Les huiles essentielles indispensables pour un été bien huilé

L’aromathérapie utilise les essences aromatiques des plantes pour la détente, la prévention santé, et soigner les petits maux du quotidien. En été, quelles sont les huiles essentielles les plus adaptées ? On vous guide pour savoir quels flacons glisser dans vos valises.

 

Aaaaaah… l’été, les vacances, la plage, la détente, le farniente : quel bonheur ! Qui rime parfois avec coups de soleil, piqûres de moustiques, mal des transports, coups de soleil… et autres joyeusetés. Pour un été au top, adoptez l’aromathérapie. Oui, mais quelle(s) huile(s) essentielle(s) pour quelle situation ?

 

Déclarez la guerre aux moustiques et autres bestioles

On connaît tous la phénoménale capacité des moustiques à nous gâcher la vie, ou du moins la soirée et la nuit, en nous tournant autour jusqu’à réussir à nous piquer. Ces empêcheurs de dormir tranquille ont en plus le chic pour choisir les mêmes coins de villégiature que nous. Pour vous en débarrasser, les huiles essentielles s’avèrent d’efficaces répulsifs.

Les meilleures huiles essentielles comme répulsif des moustiques et cie

HE de citronnelle : les moustiques détestent son odeur citronnée (et un brin entêtante, certes), qui leur fait prendre illico la poudre d’escampette.

HE de géranium rosat : derrière son parfum puissant, fleuri et frais, elle possède de grandes vertus insectifuges, ce qui explique le nombre important de balcons ornés de géraniums. D’ailleurs, cette huile essentielle entre dans la composition de nombreux produits anti-moustiques.

HE de lavande vraie : avec son odeur estivale reconnaissable entre toutes, la lavande fait détaler les moustiques (tout comme les guêpes, mouches et fourmis, bon à savoir en cas d’invasion). En revanche, le parfum de la lavande peut attirer les abeilles et autres butineurs…

HE de menthe poivrée : votre peau attire les moustiques ? C’est sans doute parce qu’elle dégage plus de CO² et de chaleur que celle de votre voisin… Et les moustiques raffolent de la chaleur ! Cette huile essentielle rafraichit la peau, et réduit le CO² dégagé par votre corps.

Les huiles essentielles qui apaisent les démangeaisons

Aïe, ça pique, ça gratte, ça fait mal ! Le répulsif, ça fonctionne bien à titre préventif, mais une fois que vous vous êtes fait piquer, c’est trop tard. Brûlure, démangeaison, œdème… l’aromathérapie soulage les réactions associées à la piqûre.

HE de lavande aspic : elle calme la douleur des piqûres ou morsures en agissant sur le système nerveux. Anesthésiant local, elle apaise les démangeaisons, et ses vertus antibactériennes sont un plus pour limiter les risques d’infection.

HE d’eucalyptus : anti inflammatoire, elle limite les réactions type rougeurs et gonflements. C’est aussi un antibactérien.

HE de menthe des champs : elle apporte une sensation de froid qui atténue la douleur, par un effet vasoconstricteur sur les vaisseaux.

Comment utiliser l’aromathérapie contre les insectes ?

Ces différentes huiles essentielles s’utilisent pures ou en cocktail, idéalement en diffusion aérienne pour un effet répulsif. Si vous souhaitez les appliquer sur la peau pour prévenir ou apaiser les piqûres, diluez-les au préalable dans une huile végétale neutre, comme l’huile d’amande douce ou l’huile de noyau d’abricot.

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Les huiles essentielles, nos alliées face au soleil

Avant d’arriver en vacances et de vous exposer au soleil (sous haute protection, évidemment), il est nécessaire et judicieux de préparer votre peau avant d’envisager de lézarder sur un transat. Voici les bonnes copines de votre futur teint de sirène.

L’huile essentielle de carotte pour préparer sa peau au bronzage

Riche en béta carotènes, le macérat huileux de carotte stimule la production de mélanine pour un effet autobronzant. En plus de cet effet bonne mine, il a une action régénérante sur la peau, qui favorise la prévention du vieillissement cutané, des rides et des taches brunes.

Cette HE s’utilise en amont d’une exposition, mais pas pendant ni après, elle ne constitue en aucun cas une protection solaire.

Les huiles essentielles : voie cutanée et voie orale

Les huiles essentielles : voie cutanée et voie orale

Certaines huiles essentielles s’utilisent par voir cutanée, pure ou diluée dans une huile végétale, d’autres se prennent par voie orale – diluée dans l’eau, sur un sucre, avec un cuillère de miel. On les trouve également en gélule ou à diffuser dans l’air à l’aide de diffuseur spécifique.

Demandez conseil à votre pharmacien

 

L’huile essentielle de lavande aspic pour apaiser les coups de soleil

Vous n’avez pas senti le coup de chaud arriver, et vous voici récompensé d’un coup de soleil douloureux. On appelle l’HE de lavande aspic à la rescousse. Son effet d’anesthésiant local et ses vertus cicatrisantes apportent un soulagement immédiat à la peau surchauffée. La prochaine fois, n’oubliez pas de renouveler au moins toutes les deux heures votre protection solaire !

Après une longue rando, elle sera aussi très efficace contre les ampoules provoquées par l’échauffement de la peau grâce à ses propriétés anesthésiantes, anti bactériennes et cicatrisantes.

 

Les huiles essentielles rafraîchissantes en cas de fortes chaleurs

Les températures s’affolent, le thermomètre atteint des sommets… et vous avez beaucoup, beaucoup trop chaud. Les huiles essentielles vont vous aider à garder votre sang-froid.

HE d’eucalyptus : reconnue pour ses vertus dynamisantes et rafraichissantes, exacerbées par la vapeur (elle est très utilisée dans les hammams), cette huile essentielle peut être diluée dans un bain ou en inhalation ou fumigation. Elle agit sur les vaisseaux pour les dilater, apportant ainsi un bon coup de boost.

