Homéopathie et insomnie, une belle alliance ?

Certaines souches d’homéopathie apportent des réponses contre les troubles du sommeil, notamment en apaisant l’anxiété. Lesquelles vous correspondent ? Réponses avec le Dr Jacques Pieri.

 

Difficultés à s’endormir, réveils aux petites heures du matin, sommeil agité… 62% des Français rencontrent un trouble du sommeil1, ce qui provoque somnolence, irritabilité et difficultés de concentration le lendemain. « L’homéopathie apporte des réponses intéressantes, explique le Dr Jacques Pieri, médecin homéopathe à Paris (9e), en traitement de fond comme en traitement des symptômes ». Pas d’accoutumance, pas d’effets secondaires : et si on tenait la clé de nuits paisibles ?

 

Définir le profil homéopathique de la personne insomniaque

Comme dans toute démarche homéopathique, il convient de définir le type sensible de la personne. « En effet, quelle que soit son type d’insomnie, elle est la décompensation de son identité et de son terrain homéopathique », précise le Dr Pieri. Pour des traitements de fonds, il faut prendre en compte le comportement de la personne, son caractère et ses antécédents pour la soigner de façon efficace : ce profil homéopathique sert de base ensuite, que ce soit pour soigner l’eczéma, la constipation ou les troubles du sommeil. « On sera plutôt sur des dilutions 7 ou 9 CH pour traiter les problèmes de sommeil, qui sont de l’ordre de l’esprit ».

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Du café contre l’agitation du soir

« Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez les personnes en hyperidéation, dont l’esprit est très excité le soir. L’homéopathie repose sur le fait d’administrer une substance toxique qui, à dose infime, provoque l’effet inverse de celui qu’elle aurait à haute dose. Le café apporte donc de l’apaisement à ces grands agités qui n’arrivent pas à s’arrêter », explique Jacques Pieri. Ainsi, 5 granules de Coffea Cruda avant le coucher calmeront la profusion d’idées que vous ne parvenez pas à endiguer.

 

L’arsenic en homéopathie contre l’anxiété

L’anxiété constitue un terreau idéal pour l’insomnie. « Pour les grands anxieux, l’arsenic sera un très bon remède contre l’anxiété du soir qui empêche de s’endormir », sourit le Dr Pieri. Trois granules d’Arsenicum Album 9CH avant le coucher soulageront l’agitation qui en découle. Signalons au passage qu’Arsenicum Album est indiqué pour soigner les trois A : Agitation, Anxiété, Asthénie, mais il est recommandé de prendre un avis médical au préalable.

Trouble du sommeil provoqué par la tristesse ou l’émotivité

« Pour les personnes qui éprouvent des sentiments de grande tristesse teintée d’anxiété, au moment du coucher, je recommande Ambra Grisea ». La posologie ? Trois granules au coucher en 7CH, voire même en 5CH si on a eu une mauvaise nouvelle dans la journée. « On peut aussi être amené à prescrire du Rhodondendron chrysanthum comme remède à la grande émotivité » ajoute le Dr Pieri. Ce médicament en général envisagé pour traiter des douleurs et névralgies aggravées par une atmosphère électrique régule l’émotivité et favorise ainsi l’endormissement.

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Traitement des réveils et sursauts nocturnes, syndrome des jambes sans repos

« Pour les gens qui ont des sursauts nocturnes ou des crampes, ou même le syndrome des jambes sans repos, je préconise la ciguë ». Cituta Virosa, préparée à partir de la racine fraîche de la ciguë vireuse, traite les spasmes et les convulsions. « En fonction des profils homéopathiques, le zinc (Zincum Metallicum) s’avère aussi efficace, tout comme le cuivre (Cuprum Metallicum) contre les crampes. Quant aux habitués des réveils nocturnes, je conseille le Fagopyrum Esculentum, un remède qui agit sur la deuxième partie de la nuit ».

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Pas de miracle de l’homéopathie sur l’insomnie

Mais le Dr Pieri avertit : « L’homéopathie seule ne peut pas tout, il faut prendre en compte le patient dans sa globalité, et faire le point sur ses habitudes et son hygiène de vie. Faire du sport régulièrement, proscrire les écrans après le dîner chez les enfants et les adolescents, se coucher à heure fixe, dîner léger… sont autant de bonnes habitudes à prendre ou reprendre pour faciliter l’endormissement. »

Combien de temps doit durer le traitement homéopathique ? « Selon la nature des troubles du sommeil et le profil des patients, il est possible de cumuler deux voire trois souches sans problème. On part sur un traitement de fond de trois mois, et si cela ne marche pas au bout d’un mois, on réajuste. Après ces trois mois, le patient utilise l’homéopathie uniquement lorsque les troubles réapparaissent.

