Comment réussir votre premier marathon

Courir 21 ou 42 km ne s’improvise pas, et nécessite un plan d’entraînement complet sur plusieurs mois. Alimentation, sommeil, entraînement sportif : on vous donne la recette pour réussir votre premier semi-marathon ou marathon.

 

Après plusieurs mois ou années de sessions running régulières et de plus en plus intenses, c’est décidé, vous êtes déterminé à relever le défi et à prendre le départ de votre premier marathon ? Bravo ! Vous voici embarqué dans un programme d’entraînement, dont la bonne exécution conditionnera votre réussite sur cette épreuve mythique, qui fascine un nombre croissant d’amateurs.

 

Une épreuve réservée aux runners aguerris

Fidèle à vos bonnes résolutions de début d’année, vous pratiquez la course à pied depuis quelques mois et constatez avec satisfaction une amélioration croissante de vos chronomètres. Ne succombez toutefois pas trop vite au mirage du « Un marathon (ou un semi-marathon) ? Pfff, trop facile, allez, je me lance ! ». Les sportifs estiment qu’il faut au moins un an de pratique du running avant de se lancer dans l’aventure. Fixez-vous des objectifs hebdomadaires de distance qui augmentent chaque semaine.

 

Faire une course après l’autre

Tenir la distance sur un marathon nécessite de procéder par étapes. Le corps a besoin d’une préparation progressive. Lors de votre première course, optez pour une distance plus courte (10 km), puis testez-vous sur un semi-marathon (21 km) avant de vous lancer dans l’épreuve suprême du marathon (42km). Moins de risque de blessure, plus de chance de franchir la ligne d’arrivée : vous avez tout à y gagner.

 

Au moins 4 entraînements par semaine

Votre sacro-saint footing du dimanche matin, aussi bénéfique soit-il pour votre santé, ne suffit absolument pas à vous mettre en condition pour un marathon. Améliorez votre endurance, et passez progressivement à deux, puis trois, puis quatre à cinq entraînements par semaine, en courant a minima 45 minutes à chaque fois. Un mois avant la course, réduisez progressivement la fréquence de vos entraînements à 2 ou 3 par semaine, en courant au moins 1h à chaque fois à faible intensité.

 

Travailler votre endurance fondamentale

Savoir maîtriser sa course et courir au bon rythme est absolument indispensable si l’on veut tenir la (longue) distance. On parle d’endurance fondamentale lorsque vous courez assez lentement pour ne pas être essoufflé, même discuter avec votre partenaire de footing. Oui, vous avez bien lu : courir lentement.

Cette vitesse de croisière diffère selon chaque coureur, et permet de courir pendant très longtemps sans vous épuiser, ni même ressentir de fatigue à l’issue de votre session. Lors de vos entraînements, vous devez courir au moins 70 % du temps en endurance fondamentale. Cette allure développe progressivement votre réseau de vaisseaux capillaires, améliorant ainsi l’oxygénation de vos cellules musculaires. Autre bénéfice notable : vous habituez votre organisme à mieux utiliser ses réserves de lipides pour libérer l’énergie nécessaire au travail musculaire. Vos réserves de glycogène intra-musculaire sont préservées par cette allure modérée, et s’épuisent moins vite si l’effort se poursuit longtemps. Cela vous évitera d’être confronté au mythique « mur » du 30e km, qui correspond au moment où les réserves de glycogène sont épuisées… et où le corps ne parvient plus à avancer.

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Et alterner avec des séances de fractionné

Votre entraînement doit aussi inclure des sessions plus rapides, demandant un effort cardio-vasculaire important. L’objectif ? Développer votre puissance « moteur » et compléter votre technique de course.

 

Se fixer des objectifs raisonnables

Nombreux sont les primo-marathoniens qui commettent l’erreur de se fixer un objectif de temps. Lors de votre première course, votre seul et unique objectif est de franchir la ligne d’arrivée. Si vous faites partie des « finishers », vous aurez déjà accompli un exploit sportif exceptionnel. Le chrono, ce sera pour votre deuxième… voire votre troisième marathon !

 

Trouver des partenaires d’entraînement

La discipline est fondamentale dans la préparation d’un marathon, tout comme la motivation. S’entraîner avec un groupe de coureurs d’un niveau équivalent, voire légèrement supérieur au vôtre, est la garantie de ne pas vous laisser aller à la flemme après une journée difficile ou une soirée trop arrosée la veille. Cela vous aidera également à suivre une progression régulière grâce à l’émulation avec les autres coureurs.

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Adopter un régime spécifique

Dans les mois qui précèdent le marathon, votre alimentation doit être adaptée afin de placer votre corps dans les meilleures dispositions possibles et lui apporter l’énergie indispensable le jour J. Alcool, sucreries et produits transformés ne sont plus les bienvenus dans votre ration quotidienne, qui doit être diversifiée, variée et équilibrée. Dans les jours qui précèdent la course, augmentez vos apports en glucides de qualité pour remplir au maximum vos stocks de glycogène, carburant essentiel de l’effort musculaire.

 

Revoir votre hygiène de vie

Pour tenir la distance le jour J, vous devrez être dans une forme olympique. Au sens propre. Privilégiez votre sommeil à toute autre activité nocturne dans les semaines qui précèdent l’épreuve, afin d’effacer toute dette de sommeil et d’optimiser tous vos mécanismes physiologiques.

On vous souhaite bonne chance et bonne course !

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Dites stop à la rétention d’eau

Elle touche en majorité les femmes, et les premières chaleurs accentuent le phénomène. Voici votre plan d’action en 9 étapes pour en finir avec la rétention d’eau.

 

L’eau est vitale dans notre organisme : elle représente près de 60% du poids d’un adulte. Le corps ne pouvant pas la stocker sur le long terme, l’eau est éliminée au fil de la journée via des secrétions, notamment la transpiration et l’urine. Mais parfois, la mécanique s’enraye, et le corps stocke le liquide au lieu de l’éliminer.

En cause, une incapacité du corps à faire circuler les liquides et à réguler leur quantité. Le liquide s’échappe des capillaires (petits vaisseaux sanguins) et va se stocker dans les tissus voisins. Cette stagnation entraîne un gonflement, souvent localisé dans les membres inférieurs, et qui peut s’étendre à tout le corps.

Les personnes souffrant d’une mauvaise circulation veineuse ou lymphatique, ou encore d’un déséquilibre hormonal sont davantage sujettes à la rétention d’eau, tout comme les femmes enceintes ou les personnes contraintes de rester debout toute la journée. Alors que faire pour dégonfler ?

 

Règle n°1 : Boire, boire et reboire

L’erreur commise par beaucoup de débutantes de la rétention d’eau est de se priver d’eau en espérant éliminer plus facilement celle qui a décidé de s’incruster dans leurs tissus. C’est à éviter absolument ! Pourquoi ? Plus l’organisme a soif, et plus il aura tendance à stocker l’eau. Sans oublier que boire au moins 1,5 litres d’eau par jour, voire plus en cas de forte chaleur, stimule les fonctions drainantes de l’organisme et favorise l’élimination de l’eau. Veillez à conserver toujours avec vous une petite bouteille d’eau et buvez régulièrement de petites quantités.

