Attention, la lumière bleue donne des rides précoces

Vous pensiez être à l’abri de la pollution, des rayons UV et du vieillissement cutané précoce, caché derrière l’écran de votre ordinateur ? Raté. Des études ont montré que les effets de la lumière bleue sur la peau étaient aussi néfastes, voire pires, que les rayons du soleil… et provoquaient un vieillissement accéléré du derme. Que faire ? Existe-t-il un filtre anti-lumière bleue pour la peau ? On vous explique.

 

Ah, elle cache bien son jeu, la sournoise. On connaît désormais bien les effets nocifs de la lumière bleue sur les yeux et le sommeil, mais on découvre tout juste ses conséquences sur notre peau. Oui, vous avez bien lu, la peau !

 À lire aussi : Lumière bleue, attention danger pour nos yeux

 

Comment la lumière bleue abîme notre peau

La lumière émise par nos écrans à LED (smartphones, ordinateurs, tablettes, et autres appareils high-tech), a une longueur d’onde supérieure à celles des UVA et UVB, et pénètre plus profondément la peau, où elle provoque du stress oxydatif et endommage l’ADN des cellules. Et qui dit stress oxydatif dit radicaux libres, dit vieillissement accéléré de la peau, perte de souplesse, teint brouillé et apparition de rides précoces.

Certains tests ont même montré que l’exposition (prolongée) à une (très forte) quantité de lumière bleue provoquait l’apparition de taches pigmentaires. Rangez ce tube de crème solaire : les écrans SPF actuels ne protègent pas (encore) de la lumière bleue. Mais les scientifiques y travaillent !

 

Une exposition croissante à la lumière bleue

Les études n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme : nous consacrons un temps fou à nos écrans. 60%1 des adultes passeraient plus de six heures par jour devant un appareil numérique, et 43% utilisent de manière prolongée une tablette ou un ordinateur dans le cadre de leur travail. Alors, même si la perspective de collectionner les rides précoces vous incite à limiter votre usage des écrans, ces derniers font tellement partie de notre vie privée et professionnelle qu’il est difficile de les éviter totalement.

 À lire aussi : Les clés d’un vrai sommeil réparateur

 

Les bons réflexes pour contre les effets de la lumière bleue

Cela peut sembler évident, mais le meilleur moyen de préserver sa peau (et ses yeux, et son sommeil, et l’équilibre de son humeur), reste de limiter le temps passé devant les écrans en dehors des tâches « obligatoires ». Lancez-vous donc dans une digital detox à double objectif : retrouver du temps pour regarder le monde qui vous entoure plutôt que les photos Instagram de semi-inconnus, et préserver le capital jeunesse de votre peau et vos yeux.

Pour limiter les dégâts, apposez un filtre anti lumière bleue sur vos écrans utilisés au quotidien : il bloquera une partie des rayons nocifs, mais pas tous. Et installez sur tous vos appareils le logiciel gratuit F.Lux, qui gère la luminosité de vos écrans pour réduire la lumière bleue émise.

Puisque la lumière bleue a un effet oxydant sur nos cellules, privilégiez les aliments qui contrent l’action des radicaux libres grâce à leurs vitamines antioxydantes, justement, comme les vitamines A, C et E. Fruits, légumes, huiles végétales et poissons gras sont nos meilleurs alliés dans ce combat.

 

Des soins beauté à l’effet filtre anti-lumière bleue

Les laboratoires sont sur le coup, et certains ont déjà sorti des produits qui bloquent les rayons de la lumière bleue et les empêchent de venir mettre la pagaille dans la structure de notre derme.

Uriage a notamment déposé un brevet « Barrière Lumière Bleue », que l’on retrouve dans la formule de base des produits de la gamme Age Protect. Ces soins agissent contre les agressions quotidiennes subies par la peau : pollution, UV… et lumière bleue.

Pour renforcer le bouclier au cours de la journée, on adopte la Brume Hydra Défense de Patyka qui protège, hydrate et détoxifie la peau, tout en constituant une bonne base de maquillage. On met aussi son contour des yeux sous protection rapprochée avec la Crème Comblante Correctrice de Liérac, un soin anti-lumière bleue aussi.

 À lire aussi : Les écrans, quelles conséquences pour les enfants ?

 

1 – Source : Bleu en lumière

Un remède miracle contre la constipation

Entre 10 et 30% de la population adulte des pays occidentaux souffriraient de constipation chronique et occasionnelle. Des chercheurs israéliens ont mis au point une capsule vibrante capable d’activer le transit dans le gros intestin, qui améliore l’évacuation des selles : une invention qui pourrait changer le quotidien des personnes concernées !

 

La constipation toucherait près de 25% des Français1. En cause, des apports insuffisants en fibres, une alimentation déséquilibrée et une sédentarité croissante dans les pays développés, qui provoquent une paresse intestinale occasionnelle ou chronique. Ce mal, bénin dans la majorité des cas, pèse sur le quotidien des personnes concernées. Ballonnements, flatulences, maux de ventre causés par des distensions, etc. sont autant de conséquences désagréables d’un transit au ralenti.

 

La constipation chronique, résultat d’un gros intestin paresseux

La constipation résulte de plusieurs facteurs : alimentation déséquilibrée, manque de boissons, mais aussi des contractions insuffisantes au niveau de l’intestin grêle et du gros intestin, qui ne favorisent pas la progression du bol alimentaire et des selles vers la sortie. Il existe de nombreux traitements contre la constipation, peu satisfaisants toutefois en raison de leurs effets secondaires à long terme et parfois, de leur inefficacité. Une équipe de chercheurs de Tel Aviv est partie de ces constats pour imaginer un procédé laxatif révolutionnaire2.

