Formes et traitement de l’urticaire

« Existe-t-il différentes manifestations d’urticaires ? Comment prévenir les récidives ? » Amélie, 29 ans.

 

L’urticaire est une affection de la peau assez répandue. Une personne sur cinq aura une crise d’urticaire au cours de sa vie. Elle se traduit par la survenue de plaques rouges ou rosées de taille variable, ressemblant à des piqûres d’ortie. Elle apparaît le plus souvent sur les bras, les jambes ou le tronc. Les démangeaisons (prurit) sont intenses et fugaces. Il s’agit d’une urticaire aiguë. Une autre forme plus préoccupante est représentée par un œdème profond et douloureux (angio-œdème) touchant surtout le visage, les mains, les pieds. Si cet œdème touche le larynx (œdème de Quincke), le pronostic vital peut être engagé. C’est une urgence thérapeutique.

 

Les différences entre urticaire chronique et aiguë

L’urticaire aiguë est une réaction allergique quasi immédiate, qui évolue pendant quelques heures ou quelques jours. Elle disparaît le plus souvent spontanément sans laisser de cicatrices. Lorsque les symptômes durent au-delà de six semaines, sans facteur déclenchant connu, on parle d’urticaire chronique spontanée. Cette urticaire n’est pas de nature allergique et sa durée est imprévisible. Elle concerne de 1 à 5 % de la population. Elle ne met pas en jeu le pronostic vital mais elle a un fort impact sur la qualité de vie professionnelle, quotidienne et sociale. Il n’y a pas de traitement qui permette de la traiter de façon définitive.

Les facteurs déclenchants les plus fréquents

Parmi les principaux facteurs susceptibles de provoquer une crise figure la prise de certains médicaments (anti-inflammatoires non stéroïdiens, antibiotiques, produits de contrastes iodés, codéine). Vient ensuite la consommation d’aliments riches en histamine (fromages, saucisson, harengs fumés, tomates…) ou histamino-libérateurs (fraise, charcuterie, poisson, crustacés…). L’exposition au froid ou à la chaleur, le contact direct sur la peau de certains produits (latex, cosmétiques) ainsi que les infections surtout virales sont également en cause, sans oublier bien sûr le stress.

Les traitements contre l’urticaire

Lorsque le facteur déclenchant est identifié, il suffit en général de l’éviter pour que la réaction cesse. Si la cause est inconnue, on commence par supprimer pression, frottement et températures extrêmes (chaud ou froid) sur la peau. La prise d’antihistaminiques permet en général une amélioration du confort, grâce à leur proximité structurelle avec l’histamine, la molécule qui intervient dans les mécanismes d’allergie.

Sardine, betterave et fruit de la passion. Un seul point commun : tous utiles !

Elles ne paient pas de mine et pourtant les petites sardines sont des poissons extraordinaires tant elles cumulent de qualités nutritionnelles. Elles sont riches en protéines, en oméga 3 et en vitamine D. De plus, en début de chaîne alimentaire et se nourrissant de plancton, elles sont très peu concernées par la pollution des mers. En somme, nature, fraîches ou en conserve, grillées ou en cake, elles se révèlent parfaites pour les adultes comme pour les enfants en pleine croissance. L’idéal est d’en manger au moins une fois par semaine, en alternance avec les autres poissons gras (saumon, hareng, maquereau) – à tous les âges de la vie.

Les fruits de la passion nous sont surtout connus pour leurs délicieux jus ou en glaces rafraîchissantes. Consommés crus, ils s’avèrent moins sucrés qu’une pomme et très riches en fibres. Ils contiennent en outre du bêtacarotène (donnant la belle couleur orangée de leur pulpe) et de la vitamine C ! Les fruits exotiques sont de plus en plus présents dans notre quotidien et c’est une bonne chose car ils sont souvent très chatoyants et riches en vitamine C.

Enfin, parlons de la betterave. C’est l’un des rares légumes à être aimé des enfants car il a un goût naturellement sucré (moins toutefois que sa cousine, la betterave sucrière). La betterave cohabite à merveille avec les légumes au goût un peu neutre voire amer comme les endives. Elle est à consommer cuite de préférence. Même après cuisson, elle reste une bonne source de vitamine B9 (les folates) ; elle en est d’ailleurs l’un des légumes les plus riches.

