruit.
  • En collation l’après-midi : un fruit de saison.

Et boire au moins 1 litre d’eau par jour.

 

Comment préserver sa matière grise ?

Le cerveau peut tout à fait être optimisé dans son fonctionnement. À trois conditions : nourrir correctement ses neurones, l’oxygéner abondamment et freiner son vieillissement par un apport suffisant et régulier d’antioxydants.

On le nourrit 3 fois par jour

Le cerveau contient certes 80% d’eau, mais les 20% de structure solide sont composés de lipides, protéines, glucides, minéraux et vitamines. À nous de les lui apporter chaque jour en mangeant équilibré, varié et suffisamment, en trois repas principaux. La moindre carence se traduit par de la fatigue physique et intellectuelle, preuve que le cerveau ne fonctionne pas au mieux.

On l’oxygène

Il y a pour cela plusieurs manières d’agir. Tout d’abord en pratiquant régulièrement une activité physique, voire sportive. Elle augmente en effet la fréquence cardiaque et donc l’irrigation sanguine des cellules du corps, et du cerveau en particulier. Cet apport augmenté d’oxygène optimise le fonctionnement des neurones. Le minimum : 30 minutes de marche chaque jour.

Par ailleurs, sachant que le fer contenu dans les globules rouges permet d’apporter l’oxygène aux cellules, il est important de ne pas en manquer. Les aliments les plus riches en fer sont le foie, y compris celui des volailles, les autres abats (cœur, rognons), le boudin noir, les moules et les huîtres et, dans une moindre mesure, les œufs, le poisson, la viande blanche et les légumes secs. À vous de les mettre régulièrement au menu et de terminer les repas par un fruit riche en vitamine C (agrumes, kiwi) pour augmenter l’absorption du fer.

Enfin, les oméga 3 de type EPA et DHA optimisent l’oxygénation du cerveau en facilitant le passage des globules rouges dans les tout petits capillaires ; donc ajoutez du poisson gras et de l’huile de noix ou de colza à vos menus.

On le préserve de l’oxydation

Comme tous les organes, le cerveau vieillit et s’oxyde. Pour renforcer l’efficacité des antioxydants de notre corps, il faut privilégier les aliments riches en antioxydants, c’est-à-dire riches en polyphénols (café, thé, chocolat noir, raisin noir, fruits rouges), vitamine C (agrumes, kiwi), vitamine E (2 cuillères à soupe d’huiles par jour), vitamine A (légumes très colorés en orange, vert ou rouge), zinc et sélénium (poissons et fruits de mer). À consommer régulièrement. Et mettez des épices partout !!!

On soigne le corps qui l’abrite

Le bilan médical annuel est important pour dépister les maladies et rapidement les traiter. L’obésité, l’hypertension artérielle, l’excès de mauvais cholestérol, le diabète accélèrent le processus de vieillissement du cerveau quand ils ne sont pas bien traités. Prévention, prévention.

Et n’oublions pas qu’un cerveau en bonne santé c’est aussi un cerveau bien entraîné à penser, réfléchir, calculer, agir, savourer, écouter, mémoriser… En somme tout ce qui fait les nombreux plaisirs de la vie.

Les super aliments

Les super aliments

Les fruits rouges (myrtilles, mûres, fraises, framboises, cerises), le raisin noir, les jus de cranberries et de grenade, le concentré de tomates, les choux crus, les jus de légumes (épinards, cresson, carottes), les épices de toutes sortes (ginseng, gingembre, cannelle, curcuma), le chocolat noir (avec modération), le café et le thé (pas plus de 3 ou 4 petites tasses par jour), les fruits de mer, les poissons gras (sardines, harengs, maquereaux, saumon), l’huile d’olive, de noix et de colza, voire de cameline.

