Mycose du pied

Favorisés par la macération, la chaleur et l’humidité, les « pieds d’athlète » sont fréquents et très contagieux. Les hommes sont trois fois plus touchés que les femmes.

 

Les champignons responsables de ces mycoses sont des dermatophytes (Trichophyton rubrum, Trichophyton interdigitale) qui prospèrent à la chaleur et à l’humidité (gymnase, piscine, sauna, plage…). Ils se transmettent par contact humain direct ou indirect (serviettes, tapis de bain…). Plus ou moins gênantes, souvent récidivantes, les mycoses des pieds peuvent, faute de traitement, s’étendre.

 

Les symptômes à débusquer du pied d’athlète

En général, le « pied d’athlète » (intertrigo interdigitoplantaire) est une mycose bénigne se manifestant par des odeurs désagréables des pieds et des démangeaisons. Elle se caractérise par l’apparition de lésions infectant initialement les troisième et quatrième espaces interdigitaux et débute par un discret érythème.

Rougeur et desquamation

Puis, la lésion se modifie rapidement, se fissure, desquame et la peau revêt une couleur blanc nacré entre les doigts de pieds. Deux signes caractéristiques doivent attirer l’attention : une rougeur et une peau qui pèle.

 La mycose de l’ongle guette

Cette affection, si elle n’est pas trouvée, peut s’infecter, s’étendre et gagner la voûte plantaire ou le dos du pied. Elle peut aussi atteindre les ongles ; c’est ce que l’on nomme onychomycose. L’évolution se fait du bord libre vers la matrice, l’ongle est envahi peu à peu. Il devient épais, jaunâtre, friable et se décolle.

Les deux atteintes, pied et ongle, cohabitent chez près de la moitié des sujets infestés.

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Se traiter et ne pas contaminer

Il est très important de se traiter pour empêcher l’aggravation ou l’extension, mais aussi pour éviter de contaminer son entourage.

  • Le traitement local fait appel à différents topiques antifongiques. Respecter la durée du traitement car, même si les signes ne sont plus visibles, les champignons peuvent encore exister. Il faut au moins trois à quatre semaines pour soigner le pied d’athlète. En interrompant prématurément le traitement, la mycose peut réapparaître.

Bien se laver les mains après les soins et traiter chaussures et chaussettes par un antimycosique en spray-poudre pour prévenir les récidives.

Pour les ongles, utiliser des solutions filmogènes, s’appliquant comme un vernis. Les traitements sont très longs (au moins six mois). Un ongle de pied met environ 12 mois pour repousser.

  • Un traitement associé par voie orale peut être nécessaire en cas de lésions multiples ou associées sur différents sites.
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Une hygiène adaptée et les bons accessoires

  • Se laver régulièrement les pieds mais éviter les bains de pieds trop chauds ou prolongés. En ramollissant la peau, ils favorisent la pénétration des champignons.
  • Bien sécher les espaces entre les orteils après la toilette ou une baignade.
  • Utiliser des serviettes personnelles.
  • Régulariser la transpiration.
  • Porter des chaussettes en coton
  • Changer de chaussures et de chaussettes chaque jour.
  • Éviter le port prolongé de chaussures de sport et le contact avec des sols humides.
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À savoir

À savoir

N’utilisez pas de traitement local sans avis médical en cas de :

  • lésions anciennes ou très étendues,
  • plaies suintantes,
  • douleur locale,
  • atteintes des ongles et de la plante du pied,
  • diabète, troubles circulatoires, maladie neurologique.

De même, toute mycose chez un enfant de moins de 12 ans impose une consultation.

La DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une affection chronique et évolutive qui touche la zone centrale de la rétine, la macula.

 

Cette maladie entraîne une perte progressive de la vision centrale et laisse habituellement intacte la vision périphérique. Elle débute en général après l’âge de 50 ans. Le tabagisme est un facteur de risque reconnu.

 

DMLA sèche ou DMLA humide

  • La forme sèche ou atrophique est la plus fréquente (80 % des cas). Elle correspond à la disparition progressive des cellules de l’épithélium de la rétine. Ce processus est lent : il s’écoule en général de cinq à dix ans avant la perte de la vision centrale. À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pour cette forme de DMLA.
  • La forme exsudative ou humide se caractérise par la formation de néovaisseaux (nouveaux vaisseaux anormaux) sous la rétine. Ces derniers peuvent laisser échapper du sang ou du liquide, ce qui entraîne un soulèvement de la rétine. Cette forme évolue rapidement si elle n’est pas prise en charge.
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Les symptômes ténus de la DMLA

Les premiers signes de la DMLA sont discrets :

– diminution de la sensibilité aux contrastes,

– diminution de l’acuité visuelle,

déformation des lignes droites,

– apparition d’une tache sombre centrale.

La maladie débute en règle générale à un œil. L’atteinte du deuxième œil est très variable d’une personne à une autre.

Bien que très invalidante, la DMLA ne rend jamais totalement aveugle puisque la vision périphérique est préservée.

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DMLA : Traiter la forme humide, ralentir la sèche

  • La forme humide de DMLA est traitée à l’aide d’inhibiteurs du VEGF. Le VEGF (de l’anglais vascular endothelial growth factor) est un facteur de croissance qui permet la formation de néovaisseaux. Son blocage par des injections répétées (en moyenne sept par an) d’anti-VEGF, directement dans l’œil par voie intravitréenne, freine la progression de la DMLA. Néanmoins, après plusieurs années de traitement par anti-VEGF, la DMLA peut évoluer vers une forme sèche pour laquelle il n’existe pas de traitement spécifique.

