Dites stop à la colopathie fonctionnelle

Caractérisé par des douleurs abdominales chroniques, la colopathie fonctionnelle, aussi appelée syndrome de l’intestin irritable ou syndrome du côlon irritable, est pénible à vivre au quotidien. Quelles sont ses causes ? Peut-on la soigner ? Et comment la prévenir ? On fait le tour de la question.

 

On parle de colopathie fonctionnelle lorsqu’un patient se plaint de douleurs chroniques au ventre qui surviennent plus de trois jours par mois depuis au moins six mois. Ce trouble du fonctionnement de l’intestin provoque spasmes, ballonnements, constipation et / ou des épisodes de diarrhée. On estime que le syndrome de l’intestin irritable touche environ 15% de la population européenne, en majorité les femmes. Cette maladie reste bénigne, mais a d’importantes répercussions sur la vie sociale et intimes des patients, notamment en raison des diarrhées imprévisibles et des crises de douleur.

 

Les symptômes de la colopathie fonctionnelle

Ce trouble se manifeste de manière différente et plus ou moins forte selon les individus. Voici les symptômes les plus caractéristiques.

  • Douleurs, spasmes et crampes abdominales, très fréquents.
  • Episodes de constipation et de diarrhée, souvent en alternance.
  • Ballonnements, flatulences.
  • Sensation d’évacuation incomplète des selles.
  • Présence de glaires dans les selles (mais pas de sang)

D’autres symptômes connexes peuvent survenir pendant la digestion, comme des maux de tête et des nausées. Certains patients ressentent aussi des douleurs pelviennes, ou des lombalgies.

Intolérance au gluten ou pas ?

Intolérance au gluten ou pas ?

Les symptômes provoqués par une maladie cœliaque (intolérance au gluten) sont très proches de ceux de la colopathie fonctionnelle. En cas de diarrhée, on préconise aujourd’hui de réaliser un test permettant d’exclure la maladie cœliaque avant de poser le diagnostic de syndrome de l’intestin irritable.

 

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Les causes du syndrome de l’intestin irritable

Les facteurs déclencheurs du syndrome de l’intestin irritable restent flous pour les médecins, qui attribuent ce trouble à un problème de motilité intestinale, et notamment du côlon. Kézaco ? Les muscles lisses chargés de faire progresser le bol alimentaire dans l’intestin se contractent trop, ou pas assez, provoquant alors des troubles du transit et des douleurs.

On estime également que le syndrome du côlon irritable est plus fréquent chez les gens ayant une sensibilité exacerbée au niveau des intestins, qui ressentent alors de manière douloureuse les dilatations et contractions liées à la digestion. La plus forte prévalence de ce trouble chez les femmes semble indiquer une cause hormonale, mais à ce jour, rien n’a encore été démontré.

Plus on avance dans la connaissance du microbiote (la fameuse flore intestinale et ses cent mille milliards de bactéries) et son rôle prépondérant dans notre équilibre global, plus on estime qu’il joue aussi un rôle dans l’apparition de la colopathie fonctionnelle : plusieurs études sont en cours afin de mettre en évidence ces liens.

Enfin, les facteurs psychologiques entrent en ligne de compte. Le stress peut déclencher ou aggraver les spasmes abdominaux et la diarrhée, quand l’anxiété rime souvent avec constipation.

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Quel traitement pour le syndrome de l’intestin irritable ?

Eh bien pour l’instant… il n’y en a pas. Les médicaments disponibles soulagent les symptômes sans régler les causes. Côté pharmacopée traditionnelle, selon la nature et l’intensité des troubles, la prise de laxatifs, anti-diarrhéique ou anti-spasmodiques apportent une amélioration temporaire. Les patients souffrant de ballonnements sont souvent soulagés par la prise de charbon végétal actif. Sa porosité lui donne d’intéressantes propriétés absorbantes, capables de capturer les toxines mais aussi les gaz qui distendent l’intestin.

On peut aussi suivre une cure thermale, dont les bienfaits se prolongent plusieurs mois après la cure. Les cures de Chatel-Guyon et de Plombières-les-Bains sont spécialisées dans les soins du syndrome de l’intestin irritable.

Ces différents traitements doivent néanmoins rester ponctuels, ce qui oblige les patients à considérer leur rythme et hygiène de vie de manière globale afin d’éliminer les facteurs exogènes déclencheurs et aggravants.

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Comment prévenir la colopathie fonctionnelle ?

On sait que les émotions, le stress, l’anxiété, jouent un rôle dans l’apparition du syndrome de l’intestin irritable. La recherche du calme, via la pratique du yoga ou de la méditation, est essentielle pour les patients atteints de ces troubles, et ceux qui souhaitent prévenir leur apparition.

Une bonne hygiène de vie, intégrant la pratique régulière d’un sport et un temps de sommeil suffisant, est aussi indispensable au bon fonctionnement du système digestif.

 

Revoir son alimentation pour lutter contre le SII

L’alimentation doit également être repensée. Lors des crises de diarrhées, il faut limiter la consommation de fibres insolubles (céréales entières, crudités, fruits à coques, etc.) jusqu’à ce que l’intestin soit moins irrité. On privilégie alors les viandes blanches, les produits de la mer, le riz blanc, les fruits légumes bien cuits.

Sur la durée, on rétablit une alimentation équilibrée en réintroduisant progressivement les aliments écartés le temps de la crise afin d’identifier ceux qui déclenchent les troubles. Voici les principes d’un régime alimentaire favorisant le bon fonctionnement de l’intestin :

  • Privilégier les fibres solubles qui limitent les phénomènes de distension et contraction de l’intestin : avoine, orge, pommes et pommes de terre épluchées, haricots rouges, oignons.
  • Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour, jamais glacée, et en fractionnant bien ses prises pour ne pas provoquer de distension abdominale.
  • Fractionner les repas pour ne pas surcharger le système digestif.
  • Eviter les crudités au profit des légumes cuits, en privilégiant ceux qui apportent peu de fibres insolubles (carottes, courgettes, patates douces, etc.).
  • Consommer des produits à base de soja
  • Boire des tisanes aux vertus apaisantes (camomille, menthe, fenouil qui facilite la digestion).

Pour aller plus loin, plongez-vous dans la lecture du guide Syndrome de l’intestin irritable, par Mélanie Duféey . Cette méthode anti-douleur propose des exercices, des pistes en aroma & phytologie, et de nombreuses recettes imaginées pour les ventres sensibles.

