8 aliments spécial détox

Nettoyage du foie, décrassage des cellules… : découvrez les aliments et boissons detox qui aident le corps à faire le grand ménage !

 

Changement de saison, fatigue, teint et cheveux ternes, période de stress, douleurs musculaires, troubles intestinaux… Ralenti par les toxines qui s’accumulent, votre corps a besoin d’un grand coup de propre et d’un bon nettoyage des cellules. Sans aller jusqu’au jeûne, plébiscité par les adeptes de la detox en profondeur, augmenter la part de certains aliments dans votre ration quotidienne apporte une aide bienvenue à votre organisme encrassé comme un vieux moteur diesel. On vous présente les super alliés d’une session détox réussie.

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1 – Le jus de bouleau

Obtenu à partir des feuilles de bouleau, qui contiennent des oligoéléments et des flavonoïdes, le jus de bouleau est reconnu pour ses nombreux bienfaits. Il stimule les fonctions d’élimination de l’organisme, et est réputé pour ses vertus diurétiques et détoxifiantes. L’idéal pour garder la pêche toute l’année ? Effectuer une cure en buvant du jus de bouleau dilué dans un verre d’eau chaque matin pendant trois à quatre semaines au moment des changements de saison.

 

2 – Le radis noir

Sous ses dehors austères et son intense goût poivré, le radis noir cache bien des qualités. Il contient des vitamines C et B9, du calcium, du potassium, mais aussi et surtout des glucosinolates, aux propriétés détoxifiantes, et des polyphénols antioxydants. Il stimule le fonctionnement du foie et l’aide à éliminer alcool et toxines. Un bon copain à avoir sur la table lors d’un apéro arrosé !

 

3 – L’eau bicarbonatée

Le bon réflexe à avoir, lorsqu’on se sent lourd, fatigué, ralenti, c’est d’augmenter sa ration d’eau, qui nettoie, purifie et aide à évacuer les déchets de l’organisme. Thé, bouillon, nature, variez les plaisirs pour arriver à boire entre 1.5 et 2 litres par jour. Les lendemains de fête, mélangez dans un grand verre d’eau une cuillère à café de bicarbonate de soude, qui facilite la digestion et calme les aigreurs d’estomac.

 

4 – L’artichaut

Puissant détoxifiant, les vertus dépuratives de l’artichaut sont connues depuis l’Antiquité. Il stimule la production de bile, qui améliore la digestion et favorise l’évacuation des toxines. Il fait baisser la quantité de mauvais cholestérol au profit du bon, et les antioxydants qu’il contient préviennent l’apparition de cancers et ralentissent le vieillissement des cellules. Un allié de choc donc !

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5 – La betterave

Le jus de betterave a de nombreuses vertus, dont celle d’améliorer l’absorption de l’oxygène par le sang, qui élimine ainsi plus facilement les déchets. La betterave contient de la bétaïne, qui stimule les cellules du foie et les aide à mieux filtrer les substances toxiques présentes dans l’organisme (pesticides, alcool, médicaments…), ainsi que de nombreux antioxydants, précieux dans la lutte contre l’apparition de certains cancers et le vieillissement cellulaire.

 

6 – Le citron

Dans la bande des aliments detox, le citron figure dans le peloton de tête. Aliment alcalin, il rééquilibre l’acidité du corps et améliore la qualité du sang. Il aide à éliminer les toxines et graisse stockées dans l’organisme, contient du potassium aux vertus diurétiques, et de la vitamine C pour renforcer notre système immunitaire. A consommer en jus fraîchement pressé pour profiter pleinement de tous ses bienfaits !

 

7 – Le chou sous toutes ses formes

Brocoli, chou-fleur, chou kalé, chou de Bruxelles & cie : tous les choux contiennent un max d’antioxydants, qui préservent l’organisme du vieillissement, et leur composition soufrée facilite l’élimination des toxines par le foie. On les mange crus ou cuits (pas trop longtemps) à la vapeur pour profiter pleinement de leurs bienfaits.

 

8 – L’ail

Comme le chou, il renferme du soufre, qui booste la production des globules blancs chargés de l’évacuation des toxines. Puissant antibiotique naturel, l’ail agit comme un régulateur de la pression artérielle et réduit le niveau de mauvais cholestérol. Il stimule aussi la production d’insuline par le pancréas, ce qui réduit le niveau de sucre dans le sang. On en glisse sans modération dans un maximum de plats !

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Les solutions à la presbyacousie

« Comment fonctionne notre système auditif ? Quel est l’intérêt des tests auditifs ? » Louis, 51 ans

 

Notre système auditif repose sur des mécanismes ingénieux. Tous d’abord, le pavillon sert d’intermédiaire entre le dedans et le dehors. Il capte les sons et les amène au tympan par le conduit auditif. L’audition est alors déclenchée grâce à la vibration de l’air se déplaçant sous la forme d’une onde. Puis les cellules sensorielles ciliées vont envoyer des décharges (influx nerveux) au cerveau via le nerf auditif. Le cerveau va alors interpréter les sons.

La presbyacousie, un phénomène normal

Pour autant, malgré sa sophistication, le système auditif ne filtre pas les ondes toxiques, et un brouhaha ambiant, par exemple, peut altérer progressivement la perception auditive. Le vieillissement provoque aussi la presbyacousie, la perte progressive de l’audition, que l’on constate surtout dans les fréquences élevées. L’idéal est de faire tester régulièrement son audition dès 50 ans grâce à des techniques simples et fiables.

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L’acuité auditive, garante du lien social

Deux tests complémentaires sont généralement pratiqués par le spécialiste ORL. L’audiométrie tonale porte sur la perception de sons purs, d’intensité croissante, transmis au patient à l’aide d’écouteurs. Elle mesure les pertes auditives aux fréquences perçues par l’oreille humaine. L’audiométrie vocale porte sur la perception de la parole. Elle mesure les difficultés à comprendre des listes de mots ou des phrases par le sujet, et permet ainsi d’évaluer la gêne sociale.

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Comment choisir une nouvelle activité sportive ?

Envie de vous (re)mettre au sport ou de changer d’activité sportive ? Découvrez les sports tendances du moment et celui qui vous correspond le mieux.

 

Que vos motivations soient esthétiques, santé ou les deux réunies, le constat est le même : pas question de faire l’impasse sur le sport cette année. A l’heure de valider l’inscription qui vous engage pour l’année se pose la question du choix : opterez-vous pour un sport qui a le vent en poupe, comme la zumba, l’aquabike et autres consorts, ou vous tournerez-vous vers une activité plus classique, comme l’équitation, le fitness ou la natation ?

 

Transpirer en étant tendance, la grande tendance

Entre les copines qui ne jurent plus que par la zumba, les copains devenus accrocs à leurs sessions de bloc (escalade sans harnais sur des murs de 3 mètres de haut environ), les collègues qui organisent un championnat interne d’Ultimate (sport collectif qui se joue avec un frisbee) et votre stagiaire qui vous vante les mérites de la Hoop-Dance (version 3.0 du hula hoop d’antan), vous ne savez plus à quel sport vous vouez pour cette rentrée.

Chaque année amène son lot de nouvelles disciplines, qui restent à la mode deux ou trois saisons, avant de céder la place aux suivantes. Quels sont les avantages de vous y mettre ? Vous aurez un sujet de conversation inépuisable lorsque vous indiquerez négligemment avoir débuté le double dutch (discipline consistant à sauter entre deux cordes à sauter), provoquant moult questions chez vos interlocuteurs sur ce sport acrobatique et les raisons de votre choix. Bref, vous serez hype, in, trendy, dans le vent, en plus d’être musclé et affûté. L’inconvénient principal : la ringardisation annoncée de votre nouveau dada. Qui se vante encore aujourd’hui de faire du patinage artistique, discipline phare des années 90 ? Autre souci : la difficulté à retrouver un cours si vous déménagez, et à pratiquer lorsque vous êtes loin de chez vous.

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Pourquoi certains sports sont-ils indémodables ?

