Les bienfaits du miel

Produit 100% naturel, sans aucun additif ni conservateur, le miel est un concentré de bienfaits et de douceur.

 

Blond ou de couleur ambrée, solide, liquide, ou pâteux, il y en a pour tous les goûts mais chaque miel est unique et ses vertus nutritionnelles varient en fonction des fleurs et des plantes dont il est issu.

 

Les propriétés énergétiques du miel

Le miel est une substance vivante composée de sucres (75%), principalement du fructose (38%) et du glucose (31 %), et de petites quantités de saccharose (2 à 5%). Il renferme aussi des vitamines surtout celles du groupe B, des sels minéraux (potassium, fer, phosphore, magnésium…), des acides aminés et des oligo-éléments. Son pouvoir sucrant est plus élevé que celui du sucre raffiné (7,5 g de miel ont le même pouvoir sucrant que 10 g de sucre), et il est moins calorique (64 calories contre 84 pour 20 g pour le sucre blanc). C’est un excellent vecteur énergétique car les sucres qu’il contient sont immédiatement disponibles et très faciles à digérer. Son goût très agréable explique qu’il entre dans la composition de divers aliments (pain d’épices, gâteaux, certains plats cuisinés).

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Le miel, un stimulant et un protecteur antimicrobien

Outre ses vertus nutritives et gustatives, le miel possède de nombreuses qualités thérapeutiques. C’est un puissant stimulant tout en ayant une action apaisante et sédative. Il aide à lutter contre les états de faiblesse (manque d’appétit, fatigue physique et intellectuelle, convalescence). Il fortifie la musculature des sportifs, augmente l’endurance, favorise une bonne récupération après l’effort. De façon générale, il renforce le système immunitaire, il est antiseptique et antibiotique et aide à éliminer les bactéries. C’est un antitussif naturel très efficace pour calmer les toux sèches et les gorges irritées. Il a aussi une action bénéfique sur la flore intestinale, il facilite la digestion des autres aliments et aide à fixer les minéraux (calcium, magnésium…). C’est un laxatif doux recommandé chez le jeune enfant en cas de constipation.

 

Le miel supporte mal la chaleur

Un miel de qualité doit être récolté à froid comme l’exigent les normes européennes ; en effet une température élevée dénature les substances actives qu’il contient. Il est donc préférable de choisir les miels de production locale non pasteurisés (c’est-à-dire non chauffés) et d’opter pour les pots en verre stockés dans un endroit sec. Les miels cristallisés se conservent entre 10 et 15 °C, pour les miels liquides, la température idéale est de 25 °C. Par ailleurs, le miel ne se conserve pas des années durant (pas plus de deux ans). Bien que très digeste, c’est un produit très concentré et certaines personnes le métabolisent difficilement, elles peuvent le diluer dans une tisane ou le consommer sous forme de mellite ou de pain d’épices.

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À savoir

À savoir

Pour profiter des vertus du miel, la dose journalière pour un adulte sain est d’environ 40 g, préférentiellement au sucre raffiné qui n’apporte que des calories « vides ».

 

Médicaments : automédication ou non, prenez-les bien !

Pour être efficaces et ne pas nuire, tous les médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou en libre accès, doivent être utilisés correctement et à bon escient. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

 

Pour stopper un mal de tête banal, soulager des jambes lourdes ou soigner un rhume, nul besoin de consulter un médecin et d’avoir une prescription. Soit on pioche dans sa boîte à pharmacie, soit on file chez son pharmacien. Car plusieurs catégories de médicaments (sous différentes présentations) permettent de « s’automédiquer », autrement dit de se soigner sans ordonnance. C’est pratique et rapide.

 

Traitement médicamenteux, les conseils du pharmacien

Depuis 2008, certains médicaments sont « en libre accès » (ou « en accès direct ») pour que les patients puissent se servir eux-mêmes, mais ils sont regroupés dans un espace clairement identifié de la pharmacie, situé à proximité du comptoir. La liste de ces médicaments, dits aussi de médication officinale (ou familiale), régulièrement remise à jour, peut être consultée sur ansm.sante.fr.

D’autres, plus nombreux, bien que disponibles sans ordonnance, ne sont pas en libre accès pour des raisons de sécurité, notamment ceux qui sont destinés aux enfants ou qui ont des contre-indications particulières. Il faut donc en faire la demande au pharmacien qui pourra s’assurer de leur bonne utilisation.

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Les médicaments non remboursables

Quelques médicaments sans ordonnance (comme l’aspirine) peuvent être remboursés s’ils sont prescrits pour une maladie précise, mais la grande majorité des médicaments et produits d’automédication ne sont pas remboursables. Deux Français sur trois trouvent d’ailleurs normal, et même citoyen, que ceux-ci soient à leur charge puisqu’il s’agit de problèmes de santé bénins et courants. Pourtant, ils recourent encore assez peu aux médicaments de prescription facultative, comme l’a montré le 3e Observatoire européen sur l’automédication*.

* Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable), juin 2015.

 

Automédication : se soigner sans ordonnance

Ne sous-estimez pas les médicaments délivrés en pharmacie sans ordonnance. Ils font gagner du temps et sont précieux au quotidien.

 

Les Français ont tendance à consulter (voire à se précipiter aux urgences) pour des petits troubles ou des maladies bénignes, se lamentent les médecins généralistes débordés car de moins en moins nombreux. D’où des attentes finalement dommageables aux malades qui méritent vraiment une prise en charge médicale. Un chiffre éloquent : les médicaments de prescription facultative ne représentent en France que 15,4 % du marché (en volume) contre, par exemple, 41,2 % en Suède, 44,8 % en Allemagne et même 57,8 % au Royaume-Uni. Ce retard de l’automédication par rapport aux principaux pays européens a sans doute plusieurs raisons : des systèmes de santé différents et la situation économique. Mais également l’idée encore solidement ancrée dans une partie de la population française selon laquelle les médicaments non remboursés ou déremboursés ne sont pas aussi efficaces que les autres.

