L’aubépine, excellente contre les troubles cardiaques et l’anxiété

Tachycardie, insuffisance cardiaque légère, anxiété, insomnie et mêmes imperfections cutanées : l’aubépine agit sur tout cela. On vous détaille les propriétés de l’aubépine et on vous explique comment l’utiliser.

 

Déjà reconnue par les médecins de la Grèce antique et utilisée depuis des lustres en médecine traditionnelle chinoise, l’aubépine fait partie de la pharmacopée officielle de la Chine, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France. Plusieurs études sur son efficacité ont été menées à la fin du XXe siècle, qui ont démontré son efficacité notamment contre l’insuffisance cardiaque légère (lorsque le cœur est affaibli et a du mal à pomper le sang à un rythme suffisant pour oxygéner et alimenter les organes). L’aubépine est aujourd’hui utilisée dans de nombreuses préparations médicinales.

 

Quelle partie de l’aubépine utilise-t-on ?

On reconnaît l’aubépine à ses petites baies rouges et ses fleurs blanches qui égaient les campagnes au printemps. Doté de solides épines, l’aubépine est en effet souvent utilisée pour protéger les parcelles et le bétail des prédateurs. Toutes les parties de l’aubépine peuvent être utilisées, mais ce sont surtout les fleurs qui composent les remèdes à base d’aubépine.

L’analyse de l’aubépine a révélé qu’elle contient environ 2% de flavonoïdes, de puissants antioxydants, ainsi que des proanthocyanidols pour 2 à 3%, des tanins à l’action anti-inflammatoire et vasodilatatrice, probablement responsables de ses actions bénéfiques. Aucune étude sérieuse n’a pour l’instant défini l’action précise des différents composants de l’aubépine… Mais force est de constater que ça marche !

 

Propriétés et bienfaits de l’aubépine

L’aubépine contre les troubles cardiaques

Sa principale indication est le traitement de l’insuffisance cardiaque légère à modérée. L’aubépine a une action fortifiante sur le cœur, améliore la contraction cardiaque et la résistance à l’effort. Elle soulage aussi certains symptômes liés à la maladie : hypertension artérielle, fatigue, essoufflement, etc. Ces effets ont été obtenus en associant l’aubépine à des traitements médicaux classiques1 & 2.

La plante agit aussi contre la tachycardie en régulant les palpitations et le rythme cardiaque. De manière générale, l’aubépine soutient les fonctions cardiovasculaires, et s’est montré bénéfique pour prévenir et guérir des angines de poitrine3 & 4.

L’aubépine contre l’anxiété

Les extraits d’aubépine agissent sur le système nerveux central, qu’ils apaisent grâce à leur léger effet sédatif. En cure de plusieurs semaines, l’aubépine calme l’anxiété (mineure) et diminue les troubles du sommeil comme l’insomnie. Elle est conseillée en cas de forte émotivité, de surmenage et d’épisodes de stress.

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L’aubépine au moment de la ménopause

La conjugaison de ses effets en fait une précieuse alliée au moment de la ménopause. Elle réduit la tension artérielle et les palpitations par son action vasodilatatrice, diminue les bouffées de chaleur, et régule les problèmes d’insomnie.

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L’aubépine contre les petits maux du quotidien

Dotée d’un effet astringent, le fruit de l’aubépine peut être utilisé en décoction pour se nettoyer le visage et faire disparaître les boutons et rougeurs. La plante s’utilise aussi en gargarisme pour apaiser les maux de gorge et angines.

 

Comment prendre de l’aubépine ?

Il est très simple de se préparer des infusions à la fleur aubépine (à raison de 10 à 20 grammes de fleurs par litre), en laissant infuser 10 à 15 minutes. Vous pouvez en boire deux à trois tasses par jour par jour, l’idéal étant de poursuivre cela pendant plusieurs semaines afin d’observer des effets réels et prolongés.

Vous pouvez également entamer une cure d’aubépine en prenant des gélules pendant trois semaines. Il existe aussi des gouttes, utilisées notamment contre l’insomnie.

 

Précautions d’usage

Il n’existe aucune contre-indication à la prise d’aubépine, sauf pour les femmes enceintes et les très jeunes enfants. Les personnes souffrant de troubles cardiaques doivent informer leur médecin de la prise d’aubépine et poursuivre leur traitement traditionnel en parallèle.

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  1. Hawthorn extract for treating chronic heart failure. Pittler MH, Guo R, Ernst E. Cochrane Database Syst Rev. 2008 Jan 23;(1):CD005312. Review.
  2.  Habs M. Prospective, comparative cohort studies and their contribution to the benefit assessments of therapeutic options: heart failure treatment with and without Hawthorn special extract WS 1442. Forsch Komplementarmed Klass Naturheilkd. 2004 Aug;11 Suppl 1:36-9.
  3. Hanack T, Bruckel MH. 1983. The treatment of mild stable forms of angina pectoris using Crategutt novo. Therapiewoche 33:4331–4333. Étude mentionnée et résumée dans : Weiss RF, Fintelmann V. Herbal Medicine. Second edition. Thieme, États-Unis, 2000.
  4. Weng WL, Zhang WQ, et al. Therapeutic effect of Crataegus pinnatifida on 46 cases of angina pectoris–a double blind study. J Tradit Chin Med 1984;4(4):293-294. Étude citée et résumée dans : Natural Standard (Ed). Foods, Herbs & Supplements – Hawthorn, Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 3 mai 2011]. www.naturalstandard.com

Les signes à surveiller d’une carence en fer

Fatigue, teint pâle, irritabilité, essoufflement, chute de cheveux : ces symptômes évoquent une anémie provoquée par une carence en fer, aux conséquences néfastes à long terme. Comment la détecter ? Quels aliments privilégier pour l’éviter et renflouer ses réserves ? Suivez le guide.

 

Le fer ne sert pas qu’à fabriquer des objets du quotidien, c’est aussi l’un des minéraux essentiels au fonctionnement de l’organisme. Il est présent en très petite quantité dans l’organisme : 4 grammes pour l’homme et 2,5 grammes pour la femme. Nous éliminons chaque jour une partie de ce stock, et si l’alimentation n’équilibre pas en fournissant des apports équivalents aux pertes, une carence s’installe, qui met en péril notre équilibre physique et psychique.

 

À quoi sert le fer ?