 

Réponses d'expert : Bactéries intestinales : prenons-en soin. elles nous le rendront

Réponses d'expert : Bactéries intestinales : prenons-en soin. elles nous le rendront

GABRIEL PERLEMUTERPr GABRIEL PERLEMUTER
Professeur des universités (Université Paris-Sud), chef du service d’hépato-gastroentérologie et nutrition à l’hôpital Antoine-Béclère (AP-HP, Clamart), Unité Inserm (Recherche sur le foie et le microbiote)*

Les bactéries intestinales sont de véritables partenaires de notre santé. Leur complexité est très grande et il serait faux de penser qu’il suffit d’en changer une ou deux pour guérir une maladie. Mais nous vivons en symbiose avec nos bactéries et il faut les préserver. C’est pourquoi il faut donner à nos enfants, dès le début de leur vie, les meilleures opportunités pour acquérir les meilleures bactéries, appelées scientifiquement microbiote. En réalité, il n’y a pas de microbiote parfait, mais nous pouvons l’optimiser ou au contraire le malmener selon que l’on a une alimentation variée, équilibrée ou au contraire de mauvaise qualité. Un probiotique est un être vivant, le plus souvent une bactérie mais parfois une levure, qui peut avoir un effet bénéfique sur notre santé. Il doit donc être considéré comme un ami. Les probiotiques pourraient ainsi nous aider à optimiser un microbiote fragilisé. On les trouve en complément alimentaire en pharmacie (gélules, sachets, comprimés) et dans certains aliments (yaourts, laits fermentés par exemple). Il pourrait être intéressant de les utiliser dans certains troubles, par exemple les colites, les troubles fonctionnels intestinaux, un coup de fatigue, de stress ou des allergies. On pourrait dans l’avenir, en cas de dysbiose (déséquilibre du microbiote, source potentielle de maladies), envisager de nouveaux traitements ciblant nos bactéries digestives ou les selles les contenant. Les premières banques de selles commencent d’ailleurs à exister. Mais ne jouons pas trop à l’apprenti sorcier et avançons pas à pas dans un domaine très prometteur. Les nouvelles connaissances sur nos bactéries constituent déjà une révolution médicale !

*Auteur de Les bactéries, des amies qui vous veulent du bien, éd. Solar, 2016. Prix de la meilleure vulgarisation scientifique 2017 « La science se livre ».

 

Découvrez nos recettes :

Pourquoi et comment manger moins salé ?

Pour lutter contre la rétention d’eau, l’hypertension, l’ostéoporose, manger moins salé est essentiel ! Zoom sur les alternatives au sel blanc qui salent quand même.

 

Chiffre

Chiffre

6.5 grammes, c’est la quantité quotidienne à ne pas dépasser pour les femmes et les enfants, contre 8 grammes pour les hommes. Environ 6.7 grammes sont déjà présents dans les aliments consommés chaque jour.
Source : Agence Nationale de sécurité sanitaire (ANSES)
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme depuis plusieurs années : le sel est nécessaire au fonctionnement de l’organisme, mais nous en mangeons (beaucoup) trop. La plupart des gens en consomment 9 à 12 grammes par jour en moyenne, soit deux fois l’apport maximum recommandé.
Déjà présent dans les aliments que nous consommons, l’excès de sel provient du salage des plats par les consommateurs et / ou les industriels. Le problème ? Augmenter le risque de développer de l’hypertension artérielle, les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, favoriser le risque de cancer de l’estomac, sans oublier la rétention d’eau ou l’ostéoporose. Alors comment échapper à cette addition salée sans renoncer au goût du sel ? Remplacer le sel blanc par des alternatives tout aussi savoureuses, et plus équilibrées pour l’organisme.

 

Le gomasio, ce sel sans sel venu du Japon

Originaire du Japon, le gomasio se compose de sel marin non raffiné (environ 10%) mélangé à des graines de sésame grillées puis broyées (90%). Une simple cuillérée à café donne un goût salé et parfumé à la noisette, tout en enrichissant notre assiette en vitamine B, protéines et minéraux (calcium, magnésium). En bonus, cette association du sel avec un végétal accélère son assimilation, et limite ainsi le stockage dans l’organisme et la rétention d’eau. On gage que vous y serez très vite accroc.

