La vaccination contre la grippe est-elle efficace ?

La grippe tue chaque année, et s’avère dangereuse pour les populations fragiles, femmes enceintes, bébés, seniors. Le vaccin offre-t-il une protection efficace ?

 

En France, la grippe touche chaque année, entre 2 et 8 millions de personnes et même s’il est difficile d’apprécier la responsabilité de la grippe dans le décès de personnes âgées, il est possible d’affirmer que chaque année cette infection virale tue entre 5 000 et 20 000 personnes.

Contrairement à la plupart des autres vaccins, celui contre la grippe permet d’être immunisé contre trois à quatre souches mais cette protection reste forcément provisoire, car les virus grippaux se modifient sans cesse. Cette grande variabilité des virus de la grippe circulant a deux conséquences : le vaccin contient des souches qui varient d’année en année selon l’épidémiologie constatée au printemps (et on se fait vacciner l’automne suivant) et il faut donc se faire vacciner chaque année.

Pour qui le vaccin est-il recommandé ?

La vaccination est recommandée (et prise en charge à 100 %) annuellement pour :

  • toutes les personnes à partir de 65 ans ;
  • les personnes de moins de 65 ans atteintes de certaines maladies chroniques ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes obèses ;
  • l’entourage familial des nourrissons âgés de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ;
  • les personnes résidant en établissement de soins de suite ainsi qu’en établissement médico-social d’hébergement, quel que soit leur âge.

Malheureusement, depuis 2009, la couverture vaccinale des populations à risque, baisse régulièrement. 3 000 décès pourraient être évités si cette couverture atteignait l’objectif de 75 % fixé par l’OMS. Or il est à peine de 50 %.

 

La vaccination contre la grippe est-elle efficace ?

Si le vaccin contre la grippe n’est pas aussi efficace que d’autres vaccins en raison de cette grande variabilité des souches virales, la vaccination permet néanmoins de réduire de moitié les formes graves et sauve, chaque année, en France, plusieurs milliers de vies. Alors que le vaccin utilisé pour l’épidémie de grippe 2015-2016 a été conforme aux normes d’efficacité habituelle, celui de l’année précédente l’avait été beaucoup moins en raison de l’évolution inattendue, au printemps 2014, des souches virales en cause dans l’épidémie à venir. L’OMS publie, en février de chaque année, une recommandation sur la composition du vaccin grippal dans l’hémisphère Nord, sur la base d’une probabilité que telle ou telle souche sera responsable de l’épidémie de l’hiver suivant.

Les mutations virales sont malheureusement imprévisibles. C’est précisément ce qui s’est passé avec le vaccin 2014-2015 et la souche grippale A-Texas-50-2012, qui par « glissement antigénique[1] » s’est modifiée de manière inattendue durant l’été 2014. Cette inadéquation des souches virales contenues dans le vaccin et la réalité épidémique ne s’est heureusement pas reproduite pour la vaccination 2015-2016.

 

Les effets indésirables du vaccin contre la grippe

Ils sont de l’ordre de 1 à 4 cas notifiés pour 100 000 doses administrées. Le plus souvent, ces effets sont bénins : des réactions locales, légères et transitoires, plus rarement des effets généraux tels que de la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires, des céphalées. Il peut survenir des effets indésirables plus graves, comme des effets neurologiques (syndrome de Guillain-Barré) ou d’hypersomnie (une trentaine de cas ont été recensés en France après la vaccination contre la grippe A [H1N1] en 2009-2010).

La vaccination contre la grippe est efficace, et elle le sera d’autant plus qu’une part importante de la population sera vaccinée, y compris les adolescents et jeunes adultes qui, rarement « à risque » pour eux-mêmes, le sont pour leur environnement familial, social, professionnel, etc.

 

[1]On entend par glissement antigénique, une modification minime du génome du virus. Le virus de la grippe est un virus à ARN, moins stable que les virus à ADN car les mécanismes de reproduction du virus font appel à une ARN polymérase, enzyme moins fidèle que les ADN polymérases. Il en résulte des changements de quelques éléments de l’acide nucléique à chaque génération et donc des modifications significatives de deux protéines codées par cet acide nucléique « changeant » : l’hémagglutinine (H) et/ou la neuraminidase (N). Ainsi, par exemple, un virus comme le H1N1 peut évoluer dans le temps. Le virus H1N1 de la grippe espagnole de 1919 n’a qu’une parenté éloignée avec le virus H1N1 qui a fait beaucoup parler de lui en 2009.

 

Extrait de...

Extrait de...

les-medicaments-en-100-questions-crgLES MÉDICAMENTS EN 100 QUESTIONS, de François Chast, Président honoraire de l’Académie Nationale de Pharmacie.
Éditions Taillandier, 2016,
14.90 €.

Comment se maquiller pour avoir un beau teint l’hiver ?

Une jolie mine zéro défaut, même quand le froid en veut à notre peau ? C’est possible. Maquillage et jeux d’artifices à notre service.

 

Programmées pour évoluer dans un climat tempéré, les cellules cutanées doivent redoubler d’effort en hiver pour se renouveler. Une bataille quotidienne qui s’accompagne de quelques défaites. Résultat, la qualité de la peau se dégrade et l’éclat s’éclipse derrière un voile terne. Pour ne rien arranger, l’effet contractant du froid sur les petits vaisseaux prive le teint d’une bonne irrigation sanguine et donc, de ses couleurs. Pour s’en sortir, il faut savoir riposter. À savoir, corriger, unifier, éclairer avec un maquillage naturel.

 

Bien hydrater sa peau

Toute tentative de camoufler sa mine hivernale sous du maquillage sera vaine tant que la peau n’est pas désaltérée. En effet, pour que fond de teint, fard et blush tiennent du matin au soir, la règle de base exige une peau nettoyée et parfaitement hydratée. Déposées sur une surface lisse, les textures d’artifice adhérent mieux et surtout plus longtemps.

