Les indispensables à emmener à la maternité

Pour ne pas vous retrouver avec un sac rempli à la hâte par un futur papa traumatisé par vos premières contractions, pensez à préparer vos affaires pour l’accouchement… et après.

 

La chambre de votre bébé est prête à l’accueillir, ses bodys lavés et pliés dans sa commode, la pile de couche déjà prête à l’emploi… Et votre sac, il en est où ? Vous aussi besoin de plein de choses une fois arrivée à la maternité, et vous serez bien contente d’avoir glissé dans votre baluchon ces quelques indispensables.

 

1– De quoi passer le temps

On se figure souvent l’accouchement comme une course contre la montre pour arriver à la maternité avant que bébé pointe le bout de son nez. Cela arrive, mais soyons honnête, c’est rare, surtout pour un premier enfant. Une fois que votre col est suffisamment ouvert pour la pose de votre péridurale, va débuter une période d’attente plus ou moins longue : prévoyez de la lecture, des mots croisés, de la musique pour tuer le temps en attendant que votre enfant arrive pour de bon.

 

2 – De quoi vous rafraîchir

Une fois que le travail a commencé, vous ne pourrez plus ni boire ni manger. Munissez-vous d’un brumisateur qui vous rafraîchira les joues et le palais pendant ces longues heures. Vérifiez que le futur papa a dans ses poches de la monnaie pour s’approvisionner en cafés et en snack en attendant l’arrivée de sa descendance.

 

3 – Des affaires pour le bébé

Si les couches et les biberons sont fournis par la maternité pour ses premiers jours, c’est à vous d’apporter bodys et pyjamas. Choisissez-les de préférence en taille naissance : même s’il / elle ne les porte que trois semaines, il sera moins perdu dans les plis de tissu. Prévoyez deux tenues par jour, avec des vêtements qui s’ouvrent complètement et qui se pressionnent, sans avoir besoin de les passer au-dessus de la tête du bébé. Votre nouveau-né appréciera de ne pas être manipulé dans tous les sens pour lui enfiler son pyjama. N’oubliez pas un bonnet tout doux pour garder sa tête au chaud les premiers jours, et des petits moufles pour lui éviter de se griffer le visage.

 

4 – Des tenues confortables

Le lendemain de la naissance de votre petite merveille, vous serez contente d’être immortalisée sur les photos de famille dans des vêtements de ville plutôt qu’un pyjama informe. Offrez-vous des tenues dans une matière souple, élastique, pas trop moulante : vous serez plus à l’aise pour accueillir vos visiteurs et vous reposer pendant les siestes de votre bébé. Prévoyez aussi un gilet et des chaussons pour vos déplacements dans les couloirs.

 

5 – Un soutien-gorge d’allaitement

Si vous avez prévu d’allaiter, n’oubliez pas d’acheter avant la naissance un soutien-gorge adapté pour nourrir votre enfant sans avoir besoin de vous déshabiller à moitié. Prévoyez des hauts avec des boutons ou fermeture éclair sur le devant, nettement plus pratiques pour les tétées.

 

6 – Des serviettes de maternité

Qu’est-ce donc que cet objet non identifié ? Ni plus ni moins que des couches pour femmes fraîchement accouchées, destinées à absorber les pertes de sang importantes post accouchement. Non, les serviettes type « nuit » ne sont pas assez épaisses pour faire face à la situation, vous vous en rendrez vite compte si vous essayez. Vous trouverez en pharmacie des serviettes maternité, Ruby Maternité ou Unyque par exemple, plus épaisses que des protections classiques mais tout de même plus discrètes que celles fournies à la maternité.

 

7 – Une trousse de toilette

La maternité n’étant pas un hôtel : savon, shampooing, dentifrice et brosse à dents ne sont pas fournis. Préparez-vous une trousse avec tout votre nécessaire pour avoir tous vos produits fétiches à portée de main. Emmenez votre crème ou huile anti-vergetures : il est important de continuer à l’appliquer pendant encore au moins quatre semaines après l’accouchement.