En cas de contre-indications aux anti-VEGF, on peut utiliser la photothérapie dynamique. L’ophtalmologiste réalise une injection intraveineuse d’un colorant qui se fixe essentiellement dans les vaisseaux anormaux de la rétine. L’œil est ensuite soumis à une lumière qui, en réagissant avec le colorant, obstrue les néovaisseaux.
L’autre recours est la photocoagulation au laser thermique.

  • Dans la forme sèche, une supplémentation en antioxydants (vitamines C, E), en certains minéraux (zinc, sélénium) ainsi qu’en lutéine et zéaxanthine peut ralentir (faiblement) la progression de la DMLA.
À savoir

À savoir

  • Dans les formes sèches, les aides optiques et la rééducation visuelle (ou orthoptique) sont une aide précieuse.
  • L’amélioration de la vision centrale peut être obtenue par l’usage de systèmes optiques grossissants (loupes…)
  • La rééducation permet de mieux utiliser la vision périphérique généralement intacte.

 

Peut-on prévenir la DMLA ?

La prévention de la DMLA consiste surtout à éviter les facteurs aggravants.

  • Portez des lunettes de soleil. Les rayons ultraviolets pourraient favoriser l’apparition de la DMLA, en particulier chez les personnes aux yeux clairs.
  • Arrêtez de fumer. Les fumeurs ont trois fois plus de risque d’être atteints de DMLA.
  • Surveillez votre taux sanguin de cholestérol et votre pression artérielle. Les complications des maladies cardiovasculaires semblent augmenter le risque de DMLA.
  • Mangez des aliments riches en substances antioxydantes.

 

Le reflux gastro-oesophagien de l’adulte

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) est une affection très fréquente et chronique : plus de 40% de la population a au moins un épisode mensuel.

 

Les épisodes sont plus ou moins douloureux et ils altèrent grandement la qualité de vie des malades.

 

Les causes de ces remontées gastriques

Le RGO est un trouble fonctionnel lié à la « remontée » du liquide gastrique acide dans l’œsophage.

  • Il est généralement la conséquence d’une défaillance du sphincter inférieur de l’œsophage qui constitue la barrière anti-reflux.
  • Il peut également être lié à une hernie hiatale, c’est-à-dire une position anormale de l’estomac.
  • Un autre facteur est l’hyperpression abdominale retrouvée dans l’obésité et au cours de la grossesse. 
Les signes d’alerte

Les signes d’alerte

  • Plus de 55 ans et des symptômes qui apparaissent pour la première fois ou qui se sont modifiés récemment
  • Douleur permanente ou constrictive au niveau de l’estomac
  • Difficulté à avaler
  • Vomissements ou selles contenant du sang
  • Amaigrissement récent, rapide et fatigue sans raison particulière

 

Les symptômes des RGO

  • Ils se manifestent principalement après les repas, surtout si ces derniers sont abondants, riches en graisses
  • Le principal symptôme est une sensation de brûlure derrière le sternum qui remonte le long de l’œsophage jusque dans la gorge. La douleur peut s’accompagner de régurgitations au goût acide.
  • D’autres symptômes sont parfois observés : nausées, douleurs épigastriques (dans le haut du ventre), hoquet, éructations, toux chronique quinteuse après les repas ou en position allongée.
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Le traitement du reflux gastro-oesophagien

  • Les antiacides
    Les antiacides (sels de magnésium, de sodium, de calcium, d’aluminium) neutralisent rapidement l’acidité dans l’estomac. Ils se prennent au moment où les brûlures se manifestent.
  • Les alginates
    Ils forment un gel visqueux qui protège les parois de l’œsophage au moment des reflux. La prise s’effectue après les repas. Antiacides et alginates peuvent être associés. Leur prise doit se faire à distance d’autres médicaments dont ils peuvent diminuer l’absorption intestinale.
  • Les anti-H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)
    Ils diminuent les sécrétions gastriques acides. L’utilisation des anti-H2 a beaucoup diminué au profit de celle des IPP beaucoup plus efficaces. Les IPP ont un effet prolongé mais retardé : deux ou trois jours de traitement sont nécessaires pour soulager les douleurs (d’où l’intérêt des antiacides en association). On trouve en pharmacie des médicaments contenant des IPP (oméprazole ou pantoprazole) vendus sans ordonnance. Ils sont destinés à soulager les brûlures d’estomac sans gravité et sans avis médical, le traitement doit être de courte durée (moins de quatre semaines).
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Mesures hygiéno-diététiques pour éviter les RGO

Mesures hygiéno-diététiques pour éviter les RGO

  • Eviter de se pencher en avant ou de s’allonger tout de suite après les repas.
  • Surélever de 10 à 15 cm la tête du lit.
  • Manger plus souvent, 5 à 6 fois par jour, mais plus légèrement à chaque fois.
  • Diminuer le tabac et l’alcool.
  • Porter des vêtements larges qui ne compriment pas le ventre, sans ceinture.
  • Connaître les aliments qui déclenchent les brûlures et les éviter : graisses, café, chocolat, épices, menthe, boissons gazeuses, fruits acides…

 

« La douleur du zona a duré des mois »

Jean, 75 ans, n’aurait jamais imaginé autant souffrir pour des douleurs dues à un zona. Il a dû interrompre sa vie sociale pendant plusieurs mois.

 

C’était un samedi soir, il y a deux ans maintenant. Je me le rappelle très bien. J’ai ressenti, sur le côté droit du thorax, une douleur très désagréable. Elle a persisté tout le dimanche, m’empêchant de sortir. Puis, rapidement, une éruption cutanée est apparue au niveau des côtes et s’est étendue vers le dos. Des rougeurs se sont couvertes de vésicules, comme des gouttelettes d’eau dans la peau. Le lundi, peut-être un peu tardivement…, j’ai bien sûr consulté un médecin. Celui-ci a diagnostiqué un zona et m’a prescrit un antiviral par voie orale, un antalgique fort ainsi qu’un antiseptique pour nettoyer la zone infectée.