Pour bien comprendre l’importance de son rôle, sachez que le fer participe à de nombreux mécanismes physiologiques, et notamment la fabrication de l’hémoglobine, des globules rouges et de la myoglobine. La première transporte l’oxygène depuis l’appareil respiratoire vers le reste de l’organisme, et la seconde stocke l’oxygène dans les muscles pour le libérer pendant l’effort. Un manque de fer impacte donc directement ces fonctions vitales et affecte nos capacités physiques mais aussi intellectuelles.

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Les conséquences d’une carence en fer

Qui dit carence en fer dit anémie ferriprive. Lorsqu’on est en anémie, on se fatigue plus vite, on est souvent essoufflé, on résiste moins bien aux infections, on se sent ralenti intellectuellement, on perd ses cheveux et l’on arbore un teint pâlichon. Autant de signes qui se confondent aisément avec les petits maux de l’hiver, ce qui peut retarder une prise de conscience du patient.

Les femmes et les enfants sont les plus touchées par l’anémie. Ces dames en raison des pertes de sang lors des règles, et des besoins du fœtus pendant la grossesse, et les plus jeunes en raison de besoins exponentiels liés à leur croissance rapide. Pendant la grossesse, l’anémie augmente le risque de mortalité et de morbidité chez le nouveau-né : elle ne doit pas être prise à la légère.

 

Comment détecter une carence en fer ?

Si vous présentez un ou plusieurs des signes cliniques évoqués ci-dessus, consultez votre médecin qui vous prescrira des analyses sanguines. On mesure le niveau d’hémoglobine, mais aussi les réserves et éventuelles déficiences en fer de l’organisme. Si l’anémie se confirme, le médecin vous prescrira alors une cure de fer afin de reconstituer vos réserves et reprendre du poil de la bête. Mais cela ne suffit pas : pour éviter que cela se reproduire, votre alimentation doit être revue afin d’augmenter vos apports en fer.

 

Quels aliments privilégier pour couvrir ses besoins en fer ?

Oubliez la légende de Popeye et des épinards : les légumes verts contiennent en réalité peu de fer (rien ne vous oblige à en informer vos enfants tout de suite, hein). On trouve deux sortes de fers dans les aliments : le fer héminique dans les abats, viandes et poissons, dont 20 à 30% sont absorbés par l’organisme, et le fer non héminique, présent dans les céréales, légumes secs, fruits et légumes et produits laitiers, absorbé seulement jusqu’à 5%.

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Comment favoriser l’absorption du fer ?

Si vous vous gavez de rognons ou de boudin noir (superstars des apports en fer), levez le pied sur le thé et le café qui freinent l’absorption du fer. Veillez à faire cuire longtemps vos légumes secs, et laissez-les tremper pendant toute une nuit avant de les cuisiner : s’ils ne sont pas suffisamment cuits, ils détruisent le fer contenu dans votre bol alimentaire. Attention aussi aux excès de fibres qui nuisent à l’absorption du fer : on en mange évidemment (c’est important), mais pas d’excès pour autant.

 

La vitamine C, alliée d’une bonne absorption du fer

Privilégiez la vitamine C, connue pour aider à l’assimilation du fer. Il est d’ailleurs recommandé d’accompagner votre cure de fer d’une cure de vitamine C pour optimiser son efficacité. Pour cela, on mise sur le cassis, les agrumes, le kiwi, les poivrons… en gardant à l’esprit que la vitamine C est sensible à la lumière et à la chaleur. On mange donc ses fruits et légumes le jour même de leur achat, et on n’hésite pas à les acheter surgelés : ils sont congelés pile à maturité, ce qui préserve leurs vitamines. Attention toutefois à ne pas les faire réchauffer trop longtemps : l’idéal, c’est une cuisson à la vapeur ou des recettes mi-cuites.

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La scarlatine, une maladie infantile bénigne mais spectaculaire

Plaques de boutons écarlates sur le corps et le visage, forte fièvre, amygdales douloureuses : ces symptômes sont ceux de la scarlatine, une maladie infantile plutôt rare et qui reste bénigne malgré une éruption spectaculaire. Comment la reconnaître ? Quel est le bon traitement ? Peut-on attraper la scarlatine à l’âge adulte ? Réponses.

 

La scarlatine est une maladie infantile plutôt rare de nos jours. Elle est d’origine bactérienne : en cause, un vilain streptocoque du groupe A. Elle provoque dans un premier temps des symptômes d’angine, avant de se manifester par une éruption cutanée caractéristique. Elle touche essentiellement les enfants âgés de 5 à 10 ans. Les bébés de moins de 2 ans, encore protégés par les anticorps maternels, y sont peu sensibles. Les adultes n’ayant pas été exposés à la maladie, enfants, peuvent contracter la scarlatine : les symptômes sont identiques, et le suivi médical important en raison du risque accru de complications touchant les articulations.

 

Transmission et incubation de la scarlatine

L’infection se manifeste essentiellement l’hiver, et souvent de manière épidémique dans les collectivités accueillant des enfants. La bactérie se transmet par voie aérienne (toux, éternuements, postillons, etc.) ou par voie indirecte via des objets contaminés par la personne malade (doudou, poignée de porte, feutre, etc.) L’incubation dure de 1 à 4 jours, et le petit malade reste contagieux entre deux à trois semaines s’il n’est pas traité. Avec un traitement antibiotique adapté, il n’est plus contagieux après 24 à 48 heures.

 

Les premiers symptômes de la scarlatine

La maladie se manifeste de manière soudaine, avec une fièvre grimpant au-delà de 38°5 et de fortes douleurs à la gorge. Certains enfants souffrent de douleurs abdominales et de vomissements. Tous ces symptômes évoquent une angine. Le médecin s’assure d’ailleurs de la présence du streptocoque avec un test de diagnostic rapide de l’angine : à l’aide d’un écouvillon, il réalise un prélèvement sur les amygdales, qu’il place dans un tube contenant un réactif et une bandelette qui change de couleur en présence d’un streptocoque de groupe A.

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L’état de la langue est aussi caractéristique de la scarlatine : blanche au début, elle devient ensuite progressivement rouge.

L’éruption cutanée caractéristique de la scarlatine

Environ deux jours après ces premiers signes, survient une éruption cutanée, souvent carabinée. Elle est due à la présence dans le corps d’une toxine secrétée par la bactérie. On parle d’exanthème pour les plaques visibles sur le corps, et d’enanthème pour les boutons qui touchent l’intérieur de la bouche et la gorge.

