Les médicaments avec parabènes, danger ou pas ?

« Y a-t-il un danger à prendre des médicaments contenant des parabènes ? » Olivia, 43 ans

 

Parabènes est une abréviation qui désigne une famille de composés chimiques. A l’état naturel, ils sont présents dans certains aliments comme les mûres, le cassis, les carottes.

Rôle des parabènes

Les parabènes ont des propriétés antibactériennes et antifongiques qui en font de très bons conservateurs. Dans les médicaments, ils évitent la contamination microbienne et empêchent la dégradation des principes actifs. Ils sont aussi employés comme additifs dans de nombreux produits agro-alimentaires et cosmétiques. 

Le risque perturbateur endocrinien existe-t-il ?

Trois risques sont principalement cités : allergisant, cancérogène et perturbateur endocrinien (effet sur la fertilité masculine en particulier). Le risque allergique est avéré mais il est maîtrisé. A ce jour, les deux autres risques ne sont pas démontrés mais ils restent surveillés. Des études complémentaires sont en cours. Dans l’attente des résultats, le rapport bénéfice/risque des médicaments qui en contiennent n’est pas remis en cause.

Leur utilisation dans les médicaments est-elle contrôlée ?

Oui, les laboratoires doivent respecter les doses imposées (environ 1/1 000), prouver qu’un agent antimicrobien est nécessaire et justifier la concentration utilisée.

Existe-t-il des alternatives aux parabènes ?

Pour l’instant, il n’existe pas d’alternative chimique aussi efficace dont l’innocuité soit prouvée. Certains, comme le sucre et l’éthanol, ne sont pas sans conséquences sur la santé. Par définition, tous les conservateurs chimiques sont biologiquement actifs et peuvent poser des problèmes de sécurité. D’autres excipients existent mais le risque lié à leur utilisation n’est pas documenté, et c’est toute la formulation galénique qui doit être reconsidérée. Les laboratoires travaillent à la mise au point de conditionnements permettant d’éviter l’ajout de conservateurs, notamment les unidoses.

Spiralisez-les tous !

Crus ou cuits, pas facile de manger 5 fruits et légumes par jour lorsqu’on manque de temps pour cuisiner… Pas facile non plus de convaincre nos bambins de goûter à de nouveaux légumes. Mais ça, c’était avant l’arrivée du spiraliseur dans nos cuisines !

 

 

Le spiraliseur, cette drôle de machine qui crée des spaghettis de fruits et légumes, est la nouvelle coqueluche des cuisines. Courgettes, carottes, oignons, concombre, betterave, pommes, radis, poire, bref, tous les fruits et légumes suffisamment fermes pour résister à la pression de ses lames sont bons à passer à la moulinette, ou plutôt, à spiraliser !

Anna Helm Baxter en a fait un livre de recettes, Spiralisez vos légumes, une mine de bonnes idées appétissantes qui pourraient convertir le plus réfractaires des anti-légumes à ces assiettes ludiques et colorées. Finis les laborieux épluchages et découpages de légumes à n’en plus finir : en un tournemain, vos ingrédients sont prêts à être cuisinés. Choisissez un spiraliseur équipé de plusieurs lames afin de varier la taille de vos spirales ou rondelles selon vos besoins.

 

Découvrez nos recettes faites avec un spiraliseur :

 

Recettes extraites de...

Recettes extraites de...

Spiralisez vos légumesSPIRALISEZ VOS LÉGUMES
Anna Helm Baxter. Editions Marabout, 2017, broché, 160 pages, 15.90 €.

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Êtes-vous (enfin) prête à rencontrer l’amour ?

Mais où se cache votre fichu prince charmant ?

Marre du célibat ? Des histoires qui ne durent pas ? Notre test vous dit quelles sont vos chances de trouver l’amour !

1.Votre vie sentimentale des derniers mois ressemble à :
2.Votre tenue préférée lorsque vous êtes à la maison et sans d’autres témoins que votre chat / hamster / tortue naine / perruche
3.Le qualificatif qui revient dans la bouche de vos amis lorsqu’ils évoquent votre cuisine ?
4.Vos dimanches, vous les passez
5.Votre prince charmant, vous l’imaginez :
6.Sur votre avenir personnel, vous avez des idées :
7.Chez vous, c’est plutôt
8.Pendant vos vacances, vous aimez
9.Au boulot, votre devise, c’est plutôt
10.Un inconnu vous offre un verre dans un bar

Vaincre le mal de dos en 5 exercices sur ballon

Lombalgies chroniques, sciatiques, maux de dos en tous genres vous mènent la vie dure ? Ce programme d’entraînement sur ballon va vous changer la vie, justement.

