Crèche ou nounou ? Telle est la question !

Vous hésitez, vous vous questionnez, vous n’avez pas suffisamment d’informations ? C’est un peu la panique ? Détendez-vous, un livre vient d’arriver qui éclairera toutes vos lanternes et vous accompagnera jusqu’à la bonne décision.

 

785 000 bébés nés en France en 2016* (source : Insee). On peut dès lors imaginer qu’environ 1,5 millions de parents se sont posé la question suivante : Comment va-t-on s’organiser ? Qui va s’occuper de notre petite choupette (ou de notre petit chou) ? Dans certains cas, l’un des deux parents ne travaille pas et va alors probablement garder le nouveau-né à la maison. Dans d’autres cas, les grands-parents vont mettre la main à la pâte et garder bébé – grand merci à eux. Arrive le cas de ceux qui vont devoir faire un choix particulier, un choix cornélien : CRÈCHE ou NOUNOU ?

 

Le livre qui répond à toutes vos questions.

Et c’est la question soulevée par ce livre intitulé Crèche ou nounou ? Comment faire garder son enfant, paru dans la toute nouvelle collection « Laurence Pernoud » (voir notre encadré).

Laurence Pernoud. Qui ?

Laurence Pernoud. Qui ?

La fameuse, l’indémodable, celle qui résiste au temps qui passe et qui, il y a maintenant 70 ans, publiait la première version de J’attends un enfant ; suivi quelques années plus tard de J’élève mon enfant. Bien sûr ces deux ouvrages – deux classiques – ont évolué au fil des ans, mais restent des incontournables qui rassurent futurs parents et jeunes parents sur ce qui les attend.

Aujourd’hui, la collection s’étend à de nouveaux thèmes, à commencer par Crèche ou nounou et un second, Mon enfant et sa santé – 100 fiches pour avoir les bons réflexes au quotidien.

 

Ce livre épluche les différents types de garde – crèche collective ou familiale, micro crèche ou jardin d’enfant, assistante maternelle, garde à domicile, partagée, etc. ? – afin de vous donner toutes les infos nécessaires à une prise de décision pensée et surtout qui vous convient.

On entre dans le vif du sujet avec tous les côtés pratiques qui sont abordés et détaillés. Car il est important de prendre en considération l’ensemble des critères : pratique bien sûr, mais aussi financier, médical, sociologique et évidemment psychologique. Ce livre vous permet de faire le tour de la question et de choisir en toute connaissance de cause.

Aussi, vous saurez à l’avance ce qu’il se passe par exemple dans une crèche : comment y inscrire votre enfant, l’adaptation, le déroulement d’une journée, etc.

Les petits plus ? Des témoignages rassurants (non, non, vous n’être pas les seuls à vous poser toutes ces questions !), des fiches mémo pour vous organiser au mieux.

Vous en voulez encore ? Direction le site www.laurencepernoud.com

 

À lire

À lire

CRECHE OU NOUNOU

CRÈCHE OU NOUNOU ? COMMENT FAIRE GARDER MON ENFANT
Ghislaine Camus, Collection Laurence PERNOUD,
Éditions Horay, 162 pages ; 14.90 € ; septembre 2017

 

Connaissez-vous vraiment les règles d’un bon équilibre nutritionnel ?

Pratiquer une activité physique, veiller à son équilibre alimentaire : découvrez les repères qui vous aident au quotidien.

 

Depuis 2001, le Programme National Nutrition Santé (PNNS), plus connu sous le nom de « Manger Bouger », nous incite à mieux manger et à bouger davantage afin d’assurer l’équilibre entre les apports liés à l’alimentation et les dépenses occasionnées par l’activité physique.
Pourquoi en faire une politique de santé publique.  Parce qu’un mauvais équilibre alimentaire joue un rôle déterminant dans l’apparition de différents cancers et maladies cardiovasculaires, responsables de plus de 55% des décès annuels en France… sans oublier le diabète, l’obésité, l’ostéoporose et autres joyeusetés. Pour nous aider à mettre en pratique de bonnes habitudes alimentaires et physiques, le PNNS propose 9 repères à garder en tête.
À votre avis, combien en connaissez-vous ?

 

Fruits et légumes : au moins 5 par jour

Celui-là, vous l’aviez, n’est-ce pas ? Pourquoi ce mantra ? Parce que les fruits et légumes regorgent de vitamines, fibres et minéraux et jouent un rôle préventif dans l’apparition de nombreuses pathologies. Précisons qu’il s’agit de 5 portions de fruits et / ou de légumes, et qu’une portion équivaut à 80-100 grammes, soit deux cuillères à soupe pleines. Oui, ça fait une jolie quantité tout de même ! Les jus de fruits comptent pour une portion, mais attention aux sucres ajoutés qui amoindrissent sérieusement le bénéfice santé.

 À lire aussi : Les atouts des fruits rouges

 

Les produits laitiers, c’est trois fois par jour

Ah, déjà on vous sent moins sûr de vous là. Trois par jour, oui, et même quatre pour les enfants, ados et personnes âgées chez qui le calcium et la vitamine D sont nécessaires à la construction et l’entretien des os. Qui dit produit laitier dit lait bien sûr, mais aussi fromage, yaourt et fromage blanc pour varier les plaisirs.

 

Des féculents à chaque repas

À chaque repas, vraiment ? Oui, les féculents sont très importants dans l’équilibre alimentaire en raison des glucides complexes qu’ils contiennent : ces « sucres lents » fournissent une énergie longue durée au corps et rassasient durablement. Et contrairement aux idées reçues, ils ne font pas grossir si on est à l’écoute de son appétit.

Pour éviter le grignotage et les fringales, intégrez à chaque repas une portion de pain (de préférence complet) et ses dérivés, ou de légumineuses (lentilles, fèves…), ou de céréales, ou encore de riz ou de pâtes (de préférence complets aussi), en évitant les sauces et accompagnements qui, eux, font grossir.