 

Rendre ses cicatrices moins visibles

« J’ai une cicatrice sur le visage, et cela me complexe. Existe-t-il des moyens pour la faire disparaître ? », Isabelle, 51 ans

 

Tout dépend de l’âge de la cicatrice, de sa catégorie et de ce qui l’a engendrée… Consécutive à une blessure, une brûlure, un acte chirurgical, ou encore séquelle d’acné ou de varicelle, une cicatrice résulte d’un processus de réparation qui requiert entre 18 à 24 mois. On peut favoriser cette réparation et minimiser les traces inesthétiques de plusieurs façons. Tout d’abord par une alimentation variée et suffisante qui apportera les vitamines et les protéines nécessaires au bon déroulement de ce processus de réparation. On réduit en revanche les apports de sucre ! Et on dit adieu au tabac qui réduit la circulation dans les capillaires (les plus petits vaisseaux sanguins), empêchant ainsi une bonne oxygénation de la peau.

 À lire aussi : CONSEIL DE PHARMACIEN – Comment améliorer sa cicatrisation ?

 

Protection solaire impérative

Pour rappel, seules les blessures ne présentant aucun signe de gravité seront prises en charge à domicile. Il faut parfaitement désinfecter la plaie après l’avoir lavée à l’eau et au savon. Quand une croûte de protection s’est formée, il faut la laisser tomber d’elle-même. Une fois la cicatrisation achevée, on peut limiter les éventuelles irritations en utilisant un savon surgras pour la toilette. Une hydratation convenable assouplit la peau et diminue les rougeurs. Des massages contribuent également à la souplesse de la zone lésée. Prenez soin de ne pas exposer la cicatrice au soleil pendant plusieurs mois, voire pendant les deux premières années. Pour une cicatrice sur le visage ou toute autre zone non couverte par des vêtements, il vous faut donc appliquer une protection solaire SPF50.

Des soins locaux : masser les cicatrices

En pommade, en gel, en crème, des produits à visée cicatrisante, à appliquer en massage une à deux fois par jour, réduisent le risque de cicatrice. Dédiés à stimuler le renouvellement cellulaire, à prévenir l’épaississement cutané, à apaiser les sensations d’inconfort ou à éviter l’infection, ils recourent à des agents antibactériens, du zinc, du collagène ou de l’acide hyaluronique.

Les pansements ou gels de silicone peuvent aussi bien être utilisés en prévention pour accélérer la cicatrisation d’une plaie récente que pour traiter une cicatrice hypertrophique (présentant des boursouflures par exemple).

À lire aussi : Comment favoriser la cicatrisation des plaies superficielles ?

 

Des lasers à la reprise chirurgicale

Atténuer une cicatrice ancienne peut requérir les compétences d’un dermatologue. Des produits topiques plus concentrés que ceux disponibles en pharmacie à la reprise chirurgicale de la cicatrice, en passant par les différents lasers disponibles aujourd’hui, des solutions existent.

Miel en pansement

Miel en pansement

Aromathérapie, homéopathie ou phytothérapie ont également un rôle à jouer pour favoriser la cicatrisation ou réduire une cicatrice. Et même le miel ! Ce remède de grand-mère a depuis quelques années prouvé son efficacité en milieu hospitalier dans la prise en charge de certaines plaies post-opératoires notamment. Bactéricide, antiseptique, il est aussi doté de propriétés cicatrisantes. Des pansements imprégnés de miel à usage médical existent d’ores et déjà en pharmacie. Demandez conseil !

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Un quart des décès et des séquelles graves liés aux méningites sont évitables

C’est le cri d’alarme lancés par des chercheurs de l’Inserm, des pédiatres des CHU de Nantes et du Grand-Ouest et de l’AP-HP. Ecoutons-les.

 

Les chercheurs ont démontré* que 25% des décès et des séquelles graves survenus chez des enfants avec une infection bactérienne sévère auraient pu être évités par la simple application du calendrier vaccinal. La défiance à l’égard de la vaccination pousse certains parents à ne pas faire vacciner leurs enfants ce qui expose alors certains enfants et notamment les bébés, plus vulnérables, à des dangers pourtant évitables.

Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, la vaccination contre les deux principales bactéries responsables de ces infections est obligatoire – il s’agit des vaccins anti-pneumocoque et anti-méningocoque C. Mais il faut savoir que ceux nés avant n’étaient pas soumis à cette obligation et qu’alors des enfants n’ont pas reçu ces vaccins (qui n’étaient alors que recommandés). Il est bien évidemment possible d’y remédier en appliquant les recommandations de rattrapage.

Calendrier vaccinal 2018 à retrouver sur le site vaccination-info-service.fr

* travail paru dans la revue Paediatric and Perinatal Epidemiology

Son nez coule !

Le rhume, dû à des virus très contagieux, est une infection inévitable durant l’enfance, du fait de l’immaturité des défenses naturelles des tout-petits.

 

Très fréquent, le rhume est un mal nécessaire pour la future immunité de bébé. Jusqu’à l’âge de 6 mois, bébé est en principe à l’abri des petites infections car il est protégé par les anticorps maternels transmis pendant la grossesse, puis éventuellement, pendant l’allaitement. 

 

Le rhume, facile à reconnaître

Les symptômes du rhume sont très faciles à reconnaître. Bébé éternue, son nez coule, puis les sécrétions peuvent s’épaissir et une fièvre apparaître, ainsi qu’une toux. Il est gêné pour téter ou boire son biberon ; il pleure souvent et dort mal. Bénin, le rhume devrait disparaître au bout d’une dizaine de jours.

 

Nettoyer le nez de bébé encore et encore

Chez le nourrisson et le petit enfant, le lavage de nez avec du sérum physiologique est essentiel pour réduire l’encombrement nasal. Il doit être régulièrement répété, de préférence avant chaque biberon. Lorsque le nourrisson est âgé de moins de 6 mois, cette opération peut s’avérer délicate, mais il faut savoir qu’elle est indolore pour bébé. Comment faire ? Allonger bébé sur le dos et maintenir sa tête sur le côté. Placer l’embout de la dosette de sérum physiologique à l’entrée de la narine supérieure ; appuyer sur le corps de la dosette pour introduire son contenu dans la narine. En même temps, fermer la bouche de l’enfant afin que les sécrétions ressortent par l’autre narine. Répéter cette opération pour l’autre narine en lui tournant la tête de l’autre côté. À partir de l’âge de 6 mois, vous pouvez utiliser toujours les dosettes de sérum physiologique ou un pulvérisateur contenant une solution saline à base d’eau de mer.