 

Nourrir sa peau de l’intérieur et de l’extérieur

« Ma peau semble sèche ; comment la traiter ? », Mathilde, 40 ans

 

La peau perd près d’un demi-litre d’eau par jour. Mais ce phénomène biologique, appelé pertes insensibles en eau, peut s’accroître en hiver sous l’action du froid et du vent. Le stress, la fatigue, la prise de certains médicaments ou l’usage de cosmétiques abrasifs peuvent aussi altérer la fonction barrière de la peau. Les carences hydriques qui en résultent provoquent alors des sensations de tiraillements et de picotements inconfortables. Il faut donc compenser ces pertes d’eau par l’application quotidienne de soins hydratants. Autrement dit, des laits pour le corps et des crèmes pour le visage spécifiques, riches en eau ou en acide hyaluronique. Cette molécule agit dans l’épiderme comme une micro-éponge et peut retenir jusqu’à dix fois son volume en eau dans les cellules. Par ailleurs, il faut éviter tout ce qui agresse le film hydrolipidique : les chocs thermiques en passant d’un intérieur surchauffé à un extérieur glacé, les longues immersions dans des bains très chauds… Et pour la toilette, préférer des produits sans savon.

 À lire aussi : Une peau douce en hiver grâce à la phytothérapie

 

Pour aider sa peau sèche et sensible à traverser l’hiver, il est possible aussi de faire appel aux compléments alimentaires apportant des acides gras essentiels, oméga-3 et oméga-6. Mais aussi du cuivre, du zinc, du fer et des vitamines A, C et E.

 À lire aussi : Nourrir ses cheveux avec les bons nutriments

 

Les acides gras omégas 3, 6, 9

Constituants majeurs des différentes familles des lipides, les acides gras peuvent être indispensables, conditionnellement indispensables, ou dispensables. Qu’en est-il des oméga 3, 6 et 9 ?

 

Toutes les graisses, ou lipides, sont des cocktails d’acides gras (AG) en proportions variables. Selon des critères biochimiques, on peut les classer en trois groupes : les AG saturés (AGS) ; les AG mono-insaturés (AGMI) ; les AG polyinsaturés (AGPI). D’un point de vue physiologique, on distingue : les AG indispensables nécessaires au bon fonctionnement du corps mais que celui-ci ne sait pas fabriquer ; les AG conditionnellement indispensables, essentiels pour nos cellules mais qui peuvent être synthétisés par l’organisme à partir de leur précurseur si celui-ci est apporté par l’alimentation ; les AG non indispensables. Les AG indispensables et conditionnellement indispensables sont dits essentiels*.

 

Oméga 9 : des huiles à l’avocat

Les oméga 9 ne sont pas considérés comme indispensables puisque l’acide oléique, leur chef de file, est déjà bien présent dans notre alimentation. (Et doit le rester ! Selon certains auteurs, la moitié des matières grasses que nous consommons devrait provenir d’oméga 9.) Et l’organisme peut les fabriquer (à partir des graisses saturées) ou les puiser dans des aliments courants. L’huile d’olive représente la meilleure source (75% d’oméga 9), suivie par celles de noisette, colza ou tournesol, les amandes et les avocats. L’acide oléique diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires et contribuerait au traitement du diabète de type 2.

 À lire aussi : Bon gras, mauvais gras, faites le tri !

 

Omégas 3 et 6 : indispensables

On regroupe les AG essentiels en deux grandes familles : les oméga 6, dont le précurseur est l’acide linoléique, indispensable, et les oméga 3, dont le précurseur indispensable est l’acide alpha-linolénique (ALA). À partir de cet acide gras peuvent être synthétisés les acides eicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA). Cependant, même en présence d’ALA, le DHA ne peut être synthétisé en quantité suffisante pour répondre à nos besoins. Il est donc considéré comme indispensable alors que l’EPA n’est que conditionnellement indispensable.

 À lire aussi : Bon et mauvais cholestérol : distinguons le vrai du faux

 

Sources animales et végétales des omégas 3 et 6

Les oméga 3 sont concentrés dans les algues océaniques, généreuses en DHA, les poissons gras vivant en eaux froides riches en EPA et DHA : anchois, flétan, hareng, maquereau, sardine, saumon… Les graines de lin sont la plus importante source végétale d’oméga 3 ainsi que les huiles de colza, de noix, de germe de blé. On trouve les oméga 6 en quantité importante dans les viandes, les œufs, les huiles de tournesol, de soja, de maïs, d’arachide ou de bourrache… Mais ici, la consommation est à modérer ! Voyons pourquoi.