 

Passer notre vie vissée à une chaise de bureau, un siège de métro ou de voiture et un canapé est tout à fait catastrophique, et pas seulement pour notre ligne. Insuffisamment sollicités, les muscles du dos se ramollissent et réagissent aux efforts en se bloquant. Résultat : vous voici abonné aux douleurs chroniques et aux blocages réguliers. Pratiqués régulièrement, ces exercices sur ballon de gym (aussi appelé fitball ou swiss ball) permettront de renforcer vos arrières et venir à bout de vos douleurs. Choisissez un ballon adapté à votre taille : lorsque vous êtes assis dessus, l’angle entre vos jambes et votre buste doit être de 120°. Avant de commencer votre entraînement, veillez à ce que votre ballon soit suffisamment gonflé.

 

Exercice contre les lombalgies

Renforcer le bas de votre dos va permettre d’éviter l’apparition de nouvelles contractures douloureuses créant les lombalgies. Allongez-vous contre le ballon sur le ventre, le bassin positionné au centre du ballon et la tête en bas. Remontez ensuite la tête et le buste jusqu’à obtenir un alignement des pieds à la tête, sans cambrer le bas du dos. Veillez à bien bloquer vos pieds contre un mur pour ne pas les soulever ou glisser. Faites deux à trois séries de 10 mouvements.

 À lire aussi : Comprendre et traiter le mal de dos

 

Exercice pour renforcer le milieu et le haut du dos

Tension, stress, position de travail inadapté : nos trapèzes, dorsaux et muscles des épaules sont les premiers à en souffrir. Cet exercice les sollicite afin de les renforcer et les assouplir. À genoux face à votre ballon, posez votre buste sur le sommet et laissez pendre vos bras sur le côté. Prenez ensuite une bouteille d’eau dans chaque main. Soulevez d’abord votre buste en gardant le dos bien droit, tout en maintenant un contact entre le bas du ventre et le ballon. Ensuite, ouvrez vos bras sur le côté jusqu’à les amener à la hauteur des épaules. On expire à fond dans la montée et on inspire dans la descente. Vous pouvez accroître progressivement la difficulté de cet exercice en le pratiquant au début sans poids à soulever, en veillant à bien ouvrir les mains paumes tournées vers le sol, et doigts en extension dans la montée.

 

Assouplir la colonne vertébrale

Asseyez-vous le dos bien droit sur votre ballon, jambes écartées de la largeur des hanches. Ecartez vos bras à l’horizontal, paumes tournées vers l’avant. Maintenez un pied au sol et tendez l’autre jambe devant vous. Appuyez sur le pied resté au sol afin de créer un léger rebond de haut en bas sur le ballon. Rebondissez ensuite de gauche à droite, puis d’avant en arrière. Changez de pied et faites de même de l’autre côté. Faites 10 séries, en pensant bien à garder les épaules basses, et une respiration abdominale profonde.

 À lire aussi : 10 idées reçues sur le mal de dos

 

Des étirements pour dire bye aux maux de dos

Les étirements sont aussi importants que le renforcement musculaire pour garder un dos en bonne forme. Cet exercice va vous permettre de relâcher tout votre dos (et de vous détendre un bon coup, ce qui ne fait jamais de mal). Placez-vous à plat ventre sur votre ballon, les jambes écartées de chaque côté et les mains posées au sol devant vous. Inspirez profondément en gonflant votre ventre, comme si vous vouliez le faire rentrer dans le ballon, puis soufflez lentement en poussant en alternance sur vos pieds et vos mains. 

 

Amenez votre ballon au bureau

Si vous souffrez régulièrement de problèmes de dos, alternez votre assise au bureau entre un siège classique (avec accoudoir, roulettes et dossier inclinable indispensables) et votre ballon de gym. Ainsi, vous mobilisez la zone en douceur tout au long de la journée, renforcez vos muscles profonds au niveau du dos, des abdominaux et de l’intérieur des cuisses, et évitez les postures trop statiques génératrices de blocages et douleurs. Choisissez un ballon adapté à la hauteur de votre bureau : vos avant-bras doivent pouvoir reposer sur le bord du bureau sans effort pour atteindre votre clavier et votre souris.

