Accouchement sous péridurale, mode d’emploi

 « Je dois accoucher sous péridurale, pouvez-vous m’expliquer comment cela se passe ? » Jessica, 26 ans.

 

La péridurale est une anesthésie locorégionale. La grande majorité des naissances se fait aujourd’hui sous péridurale, afin de rendre moins pénibles le travail et l’expulsion du nouveau-né. Comme tout acte médical, cet examen comporte des contre-indications et des effets indésirables. Une consultation avec le médecin anesthésiste est à prévoir dans les semaines précédant l’accouchement afin de réaliser un bilan sanguin et informer la future mère du protocole d’anesthésie.

 

Comment se déroule une péridurale ?

La technique consiste à introduire, de manière stérile, un cathéter dans l’espace péridural de la colonne vertébrale. Le médecin repère le point de ponction dans le dos de la patiente, en position allongée ou assise. Après une anesthésie locale, il introduit une aiguille entre deux vertèbres. Une fois posé, le cathéter est maintenu en place jusqu’à l’accouchement. Le médecin injecte, via le cathéter, le produit anesthésique en surveillant la tension et le rythme cardiaque, le délai d’action est en général de 20 minutes. Du produit peut être ré-injecté si nécessaire.

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La péridurale est-elle douloureuse ?

La pose est désagréable mais supportable. Sur le moment, la patiente sent l’aiguille pénétrer dans le bas du dos, elle peut également ressentir une sensation de chaleur, un engourdissement des jambes, mais la douleur ne dure pas. Après l’accouchement, la péridurale peut entraîner des maux de tête passagers et des douleurs de dos résiduelles.

 

Quelles sont les contre-indications à la péridurale ?

Dans certains cas, il n’est pas possible de réaliser une péridurale. Si vous avez des problèmes de coagulation, de la fièvre ou une infection le jour J, une maladie neurologique, une scoliose ou des problèmes de dos importants, il sera sans doute nécessaire d’étudier d’autres alternatives à la péridurale, comme l’accouchement sous hypnose ou avec l’aide de la sophrologie.

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Mini hachis parmentier à tomber par terre

Une recette traditionnelle adaptée à bébé que vous aurez plaisir à terminer !

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson :15 minutes

 

Les ingrédients pour 1 mini convive à partir d’1 an :

Pommes de terre : 70 grammes
Navets : 50 grammes
Carottes : 30 grammes
Viande hachée de bœuf : 20 grammes
Huile d’olive : 1 cuillère à café
Herbes de Provence : 1 pincée

La préparation :

1/ Épluchez tous vos légumes puis rincez-les soigneusement avant de les couper en petits morceaux.

2/ Découpez votre viande hachée en petits morceaux également, et mélangez la aux légumes encore crus.

3/ Faites cuire l’ensemble à la vapeur pendant 15 minutes.

4/ Ajoutez l’huile d’olive, les herbes de Provence, et passez le tout au mixeur jusqu’à obtenir un mélange homogène avec de petits morceaux faciles à mâcher pour bébé.

Et si vous travailliez votre éveil spirituel ?

Laurent Gounelle, pape du roman philosophique et spirituel, invite ses lecteurs à découvrir le trésor qu’ils abritent au fil des pages de son nouvel opus. On l’a lu, on a aimé : on vous dit pourquoi.

 

Force est de reconnaître que dans nos vies modernes surbookées, la recherche de spiritualité tient souvent une place bien dérisoire face à nos nombreuses autres priorités. Ce n’est pas que cela ne nous intéresse pas de chercher à voir plus loin que le bout de notre nez, non, c’est juste qu’entre regarder la dernière vidéo qui fait mourir de rire tout l’open space et prendre un moment pour s’interroger sur le sens de la vie, notre place sur terre, tout ça tout ça, soyons honnêtes… le choix est vite fait. Laurent Gounelle, qui avait déjà séduit un très large public avec son roman philosophique Le jour où j’ai appris à vivre (2014, éditions Kero) vole à notre secours avec son nouveau roman Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.