Certaines disciplines, comme le fitness sous toutes ses formes, le tennis, la natation, le running ou le cycling tiennent le haut du pavé depuis des lustres, et continuent de séduire chaque année de nombreux adeptes. Pourquoi leur succès ne se dément-il pas ? Peu d’investissement en matériel, pas besoin de partenaire d’entraînement, les progrès sont rapides et visibles, ce qui fait du bien à notre ego et notre silhouette. La multiplicité des cours et des horaires les rend accessibles au plus grand nombre, partout, même pendant les vacances pour les plus mordus.

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Le cas particulier des pratiques douces

Le yoga et le Pilates ont le vent en poupe depuis plusieurs années, et ce n’est pas près de s’arrêter. Accessibles aux enfants comme aux seniors, leurs bénéfices sur la santé sont multiples : ils entretiennent la souplesse du corps, préservent les articulations, relâchent les tensions et favorisent la détente. Ils s’inscrivent dans la grande tendance du retour au naturel qui se déploie dans les sociétés occidentales depuis une bonne décennie, et attirent des gens en quête d’équilibre intérieur, qui veulent prendre soin de leur physique comme de leur psychisme.

 

L’assiduité, clé d’une pratique sportive efficace

Finalement, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse – au sens figuré bien entendu dans ce contexte. Pour votre santé, l’essentiel est de pratiquer une activité physique régulière, au moins une fois par semaine, idéalement deux ou trois.

Pour être pérenne, le choix de votre activité sportive de l’année doit tenir compte de votre état de forme physique (d’où partez-vous ?), votre disponibilité (week-end, soirées, tôt le matin), votre motivation (jamais sans votre partenaire ou plutôt solo du sport), et votre envie de progression. Une fois que vous aurez répondu honnêtement à toutes ces questions, à vous de transpirer !

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Lymphomes, des cancers moins connus

La Journée mondiale du Lymphome, le 15 septembre, est l’occasion de se pencher sur un genre de cancer dont on parle peu et qui, heureusement, se soigne de mieux en mieux.

 

Lymphomes, des cancers méconnus

En France, quelque 100 000 personnes*, enfants, adultes et seniors, souffrent d’un lymphome ; 18 000 nouveaux cas** sont enregistrés chaque année. C’est beaucoup plus que les leucémies. Pourtant les Français connaissent mal les lymphomes, qu’ils soient hodgkiniens ou non hodgkiniens (lire l’encadré). Si les médecins généralistes commencent à les connaître, il y encore des progrès à faire.

Deux catégories de lymphomes

Deux catégories de lymphomes

Les lymphomes hodgkiniens, appelés « maladie de Hodgkin » (du nom du médecin qui l’a identifiée le premier), constituent la forme la plus connue de ce cancer. Pourtant, elle ne représente que 15 % des lymphomes. La maladie touche tous les âges, mais surtout les jeunes adultes (15 à 30 ans) et les plus de 60 ans. On pense que le virus d’Epstein-Barr joue un rôle dans sa genèse.

Les lymphomes non hodgkiniens sont de loin les plus fréquents (près de 12 000 cas par an) et leur nombre augmente depuis plusieurs décennies, excepté chez les enfants. Cette hausse serait liée à l’exposition professionnelle aux radiations ionisantes, aux pesticides et aux produits dérivés de l’industrie pétrochimique, comme à certains virus et bactéries, des médicaments immunosuppresseurs, voire l’obésité… On distingue une trentaine de types différents, classés selon la nature des cellules concernées en lymphomes à cellules B (85 % des cas), T ou ni B ni T.

 

Résultat : le diagnostic de la maladie prend souvent plusieurs mois. Il faut dire que les symptômes ne sont pas spécifiques : démangeaisons, fatigue, fièvre, toux, sueurs nocturnes, amaigrissement… Ils évoquent toutes sortes de maladies, de la grippe à la toxoplasmose en passant par la mononucléose. Parfois, le cancer ne se manifeste par aucun signe et évolue en silence pendant des années. Ces symptômes généraux n’empêchent pas d’accomplir ses activités quotidiennes et n’inquiètent pas beaucoup. C’est là tout le danger car une détection tardive a un gros impact sur le pronostic de la maladie.

Les lymphomes sont des cancers du système lymphatique, lequel participe aux réactions de défense immunitaire de l’organisme grâce à la production et à la circulation de certains globules blancs, les lymphocytes.

Le système lymphatique comprend un réseau de vaisseaux véhiculant un liquide, la lymphe. Dans le lymphome, des globules blancs anormaux se multiplient de manière anarchique et s’accumulent dans les organes dits lymphatiques : les ganglions surtout, mais aussi dans la muqueuse intestinale par exemple.

* d’après l’institut Paoli Calmettes
** d’après www.invs.sante.fr

Un kit d’informations sur les lymphomes pour les professionnels de santé

Un kit d’informations sur les lymphomes pour les professionnels de santé

En 2017, France Lymphome Espoir met à disposition des médecins – et des autres professionnels de santé – un kit d’information accessible sur simple demande à l’adresse suivante : infos@francelyphomeespoir.fr

Ce Kit a pour but d’accompagner notamment les généralistes qui sont à l’origine de 46,4 %* des diagnostics de lymphome. Mais selon France Lymphome Espoir toujours, seuls 60 % ont connaissance du type t du sous type de lymphome de leurs patients.

*selon une enquête menée par l’association France Lymphome Espoir

Bilan sanguin, radios et biopsie

Quel que soit le type de lymphome, la maladie est souvent révélée par un ganglion gonflé, douloureux ou non, au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine. Les ganglions peuvent apparaître dans des organes profonds inaccessibles à la vue, ou bien le cancer envahir la rate. Dans d’autres cas il n’existe qu’une fièvre, une fatigue ou des démangeaisons anormales. Quand ces petits signes persistent bizarrement, mieux vaut consulter pour en avoir le cœur net plutôt que de traîner des mois et laisser le lymphome s’aggraver. Comme tous les cancers, plus le lymphome est traité tôt, meilleures sont les chances de guérison en matière de tumeur.

Après un examen clinique en règle, le médecin prescrira au moindre doute des examens : un bilan sanguin (avec numération et formule sanguine), des radiographies, puis une biopsie du ou des ganglions suspects.

L’analyse anatomopathologique (cellules et tissu qui les entoure) du prélèvement permet d’écarter le diagnostic de lymphome ou, au contraire, de le confirmer. Dans ce cas, il permet d’en connaître le type et même le sous-type.

Un bilan d’extension indique ensuite le nombre de ganglions, les organes touchés afin d’établir le stade évolutif du lymphome. Tous ces examens sont réalisés en milieu hospitalier spécialisé.

 

Des progrès thérapeutiques majeurs

Il existe aujourd’hui 4 catégories de traitements : la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie, et la greffe de cellules souches hématopoïétiques ou de moelle osseuse (nouvelle méthode d’immunothérapie grâce à laquelle des anticorps plus spécifiques et mieux tolérés sont utilisés).

Le traitement du lymphome repose d’abord sur des techniques largement éprouvées – la chimiothérapie et la radiothérapie. Mais les progrès en immunothérapie sont une avancée majeure pour la prise en charge

Pour les lymphomes de Hodgkin, une rémission complète est obtenue dans 9 cas sur 10 après le traitement. Pour ce qui est des lymphomes non hodgkiniens, les anticorps monoclonaux (utilisés en immunothérapie) ont permis de gagné entre 20 % et 30 % de chances de guérison en association ces molécules à celles utilisées en chimiothérapie. C’est alors aujourd’hui 60 à 70 % de ces lymphomes non hodgkiniens qui sont guéris.

<strong>Association France Lymphome Espoir</strong>

Association France Lymphome Espoir

Une association de malades très dynamique, multiplie les actions de sensibilisation auprès du grand public et des malades.
1 av. Claude Vellefaux, 75475 Paris Cedex 10. Téléphone : 01 42 38 54 66. www.francelymphomeespoir.fr

 

Les punaises de lit ne passeront pas par chez vous

La mondialisation profite à certains : la punaise de lit est en recrudescence depuis plusieurs années. Pourquoi ? Et surtout comment éviter une infestation chez vous ?