 

Règle n°2 : Dire bye bye au sel

Si les habitants du Sahara consomment une pincée de sel afin de limiter leur risque de déshydratation, sous nos contrées, nos apports quotidiens en sel sont bien supérieurs à nos besoins. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande de se limiter à 5 grammes par jour, soit l’équivalent d’une cuillère à café, tandis que nos rations quotidiennes en contiennent en moyenne 8 à 11 grammes. Or, le sel retient l’eau dans l’organisme… Evitez les préparations industrielles, souvent très riches en sel, et privilégiez les repas maison. Dans vos recettes, remplacez-le par des aromates ou des épices. Non seulement vous allez dégonfler, mais en bonus vous réduisez vos risques d’hypertension.

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Règle n°3 : Stimuler la circulation sanguine par l’alimentation

On diminue la stagnation en misant sur des vitamines alliées de notre circulation sanguine. Dans l’assiette, nous appelons la vitamine C (agrumes, kiwi, brocolis, légumes feuilles, poivrons, fruits rouges, etc.), qui renforce les vaisseaux sanguins et préserve leur flexibilité. Nous demandons aussi la vitamine B (betteraves, poisson, tournesol, etc.) qui empêche le durcissement des vaisseaux sanguins, et participe à la lutte contre le mauvais cholestérol.

 

Règle n°4 : Savourer des légumes diurétiques

Certains légumes possèdent des propriétés drainantes épatantes, qui boostent l’élimination de l’eau par l’organisme. Misez sur la courgette, la pastèque, l’asperge ou encore le persil pour vos assiettes de saison !

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Règle n°5 : Assaisonner au vinaigre de cidre

Réputé pour ses nombreux bienfaits, le vinaigre de cidre améliore la digestion, augmente le métabolisme et stimule l’élimination de l’eau. Privilégiez-le pour donner du goût à vos salades estivales, tout en veillant à ne pas consommer trop de crudités, qui favorisent la rétention d’eau. Mieux vaut déguster vos légumes cuits à la vapeur, et accompagnés de protéines qui favorisent la circulation de l’eau.

 

Règle n°6 : Libérer, délivrer, son corps des vêtements trop moulants

Rien de pire lorsqu’on souffre de rétention d’eau que d’enserrer ses membres dans des jeans skinny ou des tops trop ajustés. Sang et lymphe circulent mal, ce qui aggrave le phénomène. Dès que la température augmente, ou si vous devez passer plusieurs heures debout, privilégiez des vêtements légers, amples et confortables, sans élastique.

 

Règle n°7 : Rechercher la fraîcheur

La chaleur dilate les vaisseaux sanguins et accentue le phénomène de rétention d’eau. En été, on évite de faire la crêpe en plein cagnard pendant des heures, et on pense à se rafraîchir le plus régulièrement possible. Rien de tel que 30 minutes de marche en bord de mer, les mollets plongés dans l’eau fraîche, pour stimuler sa circulation sanguine et retrouver des jambes légères. Dans la journée, si vous pouvez, passez-vous régulièrement un jet d’eau fraîche sur les jambes, et surélevez-les aussi souvent que possible.

 

Règle n°8 : Pratiquer l’automassage

Très efficace pour relancer la circulation de la lymphe, le massage drainant se pratique en institut ou à la maison, dans votre canapé. Effectuez des mouvements qui vont du bout du pied jusqu’au haut de la jambe, en alternant des pressions et glissements prononcés afin de faire littéralement « remonter » les liquides. En cas d’œdème prononcé, votre médecin traitant pourra vous prescrire des massages drainants chez un kinésithérapeute.

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Règle n°9 : Se bouger pour dégonfler

La pratique régulière d’une activité physique favorise une bonne circulation sanguine. A privilégier lorsqu’on souffre de rétention d’eau, les sports aquatiques qui massent en douceur les membres gonflés et favorisent l’élimination de l’eau. Aquagym, dos crawlé, ou même aquabike pour les plus motivées sont tout particulièrement recommandés.

À vous de jouer désormais pour déloger cette eau qui vous alourdit la vie !

Comment prévenir et traiter les allergies au soleil ?

10 % de la population souffre de lucite estivale, une allergie solaire bénigne mais dont on se passerait bien. Quelles sont ses causes, comment l’apaiser et surtout la prévenir ? Et quelles sont les autres allergies solaires à surveiller ?

 

Après une exposition au soleil, vous constatez l’apparition de petits boutons rouges, qui ressemblent à des cloques et démangent fortement ? Ne cherchez pas, vous faites votre première lucite, qui sera (hélas) la première d’une longue série. Cette allergie solaire provoque une éruption cutanée, déclenchée par les rayons UVA du soleil, et peut prendre différentes formes plus ou moins bénignes. Pour couronner le tout, une fois qu’elle est apparue, elle récidive à chaque exposition si on ne prend pas les mesures adéquates.

 

Identifier la lucite estivale bénigne

C’est la forme la plus fréquente d’allergie solaire. Les plaques d’urticaires apparaissent dans les heures qui suivent l’exposition solaire, et sont en général localisées sur le décolleté, le dessus des mains et les avant-bras sous forme de petits boutons rouges ressemblant à des cloques. Certains peuvent apparaître sur le dessus des pieds et les jambes, les épaules, bref, les parties exposées au soleil. Les moins chanceux voient aussi des boutons apparaître sur le visage… Elle se déclenche le plus souvent entre 15 et 35 ans, et fait preuve de sexisme en touchant davantage les femmes que les hommes. La lucite estivale provoque des démangeaisons pénibles, et disparaît d’elle-même après quelques jours passés à l’ombre. Consolez-vous en vous disant que cette allergie vous oblige à préserver votre capital solaire vous abritant des rayons du soleil qui, rappelons-le, accélèrent le vieillissement cutané.

Attention, si vous avez été touché une fois par la lucite estivale, sachez que chaque exposition risque de la redéclencher si vous n’appliquez pas un fort écran de protection et que vous restez trop longtemps à lézarder au soleil. Mais vous vous en tirez malgré tout plutôt bien par rapport à ceux qui souffrent d’allergies solaires plus sévères.

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La lucite polymorphe, ou l’obligation de marcher à l’ombre

Plus rare, cette allergie ne fait pas de jaloux puisqu’elle concerne autant les femmes que les hommes. Plus sévère que sa cousine bénigne, elle apparaît même par temps nuageux. Sérieux ? Oui. 30 minutes d’exposition suffisent à la déclencher, sachant que son effet n’est pas immédiat, les plaques d’urticaire apparaissant en moyenne 12 heures après l’exposition, et s’étendent sur le torse, les bras, le visage, le cou, et les mains. Comment la faire disparaître ? En évitant soigneusement de s’exposer au soleil, même pour des durées très courtes, et en se tartinant d’écran total avant d’aller se baigner. De même que sa version bénigne, cette lucite est récidivante et s’aggrave à chaque nouvelle exposition prolongée et non protégée.