 

Au moins une portion de viande, poisson ou œuf par jour

Voire même, dans l’idéal, deux fois par jour, sachant qu’une portion correspond à 100 grammes ou deux œufs pour les adultes, et la moitié pour les enfants. Ces aliments sont riches en protéines, fer, et les poissons gras nous apportent en bonus des Omega 3 qui préservent le système cardio vasculaire.

Privilégiez la viande blanche, le poisson et la viande rouge avec un minimum de matière grasse. Les protéines ont de surcroît un fort pouvoir rassasiant et limitent les fringales entre les repas.

 

Gare aux matières grasses

Ça, vous vous en doutiez, mais, hormis les huiles de cuisson, le beurre ou la margarine, savez-vous vraiment où se cache le gras dans votre alimentation ? De nombreux aliments industriels contiennent des matières grasses ajoutées lors de la fabrication : au-delà de 10% dans la composition, on considère qu’un produit est gras. Vous pouvez les détecter en cherchant sur l’étiquette la mention « huiles partiellement hydrogénées ». Certains gras, comme les huiles végétales (olive, colza, tournesol), les fruits oléagineux, les poissons gras contiennent des acides gras intéressants pour la santé, à condition de les consommer avec modération bien sûr. Beurre, charcuterie, viennoiseries, fritures et plats industriels sont en revanche à limiter au maximum.

 

Les Français, mauvais élèves de l’équilibre entre alimentation et activité physique

Les Français, mauvais élèves de l’équilibre entre alimentation et activité physique

En juillet 2017, l’Anses a publié les résultats de sa grande étude sur les habitudes alimentaires de la population française, INCA 3. Et le résultat n’est pas très folichon. Augmentation de la proportion de produits transformés, excès de sel, manque de fibres, augmentation du temps passé devant les écrans en dehors du temps de travail (20 minutes / jour chez les enfants, 1h20 chez les adultes), augmentation du nombre d’enfants et d’adultes en surpoids (13% des enfants et 34% des adultes) voire obèses (4% et 17%). L’étude montre une sédentarité inadaptée, qui concerne 80% des adultes et la moitié des adolescents de 11 à 14 ans. Bref, il y a du pain sur la planche pour redresser la barre et inculquer de bonnes habitudes aux enfants.

Découvrez ici tous les résultats de l’étude.

 

Mollo sur les produits sucrés

 On adore leur goût, mais consommés en excès, ils sont très mauvais pour notre santé. Surpoids, diabète, caries… sont les principaux résultats d’une alimentation trop sucrée. Plutôt que des gâteaux ou viennoiseries, privilégiez les fruits, apprenez à déguster vos yaourts nature, évitez les sodas sans sucres bourrés de « calories vides », et surveillez la quantité de sucre ajoutée dans vos boissons chaudes.

 À lire aussi : 5 aliments pour faire oublier le sucre à nos enfants

 

Limiter le sel

Les autorités de santé ne cessent de tirer la sonnette d’alarme : nous mangeons trop de sel par rapport au maximum de 6 grammes par jour recommandé pour un adulte. Et pourtant, un excès de sel favorise l’hypertension, qui provoque des maladies cardio-vasculaires. On évite donc de rajouter du sel dans son assiette, et on surveille la teneur en sodium sur les étiquettes des aliments que nous achetons. Pensez aux alternatives au sel qui relèvent le goût des plats : épices, gomasio, herbes, etc…

 À lire aussi : Pourquoi et comment manger moins salé ?

 

Eau à volonté !

Nous perdons chaque jour environ 2.5 litres d’eau entre la transpiration, les urines et la respiration, qu’il est indispensable de compenser pour le bon fonctionnement de l’organisme et l’évacuation des déchets. Buvez régulièrement tout au long de la journée : il nous faut au moins 1.5 litres pour éviter la déshydratation. Si vous avez du mal à y penser, conservez toujours avec vous une petite bouteille et buvez à intervalles réguliers.

 

30 minutes de sport au moins 5 fois par semaine  

Le dernier repère est complémentaire d’un bon équilibre nutritionnel. Se bouger contribue au maintien d’une bonne santé, et entretient notre souplesse, nos muscles et notre précieux système cardio vasculaire. Et c’est facile : marche, vélo, escaliers constituent déjà une activité physique pour les moins sportifs. Ceux qui ont le goût de l’effort physique ont l’embarras du choix entre la natation, la danse, la marche rapide, le fitness… En plus de ces activités sportives, limitez le temps que vous passez assis (votre dos vous dira merci), étirez-vous régulièrement et mobilisez vos articulations en douceur plusieurs fois dans la journée.

Retrouvez tous les conseils de Manger Bouger, des guides nutritionnels et des idées de recettes sur www.mangerbouger.fr.

Mettez vos enfants à la gym

L’activité sportive est indispensable au bon développement des enfants. Méthode maison ou cours de fitness dédié à aux kids, vous avez l’embarras du choix.

 

Si la pratique régulière d’une activité sportive est primordiale dans le développement social et psychomoteur de nos enfants, ce n’est pas toujours facile de leur inculquer le plaisir du sport, alors que tant de distractions les appellent : les copains, les écrans, la lecture… Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour leur permettre de se bouger en s’amusant (et sans râler).

 

Le Fitness kids a le vent en poupe

Très développé aux États-Unis, la tendance du fitness pour les enfants s’implante doucement mais sûrement en France. Dans ces cours qui leur sont exclusivement réservés, l’objectif pour eux n’est pas de faire fondre la cellulite ou de remonter leurs fessiers, mais de développer leur coordination, leur souplesse et apprendre les bases de la pratique sportive avec une routine d’échauffements et d’étirements.

 À lire aussi : Les bonnes idées de sport pour nos enfants

 

La gym à la maison avec Disney

Vraie bonne idée de cadeau pour les parents et les enfants, le livre La Gymnastique des Animaux mêle avec brio une version raccourcie des grands classiques Disney et 60 exercices d’activité physique inspirés par la démarche ou les aventures de leurs personnages. La marche des éléphants, la charge des fourmis, la parade du lion… sont autant d’enchaînements de mouvements inspirés par l’histoire de Mowgli, 1001 Pattes ou encore Simba. Ainsi, votre loulou n’a pas le sentiment de faire de la gym, mais il se glisse dans la peau d’un lionceau, d’une sauterelle, d’un aristochat ou d’un flamand rose entre deux histoires.