 

On camoufle les rougeurs avec du maquillage bio

Les microvaisseaux sanguins n’apprécient ni les climats polaires ni les chocs thermiques que les températures élevées des intérieurs leur imposent. Agressés, ils se contractent et laissent apparaître sur la peau des rougeurs diffuses. Certes passagères, ces manifestations cutanées situées sur les joues et le nez peuvent être localement cachées par une touche de correcteur vert. Reste ensuite à unifier l’ensemble avec un fond de teint.

 

On se donne bonne mine

La mine pâlichonne à tendance grisaille n’est pas une fatalité ! Deux options d’artifice s’offrent ici : adopter des couleurs miellées grâce à un autobronzant ou, au contraire, éclaircir et illuminer le teint avec des poudres roses ou buvard que l’on dépose en nuage sur le visage, avec un large pinceau.

Dans ma trousse beauté

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Soin Correcteur Anti-Rougeurs, Eucerin.
Grâce aux pigments verts qu’elle contient, la texture fluide et légère de ce soin camoufle les rougeurs. Mais ce n’est pas tout : dès son application, elle soulage aussi les sensations d’irritation.

Poudre Libre Minérale, Innoxa.
Enrichie en oxyde de zinc, poudre de topaze et vitamine E aux propriétés protectrices et antiradicalaires, cette poudre transparente se fond à la peau pour obtenir un teint naturel et lumineux.

Lait Autobronzant Visage & Corps, Topicrem.
Pour teinter et hydrater son visage en même temps, rien de tel que cette formule émolliente enrichie de DHA. À base de glycérine, cet autobronzant ensoleille l’épiderme au fil des jours et des applications.

Conseils anti-âge

Conseils anti-âge

Éviter les radicaux libres, faire le plein d’antioxydants grâce à son alimentation, bronzer sans les rides, choisir les meilleurs filtres et écrans solaires, utiliser les compléments de vitamines et de minéraux… Entre conseils pratiques et explications scientifiques, l’auteure nous dit comment avoir une peau ferme et éclatante malgré le temps qui passe. Comment se maquiller ? Rien n’est plus facile ! Et pour trouver d’autres conseils, n’hésitez pas à vous rendre sur un site de maquillage.

À LIRE : les secrets d’une belle peau, donnez une nouvelle jeunesse à votre peau, Marie-Dominique Matray-Bressand, éd. Alpen, 12 €.

Comment échapper au blues de l’hiver ?

Liée à la diminution de la luminosité, la dépression saisonnière sévit de l’automne au printemps. De façon logique, le traitement de ce type de dépression est basé sur la luminothérapie.

 

Qu’est-ce que la déprime saisonnière ?

La dépression saisonnière n’est pas qu’un simple coup de cafard lié au mauvais temps. Il s’agit d’un épisode dépressif réel avec tristesse permanente, perte d’intérêt, irritabilité, troubles du sommeil (hypo ou hypersomnie), perte ou gain de poids, pensées suicidaires, rares mais qui peuvent exister…, tableau qui régresse avec les beaux jours et se répète à l’approche de l’hiver, de façon récurrente, au moins deux années consécutives. Ses répercussions sur la vie des personnes concernées sont très réelles, à la fois professionnelles, personnelles, familiales, sociales et affectives.

Moins de lumière

À savoir

À savoir

Les mesures de la lumière:

– Jour d’été ensoleillé : 50 000 à 130 000 lux.
– Jour d’hiver ensoleillé : 2 000 à 20 000 lux.
– Bureau bien éclairé : 400 à 1 000 lux.
– Traitement journalier : 10 000 lux, 30 minutes.

Ce trouble saisonnier est lié au manque de lumière naturelle de la période hivernale ; il existe aussi bien dans l’hémisphère nord que sud. Les femmes sont plus touchées que les hommes (70 % de cas). La durée moyenne d’un épisode est de cinq mois. En moyenne les symptômes débutent vers 23 ans, avec un diagnostic réalisé en moyenne vers 39 ans.

 

Compenser le manque pour retrouver le moral

Bien que la luminothérapie, au domicile ou à l’hôpital, soit recommandée dans les dépressions saisonnières, elle n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, seulement par certaines mutuelles. Elle soulage rapidement 70 % des patients dès la première semaine, mais elle doit être maintenue jusqu’à la période de rémission spontanée habituelle du patient, donc plusieurs mois. Ses effets secondaires sont rares (maux de tête) et transitoires, mais certaines précautions doivent être respectées. L’avis médical est indispensable avant l’achat ou l’utilisation d’une lampe. La périodicité du trouble permet de prévoir son retour et donc de débuter la luminothérapie dès septembre, mais elle devra là aussi se poursuivre jusqu’au printemps.

 

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

Les personnes ayant les antécédents suivants doivent avoir une consultation et un avis ophtalmologiques, voire des évaluations de contrôle si nécessaire, avant de commencer la luminothérapie.

  • Maladie rétinienne préexistante. Par exemple rétinite pigmentaire, dégénérescence maculaire liée à l’âge… ou maladie oculaire, comme glaucome chronique.
  • Maladie pouvant affecter la rétine, diabète, lupus, hypertension artérielle sévère ou mal contrôlée…
  • Prise de médicaments photosensibilisants, tels que lithium, phénothiazines, anti-inflammatoires, certains antibiotiques, certains antihypertenseurs.
  • Avoir plus de 70 ans, car risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge plus élevé.

Se protéger au mieux contre la grippe ?

Laurent, 43 ans : comment prévenir la grippe sans être vacciné ?

La grippe saisonnière est une maladie infectieuse virale pouvant présenter des complications sérieuses touchant principalement des groupes à haut risque (personnes âgées, malades chroniques, enfants en bas âge, etc.).