Elle apparaît d’abord dans les plis du corps (aisselle, coude, aine), puis s’étend sur le torse et les extrémités (exceptées les paumes des mains et plantes des pieds). Sur le visage, elle a souvent la forme d’un masque, car elle épargne le pourtour de la bouche. Elle peut s’accompagner de démangeaisons.

 

Traitement et suivi de la scarlatine

L’origine étant bactérienne, le médecin prescrit un antibiotique anti-streptococcique (amoxicilline, pénicilline) pendant 10 jours. Le soulagement est ressenti au bout de 48 heures. L’éviction de la vie scolaire est généralement maintenue pendant plusieurs jours afin de limiter tout risque de contagion et favoriser le repos du jeune malade. Comme la rougeole ou les oreillons, la scarlatine est une maladie que l’on n’attrape qu’une seule fois dans sa vie, sauf cas rarissimes.

 

Quelles sont les complications à surveiller ?

Même si les complications sont très rares depuis la généralisation des traitements antibiotiques, il convient de surveiller les jeunes malades pendant quelques jours. Comment ? On surveille les oreilles, les sinus et les ganglions du cou, où une surinfection peut survenir. Il faut également être attentif aux reins et aux articulations, la toxine pouvant les affecter dans les premiers stades de la maladie.

Elle peut aussi entraîner des rhumatismes articulaires aigus, et dans de rares cas, des atteintes cardiaques. Ces complications tardives sont plutôt le lot des adultes touchés par la scarlatine sans être diagnostiqués, et les sujets les plus fragiles.

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Quand faut-il s’inquiéter ?

Si la scarlatine présentait autrefois des formes très virulentes, ses formes atténuées sont les plus fréquentes aujourd’hui. Toutefois, il faut consulter sans attendre si :

  • la fièvre dépasse les 40°C
  • des tâches violacées apparaissent sur la peau
  • le malade se plaint de douleurs dans la nuque ou de maux de tête importants
  • il éprouve des difficultés à respirer
  • vous constatez des signes de déshydratation
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Lutter contre l’incontinence

« Pourquoi devient-on incontinent ? Comment prévenir les fuites urinaires ? », Annie, 61 ans

 

La vessie assure deux fonctions : contenir et expulser l’urine. Elle est fermée par un double verrouillage : le sphincter interne maintient fermé le col de la vessie, sa contraction assure une parfaite étanchéité du système. Le sphincter externe entoure l’urètre et permet sa fermeture. Au moment de la miction, les muscles de la vessie (détrusor) se contractent, le sphincter interne se relâche et permet l’écoulement de l’urine et la vidange de la vessie. Après la miction, le détrusor se relâche et les sphincters se resserrent immédiatement. Lorsque le système de continence est mis en défaut c’est la fuite, soit parce que la vessie est anormalement excitable ou paresseuse, soit parce que les sphincters manquent de puissance, soit parce que la perception du besoin d’uriner est perturbée.

 

Des périodes critiques

À la ménopause, la disparition des œstrogènes touche la sphère urogénitale, le plancher pelvien (périnée) et la vessie. Il en résulte une perte d’élasticité et une atrophie des muscles.

Lors de la grossesse, le périnée est malmené par le poids du bébé exercé au niveau abdominal et de la vessie. Un tiers des femmes sont incontinentes pendant la grossesse et 10 à 20 % immédiatement après l’accouchement, cette incontinence peut persister plusieurs mois.

Chez les hommes, la prostate est souvent en cause. Avec l’âge, elle grossit (adénome prostatique), comprime la vessie et gêne l’évacuation d’urine. Celle-ci s’accumule dans la vessie qui se met à fuir en permanence. Les fuites urinaires sont associées à des troubles liés à la miction.

Certaines maladies sont des situations aggravantes : la bronchite chronique, les infections urinaires récurrentes, les calculs rénaux, le cancer de la vessie, l’accident vasculaire cérébral, les affections neurologiques.

La rééducation vésicale

Elle aide à retrouver le contrôle de la vessie en apprenant à résister à l’envie d’uriner, ce qui a par conséquence d’augmenter la capacité vésicale. Elle est utile dans l’incontinence par impériosité, ce que la personne décrit comme une impossibilité « à se retenir » lorsqu’elle ressent l’envie d’uriner. La tenue d’un calendrier mictionnel journalier guide le rééducateur et favorise l’observance.

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La rééducation périnéale

Cette rééducation renforce les muscles et permet de retrouver un périnée tonique. Elle est particulièrement conseillée en post-partum, mais on peut y recourir à tout âge : il suffit d’en parler à son médecin. Elle se fait soit de façon manuelle soit par électrothérapie, à l’aide d’une sonde vaginale qui envoie des stimulations électriques provoquant des contractions réflexes du muscle. La rééducation avec biofeedback est réalisée à partir d’un appareil permettant de visualiser l’intensité de la contraction sous le contrôle d’un kinésithérapeute spécialisé ou d’une sage-femme.

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Idée

Idée

Pour limiter les facteurs de risque, il faut :

  • lutter contre la constipation chronique, source de pression sur la vessie ;
  • bannir la pratique de sports qui favorisent des hyperpressions abdominales violentes comme les sauts et la course (l’incontinence est fréquente chez les sportives de haut niveau) ;
  • répartir les apports liquidiens tout long de la journée (1,5 litre) et aller aux toilettes régulièrement ;
  • réduire la prise de boissons après 18 heures ainsi que la prise de boissons excitantes pour la vessie (thé, café, alcool) ;
  • limiter la consommation de tabac car la nicotine est un irritant de la vessie ;
  • éviter le port de talons très hauts qui déséquilibrent la statique pelvienne ;
  • prendre garde au surpoids qui multiplie par trois les risques.

 

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Poisson : oméga 3 à cœur et à raison

Déjà friands de produits de la pêche, il nous reste à apprendre à varier les espèces consommées et les recettes. Pour nous en régaler souvent et très longtemps !

 

Tous les poissons partagent de nombreuses qualités nutritionnelles. Ils sont riches en protéines de grande valeur nutritionnelle. Ils contiennent du fer mais aussi du zinc et du sélénium (deux oligoéléments aux vertus antioxydantes) ainsi que quasi toutes les vitamines du groupe B (seule la B9 fait défaut). Les poissons gras possèdent deux avantages supplémentaires : leurs teneurs en vitamine D et en oméga 3. Pour toutes ces raisons, le poisson a toute sa place dans une alimentation saine, variée et équilibrée.