 

8 – Un masque pour les yeux

Si vous avez des difficultés à vous endormir, glissez dans votre sac de quoi vous isoler de la liseuse de votre voisine de chambre ou de la lumière du jour. La fatigue est souvent intense après les émotions de l’accouchement, et votre masque vous permettra de faire des siestes en même temps que celles de votre bébé.

 

9 – Une trousse de maquillage

Vous n’en voyez pas l’utilité ? Pensez encore et toujours aux nombreuses photos prises par vos visiteurs, que vous retrouverez avec horreur dans quelques années en vous disant « mais quelle tête de déterrée j’avais ! ». Des photographes spécialisés proposent également dans la plupart des maternités une séance photo avec votre enfant avant la sortie : autant avoir une tête présentable si vous décidez de vous l’offrir !

 

10 – Un équipement de pro

Amenez avec vous votre coussin d’allaitement, il vous sera précieux. Pour vous caler pendant les premiers repas de votre bébé, mais aussi pour dormir en vous appuyant dessus. Vous pouvez aussi amener votre écharpe de portage et vous promener dans les couloirs avec votre enfant s’il a du mal à trouver le sommeil dans son nouvel environnement.

Cuisinez en famille

Initiez vos enfants aux plaisirs de la cuisine avec nos délicieuses recettes à 4 mains, qui mettront toute la famille d’accord.

 

Quel est le meilleur moyen de faire manger des légumes à vos enfants ? Les mettre en cuisine pour vous aider à les préparer, pardi ! Même s’ils rechignent habituellement à manger certains aliments, découvrir les mystères de leur préparation éveille leur curiosité et leur donne envie de goûter le fruit de leur travail.
Apéro, plat ou dessert, concoctez avec eux des menus rigolos qui mettront toute la famille d’accord.

 

Découvrir nos recettes à 4 mains :

·     Rouleaux de printemps très frais au concombre

·     Flan de courgettes au fromage frais

·     L’éternelle rose des sables au chocolat

Flan de courgettes au fromage frais

Difficulté : 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10
Temps de préparation : 25 minutes
Temps de cuisson : 25 minutes
Interventions des enfants : au moins 3

 

Les ingrédients pour 6 personnes :

Fromage frais : 200 grammes
Courgettes : 6
Ail : 1 gousse
Oignon jaune : ½
Œufs : 3
Huile d’olive : 1 cuillère à soupe
Sel et poivre du moulin : à votre guise… si les enfants aiment !

 

La préparation :

1/ Emincez très finement la gousse d’ail et votre ½ oignon, et mettez votre four à préchauffer à 180°C (thermostat 6).

2/ Demandez aux enfants de verser l’huile d’olive dans un plat à gratin, puis d’ajouter l’ail et l’oignon avant de frotter le tout avec une feuille de sopalin pour bien répartir sur tout le fond du plat.

3 / Mixez ensemble les œufs complets et le fromage frais. Si la préparation vous semble un peu épaisse, les enfants ajoutent une cuillère à soupe d’eau avant d’assaisonner.

4 / Les enfants lavent les courgettes, vous les coupez ensuite en fines rondelles. Ils s’occupent de les disposer au fond du plat en faisant attention d’avoir la même épaisseur partout.

5/ Versez votre pâte de fromage et d’œufs au-dessus des courgettes.

6/ Enfournez pendant 20 minutes. Passez en mode grill pour les 5 dernières minutes. C’est prêt ! Vous pouvez déguster ce gratin avec une viande blanche ou une sole grillée.

Rouleaux de printemps très frais au concombre

Difficulté : 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10
Temps de préparation : 15 minutes
Interventions des enfants : au moins 3

 

Les ingrédients pour 6 personnes :

Concombre : 1
Fromage frais à tartiner : 150 grammes
Jambon blanc : 6 tranches
Salade verte : 6 feuilles
Galettes de riz : 6
Sel et poivre du moulin : à votre goût

 

La préparation :

1/ Demandez aux enfants de lavez la salade et de l’essorer pendant que vous coupez le concombre dans sa longueur pour obtenir 4 morceaux de taille égale. Coupez également le jambon en fines lanières de 1 cm environ.

2/ Trempez les galettes de riz dans une casserole d’eau bouillante : demandez aux enfants de compter jusqu’à 10 puis ressortez les galettes ramollies. Egouttez-les bien.