Un dormeur averti en vaut deux : si vous vous reconnaissez dans ces différents symptômes, prenez rendez-vous avec un homéopathe pour établir votre profil homéopathique qui vous prescrira le traitement le plus adapté à votre cas.

Merci au Dr Jacques Pieri, médecin homéopathe (Paris 9e) pour son éclairage.

  1. Enquête réalisée par BVA pour l’INPES en 2008 sur 1004 adultes de 25 à 45 ans représentatifs de la population française.

Recette de coquillettes sautées à la poêle aux courgettes, tomates et basilic

 

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes

 

Les ingrédients pour 4 convives

Coquillettes : 400 grammes
Courgettes : 2
Tomates cocktail : 5
Oignons jaunes : 2
Branches de basilic frais : 2
Œuf entier : 1
Parmesan : 50 grammes
Crème fraîche épaisse : 20 centilitres
Huile d’olive vierge extra : 3 cuillères à soupe
Sel et poivre du moulin

La préparation

1/ Émincez finement vos oignons et faites-les blondir à feu doux dans une poêle.

2/ Rincez les courgettes sans les éplucher pour garder les vitamines, et coupez-les en petits cubes.

3/ Faites bouillir de l’eau pour les pâtes, et profitez-en pour peler les tomates (pour les novices : faites une croix au couteau de cuisine au sommet de la tomate, plongez-la 30 secondes dans l’eau bouillante puis pelez-la délicatement, la peau se détache toute seule).

4/ Lancez la cuisson de vos pâtes.

5/ Quand vos oignons sont fondants, ajoutez les dés de courgette et faites revenir quelques minutes jusqu’à ce qu’ils soient colorés tout en restant un peu croquants.

6/ Pendant ce temps, concassez les tomates, rincez et ciselez le basilic, mélangez l’ensemble et réservez au frais.

7/ Mélangez la crème fraîche avec votre œuf, ajoutez le parmesan finement râpé au préalable, et mélanger.

8/ Égouttez vos coquillettes, et ajoutez-les à vos courgettes et oignons dans la poêle. Mélangez bien et laissez revenir quelques minutes à feu doux.

9/ Dans un grand saladier, versez vos pâtes, ajoutez la crème et l’œuf, et enfin le mélange de tomates basilic. Mélangez bien, et servez aussitôt ! Les pâtes n’attendent pas.

Recette Tagliatelle au parmesan et aux gambas

Direction l’Italie avec cette recette de pâtes parfaites pour vos dîners entre amis.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes

 

Les ingrédients pour 6 convives

Tagliatelle fraîches : 400 grammes
Gambas crues : 1 kilo
Parmesan râpé : 100 grammes
Ail : 3 gousses
Oignon jaune : 2
Crème fraîche liquide : 20 cl
Persil plat : 4 branches
Piment de Cayenne : 1 cuillère à café
Tomates grappe : 2
Pignons de pin grillés : 1 cuillère à café
Huile d’olive : 5 cuillères à soupe
Sel et poivre du moulin : à votre goût

La préparation

1/ Faites cuire les pâtes dans l’eau bouillante, salée et avec un filet d’huile d’olive puis égouttez-les.

2/ Décortiquez les gambas en conservant la queue et réservez.

3/ Découpez et épépinez les tomates avant de la réduire en petits cubes. Ciselez finement le persil.

4/ Émincez finement les oignons et les gousses d’ail, puis faites-les revenir à la poêle dans l’huile d’olive. Ajoutez les gambas après quelques minutes et faites rissoler 2 à 3 minutes, puis réservez.

5/ Dans une autre poêle, faites griller les pignons de pin dans une petite cuillère d’huile d’olive.

6/ Dans la poêle, ajoutez les tomates et laissez cuire 5-6 minutes à couvert, avant de remettre les gambas et d’ajouter la crème liquide. Laissez frémir 1 à 2 minutes, puis ajoutez le persil ciselé, et enfin, les pâtes.

7/ Laisser chauffer 2 minutes, puis retirez du feu et saupoudrez de pignons de pin, de parmesan et de piment de Cayenne. Servez aussitôt et dégustez bien chaud.