 À lire aussi : Dites stop à la colopathie fonctionnelle

 

Une capsule vibrante qui réveille le gros intestin

Ce dispositif a été développé en Israël, puis testé aux Etats-Unis, dans l’université de Géorgie. Leur idée ? Faire ingérer aux personnes souffrant de constipation chronique ou passagère une capsule équipée d’un mini mécanisme électrique, cinq fois par semaine juste avant le coucher. Six à huit heures après avoir été ingérée, la capsule émet des vibrations trois fois par minute, qui stimulent les contractions naturelles de l’intestin et favorisent l’émission des selles. La capsule est ensuite évacuée par le même chemin.

 

Des résultats prometteurs

Un total de 245 personnes a testé la capsule vibrante au cours de deux études. Ces essais ont montré une augmentation des selles spontanées, de 2 à 4 fois par semaine, et une diminution des symptômes liés à la constipation. Autre bonne nouvelle : les effets secondaires constatés avec l’utilisation de la capsule restent minimes, et les testeurs ont déclaré ne ressentir aucune gêne provoquée par les vibrations, contrairement aux effets secondaires entraînés par la consommation régulière de laxatifs.

La date de commercialisation de ce laxatif « mécanique » n’est pas encore annoncée, mais les patients atteints de constipation chronique l’espèrent proche. Une étude de plus grande ampleur doit être menée aux Etats-Unis courant 2019 : affaire à suivre !

 À lire aussi : Des solutions pour lutter contre la constipation occasionnelle

 

1 – Source : Association Française de Formation médicale en Hépato-Gastro-Entérologie.

2 – Source : Digestive Disease Week® (DDW) Vibrating Capsule for the Treatment of Chronic Idiopathic Constipation (CIC) and Constipation Predominant Irritable Bowel Syndrome (C-IBS) – Safety and Efficacy

Se protéger de la Grippe

« Comment éviter “d’attraper” la grippe et de la transmettre à mes proches ? », Samantha, 45 ans

 

Généralement bénigne, la grippe n’en est pas moins potentiellement grave et les mesures de prévention restent essentielles. Les Français ont dans l’ensemble une bonne connaissance de la maladie, de sa prévention et de ses complications, mais beaucoup d’idées reçues subsistent. Elles concernent en majorité les effets indésirables du vaccin.

Protéger les personnes fragiles de la grippe

Se faire vacciner ou pas contre la grippe ? Une question que beaucoup se posent à l’approche de l’hiver. Par négligence ou par crainte, les Français restent en majorité réfractaires mais les risques encourus ne sont pas négligeables. Actuellement, il n’existe pas de traitement curatif, la vaccination est le seul moyen efficace de prévention même si elle ne protège pas à 100% (certains sujets vaccinés feront malgré tout un épisode viral). L’immunité procurée n’apparaît que 10-15 jours après l’injection et dure de 9 à 12 mois. Les populations à risque, notamment les personnes âgées ou celles atteintes de maladies chroniques (diabète, asthme, insuffisance cardiaque, hypertension, obésité…), ont intérêt à se faire vacciner idéalement dès le mois d’octobre. Leur prise en charge est de 100% ainsi que celle des sujets âgés de 65 ans et plus. Il faut refaire la vaccination tous les ans car les souches virales varient chaque année. Désormais, les Français ont le choix de se faire vacciner par leur médecin, un infirmier ou leur pharmacien. Cette dernière option fait partie des nouvelles missions accordées aux officinaux qui participent à l’expérimentation dans plusieurs régions de France.

 À lire aussi : La vaccination contre la grippe, c’est maintenant

 

Réduire la propagation des virus de la grippe saisonnière

On est contagieux avant d’être symptomatique et il faut cesser de considérer que le mode de transmission est uniquement respiratoire. C’est par l’intermédiaire des mains que les germes se transmettent le plus facilement ; il faut donc respecter des règles d’hygiène élémentaires : lavage des mains, aération et désinfection des locaux… La transmission peut être directe (poignée de mains, baisers) ou indirecte par l’intermédiaire d’objets souillés (jouets, poignées de porte, téléphones). Le lavage des mains avec de l’eau et du savon peut être complété par une friction du dos des mains et des espaces interdigitaux avec des solutions hydro-alcooliques. En revanche, ces produits ne sont d’aucune utilité pour la désinfection de surfaces. L’opération est renouvelée après un contact avec un malade, un mouchage, un éternuement, avant un contact avec un nourrisson ou une personne à la santé fragile. Tout malade devra, autant que possible, être isolé pour éviter la propagation du virus à l’entourage ou porter un masque.

 À lire aussi : Comment bien se laver les mains

 

Vaccination contre la grippe : les futures mamans et les enfants aussi

Chez la femme enceinte, la grippe augmente le risque d’avortement spontané au cours du premier trimestre et présente un risque de formes potentiellement létales. La vaccination doit être encouragée, elle a été étendue aux femmes enceintes quel que soit le terme. Elle protège la maman mais aussi le nourrisson de moins de six mois grâce aux anticorps maternels passivement transmis. Les enfants plus âgés sont un vecteur majeur du virus et jouent un rôle dans sa dissémination lors des épidémies. D’autre part, l’enfant est contagieux plus longtemps que l’adulte car le virus a une vie plus longue au sein de son organisme. La vaccination antigrippale est autorisée à partir de l’âge de six mois. En France, elle n’est recommandée que pour les enfants à risque.

  À lire aussi : Grippe et grossesse, un cocktail à éviter

 

Les maladies articulaires

« Quelles sont les causes des maladies articulaires ? Comment différencier arthrose et arthrite ? », Tina, 61 ans

 

L’articulation résulte de la réunion par les ligaments de deux ou plusieurs os revêtus de cartilage. L’espace compris entre les deux surfaces s’appelle la cavité articulaire. Les grandes articulations mobiles (genou, cheville, coude, épaule, hanche) permettent des mouvements étendus ; d’autres sont fixes (sacrum) ou semi-mobiles (vertèbres).

