Mettez-vous à la caféine

Cachée dans le café, le marc de café ou le chocolat noir, la caféine a de nombreux effets bénéfiques sur la santé. Nos conseils pour en user sans en abuser.

 

Le 1er octobre est à noter d’une pierre blanche dans l’agenda des gastronomes… et des amateurs d’aliments qui veulent du bien à notre santé. On célèbre ce jour-là la Journée Internationale du Café, et la Journée Mondiale du Cacao et du chocolat. Ces deux produits ont en commun la substance pharmacologiquement active la plus consommée au monde : la caféine. Quels sont ses bienfaits sur l’organisme et comment en bénéficier ?

 

Les vertus du marc de café et du café

Le marc de café est un ingrédient bien connu des amatrices de soins beauté maison, qui le font sécher avant de l’utiliser en masque anticernes ou pour apporter un coup d’éclat exprès au visage. La caféine active le drainage et la microcirculation sanguine, et a des effets lissants et tenseurs intéressants. Elle a aussi la capacité de faciliter l’élimination des graisses, ce qui en fait un actif star des crèmes minceur. Quant aux effets du café sur l’organisme, ils sont nombreux. Le fameux coup de fouet recherché par les amateurs de café matinal provient de l’action stimulante de la caféine sur le cerveau, sur la production d’adrénaline et de dopamine.

De récentes recherches tendent aussi à montrer que le café diminuerait les risques de cancer de l’œsophage, de la bouche et du foie, améliore les performances de la mémoire à long terme, et soulage les migraines chroniques. Les buveurs de café sont également moins sujets à la cirrhose et à la maladie de Parkinson.

La caféine ayant les défauts de ses qualités, une consommation excessive s’avère dangereuse pour la santé, et provoque anxiété, insomnie, risques accrus de fausse couche chez les femmes enceintes. Elle est également déconseillée aux personnes souffrant d’ulcères, d’hypertension artérielle et de maladies cardiaques.

 

Le chocolat noir, un allié de notre tonus

Le cacao contient lui aussi de la caféine, ainsi que de la phényléthylamine, une molécule qui lui confère un effet euphorisant et antidépresseur. Grâce à son cocktail de théobromine, de magnésium, de potassium et de flavonoïdes, il stimule aussi la libido, booste les performances musculaires, favorise l’équilibre nerveux et diminue la tension artérielle.

Riche en polyphénols, le chocolat protège aussi l’organisme des effets destructeurs des radicaux libres sur nos cellules, renforce les parois des vaisseaux et limite le risque de formation de caillots. Enfin, le beurre de cacao a une action bénéfique sur le système cardio-vasculaire grâce à sa capacité à bloquer le mauvais cholestérol.

 

Idées recettes spéciales « caféinomanes »

Si le petit noir accompagné d’un carré de chocolat noir est une tradition bien ancrée dans l’Hexagone après le déjeuner, joignez l’utile à l’agréable et variez les plaisirs en déclinant l’une de ces recettes réunissant café et chocolat noir.

Mousse au chocolat noir et au café

Les ingrédients :
Chocolat noir pâtissier : 200 grammes
Œufs entiers : 4
Lait concentré non sucré : 2,5 cuillères à soupe
Café moulu : 2 pincées

La préparation :  

1/ Faites fondre le chocolat dans une casserole au bain-marie. Une fois liquide, ajoutez le café, et mélangez bien.

2/ Séparez le blanc des jaunes d’œufs. Réservez les blancs.

3/ Mélangez les jaunes d’œufs dans le mélange de chocolat / café jusqu’à obtenir une texture bien lisse.

4/ Montez les blancs en neige, puis incorporez-les délicatement à votre préparation.

5/ Faites monter le lait concentré en chantilly, et ajoutez-le à son tour, très doucement.

6/ Disposez votre mousse dans des petits bols individuels, et placez au réfrigérateur pendant au moins 3h. Dégustez bien froid !

Smoothie banane, chocolat et café

 Les ingrédients :
Cacao en poudre : 1 cuillère à soupe
Café robusta moulu (plus riche en caféine que l’arabica) : 1 cuillère à soupe
Lait demi-écrémé : 30 centilitres
Banane : 1
Glace à la vanille : 1 boule

La préparation :

1/ Placez dans un mixeur l’ensemble des ingrédients, et appuyez sur le bouton.

2/ C’est prêt ! À déguster frais au petit déjeuner ou au goûter. 

Moelleux au chocolat et au café

Les ingrédients :
Chocolat noir pâtissier : 150 grammes
Œufs : 4
Beurre demi-sel : 150 grammes
Farine : 60 grammes
Sucre : 120 grammes
Café liquide : 1 tasse format espresso

La préparation :

1/ Faites préchauffer votre four à 150°C (Th. 5)

2/ Faites fondre le chocolat au bain-marie dans une casserole.

3/ Une fois votre chocolat fondu, ajoutez le café et mélangez doucement. Réservez en dehors du feu.

4/ Faites fondre le beurre au bain-marie.

5/ Séparez le blanc des jaunes d’œufs. Réservez les blancs.

