Une cure thermale pour respirer !

Pour combattre les infections et les allergies, rien de tel qu’une cure dans une station thermale bénéficiant de conditions climatiques idéales, sans pollution ni allergènes.

 

Adultes ou enfants, toutes les personnes atteintes d’infections « à répétition » – bronchites, angines, otites, sinusites… – sont soulagées par une cure thermale à orientation « voies respiratoires ». Le bénéfice d’un séjour thermal s’étend aux pathologies chroniques telles que l’asthme, la BPCO ou les allergies respiratoires. La cure vient en complément d’un traitement de fond et peut être recommandée pour la préparation à une chirurgie ORL et aux soins postopératoires. De bons résultats sont aussi obtenus dans le sevrage tabagique.

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Apaiser les voies respiratoires

Généralement situées en altitude, les stations thermales permettent de respirer un air contenant moins d’allergènes, sans pollution industrielle mais aussi de stimuler et de renforcer le système immunitaire. Les eaux thermales des stations agréées « voies respiratoires » sont pour la plupart sulfurées et elles possèdent des vertus désinfectantes, antiallergiques et immunostimulantes sur la muqueuse respiratoire. Les soins améliorent la perméabilité nasale, la ventilation des voies aériennes et nettoient en profondeur les muqueuses des voies respiratoires. Ils permettent de fluidifier le mucus, d’apaiser l’inflammation et ainsi de limiter la prise de médicaments. La fréquence et l’intensité des crises sont réduites. Toutefois, cette amélioration est le plus souvent progressive et les cures doivent en général être répétées dans les trois premières années. Si la pathologie est prise en charge dès le plus jeune âge, les chances de guérison sont accrues.

 

Le traitement thermal

Le traitement thermal est principalement basé sur l’aérosolthérapie, les inhalations froides ou chaudes, les gargarismes, l’irrigation nasale, les pulvérisations nasales et les douches pharyngées, le lavage des sinus et la rééducation respiratoire. Les soins locaux sont complétés par un volet pédagogique qui est l’occasion de mieux comprendre la maladie et d’acquérir les gestes nécessaires à sa bonne gestion – par exemple, l’apprentissage du mouchage ou le lavage du nez.

La cure thermale est aussi l’occasion d’une éducation thérapeutique. Ainsi, à La Bourboule, par exemple, l’école de l’Asthme propose aux curistes des conférences et des ateliers pour approfondir leurs connaissances sur la maladie et ses facteurs de risque. La prévention et la gestion d’une crise d’asthme figurent également au programme.

Prescrite par le médecin généraliste ou par un spécialiste ORL, la cure thermale « Voies respiratoires » comprend 6 soins quotidiens pendant 18 jours (3 semaines).

Les principales stations : Aix-les-Bains, Allevard, Amélie-les Bains, Argelès-Gazost, Bourbonne-les-Bains, La Bourboule, Cambo-les-Bains, Cauterets, Challes-les-Eaux, Gréoux-les-Bains, Jonzac, Luchon, Molitg-les-Bains, Le Mont-Dore, Saint-Amand-les-Eaux, Saint-Honoré-les-Bains… Plusieurs d’entre elles offrent la possibilité d’accueillir les enfants en maisons d’enfants ou chez une assistante maternelle lorsque les parents ne peuvent pas les accompagner ou rester avec eux pendant la totalité du séjour.

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Témoignage : nous savons mieux gérer l’asthme de notre enfant

Témoignage : nous savons mieux gérer l’asthme de notre enfant

Julien, mon fils de 8 ans, est asthmatique. Il suit une cure thermale annuelle depuis maintenant trois ans. Avant, chaque année, il faisait trois ou quatre grosses crises d’asthme qui se terminaient aux urgences. Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin d’aller à l’hôpital. L’année dernière, par exemple, il n’a fait qu’une crise et nous avons réussi à la gérer. Il a aussi réduit ses prises de médicaments. Aux thermes, nous avons nos habitudes et nous nous sentons un peu en famille maintenant.

Corinne, 36 ans

Smoothie aux fruits rouges, aux amandes et au fromage blanc

Le mariage idéal des protéines du fromage blanc et des antioxydants des fruits rouges pour faire le plein d’énergie.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 5 minutes

 

Les ingrédients pour 4 convives :

Fruits rouges (mûres, framboises, groseilles) frais ou surgelés : 10 cuillères
Fromage blanc 0% : 10 cuillères à soupe
Cerneaux de noix : 1 cuillère à soupe
Glaçons : 2 cuillères à soupe
Miel : 1 cuillère à café

La préparation :

1 / Placez les fruits, le miel et le fromage blanc dans le bol du mixeur puis mixez jusqu’à obtenir un mélange lisse.

2/ Ajoutez les noix et les glaçons, et mélangez jusqu’à obtenir une consistance légèrement mousseuse.

3/ Vous pouvez remplacer le miel par du sucre vanillé, et déguster votre smoothie-goûter avec une tartine de pain complet.

4/ Dégustez aussitôt.

Régalez-vous bien !

Dites stop aux nausées

Dégoût, perte d’appétit : la nausée frappe plus d’un Français sur deux de manière occasionnelle. Est-il possible de l’éviter ? Comment se débarrasser des symptômes avant d’en arriver au vomissement ? On vous dit tout.

 

Une étude menée par nos voisins suisses sur nos états d’âme gastriques a montré que plus d’un Français sur deux souffrait de nausée au moins une fois par an, et qu’une personne sur 6 parmi eux ressent des nausées plus d’une fois par mois. Mais c’est quoi au juste la nausée ? Elle correspond à une envie de vomir accompagnée d’une sécrétion de salive excessive, de contractions des muscles de l’abdomen et du pharynx, d’une sensation de faiblesse, d’une perte d’appétit, de suées soudaines… et débouche parfois sur des vomissements. Autant de symptômes qui créent un réel handicap pour la personne qui souffre de nausées.

Pourtant, la même étude montre que les ¾ des victimes de nausées ne font… rien et attendent que ça passe. La nausée n’est pourtant pas une fatalité ! Qu’est-ce qui cause la nausée ? Comment l’éviter ou l’atténuer une fois qu’elle est apparue ? On vous dit tout.

 

Qu’est-ce qui cause les nausées et les vomissements ?

La nature étant bien faite, les vomissements sont des réflexes archaïques qui protègent notre organisme de l’ingestion de denrées nocives, toxiques ou souillées (oui, à partir d’une certaine quantité d’alcool, l’organisme se montre rabat-joie et le considère comme une denrée nocive). Le réflexe vomitif peut aussi être déclenché par la stimulation de la luette (ce petit appendice situé au fond de la bouche) par un doigt, ou la perception d’une odeur nauséabonde (par exemple, celle du vomi de quelqu’un d’autre…).

Une stimulation excessive du système nerveux (en cas de stress intense) ou une perturbation de notre équilibre (par exemple dans une montagne russe) occasionne des nausées. Elle peut aussi être déclenchée par des problèmes digestifs, un stress important et soudain, un virus (comme celui de la gastro-entérite). Attention à l’effet antabuse, provoqué par un mélange entre certains antibiotiques et les molécules d’alcool, entraînant nausées et vomissements le temps que le corps élimine ce mauvais cocktail.