3/ Disposez les galettes de riz à plat dans un plat : à vos apprentis cuisiniers de superposer sur chacune 1 lanière de jambon, puis de la salade, ensuite un morceau de concombre et enfin une couche de fromage frais.

4/ Aidez-les à enrouler la galette de riz autour de la garniture, serrez bien l’ensemble, puis tronçonnez-les en rondelles de 2/3 cm.

C’est prêt ! Servez bien frais, accompagné d’une sauce soja ou d’une sauce piquante selon votre goût.

L’éternelle rose des sables au chocolat

Difficulté : 1 – 2 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de repos : 30 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes
Interventions des enfants : au moins 3

 

 

Les ingrédients pour 10 gourmands (soyons fous, invitez les copains pour le goûter) :

Chocolat noir pâtissier : 400 grammes
Végétaline : 400 grammes
Sucre glace : 300 grammes
Corn flakes nature : 800 grammes

 

La préparation :

1/ Dans une casserole, faites fondre au bain-marie le chocolat et la végétaline. Oui, ensemble.

2/ Sortez la casserole du feu et versez le mélange dans un grand saladier.

3/ Proposez aux enfants d’ajouter le sucre glace, par petites quantités, en remuant bien pour éviter les grumeaux.

4/ Ils versent ensuite les corn flakes dans le mélange à base de chocolat, avant de mélanger sans s’énerver avec une cuillère en bois pour ne pas pulvériser les pétales de maïs en miettes.

5/ Quand il ne reste presque plus de chocolat liquide, confectionnez avec les enfants des boules de mélange chocolat / corn flakes et disposez-les sur une feuille d’aluminium. Réservez au frais au moins 1 heure.

C’est prêt, les copains peuvent arriver !

La vaccination en France : où en sommes-nous ?

La semaine de la vaccination du 24 au 30 avril permet de faire le point sur le vaccin : historique, fonctionnement et débat.

 

On se fait de moins en moins vacciner en France. Une tendance qui inquiète les autorités. Le ministère de la Santé rappelle que « se faire vacciner, c’est se protéger et protéger les autres ». Mais tout le monde n’est pas d’accord : il y a les pour et les contre. Avant de faire le point sur cette polémique de plus en plus vive, retour sur le vaccin : son histoire, son rôle.

 

Les vaccins : des héros hors pair

Le premier vaccin (contre la rage) remonte à 1885 et a été inventé par Louis Pasteur. Depuis, de nombreux autres vaccins ont vu le jour (tétanos, méningite, rougeole) et des maladies ont été éradiquées. A titre d’exemple, le vaccin contre la variole, a sauvé des millions de vies. La poliomyélite pourrait être la prochaine maladie à disparaître, car plus de 80 % des enfants dans le monde sont vaccinés contre le poliovirus : on est passé de 400 000 cas annuel en 1980 à 90 000 dans les années 90. Les recherches de vaccin restent très actives, notamment lors d’apparition de nouvelles maladies telles que le VIH ou Zika.

 

Le vaccin : comment ça marche ?

Le vaccin : comment ça marche ?

Lorsqu’il est confronté pour la première fois à un virus ou une bactérie – on parle « d’agent pathogène » –, l’organisme produit des anticorps spécifiques – des « cellules mémoire » – pour se défendre. Le principe du vaccin est justement cette injection d’un agent pathogène dans le corps pour que le système immunitaire qui aura créé des cellules mémoires puisse se défendre le moment venu.
Une personne peut effectuer un vaccin préventif pour prévenir le déclenchement d’une maladie infectieuse (comme la grippe). Il existe également des vaccins thérapeutiques qui permettent de lutter contre une maladie déjà développée.
Du côté des vaccins thérapeutiques, un beau projet est en cours concernant un « candidat-vaccin » (un vaccin en développement pour lequel les phases cliniques n’ont pas été terminées) qui a pour cible les cancers. Ces candidats-vaccins anti-cancers pourraient donc dans l’avenir être utilisés comme traitement curatif complémentaire à la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Faisant appel aux capacités de mémoire du système immunitaire, ils présenteraient l’avantage de prévenir les rechutes. Un projet porté par L’unité de Régulation immunitaire et vaccinologie (Institut Pasteur-Inserm U1041).

