L’aloe vera, alliée de notre peau et notre transit

Bien plus qu’une simple plante décorative, l’aloe vera regorge de propriétés bénéfiques. Elle soigne notre peau, soulage un coup de soleil, guérit un eczéma ou libère d’une constipation… tout ça, vraiment ? On fait le tour de la question pour vous.

 

L’aloe vera, c’est quoi ? C’est le nom botanique de l’aloès. Mais encore ? Il s’agit d’une plante vivace, composées de feuilles longilignes et dentelées, sans tige. Vous la connaissez forcément, les plantes grasses ont le vent en poupe. L’aloès pousse à l’extérieur dans les régions les plus chaudes du globe, et s’acclimate très bien dans nos intérieurs européens. Tout autour du globe, elle est très appréciée. Et pour cause : ultra riche en nutriments, minéraux, acides aminés et autres vitamines, l’aloès possède de nombreuses vertus profitables à notre bien-être et notre santé.
Cette plante, très réputée en cosmétologie et en dermatologie, se retrouve dans de nombreux produits de soin et d’embellissement de la peau, pour ses propriétés réparatrices, cicatrisantes, régénératrices, revitalisantes, assouplissantes…

 

Comment recueillir le gel d’aloes ?

Quand on coupe une feuille d’aloe vera, un gel clair et visqueux s’en échappe. Pressez la feuille et recueillez la précieuse texture. Ensuite, à vous la peau de bébé ! Vous pouvez utiliser le gel pur en application externe, à condition de bien le conserver pour garder ses vertus intactes. Sinon, de nombreux produits à forte teneur en gel d’aloe vera sont disponibles en pharmacie.

 

Le super pouvoir hydratant de l’aloe vera

Grâce à ses exceptionnelles propriétés émollientes, le gel pur et naturel d’aloès en simple application cutanée suffit à rendre la peau plus douce. La matière pénètre rapidement et transforme la peau. Hydratée, repulpée, assouplie, on lui dit merci.

Les peaux sèches raffolent des laits pour le corps à l’aloe vera qui leur redonnent souplesse et douceur. Se démaquiller avec une eau micellaire à base d’aloe vera élimine en douceur toutes les impuretés tout en procurant une agréable sensation de fraicheur et d’apaisement.

Le cuir chevelu n’est pas en reste. Les shampooings à base d’aloès apaisent les irritations et le fortifient tout en assainissant les racines des cheveux. Un bon moyen de se débarrasser des pellicules et de retrouver une chevelure brillante et solide.

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Les propriétés apaisantes de l’aloes pour réparer la peau

Grâce à son fort pouvoir émollient, l’aloe vera apporte de l’éclat tout en atténuant les cicatrices d’acné et les taches pigmentaires. Ses propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires le rendent intéressant contre les problèmes cutanés comme l’eczéma ou le psoriasis. Il participe également à la guérison des brûlures légères comme les coups de soleil. Contre les lésions et infections cutanées en général, le gel d’aloe vera en application directe plusieurs fois par jour soulage, apaise et cicatrise.

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L’aloe vera, allié du bien-être intestinal

Outre ses propriétés bénéfiques pour la peau, le gel d’aloe vera détient aussi des vertus intéressantes pour le système digestif en utilisation interne. Il soulage les maux d’estomac, et se dépose comme un film sur la paroi de l’intestin, agissant tel un pansement qui protège de l’acidité. En bonus, l’aloès aide à éliminer les toxines, et à nettoyer ainsi le système digestif et les voies urinaires.

Attention, pour obtenir ces effets, ne consommez pas le gel recueilli par vous-même : non filtré, il pourrait avoir des effets indésirables. Des formules sous forme de jus ou de gelée sont disponibles en pharmacie.

Contre la constipation, on exploite aussi la sève d’aloe vera. Aussi appelée latex d’aloe vera, on la trouve dans l’écorce des feuilles. Doté de propriétés laxatives puissantes, le latex se consomme en utilisation interne sous forme de gélules.

On en envie de conclure sur une blague-peut-mieux-faire : avec l’aloe, vous allez aloé bien !

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Tuer les araignées de maison : surtout pas !

Soyons francs, les fans d’araignées ne sont pas légion, et encore moins quand il s’agit de partager notre chambre à coucher ou notre salle de bains avec elles. La plupart de celles que nous croisons dans nos maisons terminent écrabouillées sous une semelle vengeresse, ou profitent de la panique des phobiques pour courir se mettre aux abris. Mais nous avons tout faux ! Inutile de les tuer ou d’en avoir peur : les araignées sont nos alliées. Vraiment ? Explications.