 À lire aussi : Poissons : lesquels inviter à table et pourquoi ?

 

Compétition et effets

Les oméga 3 et 6 apportés par l’alimentation servent pour fabriquer des substances (les prostaglandines) qui règlent la plupart des grandes fonctions du corps humain mais il y a compétition entre ces deux familles d’acides gras. Les prostaglandines-6 ont des effets différents de ceux des prostaglandines-3. Le rapport idéal oméga 6/oméga 3 dans l’alimentation devrait être compris entre 3/1 et 5/1. De la prédominance de l’un ou de l’autre dépendent des effets complètement opposés. Ainsi, tout excès d’oméga 6 empêche l’utilisation optimale des oméga 3 par l’organisme. Et favorise des pathologies telles que : inflammations, allergies, maladies cardiovasculaires, diabète, dépression, troubles visuels…

 

Trouver le bon rapport entre les différents acides gras

Or, en France, on absorberait de 10 à 15 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Les principales raisons : un recours excessif aux huiles ou margarines végétales pourvoyeuses d’oméga 6, une baisse des teneurs en oméga 3 dans les produits issus de l’agriculture moderne, le tout aggravé par une trop faible consommation des aliments naturellement généreux en oméga 3. Il est plus que temps de corriger nos travers alimentaires, en commençant par varier nos apports de lipides.

* www.anses.fr

Faire bouger ses neurones

Préserver ses capacités intellectuelles est aussi – plus ? – important que de conserver nos aptitudes physiques. Pour lutter contre le ramollissement du cerveau, les scientifiques recommandent de solliciter nos neurones aussi souvent que possible.

 

 

Pourquoi pratiquer la gym cérébrale

Les résultats scientifiques sont de plus en plus nombreux à démontrer qu’il est possible d’augmenter significativement la probabilité de conserver une bonne santé mentale toute notre vie. Eh oui, le cerveau est capable de créer de nouveaux neurones et de nouvelles connexions neuronales à tout âge ! De même que l’exercice physique et une bonne alimentation influent sur notre santé physique, l’agilité et les performances du cerveau s’entretiennent. La vivacité intellectuelle peut sembler un concept abstrait, mais elle repose sur des mécanismes physiologiques : des neurones stimulés et donc actifs reçoivent plus d’oxygène et d’éléments nutritifs, multiplient les connexions synaptiques entre eux, et secrètent le facteur de croissance neuronale indispensable à leur développement et survie. Autrement dit, plus on se sert de notre réseau neuronal et mieux il résiste aux effets du vieillissement,  voire aux maladies neuro-dégénératives.

 À lire aussi : Quels aliments pour améliorer sa mémoire

 

Activité cérébrale, ok, mais laquelle ?

Si la gymnastique cérébrale type sudoku, calcul, associations de mots, etc… ne nous transformera jamais en génie, en revanche sa pratique maintient le cerveau à un bon niveau global d’activité. « Jouer au golf n’améliore pas son service au tennis, explique le Pr Croisile, neurologue et neuropsychologue, qui compare entraînement cérébral et activité physique. Reste que pratiquer le golf est bon pour la santé, meilleur que la sédentarité ». C’est tout pareil pour les neurones. A tout âge, le cerveau a besoin de nouveaux défis pour ne pas s’endormir sur ses lauriers. Explorer un nouveau domaine sollicite l’intellect autant que la mémoire : apprendre une nouvelle langue, un nouveau sport, se lancer dans une nouvelle activité… sont autant de facteurs d’intense stimulation neuronale, excellents donc pour notre santé intellectuelle. Pour viser le must de la stimulation cérébrale, lancez-vous dans l’apprentissage d’un instrument, qui oblige le cerveau à travailler à la fois sa coordination et sa vivacité. Vous aviez toujours rêvé de jouer du saxo ? C’est le voisin qui va être content.