HE de menthe poivrée : la journée promet d’être torride ? Diluez quelques gouttes dans votre gel douche au réveil. Ainsi, vous évacuez les toxines et vous offrez une sensation de fraicheur durable sur la peau.

HE de camomille : une seule goutte frictionnée sur la nuque aide à garder les idées claires même en cas de chaleur étouffante.

En cas de grosse chaleur, on ressent souvent une désagréable sensation de jambes lourdes.

HE de cyprès : à appliquer sur les jambes et masser, frictionner des pieds en remontant jusqu’aux fesses. Soulagement immédiat !

 

L’aromathérapie à la rescousse contre la transpiration

Qui dit chaleur dit transpiration… Pour le côté glamour, on repassera ! Heureusement, les huiles essentielles peuvent réduire ce désagrément.

HE de sauge sclarée : grâce à ses propriétés anti-transpirantes, elle régule la sudation, et réduit en bonus le stress, un facteur aggravant de la transpiration.

HE de palmarosa : qualifiée de « déodorant naturel », elle possède des molécules qui neutralisent les bactéries responsables des mauvaises odeurs. A la place, elle dégage une agréable odeur de rose.

HE de ciste : elle resserre les pores sudoripares et contribue aussi à capter les mauvaises odeurs.

 

Les huiles essentielles contre le mal des transports

En avion, train, car, voiture, bateau, vous partez pour un magnifique périple à la découverte de paysages à couper le souffle. Sauf qu’avant d’en profiter, il va vous falloir affronter les nausées provoquées par le mal des transports. Cette année, il ne vous aura pas grâce à cette sélection d’huiles essentielles.

HE de menthe poivrée : on la retrouve ici pour ses propriétés anti nauséeuses.

HE de cardamome : antispasmodique, elle favorise l’expulsion des gaz intestinaux, et détend l’appareil digestif en proie au mal des transports.

HE de basilic : elle réduit aussi les gaz, et possède des propriétés anti-nauséeuses et anti-stress, un facteur aggravant du mal des transports.

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Les huiles essentielles qui favorisent la détente

Bien dormir en vacances et se détendre, c’est la base. Les huiles essentielles peuvent vous donner un petit coup de pouce si le lâcher-prise est difficile. Ce serait dommage d’avoir enfin le temps de se reposer sans y arriver.

HE de verveine : elle relaxe le corps et l’esprit, et favorise le sommeil.

HE de mandarine: elle est également propice à la relaxation et offre des vertus drainantes en prime.

Avec toutes ces recommandations, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter un très bel été !

Gare au cocktail soleil et huiles essentielles

Gare au cocktail soleil et huiles essentielles

Attention, les huiles essentielles sont photo-sensibilisantes. Ce qui signifie : pas d’exposition directe au soleil en cas d’application cutanée. Par ailleurs, la plupart des huiles essentielles sont proscrites pour les femmes enceintes et jeunes enfants. Consultez votre pharmacien.

 

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Musicothérapie : des bonnes notes pour la santé

La musicothérapie, thérapie basée sur la musique comme son nom l’indique, est en plein développement. La musique a-t-elle réellement des effets positifs sur notre santé ? La réponse est oui, la musique possède des propriétés thérapeutiques, de plus en plus exploitées dans le domaine de la santé. On vous explique tout sur cette thérapie mélodieuse.

 

En musicothérapie, la musique et le son, sous toutes leurs formes, sont utilisés comme moyen d’expression, de communication et d’analyse de la relation. Cette expérience musicale, encadrée par un thérapeute, permet d’améliorer ses rapports à soi et aux autres. Elle favorise aussi le développement psychologique et la détente mentale. Classique, jazz, rock… tous les types de musique peuvent être utilisés, selon les besoins du patient et l’analyse du thérapeute. Des connaissances en musique ou solfège ne sont pas requises chez le patient pour être un sujet réceptif.

 

À qui s’adresse la musicothérapie ?

La musicothérapie est recommandée à des patients présentant des troubles psychiques, sensoriels, physiques ou neurologiques, des troubles du comportement ou du développement. Elle s’appuie sur trois piliers : les caractéristiques de la musique sélectionnée, l’historique du patient et sa relation avec le musicothérapeute. La musique peut interférer dans le rapport à soi-même, à son corps, à ses émotions, au langage, aux autres, au monde qui nous entoure. Elle provoque des émotions et peut déclencher un échange verbal pour les formuler, dans une démarche de psychanalyse. La musicothérapie est utile pour apaiser les souffrances psychiques, renforcer l’estime de soi mais aussi stimuler les fonctions intellectuelles ou cognitives.

 

La musique en prise directe avec le cerveau

Comment cela fonctionne-t-il d’un point de vue scientifique ? La musique touche au système nerveux. Le cerveau développe des sentiments et des émotions en traduisant les sons, mélodies et vibrations. Ces sons stimulent la production d’endorphines et de dopamine, des neurotransmetteurs responsables de nos sensations de bien­-être et de notre perception de la douleur. Des chercheurs canadiens de l’université Mac Gill (Montréal) ont démontré en 2011 qu’écouter une musique qu’on aime, notamment des morceaux qui nous donnent la chair de poule, relance la production de dopamine, justement. Elle provoque aussi des changements du flux sanguin cérébral, active certaines zones du cerveau, et ainsi régule les émotions. Cela est concret scientifiquement et visible grâce à l’imagerie cérébrale.

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La musicothérapie, arme secrète contre le stress, la morosité et la douleur

La musicothérapie est de plus en plus pratiquée dans les institutions de santé. Grâce à la musique, le cortisol, hormone liée au stress, voit son taux baisser, tandis que l’écoute de la musique libère des endorphines aux vertus apaisantes, analgésiques et euphorisantes. La perception et la tolérance à la douleur sont ainsi modifiées, ce qui se révèle bien utile en soins palliatifs, en obstétrique ou encore avant une chirurgie.

