Veiller sur son appareil dentaire

Il rend de précieux services, esthétiques, certes, mais surtout « nourriciers » et, à ce titre, vitaux. Amovible, complet ou partiel, un appareil dentaire mérite tous les égards. Mode opératoire.

 

Chiffre

Chiffre

11 millions
de prothèses (bridges, implants ou appareils) sont posées chaque année en France*.
* Confédération nationale des syndicats dentaires 

Les appareils dentaires sont des prothèses dentaires, au même titre que les implants et les bridges. Ces derniers sont fixes, ils restent en bouche. Ils permettent de remplacer une poignée de dents au plus, lorsque les dents de proximité sont suffisamment solides pour accepter un bridge dentaire (sorte de pont entre deux dents supports, de part et d’autre de la dent ou des dents manquantes) ou un implant, qui remplace une dent de façon indépendante de ses voisines, si l’os de la mâchoire de soutien l’autorise.

L’appareil dentaire est à l’inverse un dispositif amovible, spécifiquement conçu pour une bouche (il n’est pas question de le prêter !). Il peut être partiel ou complet, c’est-à-dire remplacer plusieurs dents, voire la totalité. Cette solution est bien sûr plus économique que la pose de multiples implants (un processus qui peut être long et coûteux, les « Jeux olympiques » de la dentisterie !) si la situation le permet.

L’appareil est fait d’une base en résine qui imite la gencive (plutôt pour les appareils provisoires proposés en cas d’extractions dentaires) ou d’une armature métallique, plus robuste, et de dents artificielles au-dessus, en résine, en porcelaine ou en céramique. Il s’appuie sur les dents restantes, la gencive et l’os de la mâchoire. Il doit être adapté au fil du temps pour plus de confort, la géographie de la bouche évoluant avec l’âge.

Autre type de dispositifs amovibles ou fixés pour un temps limité, les appareils orthodontiques qui peuvent être indiqués chez l’enfant ou chez l’adulte.

 

Faire toute sa place à son appareil dentaire

Ce « corps étranger » doit le rester le moins possible et s’intégrer parfaitement en bouche, idéalement se faire oublier. Pour y parvenir, nos conseils.

Porter son appareil

Plus il est porté et plus vite l’on s’y habitue. Certains même le gardent la nuit en bouche. On peut avoir la sensation au début que l’appareil est surdimensionné, la langue à l’étroit, que l’on fabrique trop de salive ou que les aliments n’ont plus le même goût. Les muscles de la langue et des joues doivent s’habituer à cette nouvelle configuration. Si le port devient gênant ou douloureux, c’est que l’appareil mérite un ajustement, par le chirurgien-dentiste. Pour qu’il soit plus stable sur la gencive, on peut le fixer avec une crème adhésive.

L’utiliser… et l’apprécier

Le nerf de cette guerre ! C’est en très grande partie pour mieux se nourrir que le choix d’un appareil a été fait… On commence par de petites bouchées d’aliments mous, faciles à mastiquer (poisson, viande hachée, laitages, fruits et légumes cuits, etc.). Sans oublier de boire, la salive faute de mastication suffisante (au début) pouvant se raréfier. Pour une meilleure confiance en soi et son appareil, un repas plus naturellement pris, mieux vaut le fixer là encore.

Brosser son appareil dentaire

La plaque dentaire n’est pas le privilège des dents naturelles et le brossage reste indispensable. Le nettoyer au moins deux fois par jour, intérieur et extérieur, une fois l’appareil ôté de la bouche bien sûr, avec une brosse dédiée et du savon ou un nettoyant spécifique (pas de dentifrice qui peut rayer et ainsi fragiliser). Agissez au-dessus d’un lavabo pour ne pas le laisser tomber de trop haut et le casser. Sans oublier les éventuelles dents restantes, avec un dentifrice fluoré et une brosse à poils souples. Une fois hors de la bouche (et nettoyé), il doit être placé dans un récipient d’eau fraîche pour que les composants ne se dessèchent pas.

Le surveiller

À prévoir, au moins une fois tous les deux ans, une visite de contrôle chez le dentiste pour vérifier que l’appareil est encore adapté, sur l’os de la mâchoire privé de dents et susceptible de se résorber… Pas de réparation « maison » s’il se fend, se casse ou devient trop mobile. Des blessures des gencives sont un signe d’alerte. La durée de vie de l’appareil est sinon d’une dizaine d’années.

Conseils de Pharmacien : entretenir son appareil dentaire

Conseils de Pharmacien : entretenir son appareil dentaire

Ce que l’on trouve en pharmacie pour l’entretien au quotidien et mieux vivre avec son appareil dentaire :
  • Des solutions de nettoyage (Corega de Polident, Stéradent, etc.) sous forme de comprimé effervescent qui libère de l’oxygène actif. On y laisse tremper 15 minutes l’appareil avant de le frotter avec une brosse (Gum par exemple), de type orthodontique, entre brosse à dents classique et écouvillon.
  • Des crèmes fixatives (Fixodent, Polident, etc.) qui rendent le port moins anxiogène, notamment au moment des repas. Par ailleurs, un contact plus étroit entre la gencive et l’appareil permet d’éviter que s’installent des débris alimentaires… La « colle » tient une journée.
  • Destinés aux dents porteuses d’appareils orthodontiques qui retiennent naturellement davantage la plaque dentaire, des dentifrices et des brosses spécifiques. Gare, les caries se développent plus volontiers au niveau des crochets, là où se forment des zones d’usure et où le brossage est plus difficile.
Réponses d'expert : l'orthodontie est-elle utile ?

Réponses d'expert : l'orthodontie est-elle utile ?

Pr Olivier Sorel
Orthodontiste, chef de l’unité fonctionnelle d’orthopédie dentofaciale à Rennes.

Les dents de l’Homme sont sorties de la pression sélective, autrement dit elles ne sont plus si indispensables à sa survie… C’est pourquoi corriger des malpositions dentaires n’est pas vital ; les dents fonctionnent simplement moins bien. Orthodontie est synonyme d’orthopédie dentofaciale. Elle est donc indiquée pour que les dents poussent droites, que la croissance des bases osseuses (les mâchoires) se déroule harmonieusement, particulièrement en cas de menton trop en avant (prognathe), en arrière, ou de mâchoire du haut étroite. Un traitement orthodontique est conseillé à deux âges essentiellement. Pendant la croissance pour diriger le développement des mâchoires et corriger des dysfonctions. Puis, à l’âge adulte, parfois pour des raisons esthétiques ou pour rééquilibrer les mâchoires, les troubles de l’articulé dentaire pouvant créer des troubles de la mastication et des douleurs.