 

L’urticaire solaire, l’autre allergie au soleil

Cousin plus éloigné de la lucite, l’urticaire solaire apparaît dans les 30 minutes après le début de l’exposition solaire… et disparaît tout aussi vite une fois que l’on s’est réfugié à l’ombre. Plus vicieuses, ses plaques surviennent aussi bien sur les zones exposées que sur les zones couvertes, et provoquent de vives démangeaisons. Leur aspect est différent de celui de la lucite estivale, elles ressemblent à des piqûres d’orties. La cause de cet urticaire n’est pas connue, mais on sait en revanche qu’il touche en priorité les femmes de 30 à 50 ans. Il est suivi d’une période réfractaire de 24 à 48 heures pendant laquelle on peut s’exposer au soleil sans redéclencher l’allergie… mais cela ne dure pas !

À savoir : Comment diagnostiquer une allergie au soleil ?

À savoir : Comment diagnostiquer une allergie au soleil ?

C’est le dermatologue qui pourra diagnostiquer l’allergie en examinant la peau et en pratiquant, le cas échéant, un phototest. Cela correspond à l’émission d’une faible quantité de rayons UV sur une petite partie du corps afin d’observer la réaction de la peau.

 

Quel traitement pour la lucite estivale et les allergies au soleil ?

Le premier traitement est la prévention et l’exposition progressive au soleil, en augmentant chaque jour la durée. En évitant de s’exposer aux heures les plus chaudes de la journée, et en appliquant partout sur le corps une crème à fort indice de protection solaire. Pensez à vérifier votre étiquette car les indices de protection solaire indiqués sur les crèmes concernent les UVB, mais ne filtrent que partiellement les UVA.

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Si l’allergie est déjà apparue, on couvre les zones atteintes par des vêtements, et on reste à l’ombre jusqu’à disparition des plaques. Dans les cas d’urticaire solaire les plus sévères, des antihistaminiques peuvent être prescrits par le médecin pour soulager les démangeaisons.

 

Nourrir sa peau de l’intérieur

Nourrir sa peau de l’intérieur

La prise de compléments alimentaires, comme le beta-carotène, pendant six à huit semaines avant de s’exposer peut limiter le risque d’allergie en renforçant les défenses de la peau. Les personnes les plus atteintes peuvent recourir à la puvathérapie, une photothérapie par rayons UV pratiquée en cabine, pendant laquelle on projette des rayons UVA à faible dose sur le patient pour habituer progressivement la peau. Les séances sont partiellement remboursées par la Sécurité Sociale.

 

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SOS jambes lourdes

Avoir mal aux jambes est souvent le signe d’une insuffisance veineuse débutante. Se prendre en charge tôt est impératif pour en prévenir les complications.

 

Rester assis(e) au bureau longtemps ou debout à piétiner, être sédentaire, porter des talons hauts, des vêtements serrés, voyager au long cours en avion ou en voiture, avoir des grossesses multiples, la chaleur… Autant de situations qui mettent les jambes à rude épreuve. Conséquences : douleur, sensation de lourdeur, gonflements, fourmillements, parfois démangeaisons ou crampes la nuit. Ces symptômes peuvent être passagers et ne jamais se reproduire. Mais la plupart du temps, ils caractérisent l’entrée dans l’insuffisance veineuse chronique. Bien que douloureux et inconfortables, ces troubles circulatoires sont souvent pris à la légère. On tarde à consulter, ce qui les fait empirer. Sept ans se passent en moyenne entre leur apparition et un avis médical. Seuls 30% de patients sont suivis. Pourtant, appliqués dès le premier stade du mal, les traitements actuels sont efficaces pour en stopper l’évolution et préserver son capital veineux.

 

Non à la fatalité, oui à la prévention

Chiffre

Chiffre

  • 1 femme sur 2, 1 homme sur 5 souffre de troubles veineux, les premiers pouvant survenir dans la tranche 15-25 ans.
  • Si un de ses parents est atteint, il y a 24% de risques de l’être. 42% avec les deux parents.

Avoir une mauvaise circulation ne touche pas que les plus âgés. De l’adolescence jusqu’à la ménopause en passant par la grossesse, chaque modification hormonale de la femme est à risque. S’il est vrai qu’avec l’hérédité ce sont des facteurs prédisposants, les conditions de vie y sont aussi pour beaucoup. Une étude américaine a montré que lorsque les Maoris vivent selon un mode traditionnel dans le Pacifique, leur taux de varices est faible : 1% de la population. Mais ce taux grimpe à 24% quand les Maoris émigrent dans les capitales américaines ou néo-zélandaises où ils se sédentarisent, mangent de la nourriture industrielle et prennent du poids. Les facteurs environnementaux sont bien en cause dans la survenue des troubles veineux, pas la seule fatalité héréditaire. D’où le nombre croissant de personnes atteintes (18 millions en France). « En effet, tout comme le diabète de type 2, l’insuffisance veineuse est une pathologie liée à une combinaison de facteurs favorisants : un terrain prédisposant associé aux effets délétères des modes de vie modernes, explique Philippe Blanchemaison, médecin vasculaire. Si l’on sait traiter la maladie veineuse, on ne peut la guérir. Mais on peut la contrôler, voire la stabiliser, à l’instar du diabète, grâce à l’arsenal thérapeutique et en adoptant des règles hygiéno-diététiques correspondant aux besoins du corps. Comme dans toute maladie métabolique, la prévention est donc primordiale. Elle repose sur deux piliers : la gymnastique vasculaire des membres inférieurs et une alimentation riche en nutriments protecteurs. »

 

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Les bons réflexes pour conserver un capital veineux tonique

La stratégie anti-jambes lourdes commence par prendre soin de ses veines. Nos conseils pour les stimuler avant qu’elles ne se relâchent.

 

Deux sortes de vaisseaux assurent le transport sanguin. Les artères, qui distribuent le « bon » sang rouge vif, chargé en oxygène et nutriments, vers les tissus et les organes. Les veines, qui ramènent jusqu’au cœur le sang rouge foncé, chargé de déchets et de gaz carbonique rejetés par les cellules. Les groupes musculaires qu’elles irriguent, des mollets au diaphragme, sont comme des pompes remontant le sang jusqu’au muscle cardiaque. À condition que les veines soient en bon état, leurs parois toniques. Or le mécanisme de remontée du flux sanguin peut être affaibli si les muscles n’assurent plus leur rôle de pompe ou si les veines intramusculaires sont dilatées. Les toxines de l’organisme ne sont alors plus drainées, ce qui favorise l’engorgement et la stagnation du « mauvais » sang dans les tissus. D’où la sensation de lourdeur et, à terme, la formation d’œdèmes et de varices. On ne peut rien sur l’hérédité ni sur les variations hormonales ; on peut en revanche modifier son mode de vie et agir sur les autres causes à la source du mal, réversibles celles-là (sédentarité, alimentation, poids). Les moyens pour y parvenir sont simples.