 

Le sel allégé en sodium

Ce sel, aussi appelé « hyposodé », contient jusqu’à 75% de sodium en moins que le sel blanc classique, et a un goût identique. En associant du chlorure de sodium, du chlorure de potassium et d’autres minéraux en petites quantités (magnésium, calcium), il permet de réduire son apport en sodium sans modifier le goût de ses aliments. Il se présente sous forme liquide, un peu déroutante lorsqu’on est habitué à la poudre, mais très facile à doser lorsqu’on cuisine.

 

Les algues à la rescousse de nos assiettes

« Tu me passes l’algue, s’il te plaît ? » pourrait bien devenir une expression consacrée. Naturellement salées, les algues sont une excellente alternative au sel blanc. Utilisées déshydratées, les algues comme la nori, le wakamé, la laitue de mer ou la dulse s’utilisent en cuisine comme des fines herbes, en ajoutant quelques pincées dans vos plats chauds et froids. En plus de leur goût relevé, elles sont très riches en vitamines, fibres, sels minéraux et oligo-éléments.

 À lire aussi : Recettes – Mettez des algues dans votre assiette

 

Le sel de substitution

Ce substitut, obtenu chimiquement, contient du chlorure de potassium, additionné d’exhausteurs de goût, d’acidifiants et des antiagglomérants indispensables à sa texture et sa conservation. Le sodium est donc remplacé par le potassium. Si son goût est identique au sel classique, il s’en différencie par sa texture très fine. Il est recommandé aux personnes souffrant d’hypertension ou de cardiopathie, sur avis médical uniquement, car attention, des apports insuffisants en sodium et excessifs en potassium peuvent avoir des effets néfastes sur les personnes en bonne santé. Vous le trouverez en pharmarcie et parapharmacie.

 À lire aussi : Hypertension, comment la prendre en charge ?

 

Le sel de légumes

Ce mélange, qui contient environ 25% de sodium en moins que le sel classique, est recommandé pour ceux qui veulent diminuer leur consommation quotidienne sans éliminer le sel de leur assiette. Il se compose de sel marin et d’un mélange de légumes et d’herbes aromatiques séchées (céleri, poireau, oignon, etc…). Son goût original relève de manière intéressante tout type de plat.

 À lire aussi : Les épices pour stimuler papilles et santé

 

Rougail aux deux saucisses

Ce plat traditionnel venu de la Réunion enchantera toute la famille.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 1h30

 

Les ingrédients pour 4 convives :

Diots de Savoie : 3
Saucisses fumées de Montbéliard : 2
Tomates : 5
Oignons jaunes : 3
Gousse d’ail : 2
Curcuma : 2 cuillères à café
Persil haché
Sel et poivre noir du moulin : à votre guise
Huile d’olive 

La préparation :

1/ Piquez vos saucisses à la fourchette avant de les plonger dans l’eau bouillante. Laissez cuire 10 minutes puis réservez.

2/ Pendant ce temps, émincez finement vos oignons et les gousses d’ail.

3/ Coupez vos tomates en petits dés et réservez.

4/ Dans la même marmite, faites chauffer un fond généreux d’huile d’olive pour y faire revenir ail et oignon jusqu’à ce qu’ils blondissent.

5/ Coupez vos saucisses en tronçons d’environ 1 cm, puis ajoutez-les dans la marmite. Faites revenir environ 5 minutes à feu moyen en remuant bien.

6/ Ajoutez les tomates et le curcuma, assaisonnez sans lésiner sur le poivre noir (qui facilite l’absorption des principes actifs du curcuma) puis laissez mijoter 1h à feu doux.

7/ Servez bien chaud accompagné de riz.

Zona, mode d’emploi

« Comment se manifeste un zona ? Qui est concerné ? Quels sont les traitements ? » Gérard, 61 ans

 

Le zona est une maladie infectieuse virale qui se manifeste par des lésions douloureuses au niveau de la peau. Elle peut entraîner des complications nerveuses chroniques très invalidantes.