 

À lire

À lire

Livre_dents-dentiste-art-dentaireDents, Dentistes et Art dentaire, Histoire, pratiques et représentations, Antiquité, Moyen Âge, Ancien Régime, de Franck Collard et Évelyne Samama, éd. L’Harmattan, 370 p., 37,50 €.

 

Combattre l’obésité à tout âge

L’obésité ne dépend pas que du mal-manger mais d’une multitude d’événements imbriqués.

 

Souvent qualifiée d’épidémie, l’obésité se propage dans tous les pays. Du bébé dans le ventre de sa mère aux quinquas en passant par l’adolescent ou la femme enceinte, elle touche toutes les générations. Près de 7 millions de Français en souffrent, leur nombre a doublé en 15 ans selon l’enquête ObEpi-Roche qui scrute le surpoids depuis 1997.

Stabilisation en vue

La bonne nouvelle est que les chiffres se stabiliseraient en France, grâce aux actions menées par les pouvoirs publics, les associations d’obèses et les groupements d’experts. Les messages du bien-manger et du bien-bouger comme les recommandations de bonnes pratiques médicales semblent donner des résultats. L’obésité est enfin considérée comme une maladie chronique à part entière qui doit être traitée comme telle pour en enrayer la progression. En matière de poids, il n’est jamais trop tard ou trop tôt pour bien faire.

 À lire aussi : Obésité : 3 millions de victimes chaque année dans le monde

 

Obésité ou surpoids ? IMC et tour de taille : deux indices

D’un point de vue médical, l’obésité désigne un excès de masse grasse délétère, résultant en général d’un déséquilibre entre apports et dépenses énergétiques. Il est corrélé à l’indice de masse corporelle (IMC), c’est-à-dire au poids en kilos divisé par la taille au carré (kg/m2). On est obèse au-delà de 30 kg/m2. Mais cette définition ne tient compte ni de l’âge ou du sexe, ni de la répartition de la graisse. L’IMC n’est qu’une indication.

Le tour de taille est un autre critère déterminant. Supérieur à 102 cm chez l’homme et à 88 cm chez la femme, on parle d’obésité abdominale, qui traduit l’accumulation de tissu adipeux autour du ventre, toxique pour l’organisme.

À tout âge, l’obésité a des répercussions néfastes : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, difficultés respiratoires, complications cardiovasculaires, atteintes articulaires, apparition ou aggravation de cancers. Sans parler de ses conséquences psychosociales : le « gros » est souvent perçu comme moins intelligent, sans volonté. Comment combattre cette maladie plus complexe qu’on ne croit ?

 

Dépister l’obésité chez l’enfant

 

Chez les 3-17 ans, 16 % des garçons et 19 % des filles sont en surpoids, dont 4 à 5 % obèses. Point positif : plus les premiers signes d’obésité infantile sont dépistés tôt, plus sa prise en charge donne des résultats.

 

Pour poser le diagnostic d’obésité, l’IMC ne suffit pas chez l’enfant. Il doit être interprété en le reportant dans le carnet de santé, sur les courbes de corpulence de référence des filles et des garçons de 0 à 18 ans. La lecture est immédiate lorsque la courbe sort de l’écart type standard pour entrer dans les zones de surpoids ou d’obésité. Ainsi, on peut repérer précocement le risque de développer un surpoids ou une obésité. Le suivi systématique de la corpulence est recommandé deux ou trois fois par an pour tous les enfants et les adolescents.

 À lire aussi : Obésité de l’enfant : quand faut-il s’en inquiéter ?

Gare au rebond d’adiposité après 6 ans

Physiologiquement, la corpulence varie en grandissant, mais pas n’importe comment. Jusqu’à 1 an, l’enfant s’arrondit – son IMC augmente –, puis il s’affine – son IMC diminue – jusqu’à 6 ans. À cet âge-là, il s’étoffe à nouveau et l’IMC remonte : c’est le rebond d’adiposité. Plus il est précoce, plus le risque de devenir obèse adulte est élevé. Penser que « ça va s’arranger tout seul, il mincira en grandissant » n’est pertinent que si la prise de poids ralentit. Pour infléchir la courbe, une prise en charge adaptée sera mise en place sans tarder d’autant que l’obésité de l’enfant se soigne mieux que chez l’adulte, le tissu adipeux n’étant pas encore trop incrusté ni fibrosé. La probabilité qu’un jeune obèse le reste varie entre 20 à 50 % avant la puberté et entre 50 à 70 % après.

 

Réponses d'expert : La prédisposition génétique ne suffit pas a expliquer l’obésité infantile

Réponses d'expert : La prédisposition génétique ne suffit pas a expliquer l’obésité infantile

jean michel lecerfDr JEAN-MICHEL LECERF*
Chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille

Même si un enfant est un peu enrobé à 5 ou 6 ans, s’il n’est pas dans les « clous », il paraît normal aux yeux de ses parents. Certains ne veulent pas voir que leur enfant est gros par peur qu’on leur demande de réagir ou parce que la représentation du gros dans l’inconscient collectif leur est insupportable. C’est ce qui explique autant de retards de diagnostic chez les enfants.

À ces parents comme aux autres adultes, obèses ou non, il faut expliquer que la prédisposition génétique n’explique pas à elle seule la prise de poids conduisant à l’obésité. C’est un cocktail de facteurs et d’événements déterminants qui favorise le stockage des graisses. Des habitudes alimentaires inadaptées sont incriminées, tout comme le stress ou le manque de sommeil qui poussent à chercher compensation dans la nourriture. Citons encore l’arrêt du tabac, la grossesse, la ménopause, une séparation, une dépression, les régimes amincissants restrictifs, certains médicaments… Les traumatismes conscients ou refoulés (viols, incestes) peuvent aussi être mis en cause. Quel que soit l’âge du patient, chaque cas d’obésité est particulier à comprendre et à accompagner.

*Auteur de À chacun son vrai poids, la santé avant tout, éd. Odile Jacob.

 

Accompagner les ados ou les jeunes adultes obèses

La perte de poids ne peut s’obtenir que par la mise en place de nouveaux comportements débordant la sphère nutritionnelle.