 À lire aussi : Comment bien vieillir

 

Pour vos neurones, suivez le guide

Vous ne savez pas par où commencer ? Et si vous vous plongiez dans « Musclez votre cerveau », paru aux Editions Vigot. Ce manuel propose de travailler sa mémoire à court et long terme, d’exercer son agilité en calcul mental, développer son intelligence verbale… grâce à un éventail d’exercices qui nécessitent d’être bien réveillés pour s’y attaquer ! A la rédaction de Bien-Etre et Santé, on a adoré son graphisme qui rappelle nos cahiers de vacances : si le niveau des discussions à la machine à café n’a pas bondi de manière significative après sa lecture, on a toutefois noté une amélioration du taux de remplissage des grilles de mots croisés aux toilettes. Vous pouvez aussi vous essayer à la Brain Gym, une technique qui propose de relier les mouvements du corps aux fonctions cérébrales, ou vous lancer dans l’Entraînement Cérébral du Professeur Kawashima en empruntant la console de vos enfants.

Finalement, qu’importe la technique, pourvu qu’on ait la pratique.

 À lire aussi : Les supers pouvoirs de l’Ylang Ylang

 

La sécheresse vaginale n’a pas d’âge

« Je ne suis pas ménopausée mais je souffre de sécheresse vaginale… », Corinne, 39 ans

 

Pour remédier à ce désagrément, il faut commencer par en identifier la nature. En effet, les femmes ont souvent tendance à confondre défaut de lubrification et sécheresse vaginale. Le premier se manifeste seulement dans un contexte érotique et traduit la non-sécrétion de cyprine, donc l’absence de désir. Dans le second, l’excitation sexuelle n’étant pas en cause, il s’agit d’une perturbation de la flore vaginale et d’un dysfonctionnement de la muqueuse utérine. L’origine peut être hormonale (ménopause, grossesse, règles), mais aussi conséquente au stress, à la fatigue, à la prise de certains médicaments, à une hygiène intime insuffisante ou excessive, au port de vêtements trop serrés, à une épilation intégrale…

La cyprine, le lubrifiant vaginal naturel

La cyprine, le lubrifiant vaginal naturel

La cyprine est une sécrétion vaginale, un liquide secrété par des glandes qui provoque une sensation d’humidité. Elle est stimulée par l’excitation sexuelle.

 

Fragilisés, le vagin et la muqueuse recouvrant ses parois perdent de leur humidité et deviennent plus sensibles aux attaques des bactéries. On ressent alors des brûlures et des démangeaisons qui peuvent aussi entraîner des douleurs lors des rapports sexuels.

 À lire aussi : Mycoses vaginales, les bonnes habitudes pour les éloigner

 

Lorsque la sécheresse intime est passagère, elle peut se pallier avec des produits lubrifiants (sous forme de crèmes, de gels ou d’ovules) disponibles en pharmacie. Si les sensations de brûlures et de démangeaisons persistent, mieux vaut s’adresser à son gynécologue.

 À lire aussi : DOSSIER – Hygiène intime : de la douceur

 

Tout se recycle, les médicaments aussi !

Deux organismes se chargent de récolter et recycler les médicaments non utilisés ou les aiguilles afin de préserver et l’environnement et notre santé à tous.

 

CYCLAMED recycle les médicaments non utilisés

L’association Cyclamed a pour mission de collecter et de valoriser les médicaments non utilisés, dits MNU, à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients eux-mêmes dans les pharmacies. Son objectif est de sécuriser l’élimination de ces médicaments afin de préserver l’environnement et la santé publique.

Des efforts, encore et encore

En 2017, 11 083 tonnes de médicaments non utilisés des ménages ont été collectées par les pharmacies. C’est déjà bien, mais pourquoi ne pas faire plus et mieux ?

