Comment se déroule une première visite chez un naturopathe ?

L’approche proposée par la naturopathie a éveillé votre curiosité, et vous aimeriez savoir en quoi consiste une consultation chez un naturopathe ? On fait le tour du sujet on vous explique comment cette médecine douce vous aide à préserver votre capital santé.

 

Commençons par expliquer plus précisément en quoi consiste la naturopathie. Cette médecine non conventionnelle propose d’équilibrer l’organisme via des moyens naturels : alimentation, phytothérapie, aromathérapie, exercices de gestion du stress, etc. Elle privilégie le bon fonctionnement des émonctoires (les organes qui contribuent à l’élimination des déchets). Cette méthode est fondée sur l’idée que l’individu est acteur de sa santé, et doit favoriser sa force vitale pour restaurer et préserver son capital santé.

 

Pour quelles raisons prendre rendez-vous chez un naturopathe ?

La naturopathie est essentiellement préventive, et permet de rectifier des déséquilibres dans le fonctionnement du corps. Consulter un naturopathe peut être bénéfique afin de se préparer au changement de saison, prévenir un coup de fatigue ou une période de stress, mais aussi améliorer la qualité de votre sommeil, soulager des douleurs articulaires, améliorer des troubles digestifs… par le recours à des méthodes naturelles.

 À lire aussi :Les 8 huiles essentielles à avoir chez soi

 

Quel est le déroulé d’une consultation chez un naturopathe ?

Une consultation dure environ 60 minutes. Chaque naturopathe peut proposer des techniques différentes : renseignez-vous avant le rendez-vous pour vous assurer que vous êtes en phase avec son approche. Le naturopathe va chercher à cerner votre état de santé actuel. Il vous interroge sur vos antécédents, vos habitudes de vie, les troubles que vous rencontrez au quotidien. Si vous prenez un traitement médical, il est important de lui signaler.

Il procède ensuite à un bilan vital via une observation approfondie qui lui permet de définir votre tempérament parmi quatre grands types : lymphatique, sanguin, bilieux ou nerveux, qui reprennent la classification établie par Hippocrate, père de la médecine. Ces observations se fondent sur la forme de votre visage, de votre crâne, votre morphologie, votre densité musculaire, etc. Elles permettent d’établir vos points forts et vos zones de fragilité. Il pourra aussi parfois examiner votre iris, prendre votre pouls, ou procéder à d’autres vérifications.

Il ne s’agit pas de vous mettre dans une case mais plutôt de cerner vos besoins spécifiques selon la prééminence d’un système organique sur les autres. Par exemple, dans le tempérament lymphatique, le tube digestif domine, tandis que chez les sanguins ce sont le cœur et les poumons.

 

Qu’est-ce que le naturopathe me prescrit ?

 À la fin de la consultation, le naturopathe vous remet un programme d’hygiène vital (PHV), contenant des conseils personnalisés. Cette feuille de conseils ne constitue pas une ordonnance ni un traitement, mais un ensemble de recommandations naturopathiques adaptées à vos besoins et votre terrain spécifique pour restaurer votre équilibre.

 À lire aussi : 5 huiles essentielles qui renforcent notre système immunitaire

 

Cela peut être une modification de votre régime alimentaire, des mélanges de phytothérapie ou aromathérapie. L’idée est que vous appliquiez ces principes le temps que votre corps retrouve son équilibre, et qu’ensuite vous vous contentiez de le maintenir en conservant une alimentation et une hygiène de vie adaptées à vos besoins. Vous êtes libre de revenir pour une nouvelle consultation si vous souhaitez ajuster ces recommandations après quelques semaines.

 

Quel est le cadre réglementaire du métier de naturopathe ?

Comme toutes les professions de santé, le naturopathe est tenu au secret professionnel et ne pourra donc pas divulguer le contenu de vos entretiens à un tiers.

Il n’existe pas de diplôme de naturopathe reconnu par l’état ni de cadre réglementant cette pratique.