Le lavage de nez est préférable à l’utilisation du mouche-bébé, moins efficace. En outre, le mouche-bébé ne doit s’utiliser qu’après le lavage pour aspirer les sécrétions restantes.

 À lire aussi : Nettoyer les dents de bébé

 

Quand consulter un médecin ?

Consultez un médecin si votre bébé a moins de 3 mois pour éviter une bronchiolite ou une insuffisance respiratoire.

Après 3 mois, consultez si la fièvre dépasse 38°C, s’il a du mal à respirer, à manger, s’il tousse, s’il se frotte les oreilles et est grognon, si ses yeux sont collés au réveil ou coulent beaucoup.

En cas de fièvre, du paracétamol peut être prescrit (lire encadré « À savoir »). Faites boire régulièrement bébé.

Avant l’âge de 2 ans, ne lui donnez jamais de sirop contre la toux ni de produits à base de camphre, de menthol ou d’huiles essentielles.

 À lire aussi : Fiche santé – La Bronchiolite : symptômes et traitement

 

La prévention avant tout

La prévention avant tout

  • Les virus se transmettent de façon directe ou indirecte par la salive, les éternuements, la toux, les mains et les objets contaminés. Il faut donc se laver soigneusement les mains avant de toucher bébé. Ne pas l’embrasser en cas de rhume, se protéger avec un masque si besoin. Le tenir éloigné des personnes enrhumées et des lieux enfumés.
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  • La chambre de bébé doit être régulièrement aérée, pas trop chauffée (moins de 20 °C) et humidifiée.
À savoir

À savoir

Bien respecter la posologie et la présentation de paracétamol pour un enfant de moins de 50 kg. Ne pas dépasser 60 mg/kg/j à répartir en 4 à 6 prises – c’est-à-dire environ 10 mg/kg à renouveler si besoin toutes les 4 heures ; ou environ 15 mg/kg à renouveler si besoin toutes les 6 heures.

 

Combattre le stress avec la phytothérapie

« Que penser de la phytothérapie pour faire baisser mon stress persistant ? », Martin, 49 ans

 

Ne pensez que du bien des effets de la phytothérapie contre les différents stress. Vous vous sentez déprimé sans raison particulière, vous êtes anxieux à cause d’une situation momentanée, surmené par le quotidien, ou angoissé et épuisé à cause d’insomnies à répétition ? Les plantes sont une aide précieuse. Elles contiennent en effet des principes actifs connus pour faire baisser dans l’organisme les hormones responsables du stress.

Une agression permanente ?

En temps normal, votre système endocrinien produit cortisol et adrénaline par pics pour vous permettre de réagir tout de suite lors d’une situation stressante, une agression physique ou émotionnelle. Ces hormones boostent l’énergie, accélèrent les battements du cœur et la respiration… Une fois le « danger » passé, leur sécrétion revient à la normale et tout rentre dans l’ordre. Le problème se pose quand l’agression que vous subissez est permanente. Les hormones sont alors fabriquées en quantité telle que leur taux reste élevé. Résultat, vous êtes tout le temps stressé. Pour faire baisser les hormones du stress, la phytothérapie est une alliée idéale car dénuée de risque d’accoutumance.

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Question de sevrage

Les molécules des plantes présentent peu de problèmes de dépendance, contrairement à certains médicaments allopathiques destinés à soulager les états d’anxiété. En outre, quand on prend ces derniers régulièrement, il peut être difficile de se sevrer si on estime ne plus en avoir besoin. Pour rappel, il est fortement déconseillé d’arrêter un traitement par anxiolytiques sans en parler avec le médecin prescripteur : il faut parfois diminuer la posologie par paliers.

En relais d’un traitement allopathique ou en première intention, il existe de nombreuses plantes aux propriétés antistress. Trois exemples.

La passiflore, idéale pour retrouver le sommeil

Vous vous sentez tendu, oppressé, vous avez du mal à trouver le sommeil parce que votre cerveau bouillonne en permanence… Il est clair que vous avez besoin de détendre votre corps comme votre esprit. En favorisant le sommeil, Passiflora incarnata, en infusion ou en gélules, y concourt. Et son usage traditionnel est reconnu par les autorités de santé.

L’aubépine et la valériane en renfort

Ces plantes sont souvent utilisées pour compléter les bénéfices de la passiflore. Particulièrement efficace pour réduire les palpitations liées au stress, l’aubépine (Crataegus laevigata, C. monogyna ou C. oxyacantha) contribue à diminuer les angoisses nocturnes et les insomnies. Quant à la valériane (Valeriana officinalis), son usage contre la « nervosité » remonte à l’antiquité ! Et si vous avez décidé d’arrêter de fumer – avec raison, le tabac entretenant et aggravant le stress – la valériane vous aidera à mieux vivre la période de sevrage.

 À lire aussi : DOSSIER – Stress, n’en faites pas une maladie

 

À bon escient

Naturelles mais actives, les plantes exigent un usage raisonné. Par exemple, en raison même de leur action sédative, les plantes citées ci-dessus peuvent provoquer une baisse de la vigilance diurne : attention si vous devez prendre le volant ! Et certaines, dont la valériane, augmentent les effets des autres plantes ou interagissent avec des médicaments. Et gare à la prise concomitante de boissons alcoolisées !

Sachez aussi que les effets sédatifs ne sont pas obtenus aussi rapidement en phytothérapie qu’avec les médicaments allopathiques, et que la prise de certaines plantes doit se faire sur une période limitée. En l’absence d’amélioration après quatre semaines de traitement, mieux vaut consulter votre médecin afin d’envisager un autre type de traitement.

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À vous le ventre plat grâce au vacuum

Vous rêvez de vous débarrasser de ce petit ventre qui vous chagrine et renforcer votre ceinture abdominale ? Testé et approuvé par les coachs sportifs, le vacuum est l’exercice de gainage idéal pour avoir un ventre plat (presque) sans effort.

 

Plutôt que de vous bousiller le grand droit et le périnée à grand renfort de crunchs, la technique du vacuum renforce les abdominaux en profondeur en sollicitant les obliques, le fameux grand droit et surtout le muscle transverse. Peu visible, ce dernier joue un rôle clé dans notre posture… et l’obtention d’un ventre plat.