6/ Mélangez ensemble le sucre, les jaunes d’œufs, puis la farine, votre mélange de chocolat et de café, et le beurre fondu. Fouettez jusqu’à obtention d’une texture homogène.

7/ Montez vos blancs en neige, et ajoutez-les délicatement à votre mélange pour ne pas les casser.

6/ Versez votre mélange dans un plat préalablement beurré, et enfournez 20 à 25 minutes, en contrôlant l’avancée de la cuisson à l’aide d’un couteau.

5 traitements pour soulager vos crises d’urticaire

Chronique ou ponctuel, découvrez 5 méthodes pour calmer les démangeaisons et rougeurs causées par l’urticaire.

 

Hormis la suppression des facteurs déclencheurs s’ils sont connus, rien ne permet d’éviter ou de supprimer une crise d’urticaire. Vous pouvez en revanche soulager les symptômes, et diminuer les démangeaisons et rougeurs caractéristiques de l’urticaire grâce à ces méthodes.

 

1 – Laisser respirer la peau

Premier réflexe : supprimer les frottements, pressions et sources d’échauffement sur la zone atteinte. Autrement dit, enlevez vos vêtements et essayez de limiter le nombre de contacts entre votre peau et le reste du monde. On essaie aussi (même si c’est plus facile à dire qu’à faire) de ne pas se gratter car cela étale l’histamine, responsable de la crise, sur une plus grande surface sous-cutanée, aggravant ainsi votre état.

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2 – Appliquer du froid

Presser une poche de glace enroulée dans un tissu sur la zone qui démange apporte un agréable soulagement, et suffit parfois à stopper la crise. À renouveler aussi souvent que vous le souhaitez, en maintenant 10 à 15 minutes la poche sur la peau.

 

3 –Calmer par l’homéopathie

Plusieurs souches sont intéressantes contre l’urticaire. L’Urtica Urens 5 CH est recommandée en cas de crise aigüe, à raison de 5 granules toutes les 10 minutes pendant deux jours. Face à une urticaire chronique, effectuez une cure de 3 mois en prenant 5 granules dès que les symptômes réapparaissent. Lorsque l’urticaire est d’origine allergique, l’Histaminum en 5 ou 9 CH soulage les démangeaisons et enflures, à raison de 5 granules toutes les 10 minutes pendant une heure, à espacer ensuite au fur et à mesure de la diminution des symptômes.

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4 – Utiliser le pouvoir des plantes

Que ce soit par voie orale ou en application locale, certaines plantes possèdent des propriétés apaisantes contre les démangeaisons.

Les huiles essentielles de lavande aspic et de camomille allemande, une fois diluées dans une huile végétale à raison d’1 goutte pour 10 gouttes, s’avèrent très efficaces en massage local (à ne pas donner à un enfant de moins de 7 ans).

En voie orale, les gélules de cassis, calendula ou camomille ont un effet apaisant. Chez les jeunes enfants, utilisez de préférence les EPS (Extraits Fluides de plantes fraîches standardisés), sans alcool, avec une cuillère à café deux fois par jours, jusqu’à la fin de la crise.

 

5 – Recourir aux antihistaminiques

Quelle que soit sa cause, l’urticaire est toujours causée par une libération excessive d’histamine. D’où l’efficacité des antihistaminiques par voie orale, qui soulagent rapidement les symptômes de l’urticaire si aucun des remèdes ci-dessus n’a fonctionné. Certains sont en vente libre, et ne doivent pas être utilisés plus de 3 jours sans avis médical. Si vous êtes sujets à de fréquentes crises d’urticaire, mieux vaut en parler à votre médecin qui vous prescrira un antihistaminique adapté à votre profil. Lisez bien la notice, car de nombreux antihistaminiques favoriser la somnolence.

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Comment réduire la pollution intérieure chez vous ?

Les sources de pollution intérieure sont multiples… et nocives. Plante dépolluante dans la chambre, lutte contre la moisissure : les conseils pour purifier votre air et mieux respirer chez vous.

 

Particules fines, alerte pic de pollution… ces notions sont devenues familières aux habitants des grandes agglomérations, conscients de respirer chaque jour un air d’une qualité variable. Alors que nous passons 80% de notre temps à l’intérieur, nous sommes en revanche moins conscients de l’importance de la pollution intérieure. Elle provoque des irritations oculaires ou cutanées, des difficultés à respirer, et peut, après une exposition prolongée, entraîner des allergies sévères, de l’asthme, voire des cancers. Cette dégradation de l’air intérieur causerait, d’après une étude de l’ANSES1, plus de 20 000 décès par an en France, et mérite d’être prise au sérieux.

 

Les sources de pollution intérieure

De nombreux éléments vicient la qualité de l’air que nous respirons à l’intérieur. Citons les polluants biologiques, comme les bactéries, virus, toxines et les moisissures qui s’épanouissent dans les ventilations ou canalisations mal entretenues, ou encore les allergènes dégagés par les plantes, animaux domestiques, acariens.