 

Vaccination antigrippale

En France, la grippe atteint chaque année entre 2 et 8?millions de personnes et provoque entre 1 500 et 2 000 décès. La vaccination reste la meilleure prévention contre cette pathologie. Idéalement, elle doit être réalisée durant l’automne, le plus grand risque de contracter la grippe se situant entre octobre et mars ; l’immunité apparaît deux à trois semaines après injection, et dure de six à neuf mois. Les campagnes de vaccination menées par les autorités sanitaires s’adressent aujourd’hui à plus de 10?millions de patients : les sujets âgés de 65 ans et plus, les personnes souffrant de certaines pathologies chroniques, les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse, les personnes obèses ayant un IMC égal ou supérieur à 40?kg/m2, l’entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave, les professionnels de santé libéraux en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère.

 

Médicaments antiviraux

Essentiellement utilisés en traitement curatif, les antiviraux n’ont d’intérêt que s’ils sont administrés dès le début de l’infection. Ils ont toutefois des indications en prophylaxie et dans certaines situations bien définies, mais ils ne représentent pas une alternative à la vaccination antigrippale. Leur utilisation dans la prévention grippale doit être déterminée au cas par cas selon les circonstances et la population à protéger, et prendre en considération les recommandations officielles, l’épidémiologie et l’impact de la maladie dans les différentes zones géographiques et populations de patients. Ces médicaments sont soumis à prescription médicale obligatoire.

 

Lutter contre la contagion

La grippe étant très contagieuse, l’application de règles d’hygiène est recommandée pour freiner la dissémination du virus : humidification de l’atmosphère, aération et désinfection des locaux, lavage fréquent des mains, nettoyage des objets contaminés (poignées de porte, téléphone), port de masque et de gants au contact des malades, utilisation de mouchoirs jetables.

Les maladies du foie : l’importance d’un dépistage précoce

Cet organe vital reste méconnu alors que les maladies du foie, dites hépatites, sont fréquentes et souvent graves. 2 millions de Français en sont atteints. Chroniques, elles se développent en silence. Des mesures simples aident à prévenir les maladies hépatiques.

 

À son propos, on ne retient que la crise… qui n’a du foie que le nom vu qu’il n’en est pas responsable. On le confond avec l’estomac ou le pancréas – 1 Français sur 4 ne sait pas le situer. Le foie est pourtant un gros organe et le plus lourd (jusqu’à 2 kg) mais il est caché sous les côtes, en haut à droite derrière le diaphragme. Le cœur, qui n’est qu’une pompe, on le sent battre en prenant son pouls. Avec les poumons, nous avons conscience de notre respiration. Quant aux reins ou l’intestin, leurs fonctions nous conduisent aux toilettes. Mais aucun signe de l’activité du foie, alors qu’il est la plus grande « usine » du corps humain. Ses très fragiles cellules, les hépatocytes, travaillent 24 heures sur 24, dans la plus grande discrétion.

  

Le rôle du foie

Le foie est une centrale qui produit des substances complexes et élimine des déchets tout en maintenant l’équilibre dans l’organisme. Il fabrique la bile qui nous permet de digérer et régule le cholestérol. Il synthétise aussi l’albumine et les graisses. Il stocke divers nutriments qu’il libère et active le moment voulu, dont le sucre qu’il transforme en glycogène. Le foie est notre réserve d’énergie. Tout ce que nous mangeons, buvons lui parvient, après être passé par l’estomac. Lorsqu’il a métabolisé ce qui a été absorbé, il devient station d’épuration et de tri sélectif. Il envoie, via le sang, les molécules utiles vers le cœur, les poumons et filtre les toxiques. Le foie a aussi la particularité de se régénérer. Lorsqu’un bout est retiré, il redevient comme avant.

Le premier symptôme de l’hépatite : l’inflammation du foie

Selon un récent sondage Ipsos-AFEF (Société française d’hépatologie) les pathologies du foie sont les maladies les moins anxiogènes citées par les Français, loin derrière le cancer ou la maladie d’Alzheimer. La méconnaissance de son rôle est une explication. Avoir un foie malade sans le savoir en est une autre. Il ne se fait pas remarquer quand il fonctionne, ses maladies chroniques non plus. La plupart sont asymptomatiques jusqu’à un stade avancé. L’inflammation est la première étape. Non traitée, elle se transforme en fibrose, cirrhose ou cancer. Ce qui prend des années. Ces maladies chroniques sont provoquées par des agressions fréquentes et répétées du foie. Consommation excessive d’alcool, hépatites B et C sont les principales. Mais aussi l’obésité et le diabète qui déclenchent la stéatose non alcoolique (NASH, pour Non Alcoolic Steato Hepatitis) surnommée « syndrome du foie gras ». À chaque agresseur, il y a une parade : dépistage précoce, vaccination, traitement médicamenteux, amélioration de l’hygiène de vie.

 À lire aussi : DOSSIER – Hépatites : prévention et traitements

 

Tout savoir sur les hépatites virales  

De la naissance à l’âge mur, les hépatites virales peuvent toucher toute la population. Elles sont d’autant mieux traitées qu’elles sont diagnostiquées précocement. 

 

Quelle qu’en soit l’origine, hépatite (du grec hepar = foie) signifie inflammation du foie entraînant une destruction plus ou moins importante des hépatocytes. L’hépatite est aiguë ou chronique, virale ou non virale. Pour qu’une réaction inflammatoire du foie survienne, il faut une cause. Les hépatites aiguës apparaissent brusquement en quelques heures ou jours, suite à une toxicité extérieure : médicaments (surdosage de paracétamol), champignon (amanite phalloïde), abus d’alcool, virus, parasites… Les hépatites virales sont des infections du foie provoquées par les virus A, B, C, D, E à transmission orale, sanguine ou sexuelle. Non dépistées, elles évoluent vers la chronicité avec le risque de développer une cirrhose puis un cancer du foie. Du type de virus dépendent l’évolution et la gravité de la maladie. 