La nausée est une forme de signal d’alarme, qui correspond à la perception de notre envie imminente et/ ou urgent de vomir, ce qui ne se produit pas toujours. Lorsqu’on vomit justement, on expulse le contenu gastrique grâce à une contraction violente du diaphragme et des abdominaux.

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Peut-on conjurer les nausées ?

Si vous êtes sujet aux nausées régulières, soyez vigilants sur votre alimentation, particulièrement à l’approche des fêtes de fin d’année où les excès de gras, d’alcool et de sucre sont monnaie courant. Afin de préparer votre estomac à ce marathon, faites plusieurs repas légers dans la journée et bannissez le gras, le sucre et les épices. Évitez la chaleur excessive qui peut accroître votre malaise. N’oubliez pas de vous hydrater (au moins 1.5 l d’eau par jour, voire davantage si vous faites des excès) pour aider le corps à éliminer le trop-plein.

 

Comment soulager un état nauséeux ?

Vous commencez à vous sentir barbouillé ? Direction la cuisine, pour vous presser un grand verre de jus de citron coupé d’eau, à boire par petites gorgées. Augmentez ses effets bénéfiques en y ajoutant une pincée de gingembre, réputé pour son action sédative sur l’estomac, et renouvelez plusieurs fois dans la journée si nécessaire. Si vous n’avez pas de gingembre sous la main, une cuillère à café de bicarbonate de soude aura également un effet intéressant.

Si ça ne suffit pas, certains médicaments disponibles sans ordonnance en pharmacie peuvent s’avérer utiles… On vous invite vivement à prendre l’avis de votre pharmacien en lui décrivant avec précision vos symptômes.

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L’homéopathie apporte également des réponses intéressantes aux nausées : après un repas trop riche, faites fondre des granules de Nux Vomica 9 CH sous la langue (3 par heure jusqu’à diminution des symptômes). En automédication, le Vogalib soulage rapidement la nausée non accompagnée de fièvre, quand le Nausicalm et la Dramamine sont conseillés contre le mal des transports. Si vos nausées s’accompagnent de désordres intestinaux, leur origine peut être virale ou bactérienne et il est préférable de consulter.

 

1 – Etude IPSOS Suisse « France Nausea H&P Study », juin 2017, réalisée en ligne auprès de 634 adultes ayant souffert de nausées dans les 12 derniers mois.

Muffins ultra chocolatés

On profite des bienfaits énergisants du chocolat (noir évidemment) avec cette recette gourmande et simple.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes

 

Les ingrédients pour 6 gourmands :

Chocolat pâtissier extra-noir : 150 grammes
Pépites de chocolat noir : 1 sachet
Œufs frais : 2
Farine : 200 grammes
Beurre demi-sel : 150 grammes
Sucre en poudre : 120 grammes
Lait demi-écrémé : 20 centilitres
Levure : 1 sachet

La préparation :

1/ Préchauffez votre four à 180°C (th. 6)

2/ Faites fondre ensemble au bain-marie le chocolat et le beurre.

3/ Pendant ce temps, mélangez les œufs et le sucre dans un saladier. Fouettez vigoureusement.
4/ Ajoutez le mélange de beurre et de chocolat.

5/ Incorporez délicatement la farine en mélangeant bien pour éviter les grumeaux, puis la levure.

6/ Terminez par le lait, fouettez bien, et ajoutez les pépites de chocolat. Mélangez de nouveau pour bien les répartir dans la pâte.

7/ Dans des moules à muffin en silicone, versez votre pâte à muffin sans les remplir jusqu’au bord (sinon ça va déborder dans le four).

8/ Disposez-les sur la plaque du four, et laissez cuire 20 minutes, en surveillant régulièrement la cuisson à l’aide d’un couteau.

À savourer avec une compote de fruits ou une pomme coupée en morceaux pour un goûter équilibré !

À nous les aliments riches en iode

L’hiver est propice aux coups de froid, coups de fatigue et coups de mou… Pour les pallier, on traque les carences en tout genre. On vous explique tout sur l’iode, ses bienfaits et les aliments à privilégier pour ne pas en manquer.

 

L’iode est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Il intervient dans la synthèse des hormones de la glande thyroïde, nécessaires à la régulation de la croissance, du développement et du métabolisme. Une carence en iode lors du développement du fœtus peut entraîner un retard mental et des troubles psychomoteurs, et chez l’adulte, provoque des dérèglements de la glande thyroïde pouvant aller jusqu’à l’hypertrophie, c’est-à-dire le goître.

 

Ces dysfonctionnements causés par une carence en iode sont désignés sous le terme de « crétinisme » (tout un programme…). Ils ont longtemps été plus répandus dans les régions les plus éloignées de la mer, notamment en montagne, d’où l’expression « Crétin des Alpes » (sans rire), où le sel de carrière utilisé par les montagnards était pauvre en iode, provoquant des cas de nanismes, des goîtres et des retards mentaux.

 

Quels sont les aliments riches en iode ?

Dans les années 50, lors d’une grande campagne de santé publique pour lutter contre la carence en iode, il a été décidé que le sel de table serait systématiquement enrichi en iode. Aujourd’hui, toujours pour des questions de santé publique, il est désormais recommandé de délaisser ce fameux sel de table pour limiter les risques d’hypertension et les maladies cardiovasculaires. Cherchons donc l’iode ailleurs !

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La mer est une excellente source d’aliments riches en iode : on en trouve dans les coquillages et crustacés, les poissons (morue, aiglefin et saumon en tête de classement), mais aussi les algues, bourrées d’oligo-éléments. Ces dernières ne sont pas encore très répandues dans les assiettes des Français, mais sont une bonne alternative pour les végétariens et vegan afin de consommer des aliments d’origine marine. Le lait, les produits laitiers (particulièrement le fromage), les œufs et la viande contiennent aussi de l’iode, conséquence de l’utilisation de produits iodés pour limiter les infections dans les élevages. Concernant l’eau minérale, le taux d’iode varie de l’une à l’autre, et dans tous les cas, sa consommation quotidienne ne suffit pas à combler les besoins de l’organisme. Quelques légumes verts contiennent de l’iode comme le chou, les épinards ou encore les haricots verts, ainsi que des fruits rouges à consommer en smoothie par exemple : fraises, mûres et myrtilles.

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L’huître, une perle rare aux nombreux bienfaits.

Sur le podium des aliments riches en iode, l’huître occupe une place de choix. Non seulement l’huître nous offre la précieuse iode, mais elle regorge de multiples autres nutriments ! Oméga 3, vitamines, minéraux, ou encore protéines… Ce coquillage renferme un vrai trésor pour l’organisme. L’huître est délicieuse, et faible en calories par-dessus le marché, alors pourquoi se priver ? En se régalant d’une à deux douzaines d’huîtres par semaine, on évite les carences en tout genre et on booste son système immunitaire.

Deux légers hics toutefois : elle ne se trouve pas partout en toutes saisons, et côté porte-monnaie, cette perle n’est pas donnée… Raison pour laquelle l’huître reste un mets de fête : au réveillon, faites-lui sa fête !