 

Les symptômes douloureux du zona

Le zona peut se manifester par des picotements, des démangeaisons, des brûlures qui surgissent dans les zones situées sur le trajet du nerf suivi par le virus. Des éruptions vésiculeuses peuvent survenir, accompagnées de douleurs d’intensités et de durées variables. Des complications, appelées névralgies post-zostériennes, peuvent persister pendant des mois, voire des années après la disparition des lésions cutanées. Elles se manifestent par des sensations de décharges électriques pouvant aller jusqu’à des douleurs violentes et lancinantes.

 À lire aussi : Les douleurs neurologiques dues au zona

 

Virus de la varicelle et du zona : même combat

Le zona peut toucher toute personne qui a eu la varicelle, car il résulte de la réactivation du virus à l’origine de la varicelle appelé VZV (Varicelle-Zona Virus). Celui-ci est resté latent dans les ganglions nerveux après la première infection survenue durant l’enfance. De façon imprévisible, il peut quitter le ganglion et prendre les voies nerveuses pour se déplacer. On estime qu’une personne sur quatre y sera confrontée au cours de sa vie. Le zona touche particulièrement les personnes à l’âge adulte : plus de 60 % des cas surviennent après l’âge de 45 ans, et plus de 50 % des personnes âgées de plus de 80 ans feront un zona.

Comment réagir face à l’éruption

La zone touchée doit être gardée le plus possible à l’air libre, propre et sèche. Ne cédez pas à la tentation de gratter les lésions. Des compresses fraîches humidifiées avec de l’eau et du vinaigre peuvent soulager la douleur. N’hésitez pas à vous plonger dans un bain d’eau tiède à fraîche dans lequel vous aurez versé une cuillère à soupe de bicarbonate de soude.

Le traitement du zona

Il est aujourd’hui bien difficile de soulager efficacement les douleurs associées au zona. Le traitement antiviral doit être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption. Plus le traitement est précoce, plus il sera efficace. La disponibilité du vaccin Zostavax ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention du zona chez les adultes de 50 ans et plus. Il est recommandé chez les seniors de 65 à 74 ans, une population particulièrement touchée par cette maladie. En revanche, il n’est pas possible de vacciner un adulte qui souffre d’un zona au moment de l’injection.

 À lire aussi : Les complications dues au zona

 

Dos de cabillaud parfumé au curcuma

Associez les bienfaits santé du poisson et des épices grâce à cette recette simplissime et délicieuse.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes

 

Les ingrédients pour 4 personnes :

Dos de cabillaud d’environ 400 grammes : 2
Vinaigre de riz : 4 cuillères à soupe
Echalote : 2
Vin blanc : 50 centilitres
Carottes : 3
Courgette : 1
Crème fraîche liquide : 30 centilitres
Curcuma : 2 cuillères à café
Citron : 1
Beurre
Sucre
Sel et poivre noir du moulin : à votre guise

La préparation :

1/ Rincez bien vos dos de cabillaud avant de les essuyer avec du papier absorbant.

2/ Préchauffez votre four à 220° (th. 6-7).

3/ Après les avoir épluchées, coupez vos carottes et votre courgette en fines rondelles, et faites-les revenir dans une noix de beurre.

4/ Glacez-le à l’aide d’eau et de sucre, puis réservez.

5/ Hachez très finement vos échalotes et faites-les revenir à feu très doux pendant 10 minutes. Ajoutez ensuite le vinaigre de riz, et laissez réduire jusqu’à absorption du vinaigre.

6/ Ajoutez le vin blanc, laissez cuire 5 minutes environ, puis incorporez la crème liquide avant d’ajouter le curcuma pour la touche finale. Laissez réduire à feu doux.

7/ Disposez votre poisson dans un plat à four dont vous aurez tapissé le fond d’huile d’olive et enfournez. Surveillez bien la cuisson car le cabillaud cuit très rapidement.

8/ A la sortie du four, arrosez de jus de citron, disposez vos légumes dans le plat puis recouvrez de votre sauce aux échalotes.

Bonne dégustation !