 

Une histoire d’amitié et de dévouement

Ce nouveau roman met en scène, Alice, jeune consultante en communication, ambitieuse, résolument athée, et passionnée de développement personnel. Elle décide de venir en aide à Jérémie, son ami d’enfance devenu prêtre, qui désespère du peu de fidèles qui usent leur fond de culottes sur les bancs de son église, et de la perte générale de spiritualité de notre époque. Alice va élaborer une stratégie pour reconquérir son « public » en travaillant ses recommandations comme elle le ferait pour n’importe quel client. Elle se plonge ainsi dans la Bible afin d’en comprendre les préceptes, les compare avec ceux du bouddhisme, les théories de développement personnel, et va aller de découverte en découverte jusqu’à atteindre… on vous laisse lire le livre pour découvrir quoi, ce n’est pas le genre de la maison de spoiler les bonnes histoires.

 

L’ego au cœur du questionnement des héros

On peut quand même vous faire un petit teasing avec cette citation extraite du livre « Tout le monde souffre de l’ego – du sien et de ceux des autres ». Le cheminement d’Alice l’amène à réaliser que l’ego est un poids qui nous empêche de nous élever, de vivre dans l’instant présent et d’apprécier pleinement l’être que nous sommes. Elle discerne également que cette vérité est un trait d’union entre les différentes religions, et offre une clé de lecture inédite des messages qu’elles diffusent, une direction à suivre pour atteindre un état de joie durable.

 

Une lecture originale du message des religions

L’athéisme de l’héroïne lui permet d’aborder avec une grande candeur les préceptes de Jésus rapportés par la Bible, et de les mettre en parallèle avec ceux du bouddhisme et du taoïsme, sans a priori encombrants. Que les lecteurs peu attirés par le fait religieux se rassurent : le livre de Laurent Gounelle n’a rien de prosélyte, il invite à la réflexion sur ce que nous sommes et les clés de notre bien-être grâce à cette analyse philosophique et spirituelle des enseignements religieux, saupoudrée d’un zeste de méthodologie de développement personnel. Un cocktail inédit qui s’avère être un page-turner très efficace. Bonne lecture !

 

À lire

À lire

Livre_Gounelle_Et tu trouveras le tresor
ET TU TROUVERAS LE TRÉSOR QUI DORT EN TOI

Laurent Gounelle, 2016, éditions Kéro, broché, 328 âges ; 20.90 €

Velouté aux perles de tapioca

 Une purée originale qui change des traditionnelles pommes de terre carottes.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 15 minutes

 

Les ingrédients pour 1 mini convive de 6 mois à 1 an :

Perles de tapioca : 2 cuillères à soupe
Carottes : 2
Lait infantile 2e âge : 210 ml (210 d’eau + 7 mesures)
Safran : 1 pincée

La préparation :

1/ Épluchez vos carottes et coupez-les en fines rondelles. Faites-les cuire 15 minutes à la vapeur ou dans l’eau bouillante.

2/ Mélangez le lait et les perles de tapioca et faites-les chauffer au bain marie ou à la vapeur pendant 15 minutes aussi. Le mélange ne doit surtout pas bouillir.

3/ Mixez ensemble vos carottes et le mélange de lait et tapioca, aussi longtemps que nécessaire pour obtenir une purée parfaitement lisse.

4/ Ajoutez une petite pincée de safran qui relèvera le goût.

Compote pomme poire à la saveur vanillée

Une préparation simple et savoureuse pour égayer les desserts et les goûters.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes

 

Les ingrédients pour 1 mini convive à partir de 6 mois :

Pommes : 3
Poire : 1
Gousse de vanille : 1/2

La préparation :

1/ Pelez et découpez vos fruits, avant de les couper en morceaux. Plongez-les dans l’eau froide pour éviter qu’ils ne noircissent en attendant de les faire cuire.

2/ Dans une casserole, faites cuire à feu doux et à couvert les fruits, en ajoutant un verre d’eau et la gousse de vanille. N’oubliez pas de la gratter !

3/ Après 15 minutes, enlevez la gousse de vanille, et piquez les fruits pour contrôler la cuisson. Le couteau doit s’enfoncer comme dans du beurre mou.

4/ Versez le contenu de la casserole, y compris l’eau de cuisson, dans votre mixeur, et mixez jusqu’à obtenir un mélange bien lisse.

À servir encore tiède ou frais selon la saison !

Où est passée votre motivation professionnelle ?

Ennui, stress, manque de perspective : comment préserver voire retrouver le plaisir de travailler lorsque la motivation s’étiole et que le bore out, syndrome d’épuisement professionnel provoqué par l’ennui, vous guette ?