 À lire aussi : 5 aliments pour faire oublier le sucre à nos enfants

 

Des histoires qui stimulent l’imagination

Destinées aux enfants de 3 à 10 ans, les séries de mouvements s’intercalent entre les chapitres des cinq différentes histoires qui composent l’ouvrage. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir avec vos enfants les merveilleuses péripéties des héros du Livre de la Jungle, 1001 Pattes, Le Roi Lion, Les Aristochats et Bambi.

Voilà qui offre de belles après-midi lecture en perspective, et la garantie d’une activité sportive régulière pratiquée en famille. Car oui, vous aussi vous pouvez prendre la pose du hibou ou reproduire le dandinement des oies… Bonne découverte !

 À lire aussi : Mon enfant veut faire un sport de combat, bonne idée ou pas ?

 

À lire

À lire

La Gymnastique des animauxLA GYMNASTIQUES DES ANIMAUX,
édition Hachette Heroes, 19.95 €, 241 pages

 

7 huiles essentielles indispensables pour votre intérieur

Parfumez votre intérieur avec des huiles essentielles apaisantes qui vous apporteront de la sérénité, et éloigneront virus et petites bêtes.

 

Fatigué ? Stressé ? Irritable ? Sentiment d’être débordé en permanence ? Si vous cochez une ou plusieurs de ces cases, il est temps de prendre soin de votre bien-être. Les huiles essentielles, aux vertus curatives et préventives, ont aussi la propriété d’agir sur le système nerveux, nous apportant une agréable sensation de sérénité et de relaxation, tout en gardant les virus à distance. Certaines ont aussi une action répulsive sur les petites bêtes. Alors, lesquelles choisir pour parfumer votre maison ? On vous donne notre top 7.

 

1 – Huile essentielle d’orange amère contre le stress

Aussi appelée « petit grain bigarade » (Citrus aurentium), ses effluves de feuille d’oranger restaurant votre équilibre intérieur, et vous apportent détente et relaxation en quelques respirations. Diffusée dans une chambre, elle vous aider à glisser sans résistance dans les bras de Morphée.

 À lire aussi : Retrouver le sommeil grâce aux huiles essentielles

 

2 – Huile essentielle de cèdre de l’Atlas contre les nuisibles

Ras le bol des mites qui grignotent vos pulls préférés en douce ? Des moustiques qui pourrissent vos nuits ? Vous allez adorer l’huile essentielle de cèdre de l’Atlas. Utilisée en diffuseur, elle a une puissante action répulsive contre les moustiques. Quelques gouttes (à renouveler régulièrement) versées sur une pierre poreuse (ou un petit cube de bois) disposée dans vos armoires et commodes tiendront les mites à distance de vos affaires.

 

3 – Huile essentielle de sapin baumier contre les petits virus

Son délicieux parfum résineux réchauffera l’atmosphère de votre home sweet home, et purifiera l’air ambiant grâce à ses propriétés antiseptiques. Dès que vous ressentez les premiers symptômes d’un rhume, disposez un diffuseur à proximité de vous toute la journée, le sapin baumier lui règlera son compte avant qu’il n’ait le temps de prendre ses aises.

 

4 – Huile essentielle de laurier noble contre la timidité

Votre aîné passe un examen important ? Vous avez une présentation en public et êtes rongé par le trac ? Vous passez un entretien d’embauche ? Face à toutes les situations où votre confiance en vous et votre timidité sont mises à rude épreuve, l’huile essentielle de laurier noble (laurus nobilis) apaise les angoisses et stimule la concentration. En bref, elle vous donne des ailes ! À utiliser en diffusion chez vous lors de vos préparatifs, et en olfaction juste avant d’entrer en scène en appliquant une goutte d’huile essentielle sur vos poignets, avant de les frotter et de les respirer profondément.

 

5 – Huile essentielle de lavande vraie contre la déprime

Efficace en application locale sur les psoriasis ou irritations cutanées grâce à ses vertus apaisantes, la lavande vraie (Lavandula angustifolia) a un effet calmant, sédatif et anti-dépresseur utilisée en diffusion. Elle restaure l’équilibre intérieur, favorise l’inspiration, éloigne les insomnies et calme l’irritabilité. À inspirer sans modération les jours où vous êtes miné par le manque de confiance en vous, ou ceux où vous vous sentez sur le point d’exploser sous l’effet du stress.

 À lire aussi : Êtes-vous au parfum sur les huiles essentielles ?

 

6 – Huile essentielle de mandarine contre l’insomnie

Les insomniaques et les grands angoissés vont l’adorer ! Le délicieux parfum de l’huile essentielle de mandarine (citrus reticulata) agit efficacement contre l’agitation intérieure, le stress et surtout l’insomnie. Déclenchez votre diffuseur une heure avant d’aller vous coucher et laissez le calme s’installer, favorisant ainsi un endormissement paisible.

 

7 – Huile essentielle d’ylang-ylang pour la libido

Réputées pour leur action anti-stress, apaisante et réconfortante, les effluves voluptueuses d’ylang ylang (cananga odorata) ont aussi un effet aphrodisiaque. À diffuser sans vous priver dans votre chambre à coucher (ou ailleurs, c’est vous qui voyez !) afin de créer une atmosphère propice aux jeux coquins et désirs libérés.

 À lire aussi : Quand les huiles essentielles réveillent le désir

 

Comment diffuser les huiles essentielles ?

Comment diffuser les huiles essentielles ?

Pour une diffusion rapide et intense dans votre intérieur, choisissez un diffuseur, dans lequel vous versez quelques gouttes d’huile essentielle pure, et éteignez-le après 10-15 minutes. Si vous souhaitez une diffusion en continu, optez pour un diffuseur à eau dans lequel vous ajoutez quelques gouttes d’huile essentielle. L’odeur diffusée est plus subtile, et en bonus, vous humidifiez la pièce.