 À lire aussi : Arthrose et rhumatismes

 

Des dizaines d’arthropathies

Les maladies articulaires (arthropathies) touchent toutes les articulations et concernent toutes les tranches d’âges – y compris les enfants –, les hommes comme les femmes, des sportifs aux sédentaires. Le sujet peut se plaindre d’une douleur dans l’articulation, d’une raideur ou d’un blocage lors des mouvements. L’articulation peut être froide ou chaude, gonflée et rouge. Parmi ces pathologies plus ou moins invalidantes, les deux principales sont l’arthrose et l’arthrite. Elles ont des origines diverses : il peut s’agir d’un traumatisme, d’une dégénérescence, d’un virus, d’une inflammation (rhumatisme inflammatoire), de surpoids voire un héritage génétique.

L’arthrose, une maladie par usure mécanique

L’arthrose se traduit par la destruction du cartilage, des remaniements osseux et la dégradation mécanique de l’articulation. Ce sont surtout les articulations des membres inférieurs qui sont atteintes à partir de 50 ans, mais la maladie n’est pas seulement liée à l’âge. Le premier signe de l’arthrose est une douleur diffuse et intermittente lors de la mobilisation de l’articulation – elle cède au repos. Plus tard, la douleur peut devenir plus sévère et persister au repos. Près de 30% des patients arthrosiques se plaignent de douleurs nocturnes. Une sensation de raideur est également très présente. Au début elle est limitée à certains mouvements et aux changements de position. Contrairement à l’arthrite, l’arthrose attaque le cartilage sans inflammation ou infection.

 À lire aussi : Soulager et traiter les rhumatismes et les maladies des articulations

 

Les arthrites aiguës ou évolutives

L’arthrite est une affection inflammatoire siégeant dans une ou plusieurs articulations. Elle concerne surtout les adultes à partir de 40 ans mais aussi les enfants. L’ensemble de l’articulation (cartilages, tendons, os) est agressé par des substances anomales. Les symptômes les plus courants sont les douleurs aiguës ou chroniques, la raideur ou la limitation des mouvements, un gonflement, une sensation de chaleur au niveau des membres. Sans traitement, les articulations se déforment progressivement. L’arthrite fait mal la nuit, les douleurs réveillent le matin souvent en deuxième partie de nuit. Les causes sont des facteurs génétiques, biologiques, traumatiques, infectieux ou environnementaux. La polyarthrite rhumatoïde (PR) est la plus fréquente des arthrites chroniques. Elle touche plusieurs articulations à la fois. Il s’agit souvent des poignets et des articulations des doigts. Les autres arthrites les plus connues sont la goutte, la spondylarthrite ankylosante, le lupus.

 À lire aussi : Lupus : une maladie rare…

 

Mobilisation en douceur

Mobilisation en douceur

Le patient doit adopter toute une stratégie pour « économiser » ses articulations. Il doit éviter les mouvements répétitifs, les microtraumatismes, les sports intensifs, tout en conservant une activité physique régulière mais douce. La sédentarité est à proscrire. En cas de surpoids, l’amaigrissement est une priorité pour mettre les articulations au repos. Parmi les mesures orthopédiques, le port de talonnettes et de chaussures souples à semelles épaisses qui amortissent l’onde de choc liée à la marche est recommandé. Des orthèses et des protections diverses protègent les articulations contre les traumatismes.

 

5 huiles essentielles pour assainir la maison

Avec le retour du froid, on « oublie » souvent d’aérer sa maison, ce qui fait le bonheur des virus, microbes et autres indésirables de la saison. Antifongiques, antibactérienne et antiseptiques, certaines huiles essentielles comme le citron, l’arbre à thé ou l’eucalyptus radiata vous aident à garder une maison saine de manière naturelle. Découvrez comment les utiliser.

 

Si leurs propriétés cosmétiques et thérapeutiques sont bien connues, les vertus purifiantes des huiles essentielles restent peu exploitées. Et c’est bien dommage, car elles sont très efficaces pour entretenir votre maison au naturel. Elles s’utilisent aussi bien dans des recettes de produits ménagers qu’en diffusion aérienne. Voici nos favorites pour garder une maison saine même lorsqu’il fait trop froid pour aérer longuement chaque jour.

 

1 – L’huile essentielle d’arbre à thé contre les moisissures et les acariens

 Le Tea Tree est un puissant antifongique et antibactérien, et a en bonus une action dynamisante et immunostimulante sur l’organisme. Vous pouvez l’utiliser dans votre lessive pour assainir le linge de maison et éliminer les acariens, et dans vos produits d’entretien du sol pour les laisser vraiment impeccables. Appliquée directement sur une vieille brosse à dents, l’huile essentielle d’arbre à thé sera parfaite pour nettoyer les moisissures des joints dans vos pièces d’eau.

Le mode d’emploi ?

– Pour la lessive ou le nettoyage du sol : versez 5 à 10 gouttes d’huile essentielle dans votre produit d’entretien.
– Pour aseptiser les surfaces de la maison : versez 2 gouttes d’arbre à thé pour deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude, à appliquer ensuite avec une éponge.
– Pour purifier votre literie et éloigner les mites : mélangez 5 à 10 gouttes de Tea Tree dans un bol de vinaigre de blanc et vaporisez sur votre matelas et vos oreillers. Vaporisez aussi le fond de vos placards, après avoir enlevé vos vêtements. Rassurez-vous, l’odeur de vinaigre disparaît rapidement.

Rappel sur les précautions à prendre lors d’usage des huiles essentielles

Rappel sur les précautions à prendre lors d’usage des huiles essentielles

Selon l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), il est recommandé de demander conseil au pharmacien.
– L’utilisation des huiles essentielles chez la femme enceinte  et chez l’enfant  nécessite un avis médical préalable particulièrement lorsqu’elles sont utilisées par voie orale.
– Les huiles essentielles présentent un risque accru de toxicité en cas de mésusage  : respectez les consignes d’utilisation.
– Les huiles essentielles ne doivent pas être utilisées de façon prolongée  (au-delà de quelques jours) sans avis médical.