 

La tégénaire des maisons, la stéatode domestique, la pholque phalangiste, la ségestrie florentine, la malmignatte, la saltique arlequin… Derrière ces noms plutôt poétiques se cachent quelques-unes des espèces d’araignées que l’on rencontre fréquemment dans nos intérieurs. La liste ne s’arrête pas là : rien qu’en France, on recense pas moins de 47 familles pour 1 740 espèces d’araignées. Bigre.

 

Portrait type des araignées

Elles ont huit pattes, et autant d’yeux (la plupart du temps), des crochets devant pour mordre leurs proies (et non pas piquer les humains par sadisme) – d’où sort du venin pour 1500 espèces en France, et des « tubes » à l’arrière, appelés filières, d’où sort leur fameux fil de soie utilisé pour tisser une toile et piéger leurs proies, ou leur projeter dessus pour les immobiliser. Les araignées ne sont pas des insectes, qui eux n’ont que 6 pattes, deux yeux et des antennes. Elles appartiennent aux arthropodes, les animaux à pattes articulées, et plus précisément aux arachnides, à huit pattes locomotrices, tout comme les scorpions ou les acariens.

 

Des bêbêtes inoffensives pour l’homme

En ce qui concerne leur régime alimentaire, les araignées sont des animaux carnivores, qui consomment en moyenne 15% de leur poids par jour en insectes, voire en gobant d’autres araignées. De grosses mangeuse donc, mais qui ne sont pas gourmandes d’humain. Elles sont craintives, et il n’est pas instinctif pour elle de nous mordre. Quand bien même elles essaieraient, la plupart du temps, leurs crochets sont trop courts pour percer notre peau, et les principes de leur venin ne sont pas actifs sur l’homme, ou trop faiblement pour causer un quelconque problème de santé.

 

Le quotidien d’une araignée de maison

Finalement, quand on s’y intéresse, on réalise que cette colocataire discrète a une vie tout à fait rangée. La plupart du temps, l’araignée de maison vit tranquillement dans son coin ou dans sa toile, et mène ses petites affaires en toute discrétion. Lorsqu’on en rencontre une, c’est qu’elle est en recherche d’un « partenaire » de reproduction. Et si d’aventure elle nous mord, c’est un mécanisme de défense, et non pas une agression ni une attaque visant à se nourrir. Bref, les araignées ne nous veulent pas de mal. Au contraire ! Chasseuse d’insectes nuisibles et dangereux pour l’homme car parfois porteurs de maladies, comme les moustiques, les mouches, les puces, les tiques parmi d’autres, on peut même dire (eh oui) que les araignées nous protègent.

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Maison avec araignées, maison saine !

Une toile d’araignée dans un coin du plafond ? Pas de panique, ça ne signifie pas que votre intérieur est insalubre, au contraire. Les araignées ne sont pas folles, elles choisissent un lieu sain pour tisser leur toile : pas trop confiné, ni trop chaud, ni trop humide. Si elles ont élu domicile chez vous, c’est bon signe. On trouve les araignées de maison généralement dans les endroits où elles ne seront pas souvent dérangées : cave, grenier, garage, derrière un meuble, sous un évier, au plafond…

Si l’environnement est sain avant que les araignées s’y installent, il le sera encore plus après ! En effet, les araignées, de par leur régime alimentaire, font office d’insecticides naturels. Elles dévorent les mouches, les mites, les punaises, les acariens, et vous en débarrassent par la même occasion en assainissant la maison. Les araignées ne sont pas nocives, mais utiles et écologiques, participant à l’équilibre de l’écosystème des habitations.

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Arachnophobes, comment ne plus tuer vos araignées de maison

Les arachnophobes représentent environ 5 % de la population, et nombreux sont ceux qui préfèrent une araignée morte à une araignée vivante. En identifiant l’origine et les causes de votre phobie, en vous intéressant de plus près aux araignées et à leurs différentes caractéristiques, en analysant vos a priori et vos réactions, vous pourrez apprivoiser votre peur et peu à peu la chasser… plutôt que de chasser les araignées.