La musicothérapie est aussi pratiquée pour atténuer les douleurs chroniques, chasser la morosité et améliorer l’humeur, notamment en maisons de retraite ou dans les cas d’hospitalisation de longue durée. Elle intervient également dans les troubles du sommeil comme alternative aux somnifères, et aide à lutter contre les insomnies et les réveils nocturnes, pour se détendre et retrouver un sommeil de qualité, plus réparateur.

 

Face à Alzheimer et Parkinson, une thérapie complémentaire intéressante

La musicothérapie est aussi utilisée auprès de patients souffrant de la maladie d’Alzheimer, chez qui elle peut réveiller des souvenirs en atteignant des parties intactes du cerveau. En effet, des réseaux cérébraux sont impliqués dans la perception et la mémorisation de la musique. Des personnes atteintes d’Alzheimer peuvent se remémorer les paroles de chansons apprises enfant, ou encore apprendre de nouvelles mélodies ou paroles de chanson alors même qu’ils perdent la mémoire.

Grâce à la musicothérapie, les patients atteints de la maladie de Parkinson constatent une amélioration de la coordination motrice, de la précision des mouvements, la cadence et le rythme de leurs gestes.

 

La musicothérapie utilisée pour soulager les troubles mentaux et les grands prémas

Le traitement de la schizophrénie utilise aussi la musicothérapie afin d’équilibrer la santé mentale et les relations sociales. Sur des patients autistes, la thérapie par la musique améliore la verbalisation, développe le vocabulaire et l’attention, la concentration, ou encore l’habileté. Les musicothérapeutes peuvent également intervenir dans les services de néonatalogie auprès des grands prématurés : la musique apaise les nouveau-nés en manque de contact charnel, et stimulent leur développement.

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Deux approches : la musicothérapie active ou réceptive

Une séance de musicothérapie peut être individuelle ou collective. Deux types d’approches existant.

La musicothérapie active

Si son âge et son état de santé le permet, le patient est acteur. Il est invité à choisir et manipuler un instrument, à pratiquer des exercices rythmiques, à improviser une composition musicale, à chanter… Ainsi, il va exprimer ce qu’il ressent, à travers le rythme, la fréquence, l’intensité, le timbre, la mélodie. Cette production sonore laisse place à la créativité et favorise l’expression de soi, facilite la communication et l’échange. Elle favorise la socialisation et la création de liens avec autrui, libère les tensions et aide à prendre conscience de son corps. Le chant stimule aussi la mémoire et le langage, tandis que les exercices rythmiques et instrumentaux améliorent la coordination motrice, autant d’éléments qui influent directement sur l’estime de soi.

La musicothérapie réceptive

Cette approche est basée sur la relaxation par la musique : tout est dans l’écoute, et le musicothérapeute sert de médiateur entre le patient et la musique. L’objectif de la séance est plutôt de relaxer et détendre le patient, détourner son attention, raviver des souvenirs enfouis, ou susciter des émotions endormies. La musicothérapie réceptive s’appuie sur les effets de la musique sur le système nerveux évoqués plus haut. Cette approche est principalement utilisée dans le traitement de la douleur, de l’anxiété et de la dépression, ou auprès des patients dont l’état ne permet pas d’interagir ave un instrument.

 

Qui est le musicothérapeute ?

Un musicothérapeute est un musicien formé aux sciences humaines et à la thérapie… ou encore un thérapeute dont l’outil (et la passion) est la musique. Il détient des connaissances approfondies en musique et la pratique régulièrement, et a aussi suivi une formation en musicothérapie. Il n’existe pas aujourd’hui de diplôme d’état délivré par des universités dans cette spécialité.

Toutefois, cinq organismes de formation en France délivrent un certificat de musicothérapeute, avec des cursus allant jusqu’à trois ans. Au programme, théorie et pratique, en psychologie, neuropsychologie, psychiatrie, psychopathologie, neurophysiologie de la musique, ou en encore développement personnel. Le musicothérapeute est donc (archi) calé en sciences humaines, et possède des compétences relationnelles parfaites. Ses maîtres mots sont : écoute, compréhension et adaptation.

Le musicothérapeute exerce dans divers milieux : établissements de santé, écoles, maisons de retraite, mais aussi auprès de populations carcérales, dans des centres de rééducation et de réadaptation, ou encore en cabinet privé.

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Tout savoir sur les anti-inflammatoires

En cas de douleurs et fièvre, un anti-inflammatoire peut s’avérer efficace. Mais connaissez-vous leurs différentes propriétés ? Distinguer les AIS et les AINS, leurs modes d’administration, les alternatives naturelles… on vous dit tout !

 

Commençons par le point de départ. Une inflammation correspond à la réaction de l’organisme contre une agression extérieure, qu’il s’agisse d’une infection ou d’un traumatisme (suite à un choc ou une blessure). Le corps produit alors des molécules appelées les prostaglandines, provoquant les symptômes suivants : rougeur, chaleur, fièvre, gonflement et douleur.

 

À quoi servent les anti-inflammatoires ?

Les anti-inflammatoires ont pour but de contrer ces réactions chimiques de l’organisme. Ils ont aussi des propriétés analgésiques pour atténuer la douleur, et antipyrétiques pour faire baisser la fièvre. Parmi leurs effets secondaires, les anti-inflammatoires sont susceptibles de provoquer des douleurs gastriques comme des ulcères, c’est la raison pour laquelle la prise est conseillée au cours d’un repas. On distingue deux grandes catégories : les anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

 

Quand prendre des AIS, anti-inflammatoires stéroïdiens

Ce sont les glucocorticoïdes ou corticostéroïdes. C’est-à-dire que leurs molécules sont dérivées de la cortisone et sont proches des corticoïdes sécrétés naturellement par le corps, tout en étant plus puissantes. Ces anti-inflammatoires puissants sont délivrés uniquement sur ordonnance, et ne doivent pas être utilisés en automédication.