Après un traitement ou tous les 6 mois, vous pouvez passer en revue votre armoire à pharmacie et trier. Attention, seuls les médicaments sont à rapporter en pharmacie : les emballages et notices doivent eux être jetés (en respectant le tri sélectif !)

Si vous avez un doute sur ce qui peut ou pas être rapporté à votre pharmacien, Cyclamed a prévu un petit schéma très explicite. Attention toutefois aux seringues qui doivent également être triées et rapportées, mais à l’aide d’un dispositif particulier que nous évoquons ci-après.

Deux bonnes raisons de trier mes médicaments non utilisés

Les médicaments non utilisés représentent un risque potentiel pour toute la famille et plus particulièrement celui de la confusion médicamenteuse pour les seniors ou l’ingestion accidentelle par les enfants. Par ailleurs, jetés dans la poubelle, dans l’évier ou dans les toilettes, les médicaments peuvent polluer les sols et les rivières car ils contiennent des principes actifs.

 

Info +

Info +

Afin que tout le monde s’y mette, Cyclamed a lancé récemment une opération stimulante : le TRI-athlète. Leur nouveau site Internet, www.cyclamed.org permet de s’informer et d’échanger sur le bon usage des médicaments et de leur tri.

 

 

DASTRI recycle les aiguilles

DASTRI est l’éco organisme national qui collecte et traite les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés (DASRI). Les « boîtes à aiguilles » permettent le traitement de ce type de déchets. Il existe alors deux types de bénéficiaires : les patients en auto-traitements (la liste des pathologies concernées est à retrouver ici) et les utilisateurs d’autotest de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles (du type autotests VIH).

À savoir, sur simple présentation d’une ordonnance, ou lors de l’achat d’un autotest de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles,  ces boîtes à aiguilles jaunes à couvercle vert sont mises à disposition gratuitement des bénéficiaires. Toutes les pharmacies les distribuent ainsi gratuitement, de même qu’elles récupèrent les boîtes une fois pleines (une géolocalisation des points de collecte est disponible sur le site)

Plusieurs formats existent : celui de 1,5 litre, celui de 2 litres et le format « voyage » de 0,5 litre particulièrement adapté lorsque l’on est en déplacement.

Manipulation : la comprendre pour mieux l’éviter

On aurait tort de se croire à l’abri des pervers narcissiques qui œuvrent dans notre sphère professionnelle mais aussi personnelle. La solution ? Apprendre à reconnaître les manipulateurs pour mieux s’en protéger.

 

Qu’est-ce que la manipulation mentale, au juste ?

On définit la manipulation comme une manœuvre, volontaire ou non, d’une personne pour obtenir d’une autre personne qu’elle fasse quelque chose qu’elle ne voulait pas faire au départ, en faussant ou en orientant sa perception de la réalité grâce à un rapport de suggestion, de séduction, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie. Tout un programme. Aussi appelée « lavage de cerveau » ou « sujétion psychologique », la manipulation fait partie de l’ordinaire des rapports  humains, qu’elle soit politique, médiatique, sectaire, professionnelle ou affective.

 À lire aussi : Mesdames, si on arrêtait de s’excuser ?

 

Pourquoi est-il si difficile d’y résister ?

L’un des principaux leviers de la manipulation est de réussir à obtenir l’accord d’une personne sur une action ou une opinion, avant de modifier les conditions qui ont obtenu son accord. Piégée par son engagement, la personne se sent tenue de l’honorer, même s’il n’est en réalité plus valable. Imaginez : au bureau, alors que vous avez prévu d’aller chercher un plateau de sushis à 100 mètres de votre bureau, un collège qui se dit débordé vous demande de vous arrêter dans sa boulangerie préférée pour lui ramener un sandwich. Vous acceptez : c’est en effet sur votre route, même si vous-mêmes êtes pressé, cela ne vous prendra qu’une minute. Lorsqu’il vous voit enfiler votre manteau, votre collègue vous annonce que la boulangerie à laquelle il pensait est fermée, mais qu’il a appelé la suivante, située elle à 10 minutes de marche, qui lui a mis de côté un sandwich. Ayant accepté le principe de lui rapporter son déjeuner, vous voici contraint malgré vous d’effectuer un détour pour remplir cette mission, même si les conditions qui ont entraîné votre accord ont changé, sous peine d’être accusé d’égoïsme ou de négligence.

