Qu’est-ce que l’endométriose ?

Quelles sont les causes de cette maladie de l’endomètre ? Quels symptômes provoque l’endométriose ? Quels traitements existent pour soulager les femmes qui en sont atteintes ? Rend-elle forcément infertile ? Explications en 5 points.

 

L’endométriose fait de plus en plus parler d’elle, et toucherait aujourd’hui 1 femme sur 10 en âge de procréer. C’est du moins le chiffre établi à partir du nombre de femmes chez qui elle est diagnostiquée, ce qui fait dire aux spécialistes du sujet que davantage de femmes sont concernées. Cette maladie chronique est provoquée par une migration de cellules endométriales en dehors de l’utérus, ce qui a de nombreuses conséquences.

 

Définition de l’endométriose

Lors d’un cycle menstruel normal, l’endomètre, le tissu qui recouvre les parois de l’utérus, s’épaissit avant l’ovulation, sous l’effet des hormones, afin de favoriser une éventuelle nidation d’un ovule fécondé. Sans début de grossesse, il est ensuite éliminé lors des règles. Ça, c’est quand tout va bien.

Chez les femmes atteintes d’endométriose, des cellules d’endomètre remontent dans les trompes et migrent dans les organes voisins de l’utérus, provoquant des adhérences, lésions et kystes. Comme la muqueuse utérine, ces cellules réagissent aux variations des hormones ovariennes, et grossissent au fil des cycles. Ces lésions apparaissent le plus souvent sur les ovaires, les ligaments soutenant l’utérus, le vagin, le rectum et la vessie, sachant que leur répartition et forme varie d’une femme à l’autre.

À partir de la ménopause, la maladie reflue d’elle-même, mais une surveillance doit toutefois être maintenue si la femme prend des traitements hormonaux de substitution.

 

Symptômes et diagnostic de l’endométriose

Si la forme de la maladie varie d’une patiente à l’autre, la très grande majorité ressent de fortes douleurs pelviennes récurrentes, notamment lors des règles, qui sont à l’origine de la consultation permettant de poser ensuite un diagnostic. Ces douleurs intenses sont provoquées par les lésions sur les organes qui se congestionnent lors des règles, provoquant de mini hémorragies localisées qui se confondent avec le sang des règles. Elles peuvent aussi gêner la vie sexuelle de la patiente en provoquant une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels). Dans certains cas, la maladie est asymptomatique et mise en évidence lorsque la patiente consulte pour des problèmes de fertilité.

En raison de ces symptômes imputables à de nombreuses autres causes, le diagnostic tarde souvent à être posé, laissant à la maladie le loisir de gagner du terrain. Selon la localisation des kystes, certains peuvent être détectés lors d’un examen vaginal, mais pour la plupart, un examen échographique ou IRM sera nécessaire pour confirmer le diagnostic et évaluer l’étendue des lésions.

 À lire aussi : Quels produits utiliser contre les douleurs lors de rapports sexuels ?

 

Causes de l’endométriose

Le flou règne encore sur l’origine de cette maladie. Parmi les hypothèses jugées les plus crédibles, on recense la possibilité d’une transplantation de cellules endométriales suite à un acte gynécologique ou chirurgical, comme une épisiotomie, une césarienne ou une laparotomie (incision de l’abdomen pour intervenir sur d’autres organes pelviens ou abdominaux). D’autres évoquent des facteurs hormonaux pour expliquer la transformation du tissu normal en tissu endométrial.

Les menstruations rétrogrades pourraient aussi être en cause. Qu’est-ce donc ? On parle de menstruations rétrogrades lorsque le sang des règles ne peut s’écouler correctement par le vagin, en raison d’un col rétréci ou cicatriciel, obligeant les menstruations à refluer dans les trompes jusqu’à « déborder » dans le petit bassin. Les fragments d’endomètre évacués dans le sang menstruel pourraient alors adhérer sur les organes voisins et grossir peu à peu.

Toutefois, de nombreuses femmes étant concernées de manière occasionnelle ou régulière par les menstruations rétrogrades sans pour autant développer de l’endométriose, la question de facteurs annexes reste entière.

Derniers responsables sur lesquels la recherche se penche : les perturbateurs endocriniens et autres facteurs environnementaux, susceptibles de provoquer des anomalies dans l’activité des gènes. Un point qui met tout le monde d’accord : les antécédents familiaux augmentent le risque de développer la maladie.

 

Fertilité et endométriose, le mauvais duo

Lorsque les lésions causées par l’endométriose touchent les ovaires et/ou les trompes, cela perturbe, voire bloque la libération de l’œuf puis sa descente jusque dans l’utérus s’il a été fécondé. Les spécialistes s’accordent pour estimer que 20 à 50% des patientes consultant pour un problème de fertilité souffrent d’endométriose, et que 30 à 40% des patientes souffrant d’endométriose ont un problème d’infertilité1.

 À lire aussi : 10 ennemis de la fertilité du couple

 

Traitement de l’endométriose

En fonction de l’intensité des douleurs provoquées par la maladie et de son avancée, plusieurs traitements de l’endométriose peuvent être envisagés, sachant qu’aucun n’est définitif mais qu’ils permettent d’enrayer la progression de la maladie pendant un temps donné. Comme l’endométriose se nourrit d’œstrogènes, le premier traitement proposé est de bloquer les règles avec une pilule en continu ou un stérilet hormonal, ce qui améliore considérablement le quotidien des patientes.

En deuxième recours, on peut envisager de provoquer une ménopause artificielle via l’injection d’hormones pendant une période de cure. Enfin, si ces options thérapeutiques n’ont pas fonctionné, l’intervention chirurgicale sous coelioscopie peut être proposée afin d’éliminer les lésions et tissus malades, diminuer la douleur et favoriser la fertilité.

Chaque cas d’endométriose étant unique, chaque patiente recevra un conseil différent en fonction de son âge, la forme de la maladie, ses symptômes et son éventuel désir de grossesse.

 À lire aussi : Les 10 ans du Centre de l’Endométriose, à Paris

 

1 – Source Endofrance.org, Endométriose et infertilité, Dr Michel Canis

Grosse fatigue : la médecine douce à la rescousse de notre libido

L’habitude, les soucis, la fatigue, le temps qui passe peuvent provoquer à la longue une perte de désir dans le couple. Comment stimuler la libido des partenaires, et relancer le désir féminin et masculin ? Plantes, homéopathie et médecines douces viennent mettre du piment sous la couette.

 

Depuis quelques temps, ce n’est plus vraiment la folie des grandeurs sous la couette ? Vous peinez à éveiller le désir de votre partenaire, quand ce n’est pas vous qui pensez à votre liste de courses pendant que votre compagnon de chambre s’évertue à vous émoustiller ? Bonne nouvelle, renouer avec la fougue amoureuse de vos débuts est à votre portée si vous utilisez à bon escient le pouvoir des plantes, de l’homéopathie ou encore de l’acupuncture. Terminées les soirées Netflix and chill*, à vous les soirées No Screen and Scream**.