 

Des protéines de qualité

Un beau filet de 100 g de poisson apporte 20 g de protéines (autant que la viande), soit environ 25 à 30% du besoin en protéines de la journée. La qualité de ces protéines n’est pas altérée par la cuisson ou la congélation – et elle vaut celle de la viande. Ainsi, parmi les végétariens, ceux qui mangent du poisson, en plus des œufs et des produits laitiers, ne manquent pas de protéines d’origine animale. Pour la personne âgée qui se détourne parfois de la viande et chez qui le manque de protéines est particulièrement fréquent, le poisson constitue aussi un choix très pertinent. Frais, en conserve ou surgelé, le choix est vaste !

Du fer, des oligoéléments et des vitamines

Le manque de fer est courant chez les femmes non ménopausées ; il en concerne pratiquement une sur deux et se traduit par une grande fatigue chronique, de l’essoufflement au moindre effort et une pâleur inhabituelle du visage. Le bilan biologique confirmera ce manque de fer et le médecin sera alors amené à prescrire des compléments de sels ferreux. Par ailleurs, l’alimentation devra être revue pour apporter davantage de fer. Et si l’on a peu de goût pour la viande rouge, les foies et le boudin noir, il faudra donc aller chercher le fer ailleurs : dans les œufs, la viande blanche, les légumineuses et… le poisson et les fruits de mer (moules, huîtres). Quant aux oligoéléments de type zinc, sélénium et même iode, ainsi que les vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B5, B6, B8 et B12), on les trouve en bonnes quantités dans le poisson. Concernant la vitamine D, seuls les poissons gras en sont riches : 100 g de l’un de ces poissons couvrent de 100 à 200% du besoin quotidien. Voilà pourquoi les plus gros consommateurs de saumon et de harengs sont ceux qui manquent souvent de soleil (nord de la France pour les mangeurs de harengs, Europe du Nord pour les amateurs de saumon). La vitamine D des poissons gras compensera ainsi celle qui leur manque faute de soleil.

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Des oméga 3

La majorité des poissons sont maigres, c’est-à-dire qu’ils renferment moins de 5% de lipides. Seuls les poissons « gras » de type sardine, hareng, maquereau ou saumon en contiennent 10 à 12%, essentiellement sous forme d’oméga 3 dont nous manquons. De plus, le gras de leur chair héberge la vitamine D dont ils sont riches ! Deux raisons d’en manger régulièrement.

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Deux fois par semaine… au moins !

Deux fois par semaine… au moins !

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) recommande de manger du poisson deux fois par semaine, dont une fois sous forme de poisson gras. Ce pourrait même être davantage si affinités, en variant les espèces !

 

Une consommation sûre

Les Français aiment les produits de la mer. Ils en consomment environ 35 kg par an et par habitant, soit une moyenne de 100 g par jour – sous toutes leurs formes : poissons, fruits de mer, frais, conditionnés, intégrés dans des recettes, surgelés… La consommation augmente d’année en année. Évidemment chaque région a ses poissons favoris : le hareng dans le nord de la France, l’omble chevalier en Savoie, la morue dans le Sud-Ouest, la sardine dans le Sud. Les plus faibles consommateurs de poisson sont les Alsaciens.

La mode des sushis a également considérablement augmenté la consommation de poissons crus ; on en mange environ 100 g par repas au restaurant japonais.

Respect des saisons

Les poissons ont aussi leurs saisons selon leurs périodes de reproduction et de migration. Par exemple, en été, le thon germon se rapproche des côtes françaises et l’automne est la saison des harengs frais et des rougets barbets. En quantités plus importantes à ces périodes, leurs prix sont souvent plus bas. Il faut donc profiter des promotions et en demander la raison au poissonnier. Par ailleurs, certaines espèces sont en voie de disparition (le cabillaud entre autres). Le meilleur moyen d’éviter la surconsommation est donc de varier sa consommation de poissons ; il y a plus de 200 espèces différentes… C’est le moment de les découvrir – au lieu d’acheter systématiquement au poissonnier le même dos de cabillaud !

« Il est pas frais mon poisson ? »

Seule la cuisson assure une totale sécurité sanitaire, car le poisson cru peut renfermer de nombreuses bactéries pathogènes pour l’homme (comme les listéria) ainsi que des parasites, en l’occurrence des larves de Taenia ou d’Anisakis. Une fois consommées avec le poisson cru, ces larves se transforment en vers qui vont proliférer dans l’estomac pour l’Anisakis et engendrer douleurs et brûlures. Ou dans l’intestin grêle et le côlon pour le Taenia, provoquant douleurs abdominales et troubles du transit. À défaut de pouvoir s’en protéger au restaurant (vous êtes tributaire de l’hygiène du restaurateur), chez soi on peut prendre quelques précautions dont la plus sûre et radicale est la congélation (lire encadré).

Les cuissons idéales

La cuisson vapeur est l’idéale. Rapide, elle préserve au mieux les vitamines du poisson. Reste aussi la solution de la cuisson au four, surtout en papillote dont l’univers clos préserve admirablement toutes les saveurs. La pire est la cuisson au court-bouillon surtout si elle dépasse 10 minutes : minéraux, oligoéléments et vitamines diffusent dans le bouillon et y sont détruits en partie par la chaleur. Le poisson est un aliment fragile qui nécessite des cuissons rapides.

 

À savoir : poisson cru : quelles précautions ?

À savoir : poisson cru : quelles précautions ?

  • Ni le jus de citron ni le vinaigre ne détruiront les éventuels parasites des poissons ! Si on prévoit de les consommer crus, il faut les placer au congélateur pendant au moins 48 heures à – 20 °C.
  • Le poisson cru ne doit pas être consommé par les enfants avant l’âge de 6 ou 7 ans, ni par les personnes âgées, ni en cas de grossesse ou de fragilité du système immunitaire.

 

« Aujourd’hui, c’est poisson ! »

Avec la diversification alimentaire, le nourrisson va découvrir le goût de la viande, des œufs et du poisson. Une cuillerée à café de chair de poisson bien cuit sera parfaite au déjeuner en accompagnement de la purée de légumes. Vers 1 an, la portion peut atteindre 20 g (1/5 d’une portion d’adulte). Tous les poissons sont autorisés à condition d’être bien cuits et désarêtés. Les enfants adorent la sole, mais il ne tient qu’aux parents de leur faire découvrir les autres variétés – en évitant le poisson pané, qui n’a plus le goût de poisson et qui est bien plus gras ! À l’âge de 10 ans, l’enfant peut consommer les mêmes portions que l’adulte, soit 100 à 150 g.

