Danser pour faire du sport

Vous aimez vous déhancher? Vous avez le rythme dans la peau ? Vous êtes assez sportif? Mettez-vous à la danse. Rien de tel pour bouger sans enfiler un survêt !

La danse : un sport complet

À savoir

À savoir

LÂCHER-PRISE AVEC LA DANSE AFRICAINE
On frappe des mains, on crie, saute, ondule aux sons des percussions. Au fur et à mesure que le rythme s’accélère, les mouvements s’enchaînent de plus en plus vite. Le corps se libère, l’énergie se diffuse jusqu’au bout des doigts. Devant l’effort soutenu, l’endurance se développe et le souffle se place.
Pour Adèle Van Dam, coach sportif, la danse est une activité physique aux multiples avantages. « Danser développe les capacités cardiovasculaires, améliore la coordination, l’équilibre, la souplesse, la mémorisation… Contrairement au renforcement musculaire classique, on ne fait pas travailler un muscle isolément. » Souvent perçue comme une activité artistique, la danse est plus qu’un art, un rituel religieux, un préliminaire à l’amour, un moyen de s’identifier à l’autre et de s’en distinguer, ou encore un fabuleux exutoire… À haut niveau, elle devient très exigeante physiquement. Monter sur des pointes en danse classique, propulser ou être propulsée dans les airs par son partenaire en rock acrobatique, faire des pirouettes sur la tête en hip hop ne s’improvise pas. Chaque mouvement enchaîné en équilibre ou déséquilibre, chaque chute suivie de relevé font appel à de nombreuses qualités. Comme le gymnaste, le danseur doit allier la grâce à la force, à la souplesse, à l’équilibre et à la coordination. Abdos, dorsaux, lombaires, cuisses, fessiers, tous les muscles travaillent. Le corps est en perpétuel mouvement. Pour tenir la cadence et ne pas perdre le rythme, mieux vaut avoir une bonne préparation foncière. « Pendant toute la durée du cours, le système cardiovasculaire est sollicité. Cela, même si la fréquence cardiaque descend à certains moments, en particulier lorsque l’on décompose un mouvement dans une chorégraphie. » Ce n’est pas un hasard si les danseurs ont des muscles tracés, toniques, une silhouette longiligne, aux formes harmonieuses…

Vous êtes débutant ? Pas de panique ! L’apprentissage se fait en douceur. Selon les styles, vous apprenez les pas et les figures de base, puis à maîtriser les variations rythmiques. Progressivement, vous enchaînerez les différents éléments seuls, puis avec votre partenaire. Même si vous êtes raide au départ, vous gagnerez en souplesse, en sensualité et en confiance. À chacun son rythme !

 

Bien choisir une danse

Assurer son maintien avec la danse classique

Avec le travail à la barre, on apprend les équilibres, le placement du corps, la verticalité, le port de tête… Au sol, on privilégie les exercices d’assouplissements et d’ouverture. La danse classique permet d’at- teindre un bon équilibre, de développer harmonieusement sa musculature et aussi d’acquérir une certaine souplesse articulaire.

Trouver l’harmonie et entraîner le cœur

Le modern jazz, également appelé danse contemporaine, s’intéresse beaucoup à la respiration et intègre la technique du contract-release. L’émotion, le ressenti et la compréhension du geste dans l’espace priment. Il faut être relâché pour être encore plus juste dans le mouvement. Et rien de tel qu’un bon vieux rock pour tonifier les bras, muscler les jambes et travailler le cœur. Plus physique et technique que le modern jazz, le rock acrobatique requiert une certaine condition physique, une bonne puissance musculaire, de la souplesse ainsi qu’un jeu de jambes très rythmé.

Affiner la taille avec la salsa

L’important est d’adopter un style décontracté et de parvenir au déhanché latino. Au bras d’un partenaire, sur un rythme afrocubain, on effectue des mambos (d’avant en arrière), des cucarachas (de côté). Pendant une heure on chaloupe, on prend confiance en soi, les plus coincés se désinhibent. Elle permet aussi d’affiner la taille, de fuseler et galber les jambes.

Apprivoiser le corps avec la danse orientale

Plus connu sous le nom de danse du ventre, le raqs al-sharqi apprend à isoler et à dissocier le buste, le bassin, les jambes, les bras. Lorsque les hanches bougent, le buste reste immobile. Puis commence le travail des mains, des poignets et des doigts.