 

Quand prendre des AINS, anti-inflammatoires non stéroïdiens

L’ibuprofène appartient à cette catégorie. LES AINS sont indiqués pour soulager les céphalées, et les douleurs chroniques comme l’arthrose ou les rhumatismes. L’ibuprofène peut agir sur les douleurs menstruelles. Les AINS peuvent être utilisés en automédication, en respectant bien la posologie.

Si les douleurs persistent au-delà de quatre ou cinq jours, il faut consulter un médecin. Ils sont déconseillés au-delà des douze premières semaines de grossesse.

 

Orale, cutanée, rectale, intramusculaire : quelle forme d’anti-inflammatoire pour quel effet ?

Il existe différents traitements anti-inflammatoires, voici les voies d’administration possibles.

Les anti-inflammatoires par voie orale

La forme standard, c’est le comprimé ou la gélule, à prendre avec un verre d’eau. Les comprimés peuvent toutefois présenter des spécificités différentes. Par exemple, le comprimé dit « retard » ou LP pour « libération prolongée » : son action est décalée et ses effets plus durables. Il est notamment utilisé dans les douleurs chroniques.

Un comprimé peut aussi être effervescent, c’est-à-dire qu’il se dissout dans l’eau. Cette forme est privilégiée par les personnes qui ont du mal à avaler un comprimé. Le comprimé oro-dispersible est à laisser fondre sur la langue. Pas besoin de verre d’eau, il permet une prise sans délai, dans toutes les situations.

Tous ces comprimés, une fois avalés, transitent par le foie qui les transforme avant action. Quant au comprimé sublingual, que l’on laisse fondre cette fois sous la langue, il passe directement dans le sang, par les réseaux veineux, et agit donc plus rapidement pour soulager la douleur.

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Les anti-inflammatoires par voie cutanée

Ces anti-inflammatoires se présentent sous forme de pommade, crème, gel et s’appliquent directement sur la peau, en localisant l’inflammation. Cette forme est notamment utilisée chez les sportifs, pour soulager les douleurs liées à une entorse bénigne, une contusion, une tendinite ; ou encore pour soulager une arthrose.

Les anti-inflammatoire par voie rectale

Il s’agit du suppositoire, plutôt conseillé le soir avant de dormir. Il a l’avantage de présenter une action de libération très rapide parce qu’il n’est pas métabolisé par le foie, mais directement assimilé dans le sang par le réseau veineux.

Les anti-inflammatoire par voie intramusculaire

Une injection permet de doser le médicament afin d’obtenir l’action la plus puissante. Dans ce cas, les anti-inflammatoire sont uniquement administrés en cas d’urgence, par le personnel soignant, et bien évidemment de façon exceptionnelle.

 

Les risques associés aux anti-inflammatoires

Forts utiles lorsqu’ils sont utilisées de manière modérée et sur de courtes durées, les anti-inflammatoires présentent à la longue des risques pour la santé. Ils comportent en effet des risques d’addiction, et peuvent provoquer la mort par surdosage… Si vous êtes amenés à prendre régulièrement des anti-inflammatoires en raison de douleurs chroniques, le test de Pomi (pour Prescription Opioid misuse index) permet de vous tester sur une éventuelle addiction. Voici les six questions à vous poser :

  • Vous arrive-t-il de prendre plus de médicaments que ceux qui vous sont prescrits ?
  • Vous arrive-t-il de prendre plus souvent vos médicaments ?
  • Vous arrive-t-il de faire renouveler votre traitement contre la douleur plus tôt que prévu ?
  • Vous arrive-t-il de vous sentir bien ou euphorique après avoir pris votre antalgique ?
  • Vous arrive-t-il de prendre votre médicament antalgique parce que vous êtes tracassé, pour faire face à d’autres problèmes que la douleur ou les surmonter ?
  • Vous arrive-t-il de consulter plusieurs médecins et les urgences pour obtenir vos antalgiques ?

Si vous avez répondu « oui » à deux questions ou plus, il est conseillé de consulter votre médecin afin d’en discuter avec lui.

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Les anti-inflammatoires naturels comme alternatives

Il existe aussi des moyens non médicamenteux d’atténuer une inflammation. En voici quelques exemples.

En cas de choc, on connaît bien la technique de la glace : le froid exerce une action anti inflammatoire qui soulager la douleur.

Les feuilles de cassis stimuleraient la production naturelle de cortisone. Les omégas 3, que l’on retrouve dans le saumon, l’huile de colza ou encore les graines de lin, recèlent aussi des propriétés anti-inflammatoires, tout comme le curcuma associé au poivre, ou encore l’ail frais et le gingembre. La propolis, sous forme de gomme à mâcher, est précieuse en cas d’inflammation de la sphère ORL. Et le basilic en infusion, contre les inflammations du tube digestif et des voies urinaires.

L’eucalyptus citronné apaiserait les inflammations de sportifs telles que les tendinites, les élongations et les déchirures musculaires. Notons également l’huile essentielle de lavande et ses vertus anti-inflammatoires pour la peau, ainsi que le système digestif et les voies respiratoires. L’huile essentielle de laurier n’est pas en reste. La reine-des-prés est également remarquable parmi les anti-inflammatoires naturels.

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Les maux de gorge de l’été

Même en été, je souffre parfois de maux de gorge passagers mais gênants… Stéphane, 30 ans

 

Irritation, inflammation, picotement, douleur. Il faut bien faire la différence entre une atteinte de l’arrière-gorge (pharyngite), du larynx (laryngite) ou des amygdales (angine).