 À lire aussi : 5 conseils coquins pour renouer avec le désir

 

Les plantes adaptogènes, booster de la vitalité sexuelle

On connaît leur efficacité pour chasser la fatigue et le stress : les plantes dites adaptogènes aident l’organisme à résister à ces deux nuisibles en améliorant ses capacités générales. Et forcément, si l’on se sent moins fatigué, on est moins obnubilé par l’heure à laquelle on retrouvera son oreiller et plus attentif à son désir, ce qui rejaillit de manière positive sur la libido. Les plantes adaptogènes stimulent aussi directement les fonctions sexuelles, en agissant sur les sécrétions des glandes sexuelles. On les trouve en parapharmacie ou en épicerie bio sous forme d’extraits, de liquide ou de poudre. Lesquelles choisir ?

Le ginseng est un peu le Johnny Hallyday des plantes adaptogènes, la star incontestée des aphrodisiaques, utilisée depuis des millénaires en médecine chinoise pour relancer le désir en berne. Sur le podium, on retrouve aussi la schizandra et le ginseng de Sibérie (éleuthérocoque pour les intimes) qui stimulent la sécrétion des glandes sexuelles.

Face aux problèmes d’érection, le mucuna serait efficace si on l’utilise en extrait de plante standardisé, tout comme le maca, une racine péruvienne qui agit contre l’impuissance sexuelle grâce à son action aphrodisiaque.

 À lire aussi : Les huiles essentielles qui réveillent le désir

 

Le pouvoir de l’homéopathie sur la libido

Si vous êtes plutôt granules qu’extraits de plante, l’homéopathie est faite pour vous. La référence pour traiter les problèmes de libido, les dysfonctionnements sexuels et érectiles est le Onosmodium Virginicum 9CH (à raison de 10 granules par semaine). Très efficace pour soulager les douleurs au niveau des globes oculaires, il agit aussi sur la frigidité, l’impuissance et la perte de libido chez les hommes et les femmes. Chez ces dernières, Sepia 15CH sera précieux pour se reconnecter à leur désir en cas de surmenage, pendant la ménopause et après une grossesse. Pour les hommes chez qui la baisse de désir s’accompagnent de troubles de l’érection, deux prises quotidiennes d’Onosmodium 15CH, ou d’Agnus Castus 9CH pour les personnes présentant des symptômes dépressifs en plus de la baisse de libido, seront efficaces.

Attention, n’espérez pas de miracle instantané : chez les messieurs surtout, le traitement doit être suivi plusieurs semaines pour être efficace. Prenez l’avis d’un homéopathe afin de choisir la souche qui correspond à votre terrain homéopathique et la nature de vos troubles. En cas d’impuissance prolongée, une consultation médicale est recommandée pour faire un bilan complet.

 

L’acupuncture pour réveiller l’énergie sexuelle

Lorsque baisse d’énergie rime avec baisse de libido, l’acupuncture permet de relancer la circulation de l’énergie et du désir par la même occasion, via la stimulation des méridiens. Quelles sont les zones sur lesquelles l’acupuncteur travaille dans ces cas-là ? En médecine chinoise, le foie et le rein sont indissociables de la libido. Le rein préside aux fonctions mécaniques, la lubrification et l’érection, qui peuvent être affectées par une fatigue intellectuelle extrême, tandis que notre foie est sensible aux contrariétés, aux sources d’irritation, aux non-dits… L’acupuncteur va donc stimuler les points d’acupression de la vésicule biliaire et de l’estomac, et pourquoi pas du rein selon les troubles et la personnalité de son patient.

 

La sophrologie pour se libérer des tensions

Si les causes de la baisse du désir sont plutôt psychologies, liées à des tensions, du stress, des préoccupations, la sophrologie s’avèrera plus efficace. Basée sur des exercices de relaxation et de respiration, cette médecine douce permet de se reconnecter avec ses désirs profonds en prenant de la distance avec tout ce qui encombre et pollue l’esprit du patient.

 À lire aussi : Désir en berne, les solutions pour retrouver sa libido

 

*Expression qui signifie « se poser devant Netflix ou tout autre écran et regarder des séries jusqu’à s’endormir devant »

**Expression inventée qui signifie de bannir toute forme d’écran pour se consacrer à une formidable partie de jambes en l’air ponctuée de cris (de ravissement) des partenaires.

La grippe intestinale est-elle très contagieuse ?

« Je crois avoir une grippe intestinale. Comment ne pas contaminer autrui ? », Michel 35 ans

 

L’expression (impropre) de grippe intestinale désigne une gastro-entérite aiguë (GEA), plus couramment appelée « gastro ». Il s’agit d’une inflammation de la muqueuse du tube digestif. Diarrhées, vomissements, nausées et crampes abdominales en sont les principaux signes. En hiver, l’origine virale prédomine et ces virus sont particulièrement contagieux.

La gastro : de personne à personne

La gastro-entérite aiguë dure 2-3 jours mais la personne malade peut rester contagieuse jusqu’à 3 jours après la disparition des symptômes. La transmission oro-fécale est la plus importante. Elle se produit lorsque des selles contaminées sont ingérées à cause d’un mauvais lavage des mains. D’où l’importance de les laver fréquemment, et impérativement après être allé aux toilettes, avec de l’eau et du savon ou à l’aide d’une solution hydroalcoolique.

 À lire aussi : La gastro : bénigne souvent, sérieuse parfois

 

Gare à la déshydratation

Si la diarrhée est trop importante, elle peut provoquer une déshydratation aiguë. Il faut donc boire autant que possible, par petites quantités, des boissons légèrement sucrées ou salées (jus de fruits, tisane, thé, bouillon de légumes…). Ou recourir à un soluté de réhydratation orale.

 À lire aussi : Problèmes de digestion : s’aider des plantes

 

Rééquilibrer la flore intestinale

Les probiotiques ont une action directe et bénéfique sur l’équilibre de la flore intestinale. Les souches les mieux documentées en cas de diarrhée aiguë sont les lactobacilles et les levures.

 À lire aussi : Les probiotiques, qu’est-ce que c’est ?

 

À savoir : gastro entérite aigue versus intoxication alimentaire

À savoir : gastro entérite aigue versus intoxication alimentaire

Une intoxication alimentaire ou toxi-infection alimentaire est une infection digestive. Si ses symptômes sont très proches de ceux de la gastro entérite (diarrhées, nausées et vomissement, maux de tête, fatigue…), son origine diffère : elle est due à des parasites, des bactéries, des virus ou des poisons contenus dans de l’eau ou des aliments. Des aliments avariés ou des champignons non comestibles sont deux sources d’intoxication alimentaire.

