Je me muscle avec the Dailey Method®

Réputée pour son efficacité et son intensité, The Dailey Method® fait de plus en plus d’adeptes.

Cette méthode de renforcement musculaire profond a été conçue par Jill Dailey McIntosh, une ancienne gymnaste et danseuse, diplômée en kinésiologie et formatrice d’instructeurs de Pilates. Et c’est sa sœur Kelly qui l’importa de San Francisco en France en 2003. Rien de tel pour prendre conscience de son corps, de ses muscles… Très efficaces, les cours donnés au studio, à deux pas de la place de l’Étoile à Paris, sont une excellente alternative au coaching.


Mieux que le fitness en salle ?

Tous les exercices sont sans impact et sollicitent de manière naturelle et très efficace les muscles profonds du maintien. C’est un savant mélange d’exercices de Pilates, de yoga, de stretching et de barre ballet de danse classique. « Ce qui est propre à cette méthode, explique Kelly, c’est que nous travaillons beaucoup en position neutre, la position naturelle de la colonne vertébrale. Contrairement à un certain nombre de cours, nous ne faisons pas de rétroversion du bassin, mouvement qui sollicite le bas du dos, pouvant augmenter les risques de douleur. Par conséquent, nous mobilisons tous les muscles qui allongent la colonne, permettant d’acquérir une bonne fondation pour l’ensemble du corps et la ceinture abdominale. »


Pourquoi travailler le bas-ventre ?

Comme l’a dit Joseph Pilates, tous les mouvements reposent sur la Power House, la ceinture imaginaire autour de la taille. C’est de là que vient notre mobilité. De bons abdominaux ont une conséquence directe dans tout ce que nous effectuons dans la vie. À commencer par un ventre plat, une certaine allure… Que l’on soit sportif ou non, si on n’y prend pas garde, le dos se voûte, les épaules s’incurvent… Et c’est toute notre énergie, notre manière de nous mouvoir qui décline… The Dailey Method® consiste ainsi en des mouvements doux, destinés à renforcer les muscles profonds, responsables de la posture.


Petites contractions, c’est bon pour moi ?

« Les gros poids gonflent les muscles et les grands mouvements ne font pas travailler en profondeur. Par contre, plus on garde le muscle en contraction, plus vite on le change. » Pour Kelly, une fois que les muscles sont bien échauffés, ils sont comme de la pâte à modeler. « Chauds, ils sont prêts à être étirés, sculptés. En travaillant l’alignement, le renforcement musculaire, tout en alternant avec les étirements, on change la forme du muscle. Celui-ci s’aligne en quelque sorte avec les ligaments, les os. Les petites contractions permettent de renforcer ainsi le tout en profondeur. »


Quand aurai-je des résultats avec the Dailey Method® ?

Vous le savez. Tout est une question de régularité. Si on constate un meilleur maintien dès les premières séances, il faut venir trois fois par semaine pendant un mois et demi pour constater des résultats assez bluffants. En fait, « plus vous comprenez l’exercice et le positionnement du corps, plus loin vous irez dans le travail. Je ne dirai pas que cela devient plus facile, mais plus difficile, parce qu’il faut être encore plus précis dans l’alignement du corps. »

À lire

À lire

UNE SILHOUETTE DE RÊVE, C’EST MALIN
À chaque moment de la journée, quel que soit son objectif, sa situation… c’est possible. Cela même si l’on est un peu fâché avec le sport, que l’on manque cruellement de temps ou de motivation.
Lucile Woodward, éditions Quotidien Malin, 208 pages, 6 €.

Aquagym, la gymnastique dans l’eau

Le milieu aquatique est un élément synonyme de bien-être et de remise en forme. Le corps plus léger, avec une certaine liberté de mouvement, entretenir sa silhouette devient un véritable plaisir !


Faire du fitness dans l’eau

Dans l’eau, on se sent léger. Selon l’énoncé classique du principe d’Archimède, « tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du fluide déplacé ». De ce fait, le corps en immersion ne pèse plus que le quart de son poids. Plus celui-ci est immergé, moins il a de poids apparent. Ainsi, lorsque nous avons de l’eau jusqu’au bassin, il est de 60 %. Et de 10 % quand seule la tête dépasse. Dans l’eau, la gravité est réduite, c’est un milieu microgravitaire. Si l’on marche ou sautille, l’impact au sol est amoindri. Aidés par la poussée hydrostatique, qui est plus ou moins forte suivant la profondeur du bassin, et freinés par la résistance hydrodynamique, les mouvements sont plus faciles à réaliser et leur amplitude plus grande, les articulations et la colonne vertébrale sont soulagées du poids du corps… Prises plus facilement, les positions sont maintenues avec un moindre effort. Ce n’est pas un hasard si la gymnastique aquatique était à l’origine utilisée pour la rééducation fonctionnelle dans les centres de kinésithérapie spécialisée ou de thalassothérapie.