 

Parasite connu depuis des milliers d’années, la punaise de lit, familièrement appelée « puce de lit », est un insecte qui s’épanouit à proximité des humains en se nichant dans les matelas et oreillers. Cet ectoparasite est exclusivement hématophage. En d’autres termes, il pique ses hôtes pour se nourrir de leur sang. Miam. Comme un labrador hume le fumet d’un os à moelle, la punaise de lit est attirée par l’odeur des humains et le monoxyde de carbone dégagé par leur respiration. Ses piqûres provoquent de désagréables démangeaisons, qui lui ont valu son surnom de « puce de lit ».

 

La cause du comeback des punaises de lit

Puisque les punaises de lit aiment les humains, elles contaminent en priorité les lieux de vie collectifs : hôtels, hôpitaux, trains couchette, dortoirs, maisons de retraite, écoles…

Quasiment disparues de nos régions, les punaises de lit sont en recrudescence depuis les années 70. En cause : le retrait du marché de plusieurs insecticides jugé nocifs pour la santé et l’explosion des déplacements à l’international, favorisant leur arrivée en Europe dans les vêtements et bagages des voyageurs. Re miam.

Grand voyageur, grande voyageuse, la punaise de lit se déplace dans la doublure d’une valise, des vêtements, les plis d’un carton… Elle se transmet très facilement lorsqu’on est en contact avec une personne, un vêtement ou un lit contaminé. Sa présence n’est pas liée à un manque d’hygiène corporelle ou domestique, malheureusement : la punaise de lit étant une pondeuse acharnée lorsqu’elle mange à sa faim, il suffit d’une seule pour que vous vous retrouviez en quelques semaines à la tête d’un petit élevage.

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Reconnaître une puce de lit et ses piqûres

Bonne nouvelle : les puces de lit sont visibles à l’œil nu lorsqu’il y a de la lumière, et mesurent entre 5 et 8 mm de long. De couleur brun-rouge, leur corps ovale a une forme aplatie très caractéristique, qui leur permet de se glisser dans des fissures et replis très fins (tels ceux de votre matelas).

Leur présence peut être trahie par des traces de sang sur vos draps, ou de petits points noirs sur le matelas et le sommier. Elles vivent environ un an, et sont capables de rester sans se nourrir pendant plusieurs semaines… mais lorsqu’elles disposent d’un bon rôti saignant à proximité (vous, ou à défaut, un animal), elles peuvent piquer plusieurs dizaines de fois par nuit (chacune). Au réveil, vous constatez l’apparition de grappes de boutons rouges, occasionnant de sévères démangeaisons chez certaines personnes…

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Se débarrasser des punaises de lit

Autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas de la tarte. Si vous constatez la présence de puces de lit, contactez une entreprise spécialisée qui traitera votre domicile dans sa globalité. Plusieurs techniques existent : par le froid ou le chaud, en créant des températures extrêmes dans votre maison capables de détruire les nuisibles, ou via de puissants insecticides. Nos ancêtres utilisaient la terre de Diatomée, un insecticide naturel qui agit sur les punaises adultes et les dessèche en quelques jours, à renouveler jusqu’à la disparition de tous les œufs. Il faut souvent plusieurs essais avant de parvenir à les éradiquer.

 

Les bons réflexes de prévention

Vous l’aurez compris, en matière de punaises de lit, mieux vaut prévenir que traiter. En voyage, inspectez votre literie avant de vous coucher, et ne posez jamais votre valise sur le lit, ni ouverte sur la moquette ou un tapis, lieu de ponte privilégié des punaises de lit. Lavez systématiquement toutes vos affaires en rentrant de voyage avant de les remettre dans votre armoire. Désinfectez vos meubles d’occasion avant qu’ils ne franchissent le pas de votre porte, et vérifiez l’intérieur des cartons avant d’y placer vos affaires lors d’un déménagement.

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Les bons nutriments pour une bonne humeur

Renforcer notre immunité et prévenir la fatigue et le stress ? On privilégie les aliments antioxydants capables de booster nos performances.

 

Parmi les vitamines indispensables, la C a des effets bactéricides et antiviraux. Elle est donc idéale pour se prémunir des rhumes et autres infections signant l’arrivée du froid. Une cure d’oranges et de citrons s’impose en y ajoutant, selon les goûts, les baies d’argousier et de goji, des fruits d’acérola ou d’églantier, la goyave, le kiwi… On mise aussi sur les légumes de saison. Ainsi, on trouve encore sur les étals le poivron rouge, un champion de la vitamine C, suivi par les choux rouge et vert – à manger crus de préférence.

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Des épices et condiments pour le bonheur

  • Le curcuma possède des propriétés antibactériennes. L’un de ses composants, la curcumine, est un puissant antioxydant qui combat les infections. La curcumine serait également une arme efficace contre les signes de la dépression en réduisant le taux de cortisol (hormone du stress) et en stimulant la sérotonine, l’hormone du bonheur.
  • Le ginseng est très apprécié pour ses propriétés stimulatrices du système immunitaire. Grâce à son effet tonifiant, il aide à lutter contre la fatigue physique ou psychique et le stress. Il est possible d’utiliser la poudre de ginseng comme épice, pour parfumer des sauces, des plats ou des desserts.
  • L’ail est particulièrement efficace contre les infections. Il est préférable de le consommer cru ou peu cuit. Ajouté en petites quantités à une salade, du poisson ou de la viande, il parfume agréablement le plat. Sans oublier l’oignon qui, comme tous les membres de la famille des alliacées, présente aussi des vertus santé.

 

Le chocolat pour le moral

Coup de blues, déprime saisonnière ? On s’adonne au rituel du petit carré de chocolat noir (70 % de cacao minimum). Riche en magnésium, donc régulateur de l’équilibre nerveux, il intervient également sur la sécrétion de la sérotonine impliquée dans la gestion du stress. Il est aussi connu pour agir sur les hormones du bien-être et du plaisir (dopamine et endorphine). Pour bénéficier de ses effets, un à deux carrés de chocolat noir suffisent.

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Des graines pour l’équilibre

Les propriétés dynamisantes des graines de guarana, de tournesol et de sésame ou des noix de kola ne sont plus à démontrer. Les noix sont très riches en mélatonine (une hormone importante dans la régulation de l’humeur), en oméga 3 et 6. Les noix du Brésil et les amandes sont généreuses en magnésium. La levure de bière et les germes de blé sont des aliments à forte teneur en vitamines B et en sélénium. Leur déficience est associée à une nervosité ou au contraire à un manque d’entrain.

 

Des boissons naturellement toniques

Les bienfaits du thé vert sont prouvés. C’est un antioxydant puissant qui permet de lutter contre les infections et aide à devenir plus résistant face aux agressions extérieures. Il permet également de réguler le stress. Le café est indispensable à certains ; sa caféine exerce une action excitante sur les cellules cérébrales, elle réveille et stimule. Attention, prise en excès, elle énerve et peut gêner le sommeil.

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Dormir, un besoin vital

Si certains tombent facilement dans les bras de Morphée, d’autres ne parviennent pas à trouver le sommeil ou se réveillent sans pouvoir se rendormir. Rien d’irréversible. Les principaux troubles du sommeil ont une solution.

 

Nous passons un tiers de notre vie à dormir, une fonction biologique essentielle au même titre que respirer et digérer. Toutes les espèces animales dorment : le cheval et l’éléphant moins de 4 heures, la chauve-souris ou l’opossum 19, l’être humain aux alentours de 8. Le sommeil est intrinsèque à la vie. Son rôle est primordial. Il sert à réparer, reconstruire, grandir, « maturer » à tous les niveaux : métabolique, psychologique, physiologique, même sociétal. La santé est intimement liée à la qualité du sommeil.