En cas d’allergie

L’allergie au poisson et aux fruits de mer peut se voir à tout âge et en général elle est définitive. Elle suppose l’éradication complète du poisson sous toutes ses formes, y compris dans les préparations industrielles – lire attentivement les étiquettes. On peut vivre sans poisson mais il faut alors surveiller de près sa consommation d’oméga 3 et renforcer l’utilisation d’huiles qui en sont bien pourvues comme celles de colza, de noix, de cameline ou de lin. Attention, ces deux dernières en sont très riches (50 % contre 12% dans l’huile de noix) et il ne faut pas dépasser la dose quotidienne d’une cuillère à café par jour (à ne pas donner aux enfants de moins de 3 ans).

Les préparations à base de…

Les rillettes de saumon ou de thon sont souvent assez grasses car riches en huile ajoutée ; le poisson peut ne représenter que 30 ou 40% de la recette. C’est aussi le cas du surimi. C’est une recette qui nous vient du Japon (mais son goût s’est occidentalisé) à base de filets de poisson assemblés à de la fécule de pomme de terre, de l’huile de colza, du blanc d’œuf et des traces de sucre. Le tout est mélangé, roulé dans le paprika et pasteurisé. Le surimi est surtout riche en protéines et peu calorique. À consommer, si on aime, en apéritif ou dans des salades composées. Les femmes enceintes peuvent en manger car il n’est pas cru. 

Sauvage ou d’élevage ?

Sur le plan nutritionnel, les poissons sauvages ou d’élevage ont sensiblement les mêmes qualités. Quant à la possible contamination par les polluants des rivières (PCB, polychlorobiphényles) ou des mers (mercure), les quantités sont d’autant plus faibles que le poisson consommé se situe en début de chaîne alimentaire. C’est le cas des petits poissons comme les sardines ou les maquereaux. En revanche, le thon ou l’espadon en accumulent davantage – mais pas de craintes à avoir quand on varie les espèces ! Inutile de noyer le poisson sous la sauce – grillé, accompagné d’épices, d’un filet d’huile d’olive et de citron, il sera délicieux !

Frais, en conserve ou surgelé ?

Frais, en conserve ou surgelé ?

Peu importe car les qualités nutritionnelles sont quasi identiques dans tous les cas. La petite sardine en conserve sera toujours aussi riche en oméga 3 et en vitamine D que la sardine fraîche grillée. Donc, à chacun ses choix.

 

Les régurgitations, souvent banales

Avant 6 mois, la plupart des nourrissons régurgitent. Il ne faut pas confondre ces régurgitations physiologiques avec un réel reflux gastro-œsophagien (RGO), très rare.

 

Les régurgitations consistent en de petits rejets par la bouche de lait plus ou moins caillé, involontaires, après la tétée ou la prise d’un biberon. Ce reflux est un phénomène normal, physiologique, dû à l’immaturité du sphincter (cardia) séparant l’œsophage de l’estomac qui se relâche pour laisser passer le lait mais ne se referme pas toujours complètement. De plus, l’estomac du nourrisson, de faible capacité, est distendu à chaque tétée par d’importants volumes de lait et de gaz (air dégluti en tétant).

 

Un trop-plein qui fait régurgiter bébé

Il se crée ainsi un trop-plein gastrique qui favorise le reflux. Les régurgitations semblent plus importantes chez les bébés nourris au biberon et elles apparaissent immédiatement ou dans l’heure qui suit le biberon. Leur fréquence et leur abondance ne sont pas un signe de gravité à partir du moment où l’appétit de l’enfant est conservé, où il grandit bien et grossit régulièrement. Courantes avant 4 mois, favorisées par l’alimentation liquide et la position allongée, les régurgitations disparaissent spontanément entre 6 mois et 1 an. C’est-à-dire lorsque le système digestif est mature, que l’alimentation s’épaissit et que l’enfant fait l’apprentissage de la posture debout et de la marche.

Un réel RGO pathologique, parfois compliqué d’œsophagite, est rare chez le nourrisson. Une allergie aux protéines de lait de vache existe parfois.

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Des laits épaissis pour moins de régurgitations

Bon à savoir

Bon à savoir

Les signes du RGO compliqué sont les vomissements, les régurgitations tardives après les repas, des pleurs ou un refus d’alimentation, une perte de poids… Une consultation médicale s’impose.
En ce qui concerne les régurgitations banales n’entraînant pas de douleurs, si les astuces rappelées en encadré s’avèrent inopérantes, une prise en charge diététique est généralement suffisante. Elle consiste à remplacer le lait standard par un lait épaissi par ajout d’amidon de riz ou de maïs ; le lait antirégurgitations ou anti-reflux (AR) est disponible en pharmacie en version bio ou non. Il existe aussi des épaississants (caroube…) à ajouter dans le lait classique.

Pour les enfants à risque allergique et qui régurgitent, on trouve des laits AR de type HA (hypoallergénique) et pour les enfants allergiques aux protéines du lait de vache, on dispose de laits AR dont la fraction protéique est un hydrolysat poussé de protéines.

Lorsque ces mesures diététiques sont insuffisantes, et que l’enfant présente un RGO mal supporté, un traitement médical (après examens complémentaires) peut être ajouté (inhibiteurs de la pompe à protons). Les médicaments anti-acides d’action locale comme les alginates formant un gel visqueux dans l’estomac sont inutiles au long cours.

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Astuces et mesures simples

  • Garder l’enfant en position verticale pendant et après les tétées ou le biberon.
  • Fractionner les repas : donner de plus petites quantités plus fréquemment.
  • Si bébé prend le biberon, vérifier que les tétines et les débits sont bien adaptés à son âge.
  • Lors de la prise de biberon comme lors de la tétée, faire des pauses pour laisser l’enfant évacuer les gaz.
  • Éviter les compressions abdominales par des couches ou des vêtements trop serrés.
  • Bannir les jus de fruits acides.
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Bienfaits des eaux thermales en stomatologie

Saviez-vous que certaines eaux thermales améliorent la santé bucco-dentaire ? Et qu’une cure peut vous être prescrite par un chirurgien-dentiste ?