C’est ce que proposent, dans JE N’AI PLUS PEUR DES ARAIGNÉES (éditions DUNOD, 15.90€), Christine Rollard, chercheuse spécialiste des araignées au muséum d’histoire naturelle, et Abdelkader Mokeddem, psychologue clinicien spécialisé dans le traitement des phobies. Leur livre est une mine d’informations sur les araignées et les moyens de ne plus en avoir peur, tout en surpassant ses idées reçues sur ces petites bêtes. Le livre propose des exercices visant à se familiariser avec les araignées et à mieux les connaître pour se débarrasser définitivement de son arachnophobie. Allez, essayez ! Vos vacances dans les vastes maisons de campagne habitées par tout un peuple à huit pattes en deviendront bien plus agréables…

Chaleur et rétention d’eau : quand été rime avec jambes gonflées

Vous avez les pieds tout serrés dans vos espadrilles et la sensation d’avoir des jambes de plomb ? Ce n’est ni un pic de croissance soudain, ni la conséquence de tous les beignets, chichis, chouchous dégustés sur la plage. Non, ces gonflements inopportuns résultent de la rétention d’eau, elle-même causée par la chaleur. Est-il possible d’y échapper ? On vous explique.

 

Chaud devant ! Les températures avoisinent les 30 degrés, bonjour sueur, chapeau, lunettes et crème solaire. Parmi les petites joies de la canicule, certains et surtout certaines observent un étrange phénomène sur leur corps : ça gonfle ! Le plus souvent, cela concerne les pieds, chevilles et jambes, mais peut s’étendre aux bras et mains. On distingue moins bien ses chevilles, les bagues semblent incrustées dans les doigts, on a les jambes lourdes et les pieds ressemblent à des rôtis ficelés dans nos légères sandales estivales. La sensation s’accentue au fil de la journée. Mais alors, pourquoi gonfle-t-on quand il fait chaud ? 

 

Chaleur et jambes gonflées : le mécanisme de la rétention d’eau

Sous l’effet de la chaleur, le débit sanguin s’accélère tandis que les vaisseaux se dilatent. De l’eau s’en échappe alors et s’infiltre dans les tissus, provoquant un œdème, c’est-à-dire un gonflement. Cette réaction est un mécanisme naturel de défense contre la chaleur : l’organisme, en faisant gonfler le corps, agrandit la surface de peau et donc le terrain des échanges thermiques servant à réguler la température du corps. Malin sur le papier, mais dans la réalité, pas forcément plaisant !

En effet, en cas de grosse chaleur, l’œdème permet quand même de faire baisser la température du corps. Mais une fois infiltrés dans les tissus, les fluides s’évacuent difficilement, d’où cette sensation désagréable de lourdeur. On parle de rétention d’eau pour définir cette eau piégée dans les tissus. Il s’agit d’un trouble bénin, pas douloureux mais désagréable, qui touche davantage les femmes que les hommes.

 

Qui est plus sujet à la rétention d’eau ?

La chaleur n’est pas la seule cause à l’origine de la rétention d’eau. Les personnes concernées par les autres facteurs de risque sont plus exposées lorsque le thermomètre s’affole. En première ligne, les femmes enceintes, en raison du déséquilibre hormonal engendré par la grossesse et la veine cave comprimée par l’utérus. Les personnes souffrant d’un mauvais retour veineux ou d’une mauvaise circulation sanguine, doivent aussi se montrer vigilants face à la chaleur, tout comme les patients souffrant de diabète ou d’hypertension artérielle. Les personnes immobilisées ou alitées (hospitalisation de longue durée…) s’exposent aussi à la rétention d’eau, le mouvement stimulant l’évacuation des fluides.

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À l’extrême inverse, les adeptes de la course à pied peuvent aussi avoir les jambes qui gonflent, la répétition des impacts au sol pouvant fragiliser les parois veineuses. Le plus souvent, le gonflement est accentué le soir, quand à la chaleur s’ajoute la station debout toute la journée. Alors, comment atténuer ou soulager ces gonflements ?

 

Des astuces pour dégonfler

Voici de bonnes habitudes à adopter pour retrouver de la légèreté même en cas de grosse chaleur.

Qu’est-ce qu’on porte ?

On évite les vêtements trop serrés pour rester à l’aise, et on privilégie des matières « respirantes » comme les vêtements techniques de sport ou les vêtements matières naturelles, comme le coton ou le lin. Leurs fibres ne retiennent pas l’humidité, favorisent la circulation de l’air et augmentent donc l’afflux sanguin. En cas de forte gêne, vous pouvez aussi opter pour des collants ou des manchons de contention, si vous les supportez en plus de la chaleur et après avoir pris un avis médical. Ils stimulent la circulation sanguine en comprimant le mollet ou le bras, un peu comme un massage en continu.

Qu’est-ce qu’on mange ?