 

 À lire aussi : Quand les huiles essentielles réveillent notre désir

 

2 – L’huile essentielle de lavande, super-héroïne de notre intérieur

Puissant antibactérien, l’huile essentielle de lavande se mélange bien avec vos produits ménagers naturels pour augmenter leur efficacité. En diffusion, elle prévient les infections, et favorise la guérison des petits maux de l’hiver grâce à ses propriétés antiseptiques et antivirales. On connaît son efficacité pour repousser les poux : sachez qu’elle est aussi détestée par les mites !

Le mode d’emploi ?

– Pour assainir le réfrigérateur : versez une goutte d’HE de lavande et une goutte de citron sur une éponge neuve avant de nettoyer votre frigo.
– Pour éloigner les mites de vos pulls en cachemire : versez 10 gouttes d’HE de lavande sur un carré de tissu et disposez-le dans votre armoire.
– Pour éloigner les virus : diffusez de l’huile essentielle de lavande dans la maison. Elle favorise un sommeil de bonne qualité et aide l’organisme à récupérer plus rapidement.

 

3 – L’huile essentielle de ravintsara pour faire la guerre aux virus de l’hiver

Venue de Madagascar, l’huile essentielle de ravintsara possède de puissantes propriétés antivirales et antibactérienne. Elle constitue une alliée de poids pour lutter contre les infections de la sphère respiratoire (toux, rhumes, bronchites, sinusites, etc.) et autres épidémies hivernales. Elle s’applique au creux des poignets de toute la famille dès qu’une maladie pointe le bout de son nez (qui coule), et fonctionne aussi en diffusion aérienne pour purifier l’air de la maison.

Le mode d’emploi ?

– Pour assainir l’air de la maison : versez 5 gouttes d’HE de ravintsara dans un diffuseur à froid ou un bol d’eau froide.
– Pour bénéficier de son action antivirale pendant la nuit : mélangez 4 gouttes de ravintsara à de l’eau, et pulvérisez sur les draps.

 À lire aussi : 5 huiles essentielles qui renforcent nos défenses immunitaires

 

4 – L’huile essentielle d’eucalyptus radiata, immunostimulante et antibactérienne

On adore l’huile essentielle d’eucalyptus radiata pour lutter contre les rhumes, rhinites et autres sinusites qui nous pourrissent la vie. Cette HE a surtout une action antivirale, due à sa richesse en eucalyptol et alpha-pinène. On l’utilise essentiellement en diffusion aérienne. En bonus, elle a une action dynamisante et relaxante sur l’organisme. Bonne nouvelle, toute la famille peut l’utiliser. On proscrit en revanche l’eucalyptus radiata si l’on souffre d’asthme ou de toux sèche.

Le mode d’emploi ?

Pour faire la guerre aux virus : diluez 10 gouttes d’HE d’eucalyptus radiata dans 30 gouttes d’une huile végétale, et diffusez par chaleur douce en gardant la pièce fermée.

 

5 – L’huile essentielle de citron, pro de la désinfection

Son délicat arôme fruité cache des propriétés fortifiantes, antivirales et assainissantes lorsqu’on l’utilise en diffusion. Elle est très efficace en période d’épidémie pour purifier l’air de la maison, et participe au bon fonctionnement du système immunitaire. Bactéricide, on peut aussi l’utiliser comme nettoyant ménager en la mélangeant à du vinaigre blanc.

Le mode d’emploi ?

– Pour assainir l’air d’une pièce : 3 gouttes d’HE de citron, mélangées à une huile végétale en diffusion douce, en gardant la porte fermée.
– Pour nettoyer les surfaces de la maison : 10 gouttes d’HE de citron, mélangées à un bol de vinaigre blanc. Vous pouvez nettoyer le frigo et le micro-ondes avec cette préparation.

 À lire aussi : Vaincre le stress grâce aux huiles essentielles

 

La fièvre chez les petits

« Ma fille de 2 ans a de la température, mais sans dépasser 38°C. Que dois-je faire contre cette petite fièvre ? » Magalie, 24 ans, Golfe-Juan

 

Commencez par ne pas vous inquiéter ! Ces petites fièvres sont courantes chez les enfants et ne durent pas en général plus de deux ou trois jours. Il faut savoir que la température normale du corps oscille autour de 37°C. On parle d’état fiévreux lorsque la température rectale dépasse 38°C chez un enfant qui ne sort pas d’un bain chaud, qui ne vient pas de faire du sport ou qui n’est pas dans un intérieur surchauffé. Ces facteurs peuvent en effet augmenter légèrement la chaleur corporelle.

 À lire aussi : L’essentiel sur la fièvre

 

La fièvre, un système de défense efficient

La fièvre est une réaction naturelle de l’organisme. Elle signifie le bon fonctionnement des mécanismes de défense qui s’activent sous l’effet d’une présence virale ou bactérienne. Déclenchée par une affection ORL, une poussée dentaire ou une vaccination, elle n’est pas forcément proportionnelle à la gravité de la pathologie. Comprenez que son intensité ne reflète pas la dangerosité de la situation et la nécessité de la traiter.

 À lire aussi : 5 maladies que vous pouvez soigner à l’homéopathie

 

Quand consulter en cas de fièvre chez bébé ?

Elle peut être momentanément élevée sans être alarmante pour autant. Si elle ne grimpe pas au-dessus de 38,5°C et ne dure pas plus de 72 heures, il est inutile de donner des médicaments à votre enfant pour la faire baisser. Pour son confort, habillez-le avec des vêtements légers, donnez-lui à boire souvent pour éviter qu’il se déshydrate et lavez-le à l’eau tiède. Normalement, la fièvre partira d’elle-même. Pas d’inquiétude à une seule condition : que la fièvre ne persiste pas au-delà de 3 jours. Attention aussi si votre petit, même atteint d’une fièvre légère, change de comportement dès le premier jour. S’il se montre irritable, est somnolent ou s’il perd l’appétit, une consultation médicale s’impose dans ces cas sans tarder.