Des traitements sur ordonnance

Or, les médicaments d’automédication vendus en pharmacie sont des « vrais » médicaments, soumis à la même réglementation que ceux délivrés sur prescription. Ils ont subi des tests garantissant leur efficacité, leur qualité et leur sécurité d’emploi avant de recevoir leur autorisation de mise sur le marché (AMM), et continuent ensuite d’être soumis à un contrôle strict et un suivi permanent. La différence : ils ne traitent pas des maladies graves ou lourdes de conséquences nécessitant une consultation médicale, mais permettent de soigner soi-même des symptômes courants et des petites pathologies. Exemples : des douleurs légères à modérées, la constipation, les maux de gorge… Et aussi des maladies chroniques précédemment diagnostiquées par un médecin sans suivi médical particulier comme l’herpès labial (bouton de fièvre) et la rhinite allergique. D’ailleurs, les médicaments de prescription facultative contiennent souvent les mêmes substances que des médicaments sur prescription obligatoire mais avec un nombre d’unités de prise limité ou dans un dosage plus faible.

Attention aux erreurs d’automédication

Présentés sous différentes formes, des comprimés aux collyres en passant par les crèmes et les sirops, les principaux types de médicaments qui soulagent sans l’aide du médecin – mais idéalement avec le conseil du pharmacien – sont :

  • les antalgiques (contre les douleurs) et les antipyrétiques (contre la fièvre), paracétamol, aspirine et ibuprofène ;
  • les laxatifs doux contre la constipation et les antidiarrhéiques (pour des diarrhées occasionnelles) ;
  • les médicaments contre les brûlures d’estomac et les remontées acides ponctuelles ;
  • les antihistaminiques (antiallergiques) pour le rhume des foins ;
  • les veinotoniques pour les jambes lourdes ;
  • et, tout l’hiver, les médicaments contre le rhume, le syndrome grippal, les maux de gorge (pastilles à sucer, spray) et les deux formes de toux (toux sèche et toux grasse).
 À lire également : Les secrets des médicaments enfin accessibles à tous

 

Probiotiques et huiles essentielles

Mais la liste des médicaments d’automédication est longue et compte également :

  • des antinauséeux (notamment contre le mal des transports),
  • des crèmes pour les brûlures cutanées, les démangeaisons, les irritations, les piqûres de moustique, l’acné, l’herpès,
  • des collyres pour les troubles oculaires (conjonctivite allergique),
  • des comprimés vaginaux pour les mycoses vaginales,
  • des emplâtres imprégnés d’anti-inflammatoire pour les douleurs musculaires et articulaires,
  • des comprimés pour les troubles du sommeil passagers et les bouffées de chaleur,
  • des soins buccodentaires (bain de bouche, comprimés pour les aphtes),
  • des produits contre l’alopécie…

Autres produits d’automédication : les compléments alimentaires (vitamines, minéraux, oligoéléments) à prendre en prévention, par exemple pour affronter la mauvaise saison ou des situations stressantes. Mais pas seulement : les probiotiques sont de plus en plus utilisés pour restaurer une flore intestinale déséquilibrée et la vitamine C a toujours la cote en cas de fatigue. Les médicaments homéopathiques et les produits de phytothérapie et d’aromathérapie (huiles essentielles) sont aussi très prisés. Les substituts nicotiniques (gommes, comprimés, patchs, inhalateur), destinés à faciliter le sevrage tabagique, sont à part mais également disponibles sans ordonnance.

 

Nouveautés en accès libre

Nouveautés en accès libre

  • Abufène
    BOUCHARA-RECORDATI
    Un acide aminé, la bêta-alanine, efficace contre les bouffées de chaleur de la ménopause.
    Boîte de 30 comprimés.
  • Calendula Naturel
    LEHNING
    Crème anti-inflammatoire pour coupures, crevasses, gerçures et érythème.
    Tube de 50 g.
  •  Centrum Effervescent
    PFIZER SANTÉ FAMILIALE
    Nouvelle galénique et format pratique pour une formule multivitamines énergisante qui a fait ses preuves.
    Tube de 20 comprimés effervescents goût orange.
  • Efferalgan Capuccino (1 g) et Vanille-Fraise (250 et 500 mg)
    UPSA
    Du paracétamol en granulés aromatisés à prendre sans eau.
    Boîtes de 8, 10 ou 16 sachets selon l’arôme et le dosage.
  • Illumina
    LEURQUIN
    Complément alimentaire à base d’extraits végétaux pour améliorer concentration et mémoire.
    Boîte de 20 comprimés.
  • Prostaphane
    NUTRINOV
    Premier produit naturel (concentré de graines de brocoli) contre le vieillissement de la prostate.
    Boîtes de 30 ou 90 comprimés.

 

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Prescrits ou non, des précautions identiques

  • Les médicaments d’automédication peuvent se détériorer à la lumière, à la chaleur et à l’humidité. Stockez-les correctement : à l’abri, au frais et au sec.
  • Ils peuvent être dangereux pour les petits enfants. Placez-les hors de portée, en hauteur ou dans une armoire de pharmacie ou une boîte de rangement fermées à clef. Évitez tiroirs de table de nuit, placards de cuisine ou de salle de bains.
  • Ils se périment. Vérifiez la date de péremption indiquée sur la boîte.

 

Non remboursés sauf...

Non remboursés sauf...

Ce n’est pas fréquent mais certaines complémentaires santé prennent en charge les médicaments non prescrits par un médecin. Par l’intermédiaire de forfaits autour de 50 à 100 € le plus souvent ou au sein de formules bien-être. Pour être remboursé, il suffit à l’assuré d’envoyer le ticket du pharmacien.

 

Une automédication « responsable »

Se soigner soi-même, c’est sans danger… à condition de respecter quelques règles indispensables.

Les médicaments en libre accès à la pharmacie ou conseillés par l’équipe officinale sont sûrs, mais gare aux erreurs et aux négligences. Même s’ils sont considérés comme non toxiques, un mauvais usage peut avoir des conséquences.

  • Lisez bien la notice. Elle précise les indications du médicament, sa composition, les doses préconisées en fonction de l’âge ou du poids, la façon de le prendre, les précautions d’emploi, les conditions de conservation, la durée maximale du traitement et les effets indésirables possibles.
  • Gardez l’emballage. Il ne sert pas seulement à protéger son contenu, il comporte de précieuses indications : noms du médicament et du laboratoire, teneur en principe actif et date de péremption.
  • Respectez bien la posologie : dose, nombre de prises par jour et intervalle entre deux prises.
  • Le traitement doit être de courte durée. Si les symptômes persistent ou s’aggravent au-delà de la durée mentionnée sur la notice, parlez-en à votre pharmacien ou consultez un médecin en lui précisant quel traitement vous avez pris.

Traitements : attention aux interactions ou doublons

Ne prenez pas de votre propre initiative plusieurs médicaments en libre accès en même temps. Certains contiennent les mêmes molécules (paracétamol, aspirine, vitamine C, codéine). Vous risquez un surdosage et des effets indésirables. Vérifiez avec votre pharmacien.