Moins salé ! Le sel favorise la rétention d’eau : on bannit donc les plats préparés au profit de produits frais, et on a la main légère sur l’assaisonnement. On consomme de la viande, du poisson, des œufs, et des laitages. Ils contiennent de la protéine albumine qui agit comme une rustine sur les vaisseaux : moins dilatés, ils maintiennent davantage l’eau. On fait le plein de vitamines : la vitamine C (agrumes, poivrons) stimule la fabrication du collagène qui soutient les veines, la vitamine PP (fruits rouges) combat la rétention d’eau, la vitamine E (oléagineux) renforce la paroi veineuse, et les oméga-3 (poissons gras) maintiennent l’élasticité des vaisseaux.

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Qu’est-ce qu’on boit ?

Au moins deux litres d’eau par jour, pour hydrater son corps et permettre le bon fonctionnement de son système de drainage. En revanche, on évite le café, soda caféiné, thé, alcool. Surtout, on ne cède pas à l’idée reçue disant que pour faire moins de rétention d’eau, il faut boire moins d’eau : c’est tout l’inverse.

On rafraîchit sa peau

Une douche fraîche resserre les vaisseaux, on n’hésite pas à passer sous le jet plusieurs fois par jour. Attention, on a dit fraîche, pas glacée. Si l’organisme passe brutalement d’une vasodilatation à une vasoconstriction, vous risquez l’hydrocution par choc thermique. Pas de douche à proximité ? Munissez-vous d’un brumisateur et rafraichissez régulièrement vos bras et vos jambes. Vous pouvez également soulager vos pieds gonflés en fin de journée en les baignant dans une bassine d’eau tiède, agrémentée de 10 gouttes d’huile essentielle de cyprès et de 5 gouttes d’huile essentielle de citron.

On se masse

Prodiguez à vos membres gonflés un massage drainant.  On frotte fermement pour réduire l’accumulation de fluide. Effectuez le mouvement de pression toujours en direction du cœur pour réactiver le retour veineux (depuis le pied en remontant le long de la jambe). Vous pouvez utiliser un gel réfrigérant, comme le Phytogel Toni Drainant Jambes Lourdes d’Akiléine, pour accentuer le soulagement. Pensez également à l’hydro-massage : orientez un jet d’eau tiède sur le pied en remontant jusqu’en haut de la jambe, et baissez la température au fur et à mesure.

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On bouge

Marcher procure une stimulation cardiaque influant sur la circulation sanguine, ce qui empêchera votre corps de gonfler. 30 minutes de marche quotidienne (a minima) sont préconisées. Nager active aussi le retour veineux, notamment grâce à la position horizontale et à la pression exercée par l’eau. Ca tombe bien, il fait chaud, on plonge sans hésiter.

On étire et on surélève ses jambes gonflées

Si vous devez garder la même position de façon prolongée, prenez 3 minutes par heure pour effectuer des étirements qui facilitent la circulation sanguine. Si vos jambes gonflent, allongez-vous et surélevez-les pour atténuer l’œdème. En cas de gonflement persistant, vous pouvez dormir dans cette position en plaçant un coussin sous vos jambes.

On reste vigilant

Si vous constatez un gonflement sur une jambe en particulier (ou un bras), parfois accompagnée d’une rougeur, d’une douleur, d’une sensation de chaleur… Il peut s’agir d’une phlébite. Consultez sans attendre afin de vérifier.

Garder son herpès pour soi (et le soigner)

« J’ai régulièrement des poussées d’herpès sur la bouche. Comment faire pour ne pas être contagieuse ? » Isabelle, 30 ans, Rambouillet

 

Impossible de ne pas être contagieuse : vous l’êtes, surtout pendant les poussées d’herpès. Dès que vous sentez des picotements sur la zone péri-buccale, avant même que les petites vésicules apparaissent, vous pouvez contaminer quelqu’un. Il suffit alors d’un simple contact, d’un simple baiser pour transmettre le virus HSV-1. La contagiosité est maximale au moment des poussées de l’herpès et de la présence des vésicules, mais il faut savoir qu’il peut aussi se transmettre en l’absence de symptômes visibles ou ressentis. En temps de crise, il faut éviter tout contact buccal avec une autre personne et ne partager aucun objet possiblement contaminé par la salive. Évitez aussi les rapports oro-génitaux car le HSV-1 peut contaminer son partenaire à cet endroit et devenir un herpès génital.

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Il est très difficile d’anticiper des crises d’herpès car le virus peut rester en sommeil pendant des mois, voire des années, et réapparaître lorsque l’organisme est en état de faiblesse. Épuisement physique ou moral, choc émotionnel, infection ORL, décalage horaire, voire simple exposition au froid ou au soleil peuvent déclencher des occurrences… La fréquence des récidives varie donc d’une personne à l’autre.