Bon entraînement !

 À lire aussi : Quel sport choisir quand on a mal au dos

 

Vivre avec un proche bipolaire, mode d’emploi

Sautes d’humeur, agressivité, comportements irrationnels : comment faire face aux troubles bipolaires sans perdre pied ni désespérer ?

 

Si nous avons tous nos hauts et nos bas, vous avez remarqué que l’un de vos proches a des hauts très très hauts, suivis de bas très très bas… Ces sautes d’humeur importantes vont de pair avec des réactions imprévisibles, parfois de l’agressivité, sans que le rationnel n’ait sa place dans cet ascenseur émotionnel.

Ces comportements sont très déstabilisants pour les proches, et nombreux sont ceux qui ont du mal à admettre qu’un être cher puisse souffrir de troubles bipolaires, aussi appelés psychose maniaco dépressive. Ils tentent de relativiser, de mettre ces accès de dépression sur le compte d’une déprime passagère, et refusent de voir la démesure de ces comportements. Il s’agit pourtant bien d’une maladie : ceux qui en souffrent ont besoin de toute la lucidité et l’aide de leur entourage pour surmonter leurs crises. Il est d’autant plus important de prendre en main le sujet que les troubles bipolaires ont tendance à s’aggraver avec l’âge et sans traitement adéquat.

 

Les symptômes d’un trouble bipolaire

Les troubles bipolaires se caractérisent par des phases de manie (phase maniaque), suivies par des phases de dépression profonde. La durée de ces cycles est variable, les symptômes restent les mêmes : c’est leur intensité et leur récurrence qui permet de poser un diagnostic de bipolarité après une période d’observation.

Lors des phases dites « maniaques », la personne est exaltée, gonflée d’une confiance et d’un optimisme démesurés, qui la conduisent à des comportements irrationnels : dépenses somptuaires, démission sur un coup de tête, sensation d’être « infatigable » après une nuit blanche, etc… Elle reste sourde aux tentatives de la freiner dans ses pulsions, et se montre agressive envers ceux qui essaient de la raisonner.

A l’inverse, dans ses phases dépressives, la personne n’a plus goût à rien, manifeste une perte complète d’estime de soi et peut exprimer des pensées suicidaires. Les proches constatent lors de ces crises qu’elle n’est pas dans son état normal et que son jugement de la réalité semble altéré. Dans les cas les plus sévères, la personne peut entrer dans une forme de délire, elle décroche alors de la réalité.

 À lire aussi : Dépression, une vraie maladie

 

Accepter la psychose maniaco dépressive, un défi pour les proches

La première difficulté est d’accepter le diagnostic, admettre que la personne souffre d’une maladie psychiatrique et qu’elle a besoin d’une aide spécialisée. Viennent ensuite les montagnes russes du quotidien et la difficulté à encaisser les crises successives en essayant de laisser glisser.

Les malades se montrent agressifs envers ceux qui leur proposent de l’aide ou tentent de les raisonner : leur maladie induit une forme de paranoïa qui les rend méfiants envers toute proposition de traitement ou d’accompagnement, et les empêche de voir le caractère raisonnable des conseils qui leur sont donnés.

Les intervalles entre les phases de manie et de dépression sont importants car ils favorisent un échange lucide et sincère entre le malade et ses accompagnants : les avancées thérapeutiques dans le traitement des troubles bipolaire en allongent la durée de manière appréciable.

On recense plusieurs artistes célèbres suspectés de bipolarité, comme Edgar Allan Poe, Virginia Woolf ou Vincent Van Gogh : lors des phases ascendantes vers la phase maniaque, qui peuvent être assez longues, la personne se montre en effet très créative tout en réussissant à mener ses projets à terme, la complexité étant de supporter les phases dépressives sans sombrer dans les addictions voire se laisser envahir de pensées suicidaires.

 

Venir en aide à un proche bipolaire

Une personne bipolaire a avant tout besoin de réassurance et de calme. Au-delà du traitement qui pourra être prescrit et ajusté au fil des mois par un médecin, l’attitude des proches constitue une aide précieuse. La patience est essentielle pour ne pas se laisser aller au désespoir face à ces comportements difficiles. Il est inutile de lui demander des excuses ou de la contrition pour les actes ou propos résultant d’une crise : si le malade s’en souvient, ce qui n’est pas toujours le cas, il est bien incapable d’expliquer pourquoi il a eu ce comportement.