 

Qui doit veiller aux apports en iode dans son alimentation ?

Les femmes enceintes et allaitantes doivent être très vigilantes car l’iode joue un rôle essentiel dans le bon développement de l’embryon et du nouveau-né. Les fumeurs, eux, auront besoin de consommer plus d’iode que les non fumeurs pour en assimiler la même quantité : en effet, le tabac freine l’absorption de l’iode. Avis aux grands sportifs : une activité physique intense et répétée entraîne une perte d’iode par la sueur. Le régime vegan ne fait pas non plus très bon ménage avec l’iode puisque cet oligo-élément est principalement présent dans des produits d’origine animale. Enfin, les plus de 55 ans présentent plus souvent des carences en iode, l’apport est à surveiller particulièrement.

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Macarons aux amandes

De mignons gâteaux très faciles à réaliser qui se dégustent pour le goûter.

Difficulté : 12-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 15 minutes

 

Les ingrédients pour 10 macarons :

Sucre en poudre : 100 grammes
Poudre d’amande : 150 grammes
Blancs d’œufs : 2
Fleur d’oranger : 1 cuillère à soupe
Huile

La préparation :

1/ Préchauffez votre four à 180°C (th. 6).

2/ Mélangez vos blancs d’œufs (non battus), avec la poudre d’amande et le sucre. Intégrez la fleur d’oranger, puis mixez au batteur électrique jusqu’à obtenir une préparation homogène.

3/ À l’aide d’un pinceau, badigeonnez d’huile votre plan de travail et la plaque de votre four.

4/ Étalez votre pâte sur le plan de travail pour obtenir une couche d’environ 1 cm.

5/ À l’aide d’un emporte-pièce arrondi (ou d’un petit verre à moutarde retourné, ça marche aussi !), découpez des disques et déposez-les délicatement sur la plaque du four.

6/ Enfournez vos futurs macarons au four et laissez cuire maximum 15 minutes, en surveillant régulièrement. Sortez-les dès qu’ils commencent à dorer.

7/ Laissez vos biscuits refroidir en les transvasant sur une grille, et dégustez lorsqu’ils sont encore tièdes.

Bon goûter à vous.

 

Reconnaître et soigner les différents maux de tête

« Mal de tête, céphalée ou migraine ? Comment les distinguer et, surtout, les soulager » ? Jane, 43 ans

 

Un repas trop arrosé, une mauvaise nuit, une contrariété, et survient le banal mal de tête avec une douleur siégeant souvent au niveau du front. Tout rentre rapidement dans l’ordre avec un peu de paracétamol ou d’ibuprofène.

Définition d’une céphalée de tension

Une céphalée de tension est une variante du mal de tête. La douleur se manifeste en forme de bandeau ou de casque – on l’impression que la tête est prise dans un étau – et augmente au cours de la journée. La cause est mal connue. Elle pourrait être la conséquence de contractions involontaires des muscles de la nuque, dues notamment au stress.

La migraine avec ou sans aura, un vrai handicap au quotidien

Il s’agit d’une maladie chronique à part entière. Elle représente un réel handicap dans la vie quotidienne, obligeant parfois à cesser toute activité. La migraine évolue par crises plus ou moins intenses et perdurant – sans traitement – de 4 à 72 heures. Elle est fréquemment accompagnée de nausées et de vomissements, d’une sensibilité au bruit et à la lumière (photophobie), nécessitant calme et repos dans une pièce sombre. La crise peut être précédée de signes annonciateurs particuliers (signes visuels) que l’on appelle « aura ».

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Pourtant, 80% des personnes concernées ignorent qu’elles sont migraineuses, ce qui les prive du bénéfice du traitement de la crise : antalgiques, anti-inflammatoires, triptans. Lorsqu’un diagnostic est posé, et afin de réduire la fréquence des crises, le médecin peut aussi prescrire un traitement de fond – trop souvent mal suivi.

Les cas particuliers de maux de tête

  • Les enfants aussi peuvent souffrir de migraine (entre 3 et 10% des moins de 10 ans). Les crises sont plus courtes que chez les adultes, et elles s’atténuent voire disparaissent avec la croissance.
  • Les migraines dites cataméniales surviennent chez certaines femmes durant leurs règles. Elles sont liées aux variations de la concentration des hormones féminines au cours du cycle.
  • L’abus d’antalgiques peut conduire à des migraines chroniques et nécessite la mise en place d’un sevrage.
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ZOOM : Qu’est-ce qu’une migraine ophtalmique ?

ZOOM : Qu’est-ce qu’une migraine ophtalmique ?

Une migraine dite ophtalmique débute par des troubles visuels. Ils sont souvent décrits comme des petites tâches scintillantes qui envahissent d’abord un point du champ de vision puis qui s’élargissent en forme de halo. Raison pour laquelle on appelle souvent ces troubles « aura ». Un symptôme plutôt impressionnant, au moins la première fois, mais sans conséquences ; selon les individus il durera entre 10 minutes et 1 heure. Mais dans plus de 90 % des cas, suit une crise de céphalée.

D’autres personnes peuvent rencontrer ce que l’on nomme une migraine ophtalmique « frustre » aussi appelée migraine acéphalgique. Dans ce cas, rien ne fait suite aux scintillements. Ce type de migraine est sans conséquence et alors tout à fait anodine.

 

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Le diabète chez l’enfant

L’Hexagone compte environ 20 000 enfants atteints de diabète de type 1. Quel rôle doivent tenir les parents dans la gestion de la maladie ?

 

Les glucides sont aux muscles ce que l’essence est à un moteur. Apparenté au sucre, ce carburant est indispensable pour avoir de l’énergie. Sous réserve ? Que son taux soit toujours compris entre 0,50 et 1,50 gramme par litre. Pour maintenir le curseur dans la normalité, le pancréas sécrète une hormone appelée insuline. Seulement voilà : l’activité pancréatique connaît parfois des failles. La production d’insuline faisant alors défaut, l’organisme n’assimile plus ou mal le sucre et le diabète s’installe. Dit de type 1, c’est-à-dire insulinodépendant, le diabète qui touche les enfants est aussi appelé diabète juvénile. Son origine reste aujourd’hui encore mal connue car elle n’est pas forcément héréditaire. Chez les petits touchés sans antécédents familiaux, le corps médical suspecte des causes environnementales.

 

Pas de prévention pour le diabète de type 1

Il n’existe aujourd’hui aucun moyen de prévenir le diabète de type 1. Partant de là, il est difficile d’imaginer qu’un enfant peut être diabétique, surtout lorsque ses parents ne le sont pas. Voilà pourquoi il faut prêter une attention particulière aux premiers signes de la maladie. Le petit boit anormalement ? Il se remet à faire pipi au lit ? Il est souvent fatigué ? Il perd du poids même s’il a bon appétit ? Ces symptômes sont révélateurs et doivent être considérés en urgence. En effet, plus de 30% des enfants hospitalisés pour diabète metformin-online.com déjà d’acidocétose, une complication grave de la maladie due à un diagnostic trop tardif.