 

 

« Motivés, motivés, il faut rester motiver… » Ce refrain de Zebda trouve bien peu d’écho chez les salariés français, qui sont les champions… de la démotivation au travail. Une enquête menée par Ipsos1 a révélé que, comparés à 17 autres pays, nous étions bons derniers pour la motivation professionnelle. Si 37% des salariés dans le monde se déclarent désengagés, en France ce sont plus de 54% de travailleurs dont la motivation est en berne ! Et seulement, 5% se disent « engagés », contre 13 % dans les autres pays. Quelles sont les causes de ce désamour pour le travail ? Comment rebooster sa motivation ?

 

Un modèle professionnel vieillot

L’un des points négatifs que remontent les salariés interrogés est le manque de liberté dans le choix de leur espace de travail. Le travail en France s’organise encore autour du modèle un ordi + un bureau + des collègues tout autour avec des téléphones qui sonnent, alors que dans d’autres contrées, les salariés disposent d’une plus grande autonomie et de la possibilité de s’isoler pour travailler au calme s’ils le souhaitent, que ce soit chez eux ou dans une salle de retrait.

Le télétravail, pourtant désiré par de nombreux salariés, peine à s’installer dans les us et coutumes françaises, et la tendance au « présentéisme » érode l’ardeur à l’ouvrage. Les travailleurs rêvent de mobilité, de matériel portable leur permettant de rester connectés sans pour autant être interrompus toutes les cinq minutes, tout en participant à des réunions d’équipe lorsque c’est nécessaire.

 À lire aussi : Je gère mon stress au travail

 

Des leviers de motivation parfois tabous

Nous sommes 51% (2) à estimer être mal payés, ce qui entraîne une baisse de motivation et un désir d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte. Mais pour autant, l’argent reste un sujet difficile à aborder dans l’entreprise, et peu osent réclamer à leurs managers l’augmentation qu’ils estiment mériter.

Même son de cloche lorsqu’on évoque les compétences et l’évolution professionnelle : les perspectives de carrière et la possibilité de continuer à se former sont deux piliers de la motivation professionnelle, et deux demandes difficiles à formuler. Timidité, manque de confiance en soi, attente d’une reconnaissance spontanée lorsqu’on s’investit beaucoup : les causes sont multiples mais le résultat est le même. La motivation est minée par cette frustration sous-jacente, et le découragement s’installe peu à peu.

 

Le bore out, nouvelle star des open spaces

Certains salariés, pourtant bien payés et avec des jobs considérés comme intéressants, s’enfoncent dans la démotivation. Boule au ventre le lundi matin, appréhension au retour des vacances : ils ressentent une perte de sens et d’intérêt pour leur travail. Ils s’ennuient, dépriment, et n’osent pas l’avouer de peur de passer pour des enfants gâtés dans un contexte économique tendu. Ils subissent ce qu’on appelle un bore out, pour syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, qui provoque les mêmes dégâts que son cousin le burn out : démotivation, anxiété, tristesse, et à long terme perte d’estime de soi qui peut déboucher sur une dépression.

 À lire aussi : Épuisement professionnel : êtes-vous au bord du burn out ?

 

Retrouver du désir professionnel

Le travail, c’est comme la vie privée : sans désir, la machine s’enraye. Si ces différentes situations résonnent avec des frustrations que vous ressentez au quotidien, il est temps de faire un bilan. Votre travail répond-il toujours à vos aspirations profondes ? Trouvez-vous un sens aux efforts que vous fournissez ? Si la réponse est non, prenez le temps de réfléchir aux métiers qui vous attireraient : plombier, comédien, ébéniste, auteur, ne vous fixez pas d’autres limites que votre imagination et laissez remonter tout ce qui est enfoui profondément.

N’hésitez pas à demander à quelques proches de vous aider en vous indiquant les métiers dans lesquels ils vous verraient bien, et les talents qu’ils discernent chez vous.

Profitez de votre droit à la formation pour réaliser un bilan de compétences qui vous permettra ensuite d’envisager une reconversion professionnelle, ou de formuler des demandes d’évolution plus précises à votre entreprise. En bref, commencez par vous écouter sans vous censurer, et le reste suivra.