Contre l’herpès, il existe des médicaments antiviraux. Délivrés sur ordonnance à titre curatif ou préventif – si on fait par exemple plus de six crises par an –, ces traitements aident à réduire l’intensité et la fréquence des boutons de fièvre mais ne débarrassent pas l’organisme du virus. La prudence sur le risque de contamination reste dont toujours de rigueur.

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Œdème de Quincke : les réflexes qui sauvent

Allergique ou non, héréditaire ou acquis, l’œdème de Quincke, aussi appelé angiœdème, est à prendre très au sérieux. On vous explique ses symptômes, ses causes et les bons réflexes à adopter en cas d’œdème.

 

L’œdème de Quincke porte le nom du médecin allemand qui a décrit son mécanisme d’apparition en 1882. Il se manifeste par un gonflement sous-cutané qui se développe de manière rapide sur le visage, plus particulièrement autour des lèvres, des paupières ou dans la zone ORL, causant une déformation impressionnante.

 

La consultation médicale est urgente et indispensable, et même vitale si la gorge ou le larynx sont atteintes, auquel cas il faut intervenir le plus rapidement possible, car la vie du patient peut être menacée. L’œdème de Quincke touche indifféremment homme et femme, sans distinction d’âge, et se résorbe après deux à cinq jours si sa cause est éliminée.

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Les différents types d’œdèmes de Quincke et leurs causes

Ce phénomène se déclenche après une réaction de l’organisme lorsqu’il est exposé à un élément externe. On classe les œdèmes de Quincke en différentes catégories selon leurs causes, mais ils ont toutefois des points communs. Ils apparaissent très rapidement et disparaissent après quelques heures, sont souvent accompagnés d’urticaire, et peuvent être très graves en cas de choc anaphylactique (chute brutale de la tension artérielle).

Les angiœdèmes provoqués par une réaction allergique

Ici, la coupable est l’histamine, secrétée par l’organisme lorsqu’il est en contact avec un allergène auxquels il a été sensibilisé. Piqûres d’insectes, aliments (fruits de mer, champignons, etc.) et latex font partie des allergies les plus fréquentes, qui peuvent être révélées par l’apparition d’un œdème de Quincke. Ce type de réaction allergique est à prendre très au sérieux, car il existe un risque de réaction systémique, c’est-à-dire de propagation de l’allergie dans tout le corps.

Ce type d’œdème de Quincke est souvent associé à de l’urticaire, une gêne respiratoire, des douleurs abdominales, et une sensation de malaise. Ses formes les plus graves peuvent conduire jusqu’à l’arrêt respiratoire… A ne surtout pas prendre à la légère !

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Les angiœdèmes non allergique

Ces œdèmes correspondent à une réaction inflammatoire, et se développent après la sécrétion par le corps de leucotriènes, des substances qui favorisent l’inflammation. Les coupables les plus fréquents sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’aspirine.

Les angiœdèmes bradykiniques (ou angioneurotique)

Ce sont ces œdèmes qui ont été décrits par le Dr Quincke. Ils apparaissent lorsque le corps produit de la bradykinie (une substance impliquée dans les réactions inflammatoires et allergiques) de manière excessive et incontrôlée. En cause, certains médicaments contre l’hypertension artérielle ou des contraceptifs oraux à base d’œstrogènes. L’angiœdème bradykinique découle aussi du dysfonctionnement de l’enzyme C1Inh, soit pour des causes héréditaires (on parle alors d’angiœdème héréditaire) soit en raison d’un cancer lymphatique (on parle alors d’angiœdème acquis).

Les gonflements touchent n’importe quelle région du corps, qui est alors blanche, douloureuse et déformée pendant plusieurs jours. Si la gorge est atteinte, il y a un vrai danger d’obstruction des voies respiratoires et une urgence vitale pour le patient. Lorsque l’abdomen est touché, l’œdème cause alors des vomissements et douleurs intenses.

La survenue de ces œdèmes est imprévisible, mais on sait qu’ils sont aussi liés à des épisodes de stress intense, une grossesse, un traumatisme, même minime (comme des soins dentaires), ou une intervention chirurgicale.