Cette nuit-là, la douleur était à la limite du supportable. Je ne savais plus comment me tenir pour dormir. Je ressentais comme des percements au niveau de la zone d’éruption. Mais le plus insupportable, c’était la sensation de brûlure. Je ne supportais pas le contact avec les draps, ni avec les vêtements. J’avais envie de me gratter. Au bout de quelques jours, les vésicules se sont transformées en croûtes.

Trois semaines après, la peau était guérie : je n’avais plus de boutons, ni de cicatrices. Mais les brûlures, les élancements et les fourmillements étaient toujours présents, au même endroit. Je ne savais plus que faire pour avoir moins mal. Je n’arrivais toujours pas à dormir. J’étais fatigué, et je restais enfermé chez moi, déprimé. Comme la douleur ne passait pas avec les antalgiques classiques, le médecin m’a prescrit un antiépileptique. Et les douleurs se sont progressivement calmées, puis ont, enfin, disparu.

Je crains toujours de récidiver car je sais que, même si cela est rare, on peut avoir plusieurs zonas dans sa vie. Et j’en garde un très mauvais souvenir.

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Réponses d'expert : Prendre rapidement un traitement antiviral pour éviter les douleurs du Zona

Réponses d'expert : Prendre rapidement un traitement antiviral pour éviter les douleurs du Zona

HENRY PAWINDr Henry Pawin
Dermatologue, Paris

Le zona est une infection virale qui peut atteindre toute personne ayant eu la varicelle. C’est la conséquence d’une réactivation du virus de la varicelle-zona (VZV). Après la varicelle, le virus reste latent dans les ganglions sensitifs des nerfs et il peut se « réveiller » plusieurs années plus tard pour donner le zona. Dans la plupart des cas, le zona n’est pas grave. Il l’est en revanche s’il survient chez une personne immunodéprimée (risque de zona généralisé…), ou sous sa forme ophtalmique, qui constitue une urgence.

Dans sa forme classique, le zona est caractérisé par une éruption vésiculeuse cutanée en bande unilatérale douloureuse. Le patient tarde souvent à consulter. Or, le traitement antiviral doit être pris dans les 72 heures après l’apparition des premiers symptômes pour être efficace. Les lésions peuvent durer jusqu’à trois ou quatre semaines. Comme une surinfection est toujours possible, il faut tamponner les vésicules avec un antiseptique. Des douleurs post-zostériennes, neurologiques (à type de décharge électrique), peuvent persister pendant des mois, plutôt chez les sujets âgés. Leur traitement nécessite parfois de consulter un centre antidouleur.

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Modes de contraception : quel sera le vôtre ?

Une bonne contraception doit être efficace bien sûr, mais aussi adaptée à son profil médical, son âge, sa situation affective et son mode de vie. Sinon gare aux pépins !

 

Alors qu’en France la contraception figure parmi les plus développées au monde, le taux d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) y est l’un des plus élevés de l’Union européenne. Un paradoxe qui persiste alors que l’éventail des moyens contraceptifs s’est élargi et affiné.

Trop d’IVG

Le nombre annuel d’IVG, qui avait légèrement baissé ces dernières années, a augmenté à nouveau en 2013 (217 000 IVG) et les chiffres seront probablement du même ordre pour 2014. Plusieurs explications à cette hausse, mais surtout la polémique qui a suivi la plainte déposée par une jeune femme ayant fait un accident vasculaire cérébral attribué à une pilule de 3e génération, suivi du déremboursement, en mars 2013, des pilules de 3e et 4e génération. Faute d’informations claires et cohérentes des autorités de santé, de nombreuses femmes, désorientées et méfiantes, ont arrêté brutalement la pilule sans avoir mis en place un autre mode de contraception efficace ou bien ont adopté des méthodes plus « naturelles »… mais aléatoires.

Des femmes mal informées

Au-delà de cette polémique, c’est un constat récurrent pointé par les enquêtes : les femmes se plaignent d’être mal informées sur les différents modes contraceptifs possibles. Résultat, leur contraception est souvent inadaptée à leur situation personnelle ou médicale. Le sondage réalisé en mars 2015 par Harris Interactive auprès d’un échantillon représentatif d’un millier de femmes, âgées de 15 à 50 ans, montre aussi qu’elles connaissent très peu le mécanisme d’action et les délais d’utilisation de la contraception d’urgence, aujourd’hui accessible sans ordonnance. Or, ces pilules dites du « lendemain » ou du « surlendemain » constituent une solution de rattrapage efficace en cas « d’accident » (voir page ??). Les causes de cette méconnaissance des femmes : des campagnes d’information insuffisantes, des gynécologues de ville de moins en moins nombreux et des médecins généralistes débordés.

 

À chacun son moyen de contraception

Il n’y a pas que le préservatif et la pilule… N’hésitez pas à vous informer auprès des médecins et pharmaciens sur les différents modes de contraception.

 

Vie affective stable ou rapports épisodiques, âge, voyages fréquents, peur d’oublier, facilité d’utilisation, souci de discrétion, état de santé et antécédents familiaux, coût… Toutes sortes de paramètres entrent en jeu dans le choix d’une contraception. Idéalement, ce choix doit résulter d’un échange entre le médecin et vous, et pouvoir changer quand il ne vous correspond pas ou plus. Les « accidents » sont souvent dus à des difficultés pour gérer une contraception inadaptée au mode de vie ou à la situation personnelle, affective ou médicale. Les périodes de transition (post-partum, après 40 ans…) sont aussi à hauts risques en matière de pépins.