Affiner les jambes avec les claquettes

En frappant le sol, les pointes des pieds et les talons marquent le rythme. Ludique, cette discipline développe les quadriceps et les mollets, et les fessiers se raffermissent.

À éviter

À éviter

  • Choisir une danse qui ne vous correspond pas.
  • Abandonner après la première séance. Même si les débuts sont difficiles, persévérez. Après, vous vous déconnecterez de tout et vous y prendrez un plaisir fou!
  • Se surmener. Le surmenage engendre des microtraumatismes: tendinites, fractures de fatigue. Les arthroses de la hanche, du genou ou du pied, plus courantes en danse classique, surviennent beaucoup plus tard.
  • Avoir une mauvaise technique, des gestes incorrects, un manque de gainage (bassin et abdos)… Gare aux lombalgies, cervicalgies. À chaque danse ses pathologies.

 

Réponses d'expert : la danse est un sport très complet.

Réponses d'expert : la danse est un sport très complet.

adele_van_damme_coach_danseAdèle Van Damne
Coach

Avec la danse, tous les muscles sont mis en interaction les uns avec les autres. On obtient ainsi une meilleure maîtrise du corps dans l’espace, les mouvements deviennent plus efficaces. L’intensité musculaire étant à charge de poids de corps et non avec des haltères, le travail est encore plus en adéquation avec la vie de tous les jours. Ajoutons aussi que nous sommes sur une contraction concentrique et excentrique, ce qui n’est pas forcément le cas en musculation. Pas besoin de faire un cours de stretching pour acquérir de la souplesse, de body sculpt pour se tonifier, et du cardio pour améliorer sa condition physique. En danse, tout est regroupé. Raisons pour lesquelles les cours d’aérobic sont influencés par les danses. Sans compter que c’est bien plus ludique.

 

À lire

À lire

EN FORME AVEC LA DANSE, 15 MINUTES PAR JOUR
Un guide pour vous faire découvrir toutes les danses, grâce à divers exercices, avec un DVD d’une heure pour vous faire franchir toutes les étapes.
Caron Bosler, éditions Courrier du Livre, livre + DVD, 20,18 €.

 

Je fais une pause avec la méditation

Vous n’arrivez pas à stopper un flot de pensées ? À faire le vide dans votre esprit ? À chasser des tensions et autres sensations ? Et si vous méditiez ?

Je découvre la méditation

Méditer est vieux comme le monde. Au cœur du bouddhisme, de l’indhouisme ou du taoïsme, cette pratique est plus que deux fois millénaire. Le terme vient du mot sanscrit dhyana, chan en chinois, sõn en coréen, zen en japonais ou encore samten en tibétain, il signifie « l’esprit qui pense ». Nul besoin de s’exiler dans un ashram pour trouver la paix intérieure. Comme l’a rappelé un maître zen du xviiie siècle, « pas besoin d’encens, de prière ni d’invocation du nom de Bouddha. »

Je découvre mes trésors intérieurs avec la spiritualité

Si des millions de personnes le pratiquent, ce n’est pas un hasard. « La société moderne, qu’elle soit chinoise, française ou autre, cherche la même chose, explique Ke Wen, fondatrice, directrice pédagogique et formatrice d’enseignants de l’école Les Temps du corps. Avec la science et la technologie, nous sommes trop entraînés dans l’extériorité. Notre richesse est en nous-mêmes, notre cerveau, notre corps, notre cœur, notre énergie. Ce sont des trésors intérieurs qu’il faut exploiter. »

Je choisis ma méthode de méditation

Pour entrer en méditation, il ne suffit pas de s’asseoir, de croiser les jambes et de se plonger dans une profonde concentration. Différentes écoles amènent vers le même objectif. « Le taoïsme, avec ses canaux énergétiques, est très difficile. Il faut être guidé dans ce parcours. Le confucianisme peut convenir aux personnes qui n’ont pas le temps de pratiquer régulièrement. La médecine chinoise convient plus à ceux qui ont un problème de santé ou qui veulent l’entretenir. » Ou encore le Yoga ou la sophrologie.