 

Si les 17-24 ans obèses sont de plus en plus nombreux, une alimentation trop grasse et trop sucrée ainsi que la sédentarité en sont souvent responsables. À cette période de l’existence, s’ajoutent aussi des facteurs psychologiques déclenchants. Une prise en charge subtile tiendra compte des dimensions alimentaire, comportementale mais aussi environnementale.

Positiver

Comme pour toute maladie chronique, le traitement s’inscrit dans la durée avec l’expertise de diététiciens, d’endocrinologues, de psychologues, d’éducateurs en activité physique adaptée, sous la coordination du généraliste ou du nutritionniste.

L’objectif pour un jeune doit débuter par le ralentissement de la progression de la prise de poids. Devront suivre les étapes de la stabilisation puis de la perte de poids. « Le but du traitement de l’obésité n’est pas d’atteindre tel poids ni de fixer un nombre de kilos à perdre, explique le Dr Lecerf. La perte de poids n’est que la conséquence des changements de comportements liés à la nourriture et à l’activité physique. Il est important d’éviter d’être dans le y’à qu’à, et indispensable de privilégier la prise de conscience positive et les évolutions pas à pas. »

 

Réponses d'expert : Une cure thermale spéciale pour les jeunes obèses

Réponses d'expert : Une cure thermale spéciale pour les jeunes obèses

NATHALIE NÉGRONATHALIE NÉGRO
Diététicienne, responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains

Dans le cadre d’une cure conventionnée de trois semaines, notre équipe thérapeutique a mis au point un protocole spécifique aux problèmes d’obésité chez l’enfant et l’adolescent. L’été, le centre reçoit de 200 à 250 enfants de toute la France, répartis en deux groupes : les 8-12 ans et les 13-17 ans (il y a deux fois plus de filles que de garçons). Les soins thermaux sont efficaces sur la circulation sanguine et le métabolisme notamment. Ces soins sont complétés par un programme structuré d’accompagnement global. La cure aide les jeunes obèses à amorcer une baisse de la courbe de poids et à en comprendre les raisons. Cela les encourage à changer leurs comportements, à prendre soin de leur corps, à retrouver confiance en eux, à conjuguer diététique et activité sportive au quotidien. Dans un environnement psychologique favorable et grâce à l’émulation liée au groupe, ils ne se sentent pas discriminés. Si le programme est bien suivi, ils peuvent maigrir de 5 à 9 kg en 3 semaines, en perdant de la graisse tout en fabriquant du muscle.

www.thermes-brideslesbains.fr

 

Après 40 ans, la guerre à l’obésité est déclarée

Cette tranche d’âge est la plus touchée. Un adulte sur 5 est obèse, la majorité le devient entre 50 et 60 ans. Avant 55 ans, l’obésité féminine est plus importante que celle des hommes. Passée la ménopause, les courbes des deux sexes se superposent.

 

À savoir

À savoir

Chez une femme en surpoids, la prise de poids pendant la grossesse ne devrait pas excéder 11 kg, voire 7 kg si son IMC dépasse 30 kg/m2. L’obésité chez une future maman peut nuire à sa santé mais aussi à celle de l’enfant à naître. Pratiquer une activité est recommandé, en particulier pour diminuer le risque de diabète gestationnel.
Tant sur le plan physique que psychique, l’obésité reste une pathologie invalidante. Sa prise en charge pluridisciplinaire est encore plus complexe qu’aux âges précédents tant le tissu adipeux bien incrusté a déjà fait de dégâts. « Les cellules adipeuses en trop grand nombre ne peuvent jamais disparaître, seulement diminuer, explique le Dr Lecerf, mais cette diminution est bloquée par l’inflammation et la fibrose lorsque l’obésité est ancienne et grave. Paradoxalement, bien que ce soit la pathologie la plus fréquente dans le monde, l’obésité est une maladie orpheline : on ne connaît pas de traitement efficace même si on peut améliorer la santé des malades obèses. »

Frapper à la bonne porte

Comme les moyens sont limités, même si la recherche avance, les obèses doivent se méfier de la déferlante de thérapeutiques parallèles aussi prometteuses qu’inefficaces ou dangereuses. Pour stopper l’évolution de l’obésité, la prévention et le traitement des complications associées (diabète, apnée du sommeil, hypertension) sont au centre de la prise en charge. Les médecines complémentaires n’en sont pas exclues quand elles ont fait la preuve de leurs bienfaits sur le comportement ou la perte de poids (hypnose, sophrologie, cure thermale). Le traitement consiste à modifier ses habitudes alimentaires et à faire bouger son corps, ce qui est délicat à mettre en œuvre. Aussi ne doit-on pas culpabiliser d’avoir besoin de se faire aider, mais en frappant aux bonnes portes.

Une stratégie thérapeutique spécifique

Une stratégie thérapeutique spécifique

  • Méfiez-vous des produits à visée amaigrissante (coupe-faim ou brûleurs de graisse) interdits en France mais commercialisés sur Internet, en violation de la législation.
  • Pour maigrir, certains médicaments sont parfois utilisés en dehors des indications approuvées par les autorités de santé : l’efficacité et la sécurité d’emploi ne sont alors pas garanties.
  • Il n’y a pas de traitement standard ou de médicament miracle contre l’obésité, mais une nécessité d’adapter la stratégie thérapeutique à la situation individuelle.

 

Le recours à la chirurgie : le bypass gastrique est la technique la plus courante

Lorsque tout a échoué, la chirurgie bariatrique, réservée aux cas les plus graves d’obésité massive, est l’opération de la dernière chance. Elle recourt à trois techniques : l’anneau gastrique ajustable est réversible ; la sleeve gastrectomie (une partie de l’estomac est enlevée), la plus utilisée, et le by-bass (l’intestin est dérivé) sont irréversibles. Ces traitements chirurgicaux permettent une perte de l’excès de poids pérenne. Ils réduisent en outre les comorbidités, allongent l’espérance de vie et améliorent la qualité de vie physique ou sociale.