À noter : une intoxication alimentaire sera souvent commune à plusieurs personnes ayant partagé le même dîner par exemple.

Comment prévenir une intoxication alimentaire

Il s’agit essentiellement d’hygiène :

  • Ne dépassez pas la date de péremption des aliments.
  • Ne rompez pas la chaine du froid. En particulier ne recongelez pas d’aliments décongelés et ne laisser pas décongeler à température ambiante (le faire au frigidaire ou en cuisant les aliments). 40 % des cas d’intoxication sont dus à un stockage d’aliment à la mauvaise température.
  • Lavez votre réfrigérateur une fois par mois (cela implique de le désinfecter). Pensez également à votre congélateur (une fois par an au moins).
  • Lavez vos mains avant et après chaque préparation
  • Vérifier la propreté de la vaisselle et des torchons
  • Ne consommer pas les conserves bombées
  • Soyez vigilants avec les aliments crus, notamment les viandes et les œufs (mayonnaise, mousse au chocolat ou œufs à la coque doivent être faits avec des œufs extra frais).

 

5 conseils pour résister au manque de soleil

Il pleut il pleut bergère… en hiver, on vit avec nos parapluies greffés à la main. Comment éviter les risques de carence en vitamine D et résister à la fatigue alors que le soleil est aux abonnés absents ? Suivez nos conseils pour rebooster votre vitalité.

 

Début 2018, Météo France a tiré la sonnette d’alarme : la France est en manque de soleil généralisé. La faute à la météo maussade, qui fait se succéder tempêtes, dépressions et pluies diluviennes. Hormis la Corse et le Sud-Est qui ont profité d’un bon taux d’ensoleillement, les habitants de Paris, Bordeaux, Orléans, Lille ou encore Le Mans ont souffert en décembre 2017 d’une baisse de plus de 20% de leur temps d’ensoleillement par rapport à la moyenne calculée sur les 30 dernières années1. C’est à Grenoble qu’on constate la plus forte baisse du taux d’ensoleillement, avec 51,7% de soleil en moins !

Et qui dit manque de soleil dit risque accru de carence en vitamine D, entraînant fatigue, baisse des défenses immunitaires, hausse du risque d’ostéoporose pour les plus de 50 ans, sans parler du moral dans les chaussettes et de l’envie de partir s’installer aux Seychelles. Alors on fait quoi pour ne pas laisser notre vitalité fondre avec les averses ? On suit ces bons conseils.

 

1 – On fait le plein de vitamine D dans l’assiette

Pour pallier au manque de soleil, dont l’absorption des rayons UV par la peau active la production de vitamine D, on en met au menu. Les aliments les plus riches en « vitamine du soleil » sont les poissons gras : allez-y franco sur le saumon cuit au four ou à la vapeur, le thon, les sardines à l’huile, le maquereau, l’anguille cuite ou encore le hareng.

Les huiles de poissons constituent elles aussi de bons apports en vitamine D, avec une mention spéciale pour l’huile de foie de morue (miam). Pour varier les plaisirs, alternez avec des œufs, des boissons au soja et du foie de veau ou de bœuf pour les amateurs, sans oublier le lait et les yaourts nature, qui en contiennent en plus faible quantité. Les personnes les plus fragiles, enfants, femmes enceintes et personnes âgées peuvent se voire prescrire par le médecin un supplément en vitamine D afin de les aider à passer le cap.

 À lire aussi : Vitamine D, trop de personnes carencées !

 

2 – On passe du temps dehors

Certes, il pleut beaucoup, mais on guette par la fenêtre les éclaircies et on file mettre son bout du nez dehors. Entre avril et octobre, 15 minutes quotidiennes (de préférence autour de midi) passées à la lumière du jour, justement, suffisent à produire la quantité de vitamine D nécessaire à notre bonne santé. Alors s’il ne pleut pas, on marche dès qu’on peut, de l’arrêt de bus au bureau, de l’école des enfants à la maison, bref, vous avez compris l’idée, pour tirer profit du moindre rayon de soleil. On évite les lunettes de soleil, et on expose un maximum de surface de peau, sans vous mettre en t-shirt pour autant s’il fait 2°C, on ne voudrait pas que vous attrapiez une pneumonie dans l’histoire.

 À lire aussi : Cette année, la dépression saisonnière ne passera pas par moi

 

3 – On fait une cure de luminothérapie

Si vous vous sentez déprimé, fatigué, lancez-vous dans une cure de luminothérapie. Kézaco ? Cette thérapie, comme son nom l’indique, vise à s’exposer entre 30 et 60 minutes par jour à une lumière blanche reproduisant le spectre de celle du soleil, via une lampe ou des lunettes spécifiques, et ainsi compenser le manque de soleil, source de fatigue, de dépression saisonnière et autres joyeusetés de l’hiver.

Deux options s’offrent à vous : suivre votre cure dans un centre spécialisé, ou investir entre 100 et 200 € dans une lampe de luminothérapie. Si vous retenez cette solution, assurez-vous de la présence du sigle CE médical, garant de la sécurité de votre produit. Exposez-vous plutôt au réveil, pour aider votre horloge biologique à bien se resynchroniser, et ajustez le temps passé en fonction de la puissance, tout en évitant de fixer directement la lampe pour ne pas vous endommager la rétine. Premiers bienfaits ressentis après deux ou trois jours, et nette amélioration constatée à partir de trois semaines de traitement.

 À lire aussi : Luminothérapie, l’anti coup de blues

 

4 – On fait la sieste sans complexe

Le manque de soleil provoque une sensation de fatigue dans l’organisme et un besoin accru de dormir. En effet, la production de mélatonine, hormone favorisant le sommeil, est stimulée par la baisse de luminosité, qui s’amorce beaucoup plus tôt dans la journée en hiver (voire parfois tout au long de la journée lorsque la météo est vraiment maussade). Pas de chichis, si l’on sent les paupières s’alourdir dans la journée, on s’offre une mini sieste régénératrice qui nous redonne du poil de la bête pour terminer sa journée.

 

5 – On pratique une activité physique

Le manque de soleil entraîne une sensation de fatigue, que l’on peut combattre avec la pratique régulière d’une activité physique. C’est-à-dire ? Faire du sport provoque la sécrétion de nombreuses hormones qui favorisent le bien-être : les endorphines qui donnent le sourire, la dopamine qui décuple le plaisir et favorise la concentration, l’adrénaline et la noradrénaline qui boostent notre puissance et notre résistance à l’effort. En résumé, un cocktail du tonnerre qui donne un vrai coup de fouet et aide à mieux résister aux effets déprimants d’une carence en soleil.

Sur ces bonnes résolutions, on vous souhaite un bon hiver ! Et la prochaine fois qu’il se met à pleuvoir lancez cette feel good song par excellence qui vous donnera envie d’aller gambader entre les gouttes.