Mais les sources les plus diverses et dangereuses sont les polluants chimiques, tels le monoxyde de carbone, les solvants des peintures et des produits ménagers, la colle, les produits de traitement du bois, pour la plupart cancérigènes, mais aussi les phtalates contenus dans le plastique, le plomb…

La poussière que nous inhalons contient des particules allergènes, des pollens, des fumées, ainsi que des fibres émises par certains matériaux (laine de verre, amiante, sisal) qui restent en suspension dans l’air après des travaux, des sessions de bricolage ou de ménage. Le tabac, faut-il encore le rappeler, contient plus de 3000 substances nocives et cause des cancers, que l’on soit fumeur actif ou passif. Un constat alarmant heureusement compensé par la possibilité d’améliorer la qualité de son air intérieur.

 

Utiliser les plantes dépolluantes

Les plantes ont la propriété d’absorber, lors du mécanisme de photosynthèse, du dioxyde de carbone, mais aussi d’autres composés toxiques présents dans l’air, qu’elles décomposent et métabolisent pour créer de l’énergie. Chapeau.

Certaines ont en prime la capacité de stocker certains métaux lourds dans leurs tissus : ce processus de dépollution des plantes sur le sol, l’eau et l’air s’appelle phytoremédiation. Alors, lesquelles choisir ? La phalangère, de son petit nom « plante araignée », le lierre, ou le pothos sont très efficaces contre le monoxyde de carbone, le benzène, le toluène, le xylène et le formaldéhyde, tout comme le ficus, capable d’absorber en une journée 50% du formaldéhyde et 30% du benzène d’une pièce. Re-chapeau. Le palmier areca élimine lui aussi avec diligence le formaldéhyde, ainsi que le xylène contenu dans la peinture. Le rhapis, un autre palmier, absorbe l’ammoniaque, présents dans de nombreux produits ménagers. La fleur de Lune est, quant à elle, friande des composés organiques volatils des colles et peintures. Autant d’excellentes raisons de verdir votre intérieur !

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Veiller au renouvellement de l’air

Tous ces composés toxiques le sont aussi en raison de leur forte concentration. Prenez l’habitude d’aérez votre maison en grand chaque matin en ouvrant toutes les fenêtres pendant 10 minutes, vous évitez ainsi l’accumulation de fibres, particules et composés organiques volatils. La qualité de votre ventilation est cruciale, afin de limiter l’entrée de polluants en provenance de l’extérieur tout en assurant un renouvellement régulier de votre air intérieur. Une VMC (ventilation mécanique contrôlée) bien entretenue évitera aussi la prolifération des moisissures dans vos pièces d’eau et canalisations.

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Faire le ménage très régulièrement

Limitez le nombre de particules irritantes en suspension en éliminant la poussière au moins une fois par semaine chez vous, davantage si vous vivez à proximité d’un axe routier important ou si vous êtes fumeur. Pensez à nettoyer l’intérieur de vos vitres, où se déposent de nombreuses substances. Changez d’éponge a minima une fois par mois, et éliminez les bactéries qui s’y installent en la faisant chauffer chaque soir deux minutes au micro-ondes, après l’avoir bien mouillée. Veillez à faire sécher vos serviettes de toilette dans un endroit bien aéré afin d’éviter la prolifération de champignons.

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Modifier ses produits d’entretien

L’importance d’un ménage régulier ne justifie pas l’utilisation d’une foule de produits ménagers, encore plus toxiques. Privilégiez les produits naturels comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude et le savon noir, capables à eux trois de remplacer l’ensemble de vos produits d’entretien. Bannissez l’eau de Javel, soupçonnée d’augmenter la vulnérabilité des enfants aux infections ORL. Enfin, évitez les mélanges de produits, susceptibles de déclencher des émanations très toxiques.

Une fois toutes ces bonnes habitudes prises, vous pourrez enfin respirer un grand coup.

Pour en savoir plus sur les différents polluants et leur occurrence dans les pièces de la maison, rendez-vous sur le site Prévention Maison, créé par le Ministère de la Santé.

 

1 – Etude de l’ANSES Étude exploratoire du coût socio-économique des polluants de l’air intérieur – Avril 2014

L’évolution des symptômes d’Alzheimer

« Ma mère est atteinte d’Alzheimer. Elle se nourrit mal et devient agressive. J’ai du mal à communiquer avec elle. » Vera, 63 ans.

 

La maladie d’Alzheimer correspond à une dégénérescence progressive des cellules du cerveau, qui évolue par stades, parfois différents en fonction des malades. Les symptômes d’Alzheimer entraînent de nombreux changements dans la relation du patient à ses proches, qui ne sont pas toujours faciles à comprendre ni à supporter.

La dénutrition, un symptôme d’aggravation de la maladie d’Alzheimer

La dénutrition est un signe d’alerte et d’aggravation de la maladie. Les difficultés commencent au niveau de la gestion des courses. Le signe du réfrigérateur vide ou au contraire trop chargé, ou bien contenant des aliments avariés est très révélateur des désordres qui s’installent. Plus tard, s’ajoutent les troubles du comportement alimentaire. La personne atteinte d’Alzheimer peut ne pas ressentir la faim, ou oublier qu’elle a déjà pris son repas et manger de nouveau, ou ne consommer qu’une sorte d’aliment. Cela peut aller jusqu’au refus total de manger. Pour préserver le maximum d’autonomie alimentaire le plus longtemps possible, il est essentiel d’adapter les repas aux capacités de la personne (préhension, découpe, mastication). La maladie fait aussi oublier les normes du savoir-vivre à table. L’entourage doit accepter, voire encourager, que les mains se substituent aux couverts et proposer les aliments sous une forme ad hoc (bâtonnets, croquettes, rondelles…).