 

Parodontopathie chronique, aphtes récurrents, mycoses buccales et linguales récidivantes ou rebelles, lichen plan, glossite, glossodynie, gingivite, sécheresse buccale (syndrome de Gougerot-Sjögren), séquelles buccales dans les traitements du cancer (mucites bucco-linguales chimio- ou radio-induites)… Telles sont les principales affections des muqueuses bucco-linguales (AMB) pouvant être traitées par des cures thermales. Les problèmes « strictement » dentaires (détartrage, traitement des caries, pose ou adaptation de prothèses ou de bridges…) étant bien sûr soignés au préalable. À noter, une cure thermale permet également d’optimiser les résultats de l’implantologie dentaire.

 

Diminution des inflammations

De nombreuses études ont démontré l’intérêt des eaux thermales. Grâce à leurs propriétés cicatrisantes et désinfectantes, elles permettent de diminuer les états inflammatoires des gencives, de diminuer les douleurs ainsi que l’inconfort et d’améliorer l’état des muqueuses et de la langue. La cure thermale permet de renforcer le tissu de soutien de la dent et aide à rétablir l’équilibre bucco-dentaire. Elle a un effet favorable sur la flore buccale et la reconstitution du microbiote bucco-lingual et permet ainsi de lutter contre les bactéries qui prolifèrent dans la bouche des personnes malades. Les bains alcalins de certaines eaux rétablissent le pH de la bouche. La chaleur de l’eau thermale crée une vasodilatation des vaisseaux. Enfin, les sels minéraux et les oligoéléments contenus dans les eaux thermales ont une action bénéfique au niveau de la dent.

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Hygiène bucco-dentaire revisitée

Les soins thermaux locaux reposent sur des bains de bouche, des gargarismes, des douches gingivales, des douches filiformes buccales, des pulvérisations d’eau minérale sur les parois de la cavité buccale… Ils sont associés à des soins généraux (cure de boisson, bains et pulvérisations d’eau thermale…) qui apportent des effets bénéfiques (myorelaxants, déstressants…) sur le plan physique.

Parallèlement aux soins, l’éducation thérapeutique vise à acquérir les bons gestes d’hygiène bucco-dentaire : techniques de brossage des dents en fonction de l’implantation, utilisation du fil dentaire…

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Des cures thermales aux produits d’hygiène

Des cures thermales aux produits d’hygiène

Aix-les-Bains-Marlioz, Avène-les-Bains, La Bourboule, Castéra-Verduzan, Les Fumades-les-Bains, Molitg-les-Bains, Rochefort, La Roche-Posay, Saint-Gervais-les-Bains, Uriage-les-Bains sont les principales stations spécialisées dans le traitement thermal des affections des muqueuses bucco-linguales (AMB). Castéra-Verduzan est l’une des plus réputées dans cette orientation ; une gamme de produits d’hygiène bucco-dentaire y a vu le jour (Buccotherm). Cette station propose aussi l’orientation « Affections digestives et métaboliques » dont les liens avec les AMB sont fréquents.

Pour en savoir plus : www.medecinethermale.fr

 

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5 remèdes naturels et efficaces contre les poux

« Papa, Maman, ça me gratte la tête ! » Avec la reprise de la vie en collectivité pour nos bambins, les poux aussi font leur rentrée et s’en donnent à cœur joie. Comment se débarrasser des poux et des lentes sans agresser le cuir chevelu des enfants ? On vous dévoile nos remèdes naturels et imparables pour les bouter hors de leurs petites têtes.

 

Quel parent n’a pas frémi en découvrant le fameux panneau sur la porte de l’école ou de la crèche : « Les poux sont de retour ! Merci de vérifier les cheveux de vos enfants et de les traiter si nécessaire ». Ces parasites qui se nourrissent du sang de leurs hôtes (le nôtre, donc) se reproduisent très rapidement, et leurs lentes sont particulièrement difficiles à éliminer, même avec les produits chimiques vendus en pharmacie.
Avec un peu de chance, ils ne sont pas encore arrivés jusqu’au crâne de votre progéniture, et vous pourrez jouer la carte de la prévention. S’ils sont déjà installés, notre arsenal de remèdes naturels vous aidera à les vaincre en douceur, mais pour de bon quand même.

 

Avec les poux, mieux vaut prévenir que guérir

Si vous avez un ou plusieurs enfants en collectivité, jouez la carte de la prévention tout au long de l’année. Misez sur les huiles essentielles. Les poux détestent tout particulièrement l’odeur de la lavande : vaporisé chaque matin sur la nuque, le blouson et le bonnet de votre enfant.

Vous pouvez aussi opter pour deux gouttes d’huile essentielle de lavande derrière chaque oreille, mais attention, l’huile de lavande aspic est déconseillée avant 6 ans, et le lavandin avant 3 ans. La lavande fine, elle, peut s’appliquer chez des bébés de plus de 3 mois. Les poux aiment bien aussi les têtes d’adulte : utilisez aussi ce remède préventif afin d’éviter d’être colonisé(e) à votre tour.

L’huile essentielle de citron ou d’eucalyptus fonctionne également, à raison d’une goutte le matin derrière chaque oreille.

Les parents de jeunes filles aux cheveux longs penseront à leur attacher en nattes bien serrées, afin de compliquer l’ascension des poux téméraires qui voudraient s’y installer.

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Une fois installés, comment se débarrasser des poux et des lentes ?

Trop tard, votre examen minutieux révèle des poux qui cavalent sur le crâne de votre enfant et des lentes accrochées près de la racine des cheveux ? Respirez un grand coup, cela va bien se passer. Lavez à 60°C tous les vêtements et tissus qui ont été en contact avec votre enfant (c’est-à-dire la moitié de votre maison, on sait). Les tissus trop fragiles pour supporter le lavage en machine peuvent être mis au congélateur pendant trois jours, les poux n’y résisteront pas.

Remède n°1 : étouffez les poux dans un bain d’huile

L’objectif ici est d’asphyxiez les bestioles en les privant d’oxygène. Pour cela, badigeonnez généreusement le crâne de votre enfant et ses cheveux d’huile de coco ou d’huile d’olive, en y ajoutant 4 gouttes d’huile essentielle de bergamote, jasmin ou arbre à thé aux vertus antiseptiques. Placez sur sa tête un bonnet de bain bien serré qui ne laisse plus passer un filet d’air.

Laissez poser au moins une heure avant de rincer avec un shampooing classique. Passez ensuite un peigne à dents fines dans l’ensemble de sa chevelure pour retirer les poux et lentes morts. Recommencez l’opération quotidiennement pendant 4 à 5 jours, puis de nouveau 10 jours plus tard. Mais pourquoi 10 jours plus tard ? Parce que c’est le temps qu’il faut à une lente pour se transformer en poux capable de se reproduire, et donc de recoloniser un cuir chevelu.