 

Le rôle des parents : surveiller taux de glycémie

Un enfant diabétique n’est pas autonome dans la gestion de sa maladie. Tant qu’il n’a pas acquis suffisamment de maturité pour se prendre en charge, c’est à ses parents de veiller pour lui au respect de règles strictes au quotidien, à commencer par celui des horaires des repas pour éviter les phases d’hypoglycémie. Côté alimentation, il n’est pas question de bannir les sucreries mais de les limiter au maximum. Si les boissons sucrées doivent être remplacées par de l’eau, les fruits sont à privilégier pour le dessert. Importante aussi, la consommation d’un féculent à chaque repas pour assurer la présence de sucres lents tout au long de la journée. Autre mission qui incombe aux parents : surveiller au moins trois fois par jour le taux de glycémie et administrer les piqûres d’insuline selon les indications médicales.

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Conseils de Pharmacien : Le diabète de type 2 peut être évité

Conseils de Pharmacien : Le diabète de type 2 peut être évité

Longtemps surnommé le diabète « de la maturité », le diabète de type 2 n’est plus l’apanage des adultes en surpoids. Liée à l’obésité, la maladie n’épargne pas les enfants et les adolescents en surcharge pondérale. Sans symptôme révélateur donc malheureusement indétectable sans bilan sanguin ciblé, le diabète de type 2 non soigné chez un jeune a des conséquences vasculaires graves à l’âge adulte. Il est donc recommandé de faire tester un enfant en surpoids car il suffit de surveiller son alimentation pour enrayer la maladie.

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Diabète chez l’enfant : pas de panique !

Diabète chez l’enfant : pas de panique !

Le diagnostic de diabète fait toujours peur, aux parents comme aux enfants atteints. La maladie est certes à prendre au sérieux… Mais elle se soigne bien grâce aux progrès réalisés dans la surveillance de la glycémie comme dans les modalités du traitement par insuline. De nos jours, un enfant diabétique peut manger «à la carte» et mener une vie normale, rappelle le Pr Daniel Rigaud, qui a travaillé quinze ans dans un service de diabétologie. La lecture de son ouvrage* permet aux parents de comprendre l’affection et de mieux aider. Et donne aux enfants ou ados diabétiques des clés pour surmonter l’angoisse et prendre leur maladie comme leur destin en main.

100 IDÉES POUR ACCOMPAGNER VOTRE ENFANT DIABÉTIQUE. DES RÈGLES SIMPLES POUR UNE QUALITÉ DE VIE OPTIMALE

*100 IDÉES POUR ACCOMPAGNER VOTRE ENFANT DIABÉTIQUE. DES RÈGLES SIMPLES POUR UNE QUALITÉ DE VIE OPTIMALE par le Pr Daniel Rigaud, éd. Tom Pousse, 286 p., 16,50 €, 2016

Comprendre et corriger son taux de cholestérol

Bon ou mauvais ? Le cholestérol, l’excès de cholestérol et son traitement suscitent des débats passionnés. Les faits, rien que les faits.

 

Ces différends ont des raisons ! Ainsi, le trop de cholestérol caracole en tête des facteurs de risque cardiovasculaire (d’un premier infarctus du myocarde), devant le diabète ou une hypertension artérielle par exemple. Toutefois, le cholestérol, une graisse naturelle, est aussi un constituant essentiel de la paroi des cellules. Il entre encore dans la composition de nombreuses hormones et facilite la synthèse de la vitamine D. Mais point trop n’en faut…

 

On veille sur le transport du cholestérol dans le corps

Chiffre

Chiffre

30 % de la population adulte française a un cholestérol LDL trop élevé, à plus de 1,6 g/L, avec ou sans traitement.
Ce cholestérol doit être véhiculé grâce à un bon transporteur (la lipoprotéine HDL), dans la bonne direction, vers le foie, pour être éliminé par la bile, puis les selles. C’est un autre transporteur, la LDL, qui conduit le cholestérol de son lieu de production (le foie) vers les organes : arrimé à la LDL, il atteint les artères notamment, et leurs plaques d’athérome, où il se dépose. Ce LDL cholestérol est ainsi une bombe à retardement, qui raccourcit la durée de vie. Ce que l’on doit donc surveiller, c’est la destination de ce cholestérol, reflétée par les taux de HDL ou LDL cholestérol.

 

Notre taux de cholestérol total est fixé génétiquement

La majorité (80 %) de notre cholestérol est fabriquée par l’organisme, une synthèse déterminée génétiquement et que l’on ne peut influencer. Changer son mode de vie au sens large, alimentation et activité physique, est le seul moyen pour faire baisser naturellement un cholestérol trop élevé, de quelques pourcents. Il suffit d’une prise de sang pour le doser : 2,0 g/L idéalement pour le cholestérol total, le HDL cholestérol étant compris entre 0,40 et 0,60 g/L. Sachant que plus les autres facteurs de risque vasculaire (âge, tabagisme, etc.) sont nombreux, et plus l’on devrait être exigeant, à la baisse, pour son LDL cholestérol…

 

Faire varier les taux de cholestérol HDL et LDL hors sans les statines

Pour combattre cet excès de cholestérol, hors les statines, plusieurs solutions, naturelles, qui permettent de jouer sur la part de cholestérol non fixée par la génétique… C’est toujours, sauf urgence, par ces ajustements nutritionnels que l’on commence !

Conseils de pharmacien : les statines, comment ça marche ?

Conseils de pharmacien : les statines, comment ça marche ?

Ces médicaments bloquent tout le processus de fabrication de la synthèse du cholestérol. Sa production est ainsi limitée. Alors, pour s’alimenter en cholestérol, les cellules du foie multiplient leur nombre de récepteurs au LDL cholestérol, ce qui leur permet de capter davantage de cholestérol circulant et par conséquent de « nettoyer » les artères. Synthèse et capture de cholestérol augmentées font que le LDL cholestérol est diminué d’environ 30 %, assorti, surtout !, d’une réduction du nombre des événements cardiovasculaires. Un bémol toutefois : des effets secondaires, essentiellement des douleurs musculaires, dans 10 à 20 % des cas.

Par précaution, l’on dose avant toute première prescription les enzymes hépatiques et, dans certains cas, les enzymes musculaires. Le rapport bénéfice/risque de ces médicaments reste largement positif, pour les patients qui les « méritent ».

 

Privilégier les acides gras insaturés

Les acides gras « saturés » ne devraient pas dépasser le dixième des apports caloriques de la journée… En pratique, on les trouve dans les graisses animales, charcuteries, viandes grasses, produits laitiers non écrémés, viennoiseries, etc. À délaisser au profit des acides gras mono-insaturés (huile d’olive ou de colza) et des acides gras polyinsaturés (graines et huiles végétales, ainsi que poissons gras et margarine fabriquée à partir de ces huiles). À la clé : une baisse attendue de 5 à 10 % du LDL cholestérol. Il n’est pas ou peu utile de faire l’impasse sur les sources de cholestérol alimentaire, comme les œufs…

Focus : l'âge de mes artères ?

Focus : l'âge de mes artères ?