Il faut aussi garder du recul sur le fait qu’en dehors de ses crises, le malade connaît, comme tout le monde, des phases de déprime et de joies d’intensité « normale », et peut avoir des convictions, politiques, religieuses ou autres, qu’il exprime de manière virulente, sans que ce soit une manifestation de la maladie.

 À lire aussi : Est-ce que je souffre de dépression ?

 

Les réactions appropriées face aux crises

L’expérience permet de reconnaître les signes avant-coureurs d’une crise et d’entamer un dialogue pour aider le malade à couper court ou à réagir en prenant rendez-vous avec son thérapeute. Soyez vigilant si la personne exprime des pensées suicidaires, et se replie sur elle-même. Vouloir le surprotéger, contrôler la prise de son traitement ou mettre sur le compte de sa psychose maniaco dépressive chacune de ses réactions serait désastreux sur le long terme, car cela minerait encore davantage son estime de soi fragilisée par la maladie. Il est important de le surveiller afin de détecter les éventuels comportements à risque, sans pour autant le fliquer.

Entourez-vous de médecins spécialistes qui vous conseilleront sur les réponses à apporter au quotidien, et pourront, dans les cas les plus difficiles, proposer une hospitalisation. Si le malade refuse l’hospitalisation volontaire, ce sera alors aux proches de procéder à une hospitalisation sur demande de tiers (HDT), une démarche difficile mais parfois nécessaire pour le bien-être du malade.

 

Quelques lectures pour aller plus loin :

Quelques lectures pour aller plus loin :

TROUBLES BIPOLAIRES

LES TROUBLES BIPOLAIRES POUR LES NUL
Dr Hantouche, Dr Fink et Joe Kraynak, éditions First, mars 2017. Broché, 462 pages, 22.95 €.

Un guide complet pour accompagner les malades et leurs proches sur la voie du mieux-être, avec des suggestions et conseils à mettre en place au quotidien.

LE MANUEL DU BIPOLAIRE
Martin Desseilles, Nader Perroud et Bernadette Grosjean, éditions Eyrolles, février 2017. Broché, 264 pages, 25 €.

Cet ouvrage se penche sur l’histoire de la bipolarité, ses symptômes et traitement, et ouvre de nouvelles voies pour y faire face grâce à la psychologie positive.

 

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Prête pour enfiler un bikini cet été ?

Vous voulez perdre des cuisses, du ventre et du reste ? Vous ne savez pas quel sport faire pour maigrir et affiner votre silhouette ? Suivez la méthode d’exercices de Jules Frossard, coach médico sportif.

 

Tous les ans, revoilà la même rengaine : quelques semaines avant l’été, c’est panique à bord en constatant que le bourrelet qu’on avait l’année dernière au-dessus de la ceinture est toujours là, et a même pris un peu ses aises… Pour permettre aux femmes de se sentir mieux dans leur corps et arborer fièrement leur nouveau bikini, Jules Frossard, coach médico sportif, accompagné d’Alix Lefief-Delcourt, détaille sa méthode pour regalber sa silhouette et travailler zone par zone dans Objectif bikini ready.

 

Un rappel utile des bases d’un entraînement réussi

Avant de se jeter tête baissée dans un entraînement forcené, les auteurs délivrent une feuille de route afin d’établir son bilan personnalité. Calcul de la masse graisseuse, de l’IMC, découverte du Lipoxmax, la fréquence cardiaque idéale pour brûler des graisses, point sur l’afterburn effect (le fait de continuer à brûler des calories après un effort très intense), point sur les idées reçues et conseils d’alimentation précédant les exercices sportifs.

Une section bien utile pour placer le curseur au bon endroit et éviter de se décourager en se fixant des objectifs inatteignables ou inadaptés à notre morphologie, tout en optimisant la consommation de calories grâce à une pratique sportive bien pensée.

 À lire aussi : Comment maigrir en mangeant

 

Des exercices pour galber la silhouette

Jules Frossard rappelle qu’il est illusoire d’espérer perdre du ventre ou des cuisses sans faire travailler le reste du corps. La question doit être envisagée d’un point de vue global. Le programme d’entraînement basé sur 6 objectifs commence donc par des exercices qui améliorent la tonicité de la silhouette. Squats, jumping jacks et autres exercices sont complétés par des conseils sur les réflexes à adopter au quotidien.