À savoir

À savoir

  • Collectif national des associations d’obèses ; lutte pour la non-stigmatisation des obèses : www.cnao.fr
  • G.R.O.S. Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids : www.gros.org
  • Coordination nationale des réseaux de prévention et de prise en charge de l’obésité pédiatrique : www.cnreppop.com
  • Fonds français pour l’alimentation : www.alimentation-sante.org
  • Think Tank Obésités, lieu pour comprendre et agir sur les obésités : www.thinktankobesites.com

 

Soigner ses cheveux en été

Garder de beaux cheveux l’été sans se prendre la tête ? Il suffit de savoir les protéger des morsures du soleil, du vent et de l’eau…

 

Vous viendrait-il à l’idée de ne pas arroser les fleurs du jardin quand le soleil s’obstine à briller ? Oublieriez-vous de mettre de la crème protectrice lorsque vous paressez au bord de la mer ou d’une piscine ? Non, bien sûr ! Vous savez à quel point les ultraviolets (UV), le vent, le sel ou le chlore mettent à mal les matières délicates. Comme la peau, les cheveux, au féminin comme au masculin, font partie des tissus fragiles. Et les agressions estivales les dépigmentent et les assèchent. La fine pellicule de sébum qui gaine le cheveu et le protège, de la racine à la pointe, se détériore jour après jour sous l’action du cocktail eau, vent et soleil. Les écailles qui recouvrent la tige pilaire s’assèchent et s’écartent. Résultat : une chevelure terne à la texture paille.

 

Protéger ses cheveux des pointes à la racine

Avant de partir en vacances, renforcez la protection naturelle de vos cheveux. Pendant le séjour, défendez-les contre les éléments adverses. Sortez le kit de réparation au moindre signe de détresse. En échange de ces attentions cosmétiques, votre crinière affichera souplesse et brillance à la rentrée. Blondes, brunes, frisées, fines… La nature abonde de variétés capillaires. Le marché des soins unisexes n’en fait pas moins.

 À lire aussi : Mon programme vitalité pour de beaux cheveux

 

Conseils de Pharmacien : Attention à votre cuir chevelu

Conseils de Pharmacien : Attention à votre cuir chevelu

Tout le monde connaît les méfaits des UV sur la peau, mais qui pense à sa portion la plus exposée, celle qui recouvre le crâne ? Certes, votre chevelure abrite quelque peu votre tête des rayonnements solaires, mais elle ne les bloque pas complètement. Votre cuir chevelu subit donc l’agression des ultraviolets, un des facteurs favorisant la chute. Ainsi, l’alopécie automnale pourrait être due en partie à l’exposition solaire estivale. Alors, sortez vos plus beaux couvre-chefs et choisissez l’ombre pour votre sieste !

 

1, 2, 3… Soleil ! Tous les gestes pour entretenir ses cheveux

Protéger, nettoyer, réparer ses cheveux… Dans votre vanity estival, glissez tout ce qui est nécessaire à vos rituels de beauté capillaire.

 

Pendant que votre corps et votre esprit s’adonnent au farniente sur la plage, vos pauvres cheveux en prennent plein la tête ! Les préserver commence par limiter l’action destructrice des UVA qui pénètrent profondément la fibre capillaire et endommagent la kératine. Pour les gainer et les imperméabiliser, appliquez régulièrement dans la journée, sur les longueurs et les pointes, des gelées, des huiles ou des sérums enrichis d’actifs de protection solaire. Un geste à renouveler après chaque baignade et un rinçage à l’eau claire.

Vos attentions ne s’arrêtent pas là car les boucliers protecteurs limitent les dégâts mais ne peuvent parer tous les coups. Votre mission ? Laver vos cheveux avec des shampooings sans sulfate, conçus pour hydrater la tige pilaire tout en éliminant les résidus de sel, de sable ou de chlore.

Pour conclure en beauté, utilisez un soin réparateur, sous forme de masque ou d’huile, destiné à gainer le cheveu et à préserver sa brillance en resserrant ses écailles.

 À lire aussi : UVA, UVB, infrarouges : à quel indice se vouer ?

 

Protection rapprochée

Protection rapprochée

  • DUCRAY
    NUTRICERAT SPRAY ANTI-DESSÉCHEMENT PROTECTEUR

Ses promesses : Beurre d’illipé, un actif relipidant, et filtre UV protègent tous les cheveux, en particulier les secs qu’il nourrit et discipline.

Son plus : Très hydratante, sa formule rend la fibre capillaire plus souple, et facilite le démêlage des longueurs.

Son mode d’emploi : Sans rinçage, il se vaporise sur cheveux secs ou humides à n’importe quel moment de la journée, même après le brushing.

Notre avis : Il constitue un véritable bouclier des cheveux exposés aux attaques de l’été. Les cheveux secs en tireront profit toute l’année.

  • PHYTOPLAGE
    L’ORIGINALE, HUILE PROTECTRICE

Ses promesses : Utilisé régulièrement pendant les expositions, ce spray enrichi d’un filtre UV protège la kératine capillaire. Par ailleurs, la cire d’olive qu’il contient garde les colorations intactes.

Son plus : On aime l’effet « cheveux mouillés » qu’il donne aux longueurs.

Son mode d’emploi : Vaporiser sur cheveux secs ou mouillés avant et pendant l’exposition. Renouveler l’application après chaque bain.

Notre avis : Idéale pour discipliner les crinières bouclées pendant les bains de soleil, cette huile peut aussi s’utiliser après le shampooing.

  • NUXE
    SHAMPOOING NUTRITIF BIO-BEAUTÉ®

Ses promesses : Ce shampooing concentre tous les bienfaits du beurre de karité et de l’amande pour nourrir, protéger et fortifier le cheveu. Il apaise le cuir chevelu grâce à l’eau florale de verveine.

Son plus : Sa formule est composée à 99,1 % d’ingrédients d’origine naturelle dont 23 % issus de l’agriculture biologique.

Son mode d’emploi : Utiliser une ou deux fois par semaine. Faire mousser sur cheveux mouillés, masser et rincer.

Notre avis : Il facilite le coiffage et sublime les cheveux, sur lesquels persiste après séchage une délicieuse odeur printanière.

  • POLYSIANES
    SHAMPOOING DOUCHE DÉLICIEUX APRÈS-SOLEIL

Ses promesses : Enrichi en monoï, huile reconnue pour ses vertus nutritives et protectrices, ce shampooing douche compense les effets desséchants du soleil et du sel.

Son plus : Très pratique car 2 en 1, ce soin réhydrate la peau et restructure les cheveux.

Son mode d’emploi : Appliquer sur le corps et les cheveux mouillés, faire mousser puis rincer abondamment.

Notre avis : Ce produit onctueux élimine efficacement le sel, laisse la peau douce et les cheveux brillants. En outre, il sent bon le monoï et les vacances.

  • PURESSENTIEL
    HUILE DE SOIN BIO CAPILLAIRE ARGAN/CÈDRE DE L’ATLAS

Ses promesses : Apporte force et brillance aux cheveux abîmés grâce à un cocktail de 7 huiles essentielles et d’huiles végétales : argan et sésame.