Je commence à méditer

Quels que soit les élèves « au départ ils ne savent pas ce qu’est le relâchement du corps. Une fois expérimenté, des questions se posent au fur et à mesure que le niveau de méditation augmente. Mais il faut d’abord trouver la conscience du corps dans le calme. C’est un chemin entre le corps et la pleine conscience. »

D’abord, étirez-vous afin de vous dérouiller. Ensuite, asseyez-vous tels les moines ou les yogis, les jambes croisées et le dos bien droit. Les mains se posent naturellement sur ou proche des genoux. Inspirez et expirez calmement par le nez. Prenez conscience de votre corps et détendez-en chaque partie. Ne vous laissez pas envahir par les pensées qui traversent votre esprit. Plus vous pratiquerez, plus vous arriverez à faire le vide en vous et à retrouver un certain mieux-être. « Dans le calme, se manifeste l’infini de la vie… »

Le geste d’apaisement avec la méditation transcendantale

Le geste d’apaisement avec la méditation transcendantale

Soulevez et joignez les mains devant la poitrine. Les pointes des doigts se connectent en vidant l’intérieur des paumes. Ce geste d’estime et de prière éveille une sensation d’union et de paix profondes et intérieures. Quand le cœur est dans le calme et la pureté, il s’exprime et se manifeste à l’extérieur par le respect… C’est pour cette raison que dans beaucoup de méthodes de Qi Gong, les enchaînements commencent par ce geste qui nous amène à l’apaisement.

À lire

À lire

LA VOIE DU CALME
Éveillez-vous à la méditation et à la sagesse chinoise. Pour les Chinois, le corps est le support de l’esprit. Ce guide progressif propose d’entrer dans la méditation par la découverte du corps grâce à des techniques précises basées sur la médecine et la philosophie chinoises.
Ke Wen et Zhang Ming Liang, Le Courrier du livre, 315 pages, 22,90€.

Gérard Holtz : « L’important, c’est de ne jamais être petit dans sa tête »

Il a bâti sa popularité en présentant Stade 2, le Tour de France et le Téléthon… Alors qu’il arrive en coup du vent du Dakar, Gérard Holtz nous parle, sous la forme d’un abécédaire avec les lettres de son nom, de ses coups de cœur et notamment de sa nouvelle passion, le théâtre.

 

G comme GROSSESSE

« Certains hommes voient une déformation du corps de la femme dans la GROSSESSE. Moi, je vois une sculpture, une sublimation de la féminité. C’est tellement magique qu’un être vivant se développe comme ça à l’intérieur d’un autre corps ! Le sentir bouger, sentir ses coups de pied, pour moi, c’est un des plus beaux moments d’amour, c’est un des plus grands moments de l’histoire humaine. »

E comme ÉMOTIONS

« Longtemps, ceux qui m’aimaient et même ceux qui ne m’aimaient pas m’ont accusé de me disperser… Il semblerait que, pour eux, ce soit un défaut d’aimer et de faire autant de choses à la fois. Pas pour moi. De mon point de vue, non seulement c’est naturel, mais c’est même une qualité que garder tous mes sens éveillés à de nouvelles ÉMOTIONS. C’est mon système de vie personnel. Il a des inconvénients, je l’admets bien volontiers. »

R comme RÊVES

« Les petits sont des battants, n’importe quel psychologue est capable de l’expliquer. D’après eux, face aux railleries, nous développons un caractère plus fort et une volonté d’acier, et puisque nous devons prouver deux fois plus que les autres nos capacités, nous sommes poussés à nous surpasser et à devenir meilleurs. Je dis beaucoup plus simplement que nous sommes plus concentrés que les autres en énergie, en idées, en envies. Mais surtout, le plus important de tout reste… de ne jamais être petit dans sa tête ! Voir grand, rêver en grand, et peu à peu réaliser ses RÊVES, même les plus fous, jusqu’à la plus haute marche du podium. Aux moins-d’un-mètre-soixante dix, tout est possible, même devenir président de la République ! »