 

Le vacuum, une technique de respiration empruntée au yoga

Le vacuum, aussi appelé stomach vacuum (aspiration de l’estomac, en français) est une technique de gymnastique abdominale hypopressive pratiquée par les adeptes du yoga. Le principe est simple : on inspire profondément puis on cherche à « aspirer » son nombril lors de l’expiration, qui doit être longue et lente, en tentant de coller son nombril à sa colonne vertébrale.

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Les muscles sollicités par l’exercice de gainage du vacuum

Très complet, cet exercice de gainage nécessite une bonne concentration, du moins lors des premières séances, afin de bien ressentir le travail des muscles. Les obliques et le grand droit, qui forment les fameuses « tablettes de chocolat », sont sollicités et renforcés par le vacuum. Mais cela ne suffit pas pour obtenir un ventre plat ! Le vrai pilier d’une taille fine, c’est le transverse, un muscle profond qui contient les viscères et équilibre le travail des muscles lombaires afin de réduire les douleurs dorsales.

 

Réussir son vacuum pour avoir un ventre plat

Le vacuum est à la portée de tout le monde mais doit être correctement réalisé pour être pleinement efficace. Voici les étapes d’un vacuum réussi.

1 – Installez-vous confortablement, de préférence sur le dos avec les jambes fléchies, les pieds bien à plat sur le sol et les bras étendus le long du corps.

2 – Placez votre bassin en rétroversion, c’est-à-dire en basculant le pubis vers l’avant pour bien plaquer les lombaires au sol. Cela multiplie les effets du vacuum.

3 – Prenez une grande inspiration tout en rentrant votre ventre au maximum, avec la volonté de rapprocher votre nombril de votre colonne (essayez, vous comprendrez l’idée), tout en gardant les lombaires plaquées au sol. Mesdames, vous pouvez en profiter pour faire travailler votre périnée en cherchant à la fois à aspirer votre nombril et à contracter votre vagin.

4 – Le vacuum n’est pas un exercice d’apnée ! Maintenez la contraction abdominale tout en respirant doucement par le nez en utilisant l’espace de vos côtes flottantes.

5 – Tenez 10 secondes pour commencer, puis relâchez lentement la contraction tout en expirant doucement par la bouche.

Les premières séances, tenez la contraction 10 à 15 secondes et renouvelez trois fois. Augmentez progressivement la durée de la contraction, jusqu’à plusieurs minutes. Certains experts du vacuum tiennent près de 15 minutes après plusieurs années de pratique assidue ! Vous trouvez cela facile ? Vous serez surpris des courbatures ressenties le lendemain de votre premier essai…

Après votre séance, effectuez une dizaine de respirations abdominales profondes en gonflant le ventre au maximum afin de décontracter la zone.

 

Les meilleurs positions pour pratiquer le vacuum

L’idéal pour commencer est de vacuumer allongé au sol (cf. position décrite ci-dessus), afin de bien appréhender vos sensations. Ensuite, vous pourrez pratiquer le vacuum où bon vous semble, et dans différentes positions afin de varier les plaisirs :

  • Assis(e), les pieds posés bien à plat sans croiser les jambes
  • Debout dans les transports ou dans une file d’attente
  • A quatre pattes
  • En marchant, en passant l’aspirateur, en faisant vos courses…

Sans oublier à chaque fois de basculer légèrement votre bassin en rétroversion.

C’est le grand intérêt du vacuum : il se pratique partout, plusieurs fois par jour, et sans même y penser après quelques mois d’entraînement.

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Ventre plat mais pas que : les bénéfices du vacuum

En plus de l’obtention progressive d’un ventre plat grâce au travail du muscle transverse, le vacuum soulage les problèmes de dos, favorise la détente grâce au travail sur la respiration et améliore le transit. C’est un exercice conseillé aux femmes après la grossesse : une fois achevée leur rééducation du périnée, les abdominaux hypopressifs réduisent la diastase (écartement des grands droits) et aident à retrouver de la tonicité.

On espère que cette technique saura vous « aspirer » dans vos prochaines séances de renforcement musculaire !

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Charlotte Valandrey : « C’est dans la solitude que j’ai appris à m’aimer ! »

D’abord actrice, puis écrivaine et aujourd’hui chanteuse, Charlotte Valandrey nous explique dans son livre Chaque jour, j’écoute battre mon cœur comment faire un pas vers le meilleur de nous-mêmes.

 

Votre sixième livre est-il le fruit d’un besoin ?

Il découle plutôt d’une envie de partager ce qui m’a aidée à tenir debout depuis mes 17 ans – où l’on ne me donnait plus que quelques mois à vivre lorsque j’ai appris ma séropositivité – jusqu’à aujourd’hui où je vais fêter mes 50 ans. Tout cela n’était pas gagné d’avance. J’ai eu envie d’écrire un livre de dévoilement personnel et de bienveillance. J’y raconte tous les ressorts qui m’ont permis de dépasser les épreuves. Ce n’est pas un livre sur le bonheur, c’est un livre pour être plus heureux. Si cela peut faire gagner du temps à certaines personnes en leur donnant envie de se poser les bonnes questions, j’en serai très heureuse.

D’où vient cet optimisme qui semble ne pas vous quitter ?

Ma philosophie est basée sur l’instant présent et l’optimisme vrai. Quand on est face au mur, soit on reste tranquille, soit on cherche une issue – une façon de grimper sur la montagne. J’ai toujours aimé la vie, j’ai toujours été curieuse de ce que je pourrais vivre. Je suis plus optimiste que pessimiste, mais l’optimisme c’est un trait de caractère. On peut devenir optimiste, il suffit de vouloir changer sa façon de voir les choses. L’optimisme vrai n’est pas un optimisme forcé. Je ne suis pas à cent pour cent positive mais je suis à cent pour cent constructive. Depuis mes 17 ans et malgré les épreuves, j’ai toujours voulu être dans l’action. L’optimisme, c’est une manière de penser, une façon de voir la vie – une philosophie de vie. On a tous en nous un peu d’optimisme à la base. Après, tout dépend de la volonté. La volonté, comme un muscle, ça s’entretient, ça se repose… On peut tous aller chercher au fond de nous le meilleur de soi-même si l’on s’en donne la possibilité.

En quoi la vérité est-elle thérapeutique ?