Hépatite A, la plus bénigne

Le virus de l’hépatite A (VHA), présent dans les selles des personnes infectées, se transmet partout où les conditions sanitaires et l’hygiène personnelle sont déficientes. La contamination se fait de personne à personne (mains mal lavées) ou par des aliments et de l’eau souillés par des matières fécales. Cette hépatite aiguë est sans symptômes dans 90% des cas ; bénigne, elle se guérit toute seule. En 1970, en France, 50% des adultes avaient rencontré le virus. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 10 à 20 % grâce à l’amélioration des conditions d’hygiène. Le risque d’infection subsiste en voyage dans les continents à forte prévalence (Afrique, Amérique du Sud, Asie).

 À lire aussi : Hépatite A : transmission et prévention

Hépatite B, l’IST la plus répandue

Si le VIH compte 37 millions de personnes infectées dans le monde, l’hépatite B près de 10 fois plus. Deuxième cause de cancer après le tabac, elle provoque 2 millions de décès par an. En France, 300 000 sont atteints d’une hépatite B chronique – mais la moitié d’entre eux ignorent qu’ils sont porteurs du VHB. Ce virus très contagieux (100 fois plus que le sida) se transmet par le sperme, les sécrétions vaginales. L’hépatite B est l’infection sexuelle transmissible (IST) la plus répandue. La contamination peut aussi survenir par voie sanguine lors du partage de seringues, matériel de sniff, rasoir, brosse à dents. Ou encore lors de tatouage, acupuncture et piercing non réalisés avec des aiguilles à usage unique. Enfin, la transmission de la mère à l’enfant est possible lors de l’accouchement et de l’allaitement.

« Pour ne pas risquer d’être infecté, la vaccination est le moyen le plus simple, mais la France est le seul pays à la remettre en question, via un puissant lobbying contre. Du coup, le nombre de patients infectés ne cesse d’augmenter, alors que le vaccin contre le VHB est très efficace, regrette le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux. Toutes les études ont confirmé son absence de lien avec l’apparition d’atteintes neurodégénératives comme la sclérose en plaques. Ce vaccin, administré chez les nourrissons, prévient toute maladie du foie due à l’hépatite B. Se faire vacciner protège aussi contre le cancer du foie que l’hépatite B provoque. Une vraie politique vaccinale doit être mise en place chez les enfants pour éradiquer cette maladie comme cela a pu être le cas pour la variole. »

Dans 90% des cas, on guérit spontanément de l’hépatite B en deux ou trois mois. Pour les 10% restant, elle devient chronique avec des complications, une destruction progressive du foie. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour ; en revanche les dernières générations d’antiviraux (entécavir, ténofovir) bloquent l’évolution de la maladie dans la moitié des cas ou la font régresser, y compris au stade de cirrhose.

 À lire aussi : CONSEIL DE PHARMACIEN – Hépatite B, pourquoi se faire vacciner ?

 

Hépatite C, un traitement révolutionnaire

Elle est l’une des hépatites virales les plus fréquentes avec 232 000 personnes atteintes dont un tiers non dépisté. Chronique, elle ne présente pas de symptômes d’infection significatifs dans 60 à 80 % des cas ; parfois une fatigue permanente, un amaigrissement lui sont associés. De nos jours, le virus (VHC) se contracte principalement par le sang lors du partage de drogue par voie intraveineuse ou snif mais aussi, comme pour le VHB, avec un matériel non stérilisé. Avant 1992, lors de transfusion sanguine. Risque écarté car la sécurité transfusionnelle est assurée avec un dépistage systématique des hépatites virales chez les donneurs de sang.

« La bonne nouvelle est que l’hépatite C chronique va progressivement disparaître dans les dix ans à venir, se réjouit le Pr de Lédinghen. S’il n’existe pas de vaccin, nous disposons de médicaments très efficaces qui assurent la guérison pour tous. Les progrès ont été considérables, une vraie révolution car il y a trois ans nous n’avions rien. Par la prise d’un comprimé par jour pendant trois mois, les nouveaux antiviraux guérissent 95% des cas. » Comme ces médicaments innovants sont aussi très onéreux, ils étaient réservés aux foies les plus abîmés. La donne a changé, le ministère de la Santé a annoncé que désormais chaque malade y a droit s’il le désire, même au stade de fibrose légère. Ainsi, de 32 000 malades traités en 2014-2015, ils seront 150 000 à 180 000 à être concernés en 2016-2017.

 

Conseils de Pharmacien : VHB, VHC : l'espoir d'un contrôle mondial

Conseils de Pharmacien : VHB, VHC : l'espoir d'un contrôle mondial

SOS Hépatites propose trois actions à mettre en place sans délai pour contrôler les épidémies d’hépatites B et C :
• La mondialisation du dépistage des produits sanguins pour éviter toute contamination transfusionnelle.
• La vaccination universelle contre l’hépatite B de tous les nouveau-nés dès la naissance et le dépistage de toutes les femmes enceintes au 3e mois de la grossesse.
• L’accès universel à des seringues propres à usage unique.

En savoir plus : www.soshepatites.org, www.hepatites-info-service.org, numéro vert 0 800 845 800

 

Hépatite D, une complication de la B

Le virus de l’hépatite D (VHD) n’infecte que les personnes déjà contaminées par le VHB, et surinfecte une hépatite B chronique. La transmission est la même que pour le VHB. Les toxicomanes et les homosexuels sont plus touchés que d’autres. L’hépatite D passe inaperçue dans la majorité des cas. Cette surinfection peut conduire à des lésions hépatiques sévères et une évolution plus fréquente vers la cirrhose.

 L’hépatite E, cousine germaine de la A

Cette hépatite aiguë devient rarement chronique. Peu fréquente, elle ne représente que 0,1 à 1 % des hépatites aiguës. Sa transmission ressemble à celle de l’hépatite A. Elle guérit dans quasi tous les cas. L’hépatite fulminante est une de ses formes graves avec atteinte du foie totale parfois mortelle.

 

Conseils de Pharmacien : Place des trod dans le dépistage des hépatites

Conseils de Pharmacien : Place des trod dans le dépistage des hépatites

Ne pas se faire vacciner ou dépister constitue à la fois une perte de chance individuelle et un risque collectif. Il serait dommage de ne pas profiter du vaccin existant contre le VHB ou des nouveaux médicaments contre le VHC pour se faire soigner et ne pas transmettre à son tour le virus.