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Communiquer avec un malade atteint d’Alzheimer

Peu à peu, la personne atteinte d’Alzheimer n’arrive plus à exprimer ce qu’elle ressent avec des mots, mais il ne faut pas en conclure pour autant à une absence d’émotions. Le maintien de la communication nécessite imagination et patience. Guettez ses expressions faciales et corporelles pour savoir si elle a compris, ou ce qu’elle ressent. Pour lui parler, vous pouvez associer deux ou plusieurs des cinq sens (vue, ouïe, goût, toucher et odorat), chaque sens pouvant compenser le défaut de l’autre. Vous devez maintenir une relation d’adulte à adulte et utiliser un vocabulaire simple, en évitant les tons infantilisants.

 À lire aussi : Alzheimer, dépister et prendre en charge

Maintenir une relation de confiance

La perte d’autonomie du malade n’autorise pas une attitude autoritaire, mais responsable. Vous n’avez pas non plus à l’éduquer. Laissez-le exprimer sa colère ou sa peine même si ce n’est pas facile à tolérer lorsque les comportements deviennent « anormaux » et imprévisibles. Sur le plan affectif, il est important de créer un climat serein et rassurant en dédramatisant les incidents et les maladresses. La compassion consiste à être sensible au vécu de l’autre et à lui témoigner des soins attentifs. Pour maintenir le dialogue et les échanges, encouragez sa participation à des réunions ou des sorties, en prévenant si besoin, discrètement, le reste de l’assemblée.

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Moins de sel, plus de fibres, le cocktail gagnant

Dangers du sel et de l’hypertension, bienfaits des fibres alimentaires : découvrez l’étude INCA 3* qui pointe nos mauvaises habitudes et leurs conséquences sur notre santé.

 

On ne vous apprend plus rien – du moins on l’espère – en déclarant que la santé se joue aussi dans l’assiette, et qu’elle joue un rôle préventif ou déclencheur dans certaines maladies, comme les pathologies cardiovasculaires ou certains cancers. Et pourtant, la troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3), qui suit l’évolution des habitudes et modes de consommation, menée par l’Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (Anses) montre qu’il y a encore du chemin à parcourir, voire que certaines mauvaises habitudes alimentaires ont plutôt tendance à s’aggraver qu’à reculer.

 

INCA 3, une étude qui photographie nos habitudes alimentaires

INCA 3 a suivi, entre 2014 et 2015, 5 855 individus, afin d’étudier avec précision leurs habitudes alimentaires (manières de manger, provenance des aliments, quantité, etc…) mais aussi leur activité physique. Au rayon des mauvaises habitudes qui ont la dent dure, on retrouve une consommation excessive de sel, et une consommation insuffisante de fibres.

 À lire aussi : Quiz – Avez-vous de mauvaises habitudes alimentaires ?

 

L’excès de sel, terreau de l’hypertension

Les recommandations des autorités de santé limitent l’apport en sel journalier à 8g/j chez les hommes, 6g/j chez les femmes. Et devinez quoi ? On n’y est pas. Avec une moyenne de 9g/j chez les hommes et 7g/j chez les femmes, les apports restent trop importants.

Que risque-t-on à manger trop de sel ? On augmente nos chances de développer de l’hypertension artérielle, qui elle-même favorise les maladies cardio-vasculaires, mais aussi un cancer de l’estomac et de l’ostéoporose. Le sel se cache dans les plats industriels, dans les produits de panification sèche (pizzas, sandwiches, pâtisseries salées), les sauces et condiments, les soupes toutes prêtes et les charcuteries. Pour réduire les apports, privilégiez les repas faits maison avec un dosage maîtrisé de l’assaisonnement, goûtez toujours vos plats avant de saler, et testez les alternatives au sel (gomasio, algues, etc…).

 À lire aussi : Les alternatives au sel pour manger moins salé

 

Développer sa fibre pour les aliments riches en fibres

Sans grande surprise, vu l’origine de l’excès de sel, INCA 3 met en lumière des apports insuffisants en fibres : seulement 20g/j chez les adultes en moyenne, contre 30g/j recommandés par l’ANSES pour couvrir nos besoins journaliers.

Pourquoi les fibres sont-elles importantes ? Elles sont indispensables à la bonne santé de notre système digestif. Les fibres insolubles stimulent le transit intestinal et préviendraient ainsi certains cancers digestifs ou colorectaux en limitant le temps de contact entre les molécules nocives et le côlon. Les fibres solubles, elles, contribuent à la bonne santé de la flore intestinale, prolongent la sensation de satiété et contribuent à éviter les pics d’insuline. Où les trouver ? Les fibres se cachent dans les fruits entiers mangés avec la peau, les légumes, les oléagineux, les céréales semi-complètes.