 

Les différents types d’urticaire

« L’urticaire est-elle d’origine allergique ? Peut-on faire une urticaire solaire ? Comment la reconnaître ? » Sacha, 39 ans

 

Dans la grande majorité des cas d’urticaire, l’origine est non allergique, même si un mécanisme allergique est parfois avéré. En fait, tout dépend du type d’urticaire.

Urticaire chronique ou aiguë

L’urticaire chronique n’est presque jamais de nature allergique et moins de 10% des urticaires de l’enfant sont d’origine allergique. Lors de l’urticaire aiguë, on suspecte une véritable réaction allergique après l’ingestion de certains aliments, d’un médicament ou après la piqûre d’un insecte, ou lorsque des éruptions cutanées apparaissent de façon imprévisible et spontanée. Les symptômes évoluent pendant quelques heures ou quelques jours et disparaissent le plus souvent spontanément sans laisser de cicatrices.

Différencier l’urticaire solaire de la lucite estivale

L’urticaire solaire est relativement rare, on peut la confondre avec la lucite estivale bénigne qui est beaucoup plus fréquente. L’aspect des lésions est assez similaire, le prurit intense, et ils disparaissent en 24 heures voire moins. Lors des lucites, l’éruption survient dans les heures qui suivent l’exposition solaire, alors qu’elle se manifeste dans le quart d’heure qui suit en cas d’urticaire solaire, et celle-ci expose au risque de choc anaphylactique.

 À lire aussi : Le conseil du pharmacien, pour Traiter une allergie au soleil ou lucite estivale bégnine

 

Le cas particulier de l’œdème de Quincke

Il s’agit d’une urticaire profonde associée à une réaction allergique grave qui peut engager le pronostic vital. L’œdème se manifeste par un gonflement au niveau du visage et des voies respiratoires : les lèvres, la langue, les paupières gonflent. Le pharynx et le larynx peuvent également être atteints avec un risque de bloquer les voies aériennes et de provoquer une asphyxie.

 À lire aussi : Le boom des allergies

 

Courir pour faire avancer la recherche contre les maladies rares

Certains parents n’hésitent pas à se lancer dans des défis audacieux pour faire connaître les maladies rares et donner de l’espoir aux enfants malades.

 

La vie de la famille Lacombe, qui prend ce week-end le départ de la célèbre course Paris-Versailles, a basculé après la naissance de leur fille, aujourd’hui âgée 3 ans et atteinte d’une maladie rare. Au terme d’une longue errance à la recherche d’un diagnostic, Maladies Rares Info Service les a orientés vers les bons spécialistes, menant enfin la famille au bon diagnostic et au traitement adapté.

Afin d’éviter à d’autres familles de traverser les mêmes difficultés, Amélie et David Lacombe, sportifs très occasionnels, ont décidé de faire connaître Maladies Rares Info Services en s’engageant dans une succession de défis sportifs : après le Triathlon de Deauville en juin et Embrunman en août, ils prennent dimanche le départ de la course Paris-Versailles, avant de terminer l’année par le Raid Amazones en décembre.

Leur objectif ? Faire connaître au plus grand nombre l’existence de Maladies Rares Info Services, service d’information et de soutien des familles d’enfants atteints de maladies rares, qui prodigue conseils et orientations pour améliorer le quotidien, la scolarité et les soins des petits patients.

MALADIES RARES

Pour être soutenu, poser vos questions sur les maladies rares, et échanger sur les forums avec d’autres familles : 01 56 53 81 36 (numéro non surtaxé) – www.maladiesraresinfo.org

 

Mon enfant a des poux

La menace d’infestation de poux plane en permanence. Que faire pour éradiquer ces envahisseurs capillaires quand ils s’attaquent à la tête de nos enfants ?

 

Votre petit se gratte frénétiquement la tête. Il n’en faut pas plus pour vous mettre la puce à l’oreille : il a des poux. Des parasites à la salive urticante qui piquent le cuir chevelu et se nourrissent de sang. Appétit vorace – environ 4 repas quotidiens de 30 minutes –, capacité de reproduction fulgurante – jusqu’à 10 œufs par jour pendant 20 à 30 jours –, résistance à presque toutes les épreuves… Inutile d’en dire davantage pour décrire la coriacité de l’ennemi. Contrairement aux puces qui sautent d’une proie à l’autre, les poux contaminent par contact. L’âge de leurs victimes, leur couleur de cheveux ou leur degré d’hygiène leur importe peu. Pouvant survivre de 24 à 55 heures sans se nourrir de sang et 18 heures immergés dans l’eau, les poux profitent aussi bien des piscines que des vêtements ou du linge de maison pour se propager. Et ce n’est pas en période scolaire qu’ils prolifèrent le plus mais grâce à la chaleur de l’été. Voilà pourquoi il est si difficile de leur échapper à la rentrée.

 À lire aussi : Moche comme un pou : tout savoir sur le pou

 

Asphyxier les poux

Si nos grands-mères comptaient sur l’huile d’olive ou le vinaigre et le peigne à poux pour en débarrasser les cheveux – que certaines rasaient en guise de solution radicale –, les offensives actuelles consistent à priver les parasites de leurs fonctions vitales et de casser leur cycle biologique. Seuls les produits chimiques qui asphyxient les poux et les lentes s’avèrent efficaces. Sans endommager le cuir chevelu, ces lotions ou gels à appliquer sur la tête agissent comme des neurotoxiques sur le parasite et ses larves. En les engluant, ils les étouffent en 15 minutes. Une seule application suffit, à condition de traiter aussi l’environnement matériel et familial de la tête infestée – le même jour ! En parallèle des produits capillaires, lavez une seule fois et à plus de 60°C les draps, les serviettes ainsi que les vêtements qui supportent cette température. Quant aux doudous, bonnets et autres accessoires plus fragiles, vous pouvez les « stériliser » par le froid (deux jours au congélateur) ou en les enfermant dans un sac en plastique fermé hermétiquement pendant trois semaines.