Si vous prenez déjà des médicaments, soit pour une maladie ponctuelle, soit pour une maladie au long cours (comme les anticoagulants), signalez-le toujours à votre pharmacien, c’est important.

Ne réutilisez pas des médicaments qui vous ont été prescrits précédemment pour une maladie précise et qui restent dans votre armoire à pharmacie : antibiotiques, anxiolytiques, antidépresseurs…

 À lire aussi : Médicaments en pharmacie

 

Un tri dans les règles

Jetez les médicaments dont vous ne savez plus à quoi ils servent, ceux dont le délai de conservation après ouverture est dépassé (comme les collyres) et tous les médicaments périmés. Mais ni dans une poubelle ni dans les toilettes. Comme les médicaments sur ordonnance, rapportez-les au pharmacien qui les transmettra à Cyclamed, chargé de les détruire dans le respect des règles environnementales et de sécurité sanitaire.

Gare aux trafics de médicaments. Vendus à l’étranger ou sur le net, ils sont contrefaits dans la grande majorité des cas : ils ne contiennent pas de principes actifs et ne sont donc pas efficaces ou, pire, se composent de diverses substances dangereuses pour la santé.

 

Pas d’automédication pendant la grossesse !

Pas d’automédication pendant la grossesse !

  • Ne prenez jamais un médicament sans l’avis de votre médecin et de votre pharmacien. Même les plus courants et apparemment anodins peuvent nuire au futur bébé. Ils passent en effet par le placenta et, de là, dans le sang du fœtus.
  • Pour les troubles bénins liés à la grossesse (nausées, jambes lourdes, mal de dos), privilégiez les solutions douces comme l’homéopathie et la sophrologie. Attention, pas de phytothérapie sans avis éclairé. Les plantes (surtout sous forme d’huiles essentielles) présentent des contre-indications chez la femme enceinte.

 

L’observance, clé du traitement

 Prescrit ou conseillé, un médicament ne peut être efficace que s’il bénéficie d’une bonne observance. Oublis, doses modifiées, arrêt prématuré, confusion entre médicaments : les erreurs, volontaires ou involontaires, sont lourdes de conséquences.

Dans le jargon des médecins, l’observance est le degré de concordance entre le comportement d’un patient et les recommandations d’un professionnel de santé. Pour les médicaments surtout mais aussi pour l’hygiène de vie qui va avec (alimentation, arrêt du tabac..). Plus simplement, c’est bien suivre son traitement.

Trop d’oublis dans les traitements

Dans les faits, ce n’est pas si simple. Les antibiotiques, par exemple, sont souvent arrêtés au bout de deux jours, quand on se sent mieux. Or, les bactéries ne sont pas éradiquées et se multiplient à nouveau, d’où rechute, nouveau traitement antibiotique et au final, résistances. Un phénomène en hausse inquiétant car, sans antibiotiques efficaces, certaines maladies sont mortelles.

Même pour les maladies chroniques graves, de 30 à 50 % des patients reconnaissent ne pas prendre régulièrement leurs médicaments. Quelque 50 % des diabétiques avouent les oublier au moins une fois par semaine ! Plus alarmant encore, les anticoagulants oraux, indispensables aux personnes ayant eu un accident cardiovasculaire, sont respectés à moins de 60 % ; et les médicaments antirejet (après une greffe) à seulement 76 %. Pour l’ostéoporose, au bout d’un an, les médicaments prescrits ne sont plus pris que par 45 % des personnes atteintes…

Les seniors surtout

Les causes de cette mauvaise observance sont multiples, mais devoir prendre un médicament alors qu’on se sent bien est souvent mal compris. Par exemple en cas d’hypertension ou d’hypercholestérolémie. Prendre plusieurs médicaments par jour est aussi un obstacle, surtout pour les personnes âgées, justement les plus concernées. Toujours chez les seniors, les troubles visuels et auditifs provoquent erreurs et confusions. Les problèmes de dextérité compliquent la prise, les troubles de mémoire sont responsables d’oublis ou au contraire de prises répétées, etc.

Résultat : 100 000 hospitalisations et plus de 8 000 décès par an. Les industriels du médicament s’efforcent de rendre les emballages plus lisibles, de faciliter la prise et les solutions connectées se multiplient, par exemple pour rappeler l’heure des prises. Mais le pharmacien peut vous aider. Posez-lui des questions et, si vous rencontrez des difficultés, il saura vous donner des conseils adaptés et trouver des solutions pour mieux prendre vos traitements. C’est vital !

 

Témoignage : Un pilulier anti-confusions

Témoignage : Un pilulier anti-confusions

Franck, 52 ans

« Mon père, 77 ans, souffre d’insuffisance cardiaque et respiratoire et prend trois médicaments plusieurs fois par jour. Jusqu’ici, c’était ma mère qui les lui préparait, mais elle a dû être hospitalisée… Un jour, il a eu un malaise et c’est par chance qu’un voisin l’a découvert par terre et appelé les urgences. Mon père avait confondu deux médicaments, d’où un surdosage. Depuis, tout est rentré dans l’ordre mais le pharmacien prépare maintenant ses médicaments dans un pilulier mensuel très pratique, avec des cases pour matin, midi, soir et coucher. Ça me rassure.

 

Réponses d'expert : Interrogez le pharmacien

Réponses d'expert : Interrogez le pharmacien

dr-cogneauDr Joël COGNEAU
Généraliste, directeur scientifique de l’Institut de recherche en médecine générale

Mon expérience m’a montré que la meilleure prévention des accidents médicamenteux résidait dans le dialogue entre le patient et son médecin. Il est indispensable que le patient informe de manière complète son médecin de tous les médicaments qu’il prend, qu’ils soient prescrits par d’autres spécialistes ou pris en automédication. Cette information est capitale et doit se faire en toute confiance et en toute transparence. Et en cas de doute avec un médicament, le patient ne doit jamais hésiter à interroger son médecin ou son pharmacien.

 

Plus d'infos

Plus d'infos

La base de données publique des médicaments mise en œuvre sous l’égide du ministère de la Santé www.base-donnees-publique.medicament.gouv.fr Fiches d’information de tous les médicaments, sur ordonnance ou d’automédication.

Quels médicaments pour lutter contre le stress ?

Préconisations, molécules efficaces, effets secondaires : le point sur les médicaments qui nous aident à surmonter nos coups de stress et nos troubles anxieux.