Renforcer ses muscles profonds pour une bonne circulation sanguine

Quels que soient le sexe, la profession ou l’âge, garder du tonus musculaire pour assurer un bon retour veineux est impératif, insuffisant veineux ou pas, ou à risque de le devenir. Le lien étroit entre les muscles et la circulation veineuse des membres inférieurs a été montré lors de l’étude Bed-Rest menée par le Cnes (Centre national d’études spatiales) sur des volontaires alités pendant trois mois. Au fur et à mesure que leur masse musculaire fondait, les veines à l’intérieur se distendaient. Preuve s’il en fallait que rien n’est mieux que de bouger pour faire circuler… « Parmi les groupes musculaires, les posturaux, c’est-à-dire les muscles profonds de la jambe, de la cuisse et du bassin sont les principaux moteurs du retour veineux. Les stimuler est la meilleure des compressions, parce que 80% des veines se situent à l’intérieur, 20% étant entre la peau et les muscles superficiels, explique le Dr Philippe Blanchemaison. Faire travailler les muscles posturaux du mollet lorsque l’on souffre d’insuffisance veineuse agit sur les veines profondes comme une contention naturelle. Il faut donc les renforcer tous les jours et pour cela nous recommandons 10 minutes de gymnastique spécifique quotidienne. Elle permet de maintenir le tonus vasculaire des membres inférieurs, d’améliorer le reflux sanguin, de diminuer les sensations de jambes lourdes, le gonflement des pieds et des chevilles ainsi que la rétention d’eau souvent due à une mauvaise circulation. »

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3 exercices simples de gymnastique vasculaire active

3 exercices simples de gymnastique vasculaire active

  • Debout sur un support (marche, livre, brique). Faire une série de 20 flexions-extensions sur la pointe des pieds en descendant le talon plus bas que l’avant-pied, condition nécessaire à la mise en tension du muscle profond du mollet.
  • En position debout, si besoin avec appui : lever le genou le plus haut possible. Faire 3 fois 20 séries sur chaque jambe. Si possible contre résistance avec un élastique maintenu au sol par l’autre pied.
  • En position assise, 3 séries de 20 mouvements de rapprochement des genoux en les comprimant l’un contre l’autre contre résistance (mains ou ballon).

 

Ce qui n’exclut pas de pratiquer une activité physique régulière non traumatisante pour les veines. Celles d’endurance et en résistance – non en rapidité ni à coups – sont les meilleures pour booster en douceur la circulation profonde veineuse. La marche simple, sur terre ou dans l’eau, en déroulant bien le pied est accessible partout. Chaque pas propulserait 30 cm3 de sang vers le haut des jambes. Natation, aquagym, aquabike sont très bénéfiques au retour veineux. Idem avec les étirements des chaînes postérieures de la jambe, de la cuisse et du bassin proposés dans les séances de stretching.

Nourrir ses veines

La façon de s’alimenter est à prendre en compte dans la survenue de la maladie veineuse tout comme dans sa prévention, qui plus est sur un terrain prédisposé. « Ce qui est une donnée récente, l’alimentation n’était pas mise en cause dans cette pathologie, observe le Dr Blanchemaison, or elle est à considérer sous trois angles. L’effet du poids : plus on en prend plus le risque de varices augmente. La constipation, un facteur d’aggravation (la pression intra-abdominale intervient sur le retour veineux). Enfin, la qualité de ce que l’on mange. Les parois veineuses ne sont pas que de simples tuyaux mais de véritables organes qui ont besoin de nutriments pour être performants. Les cinq indispensables sont : vitamines E et C, zinc, sélénium et silicium. Ils favorisent le renouvellement du collagène, principal structurant de la paroi des veines ; antioxydants, ils protègent des radicaux libres. » Nourrir ses veines mais aussi les muscles qui les soutiennent impose une alimentation saine, équilibrée en protéines correspondant à son poids (la norme étant 0,8 g/kilo) et concentrée en acides aminés essentiels. Pour lutter contre la constipation, opter pour des aliments riches en fibres favorisant le transit intestinal. Enfin, limiter le sel et ne pas se déshydrater en buvant au moins 1,5 litre d’eau par jour.

Réponses d'expert : indispensable collagène pour des veines toniques

Réponses d'expert : indispensable collagène pour des veines toniques

Dr Philippe BlanchemaisonDr PHILIPPE BLANCHEMAISON
Médecin vasculaire, chargé d’enseignement faculté de médecine Paris VI

Une veine ne doit normalement pas se dilater quand elle a une paroi de bonne qualité riche en collagène de structure et en élastine. L’être humain étant fait de 60 % d’eau, sans collagène dans ses tissus il serait tel un mollusque. Ce sont les fibroblastes qui fabriquent le collagène à des taux différents selon sa localisation. Dans les parois des veines, son taux très élevé est destiné à empêcher leur distension. Il est produit sur un cycle de renouvellement-résorption d’une durée de six semaines. Avec l’âge la proportion de renouvellement des fibres de collagène par rapport au taux de résorption diminue. Lorsqu’on a des problèmes veineux, le taux de collagène passe à 95 % au bout de 10 ans, 60 % au bout de 20 ans… Autre facteur délétère : le saccharose (sucre de canne ou de betterave) et le fructose-glucose de l’alimentation industrielle qui, en excès, provoquent la glycation des protéines de collagène, dont la paroi veineuse est essentiellement faite. C’est un phénomène déterminant de dégradation des tissus. Le collagène disparaît progressivement en petites quantités (de 5 % en 5 % en moins), ce qui n’a pas tout de suite d’incidence sur la tonicité veineuse. Mais, au fil des années, à un certain seuil de carence la veine se dilate, perd son diamètre initial, irréversiblement. Revisiter son assiette avec l’aide d’un nutritionniste peut s’avérer utile pour stimuler une production de collagène défaillante.

 

Compenser et soulager

À chaque stade d’évolution de la maladie veineuse, les solutions thérapeutiques ne manquent pas pour la stabiliser et mieux vivre avec. Ce serait dommage de s’en priver et de continuer à souffrir.

 

Mieux vaut consulter dès les premiers signes. Le généraliste tout d’abord qui, en cas de jambes lourdes récidivantes, varicosités, varices supérieures à 3 mm, dirigera vers le médecin vasculaire. Après l’interrogatoire sur les antécédents familiaux, l’hygiène de vie et l’examen clinique, le diagnostic est complété par un bilan veineux réalisé à l’aide d’un écho-doppler des membres inférieurs. La cartographie du réseau veineux ainsi établie permet d’explorer la façon dont le sang circule, de détecter toute anomalie et d’instaurer la prise en charge idoine. L’arsenal thérapeutique varié répond aux plaintes les plus fréquentes.