Son plus : Préventive, protectrice et réparatrice, cette huile peut s’appliquer avant, pendant ou après les expositions solaires.

Son mode d’emploi : Déposer quelques gouttes sur les longueurs ; laisser agir le plus longtemps possible avant de laver les cheveux.

Notre avis : Compte tenu de sa texture un peu grasse due aux huiles végétales, on préférera utiliser le soin avant de procéder au shampooing.

  • RENÉ FURTERER
    SOLAIRE, BRUME HYDRATANTE SANS RINÇAGE

Ses promesses : Formulée à base de cire de jojoba, la texture biphase de ce soin après-soleil hydrate, facilite le démêlage et compense les effets desséchants des rayons UV, de l’eau de mer ou de piscine.

Son plus : Contrairement aux masques réparateurs, cette texture brume se vaporise et ne nécessite aucun rinçage.

Son mode d’emploi : Vaporiser sur l’ensemble de la chevelure après le shampooing et avant de procéder au séchage.

Notre avis : On aime ce geste de beauté si simple qui ne prend que quelques secondes pour nourrir et sublimer les cheveux.

 

 

Mon enfant a… des reflux gastro-œsophagiens

Inconfortables, les reflux gastro-œsophagiens ou RGO sont, pour la plupart, bénins. Et, en attendant qu’ils disparaissent d’eux-mêmes, on peut les atténuer !

 

Regarder son nouveau-né téter le sein ou le biberon avec appétit attendrit les parents. Le voir régurgiter ensuite désole et inquiète. S’agit-il d’une intolérance au lait ? D’une malformation de son tube digestif ? Du symptôme alarmant d’une maladie quelconque ? Rassurez-vous, dans la plupart des cas, ce reflux n’est rien de tout cela. Il est très courant chez les nourrissons, quel que soit leur mode d’allaitement, et s’estompe lorsque l’enfant commence à s’asseoir ou à marcher. Ces régurgitations sont dues à l’immaturité du sphincter œsophagien, sorte de « clapet » situé entre l’estomac et l’œsophage, qui empêche la remontée des aliments. Les parents doivent donc s’armer d’astuces anti-RGO pour les limiter.

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Diminuer les reflux

  • Il existe plusieurs solutions adaptées. Si votre bébé est nourri au lait infantile en poudre, il est conseillé d’acheter en pharmacie des laits à formule épaissie, portant la mention « AR » (antirégurgitations) ou « Confort ». En revanche, pour un enfant nourri au sein, vous ne devez en aucun cas tirer le lait pour l’épaissir et ensuite le donner au biberon. S’il est au biberon, ne le laissez pas boire d’une traite. Faites-lui faire des pauses et un rot avant chaque reprise de tétée. Même s’il s’endort après son repas, gardez-le contre vous à la verticale un moment. Vous pouvez ensuite le coucher mais pas dans un transat, car une position pliée augmente la pression abdominale et favorise les régurgitations.
  • Dernier conseil : évitez absolument le tabac dans son environnement. En plus d’être nocive sur bien d’autres plans, la fumée favorise le relâchement du cardia (muscle à la jonction de l’œsophage et de l’estomac) et, donc, la survenue de RGO.
 À lire aussi : Quels sont les premiers soins dont a besoin votre bébé

 

Légers rejets ou vomissements ?

Il faut savoir distinguer les RGO dits sans complication, à savoir les classiques « crachouillis » suivant ou accompagnant les rots, de ceux qui nécessitent une consultation médicale. Bébé ne paraît pas souffrir lors des régurgitations, celles-ci suivent de près la tétée et n’ont jamais lieu pendant le sommeil ? Le RGO semble anodin.

Les vomissements sont fréquents ? Ils sont plus ou moins abondants et surviennent plusieurs heures après le repas ? Votre bébé pleure en raison de l’acidité du reflux ? Il rechigne à s’alimenter, sa courbe de poids en pâtit ? Consultez. Le pédiatre peut prescrire un traitement visant à accélérer la digestion et à protéger la muqueuse œsophagienne.

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Quel lait maternisé pour un bébé qui régurgite ?

Quel lait maternisé pour un bébé qui régurgite ?

De par sa viscosité naturelle, l’allaitement au sein peut limiter l’importance et la fréquence des régurgitations. Toutefois, inutile de culpabiliser si vous ne donnez pas le sein car cela n’empêche pas les RGO. Les laits maternisés épaissis ou AR (anti régurgitation), généralement prescrits pendant le premier semestre de l’enfant, sont très efficaces sans augmentation de l’apport calorique.

  • Les laits à formule épaissie contiennent de l’amidon à une dose ne dépassant pas 2 g/100 ml. Ils sont disponibles en pharmacie mais aussi en grande distribution.
  • Les laits AR, plus efficaces, sont vendus exclusivement en pharmacie. On distingue deux types de laits AR selon qu’on leur adjoint de l’amidon (plus de 2 g/100 ml) ou de la caroube. Les premiers peuvent entraîner une constipation modérée et les seconds un ramollissement des selles (et parfois une augmentation de l’émission de gaz). À noter que certains laits AR, dit mixtes, contiennent à la fois de la caroube et de l’amidon.

 

« Je suis guérie de mon hépatite C »

Après une vingtaine d’années de traitement lourd, Michelle, 66 ans, est aujourd’hui guérie. Son témoignage apporte de l’espoir aux personnes infectées par le VHC.

 

En 1993, j’ai commencé à être malade. J’avais 42 ans, je me sentais très fatiguée avec des douleurs dans les genoux, les bras… Mon médecin m’a alors prescrit des analyses biologiques. Et l’on s’est aperçu que j’avais des transaminases élevées puis, en poursuivant les recherches, on m’a découvert une hépatite C. Sur le coup, j’ai été plutôt soulagée car je pensais que j’avais quelque chose de bien plus grave… Puis j’ai été inquiète en réalisant que j’avais peut-être pu contaminer des personnes de mon entourage. Ce n’était heureusement pas le cas. Mon médecin traitant m’a alors adressée à un spécialiste. J’ai subi toute une batterie de tests. Mon hépatite est de génotype 1. À l’époque, il n’y avait pas de traitement curatif.

Dès lors, il faut faire confiance à l’équipe médicale. J’ai tout d’abord eu de l’interféron. Au fil du temps, il a fallu augmenter les injections et les doses. Ce traitement provoquant de nombreux effets secondaires dont une grande fatigue, j’ai été obligée de cesser de travailler. C’est certainement la période la plus difficile car la vie sociale est également limitée.

