« À quoi servent les oligoéléments ? », Gaëlle, 28 ans

« À quoi servent les oligoéléments ? », Gaëlle, 28 ans
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Ces métaux, ou métalloïdes, jouent un rôle crucial sur notre santé. Déjà pratiquée dans l’Antiquité, l’oligothérapie a démontré son importance dans le développement des organismes vivants en général et dans les mécanismes de notre organisme. Cette méthode thérapeutique vise à maintenir ou à améliorer notre équilibre physiologique. L’emploi des oligoéléments se justifie pleinement face aux manques liés à nos modes de vie. Certains sont dits « essentiels » (iode, fer, cuivre, zinc, sélénium, magnésium) car un déficit ou une carence peut faire courir des risques pour la santé. Bien que présents en quantités infinitésimales dans le corps, ils agissent comme catalyseurs (acti­va­teurs) enzymatiques. Sans eux, la majorité des réactions chimiques et biologiques permettant aux cellules de fonctionner et de communiquer entre elles ne pourraient avoir lieu. Ils interviennent aussi bien dans la synthèse d’hormones que dans l’immunité ou le renouvellement et la réparation des tissus. Dès lors, le recours à l’oligo­thérapie est recommandé en cas de fatigue, de troubles de la concentration, de récidives d’états infectieux, de convalescence, de troubles légers du sommeil, d’irritabilité ou encore de manifestations mus­culaires. Mais également en prévention des troubles fonctionnels pour obtenir un effet thérapeutique ou pour compenser des carences dans des états pouvant nécessiter une supplémentation (grossesse, allaitement, croissance, ménopause, activité sportive, vieillissement). Dénués d’effets secondaires et bien tolérés, ils peuvent accompagner de nombreux traitements médicamenteux sans contre-indications ni interactions. La majorité d’entre eux sont des spécialités pharmaceutiques reconnues pour leur efficacité et leur sécurité d’emploi. Leur posologie et leur mode d’emploi sont parfaitement étudiés pour corriger les dysfonction­nements dus à certaines patho­logies, en fonction des comportements réactionnels propres à chacun. D’où leur nom de « modifi­ca­teurs de terrain », alors que la plupart des médicaments n’agissent que sur les symptômes. Les oligoéléments existent sous des formes galéni­ques permettant d’obtenir une biodisponibilité optimale. Pour certains, l’absorption se fait par voie sublinguale, le matin à jeun (le comprimé ou le contenu de l’ampoule doit être gardé 1 à 2 minutes sous la langue avant d’être avalé). D’autres proposent des formes colloïdales, c’est-à-dire des suspensions de particules solides d’oligoéléments, ou « grains d’ions » très actifs, dans une solution dérivée de l’amidon. Ils peuvent être dilués dans un verre d’eau et pris en dehors des repas. Cette forme présente de nombreux avantages : le goût de l’amidon masque celui du métal, et l’absorption est plus progressive.