Un consommateur averti en vaut deux : à vous de jouer en revoyant vos menus de la semaine !

 À lire aussi : Comment la flore intestinale agit-elle sur notre santé ?

 

*Activité physique, habitudes de consommation, consommations à risques… : pour consulter l’ensemble des conclusions d’INCA 3, cela se passe ici.

Lutte contre le cancer du sein

Recherche et prévention, l’Institut Curie se mobilise pour lutter contre le cancer du sein. Deux rendez-vous au programme : un ruban rose le vendredi 29 septembre, une vente aux enchères le jeudi 5 octobre

 

Un avant-goût d’Octobre Rose

Le vendredi 29 septembre 2017, L’Institut Curie, acteur de référence dans la lutte contre le cancer du sein, vous convie à assister à la pose d’un ruban rose long de 500 mètres, tricoté par des milliers de participants partout en France, sur les bâtiments de l’Institut Curie.

Une façon de lancer Octobre Rose qui a pour objectif de sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

Tricoter le ruban rose le plus long possible pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein : voilà le défi solidaire que lançait l’Institut Curie au printemps dernier partout en France aux patientes, à leur entourage, aux associations et à toute personne désireuse de montrer son soutien à la cause.

Au total, ce sont plus de 30 000 carrés de laine rose de 10 x 10 cm qui ont été tricotés !

 À lire aussi : Cancer du sein : dépistage et traitement

 

Tricote-moi un ruban rose

Tricote-moi un ruban rose

Sophie Thalmann

Rendez-vous vendredi 29 septembre à 10h30
au 26 rue d’Ulm (Paris, 5ème arr.)
en présence de la marraine de l’opération Sophie Thalmann,

 

Jeudi 5 octobre, vente aux enchères « Des femmes donnent aux femmes, des hommes aussi »

L’Institut Curie s’associe à la maison de ventes Art Valorem et à l’Hôtel des Ventes Drouot pour la 6ème édition de la vente aux enchères caritative « Des femmes donnent aux femmes, des hommes aussi ! ». 

Cette vente réunira de nombreux noms du design, du spectacle et des arts autour d’une même volonté, celle de faire reculer le cancer du sein, premier cancer chez la femme. Ils proposeront ainsi à la vente des objets personnels, dont les bénéfices serviront à développer des programmes innovants sur le cancer du sein à l’Institut Curie.

Près de 50 donateurs s’unissent pour apporter leur précieux soutien à l’Institut Curie, parmi lesquels Delphine Arnault, Claire Chazal, Bruno Frisoni, Elisabeth Quin, Philippe Starck, Didier et Clémence Krzentowski, Gabriella Cortese, Rachid Khimoune, Eve Ruggieri, India Mahdavi, Guillaume Henry, Inès de La Fressange, Christian Lacroix, Patricia Barbizet, Fabien Verschaere ou encore Cecilia Bönström.

 

Rappel

Rappel

Avec 54 000 nouveaux cas (source INCa 2015) estimés en 2015 en France et deuxième cancer dans l’ensemble de la population après celui de la prostate, le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent et un véritable enjeu de santé publique.

 

Rendez-vous jeudi 5 octobre 2017 à 19h30
À l’Hôtel des ventes Drouot
Salle 9 – Drouot-Richelieu, 9, rue Drouot 75009 Paris
Et sur www.drouotlive.com
Exposition des lots : le mardi 3 octobre de 14h à 18h et les 4 et 5 octobre de 11h à 18h

Sommes-nous tous addicts ?

Addiction aux écrans, à l’alcool, à la drogue, à la cigarette : deux médecins décryptent les addictions modernes et leurs moyens de prévention dans un livre intitulé Tous addicts, et après ?.

 

Sommes-nous tous addicts ? Oui, répondent les Dr William Lowenstein et Laurent Karila, ou du moins jamais loin de basculer, ou de voir l’un de nos proches emprisonné dans des mécanismes d’addiction dangereux pour sa santé. Dans leur livre Tous addicts. Et après ?, ils dressent un tableau très lucide des addictions anciennes et nouvelles qui nous menacent aujourd’hui, de leurs conséquences sociales et sanitaires, mais aussi et surtout des moyens de s’en sortir.

 

Casser la culpabilité des addicts

Le Dr William Lowenstein, fondateur de l’association SOS Addictions, et le Dr Laurent Karila, psychiatre spécialisé en addictologie, en connaissent plus qu’un rayon sur le sujet. Les addicts ne sont pas coupables, martèlent-ils en introduction de leur livre. Ce sont des victimes qui méritent qu’on leur tende la main, qu’on les aide à casser les mécanismes vicieux et destructeurs dans lesquels elles sont enfermées, en commençant par les délivrer de leur culpabilité, et en changeant le regard de la société sur eux.

 À lire aussi : Les médicaments sont-ils utiles pour arrêter de fumer ?