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De multiples causes

Les virus et les bactéries sont souvent suspectés en priorité, mais des facteurs irritants peuvent être en cause comme le tabagisme, un surmenage vocal, une climatisation excessive avec de brusques changements de température, une alimentation épicée. Il faut aussi penser à la pollution et aux allergies fréquentes au printemps et en été (rhume des foins).

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Des solutions locales de courte durée

Un mal de gorge bénin, sans signes cliniques évoquant une atteinte bactérienne ou virale, peut être soulagé avec des antiseptiques, des anti-inflammatoires, des extraits de plantes ou des huiles essentielles. Les anesthésiques locaux peuvent masquer certaines complications. Leur emploi est réservé aux maux de gorge intenses et douloureux. Les collutoires (sprays) procurent un soulagement rapide mais ponctuel, il faut renouveler les pulvérisations plusieurs fois dans la journée à distance des repas. Plus pratiques d’emploi, les formes à sucer (pastilles, comprimés, gommes…) permettent une libération progressive des actifs. De plus, elles augmentent la production de salive qui a une action antimicrobienne. Les traitements ne doivent pas dépasser cinq jours pour éviter un déséquilibre de la flore buccale avec un risque de surinfection (mycoses).

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La menthe poivrée, championne contre les migraines et la fatigue

Remède ancestral contre les maux de tête, la menthe poivrée apaise aussi les troubles digestifs, chasse la fatigue mentale et sexuelle, calme les nausées, soulage les douleurs articulaires, et d’autres bienfaits encore. En huile essentielle ou en infusion, découvrez comment l’utiliser au quotidien.

 

De son petit nom latin Mentha piperita, la menthe poivrée est connue depuis l’Antiquité pour ses vertus curatives et aromatiques. Ce tonique intellectuel et physique agit sur de nombreux maux, et constitue un remède fort utile au quotidien.

 

Les principales propriétés de la menthe poivrée

Avec son goût frais et prononcé, la menthe poivrée soulage efficacement les nausées et corrige les problèmes de mauvaise haleine. Tonique et antispasmodique, elle apaise les troubles digestifs comme le syndrome de l’intestin irritable, réduit l’aérophagie, favorise les fonctions d’élimination, et apporte un coup de fouet bienvenu en cas de fatigue physique, mentale… et même sexuelle !

Ses propriétés antiseptiques en font une bonne alliée dans le traitement de certains problèmes cutanés (démangeaisons, prurit, crevasses, piqûres d’insecte), sous forme de crème antiseptique ou d’anesthésique local. Elle a aussi et surtout gagné sa célébrité en se montrant très efficace contre les migraines et maux de tête.

 

Comment utiliser l’huile essentielle de menthe poivrée

Vous pouvez l’utiliser en voie externe ou interne selon le problème à traiter.

La menthe poivrée en voie interne

Elle se consomme en infusion, préparée à partir des feuilles de menthe fraîches ou séchées, principalement contre les troubles digestifs fonctionnels et hépatiques, et stimule les fonctions d’élimination urinaire et digestive. On peut en consommer de 6 à 9 g/ jour sous cette forme.

En pastilles ou collutoire, elle agit comme antalgique dans les affections buccales ou les maux de gorge, et aide à dégager les sinus en cas de rhume ou sinusite.

Son huile essentielle s’administre aussi par voie orale, contre la fatigue (physique, mentale, sexuelle, etc.) en plaçant une goutte pure sous la langue, 3 fois par jour, jusqu’à ressentir une amélioration. Une seule goutte sous la langue soulage le mal des transports (attention, pas avant 6 ans) et la sensation de « gueule de bois » les lendemains de soirée trop arrosée. En cas de digestion laborieuse, placez deux gouttes sur un sucre, à mélanger dans une infusion et à boire après le repas lorsque le besoin s’en fait sentir. Une goutte sur un comprimé neutre masquera les problèmes d’haleine et l’odeur d’alcool – sans faire chuter votre taux d’alcoolémie, il ne faut pas trop lui en demander…

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La menthe poivrée en application cutanée

Très utilisée par l’industrie pharmaceutique, on retrouve la menthe poivrée dans de nombreux remèdes à usage local. Elle favorise la réparation des crevasses provoquées par l’allaitement, calme les piqûres d’insecte et les démangeaisons. Après un coup ou un choc, déposez une goutte d’huile essentielle de menthe poivrée sur la zone touchée afin de limiter l’œdème. En cas de rhume ou de sinusite, une goutte placée sous et sur les côtés du nez aide à décongestionner les sinus. Attention, ne jamais mettre d’huile essentielle à l’intérieur du nez.

En onguent, elle est utilisée en massage dans le traitement des douleurs articulaires et musculaires.

Contre la migraine, deux gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée pure appliquées en massage sur les tempes et le front provoquent une agréable sensation de froid, en veillant à ne pas s’en mettre dans les yeux. L’application peut être renouvelée à plusieurs reprises dans la journée.

La menthe poivrée en olfaction

Diffusé dans la maison, son parfum apaise les angoisses, et fait redescendre la pression en cas de surmenage, trac intense ou choc émotionnel. Même effet bénéfique contre les problèmes de concentration, la fatigue physique, psychique et sexuelle. Si vous avez une libido en berne, vous pouvez diffuser de la menthe poivrée afin de donner un petit coup de fouet à votre désir.

Il est conseillé de ne pas diffuser l’huile essentielle de menthe poivrée pure, mais plutôt diluer à 15% dans une huile végétale.

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Précautions d’emploi de la menthe poivrée

Ce tonique très puissant s’utilise pour des traitements d’appoint de courte durée. En cas d’utilisation prolongée, veillez à demander l’avis de votre pharmacien ou de votre médecin. Son huile essentielle est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes, et aux enfants de moins de 6 ans. La menthe poivrée est aussi contre-indiquée aux personnes épileptiques.