 

Si on évoque de plus en plus le stress devant une agression biologique : infection, maladie organique, intoxication, etc., les psychiatres définissent le stress comme une somme de stimuli ressentis comme autant de contraintes (souvent « trop lourdes pour être gérées ») par l’individu : vie familiale, sociale, psychologique. On comprend que le stress puisse être une situation qui conduise à l’angoisse, à l’anxiété et qu’on tente de lui opposer des thérapeutiques… médicamenteuses.

 

Les pratiques douces contre le stress

Certes, on peut faire appel au yoga, à la méditation et pourquoi pas aux plantes telles que l’aubépine, la mélisse ou la valériane. Leur effet est limité mais si on peut faire avec, il ne faut surtout pas s’en priver. Les plantes ont toute leur place pour combattre ces troubles lorsqu’ils ne sont pas majeurs, c’est-à-dire lorsqu’ils n’entraînent pas des troubles anxieux généralisés. Toutefois les médicaments, à condition de les utiliser avec discernement et prudence, sont des outils efficaces qu’il ne faut donc pas négliger.

 À lire aussi : Comment vaincre son stress

 

Les traitements contre l’anxiété

Les médicaments destinés à soulager l’anxiété, fréquent trouble du comportement, sont dirigés contre les symptômes : on gère l’anxiété sans s’attaquer au mal lui-même. On a essentiellement recours à la famille des benzodiazépines[1], de préférence les molécules à demi-vie courte comme le lorazépam (Temesta) l’oxazépam (Seresta) ou l’alprazolam (Xanax), alors qu’il vaut mieux éviter les benzodiazépines à demi-vie longue comme le bromazépam (Lexomil), le prazépam (Lysanxia) ou le diazépam (Valium).

Entre 2012 et 2013, trois benzodiazépines ont fait l’objet de retrait : le clonazépam (Rivotril), dont les conditions d’accès ont été restreintes, le flunitrazépam (Rohypnol) qui a été retiré du marché français, le tétrazépam (Myolastan) dont la pharmacovigilance (trop riche) a conduit à son retrait du marché en Europe.

 À lire également : Apprivoiser le stress et son anxiété

 

Les précautions à prendre

Lorsqu’un traitement par benzodiazépine est réellement justifié pour soigner les troubles anxieux ou les troubles du sommeil chez les personnes de plus de 65 ans et polypathologiques, ou de plus de 75 ans, la HAS et l’ANSM recommandent, d’une part, d’indiquer au patient, dès l’instauration du traitement, que la durée de prescription est limitée et, d’autre part, d’utiliser préférentiellement les substances d’action intermédiaire et sans métabolite actif (dites « à demi-vie courte ») car il existe un risque d’accumulation du médicament ou de ses métabolites lors de prises répétées.

 

Les effets indésirables à redouter

Si ces médicaments sont globalement bien tolérés, toutefois leurs effets indésirables doivent être observés et évalués : somnolence en début de traitement, hypotonie musculaire (attention aux chutes à l’origine de fractures) et perte de réflexes (pourvoyeuse d’accidents de la route).

Le problème majeur est l’accoutumance nécessitant une augmentation des doses pour obtenir la même efficacité, un risque de dépendance au long cours, et parfois des réactions paradoxales (en particulier : nervosité, excitation). Leur prescription doit être limitée à douze semaines et réévaluée pour éviter une dépendance psychologique et/ou pharmacologique.

L’arrêt du traitement doit toujours se faire par diminution progressive de la posologie afin d’éviter la réapparition de l’angoisse.

 

Le stress post-traumatique, des traitements à part ?

Lors d’urgences traumatiques (catastrophes naturelles, attentats, stress collectifs) on propose aujourd’hui une prise en charge du « stress post-traumatique » fondée sur des médicaments comme alprazolam (Xanax), lorazépam (Temesta), hydroxyzine (Atarax), cyamémazine (Tercian), et propranolol (Avlocardyl[1]).

Des données probantes appuient l’efficacité d’autres médicaments pour la gestion au long cours de ce type de stress : la fluoxétine (Prozac), la paroxétine (Deroxat), la sertraline (Zoloft), le topiramate (Epitomax), la buspirone (Risperdal) et la venlafaxine (Effexor). Ils améliorent les symptômes du stress posttraumatique mais il semble également que l’administration précoce d’un corticoïde aurait un résultat positif. Dans tous les cas, l’ordonnance ne suffit pas. Le dialogue avec le psychiatrique est capital et permet de jeter les bases d’une reconstruction de la personne.

 

Se faire accompagner dans son traitement

Le stress ne peut être géré indépendamment de ses conséquences psychiatriques. Il est possible et souvent souhaitable d’associer au traitement anxiolytique et hypnotique un neuroleptique et un antidépresseur. Le risque de dépendance est prévenu avec la limitation de la prescription dans le temps et la mise en place d’un sevrage progressif.

 À lire aussi : Dépression, comportement et solutions

 

[1]Benzodiazépines : molécules qui agissent sur le système nerveux central en manifestant des propriétés anxiolytiques, hypnotiques, myorelaxantes et anticonvulsivantes. Une vingtaine de benzodiazépines ou apparentées sont commercialisées en France. Environ 130 millions de boîtes de benzodiazépines ont été vendues en France en 2012 (dont 53,2 % d’anxiolytiques et 40,5 % d’hypnotiques) soit près de 4 % de la consommation totale de médicaments. Environ 11,5 millions de Français ont consommé au moins une fois une benzodiazépine en 2012.

[2]Cochrane Database of Systematic Reviews: Medications to prevent post‐traumatic stress disorder (PTSD): a review of the evidence, February 14, 2014.

 

Extrait de...

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les-medicaments-en-100-questions-crgLES MÉDICAMENTS EN 100 QUESTIONS, de François Chast, Président honoraire de l’Académie Nationale de Pharmacie.
Éditions Taillandier, 2016,
14.90 €.

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Sommeil et alimentation : Qui dîne dort ?

Dormir et se nourrir sont deux besoins vitaux, et ils sont fortement liés. Nos choix alimentaires peuvent notamment influer sur la qualité de notre sommeil.

 

Le caractère indispensable du sommeil et son importance pour la qualité de notre vie justifient de lui consacrer environ un tiers de notre temps et de respecter ses rythmes, propres à chaque individu. Pourtant, il est souvent malmené ; travail posté, stress, décalages horaires, etc., le perturbent. Et nous nous plaignons régulièrement de maux liés au sommeil, comme la fatigue ou l’insomnie.