 

1 – Source La Chaîne Météo – Manque de soleil

Comment gérer les douleurs chroniques ?

Une douleur est dite chronique lorsqu’elle est quotidienne et persiste depuis plus de trois mois. 12 millions de Français souffrent de douleurs chroniques. Quels sont leurs recours ?

 

Dans un livre à la fois savant et accessible, l’auteur, Didier Bouhassira, neurologue et spécialiste de la douleur* donne les clefs pour comprendre ces douleurs mais surtout les gérer. L’un des intérêts majeurs de cet ouvrage est de rappeler et de démontrer que ces douleurs ne sont pas irrémédiables. Trop de personnes atteintes de douleurs chroniques se pensent condamnées à devoir vivre avec cette douleur. Le docteur Didier Bouhassira invite, par le biais de son livre L’anti-douleur, chaque patient à comprendre mieux le fonctionnement de la douleur – et ses défaillances – mais surtout les différentes possibilités pour agir sur le message douloureux. On vous résume.

 

Douleurs neuropathiques, nociceptives ou dysfonctionnelles

Les douleurs chroniques se soignent. La règle n°1 est la nécessité de toujours jouer sur différents terrains. Pour appliquer cette règle, il est impératif d’analyser sa douleur et la façon dont elle est vécue – « on ne traite pas une douleur mais une personne », rappelle l’auteur. Il est intéressant de noter que la manière de décrire la douleur est universelle (brûlure, picotements, décharge, etc.). Et c’est cette description qui déterminera de quel type de douleur chronique le malade souffre.

Pour déterminer laquelle des douleurs concernent un individu, l’auteur se repose sur une métaphore assez utile : le signal d’alarme. Pour une douleur aigue – une main sur une plaque brûlante –, le signal d’alarme s’affole et nous permet d’ôter notre main (souvent avant même que nous touchions la plaque), mais dans le cas d’une douleur chronique, cette alarme ne fonctionne plus et les messages envoyés ne sont plus bons.

Les douleurs nociceptives

Dans le cas des douleurs dites nociceptives (50 % des cas de douleurs chroniques), les nerfs sont intacts mais sont stimulés de façon importante et c’est cette sur-stimulation qui rend le système d’alarme hypersensible, ce qui amplifie et fait durer les douleurs (l’arthrose génère des douleurs nociceptives). Les antalgiques de type paracétamol ou anti-inflammatoires peuvent agir. Les lésions se situent au niveau des articulations, des muscles ou des viscères.

 À lire aussi : Arthrose, arthrite, rhumatismes : soulager la douleur

 

Les douleurs neuropathiques

Elles représentent quant à elles 25 à 30 % des douleurs chroniques. On est ici dans des douleurs anormales car c’est le mécanisme de détection de la douleur lui-même qui est endommagé (l’exemple le plus évident étant la douleur du membre fantôme). Les médicaments habituels pour lutter contre la douleur (paracétamol, anti inflammatoires) ne servent alors pas. Les recours médicamenteux comme les antiépileptiques ou les antidépresseurs font partis des rares médicaments qui peuvent calmer ce type de douleur. Les lésions se situent cette fois dans le système nerveux : nerfs, moelle ou cerveau.

Les douleurs dysfonctionnelles : Fibromyalgie, syndrome du côlon irritable…

On a ici affaire à des troubles que l’on n’a longtemps pas su reconnaître, admettre et donc soigner. Pas de problème inflammatoire ni de lésion neurologique expliquant la présence de douleurs chroniques… Si on peine encore aujourd’hui à comprendre l’origine exacte de ces douleurs, on les lie à des défaillances des mécanismes de modulation et de régulation de la douleur : des filtres qui dysfonctionnent et qui exacerbe la douleur. Plus important, on prend aujourd’hui au sérieux les patients atteints de ces troubles. Les antalgiques classiques sont souvent inefficaces, mais les antidépresseurs – qui ont une action sur les systèmes de contrôle de la douleur – peuvent agir, comme des techniques des dites de neuromodulation (stimulation électrique ou magnétique du cerveau).

 

Toutes les douleurs peuvent être soulagées

Le Dr Bouhassira en est convaincu, les douleurs peuvent et doivent être soulagées. Et les solutions médicamenteuses ne font pas tout, loin de là. C’est bien une association de soins, par exemple, anti inflammatoires + kinésithérapie + méditation, qu’il prône, comme c’est le cas dans l’ensemble des centres anti-douleurs.

Autre point, la douleur comprend deux composantes : nos sensations et nos émotions. Ces dernières nous guident au point de nous classer dans deux catégories de patients : les actifs qui mènent une vie plutôt actives malgré la douleur, mais qui cherche de manière effrénée à contrôler la douleur alors que celle-ci doit parfois être seulement acceptée et les attentistes qui ont des pensées plutôt négatives, qui ne voient pas forcément les solutions pourtant existantes. Point de jugement ici, mais un accompagnement global qui sera différents selon le profil : les premiers pourront évoluer avec la relaxation ou la méditation, les seconds seront plus sensibles à une TCC qui leur permettra d’appréhender la douleur et les solutions autrement. Car, et nous touchons là un point majeur de cet ouvrage, les médecines complémentaires peuvent être d’une aide monumentale. La meilleure manière de soulager ou faire disparaître une douleur chronique est bien d’associer plusieurs types de soins.

 À lire aussi : Dossier – Une prise en charge de la douleur au cas par cas

 

Agir sur le message douloureux grâce aux médicaments

Bloquer la douleur par une action locale : les injections d’anesthésiques locaux ; les infiltrations (d’anti inflammatoires) ; les patchs ; la toxine botulique.

Bloquer les messages douloureux par des médicaments administrés par voie orale : anti-inflammatoires, aspirine ; paracétamol ; morphine et dérivés ; antiépileptiques. Bien entendu, à chaque douleur, son ou ses traitements.

 À lire aussi : La douleur chez l’enfant

 

Utiliser les pouvoirs du cerveau contre la douleur

Rappelons que notre cerveau sait produire des endorphines et autres molécules capables de moduler la douleur. Il est alors possible de traiter la douleur en activant les systèmes de régulation de celle-ci dans le cerveau. Médicaments, techniques de stimulations électriques ou magnétiques, mais aussi hypnose, méditation, autant de possibilités pour réguler ou contrôler la douleur.

Quand les émotions interagissent avec la douleur

Le Dr Bouhassira rappelle ici que douleur et souffrance sont à dissocier : si la douleur diminue peu en intensité, diminuer la souffrance qui lui est associée est un enjeu majeur du traitement (la souffrance étant donc l’impact de la douleur sur les plans physiques et psychologiques).