 

Les symptômes de l’œdème de Quincke

N’attendez pas pour appeler des secours médicaux en cas d’apparition soudaine d’une rougeur cutanée, d’un œdème et / ou de démangeaisons intenses, associées à ces différents symptômes :

  • Gonflement de la langue et / ou du pharynx
  • Difficultés d’élocution
  • Difficultés respiratoires
  • Sensation de malaise, étourdissement
  • Nausées, diarrhée
  • Douleurs abdominales

 

Le traitement de l’angiœdème : des antihistaminiques mais pas que

Fort heureusement, la majorité des œdèmes de Quincke se soigne très bien avec un traitement approprié. S’il résulte d’une réaction allergique, il convient d’isoler au plus vite l’allergène responsable, et de démarrer un traitement d’antihistaminiques. Si un choc anaphylactique était diagnostiqué, le patient reçoit d’abord une injection d’adrénaline pour le stabiliser, puis des corticoïdes et des antihistaminiques pour réduire l’œdème. Dans les cas sévères d’angiœdème héréditaire, on injecte un concentré d’enzyme C1 Inh ou des médicaments spécifiques en intraveineuse.

 

Les réflexes de prévention de l’œdème de Quincke

En dehors des périodes de crise, le médecin peut prescrire un traitement préventif de fond en cas d’œdème angioneurotique.

Si l’œdème résultait d’une réaction allergique, il faut évidemment éviter tout contact avec l’allergène incriminé. Le médecin prescrit aussi au patient une trousse d’urgence contenant un stylo injecteur d’adrénaline, à conserver en permanence avec lui. Ce stylo permet au patient d’intervenir dès les premiers signes d’un nouvel angiœdème, sans attendre l’arrivée des secours.

Si vous êtes sujets à des angiœdèmes angioneurotiques, pensez à prévenir les professionnels de santé qui assurent vos soins réguliers, comme votre dentiste, et prévenez votre médecin traitant d’une éventuelle intervention, même minime. Il pourra ainsi vous prescrire un traitement préventif à base de C1 Inh.

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Rillettes de sardines

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes

 

Les ingrédients pour 4 personnes :

Sardines à l’huile : 3 ou 4
Citron : ½ à 1
Oignon nouveau : 1
Citron confit : 1/8
Philadelphia : 4 cuillères à soupe
Une pointe de piment d’Espelette
Ciboulette : 6 brins

La préparation

  1. Retirez les arêtes et grattez la peau des sardines, puis déposez les morceaux dans un saladier.
  2. Récupérez le zeste du citron, émincez l’oignon et détaillez le citron confit en petits dés. Ajoutez-les au Philadelphia®, puis mélangez avec les sardines. Versez la moitié du jus de citron, goûtez et si nécessaire, ajoutez davantage de jus, puis saupoudrez de piment d’Espelette et de ciboulette émincée.

 

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UNE TERRASSE, DU SOLEIL ET DES COPAINS, d’Aimery Chemin (éditions Larousse, juin 2018, 9,95€).

Balls poulet- épinards

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 21 minutes

 

Les ingrédients pour 4 personnes :

Bouquet d’épinards (ou de kale) : 1
Blancs de poulet : 3
Flocons d’avoine : 200 grammes
Un filet d’huile d’olive
Sel et poivre
Pour la sauce aux herbes :
Gousse d’ail : 1
Petit oignon nouveau : 1
Yaourt : 1
Crème liquide : 10 cl
Citron : ½
Herbes (ciboulette, coriandre, menthe, etc.)

La préparation :

  1. Plongez les épinards 1 min dans de l’eau bouillante salée, puis égouttez-les et pressez-les pour retirer le maximum d’eau.
  2. Mixez le poulet avec les flocons d’avoine et les épinards, salez et poivrez. Formez des boulettes.
  3. Versez l’huile d’olive dans un faitout, ajoutez les boulettes, salez et poivrez. Couvrez et laissez cuire 20 min en remuant délicatement et régulièrement.
  4. Préparez la sauce. Pelez et pressez l’ail, pelez et émincez finement l’oignon nouveau. Dans un bol, mélangez-les avec le yaourt, la crème et le jus du citron, puis salez. Ajoutez les herbes et servez avec les boulettes.
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UNE TERRASSE, DU SOLEIL ET DES COPAINS, d’Aimery Chemin (éditions Larousse, juin 2018, 9,95€).

Avocado Toast

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 5 minutes

 

Les ingrédients pour 4 personnes :

Avocat : 1
Echalote : 1
Boîte de thon à l’huile : 1
Citron vert : ½
Philadelphia : 3 cuillères à soupe
Une pointe de piment jalapeño (ou d’un piment fort)
Citron jaune : 1
Pain grillé
Coriandre
Sel et poivre

La préparation :

  1. Émincez l’échalote, égouttez le thon et pressez le citron vert. Mélangez ces ingrédients, puis ajoutez le Philadelphia® et le piment. Rectifiez l’assaisonnement si besoin.
  2. Pelez et coupez l’avocat en lamelles, puis déposez-les dans un cul-de-poule avec le jus du citron jaune.
  3. Tartinez le mélange thon-Philadelphia® sur du pain grillé, puis ajoutez une lamelle d’avocat, salez, poivrez, parsemez de coriandre effeuillée et servez.