Place aux pilules de 2e génération

Malgré la mise en cause des pilules combinées (œstrogène + progestatif) de 3e et 4e génération, la pilule reste très utilisée en France parce qu’elle protège efficacement (à condition de ne pas l’oublier) et qu’elle convient aux jeunes femmes ne présentant aucun risque particulier. Celles-ci se sont cependant souvent reportées sur les pilules combinées de 2e génération qui augmentent moins le risque de phlébites ou d’accidents vasculaires et qui sont remboursées.

 À lire aussi : Des générations de pilules

 

Pilules et implant contraceptif + cigarettes = dangers

Mais trop de fumeuses ignorent encore que l’association tabac-pilule œstroprogestative, même de 2e génération, est à la longue dangereuse pour les artères, ou sous-estiment le risque de phlébite, d’embolie pulmonaire ou d’accident vasculaire cérébral, pourtant multiplié par 10 après l’âge de 35 ans. La pilule microprogestative (sans œstrogène) est une solution pour elles. Ou pour toutes celles ayant des antécédents familiaux ou personnels de thrombose, une anomalie de la coagulation sanguine, des taux très élevés de lipides dans le sang (cholestérol et triglycérides) ou une hypertension artérielle.

Il en est de même de l’implant, un bâtonnet cylindrique en plastique muni d’un réservoir ne contenant, lui aussi, qu’un progestatif, inséré par le médecin sous la peau du bras. Il a également l’avantage d’être invisible et efficace pendant 3 ans sans avoir à s’en préoccuper. Mais certaines femmes ont des saignements fréquents et abondants qui obligent à le retirer.

Le retour du stérilet

Autre solution qui connaît un regain de faveur : le DIU (dispositif intra-utérin), appelé couramment stérilet, au moins aussi efficace que la pilule et bien plus tranquillisant. Longtemps « réservé », en France, aux femmes ayant déjà eu des enfants, il convient aussi aux jeunes femmes nullipares (qui n’ont pas encore d’enfants). Et sa pose, pratiquée par un gynécologue, une sage-femme expérimentée et certains médecins généralistes, n’est pas douloureuse. Selon les modèles, ils agissent de 4 à 10 ans. Les DIU en cuivre sont aussi efficaces que ceux munis d’un petit réservoir de progestatif, mais ces derniers ont un intérêt en cas de règles abondantes et douloureuses car ils diminuent leur volume.

 À lire aussi : Que savez-vous du stérilet ? #Quiz

 

Témoignage : DIU descendu

Témoignage : DIU descendu

J’avais depuis 5 ans un stérilet qui me convenait bien, mais un jour mon mari, au cours d’un rapport, a senti les petits fils. Très désagréable… En fait, le DIU était un peu descendu, ce qui arrive rarement. La gynécologue en a profité pour le remplacer et m’a dit qu’en coupant les fils à 2 cm je ne devrais plus avoir de problème. C’est le cas.

Lucie (Paris)

 

Pour qui, le patch ?

Plus récents, le patch contraceptif et l’anneau vaginal s’adressent aux femmes à la vie sexuelle stable qui en ont assez de la contrainte quotidienne de la pilule mais refusent d’avoir un « corps étranger ».

Le patch, qui diffuse des œstroprogestatifs à travers la peau, se colle une fois par semaine pendant 3 semaines, suivies d’une semaine « sans ». On peut choisir le site d’application : abdomen, bras, fesses ou torse (seins exceptés).

Tout aussi efficace que la pilule pour des doses d’œstroprogestatifs faibles, l’anneau vaginal a l’avantage de passer inaperçu et d’être encore moins contraignant. Une fois inséré dans le vagin (c’est aussi simple qu’un tampon), il reste en place 3 semaines. Il faut ensuite le retirer puis en placer un autre après une semaine d’arrêt, et ainsi de suite.

Spermicides, diaphragme, les possibilités locales

Peu glamour et nettement moins sûrs, les modes de contraception purement locale peuvent néanmoins rendre service quand le risque de grossesse est très faible (allaitement, rapports peu fréquents, périménopause). Idéalement associés aux spermicides (ovules, tampons, crème), le diaphragme (membrane ronde en latex), la cape cervicale et le préservatif féminin à usage unique (gaine cylindrique prélubrifiée à deux anneaux) nécessitent un peu de pratique. En outre, ils paraissent peu adaptés aux rapports impromptus.

Le préservatif masculin, une référence

Reste le préservatif masculin, très pratique au début de la vie sexuelle ou d’une relation, qui protège en même temps contre les infections sexuellement transmissibles. Seul bémol : il doit être correctement utilisé et manipulé avec délicatesse. Une petite déchirure peut être fatale ! Mais fins et rainurés, texturés, colorés, parfumés, à languette déroulante pour les nouveaux utilisateurs…, les préservatifs masculins sont aujourd’hui beaucoup plus agréables et le choix est vaste. Prenez vos précautions avant de partir à l’étranger…

 À lire aussi : Quels sont les avantages du préservatif ?

 

Et la stérilisation ?

Et la stérilisation ?

Pour les hommes, c’est la vasectomie. Pour les femmes (autour de 40 ans), c’est la méthode Essure®, remboursée par l’Assurance maladie, aujourd’hui préférée à la ligature des trompes. Le gynécologue formé à cette technique introduit par les voies naturelles des implants flexibles dans les trompes de Fallope. Avantages : rapidité d’intervention (10 minutes) et de récupération, pas d’anesthésie générale, pas d’incision et pas d’hormone.

 

Quand la pilule est moins efficace

Quand la pilule est moins efficace

  • Les médicaments contenant des inducteurs enzymatiques abaissent la concentration sanguine de la pilule et diminuent donc son effet contraceptif : certains antiépileptiques, antifongiques (pour traiter les mycoses) et antituberculeux.
  • Les produits de phytothérapie à base de millepertuis par voie orale diminuent aussi son efficacité.
  • Diarrhées et vomissements également, car les principes actifs ne sont pas absorbés correctement.