On sait que le stress et/ou les pensées négatives comme les émotions en général sont en étroites relations avec le ressenti de la douleur.

Les TCC (thérapies cognitives et comportementales) peuvent ici jouer un rôle important en permettant d’identifier d’abord les pensées et/ou idées négatives puis en modifiant le rapport du patient à ces pensées.

L’hypnose peut également être utile dans le cadre des douleurs chroniques même si ses effets sont moins spectaculaires que sur les douleurs aiguës.

Pour finir, la méditation en pleine conscience est un recours qui peut être apparenté à une thérapie d’acceptation. Si tous les patients souffrant de douleurs chroniques souhaiteraient légitimement ne plus vivre avec cette douleur, certains ne parviennent pas à supprimer la douleur et, peut-être qu’apprendre à vivre avec est une solution. La lutte contre la douleur peut devenir obsessionnelle et la méditation (comme la relaxation ou la sophrologie) permettre de prendre de la distance et ainsi mettre la douleur à distance.

*Didier Bouhassira est neurologue et spécialiste de la douleur. Il a présidé la Société française d’étude et de traitement de la douleur et dirige aujourd’hui l’unité Inserm « physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur » à l’hôpital Ambroise Paré à Boulogne.

À lire

À lire

BOUHASSIRA_ANTI-DOULEUR

L’ANTI-DOULEUR
Docteur Didier Bouhassira, Editions du Cherche Midi, 208 pages, 19 €. Paru le 25 janvier 2018.

Mieux comprendre pour mieux agir, c’est tout l’enjeu de cet ouvrage.

 

 

Salon des Thermalies 2018 : le thermalisme, une aide efficace contre le diabète


COMMUNIQUÉ

Le Salon des Thermalies, qui se déroulera du 1er au 4 février 2018 au Carrousel du Louvre à Paris et du 2 au 4 mars à la Sucrière à Lyon, est une vitrine du bien-être, qui capte l’air du temps et révèle chaque année les dernières tendances en matière de bien-être et santé par l’eau. Depuis 36 ans, c’est une véritable référence en matière de thalassothérapie, thermalisme, spa.

 

Diabète et cure thermale

Se caractérisant par un excès permanent de sucre dans le sang, le diabète concernait 415 millions de personnes dans le monde en 2015, selon la Fédération internationale du diabète. Celle-ci qualifie le phénomène de véritable pandémie, car la progression est importante. Ainsi, l’OMS prévoit 622 millions de diabétiques d’ici 2040. En France, en 2015, 3,7 millions de personnes prenaient un traitement médicamenteux pour leur diabète (soit 5,4% de la population).

La prise en charge du patient diabétique en cure thermale est une démarche qui a fait ses preuves et apporte des bénéfices à court et à plus long terme.

Selon les derniers chiffres, le diabète touche plus de 3,5 millions de personnes en France. Les spécialistes estiment que plus de 700 000 français sont diabétiques sans le savoir. Les repas destructurés, les grignotages et la baisse de l’activité physique expliquent en partie l’explosion du surpoids et de l’obésité, suivis quelques années plus tard d’une augmentation importante du nombre de diabétique.

C’est pourquoi de plus en plus de stations thermales proposent des cures spécialement dédiées au diabète, afin d’apporter au patient diabétique des outils d’éducation efficace afin qu’il acquiert les bons réflexes lui permettant de vivre sereinement et sans complication avec un diabète équilibré.  La cure thermale est habituellement prescrite comme complément éducatif dans le traitement global de la maladie. Le premier objectif du patient diabétique de type 2 est de perdre entre 5 à 7% de son poids, puis maintenir ce poids. La diététique et l’activité physique d’endurance sont les deux vecteurs de ce changement Une cure thermale s’inscrit comme un détonateur de cette évolution comportementale. Un soutien médical et paramédical au niveau diététique et une pratique d’activité physique, créent un environnement favorable. La cure de boisson de certaines stations joue un rôle important pour l’amélioration de la sécrétion d’insuline.

Par ailleurs, une bonne initiative émise par les centres de thalasso et des thermes.

Au-delà des cures médicales à proprement parler, qui traitent de problèmes comme le surpoids, une autre offre dédiée aux adolescents a vu le jour. Visant la détente et le bien-être, ces cures invitent les jeunes adultes à prendre soin d’eux et à découvrir les bienfaits des soins d’hydrothérapie et des massages.

L’image de soi est importante, encore plus à l’adolescence où le corps change. En France, 1 enfant sur 5 est en surpoids, 3,5% sont considérés obèses, un chiffre qui a doublé en dix ans. La puberté est considérée, à juste titre, comme une période où les problèmes de poids peuvent apparaître ou se renforcer. Les sorties pizza-fast-food, le manque d’activités, le temps passé devant les écrans, les changements hormonaux font partie des différents facteurs pouvant entraîner un déséquilibre. Pour les adolescents en surpoids, il peut être bénéfique de suivre une cure où l’on réapprend à équilibrer ses repas et à faire de l’exercice, en dehors du cadre familial où il n’est pas toujours facile pour les parents de faire passer les messages.

Le Salon des Thermalies, qui se déroulera du 18 au 21 janvier prochain au Carrousel du Louvre à Paris, puis du 2 au 4 mars à La Sucrière à Lyon, réunit des centres thermaux, qui offrent cet accompagnement pour les patients souffrant du diabète de type 2.

À noter qu’en avril 2018, les Thermes de Brides-les-Bains lancent le premier et seul Programme d’Éducation Thérapeutique dédié au diabète de type 2, qui s’ajoute à une cure thermale conventionnée, AD (Appareil Digestif et Métabolisme) ou RH (Rhumatologie).

 

Vous faîtes face au diabète, choisissez la bonne cure !

Voici la liste des stations thermales qui proposent des cures pour mieux gérer son diabète :

Les Thermes de Vals-les-Bains (07600), Les Thermes de Brides-les-Bains (73570), Les Thermes de Capvern-les-Bains (65130), Les Thermes de Contrexéville (88140), Les Thermes d’Evian-les-Bains 74500, Les Thermes Le Boulou (66160), Les Thermes de Plombières-les-Bains (88370), Les Thermes de Vichy (03200)…

 

À noter sur votre Agenda :

Les Thermalies Paris : du 1er au 4 février 2018 2018 au Carrousel du Louvre – Paris 75.
Les Thermalies Lyon : du 2 au 4 mars 2018 à La Sucrière – Lyon 69.

Plus d’infos et invitation gratuite sur demande sur : www.les thermalies.com

 

Infos

Infos

Préparez votre visite en découvrant la liste des exposants, les animations, les infos pratiques et téléchargez votre invitation gratuite sur le site du salon : www.les thermalies.com

Lancez-vous dans une cure d’amaigrissement

Comment perdre des cuisses, des hanches et du reste rapidement ? Et si plutôt qu’un régime vous vous lanciez dans une cure d’amaigrissement pour vous alléger vite et bien ? Que vous ayez un besoin médical ou juste envie de perdre du poids, on vous indique le mode d’emploi.