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Remède n°2 : faites tourner leur vie au vinaigre

Le vinaigre blanc, cet ingrédient miracle qui fait déjà tant de merveilles dans la maison, est aussi un efficace remède anti-poux. Badigeonnez le crâne et les cheveux de vinaigre blanc, massez bien pour n’oublier aucune mèche, puis enroulez la tête dans une serviette. Laissez poser environ 10 minutes, un peu moins si cela picote le cuir chevelu de votre enfant, puis rincez avec un shampooing. Renouvelez l’opération pendant trois jours d’affilée, puis de nouveau 10 jours plus tard. Les vinaigres de cidre et de lavande fonctionnent très bien aussi.

Remède n°3 : dessoudez les lentes grâce au bicarbonate de soude

Autre ingrédient bien connu de notre grand-mère, le bicarbonate de soude en poudre élimine les poux, mais surtout leurs lentes, plus difficiles à tuer. Protégez les yeux de votre enfant avec un masque de piscine ou en tissu, puis appliquez généreusement de la poudre de bicarbonate sur toute sa chevelure. Laissez pauser 30 à 40 minutes, puis rincez avec un shampooing avant de passer le peigne anti-poux dans sa chevelure. Renouvelez trois jours d’affilée, puis de nouveau 10 jours plus tard. Comment savoir si les lentes sont bien mortes ? Si elles sont à plus de 2 cm du cuir chevelu, vous les avez eues.

Remède n°4 : misez sur l’oignon pour évacuer les poux

Que vous aimiez ou pas sa saveur dans l’assiette, l’oignon est un allié de poids dans votre pharmacopée naturelle, grâce à ses vertus anti-inflammatoires et sa richesse en minéraux. Si vous disposez d’un extracteur de jus, récupérez le jus de 2 à 3 beaux oignons, puis appliquez-le sur le cuir chevelu. Massez soigneusement pour bien imprégner tout le crâne, et n’oubliez pas les pointes. Laissez ensuite agir le soufre contenu dans le jus pendant 3 bonnes heures, puis rincez avec un shampooing et peignez la chevelure. Renouvelez l’opération trois jours d’affilée, et toujours 10 jours plus tard. En dehors de la lutte contre les poux, le jus d’oignon est réputé efficace pour accélérer la pousse des cheveux et les fortifier. A bon entendeur…

Remède n°5 : réglez leur compte à toutes les lentes

Si les poux sont plutôt faciles à éliminer, les lentes, elles s’accrochent fermement à leur cheveu grâce à une substance collante. Assurez-vous de bien les faire glisser vers la sortie en utilisant, en plus de votre peigne anti-poux, une fine compresse d’ouate humidifiée, que vous faites glisser depuis la racine des cheveux jusqu’à la pointe. Elle collecte ainsi au passage les hôtes indésirables, et vous n’avez plus qu’à jeter l’ensemble.

Bonne chasse aux bêbêtes !

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10 signes pour reconnaître une peau déshydratée

Tiraillements, rougeurs, squames… on confond trop souvent la peau sèche et la peau déshydratée. Si la première est permanente, la seconde est un état temporaire qui peut s’améliorer avec des soins adaptés… ou empirer si on la traite comme une peau sèche ! Voici les signes qui ne trompent pas, et nos produits chouchous pour prendre soin de la peau de votre visage.

 

Peau qui tiraille, rougeurs, squames sur le visage : c’est sûr, vous avez la peau sèche. Et vous allez lui offrir des crèmes très riches, formulées pour les peaux sèches. Ah, c’est bizarre, la situation ne s’arrange pas, et en plus, vous voyez apparaître de petits boutons et points noirs. Mais pourquoi ? Parce que votre peau n’est pas sèche, elle est déshydratée.

 

Quelle différence entre une peau sèche et une peau déshydratée ?

Les symptômes se ressemblent, mais leurs causes sont différentes. On vous aide à décrypter les messages envoyés par votre peau.

Comment reconnaître une peau sèche ?

On parle de peau sèche lorsqu’elle ne parvient pas à produire assez de corps gras pour renouveler le film hydrolipidique, chargé de protéger notre peau des agressions extérieures et retenir l’eau de la peau. Une peau sèche peut en plus être déshydratée, mais sa sécheresse est un état permanent.

On la reconnaît à sa finesse, ses pores très serrés, sa rugosité (elle « râpe » un peu lorsqu’on passe la main dessus), et les plaques de dartre qui peuvent survenir en hiver. Plus l’on avance en âge, et plus la peau aura tendance à être sèche. Au quotidien, elle a besoin de lipides afin de restaurer le film gras qui protège la peau.

Comment reconnaître une peau déshydratée ?

Comme son nom l’indique, la peau déshydratée a soif, très soif même. Cette perte en eau résulte souvent de facteurs extérieurs, provoquant une altération de son bouclier protecteur et une perte importante en eau : changement de saison, climatisation, froid, frottements, tabac, pollution, etc. On la reconnaît à ses pores dilatés (mais pas partout), les tiraillements ressentis après la douche, le démaquillage, ou lorsqu’on se promène à l’extérieur. On constate parfois des desquamations au niveau des sourcils et des ailes du nez.

Souvent, les peaux déshydratées semblent mixtes, et brillent sur la zone T. Elles sont aussi sujettes aux imperfections : la déshydratation entraîne une sécrétion accrue de sébum, ce qui favorise la prolifération des germes. Au quotidien, elle a besoin d’être hydratée (et non nourrie, la nuance est importante) afin de retrouver souplesse et confort.

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Comment prendre soin de sa peau sèche ?

Les peaux sèches ont besoin d’être nourries, il leur faut des lipides qui restaurent le film hydrolipidique et assurent leur protection tout au long de la journée. On privilégie donc les soins à base d’huile, qui vont former une couche protectrice et retenir l’eau de la peau, tels le sérum Hydraskin de Darphin, et les crèmes très nourrissantes, comme la crème hydratante Hydréane Extra riche de La Roche Posay.

Les peaux sujettes aux démangeaisons apprécieront la crème hydratante riche Hydrance Optimale, d’Avène, qui apaise et réconforte l’épiderme en un tournemain. Une fois par semaine, on lui offre un soin cocooning et un shoot de nutriments avec le masque Confort Crème Onctueuse de Liérac, dont les actifs à base de beurre de karité, rose et abricot laissent la peau douce et hydratée en profondeur.