 À lire aussi : Maladie de Lyme : où en est-on ?

 

Peut-on prévenir l’invasion ?

La meilleure des préventions reste la vigilance. Surtout si vos enfants sont scolarisés ou vont en crèche, surveillez régulièrement leurs cheveux, quitte à passer un peigne à poux si vous avez le moindre doute. Des gestes quotidiens qui peuvent au moins diminuer les risques de contamination. Les petites filles aux cheveux longs iront à l’école coiffées d’un chignon ou de nattes. Enfin, exigez de vos enfants de ne pas échanger écharpe, foulard ou bonnet avec leurs camarades.

Conseils de pharmacien : n’oubliez pas de vous débarrasser des lentes !

Conseils de pharmacien : n’oubliez pas de vous débarrasser des lentes !

Il n’existe pas de recette miracle pour empêcher les poux de vouloir coloniser la tête de vos enfants… ou la vôtre. En revanche, on dispose de répulsifs à base de IR3535 ou de Citriodiol, les mêmes molécules qui repoussent les moustiques, à vaporiser sur la chevelure en période d’infestation. La plupart de ces produits peuvent être utilisés à partir de 3 ans. Si la contamination a déjà eu lieu – vous avez trouvé au moins un pou vivant sur la tête de l’enfant –, le traitement pédiculicide s’impose. Lequel est plus efficient sur les poux adultes que sur les lentes. C’est pourquoi il est recommandé d’éliminer celles-ci. Un produit les colorant ou les décollant des cheveux auxquels elles s’accrochent peut vous aider à vous en débarrasser.

 À lire aussi : Soigner les bobos vite et bien !

Dans la famille des douleurs lombaires : le lumbago

Un effort physique trop important et apparaît une violente douleur dans le bas du dos. Impossible de se relever tellement cette lombalgie est aigüe.

 

Tout le monde connaît un jour le « tour de reins » qui fait suite à un geste trop brusque ou lorsqu’on a soulevé une charge lourde. La douleur est brutale, vive et lancinante. Elle est parfois tellement forte que tout mouvement du dos devient impossible. En position assise, on a du mal à se relever et on doit parcourir plusieurs mètres avant de parvenir à se tenir droit.

 À lire aussi : DOSSIER – Les maux de dos

 

Les douleurs lombaires arrivent à tout âge

Les douleurs lombaires surviennent à tout âge, suite à de mauvaises postures. Des mouvements brutaux lors d’une activité sportive, tout comme certaines activités professionnelles, peuvent être à l’origine de lumbagos. Cependant, leur fréquence augmente avec l’âge ainsi qu’avec des épisodes de lombalgie antérieurs.

Les symptômes s’atténuent avec le repos, mais l’immobilité prolongée (au lit) n’est pas recommandée.

 

Un diagnostic aisé pour débusquer le lumbago

Les circonstances d’apparition de la douleur, le niveau de gêne et le trajet que suit la douleur permettent de diagnostiquer la lombalgie aiguë et les examens complémentaires ne sont en principe pas nécessaires, notamment la radiographie (pourtant souvent faite). Un bilan complémentaire n’est demandé que lorsqu’un problème sous-jacent (séquelles de traumatisme, infection, maladie inflammatoire…) est suspecté.

Le lumbago bien traité guérit en général en moins de 4 semaines, mais des récidives sont possibles dans les mois voire les années qui suivent. Si l’épisode douloureux dure plus de 4 semaines, on parle de lombalgie subaiguë ; au-delà de 3 mois, de lombalgie chronique.

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Bon à savoir

Bon à savoir

La kinésithérapie peut être utile pour calmer la douleur et apprendre des mouvements et des exercices d’entretien. Des manipulations vertébrales peuvent aussi être prescrites en cas de douleurs récidivantes.

 

Traitement du lumbago : médicaments et ceinture lombaire

Le traitement associe généralement des médicaments (antalgiques, AINS) et le port d’une ceinture lombaire.

Le paracétamol est conseillé en première intention : 4 grammes par jour en quatre prises espacées de 4 heures au minimum. En cas de soulagement insuffisant, les antalgiques contenant un opiacé (codéine, tramadol) peuvent être indiqués. Plus rarement, en cas de persistance d’une grande douleur, le médecin peut prescrire une infiltration de corticoïdes.

Le port d’une ceinture lombaire permet de soulager la zone douloureuse et favorise la reprise des activités – sans forcer et en évitant les mouvements brusques. Et les études prouvent que la reprise d’une activité physique adaptée est la meilleure garantie d’une guérison rapide.

 À lire aussi : Comment lutter contre les douleurs qui vous gâchent la vie ?

 

La prévention avant tout

La prévention avant tout

  • Vérifiez que votre literie est de qualité et toujours en bon état.
  • Musclez dos et abdominaux par des exercices de gymnastique. Et pratiquez toujours un échauffement musculaire avant les activités physiques qui sollicitent le dos comme avant toute séance sportive.
  • Évitez le port de charges trop lourdes. Si vous devez absolument le faire, n’infligez pas de torsions à votre colonne vertébrale. Pliez les genoux avant de vous baisser pour ramasser l’objet et portez-le le plus près possible de votre corps.
  • Délaissez les sports violents et asymétriques (tennis…) et préférez les activités telles que la marche ou la natation.

 

Les maladies intestinales

Même quand il n’est pas atteint de maladie inflammatoire chronique comme la rectocolite hémorragique ou de cancer, l’intestin peut être très douloureux et occasionner des troubles handicapants au quotidien.

 

Depuis trois ou quatre ans, les troubles intestinaux ne sont plus un sujet tabou. Au contraire, l’intestin intéresse tout le monde comme le montrent la floraison de livres sur le sujet et leur succès : le Charme discret de l’intestin, de Giulia Enders (éd. Actes Sud), l’Intestin, notre deuxième cerveau, du Pr Francisca Joly Gomez (éd. Marabout poche), les Bactéries, des amies qui vous veulent du bien, par le Pr Gabriel Perlemuter et le Dr Anne-Marie Cassard (éd. Solar). En partie parce qu’à cause du mode de vie et de l’alimentation modernes, les maladies intestinales sont plus fréquentes, mais aussi parce que les récentes découvertes sur le fonctionnement du système digestif sont passionnantes et enthousiasmantes.