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Cancer : tous sauvés par l’immunothérapie ?

Utilisant les ressources de notre propre système immunitaire, l’immunothérapie montre des résultats intéressants dans la lutte contre certains cancers. Quels sont les mécanismes de l’immunothérapie ? Où en est la recherche ? Quelles sont les pistes explorées par les médecins ? On fait le point.

 

L’ASCO, plus grand congrès international dédié à l’oncologie, s’est déroulé du 1er au 5 juin à Chicago. Cette nouvelle édition a confirmé les promesses des nouveaux traitements contre le cancer utilisant le principe d’immunothérapie. De nombreuses études cliniques et résultats ont été dévoilés par les différents laboratoires, qui donnent de l’espoir aux patients dans leur lutte contre le cancer.

 

Le principe de l’immunothérapie

Dans immunothérapie, il y a « immuno », préfixe en rapport avec les processus immunitaires, et « thérapie », du grec ancien therapeía pour « cure ». Ces nouveaux traitements visent à soigner la maladie en activant les défenses immunitaires du patient afin qu’elles éliminent les cellules cancéreuses.

Notre système immunitaire est en effet programmé pour lutter contre les agressions extérieures et éliminer les bactéries et virus. Hélas, il peine souvent à reconnaître et détruire les cellules cancéreuses, soit par défaut d’identification, soit parce que la réaction arrive trop tard. Les traitements d’immunothérapie visent à déclencher une réaction immunitaire contre ces cellules malignes, en bloquant notamment l’interaction entre la protéine PD1, située dans les cellules immunitaires, et la PD-L1 des cellules tumorales, qui provoque l’inhibition des cellules immunitaires. L’organisme est en effet programmé pour empêcher ces dernières d’attaquer leurs propres tissus… sauf que face aux cellules cancéreuses, cela pose problème ! Cela fait beaucoup de cellules pour une seule phrase, mais on espère que vous avez compris le mécanisme.

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Les lymphocytes, nouveaux acteurs de la lutte contre le cancer

Il a fallu plusieurs décennies de recherches pour identifier cet antigène tumoral, qui permet une approche ciblée des cellules cancéreuses. Présents dans le sang, la moelle osseuse et les tissus lymphoïdes, les lymphocytes appartiennent à la famille des globules blancs. Les lymphocytes B sont responsables de la production des anticorps, et les lymphocytes T constituent la pierre angulaire de l’immunité cellulaire.

En cas d’infection, le taux de lymphocytes augmente afin de combattre l’intrus. Lorsque les « T » croisent une cellule anormale ou un virus, les lymphocytes tueurs se multiplient puis se fixent aux cellules indésirables et libèrent des substances chimiques qui les détruisent. Les « B » jouent un rôle essentiel puisque ce sont eux qui activent les T en leur indiquant les ennemis à éliminer.

Les traitements par immunothérapie stimulent les lymphocytes, et leur apportent un bouclier protecteur contre les substances produites par les cellules cancéreuses pour les éliminer.

 

L’immunothérapie est-elle accessible à tous ?

Des traitements sont déjà disponibles, et ont montré de bons résultats face à différents cancers, notamment le mélanome et certains types de cancers du poumon. On observe une nette amélioration de la survie des patients, autrefois condamnés à court terme, et qui retrouvent (dans certains cas) une espérance de vie sur plusieurs années, voire parviennent à un état de rémission. Toutefois, tous les patients ne répondent pas de manière identique à l’immunothérapie, et certains pas du tout.

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L’immunothérapie va-t-elle remplacer les autres traitements contre le cancer ?

On a pu le penser lorsque les premiers résultats prometteurs ont été dévoilés, mais l’avancée des recherches démontre plutôt les bénéfices d’une association entre immunothérapie et traitements traditionnels.

En effet, tous les patients ne répondant pas de manière identique à l’immunothérapie, les médecins misent plutôt sur des combinaisons thérapeutiques afin de maximiser les chances de réussite du traitement.

 

Les combinaisons de traitements différents au cœur des nouveaux essais cliniques

Des essais d’association entre plusieurs traitements d’immunothérapie ont montré de bons résultats, mais aussi des effets secondaires lourds qui ont conduits certains patients à stopper le traitement.

Les pistes les plus prometteuses se situent plutôt au niveau de l’association entre immunothérapie et chimiothérapie. Au congrès de l’ASCO 2018, deux études ont montré que l’association de l’immunothérapie (avec le pembrolizumab ou l’atézolizumab) avec la chimiothérapie obtenait de meilleurs résultats que la chimio seule chez les patients atteints de cancers bronchiques non à petites cellules. Bémol : les patients subissent à la fois les effets secondaires de la chimio et ceux de l’immunothérapie, qui est toutefois mieux tolérée dans l’ensemble car moins toxique.

Côté radiothérapie, des résultats intéressants ont également été présentés sur sa combinaison avec l’immunothérapie. Les rayons provoquent une réaction immunitaire en s’attaquant à la tumeur, modifiant son micro-environnement et abaissant ainsi sa résistance à l’immunothérapie. À l’Institut Curie, une équipe prépare un essai de cette association chez des femmes atteintes d’un cancer du sein.

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La recherche continue sur les biomarqueurs

On l’a dit plus haut, l’objectif de l’immunothérapie est de bloquer l’interaction entre les protéines PD1 des cellules immunitaires et PD-L1 exprimée par les cellules tumorales. La logique voudrait que plus une tumeur exprime de PD-L1, plus le patient répond à l’immunothérapie. Eh bien non… Près de 60% des patients présentant ce biomarqueur ne répondent pas, tandis que d’autres dont les tumeurs n’expriment pas PD-L1 réagissent très bien à l’immunothérapie.

