5 diabètes plutôt que 2 ? Vers une révolution dans le diabète

Coup de tonnerre dans l’univers du diabète : des scientifiques estiment qu’il n’y a pas deux mais cinq types de diabètes différents, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus personnalisés selon ces sous-groupes.

 

Le diabète est l’une des maladies les plus répandues aujourd’hui : avec 425 millions de malades dans le monde selon la Fédération internationale du diabète, on parle désormais de pandémie. Et les perspectives ne sont pas très encourageantes, puisque l’OMS prévoit 622 millions de diabétiques d’ici 2022…

Les malades se répartissent (jusqu’ici) entre deux types de diabète : le diabète de type 1, et le diabète de type 2, qui correspondent à des troubles d’assimilation des sucres, et qui provoquent une hyperglycémie, c’est-à-dire un taux de glucose trop élevé dans le sang.

 

Caractéristiques principales du diabète de type 1 et 2

Le diabète de type 1 (insulino dépendant), qui représente environ 6 % des cas, survient souvent chez l’enfant ou le jeune adulte, de manière soudaine. Le pancréas du patient ne produit plus assez d’insuline pour équilibrer le taux de glucose dans le sang.

Les diabétiques de type 2 (près de 92 % des patients)1 souffrent d’une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang. En cause : l’obésité, la sédentarité et de mauvaises habitudes alimentaires. Dans les deux cas, cette maladie se soigne mais ne se guérit pas : les diabétiques restent toute leur vie sous surveillance médicale et dépendants de leur traitement.

 À lire aussi : Sucre ou sucres… une confusion fréquente et problématique

 

Une nouvelle classification des diabètes proposés par des chercheurs

La revue Lancet Diabetes & Endocrinology a publié une étude suédoise qui propose l’existence de cinq catégories de diabètes, en s’appuyant sur leur degré de gravité. Pour cela, ils ont scruté pendant 10 ans les données de plus de 13 000 patients, dont leur production d’insuline, leur taux de glucose dans le sang ou l’âge d’apparition de la maladie. Ils ont abouti à cinq nouvelles catégories : la première correspond au diabète de type 1, et les quatre suivantes à des subdivisions du diabète de type 2.

 

Quelles sont les caractéristiques des nouvelles catégories de diabète de type 2 ?

Elles se distinguent par leur sévérité : l’une par un risque plus élevé de rétinopathie (atteinte de la rétine qui touche près de 50% des diabétiques de type 2), et l’autre une résistance importante à l’insuline provoquant des risques d’atteinte rénale.

Les deux dernières sont moins sévères. La première concerne les patients obèses développant jeunes la maladie, et la deuxième des patients plus âgés, qui représentent le groupe le plus important avec environ 40% des patients.

 À lire aussi : Diabète de type 2, de l’importance du dépistage

 

Bientôt des comprimés d’insuline pour remplacer les piqûres dans le diabète de type 1 ?

Les injections d’insuline sont aujourd’hui le seul moyen pour les diabétiques de type 1 de remplacer l’hormone que leur pancréas ne produit plus. Ils reçoivent des injections quotidiennes (via une pompe ou des piqûres) qui leur permettent de contrôler leur glycémie. Mais ces injections répétées nuisent à leur qualité de vie, et tout écart de traitement peut avoir de très graves conséquences.

De nombreux scientifiques travaillent à des formulations permettant d’administrer l’insuline en traitement oral afin de pallier à cela. Ils sont confrontés à deux problèmes : la sensibilité de l’insuline à l’acidité gastrique, et sa grande taille qui gêne l’absorption intestinale.

Bonne nouvelle : des chercheurs de Harvard2 ont mis au point des gélules résistantes à l’acidité de l’estomac, et dont l’enveloppe se dissout dans l’intestin pour libérer l’insuline. Afin de parer à la dégradation de l’insuline par les enzymes de l’intestin, l’insuline est transportée dans une solution capable de franchir les barrières intestinales pour qu’elle soit absorbée par le sang. A ce jour, le procédé n’a été testé que sur des animaux – avec succès : on attend désormais les essais cliniques chez l’homme !

 

1 – Les 2% restants concernent les autres types de diabète (MODY, LADA ou diabète secondaire à certaines maladies ou prises de médicaments) – Source Fédération internationale du diabète

2 – Deliverin insulin with a pill, juin 2018

Les solutions en cas d’apnées du sommeil

« On m’a diagnostiqué des apnées du sommeil. Quelles sont les solutions proposées pour les soigner ? », Jean-Denis, 54 ans

 

Cette maladie peut être très bien traitée. Mais elle revêt plusieurs formes, de légère à sévère. Généralement, on estime les cas sévères lorsque la personne fait plus de 30 arrêts respiratoires par heure.

 

Plus d’hygiène, moins d’apnées

Si ces arrêts se situent entre 5 et 15, il suffit généralement de suivre des règles hygiéno-diététiques. A Commencer par la suppression de l’alcool et le tabac. Il convient aussi de modifier sa position pour dormir. Dormir sur le côté, et non sur le dos, peut réduire de moitié le nombre d’obstructions pendant la nuit. Les repas copieux le soir sont à éviter. Une digestion difficile entraine un sommeil de mauvaise qualité, ce qui peut augmenter la fréquence des arrêts respiratoires. Enfin, réduire ou maintenir son poids, selon qu’il est trop important ou non. La graisse se loge en effet dans tous les tissus, y compris celui du fond de la gorge. Cela contribue à aggraver un syndrome d’apnée.

 À lire aussi : Les secrets du régime Okinawa

 

Des orthèses dentaires en cas d’apnées modérées

En cas d’apnées modérées, c’est à dire avec un indice apnées-hypopnées compris entre 15 et 30, il existe des propulseurs mandibulaires. Appelés orthèses, ces petits appareils sont réalisés sur mesure par des praticiens dentaires. Ils se placent dans la bouche et ont pour but de pousser la mâchoire inférieure en avant pour empêcher la langue de se plier et de bloquer le passage de l’air quand on dort.

 À lire aussi : DOSSIER – Les clés d’un sommeil réparateur

 

Au-delà de 30 apnées par heure, le masque PPC

Maintenant, en cas d’apnée sévère, la PPC, c’est à dire la machine à pression positive continue, est actuellement le traitement de référence. Reliée à un masque positionné sur le nez, quelques fois sur le nez et la bouche, cette petite machine à turbine envoie l’air ambiant dans les narines. L’air propulsé évite que les voies aériennes se ferment et facilite la respiration. Pour un traitement efficace, il est important d’utiliser tous les jours la PPC.

 À lire aussi : FICHE SANTE – L’apnée du sommeil