 

Les vaccins obligatoires et les vaccins recommandés

 Actuellement, les obligations vaccinales sont définies par le Code de la Santé Publique et sont élaborées par le ministère chargé de la Santé avec le Comité technique de vaccination (CTV) et le Haut conseil de la santé publique (HCSP).
L’obligation vaccinale en France concerne à ce jour uniquement le DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) et peut donner lieu à des sanctions en cas de non-respect de cette obligation. Le refus peut être sanctionné de 6 mois de prison et 3750 euros d’amende.
Ces dernières années, les « obligations » ont évoluées vers des « recommandations » pour certains vaccins. C’est le cas du BCG (contre la Tuberculose) qui était obligatoire depuis 1950. En 2007, ce vaccin a changé de statut pour n’être plus qu’une « recommandation » (et une « recommandation forte » pour les enfants les plus exposés, soit ceux de moins de trois ans et ceux présentant une malnutrition ou immunodéprimés). L’objectif était alors de responsabiliser les citoyens. Mais de cette « évolution », certains en ont déduit que la vaccination n’était pas nécessaire. Depuis, l’arbitrage entre le caractère obligatoire ou recommandé d’un vaccin alimente le débat.

 

Un débat agité 

Face aux voix qui s’élevaient de plus en plus fort contre l’obligation des vaccins, Marisol Touraine a lancé un débat public au début de l’année pour « Il ne faut pas avoir de doutes par rapport aux vaccins, ce qui n’exclut pas la transparence, la recherche, pour toujours améliorer la qualité de nos vaccins ». Un débat qui fait grand bruit, même si les anti-vaccins sont très minoritaires…
Les opposants aux vaccins avancent aujourd’hui avant tout leur crainte des complications. Aussi, certaines maladies sont considérées comme bénignes et l’immunité naturelle doit être privilégiée. Des associations préconisent alors le recours à l’homéopathie ou aux « médecines naturelles », même si ces dernières n’ont jamais démontré scientifiquement une quelconque efficacité.
Pour la majorité des scientifiques, les bienfaits des vaccins surplombent les risques. Les chiffres sont mis en avant : de grands fléaux ont pu être écartés et le taux de mortalité a baissé. Cela ne serait pas le résultat de ces injections préventives mais plutôt de l’amélioration des conditions d’hygiène et d’alimentation, rétorquent les opposants. C’est oublier qu’en 1992, par exemple, une flambée épidémique de poliomyélite s’est produite dans une communauté au Pays-Bas qui refusait les vaccinations. Des maladies que l’on pense maîtrisées peuvent réapparaître, notamment à une époque où les échanges internationaux, de plus en plus nombreux, favorisent la dissémination des agents infectieux.
Il est important de rappeler que lorsqu’on se vaccine, on participe à un geste collectif pour protéger l’entourage côtoyé : la vaccination doit être massive pour être efficace. Sans vaccins, on court le risque de voir réapparaître certaines maladies. C’est le cas de la rougeole qui, presque éradiquée en 2008, a fait sa réapparition sur le territoire en Français avec un pic remarquable en 2012.

 

Une semaine de sensibilisation menée par le ministère de la Santé et l’Inpes

Je me protège, je protège les autres, je me vaccine. - AffichLa semaine européenne de la vaccination est une initiative pilotée par le ministère de la Santé et l’Inpes(Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), et déployée dans chaque région par les Agences Régionales de Santé (Ars).
Des partenaires nationaux (Unicef, ECDC) participent également à cet évènement et des informations sont disponibles, notamment via une plateforme spécifique créée pour favoriser les échanges entre les acteurs de la Semaine de la vaccination. Elle permet de mettre à leur disposition des documents www.semaine-vaccination.fr et le programme de chaque région peut être consulté sur le site de l’ARS correspondante www.inpes.sante.fr/semaine-vaccination/actions-region.asp).

 

Le calendrier vaccinal 2016

Le calendrier vaccinal 2016

 

Mesdames, êtes-vous bisexuelles sans le savoir ?