Salade de pâtes façon italienne à la mozzarella et aux olives

Une recette multicolore et parfumée qui vous emmène direct sous le soleil de l’Italie.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : environ 10 minutes selon les pâtes

 

Les ingrédients pour 6 convives

Pâtes courtes (fusilli ou rigatoni) : 600 grammes
Tomates cerise : 200 grammes
Mozzarella di buffala : 400 grammes
Ail : 1 gousse
Olives dénoyautées : 80 grammes
Estragon et / ou persil plat : 10 grammes
Huile d’olive : 4 cuillères à soupe
Basilic : 2 branches ciselées
Vinaigre balsamique : 1.5 cuillère à soupe
Sel et poivre du moulin

La préparation :

1/ Faites bouillir de l’eau et ajoutez une pincée de gros sel et un filet d’huile d’olive juste avant de rajouter les pâtes. Laissez cuire le temps indiqué sur le paquet et sortez du feu lorsqu’elles sont al dente (encore légèrement fermes). Passez-les sous l’eau froide pour arrêter la cuisson et éviter qu’elles ne collent.

2/ Émincez vos gousses d’ail très finement, rincez puis ciselez votre basilic, et réservez.

3/ Égouttez la mozzarella, et tranchez-la en en petits morceaux.

4/ Rincez vos tomates cerises et coupez-les en 4 pour obtenir de petits morceaux bien croquants.

5/ Coupez vos olives en petites rondelles.

6/ Dans un bol, préparez la vinaigrette en mélangeant l’huile d’olive et le vinaigre. Ajoutez l’ail, le basilic et votre mélange de persil & estragon. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

7/ Dans un saladier, versez les pâtes, puis les tomates, puis la mozzarella, en mélangeant doucement. Ajoutez les olives, puis la vinaigrette. Dégustez bien frais !

 

Finissez-en avec les relations toxiques !

Êtes-vous victime, bourreau ou sauveur ?

Où vous situez-vous dans le triangle de Karpman qui décrypte nos motivations inconscientes ? Découvrez-le.

Dans nos relations quotidiennes aux autres, nous sommes souvent pris au piège de comportements répétitifs, qui s’enclenchent de manière inconsciente et nous enferment dans des schémas où nous jouons un rôle qui bien souvent nous apporte plus de frustration que de satisfaction, et peut déboucher sur des situations de harcèlement. Le psychologue américain Stephen B. Karpman a travaillé sur un modèle de détection et d’analyse des jeux psychologiques, et identifié trois rôles qui structurent le « triange de Karpman » : la victime, le bourreau et le sauveur. Christel Petitcollin, psychologue, a écrit un ouvrage qui décrypte les ressorts de ces rôles et propose des solutions pour en sortir. Alors, quel personnage êtes-vous ?

 

À lire

À lire

Victime, bourreau ou sauveur, sortir du triangle dramatique

VICTIME, BOURREAU OU SAUVEUR, SORTIR DU TRIANGLE DRAMATIQUE, de Christel Petitcollin, éditions Poche Jouvence, 160 pages, 8.70 €.

1.Adolescent, lorsque vous parents vous demandaient d’interrompre votre activité du moment pour mettre la table
2.Sale journée au boulot, vous avec un coup de blues et appelez votre meilleur ami / conjoint. Votre conclusion de la conversation :
3.Un proche se confie à vous sur ses problèmes de couple. Votre première réaction :
4.Une collègue se plaint devant vous de ne pas avoir eu de prime de fin d’année. Vous lui répondez :
5.Vous avez passé votre samedi à ranger la maison, et le dimanche soir, votre famille a tout remis sens dessus dessous, sans se soucier de ranger.
6.Au restaurant, le serveur s’est trompé dans votre commande.
7.A Noël, votre frère vous offre un cadeau qui vous déplaît fortement.
8.Vous offrez un cadeau d’anniversaire à votre frère qui ne lui plaît pas, et il vous le fait savoir.
9.Au supermarché, à la caisse, la dame devant vous a décidé de payer ses courses en pièces de 50 centimes.
10.Dans la rue, un couple qui se dispute vous barre le chemin.

Les bons gestes pour entretenir son appareil orthodontique

« Comment entretenir un appareil dentaire pour éviter les irritations ou les blessures ? » Nathan, 49 ans.