 

Des objectifs ciblés pour affiner les zones du corps


Une fois cette première remise en forme globale amorcée, vous pouvez rentrer dans le détail en suivant les programmes d’entraînements ciblés sur chacune des zones. Fesses tonifiées, ventre plat, poitrine galbée, dos solide, jambes fuselées et bras fermes sont à votre portée, à condition de persévérance et d’assiduité dans les exercices.

Le coach les explique à l’aide de schémas et photos très clairs, et les complète avec des encadrés ludiques qui apportent des perspectives supplémentaires sur l’alimentation, l’équipement sportif, etc… Cette méthode vous accompagne dans la durée grâce à des variantes qui compliquent les exercices de base et renforcent leur effet une fois que le geste de départ est bien maîtrisé.

À lire aussi : Aujourd’hui, je me muscle avec un élastique

 

À lire

À lire

Objectif bikini readyÀ vous de jouer désormais pour vous tailler une silhouette de sirène avant de sortir votre paréo !

OBJECTIF BIKINI READY, C’EST MALIN
Jules Frossard et Alix Lefief-Delcourt, éditions Leduc. Broché, 176 pages, 6 €.

 

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Préménopause, bien passer le cap

Toutes les femmes ne sont pas énervées, déprimées et épuisées durant la période qui précède l’arrêt définitif des règles. Mais la plupart, plus ou moins et plus ou moins longtemps…

 

Pour nommer la période qui précède la ménopause, c’est-à-dire le moment où les règles s’arrêtent définitivement, les femmes parlent couramment de « préménopause » alors que les gynécologues préfèrent aujourd’hui le terme de « périménopause ». Le préfixe « péri », qui veut dire « autour », leur semble plus précis et juste que « pré » qui signifie « avant ».

Compter un an après l’arrêt des règles

La périménopause désigne ainsi la période d’irrégularités menstruelles et de symptômes pénibles qui précède l’arrêt apparent des règles, plus l’année d’incertitude qui la suit. Les femmes ont tendance à penser que 6 ou 10 mois sans menstruations signalent qu’elles sont ménopausées. Or, il n’est pas rare, après plusieurs mois « sans », de voir réapparaître des saignottements espacés ou des règles abondantes. Il faut donc compter au moins un an sans aucun saignement pour que la ménopause soit confirmée. Passé ce laps de temps, on peut estimer que les ovaires ont définitivement cessé d’être actifs.

Dérèglement hormonal

Qu’on l’appelle préménopause ou périménopause, cette transition est une période d’anarchie hormonale qui peut durer, selon les femmes, de quelques mois à 7 ans, voire 10 ou 12 ans ! Mais, en moyenne, elle dure environ 3-4 ans. Les œstrogènes et la progestérone ne sont plus sécrétés qu’épisodiquement, l’ovulation est de plus en plus rare et les cycles se succèdent à un rythme fantaisiste, tantôt longs, tantôt courts. L’âge moyen d’entrée en périménopause varie aussi beaucoup d’une femme à l’autre. Selon une grande étude américaine, il est de 47,5 ans, ce qui donne un âge moyen de ménopause de 51 à 52 ans.

Le tabac fait avancer l’arrivée de la ménopause

Les mécanismes expliquant l’âge précoce (avant 40 ans) ou, au contraire, tardif de la périménopause puis de la ménopause n’étant pas élucidés, il est difficile de prévoir celui-ci. Cependant certains facteurs comme l’hérédité l’influencent : les filles sont souvent ménopausées au même âge que leur mère, mais ce n’est pas systématique. En revanche, il est certain que le tabagisme avance l’âge de la ménopause d’un ou deux ans. Les grosses fumeuses ou celles qui fument depuis longtemps manifestent plus tôt des signes de carence œstrogénique. La nicotine a en effet une action sur l’hypothalamus qui joue un rôle dans le fonctionnement des ovaires.

 

La périménopause, des années parfois difficiles

Cycles menstruels anarchiques, premières bouffées de chaleur, seins gonflés et sautes d’humeur… La périménopause n’est pas la période la plus « fun » dans la vie des femmes.