Le calcul est facile. Il suffit d’additionner ses facteurs de risque : l’âge (pour un homme, 50 ans ou plus, ou pour une femme, 60 ans ou plus) ; les antécédents familiaux de maladie coronaire précoce ; un tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans ; une hypertension artérielle qu’elle soit ou non traitée ; un diabète de type 2 traité ou non ; un HDL cholestérol inférieur à 0,40 g/L (un HDL supérieur à 0,60 g/L étant considéré comme protecteur, il permet de soustraire un « risque » lors du calcul du score). Le risque est qualifié d’« intermédiaire » s’il existe au moins un facteur de risque associé à l’excès de cholestérol. Rien ne vous empêche de « jouer » sur vos facteurs de risque modifiables (pas l’âge !) pour abaisser le score.

 

Dire oui aux stérols végétaux

Ces composés naturellement présents dans les plantes (huile de maïs, de colza, de blé, de lin, de tournesol, avocat, etc.) entrent en compétition avec le cholestérol pour être absorbés par l’intestin. Le gain en termes de réduction du LDL cholestérol ? Environ 10 % pour une consommation journalière de 2 grammes de « phytostérols », soit 3 cuillères à café de margarine ad hoc ou deux pots de yaourt enrichi.

Plébisciter les fibres « visqueuses »

Présentes dans les fruits (de la passion !), légumes (aubergines, avocat, etc.) et céréales complètes, ni digérées ni absorbées (dans l’intestin), elles forment, additionnées d’eau, un gel qui emprisonne les graisses alimentaires et en limite l’absorption intestinale. La prime aux haricots et pois secs, à l’avoine et au psyllium. À la clé, une réduction modeste, de 3 à 5 %, mais significative du taux de « mauvais » cholestérol dans le sang.

Croquer une poignée d’amandes chaque jour !

Ou de noix et noisettes. Trente grammes de ces oléagineux, riches en acides gras insaturés, en phytostérols, en vitamines et minéraux d’intérêt, permettent de baisser le cholestérol LDL de 5 à 7 % par divers mécanismes.

Se mettre au thé

Et plus spécifiquement au thé Pu-erh Hao Ling (des Thés de la Pagode), riche en théaflavines : trois tasses par jour permettent d’augmenter le HDL cholestérol en freinant l’absorption des lipides et en modulant la façon dont ils sont utilisés.

Essayer la levure de riz rouge

Pour une diminution attendue de 10 % du LDL cholestérol. La levure de riz rouge contient en effet l’équivalent d’une statine, faiblement dosée, ce qui limite les effets indésirables (puisque fonction de la dose).

Bouger, et encore bouger !

Marche, course à pied, natation, vélo, à intensité modérée ou élevée, à raison de 30 minutes par jour, tout est bon pour élever son HDL de 10 % en moyenne en trois mois.

Réponses d'expert : quand faut-il absolument prendre des statines ?

Réponses d'expert : quand faut-il absolument prendre des statines ?

Pr KrempfPr Michel Krempf
Chef du service d’endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition, CHU de Nantes

Pour bloquer la synthèse excessive de cholestérol, il n’existe pour l’instant que les statines. Elles sont indiquées dès lors que le LDL cholestérol est très élevé, élevé pour soi, c’est-à-dire loin de la valeur « cible » déterminée en fonction de ses facteurs de risque vasculaire personnels : son histoire familiale de problèmes vasculaires, un tabagisme, une hypertension artérielle, un diabète, etc.

Si l’on a déjà fait, soi, un infarctus du myocarde par exemple, la cible de LDL est très exigeante, à 0,7 g/L ; elle l’est moins, à 1,30 g/L, si les facteurs de risque sont modérés. Ce calcul de risque doit être fait bien sûr avec son médecin et, une fois cette valeur seuil fixée, il est indispensable de prendre une statine si elle est manifestement dépassée. Au-delà donc des formes « caricaturales », quand l’on a fait un infarctus ou un accident vasculaire cérébral, ou en cas d’anomalie génétique : le bénéfice est dans ces cas immédiat, en termes de mortalité aussi. Le médicament est associé bien sûr à un changement de mode de vie – alimentation adaptée et activité physique –, qui permet de réduire la part de tous les autres facteurs de risque vasculaire, autres qu’un cholestérol LDL élevé.

Maux de l’hiver, préparez vos mouchoirs

Chaque année virus et bactéries pathogènes infectent notre sphère ORL. La quarantaine étant impossible, la parade existe pour ne pas les laisser gâcher notre hiver par une grippe, une bronchite, une sinusite ou un simple rhume.

 

Atchoum ! Atchoum ! Cette onomatopée caractéristique de l’éternuement résonne partout : au bureau, à l’école, dans le bus, le métro, au supermarché, au cinéma, dans la rue… Le signal que l’hiver est bien là avec son cortège d’infections virales ou bactériennes dont les éternuements et la toux intempestive sont les prémices. Et quand on sait qu’à cet acte effectué bruyamment par le nez et la bouche correspond une expulsion violente d’air évaluée à 150/250 km/h, on comprend pourquoi les épidémies de rhume et de grippe se déploient à très grande vitesse.

 

Organe de l’odorat et de la respiration, le nez exerce la fonction de filtre, d’humidificateur et de réchauffeur de l’air inspiré. Et un rôle immunitaire, en permettant l’adaptation de l’organisme à son environnement, qu’il lui soit bénéfique ou délétère. La muqueuse rhinopharyngée qui en tapisse l’intérieur a la capacité de barrer la route aux agresseurs multiples (virus, microbes, allergènes, polluants) à condition qu’elle soit en bon état. Sinon, notre appendice nasal devient la porte d’entrée à toutes les infections rhinopharyngées hivernales. Comme l’observe dans sa pratique quotidienne le Dr Benoit Lamblin, ORL, « elles sont en recrudescence, surtout dans les villes où la pollution, favorisant la fragilisation de la muqueuse nasale, la rend plus inflammatoire, ce qui fait qu’elle devient aussi plus sensible – les virus et autres infectants s’y engouffrent alors plus facilement. Un cercle vicieux ! » Ajoutons que si de nombreuses espèces animales et végétales ont disparu à cause de la pollution, celle-ci n’a aucun impact sur les virus, alors qu’elle en a directement sur nos capacités de défense, le nez en première ligne. Pour que ce filtre fonctionne bien, il faut qu’il soit sain.

Le nez, porte d’entrée et barrière

Organe de l’odorat et de la respiration, le nez exerce la fonction de filtre, d’humidificateur et de réchauffeur de l’air inspiré. Et un rôle immunitaire, en permettant l’adaptation de l’organisme à son environnement, qu’il lui soit bénéfique ou délétère. La muqueuse rhinopharyngée qui en tapisse l’intérieur a la capacité de barrer la route aux agresseurs multiples (virus, microbes, allergènes, polluants) à condition qu’elle soit en bon état. Sinon, notre appendice nasal devient la porte d’entrée à toutes les infections rhinopharyngées hivernales. Comme l’observe dans sa pratique quotidienne le Dr Benoit Lamblin, ORL, « elles sont en recrudescence, surtout dans les villes où la pollution, favorisant la fragilisation de la muqueuse nasale, la rend plus inflammatoire, ce qui fait qu’elle devient aussi plus sensible – les virus et autres infectants s’y engouffrent alors plus facilement. Un cercle vicieux ! » Ajoutons que si de nombreuses espèces animales et végétales ont disparu à cause de la pollution, celle-ci n’a aucun impact sur les virus, alors qu’elle en a directement sur nos capacités de défense, le nez en première ligne. Pour que ce filtre fonctionne bien, il faut qu’il soit sain.