La compression optimise le retour veineux

Un dispositif de compression élastique maintient la paroi veineuse pour éviter que le sang stagne dans les situations à risque (station debout ou assise prolongée, grossesse, varices, suite d’intervention). Ce traitement de référence de l’insuffisance veineuse a montré son efficacité et ses vertus antalgiques à tous les stades de la maladie. Chaussette, bas, collant ou bande de compression soutiennent de l’extérieur les veines en exerçant sur la jambe une pression active graduée. Le retour veineux est amélioré, la douleur apaisée, l’œdème réduit. Grâce aux progrès techniques réalisés dans l’industrie textile, les dispositifs de compression médicale sont devenus plus confortables et esthétiques. Ce qui facilite l’observance, clé de la réussite de tout traitement. Les fabricants rivalisent de technicité et d’imagination pour créer des gammes complètes si attractives que leur port n’est plus vécu comme une punition. Les marques de références : Cizeta, Gibaud, Innothéra-Varisma, Sigvaris, Thuasne-Venoflex.

Les veinotoniques : les plantes amies des veines

Même déremboursés, les veinotoniques gardent une place de choix pour stimuler un système veineux défaillant. Ils ne guérissent pas mais renforcent la tonicité de la paroi veineuse, réduisent les symptômes dus à la stase veineuse, calment la douleur et régulent le flux sanguin. La plupart sont extraits de plantes aux propriétés vasorégulatrices et protectrices validées. La phytothérapie utilise celles contenant des anthocyanes de la famille des flavonoïdes, réputées améliorer la circulation sanguine outre leurs effets bénéfiques sur le stress oxydatif. On les reconnaît à leur couleur – rouge, bleu ou violet. Petits fruits (myrtille, canneberge, cassis, raisin rouge, fraise), feuilles de vigne rouge, d’hamamélis ou de reine-des-prés, écorce du marron d’Inde, rhizome du petit houx ou fragon. On peut les consommer toute l’année par cure de deux mois (en la renouvelant si besoin  après une pause d’un mois), sous forme de tisane, gélule, ampoule, stick, teinture mère. En allopathie, les flavonoïdes recommandés sont fabriqués à partir de molécules naturelles purifiées, comme la diosmine extraite d’écorces d’orangettes immatures (Daflon), d’autres sont synthétisés. Les veinotoniques, très nombreux en vente libre, ne font pas tous l’objet d’études sérieuses. Il faut demander conseil au médecin ou au pharmacien, les posologies variant selon les caractéristiques des troubles veineux.

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La sclérothérapie résorbe les varices

Un mauvais retour veineux se manifeste aussi par des varicosités et des varices. Une varice est une dilatation anormale d’une veine du réseau superficiel, visible sous la peau sauf quand elle se forme sur une saphène, plus profonde. Elle empêche le sang de remonter. La cause et l’importance du reflux, détectés par écho-doppler, déterminent le traitement, comme le fait que la varice soit isolée ou alimentée par une veine nourricière malade. La sclérothérapie est la technique la plus utilisée. Non agressive, elle consiste à injecter un produit sclérosant (liquide ou mousse stérile) dans la varice afin qu’elle se rétracte et se résorbe. Vient ensuite le laser transcutané, pour les petites varices ou le laser endoveineux, qui résorbe de l’intérieur le segment malade. Enfin la chirurgie, qui devrait être réservée à une dilatation supérieure à 8 mm avec un risque de phlébite réel. La tendance actuelle est à la conservation des veines profondes et non plus à leur extraction (stripping), qui ne fait que reporter le problème ailleurs.

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jacques burilleJACQUES BURILLE
Directeur général de France-Thermes

Nos curistes bénéficient désormais d’un nouveau soin de compresses spécifiques, l’Aquapress. Un dispositif médical qui associe l’application de l’eau thermale de Bagnoles à la compression vasculaire. Nous avons mis au point cette exclusivité en partenariat avec le laboratoire Cizeta Medicali, expert en la matière. Le principe : un textile imbibé d’eau thermale à 24°C enveloppe la jambe. Grâce à un système breveté il se rétracte en 5 à 6 mn. Ce qui, avec l’eau fraîche, provoque une compression équivalente à la contraction musculaire. Le « stress » vasculaire ainsi créé stimule en douceur le retour veineux. À raison d’un soin par jour (18 au total), une première évaluation a montré son efficacité avec une réduction significative de l’œdème des jambes, une diminution des crampes, des douleurs ou des impatiences. Il s’ajoute, sans surcoût, à la cure conventionnée traitant les symptômes fonctionnels de l’insuffisance veineuse, l’indication historique de Bagnoles qui a fait sa réputation.

www.bo-thermes.com

Réponses d'expert : essentielles huiles en automassage

Réponses d'expert : essentielles huiles en automassage

didier pesoniDIDIER PESONI
Pharmacien-aromathérapeute, auteur de Huiles essentielles, le mag’ *

Par voie cutanée, les huiles essentielles de romarin à cinéole et de cyprès sont des toniques veineux indiqués pour les jambes lourdes. Pour cela, faire une préparation mélangeant 5 gouttes de chacune, à appliquer pure ou diluée dans 10 pressions d’huile végétale de macadamia ou dans une noix de gel bio d’aloé véra. Se masser des chevilles aux cuisses avec une pression modérée, 3 ou 4 fois par jour.

* Aux éditions Terres d’essences, vente exclusive en officine.

 

La passiflore, un remède naturel contre l’anxiété

Anxiété, troubles du sommeil, hypertension… : et si vous découvriez les vertus apaisantes de la passiflore ? Déjà utilisée par les Aztèques, cette plante vivace cumule bien des qualités.

 

Les heureux habitants des régions tropicales et subtropicales connaissent bien cette jolie plante grimpante. Il existe 530 variétés différentes de passiflore, aussi connue pour ses fleurs luxuriantes et ses fruits goûtus que pour ses vertus anxiolytiques et sédatives.

 

Brève histoire de la passiflore (passiflora incanrata)

Aussi appelée grenadille, ou passion flower en anglais, la passiflora incarnata pousse très bien sur le continent américain, mais aussi dans les régions méridionales d’Europe et d’Asie. Si ces étonnantes fleurs en font une plante très prisée des jardiniers, elle a plus d’un tour dans sa tige.

Utilisée depuis des temps reculés par les Amérindiens du sud de l’Amérique du Nord, la passiflore faisait aussi partie de la pharmacopée des Aztèques, conscients de ses vertus sédatives. Au quotidien, ils consommaient également ses fruits, très rafraîchissants et gorgés de vitamine C.