Les spécialistes considèrent qu’il faut continuer à creuser cette question afin de diversifier les biomarqueurs et pallier à la diversité des tumeurs. Aucune piste ne fait encore l’unanimité, même si le marqueur correspondant au taux de mutation dans les cellules cancéreuses était au centre de l’attention lors de l’ASCO.

Affaire à suivre, donc, la recherche contre le cancer est loin d’avoir dit son dernier mot.

Que faire en cas de gingivite ?

« Je souffre de gingivite. Quelles précautions prendre pour prévenir les saignements lors du brossage ? »

 

En cas de gingivite, l’objectif prioritaire est de déloger le tartre à l’origine de l’inflammation. Seul le dentiste peut enlever le tartre à l’aide d’instruments manuels ou par ultrasons, en une ou deux séances. Le détartrage est ensuite à renouveler régulièrement, au rythme préconisé par votre dentiste. Pour éviter ou retarder la formation de tartre, il faut éliminer soigneusement la plaque dentaire (avant qu’elle se minéralise sur les dents) en révisant la technique et les accessoires de brossage.

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Le choix des outils : brosse à dents, brossettes interdentaires…

En cas de gingivite, il est préférable de choisir une brosse souple à petite tête pour pouvoir atteindre facilement toutes les dents, les extrémités des brins doivent être arrondies. D’autres accessoires complètent les soins : fil dentaire, brossettes interdentaires, hydropulseurs parfont le nettoyage, massent la gencive et la fortifient. Optez pour un dentifrice antibactérien ou anti-inflammatoire. Attention, les bains de bouche « antiplaque » sont utilisés avant le brossage pour ramollir la plaque qui s’élimine mieux si elle est humide ; ils ne se rincent pas.

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Brosser souvent, mais en douceur

Avec un brossage approprié et réalisé idéalement après chaque repas, la gingivite disparaît progressivement. Il faut agir délicatement pour ne pas blesser la muqueuse. Appliquez la brosse sur la gencive, exercez une légère pression tout en déplaçant la brosse de la gencive vers la dent, avec des mouvements vibratoires ou de rouleau. La brosse à dents électrique, qui a prouvé son efficacité pour éliminer la plaque dentaire, s’utilise selon les mêmes principes. En attendant la guérison de vos gencives, un spray à base d’acide hyaluronique calme l’inflammation et la douleur.

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La lenteur, clé du bonheur ?

Dans notre société qui a fait de l’urgence un mode de vie, on constate une perte de sens, une impatience de chaque instant qui nous empêche de profiter de la richesse de l’instant présent. Comment se manifeste la maladie du temps ? Pourquoi est-on toujours si pressé ? Quel est le coût à payer ? Comment appuyer sur le frein et changer sa manière de vivre ?

 

C’était quand la dernière fois que vous êtes restés plus de 30 secondes sans rien faire ? Que vous avez contemplé le ciel / une fleur / le vide sans penser à rien de particulier ? Que vous vous êtes installés dans une salle d’attente sans allumer aussitôt votre smartphone ? Longtemps, n’est-ce pas ? L’urgence est devenue une injonction permanente, alimentée par le mythe du dépassement de soi et de la performance à tout prix.

On affiche fièrement un agenda surbooké, on se félicite d’avoir accompli une tâche « vite fait bien fait », on consacre une grande somme d’énergie à la recherche de solutions qui nous font – supposément – gagner du temps. Mais du temps pour quoi faire ? Pas pour notre bien-être, si l’on en croit la quantité de burn-out et autres dépressions qui jalonnent les parcours des uns et des autres.

 

La « maladie du temps », ce mal des temps modernes ?

En 1982, le médecin américain Larry Dossey a théorisé le concept de « maladie du temps ». Derrière cette expression se cache le sentiment largement répandu dans nos sociétés occidentales que le temps est une denrée rare, qui s’écoule vite, et dont nous devons profiter jusqu’à la moindre miette. Cela provoque une impatience permanente nourrie par la crainte de perdre justement une ou plusieurs de ces précieuses secondes, nous poussant à passer d’une tâche à l’autre, voire à en faire plusieurs en même temps, afin d’optimiser sans relâche ce temps limité dont nous disposons dans l’illusion que l’on va parvenir à l’étirer.

 

Les mirages de la rapidité

Derrière cette obsession de la rapidité, se cachent des fantasmes vieux comme le monde, que la digitalisation massive semble transformer en réalité. L’hyperconnexion donne l’illusion d’une certaine omnipotence, de la capacité à se démultiplier et à accomplir plusieurs tâches en même temps, et quelque part, offre un mirage séduisant de maîtrise du temps. On l’optimise, donc on ne le perd pas. Sauf que… Le prix à payer pour cette exigence de rapidité est lourd.

À force de vouloir aller toujours plus vite, nous sommes déconnectés de notre horloge biologique et soumis à un stress constant, néfaste à notre santé sur le long terme. Notre alimentation industrialisée échappe aux rythmes de la nature, avec les dangers dont nous commençons tout juste à prendre conscience. Nos relations sociales et familiales s’appauvrissent, entrecoupée de notifications, de rendez-vous, de snaps et autres selfies nous faisant exister dans un autre espace-temps que celui où nous nous trouvons ici et maintenant. En bref, on va dans le mur !

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Pourquoi décider de devenir lent ?

Si vous vous demandez encore pourquoi vous devriez lever le pied de l’accélérateur, nous vous invitons à relire la célèbre fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, qui nous rappelle que rien ne sert de courir, il faut partir à point. Si l’on y réfléchit, l’objectif n’est pas de gagner du temps, mais plutôt de l’occuper intelligemment. C’est-à-dire faire des choix, réfléchir à ses priorités, et s’organiser pour consacrer plus de temps aux choses importantes, et éliminer celles qui ne nous apportent rien. Gros concept, on est d’accord.