J’ai eu une enfance silencieuse car dans ma famille le silence était d’or. À 16 ans, j’ai fait un métier que je n’avais pas choisi. On fait ce que l’on nous dit. Après, j’ai caché ma maladie pendant des années. Donc, j’étais renfermée. Puis, j’ai été greffée du cœur… En 2005, j’ai révélé ma séropositivité dans L’Amour dans le sang, mon premier livre, pour me libérer d’un secret, m’accepter et dévoiler, comme en un conte, mon histoire à ma fille. Cela n’a pas été facile. J’ai douté, j’ai été critiquée et ostracisée, je ne faisais plus rêver. Ce n’était pas glamour d’être « séropo », mais c’était vrai. Ma vérité m’a donné ma force et j’ai séduit différemment. Aujourd’hui je suis bien avec moi-même. À partir de la vérité, on peut se reconstruire. Il n’y a pas d’échecs pour moi, il n’y a que des épreuves qui sont des expériences à vivre. La vérité est en nous car ce qui nous fait du bien ou ce qui nous fait du mal, on le sait au fond de nous.

Êtes-vous prévoyante au niveau de votre santé ?

Je ne l’ai pas toujours été mais la vie m’a envoyé des signes. Côté hygiène alimentaire, j’ai réappris à bien me nourrir. Je ne bois pas d’alcool ni de café mais je suis gourmande et j’aime bien les sucreries. Je mange de moins en moins de viande mais je sais que j’en ai besoin de temps en temps. Je suis très à l’écoute de mon corps ; ça prend du temps mais je sens quand je dois manger plus équilibré ou bien faire de l’exercice.

Vous êtes une adepte de la méditation et de la sophrologie ?

Depuis que j’ai découvert la méditation, je ne peux plus m’en passer mais j’y consacre plus ou moins de temps selon les moments de ma vie. Quand je ne suis pas pressée, je peux méditer environ dix minutes le matin. Je fais du yoga, ou bien je m’allonge et respire profondément. J’ai appris à respirer, à me concentrer sur mon souffle, à maîtriser pleinement cette fonction vitale, à imaginer la circulation de mon sang gorgé d’oxygène dans tout mon corps, un sang clair en bonne santé. Pas de mauvais sang ! Entre les prises quand je tourne pour Demain nous appartient qui passe sur TF1, je garde mon énergie grâce à la méditation. Mais je suis capable de fermer les yeux à n’importe quel moment de la journée. Notre esprit a besoin de faire des pauses. La marche est le sport le plus facile à faire parce qu’on peut le pratiquer n’importe où, tout comme la méditation. La sophrologie a créé la paix en moi. Ce qui est fascinant, c’est ce pouvoir que nous avons tous de faire naître, n’importe quand, quelle que soit notre situation, en soi, un moment, une oasis de bien-être.

Quelles leçons retenez-vous du passé ?

J’aime le temps présent, passionnément. Je n’ai rien contre mon passé ou mon futur, je les laisse simplement tranquilles. Mon passé a fait de moi celle que je suis, un être façonné par chacun de ses souvenirs. Il est passé et non modifiable. Je l’accepte et le laisse où il est autant que possible. Quand il revient me hanter, mordre mon petit bonheur, je lui souris et il s’en va. Du passé, il n’y a qu’une seule chose que l’on peut changer : notre regard sur lui. Et c’est beaucoup. Entre ma contamination et les premiers traitements efficaces par AZT se sont écoulées dix années pendant lesquelles seuls mon esprit et ma façon particulière d’appréhender la vie m’ont sauvée. Quant à mon futur, ce beau mystère, je le construis maintenant. C’est en étant présente à cent pour cent à la vie que je tisse à chaque instant son fil.

Selon vous, la solitude a ses bons côtés ?

Longtemps, la solitude m’a été insupportable. J’avais besoin de distractions. La solitude, c’était rentrer chez moi, claquer la porte et n’entendre que le silence. J’ai découvert depuis que la solitude a bien des vertus. Elle m’a appris à me découvrir, elle a rendu possible mon travail d’introspection. C’est dans la solitude que j’ai appris à m’aimer. La solitude est inhérente à la vie. Une vie sans solitude n’existe pas. Autant s’y habituer, bien la vivre, y trouver des opportunités. Quand elle est choisie, la solitude s’avère être un cadeau. La vraie solitude, c’est d’être inconnu à soi-même.

Pensez-vous que l’on puisse modifier son destin ?

Certains événements, mineurs ou majeurs, négatifs ou positifs, arrivent sans que l’on puisse les maîtriser ni les changer. On peut appeler ça le destin. Accepter notre destin, c’est être sage, c’est se donner une chance d’être plus heureux. Il est une chose que l’on peut toujours changer, c’est notre regard sur la vie, le monde, les êtres, notre destin. Nous détenons par ce regard un pouvoir immense, celui de changer notre vision des choses, d’en modifier l’impact, de donner à la vie la couleur qui nous plaît. Aujourd’hui, je suis en phase avec la vie à chaque instant.

Avez-vous réalisé tous vos rêves ?

J’avais envie de chanter depuis mes 15 ans. C’était un désir que je n’avais pas réussi à réaliser jusqu’à aujourd’hui. Je viens de terminer mon premier album et j’en suis fière. Le 15 octobre, je serai en concert au Réservoir et le 29 novembre je fêterai mes 50 ans au Zèbre de Belleville à Paris. J’aurai mis trente-cinq ans à réaliser mon rêve le plus cher !

À lire

À lire

Séropositive et greffée cardiaque, Charlotte Valandrey s’est construit au fil des épreuves une philosophie de vie unique : l’optimisme vrai. Dans cet ouvrage de dévoilement de soi, elle donne toutes les clés pour savourer le présent, se libérer de ses peurs et devenir le meilleur de soi-même.

CHAQUE JOUR, J’ÉCOUTE BATTRE MON CŒUR, par Charlotte Valandrey, éd. Cherche-midi.

Ôter les maux de la bouche

La plupart des bobos et maux de la bouche sont si gênants qu’ils peuvent inquiéter. À tort le plus souvent car ils se traitent bien. Mais la prudence s’impose quand les symptômes durent.