Si vous pensez avoir été contaminé, deux options s’offrent à vous : avoir recours au dépistage classique via une analyse de sang prescrite par votre médecin, ou à un Trod (test rapide d’orientation au diagnostic contre l’hépatite B ou C). Ce dépistage « hors les murs » (car utilisé par certaines associations ou des structures médico-sociales) ne nécessite qu’une goutte de sang prélevée par microponction au bout du doigt. Il ne se substitue pas aux tests biologiques de référence réalisés en laboratoire mais il permet de toucher des populations infectées, éloignées du système de soins et de les prendre en charge. 100 % des malades guéris ont accepté de se faire dépister.

 

De la cirrhose au cancer du foie, une liaison évitable 

L’alcool et les hépatites B ou C en sont les principales causes. Mais, avec l’épidémie d’obésité et de diabète, un nouveau facteur de risque est apparu : la Nash (ou stéatopathie métabolique) qui met aussi le foie à rude épreuve, y compris chez les enfants.

 

Avec près de 10 000 nouveaux cas par an, le cancer du foie est en augmentation. Pourtant il est possible de l’empêcher de se développer car il survient 8 fois sur 10 chez des personnes qui ont une cirrhose. Un Français sur 6 est potentiellement à risque d’avoir une maladie sévère du foie, soit en raison d’un consommation excessive d’alcool, soit qu’il est atteint par une hépatite virale, soit parce qu’il est obèse ou diabétique. Autant d’agresseurs contre lesquels la lutte doit s’engager pour éviter la survenue des maladies chroniques du foie. Tout en améliorant le dépistage précoce du cancer du foie chez les personnes à risque.

 Combattre les ennemis du foie

Hormis les thérapeutiques médicamenteuses et la vaccination, la prévention est le meilleur des traitements. Elle est efficace, peu coûteuse quand il s’agit d’adopter une meilleure hygiène de vie.

L’alcool par exemple : l’OMS recommande de ne pas dépasser 3 verres par jour pour les hommes, 2 pour les femmes, soit 21 ou 14 verres par semaine, ce qui est déjà beaucoup ! En respectant cette règle, on protège son foie sans pour autant se priver. Ce qui n’exclut pas de continuer à boire de l’eau !

Le syndrome métabolique est un autre ennemi du foie bien identifié. Il conduit soit directement au cancer primitif sans passer par la case cirrhose, soit à cette maladie émergente qu’est la stéatopathie métabolique surnommée aussi syndrome du foie « gras ». Non seulement les adultes sont touchés mais aussi de plus en plus les enfants et les adolescents. Surpoids ou obésité, diabète de type 2, hypertension, augmentation des triglycérides sont les causes principales du syndrome métabolique. En présence de trois des paramètres, un bilan hépatique est conseillé afin de dépister au plus tôt ce foie « gras » avant qu’il ne se dégrade.

Prévenir les maladies du foie

La prévention passe aussi par une surveillance de son poids et de sa taille abdominale, la pratique d’une activité physique régulière. Sans oublier de remplacer une alimentation trop riche en sucres, sodas et graisses saturées par une nourriture équilibrée et diversifiée, généreuse en fibres, vitamines C et E, graisses insaturées, légumes et fruits frais.

On ne sait pas encore guérir les maladies chroniques du foie. En revanche, on sait comment éviter certaines de leurs conséquences par leur dépistage précoce et à condition de modifier certains comportements. « Ce qui n’est pas toujours facile, admet le Pr de Lédinghen. Aussi je n’impose pas de régime à mes patients, leur recommandant simplement d’avoir une hygiène de vie normale et de changer les habitudes délétères pour leur foie. Pour cela nous devons les accompagner, les voir souvent – et chez ceux qui s’impliquent, les résultats sont là ! »

 

Réponses d'expert : L'échographie c'est tous les mois

Réponses d'expert : L'échographie c'est tous les mois

Pr VICTOR DE LÉDINGHEN
Unité d’hépatologie et transplantation hépatique, CHU- Bordeaux ; secrétaire général de l’AFEF (Société française d’hépatologie)

Tel est le slogan de la campagne d’information de l’AFEF qui, cette année, cible le cancer primitif du foie. Depuis 20 ans en France, alors que le pronostic du cancer du sein est devenu excellent, celui du foie n’a pas évolué, les chances de survie ne sont toujours que de 10 % à 5 ans. Avec 7 000 décès par an, il est l’un des cancers les plus mortels. Or 75 % des cancers dépistés précocement sont accessibles aux traitements curatifs et à la guérison, mais tout retard dans le diagnostic repousse les chances du patient. Les malades ayant une cirrhose sont ceux qui ont un risque élevé de développer ce cancer. Ils doivent être surveillés de près notamment par une échographie abdominale semestrielle. Notre objectif, très ambitieux, est double. Réduire la mortalité par cancer du foie en sensibilisant médecins et malades au dépistage précoce et au suivi biannuel des cirrhoses avérées (ce qui est loin d’être dans la réalité des pratiques). Interpeller les pouvoirs publics sur l’urgence de mettre en place une vraie politique de lutte contre l’apparition des maladies chroniques du foie. À cette occasion, est lancé le site grand public www.monfoie.org et la page Facebook MonFoie.

Courir en hiver : 5 astuces pour limiter les risques

Pas question pour vous d’arrêter de courir sous prétexte que le thermomètre avoisine les 0 °C ? C’est tout à votre honneur ! Mais attention, sachez que quand la température baisse, il est important de prendre certaines précautions pour éviter l’hypothermie et les bobos.

 

Habillez-vous chaudement

La première précaution à prendre quand on veut courir en hiver est de bien se couvrir. Mais pas question non plus d’avoir trop chaud et ne plus pouvoir respirer ! Le secret, c’est de superposer trois couches de vêtements. La première couche doit être respirante : en clair, elle doit vous permettre d’évacuer la transpiration. La deuxième couche doit être isolante, pour ne pas laisser le corps se refroidir. Et enfin, la troisième couche doit être imperméable, pour protéger du froid, du vent ou de la pluie.