 

Qu’il s’agisse de prothèses dentaires ou de bagues orthodontiques – dont le port, fréquent chez les enfants, s’étend aux adultes – une hygiène bucco-dentaire rigoureuse est primordiale.

Brossage quotidien de son appareil dentaire

Les prothèses fixes (couronnes, implants, facettes…) doivent être nettoyées au moins deux fois par jour selon les mêmes techniques que celles des dents naturelles. Un hydropulseur à jet réglable ou des goupillons interdentaires sont utiles pour les zones difficiles d’accès.

 À lire aussi : Comment nettoyer les dents de votre bébé ?

Un nettoyage en deux temps de son appareil orthodontique

Le brossage des prothèses amovibles se fait à l’aide d’une brosse spéciale double implantation ou double tête (Bony Plus, Gum Prothèse, Inava, Papilli) et du savon ou un nettoyant spécifique. À compléter par un trempage, pendant une dizaine de minutes ou toute la nuit, dans une solution de nettoyage (Bactident, Corega, Fittydent, Polident, Stéradent). Disponibles sous forme de poudres ou de comprimés effervescents, pour la plupart composés de peroxyde alcalin, les produits sont purifiants, désinfectants et détartrants. Il faut bien rincer et brosser la prothèse avant de la remettre en place ou la déposer dans un verre d’eau en attendant. Le séchage à l’air libre peut la déformer.

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Opération fixation des prothèses dentaires

La fixation des prothèses amovibles est améliorée avec des produits spécifiques sous forme de poudres, de crèmes ou de languettes (Bonyf, Corega, Fixodent Pro, Polident, Stéradent). Leur adhérence est plus ou moins forte. Ils doivent être éliminés à chaque nettoyage de l’appareil et réappliqués avant sa mise en place.

L’entretien de la prothèse ne doit pas faire oublier le nettoyage des gencives et des dents naturelles.

 Adultes et enfants, même combat

Pour les personnes suivant un traitement orthodontique, il est conseillé d’utiliser une brosse à dents spéciale (Butler, Fluocaril, Inava, Oral B) dont les brins peuvent passer sous les bagues. On peut lui associer des brossettes spéciales interdentaires.

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Fibrome utérin, ce grand inconnu qui touche une femme sur 10

Règles douloureuses, gros ventre : faites connaissance avec le fibrome utérin et ses symptômes pour ne pas passer à côté d’un diagnostic.

 

Avez-vous déjà entendu parler du fibrome utérin ? Oui, bien sûr. Mais savez-vous en quoi elle consiste exactement ? Hum, pas vraiment en fait. Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul dans ce cas. Lorsqu’on parle de fibrome utérin, la grande majorité des femmes disent connaître la maladie. Si on pousse un peu plus loin, on découvre que moins de 50% d’entre elles savent l’expliquer, et que 62% estiment que c’est une maladie grave, qui peut même évoluer en cancer pour 41% d’entre elles. Autant dire qu’elles ne sont pas très au fait.

 

Le fibrome utérin, cette tumeur bénigne

Cette maladie touche une femme sur 10 en âge de procréer1, et est 2 à 3 fois plus fréquentes chez les femmes d’origine afro-antillaise. Elle peut occasionner des règles douloureuses et abondantes, une grosseur au niveau du ventre et des crampes. Ce tableau évoque celui de l’endométriose, mais c’est autre chose. Quoi alors ?

Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes situées sur la paroi de l’utérus, isolées ou groupées, d’une taille qui va de celle d’un petit pois à celle d’une balle de tennis. Le terme « tumeur » explique l’analogie fréquente avec le cancer, mais les fibromes, aussi appelés myomes, sont bénins. Ils apparaissent en général après 30 ans, et concernent 20 à 40% des femmes : c’est d’ailleurs la tumeur bénigne féminine la plus fréquente. S’il est établi que l’hérédité mère / fille joue un rôle dans le développement d’un fibrome, tout comme l’obésité et la sédentarité, les causes de la mutation d’une cellule de la paroi utérine et sa multiplication incontrôlée restent floues.

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Gros ventre, règles abondantes : les symptômes du fibrome utérin

Parmi les femmes touchées, 8 à 10% des femmes de 30 à 55 ans souffrent de symptômes qui peuvent être très gênants1 : saignements abondants les empêchant de s’habiller en couleurs claires ou en jupe de peur de se tacher, douleurs, crampes, ballonnements… La méconnaissance de la maladie fait que beaucoup ne pensent pas à consulter pour ces symptômes, acceptant leur douleur comme « normale », et faisant partie de la vie d’une femme.