 

Notre bouche est remplie de centaines de millions de micro-organismes d’environ 700 espèces différentes : des bactéries surtout mais aussi des champignons, des virus et même des amibes. Et c’est tout à fait normal. Une partie d’entre eux joue un rôle bénéfique sur la santé et l’autre est potentiellement pathogène, autrement dit peut nuire à la santé. Mais tant que l’équilibre se maintient entre ces deux populations et que celles-ci cohabitent harmonieusement, il n’y a pas de problème. Des études, réalisées il y a quelques années avec la participation de plusieurs dizaines de couples d’amoureux, ont montré qu’environ 80 millions de bactéries (!), « bonnes » et « mauvaises », étaient échangées au cours d’un baiser de 10 secondes sans que cela ait de conséquences fâcheuses sur la santé des deux partenaires…

 

Déséquilibre du microbiote buccal

Il en va tout autrement quand la flore de la bouche, appelée aujourd’hui microbiote buccal, se trouve déséquilibrée pour une raison ou une autre. L’alimentation, l’hygiène de vie, l’hygiène dentaire ainsi que l’âge influencent la composition bactérienne du microbiote buccal. Quand les bactéries pathogènes ont pris le dessus, outre des caries et des inflammations locales (gingivite, parodontite), des lésions, plus ou moins importantes et douloureuses, peuvent se former sur les muqueuses de la bouche et la langue. L’haleine peut aussi se modifier et devenir désagréable pour l’entourage. Si, dans la grande majorité des cas, ces bobos et désagréments sont sans gravité, ils méritent cependant d’être pris en charge car certains peuvent s’aggraver ou bien dégénérer. Dans d’autres cas, les symptômes sont dus à un traumatisme causé par une prothèse mal adaptée ou bien traduisent l’existence d’une anomalie à corriger ou d’une maladie à traiter sans trop tarder.

Quand la bouche brûle

Les maux de la bouche sont donc nombreux et divers, les plus courants étant les aphtes, la mauvaise haleine et les boutons de fièvre. D’autres sont moins connus mais tout aussi gênants comme le syndrome de la bouche brûlante (glossodynie) qui affecte la bouche entière ou, c’est plus fréquent, seulement la langue. La sensation de brûlure, associée à une sécheresse de la bouche et une altération du goût, peut durer des mois voire des années ou bien survenir de manière intermittente. On ne sait pas vraiment à quoi est dû ce curieux syndrome, peut-être une carence en vitamines du groupe B et en fer, ou une lésion touchant les nerfs contrôlant la douleur et le goût… Et on ne sait pas non plus le traiter. Seuls les substituts de salive et les chewing-gums peuvent maintenir la bouche humide et apporter quelque soulagement.

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Aïe, un aphte !

Les enfants en ont souvent, au moins une fois dans l’année, et s’en plaignent parce que, même si les aphtes ne sont pas graves, ils sont douloureux. Les adultes aussi peuvent en souffrir mais moins. Ces petites ulcérations gonflées, isolées ou multiples, localisées à différents endroits de la bouche – à l’intérieur des joues, des lèvres, sur la langue et les gencives – portent bien leur nom. En grec, aphta signifie « brûlant ». Au point qu’on peut croire à une angine, d’autant qu’elles s’accompagnent parfois de ganglions. En général cependant, les aphtes sont assez faciles à reconnaître : le fond est jaunâtre ou grisâtre, la base infiltrée et les bords nets, entourés d’un halo rouge.

De 3 à 5 jours

En fait, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Les douleurs disparaissent au bout de quelques jours mais, comme les aphtes risquent de grossir et que la guérison prendrait alors plus de temps, un traitement local n’est pas superflu (lire le Conseil du pharmacien page ??). C’est seulement si les aphtes se répètent souvent qu’il faut consulter un médecin. Lequel procédera à un examen en règle pour savoir s’ils sont causés par une affection chronique comme une maladie inflammatoire de l’intestin (Crohn, rectocolite) ou une maladie cœliaque, ou encore s’ils sont liés à une maladie grave abaissant les défenses immunitaire (cancer, sida…).

Gruyère et noix

Les causes des aphtes ne sont pas encore bien établies mais leur origine n’est pas infectieuse, ils ne sont donc pas contagieux. On connaît cependant des facteurs qui ont tendance à les déclencher. Certains aliments : noix, amandes, raisins secs, figues, gruyère, fraises, ananas, bananes, chocolat, aliments très acides ou piquants. Un microtraumatisme dû à une prothèse mal ajustée ou une couronne, un brossage trop énergique des dents. La fatigue et le stress. Les changements hormonaux (règles, grossesse). Certains médicaments aussi semble-t-il comme les AINS et les bêtabloquants.

 

Lichen ou muguet ?

Lichen ou muguet ?

Ces deux maladies évoquant des plantes se caractérisent par des amas blanchâtres sur les muqueuses de la bouche et de la langue mais sont bien différentes :

  • Le muguet est dû à la prolifération anormale d’un champignon présent naturellement dans l’organisme : Candida albicans, d’où son autre nom de candidose buccale. Il est assez fréquent chez les bébés dont le système immunitaire n’est pas encore bien développé mais aussi chez les adultes dont les défenses immunitaires sont affaiblies, par exemple par un traitement anticancéreux. Les antibiotiques favorisent aussi cette infection car ils déséquilibrent la flore locale. Pour éviter qu’il se propage, il doit être traité par des antifongiques par voie locale ou orale.
  • Le lichen buccal, dont les dépôts évoquent des feuilles de fougère, est une dermatose inflammatoire non contagieuse mais souvent récidivante. Si le stress et une baisse des défenses naturelles jouent un rôle, c’est souvent la conséquence de prothèses traumatiques ou d’amalgames dentaires métalliques. Il est la plupart du temps bénin, mais mieux vaut consulter rapidement car, faute d’un traitement adapté – de la cortisone en bain de bouche ou en comprimés – et d’une surveillance régulière, il peut dégénérer en cancer.

 

Pouah, une mauvaise haleine !

Tout le monde a eu ou aura un jour ou l’autre mauvaise haleine. Pas grave mais incommodant… Très souvent, l’halitose (son nom scientifique) est due à l’accumulation sur la plaque dentaire de bactéries qui décomposent les débris alimentaires et produisent des composés sulfurés volatils à l’odeur nauséabonde. Responsable : une hygiène bucco-dentaire défaillante. Dans ce cas, on connaît la parade… Il faut être particulièrement minutieux en cas de prothèse ou d’appareillage de correction. Les caries – véritables nids à bactéries –, la gingivite et la parodontite peuvent aussi donner mauvaise haleine, raison de plus pour éviter d’en arriver là.