 

Trains de nuit…

Nous ne dormons pas en continu. Le sommeil est découpé en cycles successifs comparés à des trains. La locomotive illustre l’endormissement (5 à 10 min) avec ses premiers signes (paupières lourdes, bâillements). Elle tire derrière elle les wagons que sont les différents types de sommeil correspondant à des activités physiologiques spécifiques. Le sommeil lent, d’abord léger puis profond, est le temps de la production de l’hormone de croissance et de la réparation tissulaire. Lors de cette phase (1h10 à 1h40) l’organisme se recharge, la mémoire se régénère. S’ensuit le sommeil paradoxal (10 à 15 min). Le tonus musculaire y est aboli mais le cerveau est actif. C’est le temps de la réparation neuropsychique et des rêves, grâce auxquels les tensions de la journée sont évacuées, pour mieux fixer les acquis. Le premier cycle de sommeil s’accomplit en 90 à 120 minutes. Selon le dormeur que l’on est, de 3 à 6 trains du sommeil ou cycles composeront la nuit.

Combien d’heure de sommeil ? à chacun son tempo

Info

Info

  • 36 % des Français souffrent de problèmes liés au sommeil, ponctuels ou chroniques, parmi lesquels : insomnies, troubles du rythme, jambes sans repos, apnées du sommeil, hypersomnies…
  • 45 % des Français âgés de 25 à 45 ans considèrent qu’ils dorment moins que ce dont ils ont besoin.

Source : Institut national du sommeil et de la vigilance (Insv).

La moyenne de 7-8 heures de sommeil par nuit établie sur l’ensemble de la population ne signifie pas que l’on doive tous dormir le même nombre d’heures. Selon des statistiques épidémiologiques plus précises, la quantité de sommeil ayant des effets bénéfiques sur l’organisme n’est pas la même d’un individu à l’autre. Ainsi varie-t-elle entre 6 et 9 heures (siestes incluses) par jour, chacun ayant son rythme, ses horaires, ses habitudes, ses besoins. Petit ou gros dormeur, lève-tôt ou couche-tard, peu importe dès lors que le sommeil est réparateur et protecteur. Si besoin il peut être amélioré en changeant certains comportements mais un court dormeur ne se transformera jamais ­­en long dormeur et vice versa. «La génétique est le facteur clé de ces différences ; ce sont d’abord les gènes (plus de 600) qui conditionnent le sommeil et l’horloge interne biologique. En régulant l’alternance veille-sommeil, c’est elle qui détermine le quota individuel. Viennent ensuite des variations en fonction du mode de vie, du métier, de l’éducation, de l’âge. Si l’on ne dort que 5 heures et que l’on est en pleine forme le lendemain, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. A contrario, certains dorment beaucoup et ne sont jamais bien. Autant dire qu’imposer une norme n’a pas de sens», explique le Dr François Duforez, spécialiste du sommeil. S’il est difficile de définir les critères universels d’un sommeil normal ou pathologique, il n’y a qu’une certitude : la durée idéale d’une nuit de sommeil est celle qui permet de se sentir reposé et d’avoir un bon fonctionnement dans la journée. Mais quand le sommeil ne vient pas, que les mauvaises nuits se répètent avec des répercussions sur le physique et le mental, il est temps de consulter.

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Les ennemis du sommeil qui génèrent les troubles du sommeil

Persistants ou transitoires, la plupart des troubles du sommeil ont une explication. La connaître est un moyen d’y remédier.

 

Quand un bébé pleure il faut d’abord chercher l’épingle. En l’enlevant le problème est résolu, écrivait le philosophe Alain. Autrement dit le mal-être a souvent un fondement. C’est le cas quand le sommeil vient à manquer ou qu’il est perturbé. S’il est vrai que l’âge fragmente le sommeil après 40 ans, la vie moderne est aussi une grande pourvoyeuse de difficultés d’endormissement ou d’insomnies, passagères ou chroniques. Leurs causes sont multiples : environnementales, professionnelles, physiologiques, psychiques…

Trop de connexion nuit

Les objets connectés nomades (ordinateurs, tablette, smartphone) sont indissociables de notre vie privée ou professionnelle. Le revers de la médaille: la manière d’utiliser ces nouvelles technologies favorise l’émergence de pathologies des rythmes du sommeil (endormissement tardif, retard de phases, sommeil médiocre) notamment chez les jeunes actifs. Les outils numériques qui prennent beaucoup de temps stimulent en permanence le cerveau, ce qui déstructure le sommeil en occultant les signaux qui conduisent à aller au lit. Il y a une correspondance entre l’hyperconnexion et les troubles de l’horloge biologique. De plus, l’exposition à la lumière des écrans juste avant de se coucher augmente le niveau d’activité et d’éveil, ce qui désorganise le processus de fabrication de la mélatonine et donc retarde l’endormissement. L’idéal serait de «débrancher» 2 heures avant de se coucher. Or 4 Français sur 10 restent connectés la nuit et 78 % des ados souffrent d’une dette chronique du sommeil.

Stress et anxiété

Stress, douleur, traumatisme psychologique, d’ordre collectif ou non, liés au travail ou à la vie personnelle, ont des répercussions non seulement sur l’organisme mais aussi sur le sommeil. Les troubles induits sont les difficultés d’endormissement, les réveils nocturnes voire les insomnies. La pollution sonore (bruits extérieurs, de la rue, des voisins…) a également un réel impact sur le sommeil : difficultés d’endormissement encore, micro-réveils ou fin de nuit écourtée. Or, lorsque le sommeil est régulièrement perturbé par le bruit ou l’anxiété il est moins récupérateur, plus léger, fractionné, avec des conséquences délétères sur le mental et le physique. Idem avec le travail de nuit ou les horaires décalés qui concernent 6 millions de personnes.

Sédentarité et hygiène de vie

Contrairement aux idées reçues la pratique d’un sport n’empêche pas de dormir. Grâce aux endorphines libérées, ses vertus sont multiples: anxiolytiques, antidépressives et analgésiques. Alors que la sédentarité n’a que des effets négatifs sur la santé (surpoids, maladies cardiovasculaires). Elle contribue aussi à désynchroniser l’horloge interne, ce qui provoque des troubles du sommeil et de la vigilance. S’adonner à une activité physique d’une heure environ, non compétitive et sans jeux de balles, dans les 3 ou 4 heures précédant le coucher améliore la qualité et la quantité du sommeil lent profond. Bien d’autres facteurs affectent le sommeil et retardent l’endormissement : une mauvaise literie, une température ambiante trop haute ou trop basse, une lumière inadaptée, dormir avec quelqu’un d’agité, une maladie (chronique, inflammatoire, cancer), une insuffisance respiratoire, certains médicaments, les excitants… Ou encore les repas du soir trop lourds, riches en protéines, lipides et trop arrosés.

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Témoignage : Je rumine la nuit

Témoignage : Je rumine la nuit

Jusqu’à 25 ans je dormais comme un loir, n’importe quel événement ou bruit pouvait survenir dans la maison, rien ne me réveillait ! Tout a changé avec la naissance de ma fille. L’inquiétude s’est mise à hanter mes nuits. Je me réveillais plusieurs fois pour m’assurer qu’elle allait bien… Plus tard, je ne dormais pas tant qu’elle n’était pas rentrée… Et puis à 40 ans, j’ai été licenciée. Même si le soir je sens le train du sommeil passer, une fois au lit, je « rumine » non-stop. Je pense à ce que j’ai fait ou pas fait dans la journée, dans ma vie – privée comme professionnelle –, l’angoisse de ne pas retrouver un travail, jusqu’à la liste des courses, des expos… Une vraie machine à laver qui tourne sans cesse dans ma tête. Du coup je n’ai plus sommeil, j’allume, j’écoute la radio. Autant dire que le lendemain je ne suis pas vraiment en forme. Cela depuis une dizaine d’années. Je n’ai jamais pris de somnifères. Je n’en ai jamais parlé à mon médecin car pour moi ce n’est pas une maladie.

Rachel, 48 ans

 

Des solutions pour retrouver un sommeil réparateur

Il y a plusieurs façons de traiter un trouble du sommeil. L’éventail des méthodes est large. Il n’y en a pas une meilleure qu’une autre. C’est une question de diagnostic et du cas par cas.