 

Les deux signes caractéristiques de la période qui précède la ménopause sont le dérèglement du cycle menstruel et les bouffées de chaleur. D’un cycle à l’autre, la durée des règles et leur abondance varient. Des cycles normaux alternent avec des périodes sans règles et plus on se rapproche de la ménopause, plus les cycles s’allongent. Les saignements surviennent sans crier gare, parfois cataclysmiques, d’autres fois minimes, marron ou noirâtres. Il faut prendre des précautions…

Début des bouffées de chaleur

Plus pénibles, les bouffées de chaleur commencent à apparaître chez trois femmes sur quatre à cette période, quand les cycles deviennent irréguliers, et se prolongent entre 2 et 5 ans après les dernières règles. Les autres femmes n’ont de bouffées qu’à partir de l’arrêt complet des menstruations ou bien n’en ont pas du tout, même à la ménopause proprement dite, ou alors peu et pas gênantes. Mais « dans 50 % des cas, les bouffées durent au total plus de 5 ans et même plus de 10 ans une fois sur quatre », précise le Dr Alain Tamborini.

Ces bouffées sont imprévisibles et irrépressibles. Une sensation de chaleur envahit le visage, le cou, le cuir chevelu et gagne le thorax, voire tout le corps et se termine le plus souvent par des sueurs froides au bout de 30 secondes à 2 minutes. Mais, là encore, c’est variable. Certaines femmes voient leur maquillage fondre et dégouliner ou ont 10 à 20 bouffées par nuit alors que d’autres n’en ont qu’une petite ou deux par semaine.

 À lire aussi : 5 remèdes naturels contre les bouffées de chaleur

 

Sautes d’humeur et fatigue

Autres troubles fréquents dès la périménopause dus aux fluctuations hormonales : tension des seins et ballonnements abdominaux, irritabilité, voire agressivité, déprime et lassitude. La sécheresse vaginale, source d’inconfort et de rapports sexuels douloureux, peut également débuter à cette période.

 À lire aussi : Ménopause : symptômes gênants et solutions

 

Réponses d'expert : Prise de poids ou changement de silhouette à l’heure de la ménopause ?

Réponses d'expert : Prise de poids ou changement de silhouette à l’heure de la ménopause ?

Martine, 60 ansDr ALAIN TAMBORINI
Gynécologue (Paris)

La majorité des femmes prennent du poids entre 45 et 55 ans, c’est-à-dire durant les années qui encadrent l’arrêt des règles. C’est la décennie de tous les dangers ! Mais il est difficile de distinguer les effets de l’âge et ceux de la ménopause sur le poids. Autour de la cinquantaine, l’organisme brûle moins d’énergie et des problèmes d’ordre psychologique, liés à une retraite anticipée, au départ des enfants, au vieillissement ou au décès des parents, peuvent modifier le comportement alimentaire (grignotage, boulimie de sucré…). De plus, la graisse est redistribuée différemment, la morphologie change et la silhouette a tendance à s’alourdir au niveau de la taille, lieu d’élection des kilos supplémentaires… Cette prise de poids se prévient mieux qu’elle ne se traite et la graisse abdominale est, à cette période de la vie, souvent rebelle au régime. Les femmes ont donc intérêt à anticiper en mangeant moins et mieux, en se bougeant pour augmenter la masse musculaire… Un THS, s’il est bien dosé, n’entraîne pas de prise de poids (ou ne l’aggrave pas). Il peut même limiter l’alourdissement dû à la migration des graisses vers le tour de taille.

 

Quand faut-il adopter un traitement hormonal ?

Lorsque les symptômes sont vraiment handicapants au quotidien, un traitement hormonal est une solution, mais à la bonne date. Ni trop tôt ni trop tard. C’est là toute la difficulté.

 

Certes, il n’est pas toujours nécessaire de prendre un médicament mais quand les bouffées de chaleur sont trop pénibles et s’éternisent, les femmes épuisées réclament un traitement… Souvent poussées par leur entourage qui, lui aussi, n’en peut plus. Mais pour savoir s’il est temps de traiter, les dosages hormonaux ne servent pas à grand-chose car les taux fluctuent beaucoup. Pour prendre la décision, le médecin s’appuie surtout sur les symptômes et leur chronologie.

