Identifier à temps les lymphomes

Ces cancers du système lymphatique sont peu connus du grand public. Les repérer et donc les traiter tôt augmente pourtant notablement les chances de guérison.

 

Longtemps silencieuses, ces tumeurs se manifestent par des signes peu spécifiques, sans répercussion sur le quotidien, ce qui participe à leur dangerosité potentielle.

 

Système lymphatique

Le système lymphatique comporte les organes dits lymphatiques, parmi lesquels la moelle osseuse, les amygdales, le thymus, le tissu lymphatique de l’intestin, la rate et des milliers de ganglions ; et le réseau de vaisseaux véhiculant la lymphe. Ce système complexe participe aux réactions de défense immunitaire de l’organisme grâce à la production et à la circulation de cellules sanguines particulières, les lymphocytes. Les lymphomes se développent surtout au niveau des ganglions ou de la muqueuse de l’intestin, avec une hyperproduction de lymphocytes anormaux. On en distingue deux types : la maladie de Hodgkin et les lymphomes non hodgkiniens.

 

Lymphomes

Maladie de Hodgkin

Elle touche surtout l’adulte jeune. Son pronostic est plutôt bon, d’autant qu’elle est peu étendue et découverte tôt.

Lymphomes non hodgkiniens

Il n’en est pas de même des lymphomes non hodgkiniens. Leur pronostic dépend du type du lymphome, mais aussi de l’âge du patient : avoir plus de 60 ans est un facteur de gravité. Les lymphomes de haute malignité justifient de traitements lourds, mais guérissent dans plus de 50 % des cas ; ceux de faible malignité ne menacent pas la vie à court terme, mais rechutent souvent. L’un comme l’autre se révèle parfois via un gros ganglion, mais il peut n’exister qu’une fièvre, une fatigue ou des démangeaisons anormales. Si c’est votre cas, n’hésitez pas et consultez : de nombreux traitements, lourds, mais spécifiques, administrés tôt, permettent de guérir une grande partie des patients concernés.

Le lymphome non hodgkinien est au 6e rang des cancers les plus fréquents et au 9e rang pour la mortalité avec 5 000 décès par an, la maladie de Hodgkin au 20e rang de fréquence.

 

Soyez vigilant en matière de cancer

Soyez vigilant en matière de cancer

La plupart du temps, des ganglions gonflés, douloureux ou gros, une fatigue, une fièvre sont seulement le signe que le corps réagit à une infection. Toutefois, dans le cas de symptômes persistants, il est indispensable de consulter un médecin. Si au terme de l’examen clinique, il existe un doute, le médecin prescrira des examens pour aider à confirmer ou éliminer le diagnostic. Ces examens incluent généralement : un bilan sanguin avec notamment numération et formule sanguine et des radiographies. Si le doute se confirme, un scanner, une biopsie au niveau du ou des ganglions suspects et si besoin un examen de la moelle osseuse. Ces examens sont réalisés en milieu hospitalier spécialisé.

J’élimine mes toxines avec le boxing

Fit boxing dans les salles de fitness, aquaboxing, stage de boxe intensive, coaching… la boxe est le nouveau sport à la mode et fait de plus en plus d’adeptes.


Je ne suis pas sportif ?

Bien sûr, vous pouvez quand même vous y mettre, explique Pascal Lafleur, ancien champion de France et d’Europe de Kick Boxing et fondateur de l’Atelier côté ring. À l’Atelier, on s’adapte à tous les profils ! Notre approche des martial Arts permet à tous, même aux moins sportifs, de faire du sport de manière ludique. Cette pratique sous forme de jeu permet d’améliorer son équilibre, de développer sa proprioception et son tonus musculaire sans même voir le temps passer.


Je vais perdre du poids avec la fitness gym ?

Il est important de préciser que le sport ne fait pas maigrir, mais il y contribue fortement. Au fil des séances, on va transformer sa masse graisseuse en muscle. Le corps va se raffermir, le tissu adipeux va devenir tonique. On entre plus facilement dans ses vêtements. Par contre, vous n’allez pas forcément perdre du poids. Au contraire, vous allez peut-être même en gagner car le muscle pèse plus lourd que la graisse. On est davantage dans la recherche de se sentir bien dans son corps plutôt que de passer d’une taille 40 à une taille 36.