 À lire aussi : Finissez-en avec les relations toxiques !

 

Pourquoi est-on vulnérable à la manipulation ?

Chacun a ses propres fragilités, que les manipulateurs savent exploiter. Personne n’aime ressentir des émotions désagréables, comme la culpabilité, le doute, ou sentir faiblir l’estime que lui porte son interlocuteur. Un bon manipulateur s’immisce dans ces peurs pour faire vaciller les repères de sa victime et l’amener à effectuer ou dire ce qu’elle ne voulait pas forcément au départ, grâce à des menaces plus ou moins voilées. D’autres jouent sur la tendance naturelle de l’homme à rechercher le plaisir pour lui faire miroiter un gain. Il peut être matériel, comme une promotion, ou affectif, comme de la reconnaissance ou de l’amour : cette « carotte » constitue une bonne raison de ne pas déjouer la manœuvre de manipulation. Lorsque l’on prend conscience de ces deux grandes tendances, l’évitement de la souffrance et la recherche du plaisir, il devient alors plus facile de se méfier des mécanismes de manipulation.

 

Vous avez envie d’en savoir plus sur le sujet ? Plongez-vous dans l’excellent Petit Traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens (Presses Universitaires de Grenoble) passionnant essai de psychologie écrit par Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, qui, avec humour et talent, décrypte les mécanismes les plus fréquents de manipulation pour apprendre à s’en défier.

Gagnez en souplesse, gagnez en bien-être !

Bien sûr, elle améliore les capacités sportives. Mais la souplesse permet surtout de garder des articulations bien irriguées et lubrifiées. Jeunes, en somme !

 

Certains imaginent tout de suite le grand écart, le fouetté ou autres ronds de jambes quand on évoque la souplesse. Nul besoin d’aller jusque-là pour mesurer la valeur de l’agilité physique. Nos profs de gym n’insistaient-ils pas déjà sur l’importance de mobiliser nos articulations et de bien nous étirer ? Souvent délaissée au profit de la force et de l’endurance, la souplesse est pourtant indispensable. Elle donne amplitude et fluidité aux mouvements, garantit le bon fonctionnement des articulations et améliore la circulation sanguine. Et évite les blessures musculaires ou les mauvaises postures. Être souple, c’est utiliser 100% de ses possibilités articulaires dans la mesure des axes naturels.

 

En matière de souplesse, nous ne sommes pas égaux

C’est la faute de dame Nature et de la génétique. « Nous ne possédons pas tous la même puissance ni la même composition musculaire. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il y a autant d’athlètes noirs, notamment en sprint ? Parce que, génétiquement, les muscles des sprinters noirs possèdent plus de fibres rapides que lentes », explique Yannick Guillodo, médecin du sport. Pour la souplesse, il en va de même. Certains naissent hyperlaxes, d’autres raides. Les femmes sont plus souples que les hommes car leurs hormones rendent les tendons et les muscles plus « élastiques ». Notre capital souplesse semble donc défini dès la naissance.

 À lire aussi : 5 bonne raisons de se mettre au gainage

 

Ou comment garder sa jeunesse articulaire

À lire

À lire

SOUPLE COMME UN CHATSouple comme un chat
Ce livre propose 50 exercices d’assouplissements accessibles à tous.
Par Jean-Christophe Berlin, kinésithérapeute spécialisé en médecine du sport, et Fotima Sharipova, illustratrice ; éd. Courrier du Livre, 159 p., 16,90€

Nous perdons très vite la souplesse naturelle du bébé qui parvient à mettre le pied dans la bouche. La sédentarité, les tensions musculaires, les mauvaises postures n’arrangent rien. Le corps vieillit. Les muscles perdent de leur élasticité. Les articulations se grippent – les chevilles craquent, les genoux couinent. Il devient difficile d’enfiler un pull-over ou d’agrafer son soutien-gorge. Petit à petit, on perd de son autonomie. Pour enrayer ce cercle vicieux, il faut entretenir ou développer sa souplesse. En s’y mettant le plus tôt possible. La marge de progression varie – selon l’âge, le sexe, le vécu traumatique… – mais l’important c’est l’assiduité.