N’oubliez pas également de couvrir vos extrémités, en priorité la tête mais aussi les mains, pour éviter les gelures. Bonnet et gants obligatoires !

Attention ! Même bien couvert, il n’est pas raisonnable de courir quand la température est inférieure à – 10 °C. Votre jogging attendra.

Ne zappez pas l’échauffement

Quels que soient le sport et la saison, l’échauffement est une étape indispensable pour mettre son corps dans les bonnes conditions. Et encore plus en hiver car vos muscles et votre organisme tout entier seront plus longs à chauffer. Echauffez-vous au moins 5 à 10 minutes de plus que d’habitude. Sinon, gare aux problèmes de déchirures musculaires !

L’astuce en + : Pas très motivé pour sortir faire votre échauffement dehors ? Faites-le à l’intérieur ! Ainsi, votre corps se réchauffera tout en douceur.

N’oubliez pas de bien vous hydrater et de vous étirer  

Respirer de l’air froid accélère la déshydratation. Veillez donc à bien vous hydrater. Emportez une petite bouteille d’eau avec vous, et buvez-la par petites gorgées tout au long de la course mais aussi après.

À la fin de la course, vous allez rapidement vous refroidir. Pour ralentir ce rythme de refroidissement, pensez aux étirements. Cela vous évitera de tomber en hypothermie !

Adaptez vos chaussures

Quand il fait froid, le sol est souvent plus dur, voire carrément glissant s’il a gelé. Pour éviter les gadins, mais aussi les impacts trop violents sur vos articulations, portez des chaussures de running adaptées. Certaines sont par exemple équipées de semelles crantées pour un plus grand confort et une meilleure accroche sur les sols glissants ou humides. N’hésitez pas à demander conseil à un vendeur d’accessoires de sport.

L’astuce en + : Veillez à ce que votre pied ne soit pas comprimé dans la chaussure, sinon cela accélèrera le refroidissement. Evitez les chaussettes trop épaisses et portez des chaussures d’une demi-taille au-dessus de la vôtre.

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Si vous souffrez du cœur, passez votre tour !

L’hiver, le cœur est davantage sollicité car il doit réchauffer l’organisme. Si vous souffrez de troubles cardiaques, ce n’est pas une bonne idée de tenter le diable. Préférez le sport en salle. Et, au moindre doute, parlez-en avec votre médecin.

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Joggeur, travaillez votre foulée !

Joggeur du dimanche ou mordu de l’asphalte, votre façon de courir peut s’améliorer. Le but : autant de plaisir, et plus de respect de votre corps !

Selon la Fédération française d’athlétisme, 20 % des Français pratiquent le running. Savent-ils pourquoi ils courent ? À 58 %, oui : ils veulent préserver leur santé et améliorer leur condition physique. Car ce sport est l’un des plus bénéfiques pour l’organisme. Il améliore les capacités cardio-respiratoires. Il affûte les membres inférieurs, galbe les fessiers, redessine les abdos… Et vingt minutes d’effort modéré accroissent la sécrétion d’endorphines, dites hormones du bonheur. Mais ces 9,5 millions de personnes savent-elles courir ?

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Pour bien faire du jogging, attention aux chocs

Car « si l’Homme est adapté à la course à pied, courir est un geste technique qui nécessite d’être appris », rappelle Frédéric Brigaud, ostéopathe et consultant en biomécanique humaine et sportive. « En course à pied, on peut produire mille et une gestuelles, qui dépendent de l’enfance, des entraînements, des différentes disciplines sportives, des éventuels traumatismes ou pathologies… Ce qui nous détermine, c’est notre architecture et ce que nous sommes capables de faire avec celle-ci. En raison même de notre possibilité de produire mille et une stratégies pour agir, rien ne nous détermine à courir correctement spontanément. »

À chaque foulée, on peut prendre appui sur le sol avec le talon, l’avant-pied ou, plus rarement, le pied à plat. L’impact sur l’organisme en dépend. « Courir étant une chute à chaque pas, mieux vaut l’amortir. La prise avant-pied va le permettre de manière efficace. » Une preuve ? Pieds nus, effectuez sur place quelques bonds (qui, spontanément, se réalisent sur l’avant-pied) en vous réceptionnant sur les talons ; l’impact sera brutal. Ou allez courir pieds nus sur le goudron. Après 100 mètres, vous attaquerez le sol différemment ! Si vous réalisez ces tests en gardant la prise d’appui talon mais muni de chaussures, vous sentirez moins l’impact. Cependant, « même si le pied semble protégé, il y a toujours une onde de choc qui se propage dans l’ensemble de l’organisme ».

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Quel appui adopter pendant son jogging?

« En fonction de la prise employée, vous n’utilisez pas le corps de la même façon. Avec une prise avant-pied, vous êtes déjà en posture antérieure, les talons sont légèrement décollés. Vous êtes plus réactif. À chaque foulée, vous amortissez la ‘chute’ en contractant le mollet, sollicitant davantage la cheville. En contrôlant la descente du talon jusqu’à ce qu’il effleure le sol, la décélération comme les contraintes que l’on applique au corps sont plus faibles. Cependant, avec une prise d’appui talon, si la force de réaction au sol équivaut à 2,2 fois le poids de votre corps, l’avant-pied ne supporte que 1,8 fois ce poids puisque le talon aura amorti une certaine quantité de cette force. Si vous êtes sur l’avant-pied, c’est 100% de la réaction au sol qui est supportée : 2,2 fois le poids du corps. Les contraintes sont supérieures. Prenez aussi conscience que, en passant d’une technique à l’autre, il faut laisser le temps à l’organisme de s’adapter. Sinon, vous aurez mal. »

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Joggeur, admirez votre reflet