Les mécanismes du sommeil

Le sommeil a des répercussions directes sur notre équilibre physique et psychique. Notre cycle éveil-sommeil dépend du rythme nycthéméral (jour/nuit) qui joue un rôle de synchroniseur sur notre horloge biologique, qui régit la fabrication de différentes molécules indispensables, comme des enzymes et des hormones. Les dérèglements de cette horloge, en cas de décalage horaire par exemple, peuvent donc entraîner des troubles du sommeil.

Particulièrement impliquée dans la régulation du sommeil : la mélatonine. Connue comme l’hormone centrale de régulation des rythmes chronobiologiques, elle est surtout synthétisée la nuit à partir d’un neurotransmetteur, la sérotonine, qui dérive elle-même du tryptophane. Celui-ci est le plus rare des acides aminés essentiels ; c’est un constituant des protéines qui doit être fourni par notre alimentation.

 À lire aussi : Soigner les troubles du sommeil 


La nutrition peut avoir un effet sur le sommeil

L’existence d’une relation entre nutrition et sommeil a d’emblée été suggérée par les somnolences qui suivent les repas. Des données cliniques et expérimentales indiquent que le volume et la nature des repas influencent la durée et la composition du sommeil. Une alimentation généreuse en glucides augmenterait sa durée. Riche en lipides et en protéines, elle modifierait la répartition de ses phases.

Il est d’autant plus important de favoriser un bon sommeil par une bonne nutrition que lui-même a ensuite un impact sur notre alimentation. Le manque de sommeil peut parfois provoquer une augmentation de la consommation alimentaire. Il peut même influer sur les hormones liées au métabolisme, comme l’insuline (elle fait entrer le sucre et les graisses dans les cellules), la leptine (elle stimule la satiété) et la ghréline (elle stimule l’appétit). Ces perturbations hormonales peuvent à leur tour favoriser l’apparition de maladies métaboliques. « Le manque de sommeil peut déclencher une résistance de l’organisme à l’action de l’insuline, cette résistance étant un facteur d’apparition du diabète de type 2 », précise le Pr Robert Jaffard, neurobiologiste et membre du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires.

 

Sommeil et nutrition : amis ou ennemis ?

Certains aliments ou nutriments ont la réputation d’interférer avec notre sommeil. Pour dormir comme un bébé, certains sont effectivement à limiter.

 

Entre rumeurs alarmistes et vérités à première vue contradictoires, on ne sait pas toujours que penser de certaines substances alimentaires. D’autant plus que quelques-unes peuvent proposer à la fois des avantages et des inconvénients mais à des moments différents de la journée. En tête de liste, la caféine…

 À lire également : Sommeil, forme et santé

 

Contre l’insomnie, pas de caféine le soir ?

La caféine est un stimulant doux. En quantité modérée, elle a des effets bénéfiques sur l’humeur et les performances mentales. En excès, elle peut entraîner une nervosité, une irritabilité, voire une insomnie. Selon les individus, elle peut rester dans l’organisme de 3 à 5 heures après consommation. Il ne faudrait donc plus en prendre pendant les 6 heures qui précèdent l’heure du coucher. On trouve la caféine et ses homologues, comme la théine, dans le café, le thé, le cacao (donc dans le chocolat), dans les sodas au cola et dans les boissons énergisantes. En fin de journée, privilégiez donc le café décaféiné, les tisanes plutôt que le thé, les versions « sans caféine » des sodas.

Pour un sommeil de plomb, stop aux fruits le soir ?

Certains pensent qu’il faut éviter de consommer des fruits au dîner à cause de leur apport en vitamine C. Celle-ci fait bien partie des nutriments qui contribuent à réduire la fatigue, mais cet effet n’est valable que pour une consommation importante et chronique. La vitamine C n’a pas le pouvoir « d’exciter » l’organisme dès qu’on la prend. Les apports conseillés pour un adulte sont de 110 mg par jour. Apports qui ne sont pas toujours atteints car ils correspondent à 3 portions de fruits et 2 portions de légumes. À titre indicatif, 100 g d’orange apportent 40 mg de vitamine C, mais 100 g de pomme ou de poire n’en apportent que 6 mg. Une portion de fruits (100-150 g) et une portion de légumes (200-300 g) peuvent donc faire partie du dîner. Par précaution, évitez d’avaler le soir des compléments à base de vitamine C dosés à 500 mg ou 1 g ! 

Pour bien s’endormir, halte à l’alcool le soir ?

 Quand on consomme de l’alcool, on a tendance à se sentir plus détendu et somnolent. Mais il ne faut pas en déduire que l’alcool facilite l’endormissement et qu’il est intéressant d’en consommer le soir. Au contraire, il est à limiter car il réduit la qualité du sommeil. Consommé après le dîner, il peut faire sauter le premier cycle de sommeil et être à l’origine de réveils réguliers, car il bloque l’entrée du tryptophane dans le cerveau et entraîne des sécrétions d’adrénaline. Le sommeil est alors moins régénérateur et moins reposant. Enfin, l’alcool déshydrate, et donc on risque de se réveiller pour boire.

 

Encore une piste probiotique ?

Encore une piste probiotique ?

Les bactéries de notre organisme induisent des réactions chimiques qui peuvent être impliquées dans les régulations de notre poids et de certaines affections comme le diabète et les maladies cardiovasculaires. Une perturbation chronique de l’équilibre de nos bactéries pourrait entraîner une inflammation à l’origine de l’obésité et du diabète. La qualité de notre sommeil est importante pour notre flore intestinale, et vice-versa. Car notre flore est contrôlée par notre horloge biologique interne. Et si on modifie le rythme quotidien de nos bactéries intestinales, on perturbe de nombreuses fonctions.

 

Comment lutter contre l’insomnie ?

Il existe quelques bons réflexes alimentaires pour être relax et se préparer à « sombrer » plus facilement.

 

Pour ne pas perturber son horloge biologique, il faut essayer de se coucher et de se lever à des heures régulières. Une bonne hygiène alimentaire est également un bon ami du sommeil. Ainsi, il est préférable de ne pas manger trop tard car la digestion peut compliquer notre endormissement. Et le fait de se coucher sans avoir digéré la plus grosse partie de notre dîner peut provoquer des ballonnements, voire des reflux gastriques, qui perturbent le sommeil. L’idéal est de manger au moins 2-3 heures avant de dormir.