 

Une communication entre l’intestin le cerveau qui n’est plus à démontrer

L’intestin est un organe en effet bien plus important qu’on ne le pensait. Il ne permet pas seulement de transformer les aliments en « carburant » et en éléments vitaux pour le fonctionnement de l’organisme. Les quelque 200 millions de neurones concentrés et connectés entre eux dans la n’est plus à démontrerparoi du tube digestif et les 100 000 milliards de bactéries qui le colonisent ne se contentent pas de réguler la digestion. Avec l’aide de très nombreuses cellules qui composent le système immunitaire, ils contribuent à protéger l’intestin de toutes sortes d’agressions. L’intestin est également capable d’envoyer des messages au système nerveux central, donc au cerveau, et vice versa, au point que les chercheurs l’appellent « deuxième cerveau ». On le sait du reste intuitivement, il existe des connexions entre le cerveau « du haut » et celui « du bas » et ce que l’on ressent peut retentir sur notre système digestif. Qui n’a jamais eu « la peur au ventre » en attendant le résultat d’une analyse médicale ou éprouvé le besoin irrépressible d’aller aux toilettes avant un examen ou un rendez-vous important ?

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Le microbiote intestinal, des surprises à venir

Cela dit, on est loin de tout connaître de l’intestin grêle et du gros intestin (le côlon) et encore moins des multiples rôles joués par le microbiote – anciennement appelé flore intestinale – qu’ils abritent. Mais les travaux scientifiques se multiplient en France et dans le monde entier et ils nous en apprendront prochainement davantage. Aussi bien sur les rapports existant entre le psychisme et un grand nombre de troubles intestinaux que sur les liens, fortement suspectés, entre le microbiote intestinal et différentes maladies comme l’obésité, le diabète, les allergies, la maladie de Parkinson ou l’autisme.

 

Syndrome du côlon irritable ou colon paresseux ?

Dans les deux cas, les symptômes intestinaux sont pénibles et chroniques mais le syndrome du côlon irritable est particulièrement difficile à vivre au quotidien et à traiter.

 

Comme tous les organes, l’intestin peut être atteint d’affections graves. La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, par exemple, qui bénéficient aujourd’hui de traitements plus efficaces. Et le cancer colorectal dont on compte chaque année 37 000 nouveaux cas. D’autres troubles intestinaux, à première vue peu préoccupants, sont néanmoins pénibles et méritent d’être pris au sérieux.

La constipation peut-être pénible

Tout le monde est constipé un jour ou l’autre. Quand on est malade et fiévreux par exemple et surtout en voyage. À cause des effets déshydratants de la climatisation en avion, d’une alimentation différente, du décalage horaire, de toilettes qui rebutent… L’intestin n’aime pas les changements d’habitudes. Résultat, ça bloque à la sortie. Mais ce type de constipation est occasionnel et tout rentre dans l’ordre rapidement. Certaines personnes, en revanche, sont régulièrement constipées : 15 à 35 % de la population selon les estimations. Leur intestin est paresseux pour diverses raisons. Un mode de vie inapproprié (hydratation insuffisante, alimentation déséquilibrée, stress, manque d’activités physiques…), l’âge, certains médicaments pris au long cours (antidépresseurs, opioïdes…). Les femmes sont aussi bien plus constipées que les hommes : les hormones sont souvent en cause, en particulier la progestérone qui a tendance à ralentir le fonctionnement des muscles intestinaux. Si vous avez moins de 3 selles par semaine ou si celles-ci, petites et dures, sont difficiles à évacuer, si votre ventre est souvent ballonné, vous faites partie du club !

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Réponses d'expert : le lien constipation-hémorroïdes

Réponses d'expert : le lien constipation-hémorroïdes

Dr Philippe Godeberge
Gastro-entérologue et coloproctologue, Institut Montsouris, Paris*

La constipation est le facteur déclenchant principal des hémorroïdes, une malade bénigne certes, mais il faut se méfier de ce diagnostic… En cas de saignement, il est indispensable d’avoir une analyse médicale tenant compte de vos symptômes, de votre âge et de vos antécédents. Il vaut mieux 5 minutes de gêne que 6 mois de chimiothérapie. En dehors des hémorroïdes, il existe en effet beaucoup d’autres pathologies pouvant atteindre l’anus (polype, tumeur du rectum…). En pratique, plus de la moitié des symptômes hémorroïdaires disparaissent chez les patients auxquels on conseille de bien prendre en charge leur transit… La chirurgie ne concerne, ou ne devrait concerner, pas plus de 5 % des maladies hémorroïdaires. Si celle-ci s’impose, il existe désormais des techniques mini-invasives (par des petites incisions de l’ordre d‘un centimètre) qui permettent de minimiser les séquelles et la douleur. Combien de fois n’entend-on pas en consultation post-opératoire : « si j’avais su, je l’aurais fait plus tôt »…

* Co-auteur de Qu’est-ce que tu as dans le ventre ?, éd. Hachette, 2017.

 

La colopathie fonctionnelle, une pathologie difficile

Bien plus handicapant, le syndrome de l’intestin irritable (SII), également appelé syndrome du côlon irritable ou colopathie fonctionnelle, est une affection chronique multifactorielle : hypersensibilité viscérale, inflammation et rupture de l’équilibre du microbiote notamment. Pour être sûr du diagnostic, il faut ressentir des douleurs abdominales (spasme, pesanteur, inconfort, distension) au moins une fois par semaine depuis trois mois ou plus, associées à des modifications de la défécation (constipation, diarrhées ou alternance des deux). L’intensité et la durée des crises varient selon les personnes mais, en moyenne, leur fréquence est de 5,4 par mois. « Les personnes atteintes – des femmes surtout – souffrent réellement et leur quotidien est très pénible, et pourtant les examens ne montrent rien d’anormal, d’où une incompréhension des proches et parfois un manque d’empathie des médecins… », explique le Pr Jean-Marc Sabaté, gastro-entérologue à l’hôpital Avicenne, Bobigny. Souvent, ces personnes ont, il est vrai, un profil anxieux qui joue sans doute un rôle mais c’est un cercle vicieux : plus elles ont mal, plus elles sont stressées et anxieuses… et plus elles souffrent.