 

Santé connectée

Santé connectée

– Applications pour ne plus oublier de prendre sa pilule. Rappels, conseils en cas d’oubli, infos pratiques, géolocalisation des pharmaciens, gynécologues et centres de PMI avec leurs coordonnées.

  • Optipill. Gratuit sur Androïd et Appstore.
  • Dr Pilule. Télécharger sur Appstore.
  • Achat sur iTunes.

– Application Facebook du laboratoire Bayer Healthcare dédié à la contraception intra-utérine : « Un amour de stérilet ».

 

La contraception d’urgence

Depuis quelques mois, les médicaments de contraception d’urgence sont tous disponibles en pharmacie sans prescription médicale. 

 

Oubli de pilule, préservatif déchiré, absence de contraception…, c’est la panique. Autrefois, il fallait attendre, dans l’angoisse, le retour des règles et, si besoin, à partir de 1974, recourir à une IVG. Qu’elle soit chirurgicale ou, depuis quelques années, médicamenteuse (2 médicaments à prendre à 2 jours de distance), une IVG est toujours une épreuve à laquelle les femmes peuvent aujourd’hui échapper grâce à la contraception d’urgence… À condition de ne pas attendre trop longtemps pour réagir après le rapport sexuel non ou mal protégé. La contraception d’urgence est en effet d’autant plus efficace qu’elle est utilisée tôt. Cela dit, les femmes pensent souvent qu’il faut y avoir recours dans les 24 heures qui suivent le rapport. Une croyance erronée lourde de conséquences, liée à l’expression impropre de « pilule du lendemain » ou « du surlendemain ». En fait, les femmes disposent d’un délai pouvant aller jusqu’à 5 jours après le rapport à risque, selon la méthode utilisée, hormonale ou non.

Deux principes actifs

Soit le lévonorgestrel (Norlevo®, Lévonorgestrel Biogaran® ou Lévonorgestrel Mylan®), un progestatif agissant principalement en inhibant ou en retardant l’ovulation. Soit l’ulipristal acétate (EllaOne®), un modulateur sélectif des récepteurs de la progestérone qui agit de la même manière. Dans les deux cas, un seul comprimé. Le lévonorgestrel agit jusqu’à 72 heures (3 jours) après le rapport. L’ulipristal acétate jusqu’à 120 heures (5 jours). Jusqu’en avril dernier, seul le premier pouvait être délivré en pharmacie sans ordonnance, de manière anonyme. Maintenant, c’est aussi le cas du second, ce qui donne une marge de manœuvre supplémentaire aux femmes. Mais attention, l’efficacité de la contraception d’urgence n’est pas de 100 %.

Une autre erreur serait de prendre ces médicaments à répétition. Ce ne sont pas des pilules comme les autres. Les pilules dites du lendemain et du surlendemain sont plus fortement dosées que les pilules contraceptives classiques : 1,5 mg de lévonorgestrel pour l’une et 30 mg d’ulipristal acétate pour l’autre. Elles dépannent mais ne remplacent pas une contraception régulière. À savoir : elles ne sont remboursées que sur ordonnance, mais sont gratuites pour les mineures.

Le DIU au cuivre aussi

On le sait moins, mais le DIU au cuivre peut aussi être utilisé comme une contraception d’urgence. Il peut être posé jusqu’à 5 jours après la date du rapport à risque. Avantage : il sert ensuite de contraception régulière.

 

 

 

Le cancer de la prostate : psa ou pas ?

Passé l’âge de 50 ans, les hommes ont-ils intérêt à faire doser régulièrement leur taux de PSA pour détecter un éventuel cancer de la prostate ?

 

Avec l’âge, la prostate augmente progressivement de volume et peut comprimer la vessie ou l’urètre, provoquant ainsi des symptômes urinaires, en général après 60 ans. Besoins fréquents et pressants d’aller aux toilettes, faible jet d’urine, difficultés à commencer à uriner ou à retenir l’urine, sensation de ne pas avoir vidé complètement sa vessie, gouttes retardataires… Ces troubles peuvent faire craindre un cancer de la prostate. Un cancer, il est vrai, fréquent et dangereux : 56 800 nouveaux cas et 8 700 décès en 2012.

 

Toucher rectal

Pour le traiter efficacement, le mieux est de le détecter tôt. Problème : les premiers symptômes n’apparaissent pas tout de suite et sont modérés au début. Seul un dépistage permet de découvrir une petite tumeur, limitée à la prostate. Un toucher rectal évalue, à travers la paroi du rectum, le volume et la consistance d’une éventuelle tumeur. Un dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique) vérifie si le taux de cette protéine produite par la prostate est élevé.

 

En cas d’antécédents familiaux

Faut-il alors, quand on n’a pas de symptômes évocateurs, faire doser régulièrement son PSA pour détecter le plus tôt possible une tumeur cancéreuse ? C’est ce que conseillent de nombreux urologues, au moins entre 55 et 69 ans, car dans cette tranche d’âge, le cancer de la prostate peut être rapidement agressif. La Haute Autorité de santé trouve cependant inutile de généraliser le dépistage par le PSA « en raison de surdiagnostics et de surtraitements possibles ». En effet, à ce jour, on ne sait pas distinguer une tumeur qui va métastaser rapidement dans d’autres organes (vessie et os surtout) d’une tumeur certes cancéreuse mais sans gravité à terme. Or, cette dernière est la plus fréquente et les répercussions de l’ablation totale de la prostate ne sont pas anodines : assez souvent des troubles de l’érection, parfois l’apparition d’une incontinence urinaire. Le risque est de se faire opérer de la prostate pour une tumeur qui n’aurait jamais évolué ou lentement. Conclusion : pas de dépistage systématique et répété mais au cas par cas, notamment en raison d’antécédents familiaux.