 À lire aussi : Fiche santé sur les symptômes du fibrome utérin

 

Quelles sont les complications possibles ?

Dans la majorité des cas, les fibromes sont asymptomatiques et passent inaperçus. Comme leur croissance dépend de la production d’œstrogènes, ils peuvent se développer dans les années qui précèdent la ménopause, et se résorbent ensuite d’eux-mêmes avec la diminution de la production d’œstrogènes. Mais parfois, leur taille ou leur positionnement bloque les trompes de Fallope ou empêche la nidation de l’embryon, entraînant une infertilité ou des fausses couches pendant la grossesse. Un fibrome de taille importante peut comprimer les organes voisins et provoquer une rétention d’urine, ou de la constipation. Les règles hémorragiques provoquent aussi des anémies chez les femmes subissant ce symptôme, sans parler de la difficulté à mener une vie normale lorsque les règles sont accompagnées de douleurs aigues.

 À lire aussi : Zoom sur les causes de l’infertilité

 

Existe-t-il des traitements au fibrome utérin ?

Si le fibrome n’est pas trop gros, la pose d’un stérilet libérant un progestatif permet de diminuer les saignements. Des traitements hormonaux ou des anti-inflammatoires visant à réduire les douleurs et saignements peuvent être aussi proposés aux femmes, mais la chirurgie est la seule solution définitive en cas de fibrome gênant, qui sera envisagée selon l’âge des patientes, la gravité des symptômes, leur volonté d’avoir ou non des enfants, etc.

 

Un site dédié au fibrome utérin pour informer les femmes

Afin d’aider les femmes à reconnaître les signes qui font penser à un fibrome utérin et comprendre la prise en charge de la maladie, le site actionfibrome.fr a été conçu avec des médecins et apporte des conseils pratiques et des informations scientifiques claires et accessibles.

 

  1. Fernandez H. et al., Prévalence du fibrome utérin en France et impact sur la qualité de vie à partir d’une enquête menée auprès de 2 500 femmes de 30 à 55 ans, J Gynecol Obstet Biol Reprod, 2014 ; 43, 721-727

Quand les pâtes se cuisinent à toutes les sauces

Tagliatelle, coquillette ou salade de pâtes, revisitez ce basique de la cuisine italienne avec ces recettes savoureuses.

 

La légende dit que le grand navigateur italien Marco Polo ramena les pâtes dans son pays natal après son voyage en Chine, mais en réalité, les pâtes existent depuis le néolithique, lorsque les chasseurs-cueilleurs apprirent l’art des cultures et de la domestication des animaux. Ils inventèrent alors la mouture du blé, la confection de la pâte avec de l’eau, cuite ensuite sur des pierres brûlantes.

Les pâtes sèches furent inventées par les nomades arabes, qui ne disposaient pas d’assez d’eau pour cuisiner des pâtes chaque jour. Dans des écrits datant du Xe siècle avant J.-C., on apprend que les Grecs consommaient déjà des pâtes, et l’empereur Cicéron mentionne avec passion dans ses écrits le « laganum », une recette qui fait alterner une couche de pâte et une couche de viande, ancêtre des lasagnes…

Bref, autant dire qu’entre les pâtes et nous, c’est une histoire qui dure et qui n’est pas prête de s’arrêter. Les pâtes sauvent nos dimanches soirs de disette, rendent heureux les enfants, se marient à merveille avec des sauces élaborées dont elles subliment la finesse, se déclinent en gratin, en salades, chaudes ou froides : on ne peut que les aimer.

Découvrez nos recettes savoureuses :

Être un enfant surdoué : la tuile (pour eux) ?

Les petits surdoués sont parfois difficiles à repérer, en raison des difficultés scolaires ou sociales que peut générer leur grande précocité. Comment identifier un enfant précoce, et ensuite l’accompagner ?

 

Parfois, voire souvent, toute subjectivité parentale mise à part, vous vous dites que votre rejeton est quand même sacrément doué en quelque chose, voire en tout, et qu’il vous semble bien en avance pour son âge, même si son comportement vous déroute parfois. Un jour que du haut de ses 4 ans et demi, il a compté jusqu’à 1 357 pour passer le temps dans les bouchons, ou qu’il a reproduit à l’oreille la Sonate au clair de Lune sur son mini xylophone, vous osez vous poser la question : et s’il était surdoué ?