Puis une bithérapie a été essayée. Ensuite, une trithérapie. Enfin, en 2009, j’ai pu bénéficier d’un protocole avec une nouvelle molécule. Et en 2010, j’ai été déclarée guérie avec une charge virale indétectable.

En conclusion, il ne faut jamais baisser les bras et garder le moral.

Actuellement, le traitement permet d’obtenir la guérison dans plus de 90 % des cas, en 3 à 6 mois de traitement, même pour le génotype 1. Que de progrès en vingt ans !

Afin d’aider et d’informer les autres, je me suis impliquée, en tant que bénévole et administrateur, au sein de SOS Hépatites Fédération. Car l’hépatite C est très mal connue, et c’est l’autre message important à faire passer : il faut au moins se faire dépister une fois dans sa vie vers 40-50 ans. Il y a, en France, plus de 120 000 personnes qui ignorent leur contamination.

 À lire aussi : Hépatites : prévention et traitements

 

Réponses d'expert : Traitement antiviral : la révolution

Réponses d'expert : Traitement antiviral : la révolution

Pr MARC BOURLIÈREPr MARC BOURLIÈRE
Hépato-gastro-entérologue, CHU Saint-Joseph de Marseille

Les premiers traitements de l’hépatite C (interféron et ribavirine) ne guérissaient qu’environ 50 % des patients au prix d’effets secondaires importants et d’une durée de traitement longue (46 semaines). En 2011, sont arrivés les premiers antiviraux à action directe (télaprévir et bocéprévir). La trithérapie a ainsi permis d’augmenter les taux de réponse en moyenne de 30 % chez les patients porteurs du génotype 1.

Enfin, en 2014, de nouveaux antiviraux directs sont apparus : sofosbuvir, siméprévir, daclatasvir, lédipasvir, dasabuvir, ombitasvir, paritaprévir. Associées entre elles ou à la ribavirine, ces molécules permettent aujourd’hui de raccourcir le traitement à 12 semaines et d’obtenir un taux de guérison supérieur à 90 %. Et, cela quel que soit le génotype des patients (un peu moins chez les porteurs du génotype 3 cirrhotiques) et surtout avec des effets secondaires minimes. Tous les patients déjà traités, découragés par les effets secondaires, doivent revenir consulter leur hépatologue pour savoir si ces traitements sont possibles pour eux.

L’accès à ces nouvelles molécules est actuellement limité aux cas les plus graves (F4, ou cirrhose), mais cette priorisation va au fil du temps disparaître. De 10 000 à 14 000 patients y ont eu accès l’année dernière. Le coût est certes important (1 milliard d’euros) mais on va pouvoir éradiquer la maladie.

À savoir

À savoir

Pour avoir plus d’informations, consultez le site de la Fédération SOS Hépatites : www.soshepatites.org                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

 

Contrôlez-vous avec les autotests

La panoplie d’autotests de dépistage ou de surveillance s’enrichit chaque année. Certains sont mêmes connectés.

 

Prendre sa tension, contrôler sa glycémie, mesurer son souffle, détecter une infection… Autant d’actes qui ne sont plus réservés à l’intimité d’un cabinet médical ou d’un laboratoire d’analyses. Grâce aux autotests, chacun(e) d’entre nous peut gérer sa santé. Les dispositifs médicaux d’automesure (tensiomètre, lecteur de glycémie, débitmètre de pointe) ont prouvé leur utilité dans le suivi du traitement des maladies chroniques les plus fréquentes (hypertension, diabète, asthme). L’autre catégorie d’autotests cible le dépistage précoce (VIH, infections urinaires) ou diagnostique un état physiologique (tests de grossesse, de fertilité). Vendus en officine, ils offrent toutes les garanties de conformité et de qualité.

 

La règle des 3 de l’automesure artérielle

L’hypertension artérielle est l’un des premiers facteurs de risque de maladie cardiovasculaire. L’automesure permet de surveiller sa tension si l’on est à risque ou de vérifier l’efficacité du traitement prescrit. L’autotensiomètre électronique est fixé au poignet ou, mieux, adapté au bras. La pression artérielle se mesure selon la règle des 3 : 3 contrôles le matin, 3 le soir, 3 jours de suite (la prise se fait toujours assis, au calme). Chez soi, fini l’effet blouse blanche qui perturbe et booste la tension dans 30 % des cas. Les chiffres recueillis seront analysés par le médecin. Si le dispositif est connecté, il les reçoit directement sur un site sécurisé de télémédecine. Choisissez un appareil validé par la Société française d’hypertension artérielle ou la Fédération française de cardiologie.

 À lire aussi : Hypertension, comment la prendre en charge ?

 

L’autosurveillance glycémique

C’est un acte incontournable pour un diabétique de type 1 qui doit vérifier plusieurs fois par jour son taux de sucre dans le sang (glycémie). Selon les mesures du lecteur de glycémie, il adapte doses d’insuline, régime et activité physique. Le principe : une goutte de sang, prélevée avec un autopiqueur, est déposée sur une bandelette insérée dans le lecteur qui calcule le taux de glycémie. Il existe plusieurs modèles de dispositifs d’autosurveillance du diabète, les conventionnels et les connectés. Seule la vente en officine est autorisée. Les laboratoires compétents dans cette pathologie ne cessent d’innover. Ainsi Accu-Chek Mobile de Roche est un lecteur de glycémie tout-en-un sans bandelette avec autopiqueur intégré. Et l’iBGSTar de Sanofi se connecte à un iPhone et fonctionne avec un carnet électronique de suivi de la glycémie.

 À lire aussi : DOSSIER : Vivre normalement avec le diabète

 

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

  • Les automesures ne se substituent pas aux avis du médecin, elles sont une aide pour mieux vous soigner ou prévenir certaines maladies en collaboration avec lui. À condition que les conditions de mesure soient correctes. Le pharmacien est formé pour vous expliquer leur bon fonctionnement.
  • Pour mieux suivre votre situation, notez sur un carnet les résultats des mesures, sauf si l’appareil est doté de système d’enregistrement automatique des relevés.
  • Ne modifiez pas votre traitement en fonction de mesures basses ou élevées. Consultez votre médecin !

 

Sophie Davant : « Je ne cache ni mes failles ni mes faiblesses ! »

 

Figure indissociable du Téléthon, qu’elle coanime depuis 1997 avec un engagement profond, l’animatrice préférée des Français témoigne aujourd’hui d’une étape majeure de sa vie : le cap de la cinquantaine.