Sachez néanmoins qu’il existe des formations qualifiantes, agréées par la Fédération Française des Ecoles de Naturopathie. Les écoles membres de la FENA proposent des programmes validés par la fédération, et implique au moins 1 200 heures d’enseignement en présentiel.

 À lire aussi : Gemmothérapie : comment se soigner avec les bourgeons ?

 

Notre flore bactérienne

« Quelles sont les différences entre un prébiotique et un probiotique ? », Alice, 56 ans

 

Les deux substances sont de véritables partenaires de notre santé. Malgré leur nature et leur origine différentes, leurs rôles sont complémentaires et synergiques.

Les probiotiques sont définis par l’OMS comme « des micro-organismes vivants, qui, lorsqu’ils sont consommés en quantités adéquates, produisent un effet bénéfique pour la santé de l’hôte ». Ils sont particulièrement indiqués lorsque la flore bactérienne (microbiote) et le transit intestinal sont perturbés.

 

Bactéries vivantes et supports inertes

Il existe 400 à 600 familles probiotiques. Les principales sont les bactéries lactiques qui comprennent les lactobacilles, les bifidobactéries et les streptocoques. La levure de bière active ou vivante (essentiellement Saccharomyces cerevisiae de la souche boulardii) est un probiotique issu d’une colonie de champignons.

Contrairement aux probiotiques, les prébiotiques ne sont pas des éléments vivants, ils sont inertes comme les vitamines par exemple. Ils se définissent comme des ingrédients alimentaires naturels qui sont fermentés sélectivement. Ils prennent soin de la flore intestinale et de notre santé d’une autre façon. Ils sont utiles à la croissance ou à l’activité des bonnes bactéries implantées dans l’intestin et servent de nourriture aux probiotiques pour les aider à se multiplier rapidement. L’association des deux s’appelle des symbiotiques.

Une association de bienfaiteurs

Les probiotiques favorisent la digestion des nutriments en renforçant le transit et en améliorant l’efficacité de la barrière intestinale. En colonisant l’intestin ils empêchent le développement de bactéries potentiellement toxiques et favorisent l’immunité pour empêcher certains microbes de provoquer des infections généralisées. Les prébiotiques travaillent à l’équilibre intestinal en libérant dans le microbiote des substances bénéfiques qui atténuent les désordres digestifs, les inflammations et les infections dans tout le corps.

 À lire aussi : Prébiotiques et probiotiques, le duo gagnant

 

Des sources alimentaires différentes

Il est facile de consommer des prébiotiques en grandes quantités via l’alimentation. Ils sont issus pour la majorité de fibres alimentaires non digestibles, en particulier l’inuline, l’oligofructose et d’autres fructo-oligosaccharides (FOS). Ils sont naturellement présents dans l’ail, l’artichaut, l’asperge, la banane, la chicorée, l’endive, l’oignon, la figue, le topinambour, le blanc de poireau, le soja, la tomate. En revanche, les probiotiques sont essentiellement véhiculés par les aliments riches en ferments lactiques que l’on trouve naturellement dans les yaourts, les laits fermentés (lait ribot, kéfir), les fromages fermentés, la choucroute. Ils sont aussi disponibles sous forme de compléments alimentaires ou de médicaments associés ou non à des prébiotiques.

 À lire aussi : Les probiotiques dans la cuisine

 

Une durée de vie courte

Avec les probiotiques, toutes les bactéries « amies » n’ont pas la même efficacité ni les mêmes propriétés, il faut bien choisir la ou les souches selon les résultats désirés. Les effets bénéfiques sont dits souches-dépendants. D’autre part, les probiotiques sont des substances vivantes donc fragiles. Pour être actifs les compléments alimentaires doivent présenter une concentration d’au minimum trois milliards de bactéries vivantes, stables dans le temps et résistantes au processus de la digestion. Elles ne colonisent l’intestin que de manière temporaire, leur durée de vie varie de quelques jours à quelques semaines. Il convient de faire des cures d’au moins trois ou quatre semaines, à renouveler plusieurs fois par an.

 À lire aussi : Le microbiote intestinal : un allié de taille