 

Définition d’un enfant surdoué

Il existe plusieurs types de précocité, qui se manifeste parfois dans un seul domaine (musique, langage, etc…) ou plusieurs domaines, avec des signes extérieurs très différents selon les enfants. Être le premier de sa classe ne signifie pas forcément que l’on est un surdoué, tout comme être le dernier qui roupille près du radiateur cache parfois une intelligence hors du commun… qui justement, ne trouve aucun intérêt dans les enseignements qu’on lui propose.

On parle officiellement de précocité intellectuelle lorsque le QI (quotient intellectuel total) mesuré lors d’un test standardisé réalisé par un psychologue professionnel dépasse 130. Les études menées sur le sujet montrent qu’il y a autant de garçons que de filles intellectuellement précoces, et qu’ils proviennent de tous les milieux sociaux. Les Américains leur donnent le nom de « gifted childen » (enfants gâtés, en traduction littérale), mettant l’accent sur leur différence plutôt que sur leur supériorité.

 

Reconnaître un enfant précocement intellectuel

Même si tous les enfants sont uniques et présentent des profils différents, on observe des caractéristiques récurrentes chez une majorité de jeunes surdoués : hypersensibilité aux stimuli sensoriels, grande faculté d’attention et de captation des détails, mémoire à court et long terme plus importante que leurs camarades, capacité de raisonnement supérieur à leur âge, précocité de l’apprentissage du langage et variété du vocabulaire… voilà pour les aspects positifs.

Mais la précocité s’accompagne aussi de difficultés assez courantes : désintérêt pour les apprentissages laborieux, difficulté à canaliser leurs émotions en raison de l’intensité des ressentis, dyssinchronies (concept posé par le psychologue Jean-Claude Terrassier) entre le fonctionnement intellectuel et les ressources affectives qui entraînent de l’anxiété, susceptibilité, tendance à rêvasser lorsque l’intelligence n’est pas suffisamment sollicitée, impatience, décalage par rapport aux enfants du même âge qui peut conduire à une exclusion sociale… la vie des petits surdoués est loin d’être simple, et nombreux sont ceux qui rencontrent des difficultés dans leur parcours.

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Les différents profils d’enfants surdoués


Afin d’accompagner chacun dans le développement de son potentiel exceptionnel, les deux chercheurs américains George Betts et Maureen Neihart ont établi en 1988 une « classification » des profils d’enfants et d’adolescents à haut potentiel, qui offrent des repères encore utilisés aujourd’hui. Un enfant rentre rarement dans une seule case, il présente plutôt un profil dominant complété de caractéristiques issues d’autres profils. En voici un bref aperçu :

  • Type 1 : l’enfant brillant, performant, qui réussit bien à l’école, apprend et écoute bien. Conformiste, perfectionniste, il a peur de l’échec et a besoin de l’approbation d’autrui. La satisfaction des demandes des adultes l’emporte sur l’ennui qui peut en découler : il rencontre donc peu de difficultés scolaires ou sociales. Il a besoin d’être stimulé par des challenges, d’être encouragé à développer sa créativité, et qu’on le pousse à sortir de sa zone de confort afin de développer pleinement son potentiel.

 

  • Type 2 : l’enfant autonome a confiance en lui et en ses capacités. Ambitieux, il dispose d’une bonne capacité de résilience et est à l’aise en société. Très indépendant, il cherche le challenge et sait se fixer ses propres objectifs, sans se soucier de l’opinion d’autrui. Il sait défendre ses convictions et se montre créatif. Ce type d’enfant a surtout besoin d’être accompagné sur le long terme dans le développement de son intelligence, et éventuellement d’être guidé pour apprendre à travailler en équipe.

 

  • Type 3 : l’enfant inhibé manque de confiance en lui, réprime ses émotions, rejette les challenges par peur de l’échec et nie son talent. Déconnecté des autres enfants, il est souvent perçu comme timide. Il a besoin d’être poussé au sein d’un environnement rassurant et accueillant à s’exprimer, à nouer des contacts avec les autres, afin de mieux se connaître et développer ses qualités exceptionnelles.