Sommeil et alimentation : ni trop ni trop peu

Pour passer une bonne nuit, il faut éviter les mets trop lourds. Un repas trop important ou trop gras retarde et prolonge le processus de digestion et peut être à l’origine de réveils nocturnes. Mais il n’est pas souhaitable non plus de sauter le dîner ou de dîner trop léger, car des fringales peuvent nous réveiller. Contrairement à l’adage « qui dort dîne », ne rien manger le soir peut générer des besoins d’encas nocturnes, et ces éveils perturbent la qualité du sommeil.

Pour bien dormir, évitez de consommer le soir des aliments et des boissons diurétiques (poireaux, tisanes aux queues de cerises, bières…). Et comme déjà évoqué, dans la soirée, mettez de côté les boissons alcoolisées et celles qui contiennent de la caféine.

Un bon réflexe : prendre un verre d’eau, ni trop grand (vous risqueriez d’être éveillé par une petite envie) ni trop petit (la soif pourrait perturber votre nuit).

 À lire aussi : Comment bien dormir et atteindre un sommeil profond ?


Les facilitateurs alimentaire du sommeil

Le verre de lait au coucher n’est pas qu’un remède de grand-mère. Le lait est riche en tryptophane, précurseur de la sérotonine, un acteur de l’endormissement. Il peut être pris chaud car la chaleur participe à la relaxation, mais ce n’est pas une obligation. La consommation de sucre entraîne une sécrétion d’insuline qui diminue la concentration des acides aminés autres que le tryptophane et facilite ainsi l’entrée de celui-ci dans le cerveau. Le lait peut donc être additionné d’une cuillerée à soupe de miel.

Les autres aliments qui contiennent du tryptophane sont les fromages, les viandes, les œufs, la morue, les cacahuètes, les amandes. Mais la plupart d’entre eux sont lourds à digérer le soir.

Certains aliments contiendraient aussi un peu de mélatonine, l’hormone impliquée dans le processus du sommeil : les noix et noisettes, la tomate, le raisin, la cerise, l’olive, le maïs, la pomme de terre, l’orge et le riz.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Des plantes calmantes
Certaines plantes ont des vertus bienfaisantes qui peuvent aider à (re)trouver des nuits reposantes. Sous forme de tisanes, elles peuvent être de bons alliés pour améliorer le sommeil. L’aubépine, la camomille, la fleur d’oranger, le houblon, la mélisse, la passiflore, le tilleul et la valériane sont connus pour leurs effets calmants et relaxants.

L’endormissement version compléments
Les compléments alimentaires qui favorisent le sommeil sont souvent ceux qui permettent aussi de lutter contre le surmenage. Chez les laboratoires Pileje, par exemple, Neurobiane est source de tryptophane et intervient sur le bon fonctionnement du système nerveux. Chez Arkopharma, Seroxyl contient de la valériane et du tryptophane, pour détendre. Ce même laboratoire propose également désormais dans la gamme Arko Essentiel des granules aux huiles essentielles destinées au sommeil et à la relaxation.

 

Pain perdu traditionnel

Découvrez cette recette facile, économique et indémodable !

 

À l’époque de la disette et de la famine, il était inconcevable de jeter de la nourriture surtout pour les populations les plus pauvres. C’est sans doute durant ces périodes que la recette de pain perdu est née ! Ce dessert réalisé à partir d’ingrédients peu coûteux : pain dur, œuf, lait et sucre, permet aussi d’éviter tout gaspillage en transformant le pain rassis en véritable gourmandise !

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes

 

Les ingrédients pour 4 convives :

  • Tranches de pain légèrement rassis : 6
  • Sucre (blanc ou cassonade) : 80 g
  • Œufs : 3
  • Lait : 30cl

La préparation

 1/ Coupez le pain en tranches assez épaisses.

2/ Dans un saladier, fouettez les œufs avec le lait et le sucre.

3/ Trempez vos tranches de pain dans la préparation.

4/ Mettez du beurre dans une poêle, et faîtes revenir les tranches de pain une à une jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.

5/ Dégustez !

 

L’aviron, le « nouveau » sport-santé !

Sur rivière, en mer voire en salle, il se pratique toute l’année. Et avec le programme Aviron Santé créé par la FFA, chacun(e) peut retrouver ou entretenir une bonne condition physique.

 

Hugo Maciejewski, conseiller technique national à la Fédération française d’aviron et docteur en physiologie de l’effort, l’affirme. « L’aviron est une discipline très complète. Il fait travailler les muscles du haut du corps comme ceux des membres inférieurs et supérieurs. Il renforce les dorsaux, ceux de la ceinture abdominale ou les spinaux lombaires. » Sa pratique serait encore plus bénéfique que celle de la natation. « Lorsque vous nagez, vous êtes plutôt sur du gainage statique. En aviron, vous êtes sur du dynamique. Et c’est dans des situations dynamiques que l’on décèle une éventuelle faiblesse au niveau du renforcement de la chaîne abdominale et des spinaux lombaires. » Des muscles essentiels pour prendre un enfant dans les bras ou monter les courses au 3e étage… « L’une des particularités de notre discipline est qu’elle développe simultanément l’endurance et la force. »

 

L’aviron : un sport « 2 en 1 »

« Lorsqu’on aborde la santé et le bien-être, on évoque dans la majorité des cas le cardiovasculaire. Certes, c’est un élément important. Mais il n’y a pas que cela ! » Avoir un bon cœur, c’est bien. Développer sa tonicité musculaire, c’est encore mieux. Avec l’aviron, nul besoin d’enchaîner les entraînements (pour le cardio, pour le haut du corps, pour les jambes, pour les abdos…). À chaque séance, vous mobilisez 80 % de votre masse musculaire. Votre débit cardiaque augmente en conséquence. Plus que lorsque vous courez ou faites du vélo. Une activité physique idéale pour celles et ceux qui souhaitent optimiser leur temps libre !

 À lire aussi : Je teste ma condition physique

 

Une activité physique parfaite pour le dos !

« On accuse parfois l’aviron de donner mal au dos. C’est une erreur ! Adrien Hardy, champion olympique en 2004, est venu à l’aviron à cause de problèmes de dos importants à l’adolescence. C’est même grâce à sa pratique que l’on va pouvoir corriger les maux de dos. À condition d’avoir la bonne technique. » Comme dans tout sport, le risque zéro n’existe pas. En aviron, c’est en se penchant vers l’avant et en essayant d’aller le plus loin possible que l’on se casse le dos. La bonne attitude ? « Un dos bien plat et gainé. Imaginez-le bouger tel un pendule entre 10 et 14 heures. L’action vient de la force des jambes et des bras. » Poitrine dégagée, épaules basses et relâchées, lorsque vous tirez sur les bras à la fin du coup d’aviron et que les mains se rapprochent du corps, vos omoplates se rapprochent. Tous les muscles du dos travaillent. Rien de tel pour se redresser et éviter que les épaules ne s’enroulent vers l’avant.