 À lire aussi : De l’importance de se faire du bien


  1. Source Enquête Ipsos réalisée pour Steelcase auprès de 12 500 salarié répartis dans 17 pays – 2016
  2. Etude Opinion Way / Monster 2014 / Baromètre des salaires 2014

Retrouvez la ligne après bébé

Après la grossesse, comment perdre votre ventre et ces kilos superflus ? Nutrition, sport, massages : voici votre plan de bataille tous azimuts.

 

Après neuf mois de plénitude passés à couver bébé et à engouffrer des religieuses au chocolat (on sait, ce n’est pas de votre faute, c’est celle des hormones), un état des lieux s’impose. Une fois terminée votre indispensable rééducation du périnée, et le cas échéant, rééducation abdominale, le reflet que vous renvoie le miroir n’est pas toujours conforme à ce que vous aimeriez y voir. Poignées d’amour, cellulite, bidon ramollo : certains kilos se trouvent très bien là où ils sont et n’ont plus envie de vous quitter. Après avoir si bien travaillé, votre corps a besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver sa ligne, et vous votre confiance en vous.

 

Viser la légèreté

Dans l’assiette, bien sûr, en privilégiant des recettes à base de viandes blanches, poissons et légumes verts, et en buvant au moins 1.5 litre d’eau par jour. On ne vous parle pas d’un régime draconien, plutôt d’un rééquilibrage en douceur après les mois de grossesse et d’allaitement où il est important d’être à l’écoute de ses envies.

Tant que votre petite merveille ne fait pas ses nuits et /ou que vous l’allaitez, inutile de vous infliger des restrictions, votre démarche serait vouée à l’échec.

Évitez également les régimes déséquilibrés, au risque de priver votre corps des nutriments dont il a besoin pour reconstituer ses réserves.

 À lire aussi : Bien manger et éviter l’effet yoyo

 

Dire stop au grignotage

Si enceinte vous vous autorisiez quelques écarts, ils sont à ranger au placard avec vos jeans de grossesse. On s’en tient à trois repas par jour complétés d’une collation légère (pomme et yaourt nature, par exemple) à 16 heures, et basta. Vous mourez de faim deux heures après avoir terminé votre assiette de légumes vapeur ? Prenez rendez-vous avec un nutritionniste qui vous aidera à composer des menus qui vous rassasient sans peser dans la balance.

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Le sport après grossesse ou comment renfiler ses baskets

Le sport est indissociable d’une silhouette harmonieuse et tonique, mais vous ne pourrez pratiquer une activité sportive qu’une fois achevée votre rééducation du périnée, environ deux mois et demi après la naissance de bébé.

Si vous étiez sportive avant la grossesse, la reprise doit se faire en douceur, votre corps a été mis à rude épreuve et ne pourra pas d’emblée vous permettre les mêmes performances qu’avant. Si le sport, ce n’était pas trop votre dada, c’est l’occasion de vous y mettre.

Marche rapide et natation sont particulièrement recommandées aux jeunes mamans. Complétez votre ordonnance sportive d’un zeste de pratiques douces, comme du yoga ou du pilates, qui font travailler les muscles en profondeur avec un effet gainant, et n’oubliez pas de prendre l’escalier chaque fois que vous en avez l’occasion.

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Bien travailler ses abdos pour mieux perdre son ventre

Après neuf mois de grossesse, votre sangle abdominale ressemble plus à un élastique distendu qu’à une gaine en béton. Les exercices d’abdos, on dit oui bien sûr, mais pas n’importe comment. Les exercices traditionnels, type « crunch », sont à proscrire : ils exercent une forte pression vers le bas et malmènent votre périnée qui se remet tout juste de ses émotions.

Votre médecin pourra vous prescrire des séances de rééducation abdominale à effectuer chez un kinésithérapeute, qui vous montrera comment vous muscler sans forcer. Une fois vos dix séances achevées, à vous de continuer sur votre lancée en bossant seule à la maison : 15 minutes par jour suffisent pour observer des résultats après quelques semaines.

 

Se masser sans lésiner

Contre la cellulite et la perte d’élasticité de la peau, rien de tel que des massages pour compléter les effets bénéfiques du sport. Chaque jour, massez-vous plusieurs minutes à l’aide d’une crème renforcée en actifs à l’effet raffermissant, comme la vitamine E ou la caféine. On aime le gel-crème Body Slim Ventre et taille concentré gainant de Liérac, qui s’attaque aux rondeurs abdominales, et l’huile anticellulite intensive de Somatoline Cosmetic, qui s’utilise après la douche. Sur les hanches, effectuez des mouvements circulaires pour déloger les poignées d’amour. Sur les cuisses et les bras, stimulez la circulation sanguine en vous massant à partir des extrémités et inspirez-vous des techniques de palper-rouler pour une efficacité renforcée.