 À lire aussi : Fièvre : quand s’inquiéter ?

 

Jane Birkin : « J’ai une confiance aveugle en la médecine d’aujourd’hui ! »

Actuellement sur les routes avec la tournée Gainsbourg symphonique, Jane Birkin publie aujourd’hui Munkey Diaries, un journal intime adressé à son singe en peluche. Rencontre – entre grâce et émotion.

 

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ce journal intime ?

Toute jeune déjà, ma mère m’avait encouragée à écrire un journal. Vers l’âge de 12 ans, ma sœur m’a offert un carnet dans lequel, le soir, je notais tout ce qui me rendait heureuse ou malheureuse. Cela me permettait de m’estimer et de mieux dormir ensuite. Je l’adressais à Munkey, mon confident, un singe en peluche habillé en jockey qui a dormi à mes côtés, partageant la mélancolie de l’internat, les lits d’hôpitaux et ma vie avec John Barry, Serge Gainsbourg, Jacques Doillon. Il a été le témoin de toutes les joies et toutes les tristesses, doté d’un pouvoir magique. Par la suite, j’ai décidé de faire une sorte d’autobiographie avec des anecdotes qui me sont revenues à l’esprit en relisant ces notes.

Quel effet cela vous fait-il de le relire ?

Au départ, je n’écrivais pas pour être lue donc je ne m’autocensurais pas. Il y a un an, quand je l’ai relu, j’avais une trouille bleue que cela sorte. J’avais peur de décevoir les gens. Et puis tout d’un coup, je me suis dit que si je faisais des commentaires entres les différents épisodes de mon journal, ce serait mieux. Je me suis laissée prendre au jeu. Il me semble flagrant qu’on ne change pas. Ce que j’étais à 12 ans, je le suis encore aujourd’hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire. Je comprends mieux pourquoi mes amours n’ont pas résisté…

Qu’est devenu votre singe en peluche ?

Je l’ai déposé à côté de Serge dans le cercueil où il reposait, tel un pharaon, afin que Munkey le protège dans l’après-vie. Mon singe est, lui, immortalisé sur la pochette de l’album Melody Nelson. Le journal Munkey Diaries regroupe les années 1957 à 1982. Un second journal sortira l’année prochaine et comprendra les années 1983 à 2013 qui correspond à la mort de ma fille Kate. Là, j’ai décidé de l’arrêter complètement.

Vous êtes actuellement en tournée avec Gainsbourg symphonique ?

Suite à la sortie de l’album Birkin/Gainsbourg, le symphonique dans lequel je reprends les plus grands tubes de Serge, j’ai entrepris une tournée mondiale intitulée Gainsbourg symphonique. Partout où nous passons, la musique de Serge transmet une émotion à couper le souffle. Je me sens le messager des belles paroles de Serge et je me sens forcément protégée. Curieusement, je pense que l’on entend mieux les mots dans cette version-là. Pour la plupart, ce sont des chansons que Serge m’a écrites lorsque je suis partie et ce sont mes favorites. Certaines comme les Dessous chics, Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ou Amour des feintes sont en quelque sorte une réponse aux questions que je me pose dans mon journal. Ces poèmes, notamment Lost Song, sont d’une très grande élégance sur la séparation. Serge chante ses douleurs et ses sentiments à lui. C’est autre chose que Ex-fan des sixties. Il y a une densité de tragédie personnelle et de beauté des paroles. Quand je chante ces chansons, j’ai l’impression d’être lui.

Vous avez participé à de nombreuses actions humanitaires. Lesquelles vous ont le plus touchée ?

J’ai été marraine du Téléthon en 2001. Je me suis investie pour Amnesty International et j’ai participé également plusieurs fois au concert des Enfoirés. Je soutiens La Maison de Kate – fondée par Kate Barry, ma fille, et gérée par l’association Aurore –, qui accueille des personnes dépendantes aux produits psychoactifs. Aujourd’hui, les actions qui me tiennent le plus à cœur sont celles que je n’ai pas encore faites. Je suis horriblement mal à l’aise devant l’accueil des migrants. Je trouve que les Allemands leur ont donné les moyens pour apprendre la langue, l’histoire de l’art (pass gratuit pour le festival du film de Berlin) avec la sensation qu’ils vont rester pour toujours. La surpopulation dans les prisons me touche beaucoup. Comment trouver la bonne solution ? Le sort que l’on réserve aux animaux m’attriste. On devrait mettre des caméras dans les abattoirs.

Êtes-vous prévoyante pour votre santé ?

Je suis très vigilante au sujet de ma voix. C’est le désespoir des chanteurs. Je prends du miel avec du thym mais il m’arrive de prendre des choses beaucoup plus radicales : cortisone et antibiotiques parce que j’ai une forte grippe et que cela fait une semaine que cela dure. Sinon, en général, je ne fais pas très gaffe ! Quand la maladie vous tombe dessus, chacun réagit à sa manière. Lorsque j’ai appris que j’étais atteinte d’une leucémie, pendant des mois, les couloirs des hôpitaux ont fait partie de mon quotidien. Je tiens d’ailleurs à remercier le corps médical. Il a fait un fabuleux travail. J’ai une confiance aveugle en la médecine d’aujourd’hui et je n’ai jamais eu peur des cliniques et des hôpitaux. Le système médical français est reconnu dans le monde entier car chez vous la médecine est à la portée de tous. Je soutiens les infirmières à fond car elles rendent l’hôpital le plus humain possible. Si le Louvre – cela a été réalisé à Avicenne, mon hôpital préféré – pouvait faire une copie de tous ses tableaux (Goya, Rembrandt, Picasso…) pour tapisser les murs des hôpitaux, cela égayerait le quotidien des malades. Des professeurs à la retraite pourraient venir dans les chambres pour parler des peintres en question aux malades. Une fois guéris, ceux-ci auraient envie de visiter les musées. Il faudrait aussi mettre des copies de statues afin que les gens puissent les toucher. C’est un apaisement que de pouvoir toucher l’art du bout de ses doigts.