La petite histoire
L’association thon-échalote-avocat-citron vert fonctionne merveilleusement bien. Je l’ai découverte lors d’un road tour en Amérique latine où l’on se nourrissait de sandwichs ainsi préparés. Elle a également l’avantage de ne pas être chère et d’être inratable. Confectionnée à la dernière minute pour remplacer un test raté, elle a fait l’unanimité !

Recette extraite de....

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UNE TERRASSE, DU SOLEIL ET DES COPAINS, d’Aimery Chemin (éditions Larousse, juin 2018, 9,95€).

Vaincre le stress grâce aux huiles essentielles

« Que penser de la phytothérapie pour faire baisser mon stress persistant ? » Martin, 39 ans

 

Ne pensez que du bien des effets de la phytothérapie contre les différents stress. Vous vous sentez déprimé sans raison particulière, vous êtes anxieux à cause d’une situation momentanée, surmené par le quotidien, ou angoissé et épuisé à cause d’insomnies à répétition ? Les plantes sont une aide précieuse. Elles contiennent en effet des principes actifs connus pour faire baisser dans l’organisme les hormones responsables du stress.

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Une agression permanente ?

En temps normal, votre système endocrinien produit cortisol et adrénaline par pics pour vous permettre de réagir tout de suite lors d’une situation stressante, une agression physique ou émotionnelle. Ces hormones boostent l’énergie, accélèrent les battements du cœur et la respiration… Une fois le « danger » passé, leur sécrétion revient à la normale et tout rentre dans l’ordre. Le problème se pose quand l’agression que vous subissez est permanente. Les hormones sont alors fabriquées en quantité telle que leur taux reste élevé. Résultat, vous êtes tout le temps stressé. Pour faire baisser les hormones du stress, la phytothérapie est une alliée idéale car dénuée de risque d’accoutumance.

Question de sevrage

Les molécules des plantes présentent peu de problèmes de dépendance, contrairement à certains médicaments allopathiques destinés à soulager les états d’anxiété. En outre, quand on prend ces derniers régulièrement, il peut être difficile de se sevrer si on estime ne plus en avoir besoin. Pour rappel, il est fortement déconseillé d’arrêter un traitement par anxiolytiques sans en parler avec le médecin prescripteur : il faut parfois diminuer la posologie par paliers.

En relais d’un traitement allopathique ou en première intention, il existe de nombreuses plantes aux propriétés antistress. Trois exemples.

La passiflore, idéale pour retrouver le sommeil

Vous vous sentez tendu, oppressé, vous avez du mal à trouver le sommeil parce que votre cerveau bouillonne en permanence… Il est clair que vous avez besoin de détendre votre corps comme votre esprit. En favorisant le sommeil, Passiflora incarnata, en infusion ou en gélules, y concourt. Et son usage traditionnel est reconnu par les autorités de santé.

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L’aubépine et la valériane en renfort

Ces plantes sont souvent utilisées pour compléter les bénéfices de la passiflore. Particulièrement efficace pour réduire les palpitations liées au stress, l’aubépine (Crataegus laevigata, C. monogyna ou C. oxyacantha) contribue à diminuer les angoisses nocturnes et les insomnies. Quant à la valériane (Valeriana officinalis), son usage contre la « nervosité » remonte à l’antiquité ! Et si vous avez décidé d’arrêter de fumer – avec raison, le tabac entretenant et aggravant le stress – la valériane vous aidera à mieux vivre la période de sevrage.

À bon escient

Naturelles mais actives, les plantes exigent un usage raisonné. Par exemple, en raison même de leur action sédative, les plantes citées ci-dessus peuvent provoquer une baisse de la vigilance diurne : attention si vous devez prendre le volant ! Et certaines, dont la valériane, augmentent les effets des autres plantes ou interagissent avec des médicaments. Et gare à la prise concomitante de boissons alcoolisées !

Sachez aussi que les effets sédatifs ne sont pas obtenus aussi rapidement en phytothérapie qu’avec les médicaments allopathiques, et que la prise de certaines plantes doit se faire sur une période limitée. En l’absence d’amélioration après quatre semaines de traitement, mieux vaut consulter votre médecin afin d’envisager un autre type de traitement.

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Les bons réflexes pour éviter les boutons de chaleur

Chaleur et transpiration peuvent provoquer l’apparition de boutons rouges chez l’adulte ou chez le bébé. Non, ce n’est pas de l’urticaire, mais des boutons de chaleur. Et oui, il est possible de les éviter en suivant ces bons conseils.