 

Comme chacun dort et veille à son rythme, lorsque des problèmes de sommeil surviennent, ils sont aussi individuels. Et le choix de la prise en charge dépend à la fois du type de dormeur et des caractéristiques de son trouble, sa fréquence et sa sévérité. Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes ou matinaux précoces, fatigue diurne sont quatre symptômes révélateurs. S’ils ne sont pas occasionnels mais se produisent 3 à 4 fois par semaine depuis plus d’un mois, la pathologie du sommeil est avérée.

Pour la traiter, l’idéal est de pouvoir bénéficier d’une prise en charge pluridisciplinaire dans un centre spécialisé du sommeil (liste sur www.institut-sommeil-vigilance.org). En attendant, comme ces unités sont en nombre limité (8 mois à un an d’attente) les médecines complémentaires sont très indiquées selon les plaintes exprimées. Mieux vaut ne pas avoir recours aux somnifères car s’ils sont efficaces sur une insomnie ponctuelle, ils sont nocifs à moyen et long terme, créent des dépendances et aggravent les déficits de sommeil. Autant profiter de l’arsenal thérapeutique alternatif ayant prouvé son efficacité : phytothérapie, micronutrition, homéopathie, acupuncture, chronothérapie, luminothérapie, relaxation, sophrologie, TCC, cure thermale. Zoom sur trois d’entre elles.

Des plantes sédatives et apaisantes pour des nuits clames

Des études ont démontré l’effet sur l’insomnie de certaines plantes utilisées traditionnellement pour favoriser l’endormissement. La présence de composés agissant sur la voie GABAergique expliquerait leurs propriétés calmantes, sédatives ou hypnotiques. Le GABA est un neurotransmetteur dont la fonction naturelle est de diminuer l’activité nerveuse des neurones sur lesquels il est fixé. « La mélisse, la valériane, l’eschsoltzia, la rhodiole, l’aubépine ou encore la passiflore sont les plantes GABAergiques les plus utilisées dans la correction de certains troubles du sommeil. Notamment ceux dont l’origine est l’hyperactivité des systèmes d’éveil provoqués par la gestion du stress au cours de la journée, explique le Dr Marc Beck, généraliste spécialisé en phytothérapie et micronutrition. Par exemple, en cas de difficulté d’endormissement liée à l’anxiété de la journée, la valériane (myorelaxante et anxiolytique) et l’eschsoltzia (qui induit l’apparition du sommeil et diminue la nervosité) peuvent être conseillées pendant 3 semaines au moment du coucher et si besoin en cas de réveils la nuit. Cette combinaison rétablit l’architecture du sommeil en améliorant la qualité du sommeil lent profond et paradoxal, tout en abaissant la température du corps, fonction nécessaire pour enclencher l’endormissement ». La prescription est individualisée en fonction de la plainte d’insomnie, de son retentissement physique ou sa somatisation dans la journée. Les plantes médicinales, grâce à leurs multiples substances fonctionnelles (jusqu’à 250) agissent non seulement sur la qualité et la quantité du sommeil mais aussi sur les manifestations diurnes (agitation, irritabilité, manque de concentration, spasmes gastro-intestinaux). «Ainsi, ajoute le médecin, la rhodiole est couplée à l’aubépine, si palpitations, appréhension de l’avenir, à la mélisse si gastrite, reflux gastro-œsophagien et à la passiflore si colite. » Tous les extraits de plantes ne se valent pas. Pour préserver l’intégralité des principes actifs, végétaux, il est préférable d’opter pour des procédés d’extraction restituant le maximum des composés de la plante. Parmi les références: Aromanoctis (Pranarôm), Aromazen (PhytosunArôms), Élusanes (Naturactive), Noctigem (Herbalgem), Phytostandard (Pileje), Sedivitax (Aboca)…

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Réponses d'expert : Le ressenti objectivé

Réponses d'expert : Le ressenti objectivé

FRANÇOIS DUFOREZDr FRANÇOIS DUFOREZ
Praticien attaché au centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu Paris, fondateur de l’European sleep center*

La question clé est de savoir à quel mauvais dormeur l’on a affaire : court, moyen ou gros dormeur et du matin, intermédiaire ou du soir. Est-il en dehors de son fonctionnement normal (ne dort pas assez ou trop) et donc potentiellement dans la pathologie. Croit-il mal dormir alors qu’il est un bon dormeur qui s’ignore. À celui qui se plaint de se réveiller systématiquement à 4 heures du matin et de ne plus se rendormir alors qu’il se couche facilement à 22 heures, nous expliquons qu’il est physiologiquement un court dormeur du matin. Son horloge biologique le fait s’endormir à 22 heures mais il n’a besoin que de 6 heures de sommeil. Cela ne servirait à rien de le faire dormir plus, car il dormirait moins bien. L’interrogatoire est donc fondamental pour différencier les insomnies des problèmes d’horloge interne (retard ou avance de phase) de causes organiques de type respiratoire ou neurologiques.

Dans une consultation spécialisée du sommeil, le diagnostic d’un trouble du sommeil est une vraie enquête : examen clinique, identification du mode de vie, des facteurs de risque, nutrition, environnement de la chambre à coucher. Le versant sociétal et mental est exploré (niveau d’anxiété, troubles de l’humeur, contextes socio-professionnel et familial). Le trouble du sommeil ressenti est confronté à des données objectives obtenues par des outils spécifiques: les questionnaires et l’agenda du sommeil-éveil renseignent sur la chronicité des troubles et leur contexte. L’actimétrie médicale (bracelet connecté au poignet) enregistre en permanence sur 7 jours les rythmes veille-sommeil. L’analyse est affinée avec la polysomnographie ambulatoire qui évalue la macrostructure du sommeil sur 24 heures. Toutes ces mesures scientifiques comparées aux faits concrets notés dans l’agenda du sommeil aident à différencier un trouble de perception d’un trouble objectif du sommeil. Ce bilan complet permet de cibler les traitements constitués de diverses techniques. Cela prend du temps pour améliorer le sommeil. Sont ainsi réglés 70 à 80 % des troubles ayant des causes identifiées.

www.sommeil-vigilance.fr ; www.europeansleepcenter.fr

 

La relaxation le jour prépare la nuit

Les techniques de relaxation et les thérapies comportementales adaptées au sommeil se révèlent très utiles dans le traitement des insomnies chroniques dites psycho-physiologiques. « Dans cette forme de trouble, l’insomniaque a une image tellement dégradée de son sommeil que dès l’après-midi il commence à se dire pourvu que je dorme bien la nuit prochaine. Une véritable angoisse se crée alors, dormir devient une obligation, un challenge. Plus il veut dormir moins il y arrive, car le sommeil ne se commande pas. La peur de mal dormir instaure un cercle vicieux. Au moment du coucher, cette anxiété met dans un état d’hypervigilance permanent qui empêche le déroulement normal des phases du sommeil. D’où les difficultés d’endormissement, les éveils nocturnes. Quand cette insomnie n’est pas due à la dépression ni à une cause organique (apnée du sommeil, par exemple), notre travail consistera à réapprendre à lâcher prise, le sommeil n’étant pas affaire de volonté », explique Brigitte Garric-Métois, thérapeute des troubles du sommeil, membre du Réseau Morphée (reseau-morphee.fr). Pour amener l’insomniaque au bord du sommeil et lui faire comprendre que la nuit se prépare dans la journée, la thérapeute a mis en place un protocole invariable. Deux parties composent chaque séance de 45 min.