Lait d’or

Cette boisson épicée est un incontournable de la médecine ayurvédique, qui permet de profiter pleinement des bienfaits antioxydants, anti-inflammatoire et anticancéreux de la curcumine tout en se faisant plaisir. Une fois que vous y aurez goûté, on parie que vous deviendrez accroc à ce concentré de saveurs.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 12 minutes

 

Les ingrédients pour 1 lait d’or :

Pour la pâte de curcuma :
Curcuma en poudre : 30 grammes
Poivre noir moulu : 1/2 cuillère à café
Eau : ½ tasse

Pour le lait d’or :
Pâte de curcuma : 1 cuillère à café
Lait végétal d’amande ou de coco : ½ tasse
Sirop d’érable : ½ cuillère à café (facultatif, c’est pour le goût !)

La préparation :

1/ Commencez par préparer votre pâte de curcuma en faisant cuire le curcuma, le poivre moulu et l’eau dans une casserole à feu doux pendant 10 minutes environ, en remuant sans cesse jusqu’à obtenir une pâte lisse et épaisse.

2/ Laissez votre pâte refroidir à l’air libre, puis placez-la dans un pot en verre au réfrigérateur. Elle se conserve un mois au frais : pratique !

3/ Pour obtenir votre lait d’or, mélangez tous vos ingrédients dans une casserole à feu moyen. Faites chauffer 1 à 2 minutes, sans le quitter des yeux : votre mélange ne doit pas bouillir !

4/ C’est prêt : versez le dans une tasse pour le déguster chaud de préférence. Pour une cure d’antioxydants, préparez-vous une tasse tous les matins pendant 3 semaines.

Légumes incognito pour tablées familiales

Comment faire manger des légumes aux enfants ? Un livre de recettes répond à l’éternel casse-tête des parents soucieux de l’équilibre alimentaire de leur couvée.

 

Ah non, pas de brocolis ! Beurk, tu sais que j’aime pas les épinards ! J’voulais des pâtes bolognaises, pas tes légumes bizarres, là… Ces petites phrases pleines d’entrain et de bonne humeur sont bien connues des parents qui tentent chaque jour de faire absorber à leur progéniture la dose recommandée de fruits et surtout de légumes. Face à une assiette de frites ou de pâtes dégoulinantes de sauce tomate, leurs arguments sur les bienfaits santé des légumes semblent bien pâlichons. Rébecca Loulou Desrez, elle-même mère de trois enfants, en a tiré les leçons et propose un livre de recettes pour faire manger des légumes sans provoquer de grimaces.

 

Les conseils pour faire manger des légumes aux enfants

Avant de rentrer dans le vif du sujet, l’auteure délivre des conseils forts utiles aux parents désemparés face au rejet des légumes. Elle rappelle les mécanismes de la diversification alimentaire, explique la perception des saveurs piquantes et amères par les palais enfantins, plus sensibles que ceux des adultes, et souligne qu’il ne sert à rien de forcer si on espère les convertir un jour aux plaisirs des légumes.

Qui va piano va sano : c’est par petites touches qu’elle suggère d’introduire les légumes les plus divers sous des formes souvent surprenantes. Au passage, elle explique aussi qu’une grande cause nécessite quelques concessions, et suggère aux parents de lâcher un peu de lest une à deux fois par semaine en préparant à leurs enfants des repas qui leur font plaisir, la négo en sera facilitée pour la suite.

 À lire aussi : Beurk, j’aime pas les légumes

 

Les ingrédients alliés de vos recettes de légumes

 L’organisation est la clé de repas réussis sans prise de tête ni perte de temps. A tous ceux et celles qui soupirent déjà en disant « Pfff, mais je n’ai pas le temps de faire les courses ni la cuisine, je bosse moi ! », le livre Miam des légumes apporte des réponses réconfortantes avec un chapitre entier consacré aux ingrédients à avoir sous la main pour préparer de bons petits plats sans passer par la case courses tous les jours. Dans cette liste, rien de bien compliqué : des pâtes (si si !), des graines, des conserves, des légumes surgelés, du fromage, des lardons, bref, du basique !