 À lire aussi : Je retrouve mon énergie grâce au qi-gong

 

Bouger, s’étirer pour ne pas rouiller !

« Plus vous immobilisez une articulation, plus vous perdez en muscle, son moteur. Vous entraînez ainsi un enraidissement articulaire et une dégénérescence musculaire », souligne le Dr Guillodo, également cofondateur de l’application www.bouge-coaching.com contre la sédentarité. « Tous les jours vous créez des ordures que vous déposez dans la rue. Et les éboueurs viennent les enlever. S’ils ne passent pas, la rue finit par s’encrasser et cela crée des bouchons. Les éboueurs de notre corps, ce sont nos vaisseaux. Pour que ces derniers travaillent, nous devons bouger, nous remuer. » Plus vous mobilisez les muscles, plus le sang circule, plus l’articulation est maintenue et le flux synovial entretenu. Ce qui est bon pour l’articulation l’est également pour la santé cardiovasculaire.

 À lire aussi : Pourquoi faut-il s’échauffer et s’étirer ?

 

Devenir plus souple sans souffrir c’est possible

Comment transformer une vie sédentaire en une vie plus active ? La première méthode consiste à bouger plus au quotidien. Marchez 30 minutes par jour. Descendez quelques stations avant celle de votre bureau ou de votre domicile. Sortez le chien. Préférez l’escalier à l’ascenseur, ou bien arrêtez celui-ci un ou deux étages avant le vôtre. Si vous empruntez un escalator, ne restez pas immobile : continuez de gravir les marches. Même assis dans votre canapé, pliez et dépliez plusieurs fois une jambe, puis l’autre. Au bureau, levez-vous et rasseyez-vous plusieurs fois. Marchez jusqu’à la machine à café – vous n’êtes pas tenu d’en boire ! Tous les moyens sont bons, et pouvez amplifier leur effet en pratiquant une (ou plus) des disciplines suivantes. Elles permettent toutes de gagner en souplesse mais offrent toutes un petit « plus ». Le stretching étire les muscles et lève les tensions.

Le yoga (hatha, vyniasa) tonifie les muscles en profondeur et entretient la mobilité articulaire. La barre au sol et ses dérivés (BarreShape®, Fit’Ballet®, FloorBallet®, Xtend Barre®) améliorent coordination et proprioception. Le qi gong, avec ses gestes souples, lents et précis, lève les blocages. Le taï chi met l’accent sur le bassin, réconcilie corps et esprit. Le watsu, méthode de relaxation aquatique douce, combine étirements doux et torsions progressives favorisant l’amplitude articulaire.

Réponses d'expert : plus qu’hier, moins que demain…

Réponses d'expert : plus qu’hier, moins que demain…

YANNICK GUILLODO

Dr YANNICK GUILLODO
Médecin du sport
Cofondateur de l’application www.bouge-coaching.com

Conservez une vie active même en cas de douleur articulaire ou d’arthrose. Si vous ne bougez plus, il n’y a plus de flux articulaire et vasculaire, vous perdez du muscle, l’articulation meurt. Trouvez votre modus vivendi. Vous commencez à souffrir dès 15 minutes de marche ? essayez deux séances de 10 minutes. Vous peinez à monter 5 marches d’affilée ? aidez-vous de la rampe, mais persistez. Même en intérieur, ne restez pas plus de deux heures sans bouger. Levez-vous, faites le tour du canapé ou de la table… Tous les jours, rendez votre vie un peu plus active et moins sédentaire que celle de la veille. Et cela à n’importe quel âge. Même à 80 ans, vous serez gagnant !