 

Un panorama complet de toutes les addictions

Que les âmes sensibles passent leur chemin. Pour étayer leur propos, les deux auteurs passent en revue les différentes addictions afin de nous faire comprendre les mécanismes de la spirale addictive. Tabac, alcool, cannabis, cocaïne, MDMA, sexe, héroïne, écrans, jeux vidéo… : vous saurez tout sur leurs effets sur le cerveau et le corps, leur progression dans la société, et les solutions de sevrage ou d’accompagnements pour sortir du cercle infernal. Certains chapitres proposent des tests pour évaluer le niveau de dépendance à la cocaïne, à notre smartphone, au sexe… Et tous s’appuient sur des cas concrets rencontrés par les deux médecins dans leur pratique.

 

Objectif : prévention !

Bien loin du sensationnalisme, l’ouvrage vise avant tout à informer de manière précise et complète sur les différents types d’addiction, afin de permettre à l’entourage de repérer les premiers signes qui doivent alerter, et de comprendre les montagnes russes dans lesquelles est embarqué l’addict.

Il s’adresse aussi aux personnes dépendantes, leur livrant toutes les informations pour décortiquer leur dépendance et des propositions de solution pour se faire aider. Un livre utile pour changer de regard sur les dépendances, et faire avancer le débat en se concentrant sur l’essentiel : ceux qui souffrent et peuvent être aidés.

 À lire aussi : Les écrans, quelles conséquences pour les enfants ?

 

À lire

À lire

TOUS ADDICTS, ET APRÈS ?TOUS ADDICTS ET ALORS
Dr William Lowenstein et Dr Laurent Karila, éditions Flammarion, 367 pages, 17 €.

 

Bon et mauvais cholestérol : distinguons le vrai du faux

Ce lipide suscite bien des passions, souvent au-delà du raisonnable. Par méconnaissance ?

 

Longtemps diabolisé, on en oublie qu’il est nécessaire à la synthèse de vitamine D, de cortisol, d’hormones sexuelles et d’acides biliaires ! Certes, lorsque le taux de « mauvais » cholestérol (la forme LDL) augmente, il est nécessaire de le stabiliser voire de le faire baisser. Mais pas en supprimant toutes les graisses ! Sur les 80 g de lipides que nous consommons chaque jour, le cholestérol ne représente que 1 gramme. Pourtant il provoque des peurs irrationnelles car, pense-t-on, dès son ingestion il passe directement dans le sang pour aller se déposer dans les artères. En fait, une fois consommé et absorbé au niveau intestinal, il rejoint le foie qui l’intègre dans son métabolisme et qui décidera du taux sanguin de cholestérol. Mais voyons encore les autres idées reçues à son propos.

1. Tout aliment gras est riche en cholestérol

Faux. L’huile ne contient pas de cholestérol. À l’inverse, le foie est un aliment très maigre et il contient beaucoup de cholestérol. Le taux de cholestérol d’un aliment n’est donc pas corrélé à son taux de lipides.

2. Le cholestérol est nocif pour le corps

Faux, car il est absolument utile. C’est la raison pour laquelle le foie a pour fonction de le fabriquer de façon autonome. Le cholestérol est un composant de la membrane des cellules. Il contribue à la synthèse de la vitamine D au niveau des cellules de la peau sous l’effet des rayons UVB du soleil ; et à celle du cortisol, une hormone du stress très importante. Il participe à la synthèse des acides présents dans la bile et nécessaires à la digestion des graisses dans l’intestin.

3. Le cholestérol de l’œuf est un mauvais cholestérol

Faux. Dans les aliments, il n’y a pas de mauvais ni de bon cholestérol – il y a du cholestérol tout court qui, une fois consommé, rejoint le foie. C’est à la sortie du foie que le cholestérol prendra différentes formes : LDL (dit le mauvais) et HDL cholestérol (dit le bon).

4. Le mauvais cholestérol en excès, c’est dangereux pour le cœur et les artères

Vrai, car, en excès, le LDL cholestérol se dépose sur la paroi des artères pour contribuer à la formation de plaques athéromateuses. C’est pour cela que l’on parle de « mauvais » cholestérol. C’est en réalité un défaut au niveau des récepteurs cellulaires qui l’empêche d’entrer dans les cellules. Cela peut arriver pour des raisons génétiques (hypercholestérolémie familiale) ou liées au surpoids et à l’obésité. C’est pourquoi on ne doit pas sous-estimer un excès de LDL cholestérol. À partir de 50 ans, il est recommandé de faire un bilan sanguin annuel et de se traiter si besoin, dans un premier temps par des mesures nutritionnelles et l’activité physique – voire un traitement médicamenteux, si nécessaire.

5. Avoir beaucoup de bon cholestérol, c’est bon pour la santé

Vrai : c’est une forme de cholestérol qui est éliminée dans la bile puis dans les selles. Son taux doit être supérieur à 0,40 g/L. Les facteurs qui l’augmentent sont l’activité physique et la consommation d’huile d’olive. La génétique compte aussi.

6. En prenant un médicament, on peut manger ce que l’on veut

Faux car cela supposerait d’avoir des doses de statines élevées pour contrecarrer les excès alimentaires. Or, plus la dose de médicament est élevée, plus le risque d’effets secondaires est important. Et avec les statines, ils ne sont pas négligeables : atteinte du foie, douleurs musculaires. Un médicament doit toujours être pris en seconde intention, après échec des conseils nutritionnels et d’hygiène de vie. Jamais en première intention.