Avez-vous des astuces pour rester en forme ?

Quand je suis en tournée et qu’il m’arrive de chanter du jour au lendemain dans des endroits très éloignés géographiquement, je me couche tard mais, comme je suis insomniaque, ce n’est pas grave. Cela correspond à ma nature et je ne veux pas la contrarier. Quand je ne suis pas en tournée et que je peux me le permettre, je m’assomme ! Dormir, c’est pour moi le meilleur des remèdes !

Surveillez-vous de près votre alimentation ?

Cela dépend des périodes. Je n’ai pas très faim en ce moment. Je me pousse à manger mais je ne suis pas un très bon exemple. J’aime faire la cuisine pour mes filles et pour les gens que je reçois à la maison. Bien les nourrir m’apporte une grande satisfaction. Toutefois, si je fais des excès, le lendemain c’est soupe de légumes et tisane. J’ai suivi, il y a une vingtaine d’années, la méthode Clémenceau [NDLR : une méthode de remise en forme] mais j’ai dû arrêter car je me suis cassé cinq vertèbres en tombant dans l’escalier. Aujourd’hui, mon dos est bloqué et je ne peux plus faire ces exercices de musculation indispensables. Le Pilates fait certainement beaucoup de bien.

Le fait de vieillir vous inquiète-t-il ?

À 37 ans, j’avais peur d’avoir dix ans de plus. Aujourd’hui, à 71 ans, la trouille n’existe plus. Je me sens soulagée. Tant que l’on reste curieux, on est bien vivant. La curiosité est une motivation qui n’a pas d’âge. Je ne suis pas toujours très sûre de mon chemin mais le fait de pouvoir soutenir les autres m’aide à avancer. Je me rends compte tout de même de ma chance d’être toujours là !

À lire

À lire

Munkey Diaries, le premier journal intime de Jane Birkin, aux éditions Fayard. Il regroupe la période entre 1957 et 1982. Un second volet sortira en 2019.

 

Booster sa sérotonine pour résister à la déprime saisonnière

La bonne humeur, c’est l’une des clés du bien-être. Plusieurs facteurs extérieurs entrent en jeu pour garder le moral, et bien sûr, notre organisme a son rôle à jouer, et pas des moindres. Dans la famille des hormones du bonheur, on demande la sérotonine, qui agit sur notre sentiment de bonheur. On vous explique le fonctionnement de cet anti-dépresseur naturel, son rôle et les astuces pour la stimuler.

 

La sérotonine est une des quatre substances chimiques produites par l’organisme ayant une incidence sur le bonheur. Ce « quatuor de la chimie du bonheur » est formé par la sérotonine, la dopamine, l’endorphine et l’ocytocine. On les appelle aussi les « hormones du bonheur », bien que la sérotonine et la dopamine ne soient pas à proprement parler des hormones (produites par des glandes) mais des neurotransmetteurs.

 

Le rôle de la sérotonine dans l’organisme

Neurotransmetteur ou neuromodulateur, la sérotonine permet à différents neurones de communiquer entre eux. Elle est en partie sécrétée par les neurones mais il est important de noter que 95 % de la sérotonine produite dans le corps est fabriquée dans l’intestin ! Elle circule ensuite dans le sang (les plaquettes) avant d’être recapturée par les neurones, et ainsi transmettre une information. Après avoir effectué ce processus, la sérotonine est transformée en acide 5-hydroxyindole, et éliminée sous cette forme dans les urines.

Les effets de la sérotonine sont complémentaires avec ceux de la dopamine. Ils agissent sur l’humeur, le sentiment d’estime de soi, le bien-être. C’est lorsque la sérotonine circule dans le sang que l’on parle de sérotonine disponible et qu’elle produit ses effets bénéfiques.

 À lire aussi : On a trouvé la recette du bonheur

 

La sérotonine : un antidépresseur naturel ?

Chez certaines personnes, les neurones recapturent trop vite la sérotonine, ce qui fait baisser son taux. On mesure le taux de sérotonine dans le sang par un dosage sérique dont les valeurs usuelles sont comprises entre 50 et 300 microgrammes par litre. Les personnes en manque de sérotonine sont bien souvent sujettes à la dépression. 5 à 10% de la population Française est concernée par cette maladie. Les médicaments antidépresseurs agissent contre les mécanismes de recapture de la sérotonine, ce qui augmente la sérotonine disponible… et donc le sentiment de bonheur. Magique. On retrouve des taux de sérotonine faibles dans les cas de dépression, mais aussi des pathologies comme la maladie de Parkinson.

Certaines drogues comme l’ecstasy donnent une impression éphémère de bonheur en faisant brutalement grimper le taux de sérotonine. Mais cet effet est suivi par un contrecoup tout aussi brutal, et une diminution drastique des taux normaux de sérotonine de plus de 50%, provoquant une « descente » difficile à supporter.

Une carence en sérotonine entraine des troubles sur le moral et, par effet domino, sur le comportement : désinhibition, agressivité, rapport à la douleur modifié, impulsivité, pessimisme, irritabilité, sentiment de solitude et d’inutilité, etc.

 

Les aliments pour booster sa sérotonine

Pour booster son taux de sérotonine, il faut miser le tryptophane, un acide aminé essentiel qui est naturellement transformé en sérotonine (et également en mélatonine, hormone du sommeil). On trouve le tryptophane directement dans certains aliments, bien qu’il soit rare et en petite quantité. Voici des mets à privilégier si votre taux de sérotonine est bas.