 

Témoignage : Surveillance active

Témoignage : Surveillance active

À 85 ans, mon grand-père était en bonne santé. Il se plaignait juste de devoir se relever la nuit pour aller aux toilettes. Après plusieurs dosages du PSA et des examens dont une biopsie, le diagnostic de cancer est tombé. Même s’il était localisé, ça a été la panique. En fait, compte tenu de son âge et du taux de PSA inférieur à 10 ng/ml, l’urologue nous a parlé de « surveillance active ». En clair, il nous a proposé de ne pas opérer mais de surveiller régulièrement. La tumeur avait toutes les chances d’évoluer très lentement et un traitement lourd ferait plus de mal que de bien, pensait ce spécialiste. C’était il y a quatre ans. Et mon grand-père va bien…

Grégory, 43 ans

 

Expérimentation, mésusage ou addiction ?

Tabac, alcool, cannabis ou encore jeu vidéo, est-ce toujours une addiction ? Un passage obligé à l’adolescence ? Exploration des frontières entre usage immodéré et dépendance, à l’âge des premières expériences.

 

Curiosité, prises de risque, rejet (ou au minimum affranchissement !) du lien parental au profit des relations avec les pairs : les conditions sont réunies à l’adolescence pour toutes les premières fois… Ils sont ainsi des millions à mettre le doigt ou, plutôt, leur cerveau dans l’engrenage. Pour qu’il y ait addiction, en effet, le cerveau doit y mettre du sien. Il est au cœur de la manœuvre.

 

Surdose n’est pas addiction

L’addiction est ainsi moins liée à la dose (nombre de verres d’alcool ou de cigarettes, etc.) qu’à la relation que l’on entretient avec sa « drogue ». Les « addictologues » considèrent donc que l’addiction est définie par la perte de contrôle (1, 2, puis 3, 4 verres), la répétition des comportements (pas forcément tous les jours) et les dommages induits : relationnels, médicaux et, au premier plan, cérébraux. On sait maintenant (grâce à l’IRM fonctionnelle qui trace les circuits en cause) que les molécules addictives activent le centre de récompense cérébral situé dans une zone très précise, les noyaux gris centraux. Là, sont stockées les expériences de plaisir. Dont le souvenir peut être ranimé à volonté et très vite, dès la première bouffée ou gorgée, provoquant de l’euphorie, puis une perte de contrôle.

Pour chacune de ces « substances », alcool, tabac, cannabis, jeu vidéo, chocolat, on emploie, à tort et à travers, le mot « addiction » en cas de mésusage. Or, manger du chocolat, même souvent, même beaucoup, tient plutôt du plaisir récréatif. Avec les jeux vidéo, ce n’est pas une addiction non plus au sens médical dans la mesure où l’effet d’un mésusage sur la santé est négligeable, sauf dans quelques rares cas.

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Faits et… risques des addictions au tabac, à l’alcool, etc.

Le tabac, la drogue la plus quotidienne

Les faits : à 17 ans, 68,4 % des adolescents, garçons ou filles, ont déjà fait l’expérience du tabac. Un tiers fume régulièrement en raison de son pouvoir addictogène très élevé et ce, dès les premières cigarettes. Les risques : ce début de consommation précoce, avant 17 ans, multiplie par deux le risque de décès prématuré à 60 ans.

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Le cannabis, la plus consommée des substances interdites

Les faits : près de la moitié des ados en ont fumé. Un sur dix en prend au moins dix fois par mois. Un usage immodéré, en forte hausse ces dernières années, à l’image de ce qui se produit chez les adultes… Les risques : le cannabis cumule les toxicités, cérébrales d’une part (troubles de l’attention, mémoire de travail, planification, etc.) et pour la santé en général, comme pour les fumées de cigarette. D’autant qu’il est puissamment addictogène. Plus rare, mais plus grave, le risque de vulnérabilité accrue aux troubles psychiatriques, schizophrénie en tête.

L’alcool, la plus partagée des drogues légales

Les faits : 91 % des garçons et des filles l’ont expérimentée à la fin de l’adolescence, 12,3 % boivent régulièrement (plus de dix fois par mois). Les risques : les effets d’une alcoolisation massive et rapide à cette étape du développement sont connus. Ils associent des atteintes structurales et fonctionnelles avec un déficit cognitif plus marqué que chez l’adulte, les adolescents étant plus sensibles. L’initiation précoce (par rapport à l’adolescence tardive) double le risque d’alcoolodépendance sur la vie entière. Par ailleurs, une consommation rapide d’alcool détruit davantage les neurones et la substance blanche, le câblage.

 

Aux parents désarmés…

Aux parents désarmés…

Premier recours : le médecin de famille. Autre solution, les Consultations Jeunes Consommateurs* (400 CJC sur la France entière). Encore peu connues, elles accueillent gratuitement et confidentiellement les ados ou leur famille pour les informer et les aider à mobiliser leurs « ressources propres ».

Animées par des professionnels de l’adolescence et des addictions bien sûr, médecins, psychologues, etc., elles peuvent être un appoint précieux en cas de conflit ou de déni. Le sujet des addictions est souvent abordé en famille et la plupart des parents comme des ados estiment pouvoir « gérer » seuls. Si ce n’est pas le cas, ils trouveront dans ces consultations spécifiques des commencements de solutions pour démêler la pelote de l’addiction.

* Drogues Info Service, un dispositif d’information, d’orientation et d’aide, accessible par internet : www.drogues-info-service.fr, ou par téléphone au 0 800 23 13 13, 7 jours sur 7, de 8 heures à 2 heures, appel anonyme et gratuit d’un poste fixe (depuis un portable au coût d’une communication ordinaire au 01 70 23 13 13). On y trouve aussi un annuaire des CJC.