Faites le point sur vos attirances réelles.

La question de la bisexualité, ou de l’attirance égale pour les deux sexes, taraude toute femme un jour ou l’autre.

1.Au cours de votre vie, avez-vous déjà eu une expérience homosexuelle ?
2.Vous est-il déjà arrivé de ressentir de manière consciente une attirance charnelle pour une autre femme ?
3.Côté fantasmes, êtes-vous parfois excitée par des scenarii impliquant une ou plusieurs autres femmes ?
4.Lorsque vous vous masturbez, quels types d’images vous aident à atteindre l’orgasme ?
5.A l’adolescence, avez-vous eu des contacts homosexuels avec d’autres femmes, mêmes furtifs ?
6.Comme Katy Perry, avez-vous déjà embrassé une autre fille et avez-vous aimé ?
7.Si vous avez déjà eu des expériences homosexuelles en marge d’une vie de couple hétérosexuelle, avez-vous ressenti autant de plaisir dans les deux cas ?
8.Pour vous, un orgasme est indissociable
9.Diriez-vous que vous êtes à l’aise avec le sujet de la bisexualité, même si vous ne vous sentez pas concernée ?
10.Si demain une femme vous proposait de partager une expérience homosexuelle avec elle, partiriez-vous en courant ?

La détox : faux régime ou vraie intox ?

S’il est un sujet dont tout le monde parle sans vraiment savoir de quoi il s’agit, c’est bien la détox !

 

 

Très prisée dans les années 90, elle revient en force… À cette époque, on en entendait surtout parler au mois de janvier, pour ceux et celles qui souhaitaient « se remettre » des excès des fêtes. Désormais, la cure détox s’affiche en janvier, mais également en mars à l’arrivée du printemps, en juin pour l’entrée dans l’été, en septembre après les vacances, etc.

 

Aliments détox : pour nettoyer son foie

On ne sait pas trop quelle est l’origine de cette tendance. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas été lancée par des diététiciens ou des médecins nutritionnistes, et qu’il n’existe pas de définition officielle ou encadrée. Du coup, chaque adepte de la détox met en avant des arguments différents.

Dans les années 90, le but visé n’était déjà pas très clair. Il s’agissait a priori de détoxifier l’organisme après une période d’excès en tous genres (repas copieux, consommation de boissons alcoolisées, petites nuits…). Ce qui s’appliquait surtout au début d’année, après la période des fêtes et de la galette des rois.

Aujourd’hui, la détox s’élargit encore et devient un fourre-tout. Certains y voient un moyen d’éliminer les toxines, après des excès ou même après une activité physique intense. Pour d’autres, il s’agit de purifier globalement l’organisme une à deux fois par an, pour le relaxer, le booster ou encore pour avoir une plus belle peau… Certains optent pour la détox pour drainer leur corps et l’aider à chasser la cellulite. D’autres la considèrent carrément comme un régime pour perdre du poids.

Menu détox pour éliminer les toxines

Tout comme les objectifs, les principes mis en avant sont variés et flous. Souvent, les cures détox recommandent d’éviter les graisses saturées, l’alcool, les sucres, la caféine, et l’alimentation industrielle en général. Elles misent donc surtout sur les fruits et les légumes frais. Parfois l’alimentation devient crudivore ou frugivore, et se restreint aux jus, smoothies, soupes fraîches… D’autres programmes détox sont en fait des « mono-diètes » : on consomme le même aliment (comme de l’ananas, du jus de citron ou encore de la soupe…) pendant plusieurs jours. On trouve aussi des cures de fruits et de légumes accompagnés de compléments alimentaires à base de plantes. Et les durées annoncées sont très variables aussi puisque, selon la méthode, on peut passer de un à trente jours…

 

Vers un tout-en-un ?

Vers un tout-en-un ?

Une formule détox plutôt en vogue consiste à cumuler plusieurs objectifs : stimuler l’élimination des toxiques par le foie, lutter contre le stress oxydatif, favoriser l’élimination rénale, renforcer l’équilibre de l’écosystème intestinal.

 

Les aliments détox pour purifier son corps

Certains aliments sont encensés comme de véritables stars. Cette réputation n’est pas toujours méritée.