 

  • Type 4 : l’enfant décrocheur, avec des troubles du comportement, est souvent un enfant surdoué qui n’a pas été détecté assez tôt et se sent rejeté, inadapté (ceux qui ont vu Will Hunting reconnaîtront le personnage de Matt Damon, et les autres s’empresseront de découvrir cet excellent film). Il a développé au fil des années de la rancœur qui nourrit une colère qui semble sans fond contre ses parents, ses enseignants, ses pairs. Il provoque des crises, travaille de manière inégale et trouve l’école inintéressante voire hostile. Il réagit soit en perturbant la classe, soit en ronflant près du radiateur. En effet, le système scolaire ne répond pas aux besoins de ces enfants, dont l’anxiété et l’amertume nécessitent une figure forte qui va leur donner le sentiment, enfin, qu’ils sont reconnus, considérés et aidés. Un enseignement spécifique, par exemple une école pour enfants surdoués, avec de petits effectifs, peut entraîner de spectaculaires améliorations. Les parents confrontés à ce type de personnalité ne doivent pas tenter de les gérer seuls, la famille dans son ensemble a besoin d’être entourée de professionnels.

 

  • Type 5 : l’enfant provocateur et extraverti se caractérise par une très grande sensibilité, une créativité affirmée nourrie par une forme de pensée résolument divergente par rapport à la normale. Cela se traduit par une grande impulsivité et spontanéité, voire un manque de tact, une remise en question de l’autorité et des règles, bref, un profil peu apprécié des professeurs dont il perturbe la classe et qu’il remet parfois ouvertement en question. Cet anticonformiste a besoin d’un cadre bienveillant et tolérant pour apprendre à être plus flexible, à se connecter aux autres tout en laissant libre cours à sa créativité et son sens de l’humour très affûté.

 

  • Type 6 : l’enfant « à double étiquette » ou double casquette est un enfant dont le potentiel est masqué par un handicap physique ou émotionnel (syndrome d’Asperger, par exemple). En découlent une grande frustration, une faible estime de soi, une faible réussite malgré de grands efforts, de la lenteur dans son travail, qui s’avère souvent peu consistant. On les trouve souvent « bizarres ». Pour apprendre la persévérance et développer leurs qualités, ces enfants ont besoin d’adultes qui dépassent la vision de leur handicap pour déceler leur précocité et stimuler leurs points forts, au sein d’un environnement adapté à leurs besoins.
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Comment détecter un enfant surdoué ?

Les parents qui décèlent un décalage important entre les aptitudes de leur enfant et celles d’autres enfants du même âge peuvent s’en ouvrir à son enseignant s’il est déjà scolarisé, ou au pédiatre qui le suit. Ils seront ensuite orientés vers les référents « précocité » mis en place dans les académies, ou vers des psychologues formés pour détecter puis accompagner ces enfants dans le développement de leurs grandes qualités. Nombre d’entre eux avertissent les parents sur la question du saut de classe, qui ne constitue pas forcément une réponse adaptée à la précocité. La maturité émotionnelle ne se développe pas au même rythme que l’intellect, décalage douloureux lorsque les enfants se retrouvent entourés par des camarades qui ont deux ou trois ans de plus qu’eux. Quel que soit le profil de l’enfant surdoué et l’accompagnement adapté à ses besoins, les parents auront besoin de toute leur bienveillance et leur patience pour le guider dans le développement et la maîtrise de ses qualités, en gardant à l’esprit que sa réussite n’est pas acquise, bien au contraire.

Le sujet vous intéresse ? L’ Association française pour les enfants précoces organise des conférences et rencontres tout au long de l’année, et l’Association Nationale pour les enfants intellectuellement précoces accueille et accompagne les familles.

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L’endométriose continue à progresser

4 à 6 millions de Françaises sont concernées par la maladie : le centre de l’endométriose, à Paris, se consacre exclusivement à l’accompagnement des malades.

 

L’endométriose, pathologie des parois utérines, touche environ 15 % des femmes en âge de procréer, un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Il y a 10 ans, le centre hospitalier Saint Joseph, à Paris, créait le Centre de l’Endométriose, qui fête ce mois-ci une décennie d’accompagnement des malades pour raccourcir les délais de diagnostic, et mettre une prise en charge adaptée à chacune, alors que la durée moyenne de diagnostic se situe entre 6 et 10 ans… Un véritable calvaire pour les patientes. Le centre fait partie de l’association RESENDO, qui réunit des spécialistes désireux d’accompagner au mieux les patientes à la recherche d’une écoute.

Plus d’informations sur : www.resendo.fr

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