 À lire également : Les bienfaits de la marche pour garder la forme

 

L’aviron, accessible à tous

À savoir

À savoir

Retrouvez les clubs labellisés Aviron Santé sur www.avironfrance.fr
Tout le monde peut retrouver ou garder la forme en ramant. Mais l’aviron est bénéfique aussi aux personnes souffrant de cancers, de troubles cardiovasculaires, de diabète, d’obésité ou encore d’insuffisance veineuse. « Même en cas d’artériopathie, il a un double intérêt. Assis, vous luttez moins contre la gravité, ce qui facilite le retour veineux. Et quand vous appuyez sur les cale-pieds, l’action sur la voûte plantaire est la même que lors de la marche. » À raison de trois séances hebdomadaires sur des cycles de huit à dix semaines, les programmes d’entraînements adaptés permettent aussi de stabiliser le poids. « Étant majoritairement sur une filière énergétique aérobie de faible intensité, vous favorisez la consommation de lipides. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, disait Lavoisier. En l’occurrence, vous transformez votre masse grasse en muscles. »

À force de coups d’aviron, vous vous métamorphosez !

 

Réponses d'expert : Effort individuel, performance solidaire

Réponses d'expert : Effort individuel, performance solidaire

Hugo Maciejewski
Conseiller technique national à la FFA, docteur en physiologie de l’effort

  • Préférez un club pour vous initier afin de bénéficier des meilleurs conseils : ceux d’un professionnel.
  • Soyez à l’écoute de votre corps comme de vos sens. En aviron, la notion de glisse est exceptionnelle. Lorsque vous y goûtez, difficile d’oublier pareille sensation !
  • Persévérez. Acquérir une bonne technique demande au minimum un apprentissage de trois semaines à raison de deux séances par semaine.
  • Focalisez-vous sur la technique, non sur l’objectif. Une fois le geste et son rendement acquis, vous avalerez les kilomètres et engrangerez les performances.
  • Ayez une notion de cohésion de groupe. L’aviron est peut-être individuel dans l’effort et dans l’accomplissement technique, mais la performance relève de la solidarité.

 

Recettes d’automne : cap sur la légèreté et la vitalité !

À l’automne, les fruits et légumes de saison sont plus que jamais nos alliés pour rester en pleine forme.

 

Même si les journées commencent à rafraîchir, le besoin d’hydratation de notre corps ne diminue pas drastiquement pour autant. Il lui faut en moyenne 2,5 litres d’eau par jour, dont 1 litre apporté par les aliments. Les fruits et légumes riches en eau nous aident alors activement à combler cette exigence, et à garder la ligne car ils sont peu caloriques.

 

La poire, par exemple, contient 85 % d’eau et n’apporte que 53 kcal aux 100 g. Du côté des légumes, le navet comptabilise 93 % d’eau et le potiron 95 % ! Et ils ne fournissent respectivement que 21 et 14 kcal aux 100 g.

Dès maintenant, notre organisme se doit également de faire le plein de micronutriments pour prévenir ou affronter les premiers désagréments santé de l’automne. Les aliments à haute densité nutritionnelle, c’est-à-dire qui sont particulièrement concentrés en fibres, vitamines et minéraux, sont à privilégier.

C’est le cas des fruits et légumes. Parmi les fruits de saison, la poire est ainsi source de fibres. Et parmi les légumes du mois, le potiron en met plein la vue car il est riche en vitamine A, qui participe notamment à l’entretien de la peau et d’une bonne vision. Le navet quant à lui est source de vitamine C, symbole de la vitalité et qui aide entre autres à lutter contre la fatigue.

 

Votre marché d’octobre

Votre marché d’octobre

Les légumes : ail, avocat, betterave, blette, brocoli, carotte, céleris branche et rave, cèpe, champignon de Paris, chicorée, chou-fleur, concombre, cresson, échalote, endive, épinard, fenouil, mâche, navet, oignon, oseille, panais, persil, poireau, pomme de terre, potiron.

Les fruits : amande, ananas, anone, banane, carambole, châtaigne, coing, datte, figue, figue de Barbarie, kaki, noisette, noix, papaye, poire, pomme, raisin.

 

Découvrez nos recettes d’automne :

Densités énergétique et nutritionnelle

Densités énergétique et nutritionnelle

cecile-allaryCécile Allary
Diététicienne-nutritionniste à Angoulême

Les conseils nutritionnels sont souvent donnés en fonction de la densité énergétique et de la densité nutritionnelle des aliments.

Un aliment à forte densité énergétique apporte beaucoup d’énergie (c’est-à-dire beaucoup de calories) sous un faible volume. Et un aliment à forte densité nutritionnelle apporte beaucoup de micronutriments (fibres, vitamines, minéraux, polyphénols…) dès la consommation d’une faible quantité.

Selon les situations de vie et les objectifs de chaque individu, un diététicien-nutritionniste va conseiller de concilier différemment ces deux types de densité.

Lorsqu’une personne souhaite perdre du poids, elle a besoin d’aliments volumineux pour être rassasiée, et de vitamines et minéraux pour ne pas être fatiguée, le tout sans excès calorique. Elle est donc orientée vers les aliments à faible densité énergétique (peu de calories pour un gros volume) et vers ceux à forte densité nutritionnelle. Il s’agit principalement des fruits et légumes frais, des laitages et des féculents.

Pour une personne très sportive dont les besoins en énergie sont augmentés par rapport à la moyenne de la population, il est en revanche souhaitable de concilier forte densité énergétique et forte densité nutritionnelle. Les fruits secs et les fruits oléagineux ont notamment une grande place à jouer dans ce contexte.

 

À lire

À lire

Recettes santé au chou kaleRECETTES SANTÉ AU CHOU KALE
Sophie Dupuis-Gaulier et Dr Florence Solsona, éd. Larousse, coll. Saveurs & bien-être, 8,90 €. 

 

Bye bye les manches longues, on veut des bras zéro défaut

Comment maigrir des bras et les entretenir ensuite ? Des bras au top, ça se travaille toute l’année… et toute la vie. Alimentation, exercices de muscu, hydratation : on fait le tour de la question.