Bien sûr, des séances de boxe couplées à une alimentation saine et équilibrée aideront à perdre du poids. En une séance d’une heure, on peut perdre entre 500 et 800 calories.


Je vais améliorer mon mental ?

Effectivement, lorsque l’on engage un mouvement en boxe, ce mouvement va déclencher dans la tête une association entre le fait de se défouler et l’émotion ressentie. L’organisme va produire une biochimie positive et développer un certain équilibre entre le corps et l’esprit.

Lorsqu’on atteint un mouvement technique maîtrisé, on en retire une forte estime de soi et on renforce son mental. On se dit qu’on y est arrivé, qu’on en est capable. L’activité a alors un effet sur le quotidien. Les obstacles qui peuvent se présenter deviendront plus faciles à surmonter. Quant au coach, il crée les conditions idéales pour que l’élève reste déterminé et aille au bout de ses objectifs même si celui-ci ne pense pas en être capable.


Quand aurai-je des résultats sur mon corps et mon mental ?

Sur le plan mental, les résultats peuvent se ressentir dès la première séance. Sur le plan physique, l’élève devra commencer par identifier clairement ses objectifs. Bien au-delà d’un simple « Je veux perdre 5 kg », le plus important sera de comprendre pourquoi il souhaite perdre ces kilos et quelles seront les conséquences de ce changement sur sa vie.

À lire

À lire

KICK-BOXING POUR LA LIGNE
L’ouvrage d’Anne-Marie Millard s’adresse à tous. Le kick-boxing est présenté comme une hygiène de vie. Des conseils de diététique et une démarche de connaissance de l’image de son corps et de ses motivations sont proposés.
Anne-Marie Millard, éditions Marabout, 160 pages. 16,90 €.

Prostate : surveiller sans angoisser

Avec l’âge, l’hypertrophie bénigne de la prostate, ou adénome, occasionne des troubles urinaires gênants, mais le phénomène est naturel. Ne pas confondre avec le cancer de la prostate..

 

À savoir

À savoir

L’hypertrophie bénigne de la prostate ne dégénère jamais en cancer, mais il faut continuer de se faire surveiller, car les deux maladies peuvent coexister. La constatation d’une hausse plus rapide du PSA entre deux dosages espacés de 6 mois à 1 an doit faire penser à un cancer.
La Journée européenne de la prostate, le 20 septembre, est l’occasion pour les urologues d’attirer l’attention sur la nécessité, passé l’âge de 50 ans ou plus tôt en cas de facteurs de risque, de surveiller ou de faire surveiller cet organe génital masculin. Tous les hommes savent qu’elle peut leur causer un jour ou l’autre des désagréments ou devenir cancéreuse, mais sans toujours savoir à quoi elle ressemble ni quel est son rôle. En fait, la prostate, située sous la vessie en avant du rectum et traversée de haut en bas par l’urètre, canal qui permet d’évacuer l’urine de la vessie, a la forme et la grosseur d’une châtaigne. C’est aussi le lieu d’arrivée des canaux qui véhiculent le sperme produit par les testicules et les vésicules séminales (réservoirs du sperme) et elle sécrète un liquide entrant dans la composition du sperme. Elle joue donc un rôle essentiel dans la fertilité de l’homme, mais sans intervenir dans le mécanisme d’érection ou d’éjaculation.
Tous les bébés de sexe masculin naissent avec une prostate qui se développe peu à peu jusqu’à la puberté où elle se stabilise et commence à fonctionner. Vers l’âge de 40 ans, elle augmente à nouveau de volume sous l’influence des hormones sexuelles mâles produites par les testicules. Un phénomène naturel, mais qui peut finir par gêner quand la prostate grossit au point d’appuyer sur la vessie.

 

Problème de prostate : Faire le point sur les symptômes

Chiffre

Chiffre

71 000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont détectés chaque année en France.
Comme l’augmentation de volume de cette glande particulière est un processus inéluctable dû à l’âge, les hommes vivent tout problème de prostate comme la marque de leur vieillissement, même s’ils se portent bien. Ils perçoivent souvent ces ennuis comme le signe du déclin de leur séduction, de leur sexualité et de leur fertilité. Autres croyances répandues : des troubles urinaires chez l’homme annoncent forcément un cancer de la prostate et le seul traitement consiste à enlever la prostate qui signe la fin de la vie sexuelle. Tout cela est faux ou exagéré.