Pour éviter l’effet « plaqué » du maquillage, on choisit un fond de teint adapté aux peaux sèches, comme la Lumineuse Crème Teintée de Vichy (intégrant en bonus une protection solaire), et on a la main légère sur la poudre pour ne pas avoir l’air plâtrée.

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Comment prendre soin de sa peau déshydratée ?

Si votre peau a soif, l’objectif est de lui donner beaucoup à boire, et pas trop à manger. En résumé, de privilégier les textures riches en eau, et pauvres en lipides. Côté crème de jour, on opte pour une émulsion très hydratante comme la Crème d’eau riche d’Uriage, ou le soin Aquasource de Biotherm au fort pouvoir désaltérant.

On intègre à sa routine beauté un brumisateur, qu’on vaporise matin et soir sur le visage, et à tout moment dans la journée lorsqu’on sent que cela commence à tirailler. Côté masque, on offre un shoot d’hydratation à la peau au moins une fois par semaine avec un masque adapté, comme le Masque Crème anti-soif de Clarins. On n’hésite pas à le laisser poser toute la nuit pour un effet décuplé au réveil.

Et bien sûr, on n’oublie pas de boire, d’éviter autant que possible la climatisation, la pollution et autres ennemies de notre peau, et on pense à dormir le plus possible pour préserver la santé et la beauté de notre peau. 

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5 sports à pratiquer contre le mal de dos

Vous souffrez de lombalgies, sciatiques et autres maux de dos à répétition ? Le sport est votre meilleur allié pour protéger votre dos et éviter l’apparition de douleurs, mais attention, pas n’importe lequel. Explications.

 

Favorisé par la sédentarité croissante et le manque d’activité physique, le mal de dos concerne tout le monde, ou presque : 80% des Français seront touchés au moins une fois dans leur vie par le mal de dos, estime l’Assurance Maladie. Il se manifeste par des cervicalgies, des lombalgies, des sciatiques, bref, tout un tas de truc en -ies et -iques dont on se passerait bien. Et comme le rappelait dans une récente campagne la même Assurance Maladie, contre le mal de dos, le meilleur traitement, c’est le mouvement.

Encore faut-il choisir une activité physique adaptée à sa forme physique, son âge (et ses envies, tant qu’à faire). Zoom sur les sports les plus efficaces pour renforcer, assouplir et étirer en douceur notre dos.

1 – Le gainage, superstar des sports anti mal de dos

A intégrer sans attendre dans votre routine quotidienne, les exercices de gainages renforcent les muscles abdominaux et dorsaux sans forcer, en sollicitant de concert plusieurs groupes musculaires. L’objectif du gainage est de tenir le plus longtemps possible des postures qui font travailler les muscles en isométrie, sans effectuer de mouvement répétitif ni forcer. Le Pilates, qui allie gainage et étirements tout en douceur, est recommandé par nombre de médecins aux personnes souffrant de douleurs dorsales à répétition.

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2 – La natation, pour placer son dos en (quasi) apesanteur

Idéal pour les personnes souhaitant renforcer leur dos en douceur, la brasse coulée ou le dos crawlé font travailler l’ensemble des muscles sans risque de traumatisme. L’eau amortit les mouvements et offre une agréable sensation de massage qui stimule la circulation sanguine. Si vous n’êtes pas expert, évitez le crawl qui peut susciter des douleurs lorsqu’il n’est pas pratiqué de manière symétrique entre les deux côtés du corps. La brasse classique est à proscrire en raison des tensions qu’elle exerce sur la nuque et le bas du dos.

 

3 – Le vélo, pour étirer et muscler sans le sentir

Eh oui, le vélo fait partie des sports recommandés pour prévenir et soigner le mal de dos. En position correcte, le dos est légèrement étiré et travaille sans forcer. On règle sa selle et son guidon de manière à avoir le dos qui reste le plus droit possible (ce qui plaide plutôt en faveur d’un vélo de ville) et ne pas avoir à tirer sur les cervicales pour redresser la tête. Attention de ne pas régler votre selle trop basse, ce qui pourrait occasionner des douleurs aux genoux. De nombreuses salles de sport proposent des vélos étudiés pour les personnes souffrant de douleurs au dos.

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4 – La marche pour se renforcer au quotidien

Sport accessible à tous, la marche sollicite les muscles du dos et les renforce en douceur. L’idéal est de marcher au moins une heure par jour pour prévenir les douleurs, en veillant à porter des chaussures adaptées (rangez donc ces talons aiguilles). Evitez de porter des charges lourdes (sac à dos bourré à craquer) et / ou asymétriques (sac à main ou tote bag en bandoulière bourré à craquer).

 

5 – La danse, pour un maintien impeccable

On vante souvent le port de reines des danseuses étoiles : c’est parce qu’elles ont (entre autres) un dos musclé de manière symétrique et l’habitude de pratiquer des étirements. Prenez soin du vôtre en vous mettant à la danse, classique de préférence, afin de renforcer votre dos tout en affinant votre silhouette.

 

6 – Le yoga, pour allier force et souplesse

Cette pratique venue d’Asie ne cesse de faire des émules, et pour cause ! Les enchaînements de postures renforcent et étirent tous les muscles du corps, ce qui améliore de manière significative la mobilité et la souplesse. Attention toutefois, certaines postures peuvent faire mal au dos si elles ne sont pas exécutées correctement : il est préférable de débuter en salle avec un professeur qui vous corrigera.

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7 – L’escalade, championne des étirements

Les adeptes de l’escalade le savent : la pratique de ce sport est excellente pour le dos. Sollicité en permanence, l’ensemble des muscles dorsaux est tantôt étiré, tantôt contracté, tout au long de l’ascension d’une voie ou d’un bloc. Il est important de bien s’étirer en fin de séance, et de s’échauffer avant de se lancer à l’assaut de la paroi pour éviter de se blesser.

 

Les sports à éviter lorsqu’on a mal au dos

Certaines activités physiques sont à éviter lorsqu’on veut préserver son dos. On évite les sports à impact (tennis, course à pied, volley, corde à sauter, etc.), comme ceux qui tassent la colonne vertébrale (équitation, jet ski, moto cross, etc.). On proscrit également les sports requérant des gestes brusques et asymétriques (golf, tennis, squash).

Sur ces bonnes paroles, transpirez bien, votre dos vous dira merci !