 

Réponses d'expert : Les dangers du déni de l’addiction

Réponses d'expert : Les dangers du déni de l’addiction

Pr LejoyeuxPr Michel Lejoyeux
Psychiatre et addictologue à l’hôpital Bichat-Beaujon (Paris)

Il faut arrêter de stigmatiser seulement les adolescents ! Les parents ont l’illusion que leurs ados les écoutent. Faux, ils les imitent. Or, les parents fument et boivent au moins autant qu’eux et un discours « tempérant » tenu la cigarette ou le verre à la main n’a aucune chance d’être entendu… Il est à mon avis impossible de traiter un ado addict si ses parents continuent à l’être. Cela dit, plus tôt on se préoccupe de cette addiction, meilleurs seront les résultats. Ce dont les addicts souffrent le plus, et les adolescents en particulier, c’est du déni. Mieux vaut ne pas se raconter d’histoire. Et une fois que l’on a mis un nom sur ce trouble du comportement, il doit être géré par le médecin de famille en priorité comme n’importe quel autre problème médical, une scoliose par exemple.

 

À lire

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les 5 clés du comportementLES 5 CLÉS DU COMPORTEMENT
Souvenirs, degré d’optimisme, croyances, prédilection pour la prise de risque ou à l’inverse pour la routine, ce sont les clés qui guident nos actes…
Pr Michel Lejoyeux, éd. Le Livre de Poche, 384 p., 7,10 €.

 

 

Mon enfant a des vers intestinaux

Votre petit se gratte souvent entre les fesses ? Peut-être a-t-il des oxyures, des petits vers sans danger mais qu’il faut déloger de son tube digestif.

 

Milieu scolaire, bac à sable ou aire de jeux… Dès lors que votre enfant porte ses doigts ou des jouets sales à la bouche, il n’est pas à l’abri de contracter une oxyurose. C’est la contamination parasitaire intestinale la plus bénigne et la plus répandue en France. C’est par voie orale que les œufs d’oxyures pénètrent dans l’organisme et se logent dans l’estomac pour devenir, un mois plus tard, de minuscules vers blancs. Ces derniers migrent alors dans le gros intestin. Les femelles sont capables de pondre à leur tour près de 20 000 œufs par nuit sur la zone anale. À la clé pour l’hôte : des démangeaisons entre les fesses difficiles à supporter, qui s’accompagnent parfois de maux de ventre.

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Exit les parasites

Si les œufs d’oxyures sont indétectables à l’œil nu, il n’en est pas de même pour les parasites arrivés à maturité. Les vers mesurent alors entre 3 et 10 mm de long. Ils sont donc visibles dans les selles du petit ou sur ses sous-vêtements. Un doute sur le diagnostic ? La consultation d’un médecin généraliste ou des analyses des selles en laboratoire permettent de confirmer qu’il s’agit bien d’une oxyurose. Une fois avérée, celle-ci se traite avec des médicaments antiparasitaires à base de flubendazole (Fluvermal®) ou d’albendazole (Zentel®), délivrés en pharmacie sans ordonnance. La première prise du médicament est à réitérer 20 jours plus tard.

Un enfant contaminé, toute la famille traitée

Il va sans dire que les oxyuroses ne sont pas réservées aux petits ! Toute personne en contact avec des œufs d’oxyure, via les mains de l’enfant, ses vêtements, son linge de toilette, ses jouets, ses draps…, peut contracter cette parasitose. Voilà pourquoi il est important de ne pas se contenter de soigner l’enfant. Tout l’entourage familial doit bénéficier des mêmes traitements, et les prendre les mêmes jours.

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Contre la récidive des vers, l’hygiène s’impose

Contre la récidive des vers, l’hygiène s’impose

Les médicaments sont infaillibles pour éliminer les vers présents dans l’organisme mais n’ont aucune action sur les œufs qui se sont propagés à l’extérieur. Partant de là, toutes les précautions sont bonnes à prendre pour vous prémunir efficacement d’une récidive. À commencer par quelques règles d’hygiène faciles à respecter.

  • Veillez à la propreté des mains de l’enfant. Lavez-les-lui avant les repas et après chaque passage aux toilettes, s’il n’est pas assez grand pour le faire tout seul. Coupez aussi ses ongles à ras pour éviter que des œufs ne s’y logent quand il se gratte. Pour la nuit, une grenouillère est le pyjama idéal pour les tout-petits. On évite ainsi qu’ils se touchent la zone anale pendant leur sommeil, période pendant laquelle les démangeaisons battent leur plein car les femelles pondent.
  • Le jour de la prise du médicament, lavez ses objets personnels, changez les draps et le linge de toilette de toute la famille. Passez l’aspirateur soigneusement. Et veillez par la suite à ce que chaque membre de la famille utilise sa propre serviette de toilette.

 

Fanny Cottençon : « La beauté vient de l’intérieur ! »

Présente sur tous les fronts : théâtre, cinéma, télévision, Fanny bénéficie d’un véritable amour de la part du public. Et elle le lui rend bien !

 

Qu’avez-vous ressenti en apprenant que vous veniez d’être nominée pour le Molière de la meilleure comédienne ?

C’était totalement inattendu pour moi. J’ai été très touchée et je dois vous dire que je n’allais pas bouder mon plaisir ! Mais j’ai beaucoup de distance par rapport à cela. Déjà, en 1982, lorsque j’ai obtenu le César du meilleur second rôle féminin pour L’Étoile du Nord, je n’en revenais pas. C’est un peu comme les applaudissements. Cela ne me gêne pas mais… C’est curieux, je n’arrive pas à analyser vraiment ce que je ressens. Ce qui me plaît, c’est quand j’aperçois des petites étincelles dans les yeux des gens qui viennent me voir jouer sur scène.