 

En lisant votre nouveau livre, on apprend que, depuis toujours, vous êtes hantée par un terrible manque de confiance en vous

Il est au fond de moi et je ne le cache pas forcément. C’est en agissant et en récoltant le fruit de nos actions que nous arrivons à maîtriser ce sentiment, qui peut d’ailleurs se révéler moteur. Il ne m’a jamais empêchée d’agir ni d’être naturelle, notamment à l’antenne, où je ne cherche jamais à masquer mes failles et mes faiblesses.

Auriez-vous eu le même parcours si vous n’aviez pas perdu votre mère à 20 ans ?

Quand on vit ce drame, on est terrassé par le chagrin et l’absence de la personne que l’on a aimée. Mais, ma mère ayant une forte personnalité et moi également, je me suis aussi sentie libérée. Car j’ai eu l’impression d’être dans l’obligation de vivre ce qu’elle n’avait pas connu. C’est un paradoxe : je suis devenue adulte très tôt, mais j’ai mis du temps à devenir une femme à part entière. Je suis longtemps restée cette petite fille endeuillée.

Votre père vous a fait un magnifique compliment dans Vivement Dimanche. Comment l’avez-vous reçu ?

Mon père est un être extrêmement pudique. Mais Michel Drucker est allé le voir et il n’a pas pu se dérober. Il a reconnu avoir eu du mal à se laisser aller et à me dire les mots d’amour que j’attendais. Il a compris que cela avait pu provoquer certains traumatismes.

Le Dr Christophe Fauré, qui a collaboré à votre livre, vous a fait découvrir le processus d’individuation. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Cela correspond au questionnement du milieu de vie. Au début de notre vie d’adulte, on se construit une place dans la société. Puis, vers 50 ans, on se demande si ce que l’on fait nous satisfait pleinement. Cette prise de conscience amène à faire des choix. À ce moment de ma vie, je me suis posé des tas de questions de fond alors que, en surface, tout allait bien. Après s’être construit à travers le regard des autres, on se pose des questions sur soi-même. Est-ce que l’épouse que je suis correspond à ce que je voudrais être ? Est-ce que la mère que je suis est sereine ? Dans ce livre, je ne fournis pas de réponses universelles. J’essaie de donner des clefs à ceux qui se posent des questions.

Passer de C’est au programme à Toute une histoire vous a apporté un supplément d’âme ?

Un être est constitué de nombreuses facettes. Moi, je suis tantôt espiègle, vive, rieuse, tantôt calme, abattue, triste… J’ai toujours été très curieuse des autres. Je me sens en phase avec les gens que je reçois. Ma plus grande fierté, c’est de voir à quel point ils sont en confiance. Cette émission libère la parole et combat l’isolement. Y participer est le début d’un chemin important pour ces personnes.

Si tout d’un coup la télé s’arrêtait, que feriez-vous ?

Si un jour on décide que l’on m’a assez vue ou que je ne suis plus « présentable », je me tournerai vers d’autres moyens d’expression. Je peux passer derrière la caméra ou écrire d’autres livres. J’y réfléchis, afin de ne pas être trop démunie le jour où cela m’arrivera… Si cela m’arrive.

Le Téléthon semble donner un sens à votre vie. Que pensez-vous de notre système de santé actuel ?

Vu le trou de la « Sécu » et l’endettement de l’État, ce dernier ne peut pas financer toutes les recherches. Le Téléthon est un moyen extraordinaire pour accélérer les choses en ce qui concerne les maladies génétiques. Mais il peut aussi servir la cause d’autres maladies, dont le cancer. J’ai l’impression d’être un maillon d’une formidable chaîne de solidarité.

En matière de santé, êtes-vous prévoyante ?

Je fais en sorte d’avoir une hygiène de vie correcte. Mais je suis une épicurienne : j’aime bien manger et boire du bon vin. Aussi, j’essaie de trouver le juste équilibre entre mon plaisir et la raison. J’ai la chance d’avoir une bonne nature et je brûle facilement les calories. Je nage deux fois par semaine et je marche le plus souvent possible.

Aimez-vous la thalasso ? Quelles sont vos destinations préférées ?

Je suis déjà allée à Biarritz, à La Baule ainsi qu’à Quiberon. Mais j’adore la mer et je me fais en quelque sorte « ma » thalasso en allant chaque semaine dans ma maison en Normandie. Je marche sur la plage en respirant l’iode et les embruns. Je profite également de ces moments de calme pour pratiquer la méditation.

Avez-vous quelques astuces de beauté ?

Je fais régulièrement un soin profond chez le dermato pour éclairer mon teint. Je prends des compléments alimentaires pour hydrater ma peau de l’intérieur. Le plus important, c’est de bien démaquiller la peau pour qu’elle respire. Comme mes cheveux sont fins, je leur offre un shampooing volumateur et je les protège du chlore avec un masque nourrissant. En ce qui concerne les huiles essentielles, dont je suis fan, je suis les conseils de mon pharmacien.

À lire/À voir

À lire/À voir

  • À lire
    CE QUE J’AI APPRIS DE MOI, JOURNAL D’UNE QUINQUA
    À travers son propre vécu, tant personnel que professionnel, Sophie Davant nous livre un récit courageux, tout en pudeur mais sans faux-semblant, et coloré d’un humour qui n’appartient qu’à elle.
    Avec la collaboration du Dr Christophe Fauré. Éd. Albin Michel, 212 p., 16 €.
  • À voir
    Retrouvez Sophie Davant sur France 2 dans C’est au programme du lundi au vendredi à 9 h 50 et dans Toute une histoire du lundi au vendredi à 13 h 55.

L’épilepsie

Elle peut provoquer des crises de convulsions impressionnantes. Pourtant, dans trois quarts des cas, il s’agit d’une maladie peu sévère.

 

Après la migraine, l’épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente : environ 450 000 Français en souffrent. Près de 4 000 nouveaux cas se déclarent par an, dont la moitié chez des enfants.

L’épilepsie correspond à une décharge électrique anormale, soudaine, excessive et transitoire dans le cerveau, qui se traduit par des crises dites épileptiques. Il existe de multiples formes de la maladie, caractérisées par leur cause, leur localisation dans le cerveau, l’âge de début et leur évolution.

Dans 10 à 15 % des cas, les épilepsies sont idiopathiques (sans cause connue), avec ou sans prédisposition familiale. Elles peuvent aussi être symptomatiques suite à une maladie ou un accident ayant entraîné des lésions du cerveau, avant ou après la naissance.