 

À savoir

À savoir

  • Chaque année, 2,5 millions de personnes ont la grippe ; une sur 12, la gastro-entérite (source Santé publique France)
  • 8 personnes sur 10 ne se lavent pas le nez en dehors des troubles ORL (étude Marimer-Ipsos 2015)

 

Stratégie anti grippe et anti-rhume : halte aux envahisseurs

Un éternuement signifie aussi « Attention, je vous envoie tous mes virus ! » À chaque salve, en effet, ce sont des milliers de gouttelettes infectées qui sont chassées dehors et retombent partout. D’où la nécessite d’agir dès les premiers symptômes non seulement pour se soigner mais pour ne pas contaminer les autres. Le temps de survie du virus de la grippe, par exemple, est de 5 min sur la peau, 8 à 12h sur les vêtements et les mouchoirs, plusieurs jours sur les surfaces inertes. De plus, comme les virus mutent en permanence et circulent vite on ne peut empêcher leur prolifération. Ils se propagent plus facilement en hiver parce que le froid multiplie les circonstances de promiscuité en nous confinant à l’intérieur des bâtiments ou dans les transports en commun mal aérés, ce qui facilite la transmission par contact. Si l’organisme est affaibli, le nez, débordé par les attaques virales, devient un carrefour encombré d’un grand nombre de pathologies aiguës à répétition ou chroniques. Dans leurs formes banales, la stratégie anti-rhume ou anti-grippe s’appuie sur des mesures simples et préventives. Un domaine où l’automédication est reine en première intention, reposant sur les médecines allopathiques et naturelles éprouvées, souvent combinées pour encore plus d’efficacité.

 

Aux petits maux comme aux grands, les bons remèdes

Rhume, grippe, sinusite, bronchite nous mettent à plat en hiver, sans parler de la « gastro » tout aussi dévastatrice. Pour ne pas trop en pâtir, des solutions sont dans l’armoire à pharmacie.

 

Personne n’est épargné par le rhume, la rhinopharyngite en terme médical, la plus fréquente des infections respiratoires en hiver. Du bébé aux plus âgés, impossible d’y échapper tant cette pathologie est contagieuse. Qui n’a jamais été «enrhubé» au moins une fois, à chaque saison froide, lève la main. Mais en suivant les mesures préventives recommandées, il est possible d’en repousser l’échéance tout en évitant de contaminer les autres. Or, ces gestes qui reposent en effet aussi sur le civisme sont, hélas, loin d’être appliqués. Conséquences : le nombre important de malades chaque hiver. Idem avec la grippe, l’autre infection virale redoutée. Quant aux autres pathologies ORL – sinusite aiguë, bronchite ou angine –, elles sont la plupart du temps des complications du rhume.

Rhume: on le mouche

Toujours viral, mais bénin, un rhume peut être provoqué par plus de 200 virus différents, principalement de type rhinovirus. En pénétrant dans l’organisme, ils déclenchent une inflammation de la muqueuse du nez et du pharynx. « Parce que ses mécanismes de défense sont “sidérés” par le virus, la muqueuse rhinopharyngée réagit par un œdème : elle gonfle et augmente sa sécrétion habituelle de liquide (le mucus), explique Benoit Lamblin, ORL. Le drainage est d’abord extérieur par l’avant ; le nez se met à couler. De clair au début, le mucus devient plus épais et coloré, jaune voire vert. En dépit des apparences, ce n’est pas du pus. Cette hypersécrétion signifie que la muqueuse se détruit pour se reconstituer. C’est sa parade contre l’agresseur. »

◊ Prévention. La vaccination anti-rhume n’existe pas (trop de virus en cause). Aussi est-il préférable d’adopter des mesures préventives avant et pendant l’épidémie tout en renforçant son système immunitaire.

  • Limiter les contacts directs avec les enrhumés : ne pas serrer les mains, ne pas embrasser, ne pas partager ses effets personnels (verre, brosse à dents, serviette de toilette, mobile). Se laver les mains après avoir touché une poignée de porte, en sortant des WC, après chaque sortie à l’extérieur. Ne pas amener les nourrissons et les enfants dans les lieux très fréquentés comme les centres commerciaux ou les transports en commun.
  • Aérer son logement chaque jour pour en renouveler l’air. Ne pas le surchauffer, et encore moins les chambres. L’air sec agresse les muqueuses des voies aériennes et les rend plus sensibles aux agents infectieux.
  • L’homéopathie agit bien en prévention sur un terrain un peu immunodéprimé, fatigué.
  • Se laver le nez régulièrement avec une solution saline.

◊ Symptômes. La période d’incubation varie entre un et deux jours ; puis surviennent éternuements, écoulement clair puis épais (rhinorrhée), larmoiement, parfois associés à un mal de tête ou de gorge, de la toux, une fièvre modérée. Le gonflement de la muqueuse obstrue la cavité nasale, ce qui oblige à respirer par la bouche, d’où des ronflements, le dessèchement de la bouche et un sommeil de moins bonne qualité. Avec pour conséquences une sensation de fatigue dans la journée et des céphalées.

◊ Premiers gestes. Chez le bébé, l’adulte ou le senior ce sont les mêmes : laver et déboucher le nez. Se moucher avec un mouchoir jetable, une narine après l’autre, pour évacuer les sécrétions puis se laver les mains. Idem après avoir éternué ou toussé. Les virus se transmettent par les gouttelettes émises lors des éternuements ou la toux mais aussi par le toucher. Apprendre aux enfants à le faire à l’intérieur de leur coude car ils ne disposent pas toujours de mouchoir.

◊ Traiter. À rémission spontanée, le rhume passe en 8 à 10 jours. Aucun médicament ne stoppe son évolution, surtout pas les antibiotiques, inefficaces contre les virus. On ne peut agir que sur les conséquences de leur présence infectant la sphère ORL. « Les symptômes étant les mêmes pour tous, il s’agit de les soulager pour rendre le rhume tolérant dans le quotidien, continuer à respirer, dormir, manger et empêcher la surinfection, indique le Dr Lamblin. Le traitement repose sur un protocole simple, seule sa durée diffère ; 3 jours pour les uns, 2 à 3 semaines pour d’autres, ce sont les séquences d’un rhume qui varient d’un individu à l’autre. Nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie ni à la performance du système immunitaire. »

En allopathie : Du paracétamol pour soulager les douleurs et la fièvre. Du sérum physiologique (Physiodose®) ou de l’eau de mer (Humer®, Marimer®, Physiomer®, Sterimar®) plusieurs fois par jour pour dégager le nez de ses sécrétions. D’autres décongestionnants incluant du soufre ou des huiles essentielles sont utiles pour déboucher le nez en automédication ou sur prescription médicale, à condition d’y avoir recours sur une courte durée. Sont proscrits les vasoconstricteurs par voie orale à base d’éphédrine à cause du risque coronarien.