Découverte par les Espagnols lors de la conquête du Mexique, qui ramenèrent la passiflore en Europe, elle devint progressivement un remède contre divers maux. Ce n’est qu’au XIXe siècle que les médecins américains reconnurent officiellement ses vertus anxiolytiques et sédatives, et elle entra dans la pharmacopée française en 1937.

 

Le cocktail de principes actifs de la passiflore

Les parties aériennes de la passiflore (feuille et fleurs récoltées à la floraison) contiennent des principes actifs intéressants, dont l’action est décuplée par leur association. Notons la présence de flavonoïdes et de tanins, réputés pour leur action antioxydante, et d’alcaloïdes, molécules dont on connaît l’action apaisante lorsqu’elles sont utilisées à faible dose et à court terme. La passiflore contient aussi de la vitamine C, qui renforce le système immunitaire.

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Anxiété, stress, hypertension : quels maux apaise la passiflore ?

Son effet apaisant en fait une précieuse alliée contre le stress et l’anxiété. Effet placebo ou réalité ? Une étude menée en 20011 a montré qu’elle était aussi efficace qu’un anxiolytique de la famille des benzodiazépines. Elle s’est aussi révélée intéressante pour réduire le stress post-opératoire, ainsi que les symptômes psychologiques chez les toxicomanes lorsqu’elle est associée à un traitement de sevrage. On peut la proposer à des patients souhaitant se sevrer de traitements anxiolytiques médicamenteux afin de faciliter la transition.

De manière générale, on constate après la prise de passiflore une amélioration du sommeil, une réduction de la tension nerveuse et de l’anxiété. Elle apaise également les palpitations et l’hypertension. Elle peut aussi être conseillée aux femmes lors de la ménopause afin de soulager l’irritabilité et les sautes d’humeur découlant du bouleversement hormonal. Antispasmodique, la passiflore soulage les femmes souffrant de règles douloureuses.

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Quelles précautions d’emploi pour la passiflore ?

Sans aucun effet indésirable connu, la passiflore est toutefois déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’aux enfants de moins de six ans. Son effet sédatif n’est pas à prendre à la légère : mieux vaut éviter de conduire pendant le traitement. Comme tout principe actif, il est important de surveiller les éventuelles interactions avec d’autres plantes et / ou médicaments anxiolytiques, comme la valériane ou des médicaments hypnotiques. Demandez conseil à votre pharmacien, notamment si vous prenez déjà un traitement.

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  1. Akhondzadeh S, Naghavi HR, et al. Passionflower in the treatment of generalized anxiety: a pilot double-blind randomized controlled trial with oxazepam. J Clin Pharm Ther 2001 Oct;26(5):363-7.

Les bienfaits des aliments alcalins

Fatigue, irritabilité, insomnies, ballonnements… et si tout ceci résultait d’une acidité chronique de votre organisme due à votre alimentation ? On vous explique comment rééquilibrer vos apports en aliments alcalins, indispensables à notre équilibre, et leurs bienfaits sur notre santé.

 

L’équilibre acido-basique de notre organisme repose sur de subtils mécanismes dans lesquels l’alimentation joue un rôle primordial. Notre pH sanguin, dont la valeur basique se situe entre 7,3 et 7,4, subit des variations, souvent liée à l’ingestion d’aliments acides ou alcalins, mais aussi au stress, à la sédentarité ou à l’excès d’activité sportive.

En deçà de 6,9, on considère le pH comme acide, provoquant diverses réactions en chaîne dans l’organisme. Pour connaître votre pH sanguin, il vous suffit de vous procurer des bandelettes urinaires en pharmacie : si le pH indiqué est régulièrement inférieur à 7 – 7,5, votre organisme est en acidose.

 

Les conséquences d’une acidose chronique

Pour réguler son pH, le corps augmente la vitesse de ventilation pulmonaire afin de diminuer l’acidité. Les reins jouent aussi un rôle essentiel, en filtrant l’excès d’acide ou de base. En cas d’acidité chronique, maintenir cet équilibre sur le long terme a un coût physiologique, puisque l’organisme va utiliser tous les moyens à sa disposition pour neutraliser les éléments acides grâce à des minéraux.

Si l’alimentation n’en apporte pas en quantité suffisante, il ira puiser dans ses réserves en minéraux, ce qui entraîne à la longue des risques d’ostéoporose, par exemple, mais aussi d’hypertension, de dégradation du tissu musculaire ou de troubles du sommeil. Cette acidification favorise également l’apparition de nombreuses pathologies, et tout particulièrement les processus inflammatoires comme les gingivites, tendinites, cystites, angines, arthrite, etc. On l’a déjà dit mais on le répète : l’alimentation joue un rôle crucial dans le maintien d’un bon état général.

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L’alimentation moderne, source d’acidose chronique de faible niveau chez beaucoup

Vous l’aurez compris, plus l’on consomme d’aliments acides, et plus l’acidité de notre pH sanguin augmente. Logique. Alors qui sont les mauvais élèves qui perturbent notre équilibre intérieur ? Dans le box des accusés, la viande, le lait, les produits transformés, les sucreries et desserts, le café, l’alcool, les féculents, le pain, qui sont des aliments majoritairement acidifiants… et très (trop !) présents dans notre alimentation moderne. Nombreux sont aujourd’hui les individus souffrant d’acidose chronique sans le savoir. Alors que faire ?

 

Les aliments alcalins au secours de l’équilibre acido-basique

Même si aucune étude de référence n’a à ce jour été menée sur le sujet, de nombreux professionnels de santé s’accordent sur le fait que consommer des aliments alcalins serait bénéfique pour la santé. Leur richesse en minéraux aide le corps à rétablir son équilibre acido-basique sans puiser dans ses réserves. Les aliments alcalifiants sont les fruits et légumes, les noix, les amandes et graines, les fines herbes et les épices. L’idéal ? Limiter les aliments acides à un tiers de notre alimentation, et de consacrer les deux tiers restants aux aliments alcalinisants.

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Quels aliments alcalins privilégier contre l’acidité de l’organisme ?

Pas question de supprimer totalement les aliments acidifiants, dont l’organisme a besoin en quantité limitée, mais de rééquilibrer les apports avec les aliments alcalins.

Consommez sans vous priver des jus de légumes fraîchement pressés pour conserver toutes les vitamines, des légumes cuits à la vapeur. A noter que les légumes verts à feuille, comme le brocoli, l’asperge, le chou frisé, le poireau, etc. sont particulièrement alcalins, car très riches en minéraux. Au rayon fruits, on privilégie la banane, qui a une teneur en acides très faible, et la poire, le cassis ou encore le melon, qui bien qu’acides, ont un potentiel alcalinisant intéressant. De manière générale, mieux vaut privilégier les fruits bien mûrs. Bon point pour la pomme de terre, seul féculent alcalinisant, tout particulièrement si elle est cuite avec sa peau, et la châtaigne, qui se consomme en purée ou en farine par exemple.

Sont également alcalins les patates douces, le potimarron, l’avocat, les oléagineux et leurs huiles dérivées, ainsi que les algues, trop souvent absentes de nos assiettes alors qu’elles constituent une formidable source de minéraux.