 

Naturellement, notre organisme possède différents systèmes internes qui lui permettent de lutter contre les substances indésirables, d’éliminer les déchets et de se « détoxifier ». Par exemple, notre système immunitaire, notre flore intestinale, nos enzymes nous défendent, tandis que l’urine, les selles ou encore la sueur contribuent à éliminer. Selon les partisans de l’alimentation détox, celle-ci permettrait aux organes (peau, poumons, foie, reins…) d’évacuer avec plus de facilité les toxines stockées dans le corps : cela reste controversé.

Au menu détox : des aliments performants

Les crucifères (choux, navets, radis, cresson…) ont souvent une large place dans les cures détox. Et il est vrai qu’ils contiennent des substances soufrées qui peuvent stimuler le fonctionnement hépatique. L’artichaut est également souvent mis en avant ; il posséderait des vertus stimulantes au niveau hépato-biliaire. Les endives et les concombres ont une action diurétique, notamment car ce sont les légumes les plus riches en eau. Quant aux topinambours, salsifis cuits, ails, oignons, échalotes, asperges, bananes, pissenlits et poireaux, ils stimulent au niveau du côlon l’activité de certaines bactéries susceptibles d’améliorer le fonctionnement de l’écosystème intestinal. On les qualifie de prébiotiques.

Des aliments antioxydants

Le citron et son jus sont, par exemple, souvent présentés comme incontournables pour détoxifier l’organisme. C’est peut-être leur acidité qui donne cette impression… Ils sont encensés car ils auraient un effet bénéfique sur le fonctionnement hépatique et sont sources d’un antioxydant : la vitamine C. Mais cette vitamine n’est pas le seul antioxydant ; les polyphénols notamment sont très puissants. Et d’autres fruits ont un pouvoir antioxydant global plus élevé que celui du citron et des autres agrumes. Citons la grenade, la canneberge, la prune, la fraise, la mûre, la framboise, la baie de goji, le kiwi.

Les aliments pour éliminer davantage

Les programmes détox font surtout la part belle aux fruits et aux légumes. Et en consommant plus de ces végétaux que d’habitude, on augmente nos apports en eau. En plus, ils sont souvent recommandés sous forme liquide (soupes, jus, smoothies…), ce qui accroît leur effet diurétique. Et les jus ont même tendance à accélérer le transit intestinal, et à donner une impression supplémentaire de purification. La détox incitant également à boire beaucoup d’eau et d’infusions, nos apports en eau se retrouvent vraiment très accrus. Et comme nous buvons en moyenne moins (1,2 litre) que ce qui est conseillé (1,5 litre), quand nous majorons significativement nos apports, nous sentons la différence ! En fait, quand on fait une cure détox, on absorbe plus d’eau, et on urine plus.

 À lire aussi : 8 aliments spécial détox

 

Des risques de déficiences

Une personne souhaitant suivre une cure détox doit garder en tête que plus celle-ci dure et plus elle l’expose à des déficiences nutritionnelles, notamment en vitamines, en minéraux et en protéines. Certains programmes basés uniquement sur la consommation de quelques végétaux chaque jour sont si pauvres en

calories que même l’apport global de glucides (féculents et sucres) est insuffisant par rapport aux besoins. Notre corps va alors en quelque sorte digérer ses propres muscles, pour transformer leurs protéines en corps cétoniques, qui vont nourrir le cerveau à la place du carburant manquant (le glucose). Ce mécanisme de compensation met l’organisme en souffrance, ce qui peut être à l’origine de différents désagréments, comme des maux de tête, des nausées et une mauvaise haleine.

 

Comment perdre du poids en mode détox ?

Pour qu’une perte de poids soit durable, elle doit être progressive. Ce qui n’est pas le cas quand on se met en mode « détoxication ».

 

Certes, la perte de poids n’était pas l’objectif revendiqué des premières cures détox lancées. Mais comme elles sont en général draconiennes sur les calories, certaines personnes ont observé un amaigrissement et, suite au bouche à oreille, une réputation de « régime minceur » est née. À tort malheureusement…

Une alimentation naturellement moins calorique !