Comment le rôle de Marianne dans On ne se mentira jamais est-il venu à vous ?

C’est Jean-Luc Moreau qui m’a proposé de jouer dans cette comédie et j’ai été immédiatement séduite par l’histoire de ce couple. Mariés depuis des années, Serge, que Jean-Luc interprète, et Marianne sont heureux. Mais leur belle complicité va un jour déraper suite à un banal accrochage automobile. À partir de là, le spectateur va assister à leurs explications comme s’il les regardait à travers un trou de serrure. Le thème de On ne se mentira jamais tourne autour du doute et de la suspicion à l’intérieur du couple. Marianne est une femme qui a une intuition et qui veut la vérité bien qu’elle sache que ce n’est pas forcément pour son bien. Le doute peut être un moteur parfois, mais il peut causer également bien des dégâts.

Dans un couple, vaut-il mieux tout se dire ?

Quoi que nous fassions, nous restons toujours mystérieux pour l’autre. Je ne pense pas qu’il faut tout se dire. Parfois quelques omissions peuvent être salvatrices. Il faut avoir sa chambre à soi, comme disait Virginia Woolf. En 2011, j’interprétais le rôle de la maîtresse de Michel, incarné par Pierre Arditi, dans La Vérité. L’auteur, Florian Zeller, préconise de ne pas dire toute la vérité. Selon lui, dire la vérité c’est faire du mal aux autres. Or, qui dit adultère, dit mensonge. Dans la pièce, on appelait cela un « arrangement avec la vérité ».

En France, en 2000, vous avez été la première comédienne à interpréter au théâtre Les Monologues du vagin

C’est une de mes plus belles aventures parce que j’alliais mon métier de comédienne à mon devoir de citoyenne. Je me suis efforcée de faire en sorte que cela soit une parole généreuse de femme sans la moindre agressivité envers les hommes. Être seule sur scène donnait plus de sens à ces Monologues et les rendait encore plus émouvants.

Le cinéma vous a donné de beaux rôles. Je pense notamment à Femmes de personne.

C’était un très beau film de Christopher Frank avec des portraits de femmes véritablement modernes. Elles travaillaient toutes les trois dans le milieu médical et c’étaient des « femmes de personne » car trop absorbées par leurs occupations. Ce sujet est toujours d’actualité.

Concilier amour et travail vous semble-t-il difficile ?

Déjà, l’amour est dur à concilier avec le long terme ! Heureusement, les couples évoluent. Les femmes travaillent, et cela influe sur les relations entre hommes et femmes. Les rapports de force ou économiques s’estompent… Le fait qu’il y ait d’autres centres d’intérêt, c’est bien pour le couple, c’est bien pour les enfants. Toutefois, cela doit se gérer cas par cas.

La télévision vous a gâtée en 2005 avec la série Trois Femmes… un soir d’été. Quel effet cela fait lorsque les gens vous reconnaissent dans la rue ?

Le rapport direct que j’ai avec les gens ne m’a jamais dérangée. Je ne me suis jamais appelée Brigitte Bardot ! Mais, c’est vrai : quand on fait une série qui marche, le lendemain dans la rue c’est « violent ». Pour la première fois, la marchande de légumes de mon quartier m’a reconnue !

Pensez-vous que les (télé)spectateurs comprennent la femme que vous êtes dans la vie ?

Le problème numéro un d’un comédien reste l’interprétation. Mon rôle est d’être le vecteur des auteurs. Aussi n’est-ce pas moi qu’on doit voir en priorité mais les rôles que je joue. Je ne suis pas un être qui se cache derrière le paraître. Je n’ai pas besoin qu’on me comprenne car je sais que les gens me « ressentent » bien.

En matière de santé, êtes-vous prévoyante ?

Je suis plutôt médecines douces. J’essaye de soigner le terrain afin d’éviter les maladies qui pourraient se présenter. Je fais attention à ce que je mange et je prends des compléments alimentaires pour éviter les carences. Je ne vous dirai pas que je suis une grande sportive mais je suis une adepte du yoga. Et l’été, je marche ou je fais de la natation.

Avez-vous un secret pour être bien dans votre peau ?

Je sais que la beauté vient de l’intérieur. Quelques années d’analyse m’ont permis d’être en phase avec moi-même ! Mais ça ne m’empêche pas d’avoir quelques astuces beauté pour être encore mieux dans ma peau. Ainsi, je fais très attention à ma peau très claire quand je me mets au soleil. Le principal est de bien l’hydrater et surtout d’opter pour une protection efficace.

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

Tous les âges ont leurs avantages et leurs inconvénients. Je ne suis pas plus heureuse maintenant que je ne l’étais à 20 ans. Disons que, à partir de 50 ans, on a davantage conscience de ce qui se passe. On apprend à mieux gérer ses émotions et on a plus de sagesse. Mais, en même temps, on a moins d’insouciance. Pour être honnête, dans mon métier, on a plus de mal à trouver du travail à partir de la cinquantaine. Mais je crois savoir que c’est pareil pour une secrétaire… J’essaie de ne pas trop me projeter dans l’avenir et, surtout, de bien profiter du temps présent.

Quels sont vos projets ?

J’ai la chance de jouer actuellement dans On ne se mentira jamais, qui a du succès sur Paris. Et cela continue puisque, à la rentrée, nous partirons en tournée avec cette même pièce dans toute la France.

À voir

À voir

On ne se mentira jamais !
Une plongée au cœur d’une crise de couple. Une comédie d’Éric Assous, mise en scène par Jean-Luc Moreau, finement interprétée par Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau. En tournée à la rentrée dans toute la France.