Adénome de la prostate

• Troubles urinaires
La quasi-totalité des hommes de plus de 80 ans ont des problèmes de prostate, caractérisés par des troubles urinaires. En grossissant, la prostate peut comprimer la vessie ou bien le canal urinaire qui la traverse et provoquer des troubles mictionnels irritatifs, c’est-à-dire des besoins pressants et fréquents d’aller aux toilettes, des difficultés à se retenir. Les troubles peuvent aussi être obstructifs : faible jet urinaire, difficulté à démarrer la miction, gouttes retardataires, sensation de ne pas arriver à vider complètement la vessie.
• Mieux vaut consulter
Ces symptômes évocateurs sont plus ou moins marqués selon les personnes et pas toujours en proportion du volume de la prostate. Les uns sont très gênés alors que leur prostate est quasi normale, d’autres ont une grosse prostate, mais pas ou très peu de troubles.
Le plus sage est d’en parler à son médecin pour deux raisons : s’assurer qu’il s’agit bien d’un adénome de la prostate (le plus fréquent) et bénéficier d’un traitement efficace.

Cancer de la prostate

À lire

À lire

QUESTIONS D’HOMMES
Le livre traite en détail de tous les problèmes de santé masculins, dont ceux qui touchent à la prostate. Jean Belaïsch et Anne de Kervasdoué, ed.. Odile Jacob, 2012, 19 €.
Au début, ce cancer ne provoque aucun symptôme, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, sans surveillance régulière, il peut être détecté tardivement. À la différence de l’adénome qui s’étend à partir du centre de la glande, le cancer de la prostate se développe en effet depuis la périphérie. Sa progression reste ainsi silencieuse pendant quelque temps, car l’urètre n’est pas comprimé et ne gêne donc pas les mictions. Quand les troubles urinaires se font sentir, le cancer est déjà avancé.

Examens de la prostate

• Dépistage, la sécurité
Il est donc hautement conseillé de faire examiner sa prostate une fois par an à partir de 50 ans, de façon à permettre au médecin de mettre au point une stratégie en fonction de l’agressivité de la tumeur et de l’âge de la personne. Ce dépistage repose sur un toucher rectal, que malheureusement beaucoup d’hommes répugnent à subir, et un dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique).
• Bien interpréter le taux de PSA
Les deux servent à repérer des anomalies, mais, il faut le savoir, une élévation du taux de PSA ne signifie pas obligatoirement cancer. Ce peut aussi être le signe d’une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou d’une infection de la prostate (prostatite).

 

Réponses d'expert

Réponses d'expert

Qu’est-ce que le score de Gleason ?

Le cancer est composé de cellules différentes dans leur évolution et leur agressivité. Lors de l’examen des biopsies au microscope, elles sont notées de 1 à 4 selon leur degré d’agressivité. Le score dit de Gleason additionne les deux populations de cellules cancéreuses majoritaires dans les prélèvements et peut ainsi varier de 2 (1+1), le minimum, à 10 (5+5) au maximum. À partir de 7, les chances de guérison sont moins bonnes.

Comment savoir si le cancer est ou non limité à la prostate ?

Grâce aux résultats du bilan d’extension comportant habituellement un examen par résonance magnétique (IRM) qui recherche une extension locale ou aux ganglions et une scintigraphie osseuse qui montre (ou pas) des métastases osseuses. Dans certains cas, un prélèvement des ganglions est nécessaire.

Qu’est-ce que l’hormonothérapie ?

Comme la croissance du tissu prostatique est stimulée par les hormones mâles, le traitement consiste à s’opposer à ces hormones pour bloquer (plus moins longtemps) la prolifération des cellules cancéreuses et diminuer le volume de la prostate. Différents types d’hormones peuvent être utilisés : analogues de la LH-RH (en injections mensuelles trimestrielles ou semestrielles), anti-androgènes (en comprimés) et estrogènes.