C’est chez soi et pieds nus qu’on améliore sa gestuelle. « Face à un miroir, vous pourrez vous concentrer sur la qualité de la prise d’appui, la descente du talon, et donc travailler l’amortissement. Vous contrôlerez la hauteur des épaules ou le balancement des bras, et que la prise d’appui est semblable à droite et à gauche, ou que vous descendez le talon correctement. Quand vous aurez développé sensations et perceptions, vous saurez que mettre en œuvre une fois dehors. » Et donnez à votre corps le temps de se renforcer. « Si vous couriez d’habitude à 12 km/h, passez à 5. Et, pendant 15 à 20 minutes, alternez une minute de course avant-pied et une minute de marche. »

À lire

À lire

Guide de la foulée avec prise d’appui avant-pied

Ce guide répond à toutes ces interrogations et donne toutes les pistes pour tester, acquérir et développer cette nouvelle gestuelle, pour plus d’efficacité et de confort dans la course et la pratique sportive.
GUIDE DE LA FOULÉE AVEC PRISE D’APPUI AVANT-PIED, Frédéric Brigaud, éd. Desiris, 7,50 €.

Soins douceurs pour peaux sensibles

Votre sensibilité se reflète sur votre épiderme ? Gardez à portée de main des produits magiques ! Et adoptez les bons gestes pour les appliquer.

Fragile par définition en cas de peau sensible, la barrière cutanée requiert des égards. Il faut veiller à éliminer de son quotidien tout ce qui peut l’agresser. Inutile de la mettre en contact avec des substances qu’elle ne tolère pas, comme l’eau courante – souvent calcaire – et les savons alcalins. En guise de premier geste fraîcheur le matin ou pour compléter le démaquillage, optez pour des produits sans rinçage, comme les toniques apaisants. Aux pains dermatologiques ou gels moussants, préférez les laits démaquillants ou les eaux micellaires à appliquer avec un coton. La sensibilité de la peau ne se limitant pas au visage, évitez de prendre des bains ou de multiplier les douches.

On limite la cascade inflammatoire

La réponse apportée aux peaux sensibles est essentiellement cosmétique. Le choix des produits est essentiel pour contrôler la cascade inflammatoire qui menace l’épiderme en permanence. Il faut miser sur des soins enrichis en actifs apaisants et anti-irritants. Appliqués tous les jours, ils ont pour mission de restructurer la barrière cutanée et, par voie de conséquence, d’apaiser les sensations d’inconfort.

On dit non au chaud-froid

Vous l’aurez compris, les peaux sensibles réclament plus d’attentions que les autres. Partant de là, tout ce qui peut éviter d’irriter son film hydrolipidique est le bienvenu. Par exemple, mieux vaut ne pas la soumettre à des brusques changements de température en abusant en hiver des intérieurs surchauffés.

On fait ses gammes

Vigilance aussi sur les produits de maquillage. Même dits hypoallergéniques, ils peuvent contenir des ingrédients agressifs qui risquent de provoquer rougeurs et tiraillements. Mieux vaut s’orienter vers les gammes de maquillage spécifiquement conçues pour les peaux sensibles, que vous trouverez en pharmacie. En général sans parfum et sans conservateurs, les formules conviennent aux épidermes les plus délicats.

On se cajole au quotidien

Partant du principe que même une peau normale peut devenir sensible temporairement, il est conseillé de manager sa barrière cutanée pour qu’elle continue à remplir son rôle de bouclier face aux agressions extérieures. Sachez que la prise de certains médicaments (contre l’acné par exemple), les rasages fréquents, les peelings et gommages abrasifs ainsi que les abus de soleil sont autant de détracteurs de la barrière cutanée. Heureusement, il suffit d’arrêter de l’agresser pour qu’une peau normale recouvre son état d’origine. Reste bien sûr à continuer de lui offrir des soins douceur au quotidien.

Dans ma trousse beauté

Dans ma trousse beauté

  • Avène : antirougeurs calm, masque apaisant réparateur

Ses promesses
Assurer un effet rafraîchissant et réconfortant immédiat sur des épidermes en phase d’irritation ou d’échauffement aigu.

Son plus
Il se fait l’allié de choix des peaux à tendance couperosique. Son secret : de l’extrait de ruscus qui améliore la circulation cutanée.

Son mode d’emploi
Appliquez en couche épaisse sur le visage, aussi souvent que nécessaire. Laissez agir 5 à 10 minutes puis essuyez l’excédent avec un coton. En option de finition, un pschitt d’eau thermale d’Avène.

Notre avis
Ce masque est un véritable soin SOS grâce à sa rapidité d’action sur les plaques rouges ou les zones échauffées. Sa texture apporte en effet à la peau une agréable sensation de fraîcheur dès l’application. Pour plus d’efficacité, on peut le laisser agir toute la nuit.

  • Bioderma : Créaline h2o, solution micellaire démaquillante

Ses promesses
Ôter en douceur le maquillage, même waterproof, et les impuretés. Laisser la peau nette et confortable.

Son plus
La biologie au service de la dermatologie étant sa devise, la marque a créé cette première eau micellaire en 1991. Depuis, le produit reste le préféré des dermatologues et des maquilleurs professionnels.

Son mode d’emploi 
Matin et soir, passez sur le visage un coton imbibé de produit et renouvelez l’application jusqu’à ce que le coton soit propre.

Notre avis
En relookant son flacon pompe à l’occasion des fêtes de fin d’année (attention : édition limitée !), la marque rappelle que ce produit se vend toutes les 3 secondes. Un succès incontestable – et largement mérité.

  • Eucerin : ph5 lait corporel

Ses promesses
Renforcer jour après jour la résistance naturelle des peaux sensibles pour leur permettre d’affronter toutes les agressions extérieures.

Son plus
Un complexe breveté par la marque, le pH5 Enzyme Protection, qui stimule l’activité de la trypsine, une enzyme protectrice naturellement présente dans la peau. Une formule qui protège des agressions extérieures ou du contact avec les vêtements pendant 24 heures.