Les cures détox ont tendance à bannir certains aliments qui apportent des calories, comme les matières grasses, les boissons alcoolisées, les sucreries, etc. Et elles valorisent des aliments peu caloriques (fruits et légumes) et des boissons pas caloriques du tout (eaux, versions non sucrées des thés et tisanes). Pour la majorité des personnes, ce changement d’alimentation représente une telle baisse d’apport calorique qu’une perte de poids peut être observée au bout de quelques jours. Ce qui n’est pas recommandé par les professionnels de santé.

Un régime pas trop restrictif

Car plus une perte de poids est importante et rapide, plus le risque de reprendre rapidement plus de kilos que ceux perdus est élevé. C’est ce qui est observé depuis plusieurs décennies avec tous les régimes qui sont trop drastiques, et la détox n’y échappe pas. En plus, comme cette méthode est pauvre en protéines, la perte de poids risque malheureusement de faire fondre la masse musculaire. Et parce que cette alimentation restreint les sources de protéines (viandes, poissons, œufs, fromages…) et de glucides complexes (féculents), elle n’est pas rassasiante. Et même si les fruits et légumes apportent des fibres qui favorisent la satiété, ils n’en contiennent plus beaucoup lorsqu’ils sont consommés sous forme liquide. On a donc faim, ce qui est très frustrant dans une démarche de perte de poids, et donc prédictif d’un échec.

 À lire aussi : Mettez la chrono-nutrition au menu

 

Rétablir un équilibre alimentaire

S’il est risqué de ne se nourrir que de végétaux et de boissons non sucrées, ils ne sont pas mauvais pour autant, au contraire.

Nous avons tous intérêt à consommer plus de fruits et de légumes, sous toutes leurs formes, et en versions crue et cuite. L’idéal étant d’être curieux : chaque saison apporte de nouvelles saveurs dans les potagers, les jardins et sur les étals des maraîchers. De quoi s’offrir de belles découvertes, à la fois gustatives et nutritionnelles !

De même, nos apports hydriques étant insuffisants, absorber plus de boissons non sucrées, en petites quantités, régulièrement, et en variant les plaisirs, ne peut devenir qu’une bonne habitude !

Globalement, c’est en rééquilibrant une alimentation déséquilibrée qu’on aide notre corps à mieux fonctionner, et donc à mieux se défendre et mieux éliminer.

 À lire aussi : Connaissez-vous vraiment les règles d’un bon équilibre nutritionnel ?

 

Conseils de pharmacien : la détox, parlons-en

Conseils de pharmacien : la détox, parlons-en

Si vous avez envie de tester une cure détox, avec ou sans compléments alimentaires, parlez-en d’abord avec votre médecin ou votre pharmacien. Car cette tendance n’est pas à prendre à la légère et elle doit même être évitée par certains (femmes enceintes, personnes diabétiques, etc.). En fonction des objectifs qui sont les vôtres et de votre situation de vie, les professionnels de santé sont là pour vous guider. Et vous éviter justement les risques d’une cure non encadrée : fatigue, maux de tête, nausées et autres troubles digestifs…

 

1 million de victimes du paludisme par an dans le monde

Le 25 avril a lieu la journée mondiale dédiée au paludisme. Cette maladie concerne plus de 3 milliards de personnes dans le monde.

 

Une maladie transmise par des moustiques infectés

Le paludisme est considéré comme la maladie la plus répandue dans le monde. Elle est transmise à l’homme par une simple piqûre de moustique femelle infectée par des parasites, les plasmodiums. Ces moustiques sont ce qu’on appelle des « vecteurs du paludisme ».

L’OMS définit cette maladie comme une « affection fébrile aiguë » et ses manifestations sont variées. Les symptômes qui apparaissent généralement 10 à 15 jours après la piqûre– fièvre, vomissements, frissons –, sont communs à de nombreuses pathologies… Lorsque ces symptômes apparaissent ou qu’un milieu à risque a été fréquenté, il est indispensable d’aller consulter un médecin rapidement. S’il n’est pas traité, le paludisme peut évoluer vers une affection mortelle.