  • Décryptage de la semaine écoulée, via l’agenda du sommeil-éveil. Outil d’évaluation du sommeil dans lequel le patient note tous les jours ses heures de coucher, de réveil, la qualité de son sommeil, sa forme dans la journée, un événement, une prise de médicaments… « Nous analysons ensemble le vécu impactant son sommeil, la répercussion émotionnelle d’une journée sur la nuit, ajoute la spécialiste. Pour y remédier nous imposons des consignes destinées à modifier certains comportements au coucher, au moment où survient l’insomnie, ou la journée quand on est fatigué. II s’agit de reprogrammer le sommeil en instaurant des routines l’encadrant (restriction du temps au lit, lever toujours à la même heure). Changer ses habitudes est souvent difficile, d’où ce travail d’équipe indispensable entre l’insomniaque et le thérapeute qui le soutient.»
  • Relaxation. L’objectif est d’apprendre des techniques de respiration, de contraction et décontraction musculaire (une certaine forme d’anxiété rend tendu), de visualisation d’événements de la nuit, de prise de conscience de ses comportements et de ses rapports au sommeil. La relaxation atténue les tensions, permet de lâcher prise en suivant son rythme respiratoire. Elle offre des solutions pour stopper le vagabondage cérébral, se rendormir, déverrouiller les pensées négatives, se réconcilier avec son corps et son mental. L’apprentissage en profondeur est évolutif. La thérapeute suit ses patients 2 à 3 mois, à raison de 6 à 8 séances. Pour encore mieux les accompagner, elle enregistre à chaque rendez-vous sur leur portable une séance de relaxation personnalisée à pratiquer seul chaque jour. « Ce qui les aide vraiment à récupérer d’une mauvaise nuit ou de la fatigue de la journée ; un quart d’heure de relaxation équivaut à 1 heure de sommeil.»
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Conseils de Pharmacien : La mélatonine : l’hormone du sommeil est-elle la clé du bien dormir ?

Conseils de Pharmacien : La mélatonine : l’hormone du sommeil est-elle la clé du bien dormir ?

Le cycle veille-sommeil est régi chaque jour par l’horloge biologique située dans le cerveau. Elle fonctionne grâce à l’activité de différentes glandes dont la pinéale qui libère la mélatonine, l’hormone du sommeil. Sa production est stimulée par l’absence ou la baisse de luminosité. Le pic est atteint entre 2 heures et 4 heures du matin puis diminue durant la seconde partie de la nuit pour préparer le réveil. Le dérèglement de l’horloge biologique entraîne une baisse de production de mélatonine, donc de la mise en route du sommeil physiologique. Décalage de phase, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes en sont les manifestations. Une resynchronisation est possible par la micronutrition en renforçant les apports en mélatonine. D’autant que, depuis 2011, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a validé l’intérêt de cette complémentation pour deux allégations : à partir de 0,5 mg elle contribue à atténuer les effets du décalage horaire et à la dose de 1 mg à réduire le temps d’endormissement.

Les salles de sport évoluent !

Concurrence oblige, de nouveaux concepts et modèles financiers s’imposent les salles de musculation n’en sont plus. Zoom sur un marché en pleine mutation.

 

Aller à la salle de sport est devenu une pratique courante. Sculpter son corps rarement la seule motivation ; on s’y rend pour se défouler, pour se sentir mieux, car on se soucie de santé. L’injonction « Manger mieux, bouger plus » du Programme National Nutrition Santé semble être entendue. On fait aujourd’hui plus attention à son alimentation, à son sommeil et on veille à pratiquer une activité physique régulière. En témoigne le succès des courses à pied en tout genre. Lesquelles demandent un minimum de condition physique, que la fréquentation d’une salle de sport permet d’entretenir – même par mauvais temps. Le marché du fitness est donc florissant en France. Mais l’arrivée des franchises « low cost » et celle des studios de type micro-gyms ou boutique-gyms redessinent le paysage.

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« Pay for what you use ! » ou forfait congru pour les salles de gym low cost

Chiffre

Chiffre

5,2 millions, c’est le nombre de sportifs dans les salles en France, selon une étude du cabinet d’études sectorielles Xerfi.
Pourquoi payer la douche si on la prend à la maison ? Ou des cours si on ne s’entraîne que sur des machines ? Il est désormais possible de faire de l’exercice physique sans casser sa tirelire. Les abonnements des salles low cost, qu’on peut suspendre à tout moment sans pénalité, donnent un accès illimité aux appareils de musculation et de cardio-training sur une très grande plage horaire, de 6 à 23 heures (voire 24 heures sur 24), 7 jours sur 7. Avec leur équipement dernier cri, elles ressemblent à s’y méprendre aux clubs traditionnels. Mais leurs tarifs varient selon ce que vous consommez (serviette, douche, solarium, hammam, sauna…) et le créneau horaire (heure creuse/pleine). Le revers : seules quelques enseignes low cost dispensent des cours collectifs encadrés par de vrais profs (de renforcement musculaire, de cardio ou de stretching). Les autres les proposent sur écran géant avec des coachs virtuels. Vous vous entraînez seul sans un pro pour corriger votre position ou vous motiver. Mieux vaut être déjà aguerri, connaître les exercices, les bons placements afin d’éviter de se faire mal… Pour pallier ce manque « d’humains », certaines salles (Basic-fit, L’Orange bleue, Neoness) peuvent vous mettre en relation avec des coachs diplômés.
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« pay as you go » ou à la demande pour les micro-salles

Autre grande tendance : les micro-gyms, ou boutique-gyms, des studios où l’on pratique en général un seul type d’entraînement : yoga, pilates, vélo, cross training, personal training, etc. Leur principe ? Vous consommez sans vous engager. Certes, le prix de la session va de 25 à 30€, voire plus, mais c’est sans engagement. Vous ne devez rien quand vous ne pouvez pas fréquenter la salle. Idéal si vous êtes irrégulier ou souvent en déplacement. Un concept qui cartonne auprès de la génération « millenniale » – celle qui a grandi avec internet et les outils digitaux – qui apprécie par-dessus tout la flexibilité. Surfez sur les sites comme Gymlib, Gympass ou ZippyPass », où vous pouvez trouver votre studio à des prix réduits dans toute la France, et faites vos calculs… En quelques clics, vous réservez vos cours quand vous le souhaitez. Ce booking du sport en salle peut même vous faire découvrir la nouvelle révolution fitness !

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Réponses d'expert : Un choix en 5 étapes

Réponses d'expert : Un choix en 5 étapes

ÉRIC BEISCHEÉRIC BEISCHE
Fondateur de la K.Box, Boulogne-Billancourt

  1. Réfléchissez sur ce que vous recherchez. Que voulez-vous faire ? Où ? Quand ? Comment ? Avec qui ?
  2. Renseignez-vous sur vos salles cibles sur les réseaux sociaux, forums, etc. Les commentaires sont-ils encourageants ?
  3. Poussez la porte. Les diplômes des profs sont-ils affichés à l’accueil ? Observez ce qui se passe autour de vous. Si les cours sont visibles, vous pouvez jauger la qualité de l’enseignement. Osez poser des questions. Les cours sont-ils sur inscription ? Le nombre de personnes est-il limité ? Leur volume est-il suffisant ?
  4. Le discours de votre interlocuteur est-il cohérent ? Est-ce qu’il s’y connaît ou pas ? C’est en fonction de votre ressenti, de votre instinct, que vous devez faire votre choix.
  5. Faites une séance d’essai – elle est en général gratuite. Ne vous engagez pas tout de suite. Testez la salle sur une courte durée afin de garder la possibilité de partir voir ailleurs !

 

Où en est-on de la recherche sur la maladie d’Alzheimer ?

La Journée mondiale sur la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre, est l’occasion de faire le point sur cette affection qui, avec l’allongement de la vie, devient un vrai problème de société.

 

Chiffre

Chiffre

5 %
des plus de 65 ans ont la maladie d’Alzheimer.
15 %
des plus de 85 ans sont touchés
900 000
c’est le nombre de Français souffrant de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est souvent diagnostiquée tardivement, mais ce n’est guère étonnant. Au début, il n’est pas facile de faire la différence entre des oublis bénins, liés par exemple au surmenage, à une dépression ou au vieillissement normal, avec les troubles de la mémoire dus à cette maladie neurodégénérative. Tout le monde peut avoir des difficultés à se remémorer un nom ou un événement sans que ce soit automatiquement une maladie d’Alzheimer. Oublier un rendez-vous, perdre ses clés, ne plus savoir où l’on a posé ses lunettes, ne pas se rappeler un numéro de téléphone n’est pas non plus catastrophique. Mais, comme la perspective d’avoir un jour un Alzheimer est effrayante, dès que la mémoire commence à flancher, c’est la panique.