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À savoir

À savoir

Les petites hernies appelées diverticules qui se forment dans la paroi de l’intestin sont surtout dues à une alimentation pauvre en fibres et à l’âge. À 80 ans, 1 Français sur 2 en a, au point que les médecins les appellent « rides du côlon ». Mais on ne sait pas toujours qu’on en a, d’où l’inquiétude en cas de diverticulite, c’est-à-dire de perforation microscopique, imprévisible, au fond de ces petites hernies qui entraîne une infection. Douleur sur le côté gauche de l’abdomen et pesanteur intenses et persistantes, souvent accompagnées de fièvre ?… Il faut consulter ou aller aux urgences car il faut traiter, en général avec des antibiotiques et mise au repos de l’intestin avec un régime sans résidus. En cas d’abcès ou de péritonite diffuse, place à la chirurgie. En revanche, pas de régime en dehors d’une poussée inflammatoire. Les conseils préventifs consistant à ne manger que des légumes cuits sans pépin et à supprimer les fruits à grains au prétexte que le moindre grain va se loger dans un diverticule et provoquer un trou n’ont pas de sens. Cela dit, en cas de colopathie fonctionnelle associée, il faut surveiller son alimentation, mais c’est différent.

 

 

L’alimentation, c’est primordial pour lutter contre les troubles intestinaux

Pour lutter contre les troubles de l’intestin les plus fréquents et, mieux, les prévenir, le premier remède est souvent un changement ou un ajustement de l’alimentation. C’est logique.

 

En cas de constipation « d’exonération » – l’expulsion des selles est impossible à cause de modifications anatomiques liées à l’âge ou aux accouchements – manger davantage de fibres ne sert à rien, au contraire. En revanche, c’est ce qu’il faut faire si l’intestin est paresseux.

Des fibres et de l’eau

Mais quelles fibres ? Les fibres solubles dont sont riches fruits rouges, agrumes, pommes, courgettes, asperges, lentilles, avocats… attirent l’eau et augmentent le volume des selles. Hydratées et moins dures, celles-ci glissent mieux tout au long de l’intestin. Les fibres insolubles qui font en général partie de l’enveloppe des végétaux (blé entier, riz brun, boulgour, brocoli, pois cassés, fruits séchés pruneau en tête…) accélèrent le transit. En fait, il faut les deux, sans excès toutefois, et boire tout au long de la journée.

Les fodmaps accusés

Pour le syndrome de l’intestin irritable, c’est plus difficile car plusieurs causes sont intriquées dont la composante psy. Mais aujourd’hui, les sucres fermentescibles (FODMAPS), présents dans de très nombreux aliments (fruits, légumes, céréales, sodas, jus de fruits, chewing-gum, bonbons…) sont incriminés. Pas question de les supprimer mais de les réduire. On peut, en plus, prendre un nouveau probiotique (Bifidobacterium infantis 35624) pour améliorer les symptômes.

Régime végétalien ou vegan : gare !

Le passage d’un régime omnivore à un régime végétarien (qui tolère œufs et produits laitiers) et surtout à un régime végétalien est difficile pour les intestins. Le régime végétalien – appelé à tort végan qui désigne un mode de vie excluant en plus les produits d’origine animale comme le cuir – proscrit viandes, poissons, crustacés, coquillages, produits laitiers, œufs, miel, et se compose uniquement de céréales, légumineuses, graines, fruits et légumes, huiles, épices, sel, sucre. L’excès de légumes, fruits et céréales entraîne ballonnements importants, douleurs abdominales, troubles, fermentations intestinales, flatulences…

Le « sans gluten », une mode ?

Ballonnements, douleurs abdominales, diarrhée, constipation peuvent être dus à une intolérance au gluten, appelée maladie cœliaque, une maladie immunitaire touchant 2 % de la population qu’un test sanguin peut diagnostiquer. Dans ce cas, le seul traitement efficace est une alimentation sans gluten, une protéine contenue dans les céréales. D’autres personnes présentent des symptômes voisins et se sentent mieux en suivant un régime sans gluten sans pour autant avoir de maladie coeliaque. Mais on assiste depuis quelques années à une mode du « sans gluten » qui va trop loin. Seul point positif de cet engouement : les « vrais » intolérants au gluten trouvent maintenant beaucoup de produits sans gluten.

 

En savoir +

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Livres :

  • Le syndrome de l’intestin irritable (50 recettes & 150 variantes), Mélanie Duféey, éd. Hachette, coll. Bien-être, 2017.
  • Bien nourrir notre intestin (recommandations et recettes), Pr Francisca Joly Gomez et Isabel Gomez Dubest, éd. Marabout, 2016.

Associations :

  • Association de patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, www.apssii.org.
  • Association française des intolérants au gluten, www.afdiag.fr.

 

Les 5 huiles essentielles qui renforcent nos défenses immunitaires

Baisse de luminosité, stress, grosse fatigue, rhumes et autres virus mettent notre organisme à rude épreuve. Préservez votre vitalité grâce à l’aromathérapie. En diffusion, application locale ou par voie orale, les huiles essentielles boostent nos défenses afin de garder la forme jusqu’au retour des beaux jours.

 

Guillaume Gérault, naturopathe et directeur de l’École Française d’Aromathérapie Intégrative nous livre sa sélection d’huiles essentielles pour soigner les petits maux saisonniers, prévenir la déprime et la fatigue liée à la baisse de lumière et au stress du quotidien.