 

Excès de cholestérol ? Les bons comportements…

Supprimer les œufs et le foie ? Ce n’est plus d’actualité. Il y a bien mieux à faire…

 

Info

Info

Et le cholestérol alimentaire ?
On sait qu’il impacte peu le taux de cholestérol sanguin. C’est pourquoi on n’interdit plus les œufs et le foie. Si vous aimez les œufs, vous pouvez en savourer 3 à 4 par semaine.
Dans les années 1990, on pensait que le meilleur moyen de faire baisser le taux de LDL cholestérol (le « mauvais » cholestérol) était de diminuer l’apport de cholestérol alimentaire en supprimant les œufs et le foie, qui en sont naturellement riches. C’était mal connaître la physiologie du métabolisme du cholestérol ; on en sait plus aujourd’hui et les conseils sont bien différents.

On privilégie les bonnes graisses insaturées

Elles ont fait leurs preuves en prévention des maladies cardiovasculaires. Pour leurs oméga 9 : une cuillère à soupe par jour d’huile d’olive extra vierge et une poignée quotidienne d’amandes. Pour les oméga 3 : de l’huile de colza, de noix ou de cameline, à raison d’une cuillère à soupe par jour – crue !

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On contrôle les graisses saturées

Ce sont elles qui, en excès, font surtout monter le taux de mauvais cholestérol. C’est pourquoi la première chose à faire est de les contrôler. Elles se trouvent essentiellement dans le beurre, la crème, les fritures, le fromage, les laitages à la crème et au lait entier, les sauces, la charcuterie. Sans oublier les produits de grignotage salés ou sucrés : apéritifs, chips, biscuits, gâteaux, viennoiseries, glaces… Il faudra donc en consommer de façon raisonnable sans toutefois les supprimer car le plaisir est essentiel. Comment faire concrètement ?

  • On s’autorise au maximum 10 g de beurre par jour. Et on « complète » si besoin avec des matières grasses allégées – nature voire enrichies en oméga 3 (Primevère®) ou en phytostérols (Pro-Activ®).
  • On choisit de la crème allégée. Classiquement, elle comprend 30% de MG (matières grasses). Allégée à 15% de MG (voire moins), elle reste goûteuse mais plus modeste en lipides : une cuillère à soupe n’en apporte que 3 g. Pour rappel, le corps a besoin de 80 à 100 g de lipides par jour ; 3 g, c’est donc très peu et cela agrémente bien le plat de légumes !
  • Il ne faut pas dépasser une part de 30 g de fromage par jour. On peut certes acheter du fromage allégé, mais ce n’est pas obligatoire.
  • On préfère les yaourts nature à 2% de MG, plutôt que les yaourts au lait entier à 4 ou 5% de MG. Concernant les fromages blancs, certains sont délicieux même à 0% de MG.
  • On privilégie les frites au four à 8% de MG aux traditionnelles, qui grimpent à 15%. Certaines machines de cuisson vapeur proposent même des frites à 3% de MG.
  • On s’autorise une part de charcuterie par semaine. Sinon, au quotidien, on se régale sans problèmes de jambon cuit, de jambon cru (sans le gras extérieur) et de bacon maigre (seulement 3% de MG).
  • On préfère le pain avec du chocolat au pain au chocolat ; on évite les viennoiseries ; on préfère les Petit-Beurre Lu® aux sablés ; on évite les cookies et les gâteaux au chocolat ou au beurre.

Et on apprend (page suivante) à décrypter les étiquettes des matières grasses destinées aux tartines ou à la cuisine !

 

Sur quelles matières grasses miser ?

Beurre, margarines, pâtes à tartiner allégées… Quand on doit contrôler les lipides ingérés, il faut comprendre l’étiquette ! 

 

Au rayon frais, quand il n’y avait que quelques plaquettes de beurre et quelques margarines, c’était relativement facile. Le critère de choix, c’était le goût ou le prix. Mais l’offre s’est considérablement étendue, et les promesses santé et nutritionnelles variées ne sont pas toujours aisées à comprendre. En fait, la différence entre toutes ces matières grasses se fait sur leur teneur en lipides et sur la nature (saturée/insaturée) de leurs graisses.

Beurre : du goût et des allégés

Le beurre contient 84% de lipides (et 16% d’eau) et 70% de ses graisses sont saturées. C’est normal, car il vient du lait. Il existe toutefois du beurre allégé. Réglementairement, il doit contenir environ 50% de lipides en moins. Par exemple, le fameux St Hubert 41®, avec ses 41% de MG, permet de manger un beurre deux fois moins gras. Autre solution : on tartine léger avec un beurre tendre !

La margarine, classique ou enrichie

C’est une matière grasse d’origine végétale puisque fabriquée à partir d’huiles. Celles-ci sont hydrogénées pour passer de la phase liquide à la phase solide – rassurez-vous, il n’y a plus d’acides gras trans dans les margarines. La margarine classique contient autant de lipides que le beurre, soit 84%. Ses graisses sont toutefois insaturées.