Certains signes sont évocateurs, mais, à ce stade, c’est souvent l’entourage qui les remarque. Cela dit, si vos troubles de la mémoire vous inquiètent, parlez-en à votre médecin traitant. Il vous orientera vers une consultation mémoire en hôpital s’il le juge nécessaire. Des tests Alzheimer simples permettront de dire si vos problèmes de mémoire annoncent ou pas une maladie d’Alzheimer.

À savoir

À savoir

FRANCE ALZHEIMER
Créée en 1985, c’est une association reconnue d’utilité publique, 21 bd Montmartre, 75002 Paris. Tél. : 01 42 97 52 41. Et Allo France Alzheimer (infos, soutien, écoute, conseil) : 0 811 112 112 (coût d’un appel local). www.francealzheimer.org
Il faut également savoir qu’un Alzheimer ou une maladie apparentée, comme une démence des corps de Lewy, ne débute pas toujours par des oublis. Une dépression, des hallucinations, des difficultés pour téléphoner peuvent être des signes d’alerte.

 

Traitements et signes d’alerte

Seul un médecin peut diagnostiquer les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Néanmoins, certains signes caractéristiques, qui vont en s’aggravant, doivent attirer l’attention.

Les symptômes d’Alzheimer

Ils permettent de faire le distinguo avec des troubles bénins :

  • Difficultés à se remémorer les événements récents.
  • Impossibilité de se souvenir d’une information apprise, même avec des indices.
  • Répéter sans arrêt les mêmes histoires et poser les mêmes questions.
  • Oublier la date, la saison, son âge.
  • Nier ses problèmes de mémoire.
  • Ranger des objets de la vie courante dans des endroits saugrenus, sac à main dans le frigo par exemple.
  • Se perdre dans des lieux très familiers comme dans sa rue, son quartier.
  • Oublier des mots courants et la façon d’utiliser les mots, employer des mots qui n’ont pas de sens dans une phrase.
  • Incapacité à gérer un budget.
  • Ne plus pouvoir faire un chèque ou remplir des documents administratifs que l’on remplissait bien autrefois.
  • Jugement et prises de décision déficients.
  • Troubles du caractère, brusques sautes d’humeur.
  • Comportement social inadéquat.
  • Ne plus reconnaître les gens, même ses proches.
  • Perte d’autonomie.

 

Des “Plans” pour traiter la maladie d’Alzheimer

Plusieurs initiatives d’envergure on vu le jour ces dernières années : le Plan Maladies neurodégénératives 2014-2019 et le Plan stratégique 2015-2020 de la Fondation  pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Le plan maladies neurodégénératives 2014-2019

Ce plan allie le ministère des Affaires sociales, de la Santé et de Droits des femmes, le Secrétariat d’Etat chargé des Familles, des personnes âgées et de l’Autonomie, ainsi que le secrétariat d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.  axes stratégies sont développés :

  • 1 / Soigner et accompagner tout au long de la vie et sur l’ensemble du territoire.
  • 2 / Favoriser l’adaptation de la société aux enjeux des maladies neurodégénératives (Alzheimer, mais aussi Parkinson et la sclérose en plaques) et atténuer les conséquences personnelles et sociales sur la vie quotidienne.
  • 3 / Développer et coordonner la recherche sur les maladies neurodégénératives.
  • 4 / Faire de la gouvernance du plan un véritable outil d’innovation, de pilotage des politiques publiques et de la démocratie en santé.

Le Plan stratégique 2015-2020 de la Fondation pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer

Cet autre plan a retenu 3 orientations : le financement de projets de recherche, l’information et la communication scientifiques et les actions internationales.

La mission principale de la Fondation consiste à assurer la coordination, la structuration et l’animation de la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées en France.

Elle a pour objectifs de :

  • Créer une dynamique nationale et internationale de recherches collaboratives, portant aussi bien, sur des questions de recherche fondamentale que sur des thématiques relevant des sciences humaines et sociales
  • Densifier le réseau des chercheurs publics et privés par une politique attractive
  • Favoriser les interactions avec les industries de la santé pour réduire les temps de développement des traitements.

Et les médicaments ?

Actuellement, en France, quatre médicaments peuvent être prescrits au début de la maladie : Aricept, Exelon, Reminyl (inhibiteurs de  l’acétylcholinestérase) et la mémantine.
Actuellement remboursés à 15 % (car service médical insuffisant) et pourraient être complètement déremboursés prochainement.

Malheureusement, il n’y a toujours pas de traitement curatif à ce jour. ces médicaments permettent de limiter l’évolution mais ce n’est pas suffisant.
Mais ne désespérons pas, il suffit qu’une molécule, parmi la bonne centaine actuellement testées dans le monde, se révèle efficace pour que tout change…

 

Comment changer ses habitudes

Pas de fatalisme ! Les pouvoirs publics ont pris conscience du problème et les choses bougent. Les résultats du Plan Alzheimer 2008-2012 ne sont cependant pas à la hauteur des espoirs suscités. Ainsi, les Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA) ne couvrent pas tous les départements et sur 11 000 places d’accueil de jour prévues, 3 000 sont aujourd’hui opérationnelles. Seulement 510 places d’hébergement temporaire ont été débloquées au lieu de 5 600. Enfin, la formation des aidants (la famille) est insuffisante : 4 500 ont pu suivre une session de 2 jours au lieu des 20 000 par an annoncés.

À lire

À lire

MALADIE D’ALZHEIMER. Comment communiquer avec le malade ?,
Romain Pager, psychologue, éd. Frison-Roche, 2010, 18 €.
Un véritable guide de l’aidant, très utile pour les familles.

 

 

Les principaux chiffres-clés de la Maladie d’Alzheimer en France

infographie-frm-maladie-dalzheimer-12-09-2016

Source : Fondation Pour la Recherche Médicale, www.frm.org

Cheveux : que la force soit avec eux !

Longueurs malmenées par l’été, perte de volume et d’éclat qui s’annonce à l’automne… Sachez où donner de la tête pour traiter les problèmes à la racine.

 

Parties invisibles mais vivantes de nos crinières, les racines atteignent le nombre de 100000-150 000. Elle se prolongent par une tige pilaire, visible mais biologiquement morte. C’est cette partie que l’on appelle cheveu. Avec une durée de vie de 3 ans en moyenne, chaque racine produit un millimètre de kératine tous les trois jours. Cette base constituante du cheveu lui confère sa brillance et sa souplesse. Sous réserve, bien sûr, qu’elle soit en bonne santé. En effet, pour pousser correctement et afficher leur superbe, les cheveux ont besoin de vitamines, de minéraux, d’acides gras essentiels… Un cocktail de nutriments indispensables à la synthèse de la kératine et au maintien de la racine dans le cuir chevelu.

Chute des cheveux : saison, fatigue ou carence ?

Pour identifier l’importance plus ou moins accrue de la chute automnale, il suffit de glisser ses doigts sur cheveux secs en partant de la racine aux pointes au moins à cinq reprises et de compter l’ensemble des cheveux ainsi récoltés. S’il y en a moins de 10, la chute est normale. Plus de 15, c’est que la chute saisonnière se manifeste et qu’il faut la traiter. Certes, ce phénomène ne dure guère plus 6 semaines, mais il peut être accentué par la fatigue, le manque de fer, le tabac et les pellicules. L’astuce consiste à donner un coup de pouce à la repousse grâce à des soins et des compléments alimentaires.

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Hydrater ses cheveux, le geste fondamental

En parallèle, il faut bien sûr éviter d’accentuer la perte de vos cheveux. Commencez par leur épargner des élastiques trop serrés et des brossages énergiques. Après le shampooing, démêlez-vous en passant les doigts dans vos longueurs. Enfin, oxygénez votre cuir chevelu, support vital de la crinière. Pour ce faire, massez-le tous les jours avec la pulpe des doigts comme si vous vouliez le décoller du crâne. L’appel de sang irrigue les tissus et nourrit les racines. Côté soins, traitez le problème à la racine en appliquant des produits spécifiques sur le cuir chevelu. En parallèle, n’hésitez pas à suivre des cures de compléments alimentaires pendant au moins trois mois, temps nécessaire au renouvellement cellulaire.