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Ail et oignon en tête

La mauvaise haleine peut cependant avoir d’autres causes, pour la plupart ponctuelles : la consommation d’ail ou d’oignons (dont les acides sulfuriques sont absorbés par la circulation sanguine), d’anchois, d’aliments très riches en matières grasses. Mais aussi de café, d’alcool, de tabac, à cause de leur odeur propre mais aussi parce que, à fortes doses, ils abaissent la production de salive. Le jeûne et les régimes basses calories aussi diminuent fortement le flux salivaire, indispensable pour chasser les éléments décomposés. Les régimes hyperprotéinés également mais pour une autre raison : sans apport de glucides, l’organisme brûle les graisses et libère des déchets (corps cétoniques) dans le sang ; or ceux-ci sont très volatils et donnent mauvaise haleine.

Quand l’halitose est chronique, il faut rechercher un problème d’ordre médical : infection des amygdales ou des sinus ou reflux gastro-œsophagien.

À savoir : une bouche trop sèche

À savoir : une bouche trop sèche

Certains médicaments peuvent assécher la bouche parce qu’ils ont une action sur le système nerveux parasympathique, lequel commande les glandes salivaires : antihistaminiques (contre les allergies), antidépresseurs, antipsychotiques, antihypertenseurs (pour la tension). La salive, riche en substances antibactériennes, ne peut alors plus jouer son rôle car elle n’irrigue plus assez la bouche. Les bactéries peuvent alors se multiplier, d’où une mauvaise haleine.

 

Des traitements spécifiques

Des traitements spécifiques

Les traitements et les soins, pour la plupart sans ordonnance, varient beaucoup d’un problème à l’autre.

  • Petits bobos de la muqueuse buccale, infections, inflammations ou après une chirurgie dentaire : bain de bouche antiseptique (Alodont…) à utiliser plusieurs fois par jour.
  • Aphte : anesthésique local en gel ou crème (Dynexangival…) ou bain de bouche à base de cortisone ou d’acide hyaluronique (Gum Aftamed…) pour soulager la douleur et accélérer la guérison ; solution traitante acide hyaluronique + aloe vera pour former un film protecteur et calmer la douleur (Aphtavea…). Mais en cas d’aphtes multiples et très douloureux, un médicament à base de corticoïdes devient nécessaire.
  • Halitose : gel, bain de bouche, spray, pastilles (Buccotherm, Halicontrol…), ou encore perles de menthe liquide (Papermints coolcaps) pour rafraîchir durablement l’haleine. Éventuellement un gratte-langue (en pharmacie) à passer délicatement mais fermement d’arrière en avant.
  • Bouton de fièvre : crème antiherpétique à appliquer dès les premiers picotements ou sensations de brûlures pour empêcher la multiplication du virus (Erazaban). Ou médicament oral à l’aciclovir, sur ordonnance.

 

Horreur, un « bouton de fièvre » !

Labial quand il se manifeste par un « bouton de fièvre » sur les lèvres ou buccal (à l’intérieur de la bouche, sur les gencives, la langue, au bord d’une narine), l’herpès est répandu tout simplement parce qu’il est très contagieux. Le virus en cause, HSV1, d’un type différent de celui qui cause l’herpès génital (HSV2), se transmet en effet facilement. Soit par contact direct avec une personne contagieuse à ce moment-là, autrement dit quand le bouton de fièvre est enflammé, ulcéré et sanguinolent mais aussi dès les signes annonciateurs de la crise. Soit par l’intermédiaire d’objets contaminés (rasoir, serviette, brosse à dents…). Les petites vésicules jaunâtres brûlent et surtout démangent et suintent plus ou moins avant de disparaître en une semaine ou deux sans laisser de trace.

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Témoignage : baisers à risque

Témoignage : baisers à risque

J’étais adolescente et je n’avais jamais entendu parler d’herpès. Un jour, j’ai vu que l’ami avec qui je sortais avait un vilain bouton sur une lèvre. J’en ai plaisanté mais, au cours de nos ébats, je n’y ai guère fait attention, j’ai même bu dans son verre sans qu’il me dise quoi que ce soit. Quelque temps après, j’ai vu fleurir à mon tour un gros bouton sur le pourtour de ma lèvre supérieure, affreux ! En en parlant avec mes copines, j’ai fait le rapprochement, c’était un « bouton de fièvre », ce que m’a confirmé le médecin en me prescrivant un antiviral spécifique. J’étais furieuse. Si j’avais su que c’était aussi contagieux et que le virus allait rester dans mon corps, j’aurais bien sûr refusé d’embrasser mon ami… Mais il n’a fait que minimiser les choses : ce n’était quand même pas le sida, il y avait un traitement efficace, etc. Heureusement qu’il n’avait pas d’herpès génital… Je ne l’ai plus revu ! Mais depuis, quand je ne me protège pas du soleil et pendant mes règles, le virus se manifeste souvent. Je réagis dès les premiers picotements mais je m’en serais passée. Aujourd’hui, je suis mariée, j’ai un enfant et, moi, je prends 1000 précautions pour ne pas leur transmettre le virus…

Mélodie, 29 ans

 

À vie dans l’organisme

C’est souvent dans la petite enfance qu’il s’attrape mais parfois à l’adolescence et à l’âge adulte. Une fois qu’on est contaminé, le virus reste dans le corps et se loge dans un ganglion lymphatique pour se manifester occasionnellement… ou rester inactif, c’est variable selon les personnes. Les facteurs de risque de récidive sont connus : fièvre, fatigue, grippe, stress, exposition solaire, menstruations… Heureusement, aujourd’hui il se traite bien. Mais ne disparaît pas.

 

À savoir : tabac-cancer de la bouche : lien avéré !

À savoir : tabac-cancer de la bouche : lien avéré !

Le tabac et le cannabis ne favorisent pas seulement les cancers du poumon et de la vessie mais aussi celui de la bouche – surtout des muqueuses et de la langue. L’alcoolisme et une mauvaise hygiène buccodentaire sont également des facteurs favorisants. Quelques signes doivent inciter à consulter rapidement : changement de couleur ou de texture des tissus de la bouche, plaques blanches ou rouge foncé, saignements, engourdissement ou lésions qui ne guérissent pas au-delà de deux semaines, gêne pour mastiquer ou avaler, goût modifié, voix enrouée, irritation de la gorge… Le dentiste est à même de faire la différence avec un autre problème à l’aide d’un examen et d’une radiographie et peut demander une biopsie pour, si nécessaire, passer la main à un cancérologue. Chimiothérapie, radiothérapie ou chirurgie sont choisies au cas par cas.