À éviter

À éviter

  • Zapper la douche avant de se baigner. Elle est obligatoire et a un certain intérêt préventif.
  • Plonger sans vérifier la profondeur du bassin et la température de l’eau.
  • Entrer dans l’eau brutalement. Mouillez-vous d’abord les pieds, les mains, la nuque, l’abdomen et le dos.
  • Faire de gros repas juste avant une séance. Attendez au minimum une heure.
  • Chercher à trop en faire. Travaillez à votre rythme. Soyez à l’écoute de votre corps.
  • Marcher pieds nus. Des vestiaires au bassin, chaussez des claquettes ou des tongs.


Moduler ses mouvements en aquafitness

Quel que soit son âge, que l’on ait une surcharge pondérale, des problèmes de dos ou des articulations douloureuses, ou encore que l‘on ne sache pas nager… rien n’empêche la pratique de la gymnastique dans l’eau. À moins que l’on soit allergique au chlore, il n’y a aucune contre-indication. Seules les personnes âgées doivent demander préalablement un avis médical. Elle permet même à ceux qui ont des difficultés à se mouvoir au sol ainsi qu’aux femmes enceintes, d’effectuer des mouvements sans subir de contrainte mécanique. L’eau évite de dépasser ses propres limites, réduit les courbatures du lendemain et diminue les risques de claquages ou d’élongations musculaires.

Jouer avec la résistance

Le principe et les bienfaits de l’aquagym ne se résument pas à la poussée d’Archimède. Ce serait trop facile ! Ils se basent également sur la résistance. Dans un milieu aquatique, l’effet d’opposition est plus important que dans l’air. À chaque déplacement, l’eau se précipite pour remplir l’espace que le corps vient de quitter. Elle crée ainsi un courant inverse qui le ralentit. Par conséquent, il faut une plus grande énergie pour se déplacer, se maintenir en mouvement ou pour changer de direction… L’inertie du corps contribue à augmenter l’intensité de l’exercice. Plus vous êtes immergé, plus la quantité d’eau à déplacer est grande. C’est sur cette résistance au mouvement que s’effectue tout le travail musculaire. Selon ses capacités, chaque personne peut moduler cette force par le choix de la profondeur du bassin ou la rapidité d’exécution des mouvements. À l’aide d’accessoires, il est possible de rapprocher le travail aquatique du travail classique

Choisir son aquagym

Comme la natation, c’est une activité physique complète qui sollicite tous les muscles du corps. Aujourd’hui, au rayon grand bain, vous avez des activités aussi diverses que variées.

  • Cours d’aquagym basiques

Aqua sculpting, aqua building, aqua abdo-fessiers… proposent généralement des séries de mouvements de renforcement musculaire ciblés afin de sculpter le corps. Ils se pratiquent avec des haltères, palettes, planches, palmes et autres accessoires qui offrent une résistance plus grande à l’eau.

  • Cours toniques

Aquastep, aquaboxing, aquajogging, aqua zumba… font travailler le système cardiovasculaire. Très toniques, elles permettent de se dépenser et de se muscler sans compter.

  • Déstressez-vous !

Optez pour le yoga aquatique, l’aquarelax, l’aquataïchi, le watsu si vous êtes hypertendus, stressés…


Améliorer la circulation

Si la gymnastique aquatique permet, en jouant sur la résistance de l’eau, de muscler, raffermir, remodeler l’ensemble du corps en douceur, elle favorise aussi la circulation sanguine. Lorsque les membres bougent dans l’eau, la pression de l’eau varie, incitant les vaisseaux à se contracter ou à se dilater. Cet exercice vasculaire stimule les échanges cutanés, améliore le drainage lymphatique et entraîne une meilleure élimination des déchets. Mieux oxygénés, les muscles brûlent davantage de calories. On recommande l’aquagym aux personnes souffrant de problèmes lymphatiques, d’œdèmes aux jambes ou ayant un mauvais retour veineux. Associée à une alimentation équilibrée, elle peut aussi contribuer à réduire la rétention d’eau et prévenir la cellulite !

 

Réponses d'expert : L'aquagym préserve le cœur

Réponses d'expert : L'aquagym préserve le cœur

cyril_chapron_aquagymCyril Chapron
Responsable des activités d’Espace Recréa

« Pour un effort similaire sur terre, dans l’eau vous utilisez environ 1O % de capacité cardiaque en moins. Pourquoi ? Parce que, grâce à la pression hydrostatique, le sang remonte dans la partie supérieure du corps. Etant mieux irrigué, le cœur sera moins en stress et produira par conséquent moins de cortisol. Vous puisez ainsi encore plus dans les lipides et les graisses. »

 

À lire

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GYM AQUATIQUE
Les auteurs ont regroupé dans cet ouvrage 120 exercices de gymnastique aquatique pour l’entretien, le renforcement musculaire, la remise en forme et la relaxation.
Patrick Lopez et Éric Profit, éditions Amphora, 128 pages, 19,50 €.