Ni trop tôt…

Pendant la périménopause, le THM (traitement hormonal de la ménopause) permet de supprimer ces symptômes mais sa prescription est plus délicate qu’après l’arrêt définitif des règles car les ovaires sécrètent encore des hormones et de manière variable. Il ne doit donc pas débuter trop tôt sous peine d’ajouter des œstrogènes aux sécrétions ovariennes résiduelles et de provoquer ainsi des troubles congestifs (gonflement des seins, œdèmes). Le rythme anarchique des sécrétions, non synchronisées avec le traitement, entraîne aussi des métrorragies, c’est-à-dire des pertes de sang, peu rassurantes. Dans ces conditions, les femmes sont souvent tentées d’abandonner. Si le traitement est instauré tardivement, les symptômes traînent et deviennent épuisants.

…Ni trop fort

Au début de la périménopause, quand les œstrogènes sont encore sécrétés, le Dr Tamborini préconise donc un progestatif seul et n’ajoute un œstrogène à dose modérée (moitié moins qu’à la ménopause proprement dite) que plus tard. Cela dit, comme à la ménopause, le THM ne s’adresse pas à toutes les femmes. Il est totalement contre-indiqué en cas d’antécédents de cancer du sein et d’accidents thromboemboliques veineux et artériels.

 

L’âge de la ménopause n’a pas de lien avec l’âge de la puberté

L’âge de la ménopause n’a pas de lien avec l’âge de la puberté

Selon une étude australienne récente, la probabilité d’être ménopausée à 40 ans augmente de 80 % chez les femmes ayant eu leurs premières règles avant l’âge de 11 ans (c’est rare). Pourtant, dans leur pratique, les gynécologues comme le Dr Tamborini ne constatent aucun lien entre l’âge de la puberté et celui de la périménopause et de la ménopause et mettent en doute la pertinence cette étude.

 

Quelle contraception ?

Quelle contraception ?

Les ovaires sont certes moins actifs et les ovulations de moins bonne qualité aboutissent parfois à des ovules incapables d’être fécondés, mais le risque de grossesse persiste à la préménopause. Une contraception est impérative, mais c’est au cas par cas.

  • La pilule combinée (œstrogène + progestatif) est efficace et pallie la plupart des désordres de cette période, mais prudence. Avec l’âge, les risques de thrombose (caillot dans les artères) et de maladie cardiovasculaire augmentent. En cas d’antécédents familiaux, de tabagisme, d’hypertension artérielle, de diabète et d’hypercholestérolémie, elle n’est donc pas indiquée.
  • Le stérilet est une bonne méthode à la périménopause si l’on en a déjà un. Au cuivre ou hormonal, ce dernier ayant l’avantage de réduire fortement les saignements gênants.
  • Les méthodes de contraception locales (sans ordonnance) peuvent suffire : gel, crème ou ovule spermicide, éponge vaginale imbibée de spermicide et bien sûr préservatif.
 À lire aussi : Quelle est l’influence d’une prise  prolongée de la pilule contraceptive sur l’âge de la
ménopause ou sur la fertilité ?

 

 

Sexualité et ménopause : oui !

La périménopause et la ménopause ne sonnent nullement l’heure de la retraite sexuelle. Mais des aides par voie locale ou générale sont utiles et les préliminaires doivent être plus longs…

 

Les sécrétions d’œstrogènes qui permettaient jusque-là de maintenir une certaine humidité et la souplesse du vagin, diminuent puis se tarissent et le vagin devient sec. Au début, la sécheresse vaginale prédomine à l’orifice d’entrée et gêne ainsi la pénétration. Elle gagne ensuite l’ensemble du vagin qui a tendance à devenir plus étroit et à s’atrophier. Mais tout dépend des femmes. Il suffit parfois de quelques mois pour que les rapports sexuels deviennent pénibles alors que d’autres femmes n’ont aucun problème durant des années. Surtout si leurs relations sexuelles sont régulières. Chaque rapport étire en effet la zone vaginale et entretient sa souplesse et son élasticité.