 

La peau des bras qui pendouille façon chauve-souris, le bras dodu qui vous rajoute 5 kilos sur les photos en débardeur, vous dites stop ? Ne bougez pas, on vous amène sur un plateau un arsenal de bonnes pratiques pour dire « non ! » aux bras ramollo.

 

Arrêter de jouer au yoyo avec son poids

L’effet « chauve-souris » ou « ailes de poulet », caractérisé par un relâchement de la peau sous les bras, est causé par la perte d’élasticité sous l’effet du vieillissement cutané et de la gravité, mais aussi de variations de poids à répétition. À force, la peau n’arrive plus à suivre et se résigne à pendouiller sans panache.

Avant de démarrer votre programme « jolis bras », votre premier objectif sera donc de stabiliser votre balance pour ne pas compromettre vos efforts. Dans l’assiette, on élimine un maximum de gras, et on privilégie les fruits et légumes, et tous les aliments qui aident l’organisme à brûler des calories plutôt que de les stocker.

 À lire aussi : Les aliments qui font maigrir

 

Chouchouter ses bras : massages et hydratation

On affine son grain de peau en pratiquant des gommages réguliers, avec une formule adaptée à votre type de peau. L’objectif n’est pas de décaper, mais d’exfolier en douceur. Une fois débarrassée de ses cellules mortes, la peau sera plus réceptive aux principes actifs de soins anti-cellulites. Choisissez-les sous forme d’huile, comme l’Huile minceur cellulite infiltrée de Nuxe ou l’Huile Body Slim biphasique de Liérac : vous décuplez ainsi les effets du soin en les associant à des gestes de massage palper/rouler.

Travaillez la souplesse de votre peau en lui apportant au quotidien des soins nourrissants et hydratants, comme la crème velours nutrition et fermeté de Darphin, à appliquer en massant sans modération.

 À lire également : Vaincre la cellulite par le massage amincissant

 

Décomposer ses exercices de musculation

Si les biceps sont régulièrement sollicités par les mouvements du quotidien (porter les sacs de course, aider le petit dernier à monter les escaliers, etc…), les triceps et les muscles des épaules sont moins utilisés dans nos vies sédentaires.

Adopter une routine de musculation qui dissocie le travail de chacun vous apportera un résultat harmonieux. Pour cela, investissez dans des haltères, pas trop lourds afin de ne pas vous blesser, mais assez pour que vos muscles « chauffent » à la fin d’une série de 15, et prévoyez au moins 3 séances d’exercices dans la semaine, sans oublier de vous échauffer avant d’attaquer.

Des biceps rebondis

Musclez vos biceps en privilégiant les mouvements de « curl ». Haltères en main, paumes tournées vers le ciel, bras collés au corps, remontez vos avant-bras vers les épaules puis baissez-les jusqu’aux cuisses, en effectuant 3 séries de 15.

Des triceps fermes

Asseyez-vous sur une chaise, dos bien droit et poitrine bombée, un haltère dans chaque main. Remontez votre bras plié jusqu’à amener votre coude à la hauteur de votre oreille, puis effectuez 3 fois 15 mouvements d’extension visant à tendre le bras au maximum vers le haut. Répétez de l’autre côté.

Des épaules bien dessinées

Debout, abdos contractés, bras ouverts à l’horizontal à la hauteur des épaules, effectuez des séries de petites rotations des bras dans un sens, puis dans l’autre (20 dans chaque sens). Ensuite, toujours debout, munissez-vous de vos haltères, fléchissez les genoux, contractez les abdominaux, et remontez les bras en alternance en les tendant à l’horizontal devant vous, sans dépasser la hauteur des épaules. Faires 3 séries de 10 de chaque côté, et passez à 15 une fois que vous êtes bien entraînée.

Bon entraînement, et rendez-vous bientôt en débardeur.

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Salade de poireaux aux tomates cerise et aux dés de jambon

Une bonne idée de salade pour déguster vos poireaux froids à tout moment.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 25 minutes

 

Les ingrédients pour 4 convives :

Poireaux : 4
Carottes : 3
Tomates cerise : 50 grammes
Echalote : 1
Dés de jambon : 200 grammes
Noisettes ou noix : 1 pincée
Sel et poivre du moulin

La préparation :

1/ Lavez et épluchez vos poireaux. Faites-les cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres (la pointe de votre couteau doit s’enfoncer comme dans du beurre). Égouttez bien et réservez.

2/ Émincez finement votre échalote.

3/ Écrasez vos noix / noisettes, et faites-les cuire quelques minutes sur la plaque four en mode grill.

4/ Épluchez vos carottes, puis, à l’aide de votre économe, coupez-les en longues lamelles façon « tagliatelles ». Coupez ensuite les lamelles en deux.

5/ Taillez vos poireaux dans le sens de la longueur, et coupez-les également en longues lamelles fines.

6/ Lavez soigneusement puis coupez vos tomates cerises en deux.

7/ Dans un saladier, mélangez les différents ingrédients de votre salade, ajoutez vos dés de jambon.

Servez avec une sauce au vinaigre de framboise !

Lasagnes aux poireaux et au saumon

Le saumon et le poireau se fondent dans un délicieux mélange pour des lasagnes originales.

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 35 minutes

 

Les ingrédients pour 6 convives :

Poireaux : 6
Filets de saumon : 2
Plaques de lasagne : 10
Béchamel : 1 brique
Concassé de tomates : 1 petite boîte
Parmesan
Beurre : 20 grammes
Sel et poivre du moulin : à votre guise

La préparation :

1/ Faites préchauffer votre four à 210°C (th. 7).

2/ Émincez les blancs de poireaux, et ne gardez que le blanc et vert tendre. Coupez-les en quatre dans le sens de la longueur, puis en fines lanières. Rincez-les bien, puis égouttez bien.

3/ Préparez votre chair à tomates en y ajoutant dans un saladier du sel et des herbes aromatiques.

4/ Dans une poêle chaude, faites-les revenir dans le beurre jusqu’à ce qu’ils roussissent.

5/ Dans votre plat à lasagnes, disposez successivement : une couche de plaques de lasagne, une couche de poireaux, une couche de tomates une couche de lasagnes, une couche de saumon en émiettant vos filets (passez-les 30 secondes au micro-ondes au préalable), une couche de béchamel, et recouvrez d’une plaque de lasagne.

6/ Versez le reste de la béchamel et de tomate, saupoudrez de parmesan, et enfournez 30 minutes.

Bonne dégustation !