En aromathérapie. Les huiles essentielles anti-infectieuses, antivirales, antiseptiques « spéciales confort respiratoire » sont bénéfiques, seules ou combinées, pour assainir et décongestionner. Eucalyptus, pin, ravinstara, thym, tea-tree, niaouli à respirer en inhalation classique ou à diffuser par nébulisation, aérosol. En spray nasal pour fluidifier les sécrétions et améliorer les mécanismes de défense de la muqueuse rhinopharyngée, ou par voie orale en gélules de complexes anti-rhume, pastilles adoucissantes pour la gorge, ou encore incluses dans des solutions enrichies en soufre, cuivre, manganèse. Les gammes références : Aboca, Balsofumine, Climarome, Comptoir Aroma, Ineldea,Mediflor, Ortis, Naturactive, PhytosunArôms, Pranarôm, Puressentiel, Pycnogénol, Vicks VapoRub…

Si rien n’y fait après 10 jours de traitement, une consultation s’impose.

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Réponses d'expert : priorité à l’hygiène nasale

Réponses d'expert : priorité à l’hygiène nasale

Dr Benoit Lamblin,
chirurgien ORL, Paris

S’il n’y avait qu’un geste à privilégier ce serait le lavage biquotidien du nez, matin et soir –même en dehors des épidémies. Pour être efficace, le filtre nasal doit rester sain, humide et non encombré. Cela limite vraiment le risque d’infection et les rhinopharyngites à répétition. Rincer régulièrement les fosses nasales entretient leur muqueuse, la prépare aux attaques virales ou la remet en état. Soit avec du sérum physiologique à 9 g de sel par litre, la même concentration que le sérum sanguin, ce qui permet un échange neutre. Soit avec de l’eau de mer purifiée au même taux de 9 g/L, dit isotonique, en spray. Les solutions hypertoniques, plus concentrées en sel (33g/00), sont décongestionnantes et réservées à la seule durée du rhume. Quel que soit le mode de survenue de l’infection, le lavage régulier du nez est la première mesure préventive et thérapeutique. Puis, en fonction de la pathologie, du terrain, de la tolérance, on peut ajouter des molécules actives anti-inflammatoires, décongestionnantes. Le traitement agit mieux si, au préalable, le nez est lavé et mouché, ce qui accélère l’évacuation des sécrétions.

 

Grippe : on se vaccine

De novembre à mars, l’épidémie de grippe revient pendant 9 semaines environ. Cette infection respiratoire aiguë est si contagieuse et imprévisible dans son expression (elle dépend des caractéristiques du virus Influenzae) que les pouvoirs publics lancent chaque année en octobre la campagne nationale de vaccination. Cette pathologie est en effet à prendre au sérieux, car elle atteint l’intégralité de l’organisme envahi par le virus, ce qui peut dégénérer en surinfections chez les plus fragiles.

◊ Prévention À l’approche de cet hiver, 12 millions de personnes ont été invitées par l’Assurance maladie à se faire vacciner, soit près de 500 000 de plus qu’en 2016. Particulièrement les plus de 65 ans, les femmes enceintes et ceux qui souffrent d’une maladie chronique (asthme, diabète, insuffisance cardiaque, pulmonaire ou immunologique). Sont aussi concernés l’entourage des nourrissons présentant des facteurs de risque grave, les personnels de santé, les enseignants, les navigants. Moins d’une personne sur deux pour qui avoir la grippe est un risque s’était fait vacciner l’hiver dernier.

◊ Symptômes. La grippe – souvent confondue avec le rhume – s’exprime par des symptômes associés : forte fièvre, fatigue extrême, douleurs partout (tête, articulations). Le malade est contagieux depuis la veille de l’apparition des symptômes et jusqu’à 3 à 5 jours après, 10 jours chez l’enfant.

◊ Premiers gestes : 2 semaines avant le début de l’épidémie, se faire vacciner par un médecin, une infirmière ou une sage-femme. Ou par un pharmacien volontaire expérimentant cette nouvelle disposition en Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes. Comme les virus grippaux sont très changeants d’une année sur l’autre, la composition du vaccin est adaptée en fonction des souches virales ayant circulé l’hiver précédent, les plus susceptibles d’être à nouveau présentes. Lorsque ce sont les mêmes, la protection est quasi totale. Si un virus a complètement muté, le vaccin n’est pas efficace, ce qui est rarement le cas. En revanche, entre ces deux extrêmes, toutes les possibilités existent ; en moyenne son efficacité est de 70 %.

Même si la vaccination ne protège pas à 100 %, elle réduit les formes graves. La surmortalité hivernale due à la grippe a été estimée à 14 400 décès en 2016. Trois vaccins sont pris en charge : Immugrip® (Pierre Fabre Médicament), Influvac® (Mylan), Vaxigrip® (Sanofi Pasteur). Ils sont inactivés et trivalents, c’est-à-dire issus de deux souches du virus A (H1N1 et H3N2) et d’une du B (lignée Victoria).

Les autres gestes barrière sont ceux préconisés lors du rhume ou d’une autre infection hivernale. Autrement dit : ne jamais baisser la garde, se protéger du virus, en freiner la circulation et ne pas le transmettre aux proches.

Traiter. Dans sa forme simple, la grippe guérit spontanément en une à deux semaines. On ne peut là encore qu’en atténuer les symptômes avec des antidouleurs (paracétamol), des antipyrétiques, une bonne hydratation, du repos et de la vitamine C pendant et après. «Si des complications surviennent, elles se localisent dans le rhinopharynx avec des symptômes de rhinopharyngite. Ou dans les poumons et se manifestent par une bronchite avec une toux persistante, se prolongeant parfois par une broncho-pneumopathie qui, chez les plus âgés, peut être mortelle. Le traitement rejoint alors celui des pathologies infectieuses pulmonaires, ajoute le Dr Lamblin. L’oséltamivir (Tamiflu®), un antiviral puissant, est uniquement prescrit chez des patients hospitalisés en raison d’une forme grippale sévère. »

En homéopathie, les préparations telles que Infludo® (Weleda), L52® (Lehning) ou Oscillococcinum® (Boiron) sont aussi préventives que curatives des états grippaux, conseillées parfois en cas d’allergie au vaccin.