 

Recettes de légumes incognito

Rébecca Loulou Desrez livre ensuite 40 recettes futées et équilibrées, toutes réalisables en 30 minutes maxi, parce que le temps passé en famille est aussi essentiel à l’équilibre de vos enfants que le contenu de leur assiette. Vous apprendrez donc à préparer des gaufres de l’espace (aux épinards), du risotto (à la courge), des financiers (à la betterave), des cakes au citron (et à la courgette), et plein d’autres plats familiaux où les légumes s’invitent sans faire de vagues. Des recettes à tester sans attendre sur votre progéniture !

 À lire aussi : Actif et en pleine forme, c’est possible !

 

 

À lire

MIAM DES LEGUMESMIAM, DES LÉGUMES
40 recettes anti-grimaces, Rébecca Loulou Desrez, éditions Albin Michel (avril 2017, 96 pages, 11.90 €)

 

 

 

Les miracles du curcuma

Anti inflammatoire, anti cancer, le curcuma a en plus le mérite d’être délicieux ! Nos idées recette pour bénéficier de toutes ses propriétés.

 

Le Curcuma longa, aussi appelé safran des Indes, est un cousin du gingembre. Cette épice ancestrale est réputée favoriser une « longue vie » depuis plus de 2000 ans : autant dire qu’elle se pose là dans la famille des alicaments.

 

Son rhizome comestible contient des curcuminoïdes : ces principes actifs possèdent des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, anticancéreuses, immunostimulantes et hypolidémiantes, c’est-à-dire qu’elles contribuent à réduire le taux de cholestérol dans le sang. Un sacré cocktail qui veut beaucoup de bien à notre santé.

Il peut s’utiliser en emplâtre pour soulager les inflammations locales, en gélules pour apaiser les douleurs articulaires et le système digestif, en bain de bouche pour assainir la muqueuse buccale. Et bien sûr, comme le gingembre, une fois réduit bouilli, épluché, séché et réduit en poudre, il se marie à merveille avec toutes sortes de plats afin d’allier l’utile à l’agréable au quotidien. Il est recommandé de l’associer avec du poivre noir, qui favorise le passage des curcuminoïdes à travers la muqueuse intestinale. Les amateurs de plats colorés apprécieront son fort pouvoir colorant, qui met du soleil dans nos assiettes.

 

À savoir

À savoir

Vous êtes enceinte ? Souffrez de calculs biliaires ? Prenez un traitement anticoagulant ou anticancéreux ? Demandez un avis médical avant de prendre du curcuma.

 

Découvrez nos recettes à base de curcuma :

Verrine d’aubergines au crumble

Une préparation qui en jette pour épater vos amis à l’apéro.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9

 

Les ingrédients pour 6 personnes :

Aubergines : 2
Ail : 1 gousse
Ciboulette : ½ botte
Huile d’olive : 3 cuillères à soupe
Farine : 50 grammes
Beurre : 50 grammes
Parmesan en poudre : 50 grammes
Thym frais : 6 branches
Sel et poivre du moulin à votre goût

La préparation :

1/ Préchauffez votre four à 200°C (th. 6) et effeuillez les branches de thym.

2/ Coupez vos aubergines en deux dans le sens de la longueur, et quadriller la chair avec un couteau sans la détacher complètement.

3/ Ciselez finement votre gousse d’ail, et mélangez dans un petit bol avec 1/3 du thym. Saupoudrez le mélange sur les aubergines.

4/ Versez une quantité généreuse d’huile d’olive sur les aubergines et mettez à cuire 30 à 45 minutes au four. Vérifiez régulièrement la cuisson.

5/ Une fois cuites, détachez la pulpe à la cuillère, puis écrasez-la jusqu’à obtenir un caviar d’aubergines lisse. Egouttez-le dans une passoire fine.

6/ Lavez et ciselez votre ciboulette avant de la mélanger avec la purée d’aubergines. Réservez l’ensemble.

7/ Coupez finement le reste du thym, et mélangez avec la farine, le parmesan, le beurre ramolli jusqu’à obtenir une semoule.

8/ Etalez votre crumble sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, et laissez cuire à 200°C pendant 15 minutes.

9/ A la sortie du four, laissez refroidir avant d’émietter votre biscuit.

10/ Dressez vos verrines en commençant par les remplir de caviar d’aubergines, et ajoutant une couche généreuse de biscuit au-dessus.

11/ Réservez si possible 1h au réfrigérateur avant de servir.