 À lire aussi : Vaincre la cellulite par le massage amincissant

 

Prendre son mal en patience

C’est peut-être le conseil le plus important de cette série : accordez-vous du temps ! La sagesse populaire dit qu’il faut 9 mois pour faire un bébé, et 9 mois pour retrouver sa silhouette d’antan. Ne vous fixez pas d’objectifs trop ambitieux qui risqueraient de vous décourager rapidement : perdre 1 kilo par mois est déjà une (très) belle performance. Vous avez besoin de toute votre énergie pour accompagner toutes les premières fois de votre choupinet, pas question de vous affamer ou de vous épuiser.

Bonne remise sur les rails !

Mères toxique : comment leur échapper ?

Dénigrement, infantilisation, dévouement excessif, intrusion : comment reconnaître une mère toxique et échapper à son emprise.

 

Complexe et évolutive, la relation parents enfants est la colonne vertébrale de nos jeunes années et conditionne notre vision du monde une fois parvenu à l’âge adulte. Adhésion ou rejet, nous nous construisons par rapport à l’amour qui nous a été donné, l’autonomie qui nous a été accordée et les encouragements que nous avons reçus. Ça, c’est quand tout va bien. Il arrive que ce lien soit empoisonné par le comportement toxique de mères qui s’opposent de manière diffuse à la prise d’autonomie émotionnelle et physique de leurs enfants, entraînant alors des blessures profondes et difficiles à surmonter.

 

Qu’est-ce qu’une mère toxique ?

Une mère toxique vit dans la peur que son enfant lui échappe. Souffrant d’un manque d’assurance, elle se rassure en asseyant sa domination sur sa progéniture et faisant tout pour la garder sous son contrôle. Elle use pour cela de ses talents de manipulatrice. Soit en se faisant passer pour une victime perpétuelle afin d’entretenir une culpabilité chez leurs enfants et les obliger à se sentir « redevables » face à ce parent qui s’est tant sacrifié pour eux (Si tu n’étais pas né, je ne serais pas restée bloquée dans ce trou et j’aurais épousé Brad Pitt) soit en les dénigrant (Tu as toujours été nulle en langues étrangères ma pauvre fille, que veux-tu aller encombrer les Anglais en allant faire ton stage à Londres), soit en les infantilisant (Tu n’as jamais été capable de choisir des vêtements qui te vont bien, ma chérie, laisse-moi m’en occuper).

Malveillance, dévouement excessif, critique permanente, intrusion dans la vie personnelle et intime de son enfant : cette relation toxique s’apparente à une forme de harcèlement sournois, qui biaise le développement de celui ou celle qui le subit.

 

Qu’est-ce qui poussent certaines mères à être toxiques ?

 On pourrait croire que c’est par manque d’amour qu’elles agissent ainsi, et pourtant, c’est le contraire. Ces mères aiment leurs enfants, elles sont convaincues d’agir pour leur bien. Elles n’ont pas conscience que leur moteur n’est pas l’amour maternel, mais un profond manque d’estime d’elles-mêmes. L’émancipation naturelle de leurs enfants leur est insupportable : elles n’en retirent pas de la fierté, mais une profonde anxiété à l’idée d’être inutiles et de se retrouver seules. Tous les efforts de manipulation qu’elles déploient visent ainsi à maintenir leurs petits sous leur coupe, même une fois arrivés à l’âge adulte.

 

Une douloureuse prise de conscience

La mère, c’est l’être supérieur qui nous a donné la vie, qui a changé nos couches, accompagné nos premiers pas, soigné nos bobos. Est inscrit au plus profond de nous la certitude qu’elle « sait » qui nous sommes, ce qui nous fait du bien et ce qui est dangereux pour nous. Tout ceci rend extrêmement difficile la prise de conscience de cette emprise maternelle nocive, qui survient souvent au moment de choix de vie décisifs : mariage, départ à l’étranger, naissance d’un premier enfant, remise en question professionnelle…

Cette réalisation suscite chez les enfants concernés une culpabilité presque insurmontable, le sentiment d’une odieuse trahison à la mère à qui ils doivent tant. Briser ce cercle toxique est pourtant nécessaire s’ils ne veulent pas reproduire auprès de leurs propres enfants les mêmes schémas destructeurs.