 

Entre vos poignées d’amour et vous, c’est plus trop l’amour, justement, et vous vous débarrasseriez bien de ces mignons bourrelets et de cette collante cellulite. Les régimes, vous avez déjà essayé sans grand succès, et le sport ne suffit pas à éliminer tous vos kilos superflus. Une cure d’amaigrissement est une alternative intéressante qui peut donner le coup d’envoi d’une perte de poids significative en adoptant de nouvelles habitudes de vie et en revoyant votre alimentation. L’idée est de partir quelques jours vous mettre au vert dans une station thermale pour y recevoir une panoplie de soins axés sur la perte de poids et le remodelage de la silhouette, qui enclenchera une spirale vertueuse augmentant ensuite l’efficacité de vos efforts.

 

La cure d’amaigrissement, définition

Au sein d’une station thermale, vous êtes pris en main par une équipe de professionnels qui orchestre un programme d’exercices et de soins utilisant les bienfaits de l’eau thermale, combinés à un régime supervisé par des diététiciens. Parmi les soins les plus fréquents pratiqués en cure d’amaigrissement, on trouve des enveloppements de boue ou aux algues, des massages pour déloger la cellulite et les graisses (pas forcément très relaxants, soyons clairs), des douches au jet à forte pression à l’action circulatoire et anti-cellulitique, des douches pénétrantes tonifiantes, des cataplasmes, etc… Les eaux thermales sont réputées pour leurs bienfaits dépuratifs et tonifiants, et maximisent donc l’impact des soins que vous recevez pendant cette parenthèse où vous vous coupez de vos (mauvaises) habitudes alimentaires afin de repartir du bon pied.

N’espérez pas vous la couler trop douce : vous aurez aussi un programme sportif musclé à suivre chaque jour. Pilates, yoga, aquagym, aquabiking, cardiotraining, stretching… selon les centres de cure, le programme varie, mais l’idée principale reste : vous bouger.

 À lire aussi : Thermale ou marine, la cure, alliée de votre santé

 

Perdre des cuisses, des hanches… : quels résultats espérer d’une cure d’amaigrissement ?

Un programme personnalisé est établi à votre arrivée qui tient compte du poids que vous voulez perdre et de l’origine de votre surpoids. Prendre de nouvelles habitudes en une semaine de cure, ou repartir délesté de plusieurs kilos : à chacun son objectif. L’Association française pour la recherche Thermale (AFRETH) a mené une étude1 d’efficacité des cures thermales dans la perte de poids. En comparant un groupe de curistes et un groupe utilisant d’autres méthodes de perte de poids, elle a montré que les curistes avaient perdu en moyenne trois fois plus de poids que l’autre groupe. Au-delà de la perte de poids, les cures thermales s’inscrivent dans une logique de long terme en vous permettant de revoir de fond en comble vos habitudes sportives et alimentaires. Une fois rentré à la maison, à vous de poursuivre vos efforts afin de continuer à perdre du poids et stabiliser votre balance.

 À lire aussi : Découvrez les bienfaits du thermalisme, à tous les âges

 

Quelle est la durée d’une cure d’amaigrissement ?

Une cure dure en moyenne une à deux semaines, et peut être étendue à 3 semaines si la santé de la personne le requiert (cf. encadré). Contrairement à une cure de thalassothérapie qui peut s’effectuer sur un long week-end, une cure thermale d’amaigrissement nécessite d’investir du temps pour être menée à bien. Brides-les-Bains (Savoie), Contrexeville (Vosges), Vals-les-Bains (Ardèche), Vittel (Vosges) ou encore Vichy (Auvergne) comptent parmi les stations les plus réputées pour les cures minceur.

 

Combien coûte une cure d’amaigrissement ?

À savoir

À savoir

Les cures thermales d’amaigrissement conventionnées (18 jours) sont prescrites par le médecin traitant et prise en charge par la Sécurité Sociale, et ont pour objectif le traitement de la surcharge pondérale et des pathologies associées tel le diabète de type 2.
Prévoyez entre 500 et 2500 € en fonction de la durée et du cadre de votre cure thermale. Si vous souffrez d’une maladie digestive ou d’une affection métabolique, votre médecin peut vous prescrire une cure conventionnée dont le coût est partiellement pris en charge par l’Assurance Maladie. L’hébergement et la restauration restent à votre charge.

Vous avez envie d’en savoir plus ? Direction le Salon des Thermalies, qui se tient du 1er au 4 février au Carrousel du Louvre à Paris, et du 2 au 4 mars à la Sucrerie de Lyon.

 À lire aussi : Les Thermalies, découvrez les bienfaits de l’eau et les plus beaux centres

 

  1. Source AFRETH (Association Française pour la Recherche Thermale) – One-Year Effectiveness of a 3-Week Balneotherapy Program for the Treatment of Overweight or Obesity

Mycoses vaginales : les bonnes habitudes pour les éloigner

Démangeaisons, brûlures, œdèmes, irritation de la vulve : on dirait bien que le champignon candida albicans a encore frappé. Nos conseils pour éviter les récidives et sortir du cercle vicieux des mycoses.

 

Brûlures, rougeurs, démangeaisons, irritations, pertes blanchâtres, œdème vulvaire, douleurs lors des rapports sexuels : ces symptômes sont familiers à toutes les femmes qui ont déjà connu au moins un épisode de mycose vulvaire. Cette infection vaginale, très courante, n’est reste pas moins fort désagréable en raison de ses symptômes gênants et de sa localisation intime.

 

Les causes de la mycose vaginale

Cette infection bénigne est provoquée par un déséquilibre de la flore vaginale. Dans notre vagin s’épanouit une abondante flore bactérienne, appelée flore de Döderlein. Elle est à son aise dans un milieu dont l’acidité se situe entre un pH 4 et 5, et elle se charge alors de combattre les agressions d’autres bactéries ou germes, sources de potentielles infections. Certains facteurs peuvent déséquilibrer ce fragile écosystème et modifier son acidité, et favorisant alors la prolifération de champignons ou bactéries hostiles. Le champignon candida albicans, présent en grande quantité dans le tube digestif, est normalement peu représenté dans le vagin. Mais il aime particulièrement l’acidité vaginale : si le pH descend entre 2 et 4, il va alors proliférer joyeusement… et entraîner une mycose.