Côté mer, cap sur la morue salée, les œufs de poisson, la seiche, le thon, le poulpe, l’araignée de mer, les anchois, ou même le caviar si c’est jour de fête !

Jetez-vous sur des graines rôties de courge, soja, sésame, et tournesol. Vous êtes plutôt team fromage : foncez sur le parmesan, la mozzarella, le gruyère, l’emmental, le gouda, l’edam, le port-salut, le brie, le fromage de chèvre… vous avez l’embarras du choix !

Pour les carnivores, on privilégie le lapin, le sanglier, le veau, la dinde et le poulet rôtis, ou encore l’agneau. Les végétariens préféreront les légumineuses : pois cassés, lentilles, haricots secs.

Quant à l’avoine, la banane et les œufs, ils favorisent la production de tryptophane. Il existe également des compléments alimentaires riches en tryptophane, qui vont donc aider à booster le taux de sérotonine.

 À lire aussi : 5 aliments qui pompent notre énergie

 

Les astuces pour doper son taux de sérotonine

Pour faciliter la circulation du tryptophane présent dans l’organisme vers le cerveau, il est conseillé de pratiquer une activité physique, d’éviter de consommer de la viande ou des produits laitiers le soir, et de privilégier les glucides lents.

Enfin, l’exposition à la lumière du jour aide aussi à synthétiser la sérotonine, donc n’hésitez pas à prendre votre pause déjeuner en extérieur si les températures le permettent ! Notamment en période hivernale où l’on a tendance à moins voir le soleil.

 À lire aussi : Les bienfaits de la marche pour garder la forme

 

Les différents types d’acnés

Que faire en cas d’acné ? Les traitements locaux sont-ils suffisants ? Nathan, 15 ans

 

L’acné est liée à une production anormale de sébum (hyperséborrhée) qui résulte d’une hypersécrétion des glandes sébacées sous le contrôle des hormones mâles. La testostérone est celle qui joue le plus grand rôle, que vous soyez fille ou garçon. Ensuite le sébum s’accumule dans le follicule pilo-sébacé et des micro-organismes prolifèrent dans le pore bouché. Cette kératinisation anormale obstrue l’ouverture du canal excréteur et forme soit des comédons ouverts (points noirs), soit des comédons fermés ou microkystes.

 

Des formes plus ou moins sévères

Les comédons peuvent s’accompagner de lésions inflammatoires superficielles : les papules (rouges), les pustules (recouvertes de pus) et les nodules, plus profonds. Chez l’adolescent les deux formes d’acné les plus fréquentes sont l’acné rétentionnelle (comédons et microkystes), non inflammatoire, et l’acné papulo-pustuleuse qui peut laisser des séquelles cicatricielles. La forme nodulaire est rare chez l’adolescent. On parle d’acné minime ou modérée si les problèmes se limitent à quelques comédons sur les ailes du nez ou le front, et d’acné sévère si des placards acnéiques se forment sur le dos ou le thorax.

 À lire aussi : Notre DOSSIER – L’acné

 

Beaucoup de patience et d’assiduité

Les traitements locaux sont suffisants si les lésions sont superficielles, peu inflammatoires et bien localisées. Ils agissent sur les trois composantes de l’acné : la séborrhée avec les antiséborrhéiques, l’hyperkératinisation avec les kératolytiques et l’inflammation avec les anti-inflammatoires et antibactériens. Les traitements sont longs, leurs effets ne sont pas immédiats et les symptômes peuvent s’aggraver en début de traitement. C’est normal et cela ne doit pas faire abandonner le traitement. Quand l’acné se complique, le médecin prescrit un traitement oral en complément du traitement local. Certains produits prescrits sont irritants et, pour prévenir leurs inconvénients, il convient de diminuer leur concentration, d’espacer les applications (un jour sur deux ou un jour sur trois), ou d’utiliser des crèmes émollientes pour atténuer la sécheresse cutanée.

 À lire aussi : Un joli teint toute l’année, c’est possible

 

Les règles d’hygiène au quotidien

Malheureusement il n’y a aucun moyen de prévenir l’acné ou de modifier le terrain.

Toutefois, une toilette quotidienne faite avec précaution et des soins appropriés peuvent améliorer une acné débutante. Le premier geste consiste à nettoyer la peau avec des produits doux ne contenant ni alcool ni savon comme les gels nettoyants moussants, véritables shampooings cutanés. Il est déconseillé de frotter ou d’abraser la peau et encore moins de tripoter et de percer les boutons. L’autre précaution consiste à apaiser et hydrater la peau avec des soins adoucissants et équilibrants. La tendance est aux formules qui combinent plusieurs soins.

 À lire aussi : Visage, le froid n’aura pas votre peau

 

Les gestes complémentaires

Les pulvérisations d’eaux thermales soulagent et hydratent instantanément. Les masques purifiants absorbent l’excès de sébum et les impuretés, les exfoliants doux réalisent un peeling superficiel et éliminent les cellules mortes. On peut les utiliser une ou deux fois par semaine. Le délicat problème du rasage peut être résolu par l’emploi de mousses à raser anti-irritantes et antiseptiques. Pour les jeunes filles coquettes, le maquillage n’est pas interdit à condition d’utiliser des fonds de teint non gras, non comédogènes. Il existe des soins teintés spécifiques qui couvrent les boutons. Les produits matifiants sont aussi une bonne solution pour masquer les imperfections et empêcher la peau de briller.

Tout savoir sur la rougeole

Tout le monde connaît la rougeole de nom, mais savez-vous vraiment à quoi correspond cette maladie ? Très contagieuse, la rougeole touche le plus souvent les jeunes enfants. Elle se guérit bien dans de nombreux cas, mais ses complications peuvent être très sérieuses. On fait le point sur cette maladie.