11 vaccins désormais obligatoires

Depuis le début de l’année, l’obligation vaccinale a été étendue à onze vaccins nécessaires à la protection du petit enfant.

 

Les maladies les plus contagieuses touchent les enfants très tôt dans leur vie et elles peuvent entraîner des complications, parfois graves. La plupart sont évitables par la vaccination. Cependant, il existe un niveau insuffisant de couverture vaccinale pour certaines d’entre elles (rougeole, oreillons, rubéole, infection à méningocoque C) et l’on a constaté la réapparition d’épidémies et de leurs conséquences graves. Alors que les décès ou handicaps dus à ces maladies sont facilement évitables par la vaccination.

 

Efficacité prouvée

La généralisation de la vaccination contre certaines maladies a permis leur éradication. En faisant vacciner votre enfant, vous le protégez efficacement et durablement contre des maladies infectieuses graves et vous protégez les autres en empêchant que les maladies se propagent.

L’efficacité (à 90% ou plus) et l’innocuité de ces onze vaccins obligatoires sont scientifiquement prouvées malgré toutes les rumeurs des lobbys anti-vaccins qui circulent entre autres sur les réseaux sociaux.

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Innocuité des vaccins

Aucun lien n’est prouvé entre la vaccination contre la rougeole et l’autisme ou encore entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

De même, pour ce qui concerne les sels d’aluminium, utilisés comme adjuvants, il n’existe aucun lien avec un risque de développer une myofasciite à macrophages (une lésion musculaire) pour certaines personnes prédisposées.

Les effets indésirables communs à tous les vaccins sont mineurs et de courte durée (rougeur, gonflement au site d’injection, fièvre…).

 

Calendrier vaccinal 2018

Plusieurs vaccins qui étaient jusqu’alors recommandés sont devenus obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

Ils doivent se faire vacciner contre :

  • la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (ces trois vaccins étaient déjà obligatoires) ;
  • la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le pneumocoque, le méningocoque et l’Haemophilus influenzae B (huit vaccins devenus obligatoires chez l’enfant de moins de 18 mois).

La plupart des vaccins obligatoires et recommandés sont remboursés par l’Assurance maladie sur prescription médicale.

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Bon à savoir

Bon à savoir

Si votre enfant est né en 2018, il vous faut justifier de la réalisation des vaccins obligatoires pour toute admission en collectivité (crèche) sauf lorsqu’un certificat médical atteste que l’une (ou plusieurs) de ces vaccinations est contre-indiquée.

 

En pratique, 10 injections

En pratique, 10 injections

Ces vaccins sont administrés en dix injections étalées jusqu’à l’âge de 2 ans :

  • 3 injections pour une vaccination complète qui protège contre six maladies (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae de type b et hépatite B).
  • 2 injections pour une vaccination complète ROR (rougeole, oreillons, rubéole).
  • 3 injections pour une vaccination complète contre le pneumocoque.
  • 2 injections pour une vaccination complète contre les infections à méningocoque de type C.

 

Maladie de Parkinson

Tremblement au repos, rigidité musculaire et ralentissement moteur sont les principaux symptômes de cette maladie neurodégénérative.

 

En France, plus de 200 000 personnes sont atteintes de Parkinson et 15 000 nouveaux cas apparaissent chaque année. Il s’agit de la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. Elle débute généralement entre 55 et 65 ans. Chez 10 à 15% des personnes, la cause est génétique. Des facteurs environnementaux (pesticides, insecticides, herbicides) jouent probablement un rôle chez des patients ayant des professions exposées (agriculteurs…). Dans les autres cas (80%), aucune cause n’est identifiable. La maladie de Parkinson se caractérise par la disparition progressive de neurones de la substance noire du cerveau produisant de la dopamine et impliqués dans le contrôle des mouvements.

 

Lenteur et rigidité des mouvements

Si le tremblement au repos est le symptôme le plus connu, il ne se manifeste que chez environ deux tiers des malades. En revanche, la lenteur (akinésie) et la rigidité des mouvements sont présentes chez tous les malades. Le fait que ces symptômes se manifestent surtout d’un seul côté du corps est assez caractéristique. Au fur et à mesure de l’avancée de la maladie, d’autres troubles de la motricité vont se manifester : difficultés à la marche avec alternance de phases de piétinement et d’accélération brutale, problèmes d’équilibre pouvant entraîner des chutes. La maladie de Parkinson engendre également de nombreux autres troubles : digestifs, urinaires, insomnie, dépression, anxiété, fatigue, constipation…

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Redonner de la dopamine au cerveau

Des traitements existent pour améliorer la qualité de vie des malades, mais ils ne permettent pas d’arrêter l’évolution de la maladie qui est propre à chacun.

Le traitement médicamenteux vise à rétablir une concentration normale de dopamine dans le cerveau. Pour cela, on peut administrer de la lévodopa (un précurseur de la dopamine transformé en dopamine dans le cerveau), un agoniste de la dopamine (agissant comme la dopamine) ou une substance qui bloque la dégradation de la dopamine. Ces médicaments peuvent être responsables d’effets secondaires surtout en début de traitement (nausées, troubles du comportement avec survenue de phénomènes d’addiction au jeu…). Leur prise doit se faire à doses progressives et par paliers.

La kinésithérapie est essentielle pour entretenir les muscles et les articulations.

 

La chirurgie, dans certains cas

La neurostimulation cérébrale profonde consiste à implanter dans le cerveau des électrodes reliées à un boîtier de stimulation placé sous la peau (dans la région de l’abdomen) et qui délivrent des impulsions électriques permettant de rétablir les conséquences négatives du déficit en dopamine. Cette technique chirurgicale ne peut être pratiquée qu’en cas de déficit en dopamine pur (5 à 10% des cas) lorsque les fluctuations d’efficacité au traitement sont importantes.

À savoir

À savoir

Avec le temps (5 ans en moyenne), la réponse aux médicaments oraux s’atténue et les symptômes réapparaissent et s’aggravent. La gêne varie au cours de la journée, de façon imprévisible. L’usage de pompes externes qui délivrent les médicaments de façon continue en sous-cutané est un recours possible.

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Contact : Association France Parkinson www.franceparkinson.fr