 À lire aussi : Tout savoir sur la flore vaginale et son équilibre

 

Le traitement contre le champignon candida albicans

Si tout ou partie des symptômes évoqués ci-dessus sont ressentis par la patiente, il est alors préférable de consulter un médecin qui prescrira un prélèvement vaginal afin de confirmer leurs causes. Une fois la mycose identifiée, elle se traite localement par l’association d’un ovule antifongique intra-vaginal à libération prolongé, à renouveler au bout de 3 jours, et une pommade antifongique à appliquer uniquement sur la vulve (et surtout pas dans le vagin) deux fois par jour pendant 10 jours. C’est comme les antibiotiques : on n’arrête pas le traitement une fois que les symptômes ont disparu, on continue jusqu’au bout de la période prescrite. La mycose n’est pas une MST (maladie sexuellement transmissible), mais en cas de récidive ou de symptômes chez le partenaire, l’application de crème antifongique sur le gland est recommandée.

Et c’est aussi simple que ça ? Pas tant que ça, car bien souvent, une mycose récidive quelques semaines ou mois plus tard. Comment l’éviter ?

 À lire aussi : Testez vos connaissances sur les infections sexuellement transmissibles

Les bons réflexes pour éviter la récidive de la mycose vulvaire

  • L’humidité tu éviteras

Les champignons aiment l’humidité et la chaleur : tout ce qui favorise la macération doit donc être proscrit, et notamment les jeans trop serrés. Attention aux salles de bain mal ventilées où les serviettes de bain ne sèchent pas bien, favorisant l’apparition de champignons, et au port de maillot mouillé. S’il n’y a pas de risque d’attraper une mycose en se baignant dans une piscine publique comme certaines le redoutent, conserver son maillot mouillé après la baignade est en revanche un excellent moyen de développer une mycose.

  • A 60°C ton linge tu laveras

Les matières synthétiques favorisent la transpiration et la macération. On opte pour des culottes 100% coton qu’on lave à 60°C pour éliminer les champignons tenaces. Idem d’ailleurs pour les serviettes de bain, qui doivent être lavées à 60°C une fois le traitement démarré afin d’éviter une recontamination.

  • Des probiotiques tu prendras avec tes antibiotiques

Les traitements antibiotiques provoquent un déséquilibre de la flore bactérienne de l’organisme, dont la flore de Döderlein. Si vous êtes sujettes aux mycoses, associez systématiquement la prise de votre antibiotique à un complément probiotique ou ultra levure, et poursuivez plusieurs jours après la fin de votre traitement afin de restaurer l’équilibre complet de votre flore. Attention aussi aux traitements par corticoïdes qui peuvent assécher la muqueuse et modifier son équilibre.

  • À l’eau ton vagin tu laveras

L’un des pires ennemis de la flore vaginale, ce sont les produits d’hygiène intime. Les toilettes vaginales effectuées à l’eau et / ou au savon décapent la flore de Döderlein, et favorisent l’apparition de mycose. Utilisez un savon de toilette intime au pH adapté, comme le soin Roger Cavaillès Toilette Intime ou le Gel Régulateur Active d’Intima. Bien sûr, on ne fait qu’une toilette externe, en se limitant à la vulve, une seule fois par jour pour ne pas agresser la muqueuse délicate.

 À lire aussi : 5 gestes importants pour votre hygiène intime

 

Bon à savoir

Bon à savoir

les déséquilibres hormonaux favorisent l’apparition de mycoses vaginales. Grossesse, ménopause et prise de certaines pilles oestro-progestatives nécessitent de redoubler de vigilance pour les éviter. Sachez aussi quel stress et fatigue diminuent nos défenses immunitaires et sont donc des facteurs favorisant les mycoses. Pendant les règles, on change de protection au minimum toutes les quatre heures, et on évite bien sûr les tampons si on souffre d’une mycose au moment de ses règles.

 

En appliquant toutes ces précautions, votre flore de Döderlein devrait retrouver toute sa sérénité !

 

5 habitudes à changer pour vaincre la fatigue chronique

Vous ressentez une grosse fatigue alors que vous dormez suffisamment ? Et s’il suffisait de changer quelques habitudes en apparence anodines pour être au zénith de votre forme ? On vous éclaire.

 

Peu importe l’époque de l’année, que vous dormiez 6 heures ou 10 heures, les réveils sont douloureux et les coups de pompe assurés dans la journée. Pourtant, vous êtes plutôt du genre à vous coucher tôt. Alors pourquoi ce sentiment permanent de traîner une enclume derrière vous, y compris pendant les vacances où vous ne pouvez même pas accuser le réveil ? Les causes peuvent être multiples, et dans la plupart des cas, facilement supprimées. On vous explique ?

 

1 – Le manque d’activité physique, source importante de fatigue

Cela peut sembler contradictoire, et pourtant, ne pas bouger suffisamment provoque une sensation de fatigue diffuse qui vous donne encore moins envie de bouger. Vous avez compris le cercle vicieux… Marchez-vous au moins 30 minutes par jour ? À la lumière du jour ? Si vous avez répondu non à ces deux questions, vous tenez une très bonne piste d’amélioration de votre état général. L’activité physique stimule la production des hormones du bien-être. Les endorphines, puissant euphorisant, éliminent les coups de blues, la dopamine booste notre vigilance et notre réactivité, et gomme la sensation de fatigue, sans oublier l’adrénaline et la noradrénaline, hormones du stress qui sont bénéfiques pour notre tonus lorsqu’elles sont produites en petites quantités et pour une durée limitée. Plutôt qu’un nouvel oreiller, investissez donc dans une paire de baskets, les résultats seront plus probants.

 À lire aussi : Les clés d’un vrai sommeil réparateur

 

2 – Une alimentation trop riche alimente la fatigue chronique

Avez-vous remarqué la sensation de fatigue qui s’abat sur vous après un gros repas ? Et saviez-vous, qu’en moyenne, l’organisme consacre 10% de son énergie quotidienne à la digestion ? Les mécanismes complexes permettant la décomposition du bol alimentaire, sa progression dans le tube digestif, la transformation et l’assimilation des nutriments fatiguent le corps, entraînant cette envie irrépressible de siester après le copieux déjeuner du dimanche chez Tata Suzie. Alors imaginez, si l’on cumule les repas riches et copieux tout au long de la semaine, et qu’en plus on grignote tout au long de la journée, quel marathon on inflige à notre corps et la fatigue qui en résulte ? Ça fait tilt chez vous ? Pour sortir du cercle vicieux de la fatigue chronique, on passe à des repas légers, riches en légumes et aliments faciles à digérer, surtout le soir, on limite le gras et le sucre qui alourdissent nos cuisses et nos paupières, et on proscrit le grignotage. Et on ne se prive pas d’une petite sieste en journée si votre environnement le permet, ces quelques minutes de repos vous reboosteront jusqu’au soir.