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Comment améliorer son équilibre acido-basique au quotidien ?

En plus de votre alimentation, modifier certaines habitudes préservera votre bien-être général. Pensez à :

  • Dîner léger afin de ne pas surcharger l’organisme avant la nuit,
  • Pratiquer une activité physique régulière, comme la marche, la natation ou le vélo,
  • Faire des exercices de respiration qui font baisser le niveau de stress,
  • Consommer une eau minérale faiblement minéralisée
  • Fréquenter les saunas ou hammam, qui favorisent l’évacuation des déchets acides par la peau grâce à la transpiration.

Sur ces bonnes paroles, on vous souhaite un bon appétit, bien sûr !

Quelles solutions face aux coups de fatigue ?

« J’ai souvent des coups de fatigue et je manque d’entrain. Dois-je prendre un stimulant ? », Amélie, 38 ans

 

Le terme de fatigue est vague. Entre la fatigue normale, que l’on qualifie parfois de bonne fatigue, et la fatigue anormale ou asthénie, il existe une multitude d’états dont les causes, les manifestations et les traitements diffèrent. La fatigue aiguë d’apparition brutale qui cède au repos ne doit pas vous inquiéter. Elle constitue un signal d’alarme qui protège l’organisme des excès et vous prévient de l’épuisement de vos réserves. La fatigue persistante est plus préoccupante surtout si elle est sans cause apparente, si elle survient pour un effort que vous accomplissez habituellement sans problème.

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Reconstituant et psychostimulant

Vous ne devez pas prendre un antiasthénique au hasard. Il ne s’agit pas de lutter par tous les moyens contre la fatigue et de repousser plus loin les limites de l’épuisement en dopant votre organisme. L’utilisation d’un antiasthénique vise à gommer la charge de fatigue et son emploi ne se conçoit que de façon transitoire, par cure de 15 jours à un mois renouvelable. Le capital santé reste la meilleure prévention contre la fatigue. Une alimentation équilibrée, le repos, un sommeil de qualité, l’activité physique et sexuelle sont les grands remèdes pour combattre l’asthénie. Il faut essayer de résister aux contraintes et aux tensions quotidiennes.

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Asthme : une maladie inflammatoire à prendre au sérieux !

Cette maladie touche plus de 4 millions de personnes en France et 10% des enfants. Mais il ne faut pas pour autant la banaliser.

 

L’asthme est une maladie chronique caractérisée par une inflammation permanente des bronches. Cette inflammation rend les bronches hypersensibles à certains facteurs, notamment les allergènes (pollens, poussières de maison, poils d’animaux…), le froid, la pollution, les virus…, pouvant déclencher une crise d’asthme. La rhinite allergique est un facteur de risque d’asthme, de même que l’eczéma dans l’enfance. Il existe souvent une prédisposition familiale.

 

Reconnaître la crise d’asthme

Une des caractéristiques de l’asthme est qu’il se manifeste par des crises. Les symptômes ressentis varient d’une personne à l’autre : gêne respiratoire (dyspnée), sensation d’étouffement, oppression, toux sèche, essoufflement, respiration sifflante… Les crises sont plus fréquentes la nuit et au petit matin. Leur intensité et leur durée sont variables (plusieurs minutes à quelques heures). Une fois la crise passée, la respiration redevient normale, sauf en cas de complications (exacerbation).

Bon à savoir

Bon à savoir

La crise d’asthme aigu constitue une urgence. Dès les premiers signes, prendre 2 bouffées de bronchodilatateur. S’il n’y a pas d’amélioration après 10-15 minutes, reprendre 2 bouffées (jusqu’à 10 bouffées toutes les 20 minutes pour un adulte, 5 bouffées pour un enfant). Prendre le corticoïde par voie orale. Si les symptômes persistent, appeler le 15 ou le 112. Attendre les secours sans essayer de se rendre à l’hôpital par ses propres moyens.

 

Occasionnel ou persistant

Certains asthmes sont déclenchés occasionnellement dans des conditions bien particulières : promenade à la campagne au moment où les pollens sont dans l’air, contact avec des animaux… Dans d’autres cas, l’asthme est présent tout au long de l’année (asthme persistant). Le niveau de sévérité de l’asthme définit l’importance du traitement de fond.

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Importance du traitement de fond

Traité efficacement, l’asthme permet de mener une vie aussi normale et active que possible. Les traitements sont prescrits en fonction du degré de sévérité de l’asthme. On distingue le traitement de crise (bronchodilatateur d’action rapide) et le traitement de fond (bronchodilatateur à longue durée d’action, corticoïdes inhalés).

Seules les personnes ayant un asthme intermittent avec des crises très peu fréquentes n’ont pas besoin d’un traitement de fond.

Les personnes ayant un asthme persistant doivent prendre un traitement de fond quotidiennement, même si les symptômes et la gêne ont disparu.

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Double éducation thérapeutique

Double éducation thérapeutique

  • L’association Asthme & Allergies (www.asthme-allergies.org) a créé des écoles de l’asthme, un peu partout en France, qui proposent des ateliers interactifs. Les personnes asthmatiques y (ré)apprennent à :

– bien connaître leurs symptômes pour prévoir et éviter l’apparition d’une crise ;

– surveiller leur souffle avec un « peak-flow » ;

– aménager leur environnement pour supprimer ou réduire les allergènes ;

– utiliser correctement les dispositifs d’inhalation…

  • Les pharmaciens d’officine peuvent aussi, lors d’un « entretien pharmaceutique », assurer une prise en charge et un suivi personnalisés du patient asthmatique.

 

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Cure thalasso : Et si on s’accordait une pause ?

Vous vous sentez débordé(e) au travail comme à la maison ? À bout de nerfs ? Dites stop et évacuez votre stress avec une cure thalasso.

 

Vous êtes épuisé(e) physiquement et moralement… Il est temps de réagir, de ralentir le rythme et de vous poser loin de l’agitation quotidienne avant que le stress ne se transforme en burn-out. Une cure thalasso anti-stress est une rupture salutaire pour se détendre, relaxer son corps comme son esprit et se ressourcer. Elle aide à lutter contre la fatigue, la nervosité et les insomnies.

 

Du temps pour soi

Chaque centre de thalassothérapie dispose de son propre programme anti-stress mais il existe des soins classiques qui sont bien adaptés à cette situation. Les soins corporels sont apaisants, relaxants et réparateurs grâce aux bienfaits de l’eau de mer et des algues. Ils procurent une sensation de bien-être et détendent les muscles : modelage du dos, enveloppements d’algues chaudes, douches à affusion, bains hydromassants, mouvements de relâchement en piscine, massage aux huiles essentielles… À ces soins s’ajoutent différentes techniques de relaxation pour lâcher prise et réduire les tensions : réflexologie plantaire, séances de yoga, de shiatsu ou de tai-chi, sophrologie, méditation en pleine conscience… Des exercices physiques en bord de mer sont souvent pratiqués.