 

3,2 milliard de personnes exposées

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, en 2015, près de la moitié de la population mondiale était exposée au risque de contracter le paludisme. Un risque présent dans une centaine de pays dans le monde mais surtout dans les zones tropicales plus propices à la survie des moustiques vecteurs du paludisme.

La plupart des malades sont en Afrique subsaharienne. L’Asie, l’Amérique latine et, dans une moindre mesure, le Moyen-Orient sont également des zones affectées. En 2015, 97 pays et territoires étaient confrontés à une transmission continue du paludisme.

Certaines personnes courent un risque plus élevé que d’autres, comme les femmes enceintes, les enfants les personnes atteintes du VIH mais aussi les populations itinérantes et voyageurs.

 

Des chiffres et des recherches encourageants

On a constaté entre 2000 et 2015 que le nombre de cas des personnes exposées au paludisme a diminué de 37%.

Cette journée mondiale est l’occasion d’informer afin de continuer à faire chuter ces chiffres. Les recherches scientifiques se poursuivent mais à ce jour, aucun vaccin n’est encore disponible. L’objectif premier est donc de garantir un accès égal à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme. La prévention consiste surtout à la prise d’un traitement préventif : les médicaments anti paludiques tels que la chloroquinine ou la quinine. Ces derniers doivent être prescrit par un médecin et tenir compte de la zone dans laquelle se trouve la personne exposée, ainsi que des caractéristiques de la personne (âge, sexe..). Le traitement médicamenteux doit être impérativement pris pendant 4 semaines au retour d’un voyage dans une destination où le risque d’infection est conséquent. La prévention consiste également à se protéger des moustiques grâce à des répulsifs (moustiquaire, insecticides, etc.).

Une DMLA peut-elle être la conséquence d’une cataracte ?

Martine, 61 ans : « La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est-elle une conséquence de la cataracte ? Comment la détecter ? Existe-t-il des traitements efficaces ? »

 

La cataracte et la DMLA sont deux affections différentes liées au vieillissement oculaire. La cataracte est due à l’opacification partielle ou totale du cristallin, d’où baisse progressive de la vision, réduction de la sensibilité aux contrastes et autres symptômes comme la sensation de voile oculaire. La DMLA se définit comme un ensemble de lésions dégénératives de la partie centrale de la rétine, la macula, responsable de la vision précise et de la transmission de 90 % des informations visuelles au cerveau via le nerf optique. Les causes de la DMLA sont nombreuses et non encore complètement connues. La première d’entre elles est l’âge (à partir de 50 ans et surtout chez les femmes). Ou encore le tabac (risque x6) et une prédisposition génétique (risque x4). Sans doute aussi l’obésité.

Dépistage précoce : repérer les symptômes

À savoir

À savoir

La Société française d’ophtalmolgie (SFO) joue un rôle d’acteur de santé publique à travers ses campagnes d’information et de dépistage : www.sfo.asso.fr 
Les premiers symptômes qui doivent alerter sont une baisse d’acuité visuelle, une vision déformée (lignes droites ondulées, lettres irrégulières), et l’apparition d’une tache (scotome) au centre du champ visuel. Seule la vision centrale est affectée, la vision périphérique reste intacte. En cas de signes évocateurs de DMLA, consultez votre ophtalmologiste qui réalisera des examens complémentaires afin d’établir le diagnostic : angiographies spécifiques ou Tomographie Cohérente Optique (OCT).

Traitements de la DMLA

Il existe plusieurs traitements curatifs dans la DMLA exsudative (forme humide) : photocoagulation au laser, photothérapie dynamique (PDT), et traitements anti-angiogéniques plus récents. Les progrès de la microchirurgie maculaire permettent de traiter un très grand nombre de cas. À ce jour, on ne dispose d’aucun traitement dans la forme sèche à évolution lente. Il est maintenant démontré qu’une thérapeutique préventive peut réduire l’évolution des DMLA notamment chez les sujets à risque.

Au-delà de l’arrêt du tabac, on attribue un rôle préventif à une alimentation riche en oméga 3, en antioxydants (vitamines C et E, sélénium, zinc, cuivre, béta carotène et polyphénols) et en pigments caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine). De nombreux compléments alimentaires sont disponibles pour aider à respecter cet équilibre.