 

Comment se libérer de cette relation toxique

Les racines du mal sont si profondément imbriquées dans la personnalité des enfants victimes d’un parent manipulateur qu’un accompagnement professionnel est indispensable pour réussir à couper le cordon. Une thérapie aidera la victime de ce harcèlement maternel à faire le tri entre ce qui est vrai et ce qui est abusif dans ses affirmations, et à prendre du recul sur l’aide excessive et envahissante qu’elle lui apporte.

Une séparation physique est salutaire, l’éloignement permettant à l’enfant de maintenir sa mère à distance et de conquérir ainsi son autonomie. Il n’y a pas d’âge pour effectuer ce travail : certains l’entament dès l’adolescence, d’autres ne réussissent à le faire qu’une fois le parent manipulateur disparu. Dans tous les cas, une fois le poids de la culpabilité enlevé, les victimes ressentent un immense soulagement et un apaisement dans les sentiments qu’ils éprouvent pour leurs mères.

 

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin

PERSONNES TOXIQUES
  • PARENTS TOXIQUES, COMMENT ÉCHAPPER À LEUR EMPRISE
    Suzanne Forward, Marabout, réédition 2007.
    Réussir à se libérer de leur emprise nocive. Qu’est-ce qu’un parent “toxique” ? Il s’agit d’un père ou d’une mère qui a été dominateur, critique, manipulateur, parfois démissionnaire ou, pire encore, violent physiquement.
  • LES MÈRES TOXIQUES
    Terri Apter, J’ai lu, 2016, broché.
    Si aucune mère n’est parfaite, le tout est d’être une suffisamment bonne mère pour son enfant. Or 20 % de la population adulte a grandi auprès d’une mère toxique !

 

La diversification, c’est maintenant

Finis les biberons (enfin pas tout de suite), bonjour purées, et les grimaces qui vont avec ! Nos idées recettes pour réussir la diversification alimentaire de votre bout de chou.

 

 

Chic, votre pédiatre vous a donné son feu vert, vous frétillez à l’idée de concocter de bons petits plats maison pour initier votre tout-petit au plaisir du bien manger. Sauf que vous risquez de déchanter après vous être fait cracher dessus toute son assiette de purée épinards-carottes. Pas de panique, ces idées recettes savoureuses l’amèneront en douceur vers la table des grands. Soyez attentifs à choisir des fruits et légumes de saison, et privilégiez le bio afin d’éviter à bébé d’ingérer des substances peu recommandables pour son jeune organisme.

 

Découvrez nos recettes à mettre au menu de bébé :

 

Recette de sorbet à la fraise et à la rhubarbe

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes
Réfrigération : 2 heures
Congélation : quelques heures
Turbinage : 20 à 30 minutes

 

Ingrédients pour 1 litre

  • 1 litre de jus de pomme sans sucres ajoutés
  • 500 g de tiges de rhubarbe
  • 200 g de fraises bien mûres
  • 1 c. à c. de vanille en poudre
  • quelques dattes pour sucrer (facultatif)

La préparation

  1. Versez le jus de pomme dans une cocotte. Plongez-y les tiges de rhubarbe coupées en tronçons. Placez sur feu moyen et faites mijoter à couvert pendant une vingtaine de minutes, le temps que la rhubarbe « fonde ». Laissez refroidir le mélange, puis transvasez-le dans le bol d’un mixeur.
  2. Ajoutez les fraises, préalablement lavées et équeutées, et la vanille. Si vous souhaitez sucrer la préparation, ajoutez quelques dattes dénoyautées. Mixez bien le tout, puis placez 2 heures au frais.
  3. Versez l’appareil dans la cuve d’une sorbetière et laissez turbiner de 20 à 30 minutes, le temps que le sorbet fige. Débarrassez-le dans un petit bac. Fermez hermétiquement et placez au congélateur pour plusieurs heures.

Système D
Pas de sorbetière ? Mais un robot ? La texture sera moins fine, mais ne vous privez pas de dessert ! Versez le mélange réfrigéré dans un plat creux en pyrex revêtu de film alimentaire. Congelez quelques heures. Démoulez, ôtez le film, coupez en morceaux. Réduisez en purée et remettez au congélateur.