A comme AUJOURD’HUI

« Sans se prendre au sérieux, surtout carpe diem, profitons du jour présent. Je me répète cela tous les jours en me levant. Qu’est-ce qui va m’apporter du bonheur AUJOURD’HUI ? La lecture d’un livre ? Un événement comme le Dakar ? Mon boulot de journaliste ? Une conversation avec mes fi ls ? La rencontre d’un ami ? Une répétition de théâtre ? Jouer de la guitare ? Que vais-je faire aujourd’hui pour que ce jour-là soit encore meilleur que tous ceux qui viennent de passer ? »

R comme REGRETS

« Je ne veux pas non plus m’attarder sur quelques REGRETS, celui de n’avoir pas eu plus d’enfants par exemple, car j’adore les miens. Celui de n’être pas allé au bout de mon mariage, comme je l’avais juré le jour où j’ai dit oui, mais c’est la vie. On ne fait parfois que ce que l’on peut… Et j’ai eu tellement de chance ! Tellement de coups de pouce du destin, tellement de belles occasions ! Petit mais débrouillard, comme le disaient mes amis, j’ai bâti une carrière par intuition, mais pile dans la direction de mon bonheur. »

D comme DAKAR

« Au départ, j’étais contre. Lorsque j’étais étudiant, j’étais plutôt tiers-mondiste avec mes copains africains. On se demandait ce que ce rallye allait faire dans ces pays-là. Ensuite, en 1994, lorsque j’ai été désigné pour présenter le DAKAR sur France Télévisions, j’ai découvert une compétition qui était accueillie à bras ouverts par l’Afrique et les Africains. Encore aujourd’hui, en vacances au Sénégal, on me demande “Gégé pourquoi tu ne reviens pas”… Mais le Dakar a émigré en Amérique du Sud où il est accueilli avec passion… On peut simplement se demander s’il est bon de garder le nom de Dakar. »

H comme HANDICAP

« Mes divers rendez-vous manqués avec la mort n’ont fait que me pousser à toujours plus d’envie de vivre. Je n’ai toujours pas peur de la mort ! Je crains bien davantage le handicap, je sais trop ce qu’il a retiré à mon enfance. Cette privation de mouvement, cet enfermement, cette vie soudain au ralenti à l’âge où l’on ne songe vraiment qu’à courir, sauter, bouger ! Fiché au fond de ma conscience, le souvenir de ces mois de préventorium reste pour moi l’exemple du HANDICAP absolu, puisqu’ils m’ont privé de ma famille, de mon énergie et de tous les rêves d’avenir que l’on tricote justement à 9 ans. Clairement, pour moi, il y a un avant et un après la tuberculose. Parce que j’ai ressenti cette fringale de vie dès que la maladie a ouvert les griffes qu’elle avait plantées dans mes poumons.»

O comme OZENNE

« C’est le nom de mes meilleurs amis, car il est bon et même nécessaire de vivre dans la fi délité. C’est vrai de Marie-Jo et Dominique OZENNE, mes amis incontournables et c’est vrai aussi dans ma vie professionnelle avec 42 ans de fidélité au service public.»

L comme LIVRE

« Il ne se passe pas une journée sans que j’ouvre un LIVRE. Contrairement à mes deux fils qui sont très ordinateur, j’ai encore un besoin sensuel et intellectuel de toucher du papier. Sur ma table de nuit, j’ai au moins trois livres ouverts en permanence, de La Pléïade à Molière en passant par Blondin ou James Joyce. »

T comme THÉÂTRE

« Après tant d’aventures professionnelles, me voici plongé dans mon rêve ! Je fais du théâtre, dans de sublimes conditions, extrêmement bien entouré par une troupe de comédiens jeunes et accueillants et sur un texte merveilleux ! C’est une expérience à nulle autre pareille. Je suis émerveillé par la magie du THÉÂTRE, étourdi par cette impressionnante sensation de mise en danger, sonné par l’intensité des émotions que dégage une scène. Définitivement, je suis fou de théâtre. Plus question de m’en éloigner jamais ! »

Z comme ZEN

« Pour moi, rester zen, c’est un état d’esprit et même une attitude que je mets en pratique au quotidien. Je dis toujours “Pas de problèmes, mais que des solutions s’il vous plaît”. Je me mets très rarement en colère et dès qu’il y a des sujets forts qui me touchent comme le racisme ou l’injustice, j’essaie de me contrôler et de ne surtout pas m’emporter, car c’est en restant ZEN que nous avons les meilleures chances d’être entendus.»