 

Traiter… quand c’est utile

Les traitements sont très différents selon qu’il s’agit d’une hypertrophie bénigne de la prostate ou d’un cancer. Ils sont aussi fonction de l’importance des symptômes.

Adénome et médicaments

Si les troubles urinaires sont modérés et ne gênent pas la vie sociale et personnelle, une simple surveillance suffit.
• Atténuer les symptômes gênants
Mais quand ils deviennent incommodants et/ou retentissent sur la sexualité (petits troubles de l’éjaculation et de l’érection), le médecin prescrit un traitement médicamenteux. Ces molécules agissent en diminuant le volume de la prostate ou en améliorant l’ouverture du col de la vessie. Ils sont en général suffisants. Les médicaments efficaces contre les troubles de l’érection permettent par ailleurs de maintenir ou de retrouver une activité sexuelle.
• Solution chirurgicale
Mais si les symptômes persistent, une intervention chirurgicale (ablation de la partie hypertrophiée sous endoscopie, sans ouvrir) peut être envisagée. Cette intervention n’empêche pas les rapports sexuels, mais l’éjaculation devient rétrograde : en clair, le sperme va en partie ou en totalité dans la vessie. D’autres techniques sont possibles, comme la thermothérapie par laser ou la radiofréquence qui ont l’intérêt de raccourcir la durée d’hospitalisation.

Cancer, au cas par cas

Une biopsie est toujours nécessaire pour confirmer ou pas l’existence d’un cancer après anomalie au toucher rectal et PSA élevé. C’est à partir de ses résultats qu’urologue, cancérologue et chirurgien spécialisé décident du traitement à mettre en œuvre. Il dépend du volume de la prostate, du degré d’agressivité de la tumeur, de l’âge de la personne, de son état général et de ses préférences.
• Ablation de la prostate
Quand le cancer reste localisé à la prostate, c’est une solution car une fois enlevée, il n’y a plus rien à craindre. Mais l’intervention peut causer des troubles sexuels, parfois une inconscience urinaire.
• Radiothérapie externe
Elle consiste à détruire les zones cancéreuses par l’exposition à des rayons. La prostate reste donc en place.
• Hormonothérapie
Elle est indiquée quand le cancer est sorti de la coque et a métastasé ou quand la tumeur cantonnée à la prostate est avancée.
• Chimiothérapie
Elle est mieux supportée et de plus en plus efficace, mais des progrès sont attendus.

 

Surtraitement inutile

Surtraitement inutile

De nombreuses tumeurs détectées à un stade précoce n’auraient pas dû être traitées (ablation de la prostate ou radiothérapie), selon une étude récente de l’INSERM réalisée auprès de 1 840 Français atteints d’un cancer de la prostate, compte tenu de leur faible évolutivité dans la plupart des cas et de l’espérance de vie des patients.
• Habituellement, le cancer de la prostate évolue lentement sur 10 à 15 ans et les patients âgés ou malades par ailleurs meurent non pas de leur cancer, mais de vieillesse ou de leurs autres maladies. Dans ce cas, leur infliger un traitement est inutile, d’autant que les effets secondaires peuvent être lourds.
• En cas de cancer détecté tôt, un traitement ne se justifie que si le patient a plus de 10 ans encore à vivre. Sinon, il suffit de surveiller de façon à ne traiter que si cela devient nécessaire.

 

Prendre en charge la prostatite

Prendre en charge la prostatite

Cette inflammation peut toucher les hommes de tous âges, mais plutôt jeunes.

• Prostatite aiguë
Elle est le plus souvent causée par une bactérie provenant d’une infection urinaire ou sexuellement transmissible. Les symptômes sont soudains : forte fièvre, brûlures en urinant, envies fréquentes d’uriner, impérieuses ou au contraire lentes pouvant aller jusqu’à la rétention d’urine, douleurs au bas-ventre. Un examen cytobactériologique des urines (ECBU) permet d’identifier le germe en cause et d’adapter le traitement antibiotique.

• Prostatite chronique
Elle est en général due à une prostatite aiguë mal soignée. Elle est également douloureuse, mais sans fièvre. Le traitement (antibiotiques + anti-inflammatoires) dure plusieurs mois.