 À lire aussi : Les liens entre alimentation et sommeil

 

3 – Gare au manque de vitamines

Et surtout à la carence de la star de la vitalité, la vitamine C, indispensable pour entretenir notre tonus et renforcer notre système immunitaire. Mangez-vous bien vos cinq portions de fruits et légumes par jour ? Buvez-vous du jus d’agrumes fraîchement pressé ? Rappelons que la vitamine C est très sensible à la lumière et à l’oxygène, que le jus perd très rapidement sa vitamine C s’il n’est pas consommé aussitôt, et que la stérilisation et la pasteurisation la détruit. Investissez dans un presse-agrume et buvez chaque matin un grand verre de jus d’orange, de pamplemousse ou même de citron, très riche en vitamine C, avant de commencer la journée. Attention aussi à la manière dont vous consommez vos fruits et légumes, car beaucoup de vitamines sont détruites par la cuisson et le trempage. Si vous n’avez pas d’autres choix que la cuisson, privilégiez la cuisson vapeur.

 

4 – Boire peu d’eau, un piège à énergie

Notre corps est composé à 65% d’eau, qui est impliquée dans de nombreux processus vitaux. Est-ce que ne pas boire assez peut affecter notre forme physique et mentale ? Oui, répond une étude américaine1 qui a montré qu’une déshydratation chronique altère l’humeur et la vigilance, tout en augmentant la fatigue. Et vous, combien de litres d’eau buvez-vous par jour ? Le seuil minimum est entre 1,5l et 2l par jour, et en cas d’activité physique intense ou de grosse chaleur, plutôt entre 2 et 3 litres.

 

5 – Ne pas savoir lâcher-prise provoque de la fatigue chronique

Lorsqu’on est en permanence sous tension, que ce soit pour des raisons professionnelles (pression importante, rythme effréné) ou personnelles (perfectionnisme, anxiété), l’organisme consomme beaucoup d’énergie pour entretenir ces tensions. Il est temps de vous octroyer une pause en vous inscrivant à un cours de yoga, en consultant un sophrologue ou en vous essayant à la méditation quelques minutes par jour grâce à l’une des nombreuses applis bien fichues à emmener partout avec soi.

Si après avoir apporté tous ces changements, vous continuez à ressentir de la fatigue, il serait bon de consulter un médecin afin d’établir un bilan de santé complet. Le manque de fer et l’apnée du sommeil sont deux causes de fatigue chronique parfois difficiles à déceler sans analyse plus poussée.

Vous avez envie d’aller plus loin ? Découvrez les conseils du Dr Sophie Ortega dans son livre Vaincre l’épuisement sans médicaments (éditions Leduc.s, janvier 2017, 16 €) une mine de bonnes idées et astuces naturelles pour retrouver la pêche en 7 jours top chrono.

 À lire aussi : Apnée du sommeil, comment l’évaluer et la traiter

 

  1. Source : Benton D & al. Do small differences in hydration status affect mood and mental performance? Nutr Rev. 2015 Sep;73 Suppl 2:83-96. doi: 10.1093/nutrit/nuv045.

Quels produits faut-il utiliser contre les douleurs lors de rapports sexuels ?

« J’ai des douleurs lors des rapports. Quels produits seraient utiles ? », Marie-Claire, 48 ans

 

Les dyspareunies – c’est le terme médical désignant les douleurs lors des rapports sexuels – peuvent s’expliquer par la sécheresse vaginale. Celle-ci est fréquente après la ménopause, en raison de la chute des sécrétions hormonales. Le vagin perd alors de sa souplesse et de son humidité. On peut retrouver confort et plaisir en adoptant des soins d’hygiène ciblés et en recourant à des gels lubrifiants. Un traitement hormonal local peut s’y associer, mais il doit être envisagé avec votre médecin.

 À lire aussi : FICHE SANTÉ – Ménopause : symptômes gênants et solutions

 

Une hygiène intime adaptée

La toilette intime doit être faite avec des produits « spécial sécheresse » surgras, au pH physiologique (autour de 4,5 ou 5) pour respecter l’équilibre de la flore. On peut appliquer ensuite une crème à base d’extrait de calendula pour redonner souplesse et élasticité à la muqueuse vaginale, ou un produit à base d’actifs calmants comme la bardane ou la sauge pour calmer les démangeaisons (Hydralin, Saforelle, Saugella…).

 À lire aussi : DOSSIER – Hygiène intime : de la douceur !

 

Des gels lubrifiants

Contenant des actifs naturels apaisants et hydratants (acide hyaluronique, aloe vera, calendula, Centella asiatica…), les gels lubrifiants intimes rendent les rapports sexuels moins douloureux. Ils s’appliquent régulièrement (trois fois par semaine) ou au moment des rapports sexuels (Monasens, Sensilube, Try…) Certains sont dotés d’une canule monodose (Mucogyne, Monolub, Palomacare, Replens). Ils sont compatibles avec les préservatifs.

 

Zoom : Trois types de gels intimes

Zoom : Trois types de gels intimes

1/ Le plus courant et plus pratique : celui à base d’eau.
Faciles à nettoyer, ces gels ne tachent pas, ne collent pas et peuvent être utilisés sans danger avec des sextoys ou avec les préservatifs. Il en existe une large gamme. Inconvénient tout de même : les lubrifiants à base d’eau ne peuvent pas s’utiliser dans l’eau, car ils s’y dissolvent. Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à réitérer l’application car ils sèchent vite. En plus de l’eau, certains contiennent du glycérol ainsi que du propylène glycol synthétique ou végétal, qui maintient l’hydratation et la texture glissante.

2/ Les lubrifiants à base de silicone.
Pour un lubrifiant qui résiste à l’eau – et qui possède un pouvoir lubrifiant environ 5 fois plus élevé ! –, mieux vaut opter pour un lubrifiant à base de silicone. Mais chaque lubrifiant possède son ou ses inconvénients : celui-ci ne peut pas être utilisé avec les sextoys en silicone. Il n’est pas non plus recommandé pour le sexe oral à cause de son goût peu agréable. Enfin, cette formule de lubrifiant tache, et un savon astringent sera nécessaire pour en ôter les traces.

3/ Les lubrifiants à base d’huile
Ils sont plutôt conseillés pour les rapports anaux, mais peu adaptés aux rapports vaginaux car ils peuvent créer des risques d’infection. Attention, ils ne sont pas compatibles avec les préservatifs qu’ils fragilisent, et qui peuvent alors se déchirer.

 

Des hormones localement

Un traitement hormonal local à base d’œstrogènes peut être prescrit. Sans présenter tous les effets indésirables d’un « traitement hormonal de la ménopause » (THM), il a cependant des contre-indications, d’où l’importance du dialogue avec votre médecin. Sous forme de crème ou d’ovule (à introduire dans le vagin deux fois par semaine) ou d’anneau (restant en place pendant trois mois), ce traitement permet de conserver une muqueuse bien hydratée et moins fragile.

 À lire aussi : DOSSIER – Abordez la ménopause en toute sérénité