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Conseils de Pharmacien : Renforcer ses défenses immunitaires

Conseils de Pharmacien : Renforcer ses défenses immunitaires

Le froid, l’humidité, le manque de lumière ou de sommeil, le stress, l’âge aussi, rendent le système immunitaire moins performant en hiver. L’organisme fragilisé se défend moins bien contre les agressions virales ou bactériennes. Gros rhume, grippe ou leurs complications sont souvent suivis de fatigue et d’épuisement. Pour éviter les baisses de régime et booster vos défenses immunitaires avant et après une infection virale, le rôle des vitamines, des minéraux et des oligoéléments est primordial. Si votre alimentation n’en contient pas assez, une complémentation en micronutriments peut s’avérer nécessaire. En premier lieu : la vitamine C, antioxydante, efficace pour donner vitalité et énergie. Une étude a montré que, prise à raison de 250 mg à 1 g par jour, 3 à 8 semaines juste avant et pendant l’hiver, elle réduirait le risque de contracter un rhume. La vitamine D, dont le déficit est fréquent, joue un rôle dans le processus immunitaire et la réduction de l’inflammation. Le zinc renforce la barrière respiratoire et intestinale. Les oméga 3 sont anti-inflammatoires. En phytothérapie, le ginseng, l’échinacée ou le sureau, gorgés d’actifs essentiels, sont des stimulants. Sans oublier la gelée royale, un concentré d’éléments vitaux. Seuls ou en synergie, ce sont des alliés précieux pour conserver ou retrouver la forme. Par exemple : Activ4 Renfort® (Naturactive), D3 Biane® (Pileje), Olioseptil Défenses Naturelles® (Ineldea), Échinacée® (Erbalab), Gelée royale bio® + Ginseng (Aragan)…

 

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Sinusite et bronchite aiguës : 2 complications redoutées

Quand le rhume ou la grippe n’en finissent pas et dégénèrent, tous les organes périphériques peuvent être touchés. L’infection atteint la partie haute de la sphère ORL. L’orifice de 5 mm reliant le nez aux sinus se bouche, l’air ne peut plus entrer, les bactéries pullulent. En l’absence d’oxygène, les sinus s’infectent, c’est la sinusite aiguë. La douleur se localise au regard du sinus infecté, maxillaire ou frontal. Les sécrétions nasales deviennent blanches, ressemblent à du pus, signe d’une surinfection bactérienne. Lorsque le germe infectieux (virus ou bactérie) descend sur les bronches, c’est la bronchite aiguë. Cette inflammation de la muqueuse respiratoire s’accompagne de maux de tête, de fièvre, d’une toux grasse puis quinteuse, irritante. On quitte le domaine de pathologies hivernales bénignes qui guérissent seules. Avec une sinusite ou une bronchite, mieux vaut ne pas recourir à l’automédication aux résultats hasardeux. Pour en venir à bout, la consultation s’impose chez le généraliste, l’ORL voire le pneumologue.

◊ Traiter. La prise en charge de la sinusite aiguë débute par une antibiothérapie ciblant les agents infectieux, souvent associée à de la cortisone par voie générale, anti-inflammatoire primordial qui « réouvre » les sinus. Soit 8 jours de traitement sans déroger, complété localement par des soins décongestionnants et vasoconstricteurs dans le nez. Si la bronchite est virale – la majorité des cas – elle passe toute seule, mais pas le mal de tête ni la fièvre. Pour les atténuer, l’arsenal thérapeutique est le même que celui de la grippe. Si la bronchite est bactérienne, des antibiotiques sont prescrits. « Quant à la toux, elle ne doit jamais être stoppée quand elle est grasse, rappelle l’expert. Il faut même l’encourager pour se drainer et évacuer. Si les sécrétions ne peuvent remonter des poumons, elles bouchent les bronches qui se surinfectent. La toux irritante sera apaisée par des inhalations simples. Ou encore, si l’on ne s’en sort pas, par de la cortisone inhalée en spray qui agit directement sur l’inflammation des bronches.»

 

À savoir : bronchiolite de l’enfant, une urgence

À savoir : bronchiolite de l’enfant, une urgence

Cette bronchite particulière de l’enfant en bas âge, bien qu’impressionnante, ne nécessite pas systématiquement une hospitalisation. Comme elle ne relève pas de l’automédication, aux premiers symptômes, la consultation s’impose dans la journée chez le médecin ou le pédiatre. L’auscultation est nécessaire pour évaluer l’état de santé du petit et lui prescrire le traitement antidouleur et anti-inflammatoire en fonction de la sévérité. La bronchiolite débute par un rhume en apparence anodin, suivi par une toux sèche, une gêne respiratoire, des sifflements, signes que les bronches sont encombrées et envahies par l’infection. Cette maladie est le plus souvent transmise par le VRS (virus respiratoire syncytial). En agressant les plus petites bronches (bronchioles), il déclenche leur inflammation. Les sécrétions obstructives augmentent, ce qui peut conduire au spasme respiratoire à l’instar d’une crise d’asthme.

◊ Premier geste : Si un bronchospasme survient, que l’enfant ne peut pas respirer, direction l’hôpital sans tarder ou appel au SAMU. Pour autant, même si cette bronchite virale très contagieuse est fréquente en hiver (près de 30 % des enfants de moins de 2 ans sont atteints), elle se soigne à domicile. Seul 1% a besoin d’être hospitalisé : nourrisson fragile, prématuré, enfant atteint d’une maladie chronique, respiratoire ou d’une malformation cardiaque. Celui qui fait plusieurs bronchiolites est à surveiller car il risque de devenir asthmatique.

 

La «gastro»: on l’apprivoise

À son propos le terme d’épidémie n’est pas galvaudé car, dans 90% des cas, la gastro-entérite hivernale est due à un virus ravageur, rotavirus principalement. Les autres responsables sont des bactéries (Escherichia coli ou salmonelle par exemple) ou des parasites. Quel que soit le fauteur de troubles, il déclenche une inflammation aiguë de la muqueuse du tube digestif. Ses effets sur l’estomac (pour gastro) et l’intestin (pour entérite) sont immédiats : diarrhée aiguë, nausées, vomissements, crampes abdominales. Des manifestations aussi soudaines que violentes qui mettent littéralement à terre. La déshydratation est la principale complication à craindre chez le tout-petit, la personne âgée ou immunodéprimée. Toutes les générations sont touchées tant les occasions de contracter ce virus très contagieux et résistant ne manquent pas. La transmission s’opère aisément par les mains sales, l’eau souillée, les aliments contaminés, le contact direct avec un malade. Virale, la gastro dure en moyenne trois jours ; bactérienne ou parasitaire, jusqu’à deux semaines. 

◊ Prévention. On évite de propager le virus ou d’être contaminé en appliquant une hygiène stricte de ses mains, de son lieu de vie, de travail, de la lunette des WC. C’est le leitmotiv des épidémies hivernales.

◊ Traiter. En premier lieu : boire beaucoup (eau sucrée, salée, bouillon de légumes) pour compenser la perte hydrique. En automédication, l’amélioration du confort intestinal est obtenue par l’association de ralentisseurs du transit, d’antisécrétoires, de pansements, adsorbants et protecteurs de la muqueuse (Carbosylane®, Smecta®). Ce qui diminue les symptômes de diarrhée aiguë, les ballonnements et les douleurs. En aromathérapie, les huiles essentielles d’origan et de cannelle sont antiseptiques. En homéopathie, prendre quelques gouttes de L107® (Lehning) après chaque selle liquide.

En parallèle : des probiotiques pour restaurer la flore intestinale mise à rude épreuve. Les souches les plus actives sont les levures vivantes Saccharomyces boulardii (Ultra-Levure®) ou, toujours vivantes mais déshydratées, Saccharomyces cerevisiae, renforcées par du charbon activé (Carbolevure®), et les lactobacilles (Lactibiane®, Bioprotus Intégral® bio…). Une cure de probiotiques est très indiquée aussi en cas de bronchite ou sinusite nécessitant une antibiothérapie, souvent néfaste au microbiote intestinal.