À savoir

À savoir

Facteurs augmentant les risques de crise :

  • la fatigue, le stress,
  • les efforts physiques intenses,
  • les émotions fortes,
  • la chaleur, la fièvre,
  • le bruit,
  • les lumières clignotantes (télévision, ordinateur, jeux vidéo…),
  • la consommation de drogues, d’alcool, de café…

 

Epilepsie : Crises partielles ou généralisées

  • En cas de crise partielle, l’hyperactivité électrique ne touche qu’une zone localisée du cerveau et, lorsque la crise est « simple », la personne reste consciente. Elle provoque des troubles de la vision, de l’audition, du langage, ainsi que des manifestations motrices ou sensitives des membres… En cas de crise dite « complexe », il existe des troubles de la conscience plus ou moins importants.
  • Les crises généralisées impliquent l’ensemble du cerveau et peuvent se présenter sous forme de :

absences généralisées chez les enfants entre 5 et 12 ans. Il n’y a pas de convulsion, l’enfant perd le contact avec son entourage quelques secondes, son regard est vague. Cela peut se répéter plusieurs fois par jour ;

crise tonico-clonique : elle se traduit par une perte de connaissance entraînant une chute, des convulsions, parfois des vomissements, une perte d’urine… Elle s’arrête d’elle-même en moins de deux minutes ;

crise myoclonique : des secousses musculaires brusques et répétées au niveau des bras et des jambes surviennent, surtout au réveil ;

crise atonique, plus rare, avec une perte soudaine de tonus musculaire.

 À lire aussi : Maladies neurologiques & cerveau : où en est la recherche ?

 

Quelle prise en charge ?

Les médicaments antiépileptiques sont prescrits pour faire disparaître les crises ou diminuer leur durée ou leur intensité. Aujourd’hui, environ 70 % des patients répondent favorablement aux médicaments.

Si les médicaments ne sont pas efficaces, une opération chirurgicale peut être proposée si la région épileptogène est localisée dans une partie du cerveau qui peut être enlevée sans séquelle neurologique.

D’autres techniques fondées sur la stimulation électrique peuvent apporter une amélioration.

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Comment agir si on est témoin d’une crise d’épilepsie ?

Comment agir si on est témoin d’une crise d’épilepsie ?

À faire

  • Dégager l’espace.
  • Placer la personne en position latérale de sécurité.
  • Desserrer ses vêtements, enlever si besoin ses lunettes, placer si possible un coussin ou un vêtement replié sous sa tête.

À ne pas faire

  • Transporter la personne sauf si elle se trouve dans un lieu dangereux.
  • Gêner ses mouvements.
  • Donner un médicament ou à boire pendant la crise.

Habituellement, il n’est pas nécessaire d’appeler médecin, Samu ou pompiers quand une personne connue pour être épileptique a une crise qui suit son cours habituel.

 

Saignement de nez

Il est fréquent chez les enfants de 2 à 10 ans ou les adultes après 50 ans. Lié à une lésion de la muqueuse nasale, le saignement de nez est en général bénin.

 

La muqueuse des fosses nasales est parcourue de nombreux vaisseaux sanguins très fins qui saignent facilement mais qui cicatrisent également rapidement. La zone la plus souvent lésée, appelée tache vasculaire de Kiesselbach Escat, se situe à 1 cm de l’entrée de la narine. L’écoulement du sang peut être antérieur (par les narines), postérieur (vers la gorge), ou encore les deux à la fois. Généralement, le saignement de nez, ou épistaxis, est bénin, l’écoulement peu abondant (goutte à goutte), unilatéral et n’a pas de retentissement sur l’état général. Mais il peut parfois être le symptôme révélateur d’une pathologie sous-jacente ou la complication d’une affection.

 À lire aussi : CONSEIL de PHARMACIEN : Les bons réflexes en cas de saignement de nez

 

Du simple grattage au symptôme

Les causes les plus courantes sont :

  • traumatiques : choc (fracture, intubation nasale, fibroscopie…), corps étranger, grattage de la muqueuse nasale,
  • inflammatoires (rhinite chronique ou allergique),
  • tumorales (fibrome naso-pharyngien),
  • sécheresse de l’air, exposition au soleil,
  • usage de certains médicaments anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires,
  • anomalies de la coagulation dues à une maladie (hémophilie…),
  • hypertension artérielle,
  • prise de médicaments (décongestionnant…) ou de drogues par voie nasale…

 

Comment limiter les épistaxis ?

Comment limiter les épistaxis ?

Évitez d’avoir le nez trop sec, surtout en hiver. Appliquez un peu de vaseline au bord des narines.
  • Mouchez-vous aussi doucement que possible et évitez de mettre les doigts dans le nez.
  • Humidifiez la muqueuse nasale avec du sérum physiologique.
  • Installez un humidificateur d’air.

 

Quelle conduite adopter ?

  • Ne pas s’affoler devant la quantité apparente de sang perdu qui peut parfois être impressionnante sans que cela soit grave.
  • Ne jamais pencher la tête en arrière.
  • La première chose à faire est de se moucher pour évacuer les caillots.
  • S’asseoir, se pencher en avant pour que le sang coule à l’extérieur plutôt que dans la gorge. Pincer l’extrémité du nez entre pouce et index, juste au-dessus des narines, à l’endroit où la zone du nez est molle pendant dix minutes. C’est généralement suffisant pour que le sang coagule.
  • Sinon, il faut mécher le nez avec un coton hémostatique à base d’alginate de calcium.
  • Éviter de se moucher pendant les heures qui suivent et de faire des efforts trop intenses.

Dans les rares cas où le saignement n’a pas cessé après dix minutes, une consultation est requise. Le médecin en recherchera la cause et pratiquera si besoin une cautérisation de la tache vasculaire chimique ou électrique, pour éviter les récidives.

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Quand faut-il consulter ?

Par son abondance, sa durée, sa répétition ou l’état de la personne, le saignement peut devenir une urgence médicale. Il en est ainsi d’un saignement bilatéral avec une altération de l’état général (pâleur, sueurs, pouls rapide, hypotension, troubles de la conscience…) et qui ne cède pas avec les mesures de compression. Le médecin vérifiera notamment que la personne n’a pas de problème de coagulation sanguine. Un examen ORL mais aussi général est nécessaire (numération formule sanguine, mesure du temps de saignement…).