  • La margarine au tournesol est riche en oméga 6 ; ce n’est pas très intéressant car nous en consommons déjà trop.
  • La margarine aux oméga 3 (Primevère®) provient d’huile de colza. Elle est intéressante et peut être consommée par toute la famille. Les oméga 3 sont utiles en prévention des maladies cardiovasculaires et leur consommation est trop faible en France.
  • La margarine enrichie en phytostérols (Pro-Activ®°) est utile aux personnes ayant trop de mauvais cholestérol (et non pas à toute la famille). Sa consommation régulière à raison de 20 à 30 g par jour a démontré sa capacité à faire baisser le taux de LDL-cholestérol de 10% au terme de 6 semaines de consommation.
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Les pâtes à tartiner

Une pâte à tartiner (de type Bridelight®) est conçue pour remplacer le beurre sur le pain ou dans les pâtes. Elle provient de la matière grasse laitière mais ne contient que 15 à 20% de lipides ; elle est donc considérée comme pauvre en lipides. Sa couleur bien jaune est due à l’enrichissement obligatoire en carotène… Attention, elle ne se cuit pas.

Et les autres…

Le suif, le saindoux, la graisse ou la crème de coco, l’huile de palme regorgent de graisses saturées. Il est donc préférable de les éviter. En revanche, les graisses d’oie ou de canard sont riches en oméga 9, comme l’huile d’olive – mais elles restent très caloriques !

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Dans l’Assiette anti-cholestérol

Dans L’ASSIETTE ANTI-CHOLESTÉROL, Camille Petit, diététicienne-nutritionniste et passionnée de cuisine, explique comment prévenir et vivre avec du cholestérol. Elle livre des conseils mais aussi 60 recettes savoureuses.

L’Assiette anti-cholestérol par Camille Petit ; coll. « L’assiette » de Hachette Cuisine ; 192 pages, 19,95 € (paru en avril 2017)

Avez-vous de mauvaises habitudes alimentaires ?

Connaissez-vous les aliments qui font maigrir, et ceux qui font grossir ? Etes-vous sûr de manger comme il faut pour rester tonique et en bonne santé ?

Ne négligez pas votre prostate

Messieurs, à quand remonte votre dernier examen de la prostate ? La Journée Européenne de la Prostate permet de rappeler l’importance d’un suivi régulier, notamment dans le dépistage du cancer de la prostate.

 

Le 20 septembre se tient la Journée Européenne de la Prostate, organisée par l’Association Européenne d’Urologie (EAU). Une occasion importante de mettre sur le devant de la scène un organe dont l’évocation reste tabou, et sensibiliser les professionnels et le grand public sur l’importance de la prévention des diverses affections de la prostate, et notamment d’un dépistage précoce du cancer de la prostate.

 

Les chiffres du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate touche plus de 50 000 hommes en France chaque année, et son incidence augmente en même temps que l’espérance de vie masculine. Grâce au dépistage, la mortalité par cancer de la prostate a chuté de manière significative depuis le début des années 2000, avec notamment une diminution de 3.8 % par an entre 2005 et 2011, contre 0.8% par an seulement entre 1980 et 2005. Il continue tout de même de tuer près de 10 000 personnes par an, et reste le cancer le plus fréquent chez les hommes.

 À lire aussi : Tout sur l’hyperplasie bénigne de la prostate

 

Quand et comment effectuer un test de dépistage ?

Il n’existe pas de dépistage systématique du cancer de la prostate, contrairement au cancer du sein chez les femmes. Il se détecte en mesurant le dosage de PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) : le risque de présence de cellules cancéreuses dans la prostate est proportionnel à l’augmentation du taux de PSA. Nuance importante toutefois : un chiffre de PSA élevé n’est pas forcément annonciateur d’un cancer de la prostate, il peut aussi indiquer une anomalie de la prostate, parfois sans gravité. Le diagnostic est confirmé ensuite par une biopsie, ou un examen IRM dans certains pays européens.

 

Pourquoi le dépistage est-il important ?

Le traitement choisi et les chances de guérison sont liés au moment de la prise en charge de la maladie. Plus elle est précoce, avec une atteinte qui reste localisée, et plus les chances du patient sont bonnes. Le hic, c’est qu’à ce stade, la maladie est le plus souvent asymptomatique, et ne peut donc être détectée que via une recherche active. D’où l’importance du dépistage qui permet de suivre des patients avant même qu’ils aient conscience d’être malades.

 À lire aussi : Le point sur le dépistage du cancer de la prostate

 

Les recommandations de l’Association Française d’Urologie (AFU)

Afin de continuer à faire reculer le nombre de décès causés par le cancer de la prostate, l’AFU recommande un premier dosage du PSA vers 45 ans pour les patients jugés à risque, et à 50 ans pour tous les autres. Ce dosage peut être prescrit par le médecin traitant ou l’urologue, et doit s’accompagner d’un examen clinique. Selon les résultats, l’urologue pourra proposer d’en faire un tous les ans afin de suivre l’évolution du taux de PSA.

Pour approfondir le sujet :