 

1 – Un zeste de vitalité avec l’huile essentielle de citron

Extraite à partir du zeste de citron, l’HE de citron aide à la régénération des fonctions hépatiques, et a une action anti infectieuse, anti virale, anti bactérienne, dépurative et légèrement diurétique. À raison de 3 à 5 gouttes dans une bouteille d’eau, à boire tout au long de la journée (en secouant bien la bouteille – fermée – avant de boire), elle est idéale pour entretenir un bon état général et prévenir les petits maux de l’hiver. En diffuseur ou en respirant directement le bouchon, 5 respirations lentes et profondes nous offrent une pause émotionnelle, relancent notre envie d’agir et nous donnent un coup de peps qui permet de résister à la fatigue psychique. Toute la famille peut utiliser l’HE de citron, qui est plus adaptée que le jus de citron pressé matinal pour les personnes qui manquent de vitalité ou souffrent de troubles arthritiques. Seule contre-indication : comme tous les citrus, elle est photo-sensibilisante, donc jamais d’exposition au soleil après une application cutanée !

 

2 – Coup de citrus pour lutter contre la fatigue

Je recommande une HE de la famille des citrus (mandarine, bergamote, clémentine, pamplemousse au choix) pour un effet coup de fouet et coup de peps. Elles ont aussi une action anti infectieuse, anti bactérienne et anti spasmodique. Le top : la bergamote, que j’appelle le « rayon de soleil en bouteille », parfaite pour résister au manque de luminosité et aux jours qui raccourcissent. Elle déverrouille le plexus solaire, apporte de la fraîcheur, développe l’envie d’entreprendre. Comment l’utiliser ? Si vous possédez un aspirateur à sac, mettez 2 à 3 gouttes directement sur le sac, refermez et aspirez, cela sent divinement bon ! Vous pouvez aussi verser quelques gouttes sur un mouchoir posé à côté de votre bureau, glissé dans la sortie d’air de la voiture…

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3 – Direction détente avec le Petit Grain Bigaradier

Voilà encore une huile essentielle de la famille des citrus, mais cette fois-ci, c’est la partie feuille qui est distillée. Je l’appelle « câlin en bouteille » : cette HE apaise, tranquillise et relaxe. Elle est parfaite pour les bouts de chou fatigués et les parents surmenés. Chez les petits, appliquez une goutte sur un vêtement ou une micro goutte directement sur le poignet. S’ils sont stressés par les siestes à l’école ou leur première nuit chez un copain, appliquez une goutte sur un doudou « aroma » (pas leur doudou principal, qui a sa propre odeur) qu’ils emmènent avec eux dont l’odeur les apaisera. Chez les adultes, l’HE petit grain bigaradier permet de retrouver l’harmonie du soir, calme le stress, évite les nuits agitées et favorise un sommeil réparateur. Appliquée en massage (2 gouttes d’HE pour ½ cuillère à café d’huile végétale) sur le ventre ou le plexus avant de dormir, elle calme aussi les spasmes. Les grands stressés se relaxeront dans un bain chaud parfumé avec 7 à 10 gouttes diluées dans une grande cuillère de gel douche mélangée à l’eau. À ne pas faire avant de sortir un samedi soir, sinon vous ne sortirez plus !

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4 – Sus aux affections respiratoires avec le myrte rouge

Toux sèche ou qui commence à grasseyer, sinusite, rhume, grippe… : le myrte rouge décongestionne les voies respiratoires et facilite l’expectoration, sans irriter ni dessécher. Vous pouvez l’utiliser en diffusion ou verser quelques gouttes sur un mouchoir. Chez les adultes et les enfants de plus de 6 ans, versez 2 à 3 gouttes d’HE pure sur le poignet avant de les frotter l’un contre l’autre : le myrte rouge passe très rapidement dans le sang, et agit de manière globale sur le système immunitaire.

 

5 – L’huile essentielle de pin sylvestre remplace le café du matin

Cette huile essentielle a une action 100% tonique, elle évoque les pinèdes des landes, la pureté de l’Atlantique Sud. Un vrai bol de fraîcheur ! Parfait en cas de coup de pompe, de fatigue générale, le pin sylvestre vous donne un coup de boost. Je le recommande à ceux qui sont épuisés d’avance par leur journée et sentent qu’ils approchent de leurs limites : c’est une huile à utiliser le matin, surtout pas le soir. Sur un plan émotionnel, cette HE permet d’accepter les difficultés, les lassitudes, elle apporte un effet turbo au démarrage, comme sur un moteur de voiture. Elle s’utilise en diffusion, sur un mouchoir à côté de l’ordinateur ou dans le sac de l’aspirateur (pour danser en faisant le ménage !). Deux gouttes d’HE de pin sylvestre diluées dans l’eau chaude en inhalation matinale vous donneront de l’énergie pour la journée. Si vous manquez d’énergie pour ressortir après une dure journée, plongez-vous dans un bain additionné de 10 gouttes de pin sylvestre diluées dans une base de shampooing ou gel douche, et vous voici reparti jusqu’au bout de la nuit. Très puissante, cette HE est déconseillée pour les enfants.

aromathérapie

Retrouvez tous les conseils de Guillaume Gérault sur l’aromathérapie dans Renforcer ses défenses immunitaires (4.90 €, Albin Michel) et devenez incollable sur le sujet grâce à son Guide de l’Aromathérapie (19.50 €, Albin Michel).

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Application cutanée : quelle différence entre HE pure et HE diluée ?

Application cutanée : quelle différence entre HE pure et HE diluée ?

Les huiles essentielles pénètrent très bien et très facilement dans la peau. Pures, elles passent directement dans le sang, et ont une action immédiate, très rapide et globale. Diluées dans une huile végétale, l’huile essentielle va se diffuser lentement, elle pénètre moins rapidement, ce qui est idéal pour une action très localisée, sur un hématome ou une douleur articulaire par exemple. Plus la dilution sera haute, et plus l’HE agit à l’endroit de l’application. Pure, elle a une action de fond sur le système immunitaire.