 

La rougeole est une fièvre éruptive qui touche principalement des enfants en âge préscolaire, les bébés de moins de 6 mois étant encore protégés par les anticorps maternels (si la mère a eu la rougeole ou a été vaccinée). Très contagieuse, chaque malade peut contaminer entre 15 et 20 personnes ! Cette maladie virale est la fièvre éruptive qui touche (encore) le plus grand nombre d’enfants dans le monde, malgré des campagnes de vaccination importantes. Le principal risque n’est pas tant la maladie en elle-même que les complications qu’elle génère parfois, qui génèrent une forte mortalité dans les pays du Tiers-Monde.

 

Brève description de la rougeole

Provoquée par un paramyxovirus, la rougeole se manifeste par une éruption cutanée importante, précédée d’une conjonctivite, d’une rhinite, parfois d’une toux accompagnée d’une fièvre importante et d’une grande sensation de fatigue. Le virus se transmet via la salive des sujets infectés, et l’incubation dure dix jours. Le malade est contagieux environ cinq jours jours avant l’éruption, et le virus disparaît du sang quatre jours après le début de l’éruption.

Si elle n’entraîne pas de complication, la maladie guérit en une dizaine de jours. La rougeole étant très contagieuse, le médecin qui pose le diagnostic est tenu de signaler chaque cas aux autorités sanitaires.

 À lire aussi : La scarlatine, une maladie infantile spectaculaire

 

Les symptômes de la rougeole

 

La maladie se manifeste en deux temps. D’abord par une rhinite, une conjonctivite, une forte toux, une asthénie (grande fatigue) et une forte fièvre, pouvant monter jusqu’à 40°C. Pendant cette première phase, le malade peut aussi se plaindre de douleurs abdominales, de difficultés à manger, de vomissements et de diarrhée. Le signe de Köplik permet de poser un diagnostic de rougeole dès ce stade. Il correspond à de petites tâches blanches à l’intérieur des joues au niveau des prémolaires, qui disparaissent avec l’éruption cutanée.

Au bout de trois à quatre jours apparaît l’éruption cutanée caractéristique de la rougeole. Elle consiste en de petites taches très rouges, plus ou moins en relief, qui laissent visibles des plages de peau saines. Elles apparaissent d’abord sur le visage, derrière les oreilles, puis descendent progressivement sur le corps pour atteindre les pieds après trois jours. Elle disparaît en six à huit jours environ.

Jusqu’à la guérison, le malade reste fébrile et ressent une intense fatigue. La rhinite et la conjonctivite disparaissent progressivement, mais la toux peut persister jusqu’à la fin de la rougeole. Tout au long de la convalescence, les malades restent plus exposés à d’autres virus, leur système immunitaire ayant été mis à rude épreuve par la rougeole.

Une fois guéri, le malade est immunisé à vie contre le virus de la rougeole.

 

Les complications les plus fréquentes de la rougeole

Ce sont malheureusement elles qui font de la rougeole une maladie parfois mortelle. Elles se développent dans environ 30% des cas, et surviennent le plus souvent chez les nourrissons avant qu’ils ne soient vaccinés, les adolescents et les adultes.

Les complications sans gravité de la rougeole

Le virus peut provoquer des complications qui restent bénignes comme :

  • Des troubles O.R.L : otite aiguë, laryngite,
  • Des diarrhées prolongées
  • Des bronchites

Les complications sérieuses de la rougeole

Parfois, le virus provoque l’apparition de pathologies très sévères pouvant conduire à une hospitalisation et mettre en péril la vie du malade.

  • Une pneumonie (dans 6% des cas).
  • Une kératoconjonctivite avec possible perte de la vue.
  • Des lésions au foie ou aux reins.
  • Des complications neurologiques, comme l’encéphalite, qui survient dans un cas sur mille. Elle entraîne une forte fièvre, des maux de tête, des troubles de la conscience, et peut provoquer de graves séquelles irréversibles (troubles mentaux, paralysie, épilepsie), voire entraîner le décès du malade.
Bon à savoir

Bon à savoir

On constate une recrudescence des cas de rougeole en France depuis 2017. 913 cas ont été déclarés, qui ont entraîné 201 hospitalisations et un décès. Entre 2008 et 2016, sur les 24 000 cas de rougeole déclarés en France, 1 500 ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique, et 10 sont décédés. Les autorités de santé publique rappellent que la vaccination est la seule protection efficace contre le virus.

  À lire aussi : Une couverture vaccinale insuffisante en France

Les complications selon le terrain

Les patients les plus fragiles courent davantage de risques de développer des complications, et notamment les enfants souffrant de mucoviscidose, d’insuffisance respiratoire ou de malformations cardiaques. Les nourrissons nés de mères non protégées contre la rougeole sont également davantage à risque.

Chez les femmes enceintes, contracter la rougeole est grave. La maladie peut provoquer une pneumopathie chez la mère, des anomalies fœtales, une naissance prématurée voire le décès du fœtus, et une rougeole néonatale chez le nouveau-né si la future mère attrape la rougeole en fin de grossesse.

 

Le vaccin, seul barrage à l’épidémie de rougeole

Le vaccin contre la rougeole est devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2018. Il protège de la maladie dans près de 100% des cas après administration de deux doses de vaccin entre 12 et 18 mois. Le vaccin peut provoquer une réaction bénigne dans les 8 jours suivant son administration, avec une fièvre modérée et une éruption cutanée.

Le taux de couverture vaccinale reste insuffisant en France chez les nourrissons et les 15-35 ans, ce qui explique la récente recrudescence de cas de rougeole. Une vaccination de rattrapage est proposée à tous les citoyens nés depuis 1980 : et si vous jetiez un coup d’œil à votre carnet de santé ?

 À lire aussi : La vaccination contre la grippe, c’est maintenant