En six jours, on apprend à se poser et à renouer avec son corps. Car la cure permet aussi de reprendre de bonnes habitudes d’hygiène de vie : s’accorder le temps de manger sainement, éviter les excitants (alcool, café, tabac), se coucher à des heures régulières…

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De nouvelles cures dédiées

Il existe de nombreuses cures anti-stress pour repartir d’un bon pied.

  • L’Hôtel Barrière Le Royal à La Baule propose un programme « Prévenir le burn- out » qui apprend la gestion du stress avec notamment trois ateliers spécifiques : prise de conscience des pensées négatives, affirmation de soi avec des jeux de rôle, hygiène de vie et gestion du temps. www.hotelsbarriere.com
  • Les Thermes marins de Saint-Malo innovent avec un séjour « Mer & Capital sommeil » : un bandeau connecté aide à améliorer le sommeil et un modelage spécial bien-être & sommeil permet de dénouer en profondeur les tensions. www.thalassotherapie.com
  • À Pornichet, le Relais Thalasso Château des Tourelles propose une cure « Métamorphose » sur six jours pour nettoyer son corps et son esprit pour repartir zen et le rester. www.relaisthalasso.com
  • Plus au sud, à Hendaye, le centre Serge Bianco inclut dans la « Cure thalasso anti-stress & burn-out » des soins concentrés sur la reconnexion à soi-même permettant de gommer l’épuisement psychique. www.thalassobianco.com
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Témoignage : apaisée et reboostée !

Témoignage : apaisée et reboostée !

Épuisée et stressée par mon travail, j’ai convaincu ma meilleure amie (et collègue) de partir avec moi en cure thalasso à La Baule. Je voulais vraiment me détendre et me changer les idées car j’étais à bout. Nous avons choisi une cure anti-stress. Nos journées étaient bien remplies : massages relaxants sous affusion (très agréables), enveloppements d’algues, séances de méditation, lit hydromassant, un vrai bonheur… J’ai appris à écouter mon corps, à gérer mon stress et je mets encore en pratique aujourd’hui tous les conseils et astuces pour ne pas me laisser déborder.

Valérie, 35 ans

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6 symptômes à surveiller pour dépister la phlébite

Pas toujours évidente à repérer, la phlébite, aussi appeler thrombose veineuse profonde, peut avoir de graves répercussions. Zoom sur ses symptômes qui doivent vous alerter et les autres conséquences d’un mauvais retour veineux.

 

La phlébite, ou thrombose veineuse profonde, désigne la formation d’un caillot de sang dans une veine. Le caillot perturbe la circulation sanguine et, selon sa taille, peut également provoquer une réaction inflammatoire plus ou moins importante. La phlébite peut survenir dans n’importe quelle veine, mais sa forme la plus répandue touche les membres inférieurs (mollet et cuisse).

Plus rare, la thrombose veineuse profonde dans le bras existe, notamment lorsqu’un cathéter de perfusion a été mal posé ou posé trop longtemps, ou chez les malades en chimiothérapie ayant une chambre implantée dans le bras. Autre cas de figure : les adeptes de la musculation s’exposent au risque de phlébite du bras lorsque des muscles surdéveloppés viennent « cisailler » les veines au niveau de la clavicule.

 

Quels sont les symptômes de la thrombose veineuse profonde ?

Les symptômes de la phlébite ne sont pas toujours facilement identifiables, et peuvent parfois même passer inaperçus. Le danger est là, puisque la phlébite peut dégénérer en embolie pulmonaire si le caillot se détache de la veine. Il suit alors le flux sanguin, remonte jusqu’à une artère pulmonaire et l’obstrue. Dépister la phlébite le plus tôt possible peut donc vous sauver la vie (c’est dit).

Voici une liste de symptômes à surveiller :

  1. La peau du membre est tendue et rigide.
  2. Vous constatez un œdème, un fort gonflement du pied, de la cheville ou du mollet.
  3. Vous ressentez une sensation de chaleur intense dans le membre.
  4. La peau change de coloration : des rougeurs apparaissent, ou encore une teinte bleuâtre voire une pâleur anormale.
  5. Des fourmillements et/ou engourdissements provoquent le besoin irrépressible de bouger votre membre.
  6. Vous ressentez une douleur profonde, sourde et localisée, qui ne s’atténue que lorsque le membre est surélevé.

Si vous ressentez même un seul de ces symptômes, consultez un médecin pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’une thrombose veineuse profonde. Ne soyez surtout pas tenté de masser la zone douloureuse, au risque de déloger le caillot et de provoquer une embolie pulmonaire. L’immobilisation, la chirurgie, l’avion, la grossesse, l’hérédité ou encore la récidive sont des facteurs de risques de phlébite, tout comme l’insuffisance veineuse.

 À lire aussi : 5 choses à savoir pour éviter la phlébite

 

L’insuffisance veineuse, facteur de risque de la phlébite

Les personnes sujettes à l’insuffisance veineuse sont plus exposées aux risques de phlébite. Mais qu’est-ce que c’est, au juste, l’insuffisance veineuse ? La circulation sanguine du corps humain s’opère à sens unique et en circuit fermé. C’est-à-dire que le sang part du cœur via les artères, rejoint les organes et les membres jusqu’aux pieds et jusqu’aux aux mains, avant de revenir au cœur en empruntant un vaste réseau de veines. Le retour veineux concerne donc le retour du sang des membres vers le tronc. Pour « remonter » jusqu’au cœur, le sang est aidé par les valvules qui tapissent la paroi veineuse et se referment derrière son passage, l’empêchant ainsi de retomber en arrière. Si ces valvules fonctionnent au ralenti, le sang stagne dans les veines des membres jusqu’à les dilater. A la longue, cela endommage les parois et peut provoquer la formation de caillots.

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Les bons réflexes pour limiter les risques de phlébite

Ce mauvais retour veineux est particulièrement dangereux lorsqu’on reste longtemps en position debout ou assise, par exemple lors d’un long trajet en avion ou en voiture. Le port de bas de contention est indispensable afin d’aider le sang à remonter vers le cœur. Dès que possible, les jambes doivent être surélevées.

 

Les autres conséquences d’un mauvais retour veineux

La stagnation du sang s’accroît et, sous la pression, les veines surchargées risquent la dilatation, qui provoque l’apparition de varices. C’est la conséquence la plus fréquente d’un mauvais retour veineux, le plus fréquemment au niveau des mollets. Par ailleurs, le système d’irrigation de la peau étant perturbé, des réactions peuvent apparaître telles que de l’eczéma accompagné de démangeaisons, des cas de dermite ocre, des ulcères veineux, ou encore des œdèmes. Autres symptômes liés à l’insuffisance veineuse : les jambes lourdes, des impatiences, ainsi que des crampes musculaires nocturnes.

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