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Hydrater ou nourrir ses cheveux, quelle différence ?

Hydrater ou nourrir ses cheveux, quelle différence ?

En matière d’hydratation et de nutrition, les cheveux fonctionnent sur le même principe que la peau. En effet, l’épiderme qui manque d’eau est un épiderme déshydraté. Celui qui est rêche, sec, a besoin de gras pour se reconstruire. Partant de là, pour répondre au mieux aux besoins de sa crinière, il est important de faire la différence entre un cheveu qui a faim et un cheveu qui a soif. Pour établir le bon diagnostic, il suffit de toucher et d’observer le cheveu. Rêche et mousseux, il réclame à boire. S’il tombe en masse, il demande à être nourri. Dans le premier cas, les soins apportés seront prodigués en surface. Shampooings, masques et huiles vont gainer la tige pilaire et freiner l’évaporation de l’eau. Dans le second cas, c’est de l’intérieur qu’il faudra les réparer à grand renfort de compléments alimentaires et de lotions pour le cuir chevelu. En pénétrant dans l’organisme, les nutriments qu’ils contiennent renforcent la racine.

 

Nos cheveux bien dans leur assiette

Compléments alimentaires spécifiques ou soins topiques pour le cuir chevelu… Comment ces produits subliment-ils nos crinières de l’intérieur ?

 

Peu importe la saison, la santé du cheveu repose avant tout sur son équilibre en nutriments. Difficile à maintenir tout au long de l’année, cet équilibre peut se rétablir au moment où les cheveux en ont le plus besoin. Pour anticiper la chute automnale, les cures de compléments alimentaires spécifiques se prennent logiquement en amont. Reste à savoir les choisir, faire le tri dans l’offre multiple du sur marché, et miser sur ceux qui contiennent des vitamines B5 et B6, du fer, des acides aminés soufrés ou du magnésium et du silicium. Ces gélules boostent la microcirculation, renforcent la racine et régulent la production de sébum, trois facteurs responsables de la dévitalisation capillaire.

L’union fait la force

En effet, il ne faut pas se contenter d’agir d’une seule manière sur la perte de vitalité mais au contraire mettre toutes les chances de son côté pour la contrecarrer. Ainsi, renforcer les cheveux de l’intérieur passe par l’association de la prise de compléments alimentaires à une hygiène de vie globale. Bien dormir et surtout manger équilibré. Dans l’assiette, les protéines sont à privilégier car elles contiennent des acides aminés soufrés – comme la cystine – qui sont indispensables à la synthèse de la kératine. Au menu ? Poisson, œufs, laitages et viandes. De son côté, le soufre fortifie le cheveu. On peut donc user et abuser d’ail et d’oignons. Quant au zinc, qui assure la solidité de la fibre capillaire, on le trouvera dans les fruits de mer ou le foie. Enfin, les vitamines B, qui donnent souplesse et brillance, se consomment chaque jour dans les oranges, les tomates ou les carottes.

 À lire aussi : Faire pousser ses cheveux et ses ongles plus vite, c’est possible

 

Zoom sur le cuir chevelu

Support de nos racines, le cuir chevelu a droit aussi à toutes nos attentions. De la même façon que l’on prend soin de nettoyer et d’hydrater sa peau sur tout le corps, celle qui se trouve sous nos crinières réclame les mêmes attentions pour préserver ou reconstruire son film hydrolipidique. Sous forme de masques, d’huiles ou de lotions, les soins destinés à nourrir le cuir chevelu pour fortifier les racines s’utilisent soit de façon quotidienne, soit de façon hebdomadaire.

Chevelure : le miroir de votre santé

Variations hormonales ou saisonnières, état de fatigue général, abus de tabac, prise de médicaments, maladie non révélée… La qualité de la chevelure dépend beaucoup de l’état de santé général. Si malgré les traitements revitalisants et antichute, rien ne leur rend leur superbe, n’hésitez pas à consulter votre médecin afin qu’il prescrive des analyses de sang. Par exemple, une chute abondante et longue peut cacher du diabète. Quant au stress, ennemi capillaire no 1, il favorise la production de sébum, l’apparition de pellicules et même la chute des cheveux. Besoin d’un coup de pouce ? Faites une cure de magnésium, remède naturel contre la nervosité, pendant 8 semaines, au début de l’automne et du printemps. Les intersaisons sont les périodes où les cheveux sont le plus fragiles.

 

Pour nourrir ses cheveux de l’intérieur et à l’extérieur

Pour nourrir ses cheveux de l’intérieur et à l’extérieur

  • BIORGA
    CYSTIPHANE LOTION ANTI-CHUTE

Ses promesses
Freiner la chute des cheveux, stabiliser la densité de la masse capillaire et protéger les longueurs des agressions extérieures.

Son plus
La viniférine, un extrait de vigne qui prolonge la durée de vie des cellules du bulbe capillaire.

Son mode d’emploi
Appliquer 7 pulvérisations une fois par jour, de préférence le soir, pendant 6 semaines sur le cuir chevelu sec. Puis 7 pulvérisations 3 fois par semaine pendant 6 semaines. Masser légèrement, ne pas rincer.

Notre avis
Non grasse, non collante et non desséchante, la texture de cette lotion est légère et agréable. Elle pénètre rapidement, n’irrite pas le cuir chevelu et facilite le coiffage. Elle se destine aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

  • DUCRAY
    ANACAPS TRI-ACTIV

Ses promesses
Apporter aux cheveux en manque de vigueur et de vitalité les nutriments essentiels à l’équilibre énergétique de leur bulbe pileux.

Son plus
Les oligoéléments issus d’extraits végétaux ainsi que le zinc améliorent la résistance des cheveux, alors que les vitamines B5, B6, PP et E luttent contre la chute.

Son mode d’emploi
Prendre 1 capsule par jour avec de l’eau. Réservés à l’adulte, ces compléments ne s’utilisent pas en cas de grossesse et d’allaitement.

Notre avis
Efficaces dès 15 jours d’utilisation, ces compléments se prennent pendant 3 mois pour un résultat optimal. On les aime car ils ne se contentent pas de dynamiser les cheveux : ils renforcent également les ongles.

  • FORTÉ PHARMA
    EXPERT KÉRATINE

Ses promesses
Redonnenr de la matière aux cheveux, sublimer leur éclat et raviver leur couleur.

Son plus
De la kératine soluble pour redonner force et matière, mais aussi du zinc, du cuivre et des vitamines B6 et B8. Le tout associé assure au produit une efficacité optimale.

Son mode d’emploi
Prendre 1 gélule le matin et 1 gélule le soir au cours du repas, avec un verre d’eau.

Notre avis
Voilà un allié capillaire malin puisqu’il s’adapte en fonction des besoins. Après les vacances ou pendant un changement de saison, un programme de 20 jours suffit pour redonner force et éclat aux cheveux. Par contre, si les cheveux ont souffert de colorations agressives, ou tombent après une grossesse, la cure est à suivre pendant 3 mois.

  • RENÉ FURTERER
    COMPLEXE 5 CONCENTRÉ VÉGÉTAL RÉGÉNÉRATEUR

Ses promesses
Destiné aux cheveux en perte de vigueur, ce soin spécifique cuir chevelu assainit les racines pour favoriser la croissance des longueurs.

Son plus
Concentré en huiles essentielles d’orange, lavande et verveine, il active la microcirculation et optimise l’action des autres soins traitants dont il multiplie par 10 la pénétration.

Son mode d’emploi
Appliquer sur les racines et laisser poser au moins 20 minutes avant de procéder au shampooing. S’utilise aussi souvent que nécessaire.

Notre avis
Ce soin est très agréable d’utilisation car il s’applique et se rince facilement, ne graisse pas les mains et ne coule pas sur le front ou dans le cou. En flacon ou en ampoule unidose, on adore son odeur bucolique qui procure une sensation de fraîcheur immédiate.