Dans son ouvrage Eloge de la lenteur (éditions Marabout, 2013), le journaliste Carl Honoré présente différents modèles où la lenteur est reine et le succès quand même au rendez-vous. Il appuie ses réflexions sur des fondements scientifiques, notamment sur le constat fait par les spécialistes du cerveau que nous disposons de deux modes de pensées. La pensée rapide, logique, fonctionnelle, pragmatique, qui répond dans un temps court à des problèmes précis. C’est le mode de pensée dominant dans notre environnement professionnel et la routine du quotidien. Et nous avons aussi une pensée lente, primitive, intuitive et surtout créative, qui fait surgir une idée inattendue à un moment où on ne l’attendait pas, après avoir suivi son petit bonhomme de chemin en coulisses. C’est à cette pensée qu’il est important de redonner de l’espace et du temps pour s’exprimer, si l’on ne veut pas se retrouver ficelé comme un vieux saucisson sec dans nos habitudes.

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Comment transformer un lièvre en tortue ?

Concrètement, cela ne se fera pas en un jour. Devenir lent ne s’improvise pas, et nécessite de revoir en profondeur ses habitudes, son mode de vie et surtout sa manière de penser. Première étape : identifier, dans sa vie professionnelle et personnelle, ses objectifs principaux à long terme. Obtenir une promotion ? Consacrer plus de temps à ses enfants ou ses amis ? Préparer une reconversion ? Perdre du poids ? Une fois ces objectifs fixés, on enclenche la deuxième étape, celle des choix. On prend son agenda, et pour chacun des rendez-vous et activités des prochaines semaines, on s’interroge sur leur cohérence avec nos objectifs, et on supprime ceux qui ne les servent pas. Sans culpabilité, car l’énergie et le temps que vous libérez pourront être réinjectés dans des activités et des relations qui vous tiennent vraiment à cœur.

Troisième étape : on intègre progressivement des exercices de relaxation dans son quotidien. En s’obligeant à faire des pauses plusieurs fois dans la journée où l’on écoute sa respiration pendant cinq, puis dix, puis vingt secondes, etc… jusqu’à ressentir une sensation de calme nous envahir. Et surtout, à lorsqu’on a un moment « à tuer », plutôt que de se ruer sur son smartphone et éplucher le fil Instagram de semi-inconnus, on lève les yeux et on s’intéresse à ce qui nous entoure. On se nourrit de l’instant présent. On profite pleinement du plaisir d’être là, attentif à ce qui nous arrive, à nos sensations et à notre état d’esprit. On se ressource afin de recharger sa capacité de concentration et d’attention pour la suite de notre journée.

Vous voilà convaincus ? Trois, deux, un : ralentissez !

À lire pour aller plus loin

À lire pour aller plus loin

ÉLOGE DE LA LENTEUR, de Carl Honoré, éditions Marabout (2013, 288 pages, 6,50 €), une enquête qui décrypte les mécanismes de la rapidité érigée comme mode de vie et les modèles où la lenteur a montré ses vertus.

RALENTISSEZ – CHOISIR LA LENTEUR ET RÉAPPRENDRE À VIVRE, de Stéphane Szerman, Isabelle Gravillon, Delphine Le Guerinel, éditions Dunod (2018, 176 pages, 14.90 €), un manuel qui mêle conseils et exercices pour décélérer.

 

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Poêlée de cerises au caramel au beurre salé et speculoos

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes

 

Les ingrédients pour 6 gourmands :

Cerises : 700 grammes
Beurre demi-sel : 50 grammes
Biscuits speculoos : 50 grammes
Sucre en poudre : 50 grammes
Crème liquide : 10 centilitres
Eau : 10 centilitres

La préparation :

1/ Dans un saladier, écrasez vos biscuits speculoos, puis réservez.

2/ Rincez, équeutez et dénoyautez vos cerises.

3/ Dans une poêle chaude, versez le sucre puis stoppez le feu. Ajoutez le beurre demi-sel en morceaux et la crème liquide, tout en remuant sans cesse avec une spatule.

4/ Rallumez à feu moyen, et ajoutez vos cerises. Laissez revenir 1 minute, puis ajoutez 10 centilitres d’eau, 40 grammes de speculoos en poudre, et laissez cuire 2 minutes.

5/ Sortez du feu, saupoudrez du reste de speculoos et servez aussitôt.

 

Recette clafoutis à la cerise de ma mamie

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes

 

Les ingrédients pour 6 gourmands :

Cerises : 500 grammes
Beurre demi-sel : 50 grammes
Œufs frais : 4
Lait demi-écrémé : 25 centilitres
Farine : 100 grammes
Sucre blanc en poudre : 40 grammes
Sucre vanillé : 1 sachet
Levure pâtissière en poudre : ½ sachet
Fleur de sel : 2 pincées 

La préparation :

1/ Préchauffez votre four à 200°C.

2/ Rincez et équeutez vos cerises. Dans la recette originelle du clafoutis, les noyaux sont conservés, mais si vous avez peur de vous ébrécher une dent, vous pouvez les dénoyauter. Séchez-les puis réservez.

3/ Faites fondre 40 grammes de beurre au bain-marie.

4/ Dans un grand saladier, mélangez la farine, le sucre, le sel, et incorporez ensuite délicatement les œufs, puis le lait, sans cesser de mélanger. Intégrez en dernier le beurre fondu.

5/ Avec le reste du beurre, beurrez généreusement un plat à gratin puis disposez les cerises au fond. Recouvrez-les ensuite de pâte et enfournez.

6/ Laissez cuire 40 minutes environ, en surveillant bien la cuisson.

7/ A la sortie du four, saupoudrez votre clafoutis de sucre vanillé. Laissez refroidir et servir tiède, sans le démouler.