Sécheresse vaginale + baisse de la libido

La baisse puis l’arrêt de la production hormonale peuvent aussi altérer la libido, c’est-à-dire le désir sexuel. Cela dit, la libido est personnelle et modulée par d’autres facteurs (éducation, relations avec le partenaire, éventuelle perte de confiance…). D’ailleurs, certaines femmes connaissent une augmentation du désir sexuel après la ménopause… et ne s’en plaignent pas. « L’hormonothérapie peut contribuer à améliorer une libido déficiente, mais elle a des limites. En effet, la vie sexuelle post-ménopause dépend pour beaucoup de ce qu’elle a été auparavant. Une femme qui n’a jamais été intéressée par la sexualité a peu de chances de l’améliorer au-delà de la cinquantaine », explique le Dr Tamborini.

Le rôle du partenaire

Les traitements hormonaux locaux ou généraux, ou les deux, s’adressent aux femmes motivées qui veulent continuer d’avoir une sexualité épanouie. Le traitement local consiste à appliquer 2 ou 3 fois par semaine une crème aux œstrogènes à l’entrée du vagin et à introduire des ovules également œstrogéniques au fond de la cavité vaginale. Il existe aussi des crèmes à l’acide hyaluronique efficaces, qui compensent la sécheresse sans traiter la carence en œstrogènes.

Après la ménopause, la lubrification vaginale – liée au désir – est aussi moins abondante et plus lente à se manifester et un gel lubrifiant peut être utile. Mais des préliminaires plus longs sont aussi nécessaires. Il faut oser le dire à son partenaire, les rapports seront plus réussis…

 

Témoignage : C'est reparti !

Témoignage : C'est reparti !

J’ai un mauvais souvenir de ma périménopause. J’avais des bouffées de chaleur énormes, la nuit je me réveillais trempée, obligée de changer chemise de nuit et draps ! En plus, j’ai divorcé pendant cette période. Les deux sont en partie liés car j’étais odieuse et tout le temps fatiguée, notre vie de couple en souffrait beaucoup. Ensuite, je suis restée seule pendant 8 ans. J’ai maintenant un nouveau compagnon mais, au début, les rapports sexuels étaient vraiment difficiles et j’ai dû en parler à ma gynécologue. Elle m’a expliqué que c’était normal après une longue période d’abstinence ajoutée aux effets de la ménopause et m’a prescrit des ovules vaginaux et un gel lubrifiant. Les ovules, c’est un peu contraignant mais ma sexualité est active et mon compagnon attentionné, alors tout va bien…

Martine, 60 ans

 

Vision de bébé : astuces de stimulation

COMMUNIQUÉ

Après neuf mois d’attente, vous tenez enfin votre bébé dans les bras. Maintenant commence la grande aventure. En même temps que votre nourrisson, vous allez être témoin du développement de ses sens, dont la vue. Comment s’assurer que sa vision se développe normalement et comment la stimuler ?

 

À un an, votre nourrisson aura déjà la même vision qu’un adulte. Le développement visuel des bébés est ainsi un processus rapide qui peut toutefois être stimulé mois par mois à l’aide de méthodes pédagogiques.

Nouveau-né

À la naissance, votre nourrisson a une vision très trouble et est à peine en mesure de discerner les détails des objets proches de lui.
Sachez pourtant qu’en gardant votre visage à une distance de 20 cm à 25 cm du sien, vous l’habituerez à votre visage et lui permettrez de plus facilement vous reconnaître.

1 à 2 mois

Votre bébé peut désormais différencier les couleurs et suivre du regard les déplacements qui sont près de lui.
Achetez des livres, des jouets ou un mobile de différentes couleurs, ou peignez la chambre de votre bébé avec des couleurs primaires pour éveiller sa vue.

3 à 4 mois

À cet âge, il peut fixer ou suivre du regard un objet plus longtemps.
Parlez-lui tout en vous déplaçant dans la pièce pour l’habituer à vous suivre du regard et à coordonner sa vue.

5 à 6 mois

Sa perception des profondeurs s’améliore et il commence à comprendre la permanence de l’objet. C’est-à-dire qu’il peut maintenant coordonner sa vision avec le mouvement de ses mains et attraper des objets.
Continuez à vous déplacer tout en vous adressant à lui.

7 à 8 mois

Il peut reconnaître les objets et les personnes dans la pièce.
Amusez-vous à déplacer les objets en dehors de sa portée pour l’aider à les repérer et à améliorer sa vision lointaine.

9 à 12 mois

Le développement visuel de votre nourrisson est pratiquement achevé. Il voit presque aussi bien que vous.
Vous pouvez lui faire passer son premier examen visuel, sans obligation, pour vous assurer que sa vision est normale.

 

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