Son mode d’emploi
Appliquer uniformément sur le corps après la douche et masser jusqu’à pénétration.

Notre avis
Formule très agréable, car fluide et légère, utilisable en toutes saisons. À noter : ce lait est particulièrement intéressant pour les peaux sensibles aux allergies printanières, car il élimine aussi 90 % de la pénétration du pollen à travers la peau.

  • Sensibiafine : crème visage apaisante hydratante

Ses promesses
En version riche pour les peaux sèches ou légère pour les peaux normales, cette crème de jour contient un actif issu de l’avoine, connue pour ses propriétés apaisantes.

Son plus
Enrichi en acide hyaluronique et en glycérine, le soin agit à l’extérieur en atténuant les rougeurs, et à l’intérieur en hydratant et en réparant la peau.

Son mode d’emploi
Appliquer matin et soir sur le visage et le cou préalablement nettoyés.

Notre avis
Un parfum délicat et une texture vite absorbée qui permet instantanément le maquillage. Voilà deux des atouts de ce soin à visée peaux sensibles. Le principal reste bien sûr son efficacité. Il préserve vraiment de l’apparition des plaques rouges.

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

Le « naturel » ne préserve pas de tout
Le « syndrome peau sensible » a des terrains de prédilection (les peaux sèches ou claires) mais il peut se révéler à n’importe quel moment de la vie. Bon nombre de personnes ont alors le réflexe de se tourner vers les cosmétiques bio ou 100% naturels. Mais ce n’est pas parce que ces produits ne contiennent pas d’actifs chimiques qu’ils sont forcément mieux tolérés par la peau. Ils peuvent contenir une molécule végétale qui s’avère irritante pour une peau et pas pour une autre. Une réaction, de nature allergique ou non, peut donc aussi se manifester.

 

Panna cotta au topinambour et au muesli salé doré

 

À la fois crémeuse et croquante, voilà une recette qui mettra les papilles de vos invités en éveil !

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de réfrigération : 45 minutes

 

Les ingrédients pour 6 convives :

Topinambours : 200 g
Crème végétale : 20 cl
Lait végétal : 20 cl
Agar-agar : 2 g
Pistaches salées décortiquées : 40 g
Riz soufflé : 40 g
Curcuma en poudre : 1 cuillère à café
Gousse d’ail : 1
Huile d’olive : 4 cuillères à soupe
Sel et poivre : à votre guise

La préparation :

1/ Épluchez les topinambours et détaillez-les en gros morceaux. Faites-les cuire une vingtaine de minutes dans une casserole d’eau bouillante. Égouttez-les et réservez.

2/ Dans une casserole, versez la crème végétale, le lait végétal et l’agar-agar. Portez à ébullition. Laissez bouillir sans cesser de remuer pendant 2 minutes.

3/ Ajoutez les topinambours et mixez avec un mixeur plongeant jusqu’à ce que la préparation soit lisse et homogène. Salez et poivrez. Versez dans des verrines et mettez au frais jusqu’à ce que les panna cotta soient figées.

4/ Préparez le muesli salé : préchauffez le four à 150 °C. Mélangez le riz soufflé, les pistaches, le curcuma, la gousse d’ail écrasée et l’huile d’olive. Disposez ce mélange sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Enfournez 20 minutes environ, jusqu’à ce que le mélange soit doré.

5/ Répartissez le muesli sur les panna cotta et servez.

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BETTY_Vegetariennepresqueparfaite_Couverture.inddLES RECETTES SECRÈTES ET GOURMANDES D’UNE VÉGÉTARIENNE PRESQUE PARFAITE
De Betty et Alix Lefief-Delcourt, éditions Leduc. S, 220 pages, 16 €.

Outre son blog (unevegetariennepresqueparfaite.fr), Betty livre ses recettes végétaliennes et végétariennes dans un livre très pratique pour tous les végétariens et végétaliens, qu’ils soient débutants ou confirmés.

Dans une première partie, les auteurs détaillent les (nombreux) avantages de l’alimentation végétarienne. Elles livrent aussi tous leurs conseils pour manger végétarien et équilibré, que l’on soit un adulte ou un enfant.

On découvre ensuite une centaine de recettes classées par saison avec des idées d’entrées, de plats et de desserts, ainsi que des idées de menus pour toutes les occasions. Autre atout très pratique : certaines recettes sont estampillées sans gluten ou sans lait, pour satisfaire les goûts et les attentes de chacun.

Rôti végétal au potimarron

En plat, épatez vos convives avec un rôti pas comme les autres…

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 1 heure 30

 

Les ingrédients pour 6 convives :

Potimarrons : 2
Lentilles : 400 g
Poudre de noix : 200 g
Poudre de noisettes : 200 g
Crème de soja : 20 cl
Vin rouge : 4 cuillères à soupe
Beurre végétal (ou margarine) : 20 g
Gousses d’ail : 4

La préparation :

1/ Faites cuire les lentilles dans un grand volume d’eau bouillante pendant une trentaine de minutes. Égouttez-les puis mixez-les.

2/ Mélangez la purée de lentilles avec la poudre de noix, la poudre de noisettes, la crème de soja et le vin rouge. Réservez.

3/ Pelez les potimarrons et coupez-les en morceaux. Pelez les gousses d’ail. Dans une casserole, faites fondre le beurre végétal puis ajoutez le potimarron et les gousses d’ail entières. Laissez cuire à couvert et à feu doux pendant une vingtaine de minutes jusqu’à ce que le potimarron soit tendre. Réduisez-le en purée.

4/ Préchauffez le four à 200 °C.

5/ Disposez la préparation aux lentilles sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et étalez-la finement. Mettez la purée de potimarron au centre et rabattez les côtés de manière à former une papillote.

6/ Enfournez 40 minutes environ.

7/ À la sortie du four, découpez votre rôti en tranches et servez-le accompagné d’une poêlée de haricots verts ou d’une salade de mâche et de petites pommes de terre.

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