 

Les boutons de chaleur apparaissent sur la peau lorsque les températures grimpent et que l’on transpire. Sans gravité, ils sont toutefois très désagréables puisqu’ils occasionnent d’agaçantes démangeaisons et ne sont pas très esthétiques. Ils sont dus à une accumulation de la transpiration sous la peau, provoquée par une mauvaise évacuation de la chaleur par les canaux sudoripares. Mmm, tout un programme… !

 

Reconnaître un bouton de chaleur

Ces lésions bénignes apparaissent sur la peau lorsqu’elle est exposée au combo qui fâche : températures élevées et humidité. Elles prennent la forme de papules rosées de 1 à 2 mm de diamètre, parfois surmontée d’une petite vésicule. Leurs zones de prédilection ? Les plis et replis de la peau : cou, oreilles, genoux, aine, aisselles, coudes, mais aussi le visage et les zones de frottement avec les vêtements. Nullement douloureux, ils occasionnent en revanche des démangeaisons pénibles, accentuées par la transpiration et la chaleur.

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Comment traiter un bouton de chaleur chez l’adulte ou le bébé

Il n’existe pas de traitement spécifique pour les boutons de chaleur : ils régressent dès que l’on cesse d’avoir trop chaud et disparaissent totalement en deux à trois jours. Si vous résidez dans un lieu où la température ne baisse pas, ou peu, soulagez les démangeaisons en appliquant des compresses d’eau froides sur les boutons, ou alors du bicarbonate de soude ou du talc pour assécher la zone. Il est important de bien laisser à l’air libre les zones touchées afin d’éviter la macération.

Dans le cas d’un bébé, ces boutons manifestent le signe qu’il a trop chaud : il est alors important de modifier son environnement pour qu’il ne souffre pas de cette chaleur excessive, en l’emmenant dans un endroit climatisé par exemple, et en lui faisant faire ses siestes dans une pièce bien ventilée, sans le couvrir.

La disparition des boutons de chaleur peut être favorisée par l’application d’une crème assainissante et apaisante, comme le Cicaplast B5 de La Roche Posay ou le Cicalfate Emulsion réparatrice d’Avène.

 

Les bons réflexes pour prévenir l’apparition des boutons de chaleur

Puisqu’il n’existe pas vraiment de traitement, le mieux est encore d’essayer de se prémunir de leur apparition.

Laisser la peau respirer

Privilégiez les vêtements amples lorsque les températures grimpent, qui laissent la peau respirer et la transpiration s’évaporer. Si vous avez des enfants, découvrez-les dès qu’ils commencent à transpirer (et faites pareil pour vous !), en n’hésitant pas à les laisser en couches, voire carrément tout nus s’ils sont déjà propres.

Vive le lin et le coton

Préférez les matières naturelles, comme le coton ou le lin, au nylon, polyester et autres matières synthétiques, qui étouffent la peau et favorisent la transpiration. La peau des bébés étant très sensible, limitez autant que possible les contacts avec ce type de matières, par exemple en disposant un lange en coton sur le hamac de leur poussette ou leur siège auto.

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Bien se laver… et bien se sécher !

La saleté peut provoquer l’obstruction des canaux sudoripares, il est donc important de conserver une bonne hygiène corporelle en cas de forte chaleur. Prenez des douches tièdes, et veillez à bien vous sécher, surtout les plis, là encore pour éviter la macération puisque l’humidité est un facteur d’apparition des boutons de chaleur.

Fuir le soleil autant que possible

En cas de forte chaleur, on évitera de s’exposer trop longtemps afin de limiter la transpiration, et tout particulièrement aux heures les plus chaudes de la journée, entre 12h et 16h. Les sportifs pratiqueront leur activité favorite de préférence tôt le matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, et toujours à l’ombre, afin de prévenir une transpiration excessive.

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Bien choisir ses produits cosmétiques

Le mot d’ordre ici, c’est légèreté ! On fuit les crèmes trop épaisses qui obstruent les canaux sudoripares, et on privilégie des formules fluides, qui pénètrent rapidement et sans laisser de film gras sur la peau.

Se rafraîchir plusieurs par jour

Ayez toujours à portée de main un brumisateur… et un linge propre pour tamponner la peau ensuite. Ce conseil est particulièrement important pour les parents de jeunes enfants, qu’il ne faut pas hésiter à asperger régulièrement en prévention du coup de chaud.

Sur ces bonnes paroles, profitez bien des beaux jours !